FRANCE 🇫🇷 (légalisation ou dépénalisation du cannabis): il y aura toujours davantage d’argent à gagner dans un business illégal que dans un business contrôlé par L’État

Le «business». C’est comme ça qu’Antoine (le prénom a été modifié) définit son activité principale. Et le «business», Antoine est tombé dedans tout petit.

A 48 ans, ce Parisien est dealer depuis plus de trente ans.

«33 en fait, précise-t-il, si on remonte aux premières barrettes que j’ai vendues au lycée. Ça me permettait de ne pas payer ma consommation.»

Depuis des années, Antoine a un «vrai» travail d’indépendant 

«j’ai une existence légale grâce à ça» —, dans un secteur qu’il refuse de préciser mais l’essentiel de ses revenus provient de la vente de cannabis. De 3000 à 4000 euros par mois tout de même pour cette seule activité. « Finalement, pour ma branche, c’est assez modeste, estime-t-il. Je suis resté raisonnable, ça m’a permis de rester sous les radars des flics. Mais évidemment, je ne suis pas à l’abri.» Antoine est un père de famille rangé. Mais qui tient à son business. Et ne voit pas forcément d’un bon œil la résurgence du débat sur la légalisation du cannabis, relancé notamment par Eric Coquerel, le député (LFI) de Seine-Saint-Denis.

ANTOINE. D’abord, je n’y crois pas une seconde. Le débat revient à intervalle régulier depuis que je suis ado et il ne s’est jamais rien passé. Il y a un frein moral très puissant en France sur le sujet, pour une raison qui m’échappe, mais c’est comme ça.

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FRANCE: les buralistes attendent avec impatience la légalisation du cannabis

Ils pourraient être amenés à vendre le produit en cas de légalisation, un sujet relancé, dimanche, par les candidats de la primaire à gauche.

Les pharmaciens, également concernés, sont moins enthousiastes face à cette éventualité.
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http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/01/16/01016-20170116ARTFIG00353-les-buralistes-attendent-avec-impatience-la-legalisation-du-cannabis.php

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INFO DROGUE: le point sur la légalisation du cannabis

cannabis_325Il est essentiel de réfléchir à partir de données stables basées sur le bon sens et non sur des opinions « simplistes » rabâchées à travers une propagande incessante : « la prohibition a échoué », « la guerre à la drogue est un échec, place à la paix », « il faut couper l’herbe sous les pieds des dealers », « il faut assécher les réseaux criminels », « il faut attaquer les dealers au portefeuille »… Etc.
Si c’était la « prohibition » qui est la cause de cette consommation, comment pourrait-on expliquer que les pays qui ont une législation très stricte sur ce sujet comme la Suède, la Finlande, la Norvège, la Grèce, Chypre, la Roumanie… Bref les autres pays d’Europe qui ont une législation similaire, soient les pays où la consommation est la plus faible d’Europe (moins de la moitié de la moyenne européenne) ?
Comment pourrait-on expliquer que la consommation de cannabis ait baissé pendant 8 années consécutives (de 2005 à 2012) alors même que la loi n’a pas changé depuis 1970 ?
Pour qu’une société puisse survivre, il est indispensable que le comportement de ses membres soit régi par des lois. Ces lois sont faites pour protéger l’individu comme les membres de la société afin d’en assurer la survie.
Comme exemple simple, on pourrait se demander ce qui se passerait s’il n’y avait pas de code de la route : bien sûr que de griller un feu rouge pourrait n’avoir aucune conséquence s’il n’y avait personne de l’autre côté ! Ceci pour répondre à ceux qui disent que « fumer un joint de temps en temps chez soi est sans danger pour les autres », ce qui, au demeurant est faux et témoigne d’une profonde ignorance de ce qu’est le cannabis.
Mais accepteriez-vous de circuler en voiture si le code de la route n’existait pas, si vous risquiez à chaque virage de trouver quelqu’un en face de vous ?
La nécessité d’une loi qui interdise les comportements dangereux s’impose donc d’elle-même de par le simple bon sens.
Il reste donc à décider si « oui » ou « non » le cannabis est dangereux pour la société…
Et là TOUTES les études scientifiques sérieuses le confirment : le cannabis est dangereux pour l’individu comme pour la société dans laquelle il vit ! Et ces dangers sont pour la plupart largement sous-estimés, voire ignorés par la plupart des gens, qui sont abreuvés sans cesse par une propagande qui est loin d’être innocente !

Pour parler des dangers de la consommation de cannabis il y a :

• Les conséquences physiques,
• Les conséquences psychiques
• Les conséquences génétiques c’est à dire qui vont altérer les générations futures.

Tout cela est su, documenté et ne peut être remis en cause : les conclusions des études ne sont pas de vagues conditionnels mais des certitudes.
Toutes les expériences de légalisation/dépénalisation qui ont été tentées à travers le monde se sont soldées par un échec cuisant et n’ont jamais fait diminuer la consommation.

Comment pourrait-on imaginer qu’il en serait autrement en France ?

Comment peut-on raisonnablement ignorer les multiples tentatives en ce sens, en particulier pour les états des USA qui ont légalisé récemment ?
Je ne parle pas ici des « fanfaronnades largement relayées par les médias concernant «le pognon qu’ils gagnent» mais de statistiques réelles concernant l’évolution de la consommation depuis la légalisation: les résultats sont sans appel !

Voir le rapport officiel de l’HIDTA du 1er septembre 2016 sur les conséquences de la légalisation au colorado…

Commentaire posé sur FRANCE (Marseille): 150 Marseillais pour la légalisation du cannabis

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MAROC: les chiffres clés du cannabis au Maroc

MarocRifCannabisSans prendre position, Médias 24 rebondit sur le débat entourant la « légalisation » du cannabis,en consacrant une série d’articles sur le sujet. Pour planter le décor, nous entamons cette série par les chiffres clés du cannabis au Maroc.
Au Maroc, l’idée d’une possible légalisation du cannabis est désormais présente, sans pour autant
faire consensus, ainsi qu’en attestent les récentes sorties médiatiques du PAM et du PJD. Le
premier dans le camp des défenseurs, le deuxième dans celui des pourfendeurs.
Notre objectif est de faire le tour de la question, une sorte de récapitulatif. Il ne s’agit pas de prendre position, mais d’exposer des faits. C’est au lecteur de se faire sa propre opinion.
Le sujet est vaste et les questions nombreuses. Les aborder en un seul article risque d’être long et
in fine, lassant pour les lecteurs.
Nous poserons donc une série de questions, auxquelles nous consacrerons une série d’articles…
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DROGUE: les bienfaits économiques de la légalisation du cannabis | Contrepoints

Par Nick Bernabe.
Un article de Zerohedge

Les cartels mexicains de la drogue ont finalement trouvé leur égal, tandis que la vague de légalisation du cannabis aux États-Unis1 transforme radicalement le trafic de drogue dans tout le pays. Pendant que les États en légalisent la consommation comme la production, la quantité de cannabis passant la frontière chute drastiquement, et commence à sérieusement entamer les finances des cartels mexicains.

Un rapport statistique récemment sorti par l’US Border Patrol2 montre une nette baisse des saisies de cannabis à la frontière mexicaine. Ainsi que le Washington Post le rapporte, les saisies de cannabis à la frontière sud sont tombées à leur plus bas en dix ans : seulement 680 tonnes, bien loin des 1800 tonnes de 2009 qui constituent le plus haut historique. Cette diminution du trafic de drogue coïncide avec les mesures de légalisation et de normalisation du cannabis, à la fois médical et récréatif.

C’est une excellente nouvelle non seulement pour les États-Unis, mais aussi pour le Mexique. Car le cannabis, à lui seul, représente 40% du total des ventes de drogue aux États-Unis, sur un marché estimé à 100 milliards de dollars. Moins d’exportation de cannabis aux États-Unis signifie une importante diminution des rentrées, et donc autant d’argent en moins disponible pour acheter des armes. Ainsi que le titrait le Time, la baisse des saisies de drogue enregistrée par l’U.S.Border Patrol s’est également confirmée du côté mexicain : l’armée avait saisi 664 tonnes de cannabis en 2014, soit 32% de moins qu’en 2013. Les violences aussi ont décru : alors que les homicides au Mexique suivaient une pente déclinante légère entre 1997 et 2007 -passant de 16 866 à 10 253 victimes-, ce chiffre est ensuite brutalement remonté à 13 155 en 2008 jusqu’à atteindre 22 8523 en 2011. En 2012, année de la légalisation de la drogue au Colorado et à Washington, les homicides ont de nouveau commencé à baisser, d’abord timidement, puis très nettement en 2013 et 2014, chutant à 14 413 victimes ; soit une baisse d’environ 30% des homicides en seulement 3 ans.

Dans une interview pour Anti-Media, Amir Zendehman, animateur de la célèbre émission de radio « In the Clear with Amir » dédiée au cannabis, offre son point de vue suite à la publication des chiffres de l’US Border :

« L’étude de l’industrie du cannabis nous montre que dans le cadre d’un marché concurrentiel sain, les prix baissent, la qualité du produit s’améliore, les violences diminuent et le commerce honnête prend la place des transactions illégales. Alors que de nouvelles études révèlent régulièrement les vertus potentielles de la plante, la stigmatisation de la consommation médicale et récréative laisse place à une demande pour un produit de qualité.

Par exemple, le Colorado vit en ce moment même un boom économique jamais vu dans l’État. Le plus gros problème du Colorado, désormais, est de savoir quoi faire de ces énormes rentrées d’argent qui ont suivi la légalisation. L’exemple du Colorado prouve que la légalisation réduit le crime, baisse les prix et chasse la mauvaise production du marché, permettant l’achat d’un produit offrant une meilleure qualité et une meilleure traçabilité, résultant en un meilleur cadre de vie pour toute la société.

Les seules victimes de l’acceptation et la légalisation du cannabis sont les cartels et leurs amis, qui ont prospéré pendant des décennies grâce à la prohibition.

Tandis que la légalisation se répand à travers les États-Unis et le monde comme un feu de forêt, je prédis que l’industrie du cannabis deviendra bientôt l’une des industries les plus importantes et les plus rentables de l’histoire de l’humanité. »

Et la concurrence légale aux États-Unis a déjà largement attaqué l’écosystème du cannabis au Mexique. Un producteur mexicain de cannabis confiait ainsi à la National Public Radio :

« Il y a deux ou trois ans, le kilogramme de marijuana se vendait 60 à 90 dollars. Mais désormais, on nous achète le kilo 30 à 40 dollars. La différence est énorme. Si les États-Unis continuent la légalisation, ils vont nous mettre sur la paille ».

À tel point que le porte-parole de la DEA affirme qu’on voit désormais des échanges se dérouler dans le sens inverse : des consommateurs fortunés du Mexique font venir en contrebande du cannabis américain acheté légalement sur place.

Ce changement dans l’écosystème du commerce de cannabis ne se fait pas seulement sentir dans le réseau de production, mais également du côté des consommateurs et de la distribution : le cannabis mexicain de basse qualité est devenu presque impossible à trouver dans les États qui ont légalisé, tandis que le cannabis de production locale de bonne qualité voit progressivement baisser son prix. Les dispensaires de cannabis aux États-Unis emballent leurs produits de la même manière que n’importe quel article ordinaire de supermarché, vendent leur cannabis sous différentes formes, offrent des informations sur la production de cannabis (détail des croisements d’espèces, agriculture écologique, etc…) ainsi que des informations sur le produit en lui-même comme la durée des effets ou le taux de THC et de CBD, le tout contrôlé par un laboratoire certifié. Dans le même temps, on a vu apparaître des sites internet spécialisés dans le cannabis offrant des retours d’expériences aux utilisateurs, des conseils d’achats ou couvrant l’actualité du cannabis. En bref, l’écosystème du commerce légal de cannabis s’aligne sur les standards de tous les commerces licites que l’on trouve d’ordinaire.

La légalisation du cannabis aux États-Unis pourrait également avoir un impact économique important. Comme le rapporte Mint Press News :

« Depuis que Nixon a déclaré la guerre contre la drogue en juin 1971, le coût financier de cette guerre s’est élevé à plus d’un trillion4 de dollars sur 40 années. Plus de 51 milliards sont dépensés chaque année pour mener la guerre contre la drogue, d’après la Drug Policy Alliance, une association destinée à promouvoir des politiques plus responsables envers la drogue. »

Dans le même temps, les récents rapports à propos de projet du Colorado de taxer le cannabis montrent que cette rentrée massive d’argent va permettre de financer les écoles et les programmes de réhabilitation. En fait, le Colorado est devenu le premier État à générer plus de revenu par le cannabis que par l’alcool – plus de 73,5 millions de dollars pour les seuls sept premiers mois de 2015. Par ailleurs une étude de Jeffrey A. Miron et Katherine Waldock, du Cato Institute, estime que la légalisation du seul cannabis à l’échelle fédérale réduirait les dépenses gouvernementales de plus de 8,7 milliards de dollars par an, et que les taxes prélevées sur l’économie du cannabis s’élèveraient au même montant, soit 17,4 milliards de dollars débloqués pour le gouvernement.

Ce qui semble être le triomphe éclatant de la politique de dé-criminalisation et de légalisation du cannabis vient par contraste renforcer le constat d’échec cuisant de la guerre contre la drogue. Rendre illégales des substances comme le cannabis a simplement amené l’industrie dans la clandestinité. Parmi les effets de cette clandestinité, on retrouve les habituels problèmes liés à l’absence de cadre légal dans un commerce : impossibilité de régler les problèmes de fraude, concurrence ou vol par le biais légal ; impossibilité de tracer et contrôler la qualité des produits ainsi que d’assurer la sécurité des producteurs, distributeurs et clients ; alimentation des groupes criminels qui deviennent de facto les principaux distributeurs5. Mais en plus, la transformation de cette question de santé publique en problème criminel, et donc traitée non comme une maladie mais comme un crime, a mené à la criminalisation d’une frange importante de la population, alimentant la population carcérale déjà très importante des États-Unis, a servi à passer de nombreuses lois contraires aux libertés individuelles et entrave très largement le processus de guérison et de réhabilitation des drogués.

Mais pourquoi s’arrêter à la légalisation du seul cannabis ? Alors que l’expérience de la légalisation ne cesse de mettre à mal la propagande prohibitionniste, il serait temps d’envisager l’extension de cette légalisation à l’ensemble des drogues. La dépénalisation des drogues au Portugal, désormais vieille de quinze ans, a montré que cela fonctionnait très bien. Les arguments et les données allant en faveur de la légalisation sont légion.

La question n’est donc pas de savoir quelles sont les bonnes raisons que nous avons de soutenir la légalisation de la drogue. La question est de savoir quelles sont les raisons qui peuvent encore nous amener à soutenir la prohibition.

Pour ma part, je n’en vois aucune.

Traduction par Contrepoints de Legalizing Weed Has Done What 1 Trillion Dollars And A 40 Year War Couldn’t.

En savoir plus sur https://www.contrepoints.org/2016/04/27/249031-249031#7CPz4xTVk7Woa4jH.99

https://www.contrepoints.org/2016/04/27/249031-249031

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FRANCE: opération « enfumage » du gouvernement au sujet de la légalisation du cannabis

coq bleu blc rgeLe déni de réalité… et bien, si c’était un délit, on trouverait bon nombre de politiques derrière des barreaux !

Excusez-moi cette entrée en matière un peu brutale mais c’est sincèrement ce que je pense.

De ce déni de réalité, nous en avons eu encore une belle illustration aujourd’hui avec ce « débat » sur la légalisation du cannabis. Aussitôt ouvert, aussitôt refermé et de manière particulièrement sèche : « Si le Parti socialiste veut débattre, c’est tout à fait légitime, mais il n’y a pas sur ce sujet d’autres positions que celle qui a été exprimée par le Premier ministre et le président de la République ». En somme, pas de débat, rien à signaler, circulez, il n’y a rien à voir !

Et bien si, il y a beaucoup à voir. Et là, il ne s’agit pas de faire des grands discours académico-philosophiques mais de parler de la vie, de la réalité, de ce que refuse de voir certains politiques. Il faut le dire et l’assumer : une société sans drogues n’a jamais existé, n’existe pas et n’existera jamais. Raconter autre chose, c’est une vaste fumisterie même si évidemment, la démagogie c’est plus simple et plus porteur…

Alors quel est le coût exact de la lutte contre le cannabis ? 568 millions. Oui, 568 millions d’euros par an sont directement consacrés à la lutte contre le cannabis. Ce chiffre incroyable, je doute que beaucoup de nos concitoyens l’imaginent aussi élevé. Mais, après tout, on peut se demander si les résultats cette politique ultra-répressive basée sur la loi de 1970 sont à la hauteur de cet immense investissement ? Je vous laisse en juger : malgré plus de 100.000 interpellations par an, ce sont 8,4% de la population des 15-64 ans a déjà consommé du cannabis dans l’année. Plus de 20% chez les 15-24 ans, soit, après le Danemark, le taux le plus élevé d’Europe. Et au-delà de ces coûts directs sur l’aspect économique des choses, il faut ajouter le coût social indirect lié au développement d’organisations criminelles, ce qui est la cause de terribles drames humains…

LIRE: http://m.huffpost.com/fr/entry/9680928

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