AVISEUR INTERNATIONAL

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MH-370: (38) armes et cocaïne

EXTRAIT

« Il existe un autre dossier extraordinaire dans lequel Le Roux est impliqué. En novembre 2013, un mois après l’arrestation d’Hunter en Thaïlande, des agents de la DEA ont arrêté cinq hommes en Thaïlande qui s’apprêtaient à faire rentrer 100 kilos de meth à New York en passant par les Philippines. La meth était extraordinairement pure, et aurait été fabriquée en Corée du Nord. Le nom d’Hunter n’a jamais été cité dans les documents juridiques de ce dossier, mais VICE News a précédemment détaillé les liens entre ces deux affaires. Elles se sont toutes deux déroulées au même moment en Thaïlande et concernent d’importants trafics de drogue. « Il apparaît désormais que Le Roux — et non Hunter — était l’homme clé derrière ces deux affaires. Comme dans le dossier d’Hunter, il est fait référence à une source confidentielle dans le dossier de la meth nord-coréenne. L’un des suspects, un certain Adrian Valkovic — qui a depuis plaidé coupable pour trafic de meth et a été condamné à 9 ans de prison — a été identifié comme étant le sergent d’armes du « Outlaw Motorcycle Club » en Thaïlande. « C’est le deal de Le Roux aussi [qui a permis cela], » assure Friedberg. « Il est un intermédiaire entre les trafiquants et l’Outlaw Motorcycle Club qui sont les distributeurs. » Un autre larron, l’anglais Scott Stammers, ancien garde privé chez Guardforce Limited, puis chez ASA Group, une compagnie d’aviation VIP (il avait été cité ici en exemple dans la société, employé « directing operations in Singapore’) sera condamné à 15 ans de prison pour avoir fait partie de façon active dans le réseau. Asa avait bien sûr nié toute connivence avec Stammers.

Sont-ils intouchables pour autant ? On peut le penser : le 6 mars 2017, un juge de St. Paul, Susan Richard Nelson décidait que Oz et son associé McConnell, un canadien tous deux employés de RX Limited, pouvaient être libérés. Les deux ayant affirmé avoir constamment travaillé sous des menaces de mort que LeRoux avait mené à bien avec d’autres… Le 31 mai 2016, « Rambo » avait hérité lui de 20 ans de prison, par un juge de Manhattan (c’est le procureur Preet Bharara qui avait suivi l’affaire, en affirmant qu’en la menant « il croyait lire du Tom Clancy »). Nous reviendons un peu plus loin sur Prince, rassurez-vous.

Une dernière entreprise retrouvée… et un dernier scandale sordide

Parmi toutes les sociétés d’aviation « historiquement » douteuses, j’en ai retrouvé une fort particulière … elle s’appelait, tiens, ça tombe bien, Air Maldives. Une surprenante compagnie, car elle servait de façade à un mouvement politique particulier, celui de Yasser Arafat (*) !!! « Maldives Airways était la première compagnie aérienne des Maldives à posséder de gros équipements. Elle a en effet possédé trois DC-8-51 un F27-100 (devenu plus tard Air Bissau) ». En fait, derrière elle se profilait… l’OLP !!! « C’était l’une des nombreuses possessions de l’OLP pour des activités secrètes, comme la contrebande d’armes et de drogues pour l’OLP. Ce fut un coup de pouce au niveau local car à cette époque, le seul avion aux Maldives était un short Air Maldives SD7 Skyvan qui volait entre Malé et l’île de Gan. En tout cas, après deux ans, elle a été fermée en 1986 (son unique DC-8-55 a été vendu à Connie Kalitta Services-USA). Maldives Airways était dirigée par Ibrahim Nasir et assurait des vols réguliers vers Colombo, Madras, Singapour, Dubaï, Abu Dhabi, Bahreïn et le Koweït et vers le Gan local, mais une seule liaison à destination de Dubaï Bien sûr, elle a aussi fait voler beaucoup de charters, de passagers et de «fret». Comme avions, avant les DC-8, elle avait commencé avec des Convair 440 achetés à Caribbean United Airlines, appelé « Flying Fish I » (8Q-AM101) pour le premier et « Flying Fish II » (8Q-AM102) pour le second. Deux Dornier 228 les remplaceront dans les années 1980. « L’OLP achetait des partenariats dans des compagnies aériennes d’Afrique, d’Amérique latine et d’autres pays du tiers monde au milieu des années 80, avec beaucoup de soutien de la part de la Libye et de certains pays arabes. En 1979, l’OLP a utilisé un B-727, de la compagnie aérienne nationale du Nicaragua, Aeronica, et a pris une participation de 25% et s’est associée à Nigeria Airways, Air Zimbabwe et même Kenya Airways pour former Maldives Airways et Caledonian Airlines (Liban). L’OLP a investi dans des compagnies aériennes et des boutiques hors taxes, car cela facilitait le déplacement des armes et des personnes à la discrétion ».

Découverte horrible

Mieux encore quand on apprend qu’en 1990, Air Maldives s’est fait contrôler à 49% par un investisseur appelé Naluri Berhad. Or croyez-le ou pas, c’est aussi le principal investisseur de la Malaysia Airlines !!! En 2000, Air Maldives a mis la clé sous la porte, une bonne partie de ses bénéfices passées dans les poches de Tajudin Ramli, un ancien officier de la Malaysia Airlines… les pertes approchant les 69,2 millions de dollars. Son Airbus A310-324 (N°674), immatriculé F-OIHS, ne sera utilisé que 3 mois ! Tajudin était l’ancien président de MAS (Malaysian Airlines) de 1994 à 2001 et le fondateur de Celcom, la première entreprise de téléphonie mobile en Malaisie. Une seule personne avait rappelé son existence en la mêlant au drame du vol MH370, et c’est ici : «Les tâtonnements ont révélé une élite qui n’a jamais eu à faire face à des interrogations de la part de son peuple, peu importe le reste du monde. Le pays n’a besoin de rien de moins qu’une révolution politique », a déclaré Pesek (c’est William Pesek, un éminent éditorialiste de Bloomberg). « Et je suis d’accord. Rien ne changera tant que l’élite politique actuelle ne sera pas amenée à payer pour son inaptitude, son incompétence et ses comportements malveillants de la part des électeurs malaisiens. Au niveau international, nos dirigeants politiques devront en assumer la responsabilité. Au niveau national, nous sommes confrontés à une crise où nos institutions publiques sont dirigées non seulement par des personnes médiocres et incompétentes, mais aussi par des personnages qui sont carrément malhonnêtes et qui abusent du système en toute impunité – des escrocs au gouvernement ».

L’auteur re-balançant au passage l’affaire sordide d’Altantuya Shariibu, la jeune et jolie mongole (ici à droite), ayant un temps vécu en France, qui était la maîtresse du premier ministre et avait participé aux négociations secrètes sur les sous-marins Scorpène (français). Elle connaissait donc le montant des dessous de table reçus par le premier ministre Abdul Razak.

Selon certaines sources, la société française Armaris, lui aurait versé des commissions de l’ordre de 114 millions d’euros (pour l’achat de trois sous-marins totalisant 4,7 milliards d’euros).

Ne cherchez pas plus loin pourquoi l’enquête sur le MH-370 pourrait elle aussi bloquer en France… en apprenant cela.

Avatar de Marc FievetThe international informant

Nota : à ceux qui pourraient penser récupérateur l’association de la catastrophe du vol MH-370 dans le titre de cette longue série, je rappelle qu’à l’origine il y a la forte suspicion émise par l’un des parents de victimes françaises sur la possibilité que le Boeing 777 incriminé ait pu avoir eu affaire à un trafic de ce genre, ou à une bavure militaire liée à ce trafic. La série a débuté ici.
Des surplus détournés et revendus ?
Les transferts d’armes dans la région ont été fréquents. L’un des plus intriguants cas en 2009 aura été celui du vieux cargo MV Captain Ufuk (ici en 2007, encore présentable), un cargo de 96 mètres de long d’un tonnage de 2348 GT, battant pavillon Panamanéen qui devait rejoindre le Port de Mariveles (au bout de la presqu’île de Baatan, 14°26′ N 120°29′ E) aux Philippines. A bord du navire, 13 marins…

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SA man at centre of CIA sting

CIA AP A workman slides a dustmop over the floor at the Central Intelligence Agency headquarters in this file picture. File photo: J. Scott Applewhite.

Cape Town – An infamous South African, linked to some of the most shady scandals of this century, has emerged at the centre of a US transcontinental sting operation that netted an alleged drug cartel assassin.

Paul Calder le Roux shopped former American Special Forces-trained sniper Joseph Hunter, who was arrested in Thailand in an operation spearheaded by agents from the US Drug Enforcement Agency (DEA).

Hunter, known as Rambo, was nabbed after he was secretly taped agreeing on behalf of a group of mercenaries to assassinate a DEA informer in return for $800 000 (R9.3 million).

News of the DEA operation only surfaced last weekend in a report by the New York Times, although Hunter was arrested and taken to the US last year.

He is facing charges in connection with running a hit squad.

Dramatic as the Hunter arrest may have been, it appears to be little more than the tip of an iceberg of spy world intrigue.

According to the New York Times and DEA sources, Hunter was sold out by his former employer, Le Roux (by this time Le Roux had dropped the middle name), as part of a top secret deal with the US authorities.

Le Roux, 42, is registered as both an Australian and South African citizen, owns property in Krugersdorp, and is a director of a South African-registered company.

He came to the attention of international intelligence agencies in 2007 when he was named in a UN Somalia and Eritrea Monitoring Group (SEMG) report as sponsoring a local breakaway militia, some 200 strong, and fitting them out with illegally sourced military materiel.

In the territory controlled by his militia, Le Roux apparently constructed hi-tech greenhouses in which he allegedly planned to grow industrial quantities of opium poppy, which would be utilised to manufacture heroin for the international market.

He discreetly disappeared on the publication of the SEMG report, coming to light again operating companies in Manila in the Philippines and allegedly involved in illegal arms and the international trade in narcotics, according to US authorities.

He may also have been connected to two hits in the Philippines about which Hunter boasted in the taped negotiations around the planned hit on the DEA agent which led to his arrest.

Le Roux was secretly taken into custody by the DEA after being arrested in Liberia in 2012 in a sting in connection with a prescription painkiller scam that he allegedly masterminded.

He was then apparently turned, and is estimated to have provided information leading to the arrests of at least 11 people.

“Le Roux is a bad guy, a very bad guy,” a DEA agent is quoted in the New York Times as saying, speaking on condition of anonymity because, he said, Le Roux’s co-operation had been a secret.

“He’s Viktor Bout (the Russian illegal arms trader dubbed the Merchant of Death and currently in prison in the US) on steroids.”

Le Roux previously made news when it became known he had transferred about $12m (R139m) into the account of Ari Ben-Manashe, a former Israeli gun-runner who was linked to Zimbabwe president Robert Mugabe.

This was allegedly intended for Manashe’s company to lobby support in the US for a land reform plan that would have seen Le Roux securing 99-year leaseholds on Zimbabwean farms – to huge personal profit.

But it emerged that Manashe had testified in 2002 that Zimbabwe’s Movement for Democratic Change leader, Morgan Tsvangirai, was involved in a plot to assassinate Mugabe. This claimed assassination was later discredited.

According to intelligence reports in the possession of Independent Newspapers, Le Roux was implicated in plans hatched in 2010/11 in Zimbabwe to set up a protection unit for then-Libyan leader Muammar Gaddafi – aimed at accessing billions in gold bars held in secret Libyan stashes. – Weekend Argus

http://www.iol.co.za/news/south-africa/sa-man-at-centre-of-cia-sting-1.1799240#.VJ70TP88AFA

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