De retour des Pays-Bas, trois Nancéiens ont été interceptés à Essey-lès-Nancy avec 10 kg d’héroïne pure. Près de 30 policiers à bord d’une quinzaine de véhicules ont été mobilisés.
Dans la région nancéienne, l’héroïne diluée à un produit de coupe se négocie entre 20 et 25 € le gramme auprès des consommateurs. Les trafiquants interpellés lundi soir sur la Zac de la porte verte à Essey, étaient chargés de 10 kg de matière pure et de 50 kg de produit de coupe. Au total et selon une fourchette basse, le bénéfice supposé à la revente de cette cargaison qui s’apprêtait à inonder la cité Stanislas et au-delà, peut donc être estimé à 1,2 million d’euros.
Mais la marchandise n’a pas eu le temps d’arriver sur le marché. En possession d’un précieux renseignement leur indiquant l’organisation d’un convoi de stups entre les Pays-Bas et Nancy, les SRPJ de Metz et Nancy réagissaient au quart de tour. Et organisaient lundi, dans l’urgence, un dispositif d’interception. Avec le renfort de la BRI de Strasbourg. Près de 30 policiers à bord d’une quinzaine de véhicules formaient alors une longue chaîne en des points stratégiques tout au long de l’A31. Avant de prendre en filature les deux véhicules suspects peu après leur entrée sur le territoire français, après le passage de la frontière luxembourgeoise.
Les convoyeurs de stups quittaient l’autoroute au niveau de Bouxières-aux-Dames pour reprendre Lay-Saint-Christophe et la voie rapide de l’Amezule, un itinéraire sans doute plus discret dans l’espoir de déboucher incognito aux portes de la cité Stanislas.
Un donneur d’ordres depuis la prison ?
A son arrivée à Essey vers 22h30, le véhicule ouvreur tombe dans les mâchoires de la tenaille policière. A bord, deux hommes âgés d’une vingtaine d’années domiciliés à Nancy et Tomblaine, sont interpellés. L’un d’eux n’est autre que le frère d’un trafiquant nancéien qui purge actuellement une lourde peine pour importation d’héroïne.
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