FRANCE (opération « Cedar »): les Hariri, logeurs de la famille Chirac, sont-ils impliqués dans un réseau de blanchiment

Le chef du Courant du Futur, Saad Hariri. Photo d’archives AFP/Patrick Baz

Un réseau d’une quinzaine de personnes, toutes libanaises et opérant à travers l’Europe, a été démantelé en janvier dernier dans le cadre de l’opération « Cedar », selon des informations rapportées par Le Parisien.

OLJ
25/04/2016

Le quotidien Le Parisien rapporte, dans son édition de dimanche, que les services américains et français ont démantelé un vaste réseau de blanchiment de l’argent de la drogue de Colombie, « via un système de commerce de montres et de voitures de luxe destinées au Liban ». Selon l’enquête, le réseau bénéficiait au Hezbollah. Mais le nom des Hariri est également cité dans l’enquête. La famille Hariri a démenti tout lien avec l’affaire.

« Un an d’enquête, des dizaines d’heures d’écoute ont permis d’aboutir à l’interpellation discrète, en janvier dernier, d’une quinzaine de personnes à travers toute l’Europe, dont sept au moins ont été incarcérées, certains protagonistes étant libérés sous contrôle judiciaire, d’autres faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international. Tous sont libanais, ce qui a donc valu son nom à cette opération Cedar, traduction anglaise de « cèdre ».

Cette opération est le résultat d’une enquête menée par les policiers français de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), en partenariat avec la DEA, l’agence antidrogue américaine. Des détails sur ce réseau, qui aurait été fondé en 2008, sont livrés par Le Parisien, dans un dossier intitulé « Au cœur de la machine à blanchir des cartels » et signé Nicolas Jacquard.

« Une grande famille libanaise dans la tourmente »
Selon le Parisien, les enquêteurs ont ainsi découvert qu’en arrière-plan le système finançait le Hezbollah. Plus surprenant, le nom des Hariri est également cité dans l’enquête.

Dans les faits rapportés par le Parisien, il s’agirait d’un réseau de blanchiment d’argent provenant d’un trafic de drogue dirigé par des cartels colombiens. L’argent sale, récupéré en Europe par un réseau impliquant des Libanais, est transformé en montres et voitures de luxe à destination du Liban. Le montant des ventes, transformé en argent propre, était ensuite reversé aux cartels colombiens.

« Bien sûr, le service n’était pas gratuit, et chacun prélevait sa dîme au passage, explique le Parisien. Les enquêteurs ont ainsi découvert qu’en arrière-plan, le système finançait le Hezbollah, qui combat aux côtés (du président syrien) Bachar el-Assad ».

Et le journal de poursuivre : « Etonnamment, le nom de la famille de Rafic Hariri, que le même Hezbollah est soupçonné d’avoir assassiné, est également avancé par les protagonistes en tant que bénéficiaire de sommes conséquentes ».

Selon le Parisien, l’argent passait par un homme présenté comme étant l’avocat de Saad Hariri, dont le nom revient à plusieurs reprises dans l’affaire de l’opération Cedar. L’un des membres du réseau de blanchiment, Ali Z., détenu par les autorités, « confie aux enquêteurs que 100.000 euros ont été livrés à son cabinet à Me Béchara T., un avocat libanais installé à Paris », raconte le Parisien. « Ali Z. affirme : ‘C’est l’avocat de Saad Hariri’. Une somme de 30.000 euros avait été déposée à la même adresse le 11 décembre dernier, et le même montant le lendemain », ajoute le quotidien. « Au total, sept millions d’euros ont été remis à l’avocat, au profit de Saad Hariri », confie un autre coursier détenu, Hassan T.

« Ces élites politico-mafieuses »
Répondant à ces informations du Parisien, reprises par le quotidien libanais as-Safir, Saad Hariri affirme dans un communiqué « n’avoir aucun lien professionnel ou personnel » avec Béchara T., et que celui-ci n’est pas son avocat. « Les affirmations des membres détenus du réseau sont donc sans fondement », poursuit M. Hariri.

Le nom de l’ancien Premier ministre n’est pas le seul à figurer dans l’affaire. Le Parisien affirme que celui de son frère Fahd, le plus jeune des Hariri, apparaît également dans les relevés téléphoniques de certains membres du réseau. Contactée par le quotidien français, la famille Hariri dément fermement ces informations. Fahd précise au journal « n’être ni de loin ni de près impliqué dans une quelconque affaire de ce type ».

Pour comprendre le lien entre la famille Hariri et le Hezbollah, le Parisien a interrogé un universitaire libanais, resté anonyme : « On peut (…) imaginer que ces élites politico-mafieuses fassent des affaires entre elles ». Une source proche du dossier affirme toutefois au Parisien : « Si les Hariri ont bien touché ces fonds, pour une raison ou pour une autre, je n’imagine pas qu’ils aient eu connaissance de leur provenance ».

Le Parisien précise que pour l’instant, « ni l’avocat (Béchara T.), ni la famille Hariri n’ont été mis en cause par la justice ».

Lire l’intégralité du dossier dans Le Parisien ici

http://www.lorientlejour.com/article/982850/les-hariri-impliques-dans-un-reseau-de-blanchiment-dargent-au-profit-du-hezbollah.html

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Révélations sur l’appartement des Chirac

Par Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut, publié le 04/02/2009

A Beyrouth, le 16 février 2005, le président Jacques Chirac aux obsèques de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, avec son fils AymanEn mai 2007, l’ex-président et son épouse emménageaient à titre « très provisoire » dans un appartement avec vue sur le Louvre, prêté par leurs amis libanais Hariri. Ils y sont toujours. Une installation envisagée, semble-t-il, bien avant leur départ de l’Elysée.

« En France, le provisoire est éternel. » Balzac, fin observateur des faiblesses de la condition humaine, l’avait déjà souligné : le temps s’écoule au rythme des puissants. Ainsi, depuis plus de vingt mois, et son départ de l’Elysée, le 16 mai 2007, le couple Chirac réside-t-il dans un somptueux appartement situé en front de Seine, au 3, quai Voltaire, dans le VIIe arrondissement de Paris. Un logement qui appartient à la famille de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, tué dans un attentat, à Beyrouth, en février 2005.

Au printemps 2007, Le Parisien souligne les conditions particulièrement opaques de cette faveur accordée aux Chirac. Ces informations déclenchent une polémique. Comme le feu couve, et qu’il faut l’étouffer au plus vite, la lance à incendie prend l’allure d’un communiqué, ciselé au mot près, adressé à l’Agence France-Presse (AFP), le 24 avril : « Compte tenu des obligations qui sont les leurs, M. et Mme Chirac n’ont pas encore eu le temps de trouver leur logement. Ils occuperont à titre très provisoire un appartement quai Voltaire qui leur est prêté par M. Ayman Hariri [NDLR : l’un des fils du dirigeant libanais], le temps de trouver leur domicile définitif. « Depuis, les saisons ont passé, l’eau a coulé sous le pont du Carrousel, les Chirac sont toujours là. Et l’enquête de L’Express retraçant le roman vrai de cet appartement d’exception permet de douter en partie de la version avancée à l’époque par l’ex-président de la République…

Malgré les échos d’une circulation dense et une exposition nord-est, limitant l’ensoleillement, il fait sans doute bon vivre dans ces 396 mètres carrés – et non 180 comme évoqué dans un premier temps par de nombreux médias. La vue embrasse la façade du Louvre et file le long du fleuve. « Les trois pièces de réception donnant sur la Seine sont dotées d’une hauteur sous plafond exceptionnelle, souligne un bon connaisseur des lieux. Elles offrent une vue splendide à la nuit tombée, quand s’allument les obélisques du pont du Carrousel. »

Le « document hypothécaire normalisé » de la Direction générale des impôts détaille ces huit pièces :  » Deux entrées, un office, un séjour, un salon, une salle à manger, cinq chambres, deux cuisines, trois salles de bains, une salle d’eau, un rangement, trois débarras, trois WC, une pièce, dégagements et balcon ». Il faut y ajouter un entresol de 31,6 mètres carrés (avec cuisine, séjour et alcôve), ainsi qu’une cave, un garage et l’emplacement d’un véhicule dans la cour pavée. Mieux vaut cependant ne pas s’y aventurer en talons hauts, tant elle est de guingois, à l’image du vieil escalier de service. Pour les colocataires, l’arrivée des Chirac a eu au moins un avantage : le remplacement, aux frais d’une société des Hariri, de la vieille porte cochère, vrillée et vermoulue, par une copie à l’identique, en chêne massif, disposant d’un système moderne d’ouverture automatique.

Un quartier chargé d’histoireLe secteur du VIIe arrondissement de Paris où se situe l’appartement occupé par les époux Chirac est imprégné d’Histoire et de culture. En 1778, Voltaire rendait l’âme un peu plus loin, à l’angle de la rue de Beaune. Baudelaire écrivit dans un hôtel voisin quelques vers des Fleurs du mal. Plus récemment, Montherlant s’y suicida. Le danseur Noureïev demeura très longtemps dans les parages; le styliste Karl Lagerfeld y demeure toujours.

L’immeuble du 3, quai Voltaire n’échappe pas à la légende. La chronique raconte qu’il fut loué de 1695 à 1710 à Louise Renée de Penancoët de Keroualle, « la plus avide des 13 maîtresses du roi Charles II ». Elle y entassa tout ce qu’elle avait pu soustraire aux collections du souverain anglais ! L’hôtel particulier -non classé, à la différence de son voisin immédiat- fut entièrement reconstruit en 1828. En 2001, quand les Hariri décident d’acquérir l’appartement, l’immeuble abrite toujours quelques personnalités, dont un représentant de la famille Hermès et l’une des héritières du fondateur de la galerie Maeght.

L’histoire récente de cet appartement est en soi riche en péripéties. De 1990 à 2000, il a été occupé par des bureaux du groupe de luxe LVMH, qui y avait installé une équipe chargée de créer une ligne de vêtements. Mais la distribution des lieux se prêtait peu à un usage professionnel. En 2000, quand un voisin se propose de l’acheter, LVMH saisit l’occasion. Aussi incroyable que cela paraisse, l’acquéreur vise en fait les cinq… parkings dépendant du logement ! Pour eux, il est prêt à mettre le prix. En 2000, il s’offre donc l’ensemble (appartement + places de stationnement) pour 21 000 000 francs (3 201 430 euros). Il ne sait pas encore qu’il vient de réaliser une affaire exceptionnelle.

Dans le courant de l’année 2001, les Hariri recherchent en effet un nouveau « pied-à-terre » à Paris et sollicitent une agence spécialisée dans l’immobilier de luxe. Bien sûr, ils disposent déjà, à deux pas du Trocadéro, d’un magnifique hôtel particulier, dont la légende dit qu’il fut occupé par Gustave Eiffel afin de surveiller les travaux de « sa » tour. Mais ils prospectent, une fois n’est pas coutume, hors des VIIIe et XVIe arrondissements.

Après avoir envisagé un temps d’acquérir un 300-mètres-carrés situé côté soleil, place des Vosges, ils finissent par opter pour un autre quartier. Un proche de la famille, interrogé par L’Express, explique ce choix par le parcours de l’un des fils de Rafic Hariri, Ayman. Selon cette source, « Ayman avait fait une partie de ses études à Paris avant de les prolonger à l’université Georgetown, à Washington. Son père souhaitait le voir rentrer en France pour favoriser les affaires familiales. Il fallait donc lui trouver un pied-à-terre. Il était sensible au charme du Quartier latin, qu’il avait fréquenté dans sa jeunesse »…

Deux spécialistes de l’immobilier haut de gamme, Belles Demeures et l’agence Féau, proposent alors le 3, quai Voltaire. A l’époque, le représentant des Hariri explique que le logement en question sera destiné à l’une des filles (et non à un fils) de son patron. En tout cas, l’appartement, même en mauvais état et transformé enbureaux par LVMH, plaît.

Faute de guérite, les policiers chargés de la protection de l'immeuble où vivent les époux Chirac (à dr., Bernadette) ne peuvent s'abriter.

Les Hariri ne mégotent pas sur le prix. En juin 2001, leur groupe, par l’intermédiaire de sa filiale immobilière de l’époque, la Fradim, crée spécialement une société civile immobilière (SCI), baptisée « 3, quai Voltaire ». Et, le 14 septembre 2001, la SCI règle comptant 29 000 000 francs (4 421 021 euros).

 

LIRE:  http://www.lexpress.fr/actualite/politique/revelations-sur-l-appartement-des-chirac_738501.html

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DEA: univers major drug trafficking by Hezbollah

dea1La Drug Enforcement Administration (DEA), un service dépendant du département de la Justice aux États-Unis et chargé de la lutte contre le trafic de drogue, a annoncé hier qu’une opération internationale avait permis de démanteler un réseau du Hezbollah qui utilisait des millions de dollars tirés du trafic de cocaïne pour financer ses activités au Liban et en Syrie. Ce réseau a fourni « un flux de revenus et d’armes utilisé pour mener des attaques terroristes dévastatrices à travers le monde », explique Jack Riley, administrateur adjoint par intérim de la DEA dans un communiqué.
La DEA indique que cette opération intervient dans le cadre du projet « Cassandre », visant un réseau international soupçonné d’avoir travaillé avec des cartels de la drogue sud-américains pour faciliter le transport de millions de dollars de cocaïne aux États-Unis et en Europe. L’organisme américain précise que ce réseau a été créé par Imad Moghniyé, responsable des opérations extérieures du Hezbollah assassiné en 2008 à Damas, et qu’il est aujourd’hui dirigé par Abdallah Safieddine et Adham Tabaja.
Sept pays, dont la France, l’Allemagne, l’Italie et la Belgique, ont été impliqués dans l’opération, qui a permis d’appréhender quatre personnes. L’enquête a débuté il y a un an et la DEA a déclaré que d’autres arrestations étaient possibles.
Commentant l’opération, Matthew Levitt, analyste des affaires de lutte contre le terrorisme au Washington Institute for Near East Policy, a indiqué à CNN que « la défense du régime Assad a épuisé le Hezbollah sur les plans militaire, humain et financier ». « La chute des prix du pétrole a conduit à la réduction du soutien iranien, ce qui a poussé le parti à réduire les salaires de ses membres et à chercher de nouveaux moyens de financement, pour limiter sa dépendance financière de Téhéran », a-t-il ajouté.

http://www.lorientlejour.com/article/968256/la-dea-annonce-le-demantelement-dun-reseau-financant-le-hezbollah-avec-largent-de-la-drogue.html

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Un « banquier » du Hezbollah écroué à Paris

Cinq Libanais, soupçonnés de collecter l’argent du trafic de cocaïne au profit des cartels colombiens, mis en examen. D’autres arrestations en Allemagne, en Belgique et en Italie.

Révélations sur l’opération Cedar.

Le communiqué, en apparence anodin, est tombé jeudi. Au titre de la lutte contre le terrorisme, le département du Trésor américain indique avoir gelé les avoirs aux États-Unis d’une société libanaise – Trade Point International – et de ses deux dirigeants dont l’homme d’affaires de 41 ans Mohamad ­Noureddine. Drôle de coïncidence : ce jeudi également à Paris, ce même Noureddine était écroué après avoir été mis en examen, avec quatre de ses compatriotes, pour « blanchiment de trafic de stupéfiants, blanchiment de crime ou délit en bande organisée et association de malfaiteurs »…

Tout démarre un an plus tôt. En février 2015, la puissante DEA (Drug Enforcement Administration, l’agence américaine de lutte contre la drogue) transmet un « tuyau » à ses homologues français. Selon les informations recueillies par les agents américains, la collecte, à l’échelle européenne, d’argent de la revente de la cocaïne colombienne par un groupe de ­Libanais a d’importantes ramifications en France. L’OCRGDF (Office central pour la répression de la grande délinquance financière) prend le relais. La Jirs (juridiction interrégionale spécialisée) de Paris nomme deux magistrats, les juges Gachon et Thouvenot. L’opération Cedar, « cèdre » en français, comme l’arbre emblématique du Liban, peut commencer.
Un hasard du calendrier diplomatique

Depuis quelques années, les dossiers de blanchiment d’argent de la drogue basé sur un système de compensation se succèdent chez les juges parisiens : sur fond de fraude fiscale avec la Suisse dans l’opération Virus en 2012, de trafic d’or vers l’Inde avec Rétrovirus en 2014 ou en s’appuyant sur l’opacité du business de la diaspora chinoise avec le dossier Fièvre jaune en 2015. Cette fois encore, l’enquête prend un caractère international. Une vaste coopération sous l’égide d’Europol se met en place. Plusieurs objectifs sont en effet identifiés en Italie, en ­Belgique et surtout en Allemagne.

Selon une source proche de l’enquête, des collecteurs s’activent dans toute l’Europe. Puis l’argent, rapatrié à Paris, prend la direction du Liban. Physiquement dans des valises de passeurs ou encore via le système de compensation traditionnel de l' »hawala ». Des bureaux de change et autres courtiers contrôlés par Mohamad ­Noureddine et sa société Trade Point International prendraient ensuite le relais pour faire transiter les millions du trafic de coke vers l’Amérique du Sud, où la communauté libanaise est solidement implantée et où le Hezbollah est régulièrement accusé de s’acoquiner avec les narcotrafiquants. La milice chiite libanaise prélève-t-elle sa dîme sur les prestations financières de Noureddine? Les juges et les policiers français ne se seraient pas aventurés sur ce terrain-là.

« Le Hezbollah a besoin d’individus comme Mohamad Zaher ­Noureddine pour blanchir les produits du crime et financer le terrorisme et la déstabilisation politique », soutenait jeudi un porte-parole du Trésor américain à propos de l’homme d’affaires arrêté cette ­semaine à Paris à sa descente d’avion alors que, hasard du calendrier diplomatique, le président iranien, dont le régime est considéré comme le principal sponsor et mentor du Hezbollah libanais, entamait une visite historique en France

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

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CNN  – ‎1 févr. 2016‎
The investigation began last February, with the DEA saying that additional arrests were likely. The terrorist network was said to be working with South American drug cartels to facilitate the movement of millions of dollars in cocaine to the United

http://m.jpost.com/Middle-East/DEA-uncovers-major-drug-trafficking-by-Hezbollah-to-fund-global-terrorism-443575#article=6017MEQ2QjM3QkQ2RjY1MDQ3RDcwMjEyNTU3RTE0NzBFMEY=

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