Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Le premier était le grand patron des stups; le second, un baron du cannabis.
Six années durant, François Thierry et Sofiane Hambli ont travaillé ensemble dans le plus grand secret. Ils se voyaient, se respectaient, se manipulaient aussi.
Olivier Bouchara a remonté le fil d’une relation toxique qui a fini par les faire plonger.
À la DNRED, Hélène Crocquevieille, l’alors DG de la Douane française et le ministre des finances Michel Sapin reçoivent les félicitations du Président François Hollande …
La mise au jour des dérives au long cours du prestigieux service de renseignement douanier, avec des soupçons d’escroquerie et de détournements de fonds, ébranle toute la profession.
Créé en 1935 sous le nom de Paris-Enquêtes, le service de recherches douanier a longtemps évolué dans l’ombre.
Chargés de démanteler les filières clandestines, de traquer les marchandises prohibées et d’intercepter les valises de cash aux frontières, ses agents jouissent dès l’origine d’une autonomie très forte. Un «Etat dans l’Etat» où l’on entre comme en religion, en jurant fidélité à l’institution. «Il fallait montrer patte blanche et être coopté par un comité de sélection occulte, se souvient un ancien. Ce système basé sur la confiance contribuait à souder les équipes.»
Au siège historique de la rue du Louvre, à Paris, les personnalités hautes en couleur contribuent à forger la mythologie du service. Il y a l’équipe des «Rouges», qui sortent le drapeau du Parti communiste soviétique à chaque saisie d’envergure. Ou les «Gros», spécialisés dans les bijoux et les pierres précieuses – qui prennent tellement de place dans la Mercedes grise de service que la voiture a l’air d’avoir des vitres teintées.
En 1981, l’accession de la gauche au pouvoir rebat profondément les cartes. François Mitterrand , qui se méfie de la police comme de la peste, préfère s’appuyer sur les gendarmes et les douaniers. Bien plus qu’une invasion de chars russes, le nouveau pouvoir craint une fuite massive des capitaux.
Avec le rétablissement strict du contrôle des changes, les consignes sont fermes pour dissuader les évadés fiscaux tentés de transférer leurs magots à l’étranger. Mais cette mission historique des gabelous a bientôt du plomb dans l’aile. Le marché unique et la libre circulation des capitaux en Europe s’apprêtent à modifier radicalement le visage des douanes. Un nouveau mantra va alors permettre à la hiérarchie de combler cette perte d’activité et faire à nouveau briller le service: la lutte contre les stups, élevée au rang de priorité nationale par le nouveau locataire de Bercy, Michel Charasse. «Pour sauver notre jeunesse», explique très sérieusement le ministre du Budget, qui se targuera quelques années plus tard d’avoir fait passer les saisies annuelles de drogue de 5 à 35 tonnes.
Déjà rodés aux techniques de planques et de filatures, les agents sont formés à l’infiltration et à l’action clandestine par des spécialistes de la DGSE.
Le service de renseignement extérieur fournit aussi un appui technique, en procurant des faux papiers pour les missions undercover à l’étranger. «Nous avions reçu pour instruction de faire de l’initiative en matière de trafic de stups. Nous partions de zéro», expliquera à la justice Jean-Michel Pillon, directeur du groupe stups de 1988 à 1990. C’est aussi à cette époque que la DNRED systématise le recrutement d’aviseurs chevronnés, «des vrais voyous avec des moyens et de l’argent», selon un ancien cadre. Ces informateurs ont tous leur milieu de prédilection (stups, contrefaçons, bijoux, armes…), et leur rémunération peut allègrement atteindre plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers d’euros pour les plus belles saisies.
(Jean Michel Pillon interviewé lors de son passage alors qu’il était directeur à Perpignan. ..quelques années après le passage, aussi à Perpignan, de Philippe Galy, un ex attaché douanier à Londres, qui m’avait fait le plus ignoble chantage: » Si vous plaidez non coupable, on s’arrangera pour vous en faire prendre pour dix ans« . Cité devant la Cour de Croydon, il refusa la levée de son immunité diplomatique, lui permettant ainsi de ne pas avoir à témoigner. (J’ai les preuves écrites – Marc Fievet ). )
Un des directeurs de l’époque, qui préfère conserver l’anonymat «pour éviter de passer pour un vieux con», assume «avoir fait des choses pas tout à fait légales», avec l’éternelle conviction que la fin justifie les moyens. «En l’absence de législation permettant de couvrir nos agents, il fallait prendre ses responsabilités», plaide-t-il aujourd’hui.
L’épicentre de la Costa del Sol
Bien que reconnue par la convention de Vienne contre le trafic illicite de stupéfiants, adoptée par l’ONU en 1988, l’infiltration des douaniers ne sera pas intégrée au droit français avant la loi de décembre 1991. Malgré ce no man’s land juridique, plusieurs équipes d’agents infiltrés maillent le territoire. Des femmes et des hommes sous couverture, qui travaillent en marge de la loi et fonctionnent essentiellement à l’adrénaline.
Une révolution culturelle qui ne tarde pas à porter ses fruits : en 1990, la DNRED affiche six fois plus de saisies que la police et la gendarmerie réunies.
Des résultats largement dus à un homme, qui va permettre à lui seul l’interception de plus de 100 tonnes de stups en cinq ans.
Marc Fiévet, aka «NS55», est le 55e aviseur recruté par l’échelon nantais de la DNRED. Le skipper a 44 ans lorsqu’il est «tamponné» en 1988 par les douanes à Gibraltar, la minuscule enclave britannique située à la pointe sud de l’Espagne. C’est la grande époque de la Costa del Sol, devenue en quelques années le nouvel épicentre du trafic de drogue en Europe. Proposant aux malfrats de convoyer leur came à bord de son voilier, NS55 répercute toutes les informations en temps réel à ses officiers traitants, ébahis devant l’audace de cet aviseur hors pair.
Le 23 septembre 1994, il est interpellé dans le sud de l’Espagne. Deux mandats d’arrêt internationaux ont été émis contre lui par le Canada et le Royaume-Uni, convaincus de son rôle dans l’importation de plusieurs tonnes de drogue sur leur territoire. Lâché par ses ex-amis douaniers, Marc Fiévet fera plus de dix ans de prison entre l’Espagne, le Canada et la France*.
Depuis, son spectre flotte toujours sur l’histoire du service.
A partir des années 90, l’explosion du trafic exacerbe les rivalités entre flics et douaniers, lancés dans une course effrénée aux résultats. A la DNRED, de nouvelles équipes d’enquête vont prendre le relais et affoler les compteurs, n’hésitant pas à détourner une partie des saisies pour payer leurs «tontons». La plus célèbre est dirigée par Vincent O., dit «Gino». Depuis son entrée à la douane, en 1985, ce Corse au verbe haut a toujours été parfaitement noté par sa hiérarchie. Adepte de méthodes à l’ancienne, il a effectué un stage d’agent d’infiltration à la DGSE en 1998 avant de devenir chef d’équipe «stups».
Rapidement, Gino jongle avec les indics et multiplie les grosses saisies. «Il était considéré comme un seigneur dans les murs de la DNRED», confiera aux juges un de ses anciens supérieurs. «Ses connaissances sans faille du milieu de la cocaïne et de la résine en font un professionnel hors norme», peut-on lire dans son dossier.
Stéphane Sellami | Publié le Vendredi 18 Mars 2016
Les premiers faits datent de 2009 : plusieurs agents de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) auraient remis 120 kg de résine de cannabis, ainsi qu’une prime de 55 000 €, à un de leurs indics pour le rémunérer après l’interception d’un go-fast transportant 600 kg de drogue en Charente-Maritime.
Un ancien haut gradé de la direction des douanes a été entendu en début de semaine dans le cadre d’une enquête où cinq douaniers et trois indics sont mis en examen.
Voilà une affaire qui risque de faire tache au lendemain de l’annonce des saisies records en matière de cocaïne enregistrées par les douanes en 2015, rapport annuel présenté, jeudi, par Michel Sapin…
C’est la plus grosse prise en France depuis deux ans, un record absolu pour la capitale. Plus de sept tonnes de résine de cannabis ont été saisies dans la nuit de samedi à dimanche, en plein cœur de la capitale.
La drogue était stockée en pleine rue, au pied d’immeubles bourgeois. Dans la nuit de samedi à dimanche, les douaniers ont saisi quelque 7,1 tonnes de résine de cannabis dans le XVIe arrondissement de Paris, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier, confirmant une information de BFMTV. Une prise rare pour les douaniers, la plus grosse en France depuis deux ans, le fruit d’une enquête de plusieurs semaines menée par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).
Interpellé sur la base d’une facture oubliée dans l’un des véhicules contenant le cannabis, le suspect, âgé de 39 ans, a déjà un long pedigree dans le trafic de stupéfiants.
Un trafiquant de drogue français de haut vol a été interpellé fin février en Belgique. Sous le coup d’un mandat d’arrêt européen émis par un juge d’instruction parisien, l’homme est suspecté d’être impliqué dans la saisie en octobre de 7,1 tonnes de résine de cannabis, cachée dans le coffre de trois véhicules utilitaires dans le XVIe arrondissement de Paris. Une saisie record qui s’était déroulée en plein Paris.
Une facture qui permet de le confondre. Ce grand nom du trafic de stupéfiants a été confondu par une facture à son nom pour des équipements de moto, qui se trouvait dans l’une des quatre fourgonnettes, stationnées boulevard Exelmans, en bas de chez lui. Trois des véhicules étaient bourrées de cannabis, la dernière était vide, la marchandise ayant peut-être déjà été acheminée dans l’ouest de la France, où une importante saisie avait eu lieu quelques jours plus tôt.
Il s’évade un an après son placement en détention… Le suspect, un personnage haut en couleur, âgé de 39 ans, affiche une longue carrière dans le trafic international de cannabis entre le Maroc, l’Espagne et la région de Mulhouse et de Strasbourg. Pour ces faits, il avait d’ailleurs été incarcéré en 2002. Durant sa détention, en 2003, l’homme décrit comme un beau-parleur par les individus qui le connaissent, s’était évadé lors d’un transfert entre la prison de Metz (Moselle) et un hôpital de la ville. Interpellé en 2009 en Espagne, où il était en cavale, le détenu s’était limé la pulpe des doigts sur les barreaux de sa cellule, pour effacer ses empreintes digitales.
…Mais alimente un trafic en prison. En 2011, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Mulhouse à 13 ans de prison et deux millions d’euros d’amende pour avoir animé depuis sa cellule de prison un trafic de haschich international. Sur les 13 années de sa condamnation, l’homme n’avait purgé que 5 ans, avant d’être remis en liberté en 2015, compte tenu des périodes de détention provisoire en France et en Espagne.
Une affaire qui embarrasse les enquêteurs. Depuis, grâce à ses revenus, ce logisticien du trafic louait un luxueux appartement dans le 16e arrondissement de Paris. Lorsque l’affaire des sept tonnes de cannabis retrouvées en bas de chez lui a éclaté, il était introuvable. Jusqu’à son arrestation, le 22 février, à Gand, en Belgique, a indiqué mercredi, Frédéric Bariseau, le porte-parole du parquet de Tournai. Le suspect « qui revenait de l’aéroport de Bruxelles, où il était allé chercher sa compagne » au moment de son arrestation, a été placé en détention provisoire dans l’attente de son transfèrement aux autorités judiciaires française, a précisé Frédéric Bariseau.
La procédure « est en cours » mais sa durée est difficile à évaluer, dans cette affaire sur laquelle policiers, douaniers, et magistrats se montrent bien peu bavards. D’autant qu’une part d’ombre entoure ce dossier : le possible double-jeu du suspect, à qui l’on prêterait aussi un rôle d »indic » de la police.
Le 20 octobre, je faisais part de mes doutes sur cette opération en soulignant l’absence de Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED lors de cette « enfumage » du service des communicants de François Hollande.
Aujourd’hui, on a la confirmation que la guerre des services continue de plus belle et l’OCRTIS qu’on qualifiait, il y a 25 ans, de « suceurs de roue » se serait cette fois-ci fait refaire par les plus fins limiers de la DNRED.
D’apprendre que c’est un « aviseur » qui aurait déclenché cette opération me permet une fois encore de renvoyer le DI de Metz, l’excellent Gérard Schoen, qui niait sur les plateaux de télévision l’existence même des aviseurs comme contributeurs aux succès douaniers, dans les cordes de son esprit formaté.
A partir de la minute 4
Lucien AIME-BLANC et Gérard SCHOEN sur le plateau de Pièces à conviction avec Elise LUCET dans Retour sur l’affaire FIEVET-NS55 de la DNRED de la douane française
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Il est vrai qu’il avait été au casse pipe sur ordre de Jérôme Fournel, le DG de la Douane française.
J’avais également demandé d’assister à l’incinération de la saisie…En vain!
Pourtant, le soir même, à l’invitation de son vieil ami Michel Sapin, François Hollande se rendait au siège des douanes, à Ivry, pour féliciter les limiers de Bercy et prendre la pose à leurs côtés. Le président ignorait alors qu’il susciterait la fureur des policiers de l’OCRTIS, le service de la police judiciaire chargé de la lutte contre le trafic de stupéfiants.
En effet, aux yeux de ces derniers, cette opération si largement médiatisée par l’Élysée n’est rien d’autre qu’un énorme ratage ! Les 7 tonnes de cannabis procédaient d’une livraison surveillée par l’OCRTIS. La marchandise avait été acheminée jusqu’à Paris par un informateur de ce service. Une fois la « came » sur place, les flics attendaient un tuyau pour filocher les camionnettes et interpeller l’équipe qui les aurait réceptionnées. Une opération policière que les douanes ne pouvaient ignorer. Les gabelous passent pourtant outre. Sur une information d’un de leurs aviseurs, les douanes foncent boulevard Exelmans et mettent la main sur la came, ruinant toute l’opération de l’OCRTIS.
280 m2 avec piscine
Depuis, l’enquête a été retirée à l’OCRTIS, pour être confiée à la brigade des stups du 36 Quai des Orfèvres. Jeudi, ses agents ont procédé à la destruction de la résine de cannabis, importée du Maroc. Les stups ont également perquisitionné le domicile du suspect, l’un des principaux trafiquants de cannabis en France : un 280 m2 situé à quelques mètres du boulevard Exelmans, disposant d’une piscine, et dont le locataire règle quelque 9 000 euros de loyer mensuel en liquide. Les policiers ont d’ailleurs mis la main sur le loyer du mois de novembre. L’indic est aujourd’hui en cavale. Selon nos informations, la livraison surveillée portait au total sur 15 tonnes de shit. Le 15 octobre, les douanes avaient déjà saisi 1,9 t de cannabis sur le bord de l’autoroute près de Nantes sur les indications du même aviseur décidément très bien renseigné.
Gaspard Gantzer, chargé de la communication élyséenne, renvoie sur « Bercy, qui est à l’initiative de la venue de Hollande aux douanes ». L’actuel directeur de cabinet du chef de l’État, le préfet Lataste, qui a effectué une longue carrière au ministère de l’Intérieur, aurait sans doute pu lui éviter ce mauvais coup, mais il n’était « pas là ». Et le martial Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, sans doute pris dans une énième opération de communication ?
L’absence du Boss de la DNRED lors de la venue de François Hollande accompagné de son fidèle Michel Sapin, le ministre des Finances, en lieu et place du Ministre du Budget Christian Eckert me rend perplexe.
Bien sûr Hélène Crocquevieille, la directrice générale des douanes, avait répondu présente.
Jean Paul Garcia n’a t-il pas refusé de cautionner cette visite qui n’était qu’un coup de pub récupéré par les « politiques » toujours prêts à se mettre en valeur!
M’interpelle aussi le fait que l’on est saisi une telle quantité de cannabis sans avoir pu arrêter les narcos. Il suffisait de planquer autour de ces véhicules…Mais là, la tâche était peut-être trop dure pour nos encagoulés douaniers.
Enfin la douane a refilé la continuation de l’enquête à l’OCTRIS… Alors tous les espoirs sont permis.
Que le bon peuple de France se rassure, le président a dit: avec celle réalisée dans la région marseillaise cet été (6 tonnes de cannabis) »ces deux très grosses prises ont pu contribuer à porter un coup que j’espère fatal à des organisations criminelles... »
Le dîner-conférence qui s’est tenu le 18 septembre 2015 au Relais du Bois St-Georges à Saintes (17100) a permis à Monsieur Jean Henri Hoguet, ancien directeur de la DNRED (Direction National du Renseignement et Enquêtes Douanières) de revenir sur les actions d’infiltration menées par son service pour lutter contre le narcotrafic et répondre aux souhaits de Michel Charasse, le ministre du Budget (29 juin 1988 – 2 avril 1992) , qui souhaitait alors des résultats dans cette importante mission de la Douane française.
Marc Fievet, l’ancien agent de la DNRED infiltré dans les réseaux du narcotrafic, s’est exprimé longuement devant une assistance attentive et particulièrement intéressée par les moyens mis en œuvre par la Douane française pour lutter contre le narcotrafic.
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L’exposé de l’agent NS 55 (Marc Fievet) a duré plus de deux heures trente et s’est terminé par une séance de dédicace de son livre « Dans la Peau d’un Narco ».
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L’excellent dîner servi dans la magnifique salle de restaurant du Relais du Bois St-Georges permit à l’ensemble des convives de continuer à s’informer de l’histoire hors norme de l’agent infiltré.
(Boursier.com) — Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget, ont salué une nouvelle saisie de 1.100 kg de cocaïne, réalisée dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 mai, par les services policiers portugais, sur information de la douane française.
La drogue a été découverte à bord du voilier MARTELLA battant pavillon US, ayant fait l’objet d’une perquisition par la police judiciaire portugaise actionnée par le MAOC (Centre international de coordination des enquêtes maritimes en matière de stupéfiants), lors d’une escale au port de Horta dans les Açores. Cinq personnes présentes à bord ont été interpellées… La drogue, d’une valeur estimée à plus de 70 millions d’euros sur le marché illicite de revente au détail, était dissimulée dans quatre caches aménagées totalement invisibles, au centre du navire.
Cette nouvelle saisie majeure de cocaïne est le résultat d’une investigation conjointe entre la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) de la douane française et la NCA (National Crime Agency) britannique qui visait un groupe criminel serbe suspecté de se livrer au trafic de cocaïne entre la Caraïbe et l’Europe.
Il s’agit de la quatrième saisie de cocaïne d’envergure ayant pour origine une information des services douaniers. La douane a mis en place une stratégie dite « de bouclier » visant à empêcher l’entrée de la drogue sur notre territoire en communicant des informations exploitables à d’autres services étrangers.
Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget soulignent « la qualité du travail et la mobilisation des services douaniers français mais aussi l’efficacité de la coopération internationale dans la lutte contre les réseaux criminels impliqués dans les trafics de drogues »…
Comme d’habitude, les sources, à l’origine de la saisie, ne sont pas citées par la presse étrangère:
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PJ apreende mais de uma tonelada de cocaína nos Açores
Publicado a 29 MAI 15 às 12:51
Nunca a Polícia Judiciária tinha apreendido uma quantidade tão grande nos Açores.
Direitos reservados
A droga era « transportada de forma dissimulada » num veleiro, diz em comunicado a Polícia Judiciária. Trata-se da maior apreensão de frente feita no arquipélago, 1.150 quilogramas de cocaína.
A operação decorreu nos últimos dias e a PJ deteve de cinco homens, todos estrangeiros, suspeitos de transportarem a droga num veleiro, que também foi apreendido.
A operação, desenvolvida pelo Departamento de Investigação Criminal de Ponta Delgada, decorreu na ilha do Faial e inscreveu-se « num quadro mais vasto de identificação, combate e desmantelamento de redes criminosas organizadas » que têm usado este modo de atuar para transportar a droga até à Europa, lê-se no documento.
O trabalho de investigação foi articulado com a Unidade Nacional de Combate ao Tráfico de Estupefacientes e no local da apreensão a PJ teve a colaboração de meios humanos e materiais da Polícia Marítima do Comando da Horta.
Os detidos têm idades compreendidas entre os 29 e os 54 anos e vão ser presentes a tribunal esta sexta-feira para primeiro interrogatório para aplicação das medidas adequadas.
Christian ECKERT, secrétaire d’Etat chargé du Budget et Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics
Si Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian ECKERT, secrétaire d’Etat chargé du Budget, s’ intéressaient un peu au marché de la drogue au Sahel, l’ignorance des services de l’Etat serait moins grande sur l’acheminement de stupéfiants sur le marché hexagonal.
« Au fond, reconnaît un des patrons des douanes à Bercy, nous ignorons comment les drogues parviennent d’Afrique vers leur destination finale en Europe. Nous savons que le Sahel est approvisionné depuis le Maroc ou l’Amérique du Sud. Il faudrait chercher par quelles voies ces cargaisons arrivent sur le marché européen via l’Espagne, les Balkans, la Grèce, à l’exception du haschich marocain qui est bien tracé. Le port de Marseille, par exemple, est une véritable boîte noire. »
Un tiers de la cocaïne mondiale transite par le Sahel, alimentant la violence.
Rue89 publie les bonnes feuilles de « Papa Hollande au Mali » de Nicolas Beau.Le Sahara a toujours représenté une formidable zone de passage pour d’innombrables négoces. Depuis les indépendances africaines, les produits de première nécessité, subventionnés par les Etats pétroliers libyen et algérien, étaient revendus au marché noir dans le reste de l’Afrique. Plus récemment, les routes de la contrebande ont été utilisées pour acheminer les armes, les pneus, les pièces détachées et les cigarettes. Les Touaregs ont été à l’avant-garde de ces convois qui leur permettaient d’assurer leur survie.
Making of
« Papa Hollande au Mali », du journaliste Nicolas Beau, est l’un des premiers livres sur la guerre menée dans ce pays par les troupes françaises. Un livre très critique contre le rôle joué par la France dans les pays du Sahel.