ARABIE SAOUDITE: nouvelle décapitation pour narcotrafic

écrit par Antoine Barbizon

decap-nacrotraficSelon une annonce faite par le ministère en charge de l’Intérieur, un Saoudien a été décapité lundi à Narjane dans le sud de l’Arabie Saoudite après avoir été condamné à mort pour trafic de drogue.

Suivant un communiqué du ministère de tutelle relayé par l’agence officielle Spa, il a été reproché à Saleh al-Yami d’avoir essayé de vendre « une grosse quantité de haschich » dans le sud du Royaume. Poursuivi pour trafic de drogue, il a tiré sur les policiers et blessé certains d’entre eux, a ajouté la même source.

Depuis début 2015, 57 personnes – y compris Saleh al-Yami – ont été décapitées en Arabie Saoudite selon un décompte de l’AFP. D’après cette source, il s’agit d’ores et déjà de plus de la moitié des décapitations enregistrées durant toute l’année précédente. Pourtant, il n’y avait eu « que » 27 décapitations sur le territoire saoudien en 2010. Depuis, le nombre d’exécutions a beaucoup évolué atteignant annuellement, 80 en moyenne. Pour ce qui est de 2014, l’AFP a compté 87 décapitations, faisant de cet Etat conservateur un des pays appliquant le plus la peine de mort dans le monde. De nombreuses organisations internationales de défense des droits humains ont dénoncé, à plusieurs reprises, ces décapitations.

Un expert indépendant travaillant pour les Nations Unies avait demandé, en septembre dernier, un moratoire sur les exécutions en Arabie Saoudite, après avoir exprimé sa préoccupation sur le déroulement des procédures judiciaires de ce pays.

Arabie Saoudite : quatre narcotrafiquants de haschisch décapités

Arabie Saoudite : Exécution de quatre narcotrafiquants
écrit par Georges Fitzpatrick

nacrotrafic-saoudieLe ministère saoudien de l’Intérieur a annoncé que quatre Saoudiens ont été décapités au sabre lundi à Narjane. Ils avaient été condamnés à la peine capitale pour narcotrafic.

D’après le communiqué du ministère de tutelle publié par l’agence officielle SPA, « les frères Hadi et Awadh et leurs complices Moufarraj et Ali al-Yami, ont été reconnus coupables d’avoir introduit dans le royaume une grande quantité de haschisch ».

Comme il fallait s’y attendre, la peine qui leur a été infligée a suscité la réaction d’Amnesty International qui a exprimé, par voie de communiqué, son inquiétude face à l’augmentation du recours à la peine capitale en Arabie Saoudite. « Ces nouvelles décapitations portent à 17 le nombre d’exécutions ces deux dernières semaines », a indiqué cette ONG. Et, selon un décompte effectué par l’AFP, il y a eu pas moins de 32exécutions (y compris les quatre dernières) dans ce pays depuis début 2014.

De l’avis de Saïd Boumedha, directeur adjoint d’Amnesty International (AI) pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord, « les autorités doivent agir immédiatement pour mettre fin à cette pratique cruelle », a-t-il estimé. Le jeudi précédant les dernières exécutions, les proches des quatre condamnés à mort ont, à en croire Amnesty, sollicité son intervention face à l’imminence des décapitations. En réaction, le ministère saoudien de l’Intérieur a rappelé, par la suite, ces familles pour leur demander d’arrêter d’entrer en contact avec AI.

En 2013 déjà, le Haut Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies avait dénoncé une forte hausse des condamnations à mort en Arabie Saoudite. Selon un décompte de l’AFP, cette année,78 personnes de diverses nationalités ont été exécutées dans le Royaume wahhabite, après avoir été condamnées pour meurtre, viol, apostasie, narcotrafic ou vol à main armée.