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L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) a évoqué dans un communiqué la menace que fait peser la cocaïne colombienne sur les États-Unis après avoir identifié des personnes et même des entités qui font circuler la drogue à l’échelle internationale, mettant en alerte les autorités nord-américaines.
Dans le mémorandum, l’OFAC a fait référence à la sanction qui a été prononcée ce jeudi contre Zulma María Musso Torres, également connue sous le nom de « La Patrona » ou « La Señora » que les autorités américaines décrivent comme l’un des dirigeants d’un réseau de trafic de drogue basé à Santa-Marta.
Selon les informations du département du Trésor, l’organisation de Zulma María Musso Torres contrôlait des corridors maritimes stratégiquement situés dans le nord du pays sud-américain (Magdalena, Atlántico et La Guajira) et facturait aux narcos chaque kilogramme de drogue en échange de protection et de sécurité pour les expéditions de cocaine.
L’OFAC a également identifié les complices de Zulma María Musso Torres. Ce sont ses deux enfants, Washington Antúnez Musso et Juan Carlos Reales Britto et son mari, Luis Antonio Bermúdez Mejía.
En ce qui concerne les sociétés qui seraient liées aux activités illicites de « La Patrona », il existe « Exclusive Import Export S.A.S. » et « Polígono Santa Marta S.A.S. », qui appartiennent à l’un de ses fils.
Cette annonce fait suite à celle du 15 septembre dernier, lorsque Joe Biden, a identifié pour l’exercice 2022, les pays considéré par les Etats Unis comme trafiquant de drogue ou comme principaux producteurs de drogues illicites dans le monde.
Sur la liste figurent : Afghanistan, Bahamas, Belize, Bolivie, Birmanie, Colombie, Costa Rica, République dominicaine, Équateur, El Salvador, Guatemala, Haïti, Honduras, Inde, Jamaïque, Laos, Mexique, Nicaragua, Pakistan, Panama, Pérou et le Vénézuela.
« La présence d’un pays sur la liste ci-dessus ne reflète pas les efforts antidrogue de son gouvernement ou le niveau de coopération avec les États-Unis (…) la raison pour laquelle les pays sont inclus dans la liste est la combinaison de facteurs géographiques, commerciaux et les facteurs économiques qui permettent le transit ou la production de drogues, même si un gouvernement a adopté des mesures robustes et diligentes de contrôle des stupéfiants et d’application de la loi », indique le document.
Entre le 16 septembre et le 17 octobre 2020, ils ont saisi plus de 1,7 t de cocaïne, lors de quatre interventions menées par la Direction nationale du contrôle des drogues (DNCD), avec le soutien de la marine et de l’armée dominicaines.
Les forces de sécurité de la République dominicaine ont intensifié leurs opérations pour arrêter des organisations criminelles transnationales.
Le 17 octobre, dans le port multimodal de Caucedo, dans la municipalité de Boca Chica, des agents de la DNCD inspectaient les expéditions qui partiraient à Porto Rico et en Europe. Pour intervenir dans un camion, ils ont échangé des coups de feu avec deux personnes dans le véhicule, où les policiers ont trouvé 306 kilogrammes de cocaïne, a informé la DNCD à la presse.
Deux jours plus tôt, le 15 octobre, la marine avait saisi 444 kg de cocaïne lors d’une opération d’interdiction maritime-aérienne, au large de la municipalité de San Pedro de Macorís. Selon le DNCD, de la drogue circulait dans un bateau de pêche conduit par deux dominicains.
Le 1er octobre, les troupes de l’armée ont signalé une cache de 673 kg de cocaïne lors de l’inspection des conteneurs au port multimodal de Caucedo. La drogue était camouflée dans une cargaison de cacao.
Enfin, le 16 septembre, la marine et l’armée de l’air ont saisi 297 kg de cocaïne sur un bateau de pêche. Les marins ont jeté les paquets de drogue à la mer lorsqu’ils ont été acculés par les forces de l’ordre, a rapporté la marine.
Cinq mois après leur condamnation par un tribunal de Saint-Domingue, les Français de l’affaire dite « Air Cocaïne » sont convoqués devant la cour d’appel pour fixer un nouveau calendrier judiciaire.
Justice ECLAIRAGE – La fuite des deux pilotes français et leur interpellation dans l’Hexagone rappellent que la France n’extrade pas ses propres retentissants à l’étranger. Sauf vers les pays de l’Union européenne, et sous conditions.
Le principe est simple: même si l’un de ses citoyens fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, voire s’il a été condamné à l’étranger, un pays ne l’extrade jamais vers un autre pays. La France applique évidemment ce principe.
En ce sens, Bruno Odos et Pascal Fauret, les deux pilotes de l’affaire dite « Air cocaïne », ne risquent donc absolument rien : même si une convention d’extradition existe bien depuis 2002 entre Paris et St-Domingue, ils ne seront jamais renvoyés en République dominicaine aussi longtemps qu’ils resteront sur le territoire français. Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, l’a d’ailleurs redit. Comme toutes les autres, cette convention franco-dominicaine ne concerne en effet que les étrangers.
La dernière affaire similaire remonte à 2011 et à ces deux Français qui avaient tué une piétonne israélienne à Tel Aviv avec un 4×4. Ils avaient réussi à quitter le lieu de l’accident puis à prendre l’avion avant d’être identifiés. Malgré les demandes du gouvernement israélien et de la famille de la victime, ils n’ont jamais été extradés.
Pas d’extradition si la peine de mort est envisageable
En revanche, si jamais les deux hommes venaient à passer une frontière (avec la Belgique, la Suisse…) d’une manière ou d’une autre, alors ils pourraient être interpellés et se retrouveraient susceptibles d’être extradés si les conditions entre ce pays et la République dominicaine étaient remplies.La procédure est évidemment d’autant plus facile s’il existe une convention d’extradition entre deux Etats -mais ce n’est pas forcément obligatoire. Certains pays ,comme la France, refusent également d’extrader un suspect ou un condamné si celui-ci est passible de la peine de mort ou s’il est poursuivi pour des motifs politiques.
Le mandat d’arrêt européen… seulement en Europe
A l’opposé, il existe une procédure qui oblige la France à remettre l’un de ses citoyens : il s’agit du mandat d’arrêt européen. Comme son nom l’indique, il ne fonctionne que dans les pays de l’Union européenne. Entré en vigueur en 2004, il est assorti de plusieurs conditions. Si la peine a déjà été prononcée dans le pays demandeur, elle doit être d’au moins quatre mois. Si la procédure est en cours, la peine encourue doit être supérieure à un an (afin d’éviter les procédures pour des petits délits). Il ne faut pas non plus que cette peine éventuelle soit supérieure à celle encourue en France.
Ce mandat d’arrêt européen a été mis en place pour faciliter la lutte contre le terrorisme. Il a notamment été appliqué par la France à Aurore Martin. Cette militante du parti indépendantiste basque espagnol Batasuna, soupçonnée d’avoir participé à une organisation terroriste, a été arrêtée puis remise à l’Espagne en novembre 2012. Cela avait déclenché de vives protestations. Aurore Martin avait ensuite été relâchée par la justice espagnole le mois suivant.
En 2014, après la tuerie de Bruxelles, la Belgique avait également émis un mandat d’arrêt européen à l’encontre de Mehdi Nemmouche, revenu en France après avoir présument attaqué le musée juif de Bruxelles. Le suspect ne n’était pas finalement opposé à la procédure.
Les services de douane ont découvert mercredi 56 kilos de cocaïne dissimulés dans un container à bagages arrivé à l’aéroport de Zaventem (Brussels Airport) via un vol régulier en provenance de République dominicaine, a indiqué jeudi le SPF Finances.
Le modus operandi indique qu’il s’agit vraisemblablement d’un « airport-crime », soit un délit commis au sein de l’aéroport. Des collaborateurs de sociétés de manutention ou de restauration qui ont accès aux zones « air-side » de l’aéroport sont approchés par des organisations criminelles et recrutés afin de faire entrer illégalement de la drogue qui sera cachée dans l’avion ou dans le matériel de catering ou de manutention.
La méthode dite « airport-crime » est un mode de trafic de drogue qui a été découvert pour la première fois à Zaventem, en 2005. En 2012, lors d’une constatation similaire, 90 kg de cocaïne avaient été saisis par la Douane.
Les quatre Français impliqués dans la plus grosse opération antidrogue de la police dominicaine ont été condamnés à vingt ans de prison en août. Ils ont fait appel et le Falcon 50 dans lequel ont été découverts 700 kilos de cocaïne est resté dans son hangar…
Mis à jour le 19/09/2015 | 18:37 , publié le 19/09/2015 | 18:00
Le procureur dominicain pouvait-il perdre à l’issue du procès intenté contre les quatre Français accusés de trafic de drogue après leur arrestation sur l’aéroport de Punta Cana en mars 2013, et dans le Falcon 50 desquels, vingt-six valises contenant 700 kilos de cocaïne ont été trouvées ? Les deux pilotes, l’organisateur du vol et leur passager nient depuis toujours toute implication dans ce trafic.
Les enjeux de ce procès paraissent bien trop importants. Il y a bien sûr l’honneur de la République dominicaine, mais aussi l’avion d’affaires… Après plus de deux ans dans un hangar, sa remise en état de vol et sa restitution coûteraient beaucoup d’argent aux Dominicains… En août dernier, les accusés vont attendre plus de dix heures le verdict d’un procès dont l’impartialité est contestée par les avocats des accusés. « Il ne faut plus venir ici »
Après cette attente interminable, le jugement est prononcé : « Le tribunal déclare les accusés coupables de trafic de substances illicites et de trafic international. Ces crimes sont sanctionnés d’une peine de vingt ans de prison. » Condamnés à la peine maximale ! Le tribunal a donc suivi intégralement le réquisitoire du procureur accusé de falsification de preuves et de tentative de corruption par les défenseurs.
Les co-accusés dominicains sont acquittés ou condamnés à des peines réduites. Les Français font appel, restant libres jusqu’au nouveau procès. « On reproche à un pilote d’être dans l’avion. Il ne faut pas venir en République dominicaine », dit consterné Pascal Fauret au magazine « 13h15 le samedi » tandis que l’autre pilote, Bruno Odos, confirme : « Oui, il ne faut plus venir ici. »
En condamnant les Français, les juges permettent à la République dominicaine de garder le Falcon 50…
Le syndicat de pilotes SNPL France ALPA s’est indigné hier d’un « verdict injuste et inhumain » envers les pilotes français en République Dominicaine, où quatre hommes ont été condamnés vendredi à 20 ans de prison pour tentative de convoyage de 700 kg de cocaïne à bord d’un jet privé.
Quatre Français, le pilote Pascal Fauret, son copilote Bruno Odos, le passager Nicolas Pisapia et l’homme d’affaires Alain Castany ont été condamnés à vingt ans de prison pour trafic de drogue vendredi à Saint Domingue, suite à leur arrestation en mars 2013 à l’aéroport de Punta Cana où les autorités du pays avaient trouvé 26 valises pleines de drogue à l’intérieur d’un Falcon 50. Les deux pilotes (et leurs compatriotes) ont passé quinze mois en détention provisoire, avant d’obtenir une liberté provisoire en juin 2014 avec impossibilité de quitter le territoire ; ils ont toujours clamé leur innocence, niant avoir eu connaissance de la nature de la cargaison, mais ont été reconnus « coupables du crime d’association en vue de […] posséder des drogues illicites ». Ils ont immédiatement fait appel. Dix Dominicains étaient également jugés : six d’entre eux ont été acquittés, quatre autres condamnés avec des peines allant de 5 à 10 ans de prison.
Dans son communiqué du 17 août 2015, le SNPL s’indigne du verdict infligé à Pascal Fauret et Bruno Odros « alors qu’ils exerçaient simplement leur métier de pilote de ligne ». Il explique que leurs défenseurs « ont pourtant démontré à la Cour que le vol était un vol commercial et que dans ce cadre, les pilotes, conformément aux règles internationales ne pouvaient être tenus pour responsables du contenu des bagages de leurs passagers ». Il a également été prouvé selon le syndicat que « la responsabilité du passage des bagages aux contrôles de sûreté avait été confiée par contrat à une société d’assistance aéroportuaire comme il est d’usage constant dans le transport aérien ». Enfin le procureur dominicain « n’a apporté aucune preuve à charge contre les pilotes qui ont eu pour seul tort d’exercer leur métier et de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment ». Malgré « tous ces éléments à décharge et l’absence totale de preuves à charge, nos deux collègues ont été condamnés à 20 ans de réclusion et laissés en liberté en attendant le procès en appel », un verdict « injuste et inhumain » qui indigne le SNPL.
Ces deux pilotes « paient très cher l’incapacité de l’état Dominicain à assurer les contrôles de sûreté des bagages et des passagers qui sont pourtant de son seul ressort dans le cadre d’un vol commercial ». Si ces contrôles avaient été assurés correctement, assure le SNPL, « les bagages ne seraient jamais arrivés jusqu’à l’avion ». Le SNPL considère que « la sécurité juridique des pilotes et des équipages en général n’est pas garantie en République Dominicaine », et les incite donc « dès aujourd’hui à faire preuve de la plus grande circonspection dans la réalisation de ces vols ». Au-delà, le syndicat « réfléchit dès aujourd’hui aux mesures concrètes qui devront inévitablement être mises en œuvre pour assurer la sécurité des équipages programmés sur cette destination ».
Les quatre Français impliqués dans l’affaire « Air Cocaïne » ont été condamnés vendredi soir à des peines de 20 ans de prison en République dominicaine pour trafic de drogue, a annoncé le tribunal de Saint-Domingue, à l’issue des délibérations.
Rép. Dominicaine/cocaïne : quatre Français condamnés à 20 ans de prison
Publié le 14/08/2015 à 19h06
Alain Castany (g), Jean-Pascal Fauret (c) et Bruno Odos (d), s’entretiennent avec leur avocats durant une pause au cours du procès le 14 août 2015 à Saint-Domingue où ils sont accusés de trafic de cocaïne (AFP – ERIKA SANTELICES)
Nicolas Pisapia un des quatre Français accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, s’exprime après une audience au tribunal de Saint Domingue le 13 août 2015 (AFP – ERIKA SANTELICES)
Pascal Jean Fauret (g) et Bruno Odos, deux pilotes français lors d’une audience le 4 février 2014 à Higuey en République dominicaine (AFP/Archives – Erika Santelices)
Le pilote français Jean-Pascal Fauret accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, sort de la salle d’audience le 13 août 2015 à Saint-Domingue (AFP – ERIKA SANTELICES)
Quatre Français ont été condamnés vendredi à des peines de 20 ans de prison en République dominicaine pour trafic de drogue, les plus lourdes sanctions dans un procès qui impliquait 14 personnes au total.
Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, le passager Nicolas Pisapia et l’apporteur d’affaires Alain Castany ont été reconnus « coupables du crime d’association en vue de (…) posséder des drogues illicites », a lu la secrétaire du tribunal à l’issue des délibérations qui ont duré 10 heures.
L’affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les Etats-Unis, a intercepté sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana (est) un Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kg de cocaïne à son bord.
Sur les 10 Dominicains poursuivis pour complicité, six ont été acquittés, quatre autres écopant de peines allant de cinq à 10 ans de prison.
L’avocate des pilotes, Me Maria Elena Gratereaux, a annoncé qu’elle ferait appel, de même que Nicolas Pisapia. M. Castany a lui quitté la salle immédiatement après la lecture de la décision.
Les quatre Français, qui comparaissaient libres après 15 mois de détention provisoire dans un quartier de haute sécurité, le resteront jusqu’à ce que la sentence soit définitive, mais ne pourront pas quitter la République dominicaine.
Dans leurs plaidoiries, les avocats des quatre hommes avaient tous demandé leur acquittement, alléguant que rien ne prouvait qu’ils savaient que de la drogue se trouvait à bord de l’avion.
– ‘Triple catastrophe’ –
Mais vendredi, le procureur Milciades Guzman a une nouvelle fois affirmé le contraire, assurant que les valises contenant la drogue étaient « arrivées par un trou percé dans le grillage (ceignant le tarmac) jusqu’à l’avion, en présence des pilotes ».
Invités à s’exprimer une dernière fois devant leurs juges, les quatre Français avaient chacun pris la parole.
« Je veux simplement répéter une fois de plus que je suis innocent », a déclaré en espagnol Nicolas Pisapia, 40 ans, accusé par le procureur d’être le cerveau de l’opération.
« Après deux ans, je n’ai entendu que des mensonges dans la bouche du ministère public », s’est défendu Alain Castany, un apporteur d’affaires de 69 ans travaillant avec la compagnie ayant affrété l’appareil.
M. Odos, 55 ans, a lui affirmé vivre depuis 2013 un cauchemar, avant de répéter : « Je suis innocent de tout ce dont on m’accuse ».
Enfin, M. Fauret, 56 ans et père de quatre enfants, a évoqué « une triple catastrophe », professionnelle, économique et familiale.
– Vols suspects en France –
Le procureur avait requis 20 ans de prison à l’encontre des quatre Français et d’un agent de la police antidrogue dominicaine, demandant des peines plus légères pour trois autres accusés et l’acquittement des six derniers.
Le sénateur Olivier Cadic, représentant les Français établis hors de France, a déploré la sentence dans un communiqué, critiquant « l’acharnement du procureur » et assurant que « le ministère public n’a jamais pu démontrer l’implication ou la complicité » des quatre Français.
Dans la foulée de l’opération de police du 19 mars 2013, une quarantaine de personnes – agents des douanes, de la police et des services de sécurité aéroportuaires – avaient été arrêtées. La majorité d’entre elles ont été relâchées au fil des mois.
En France, une enquête a également été ouverte après l’interception de l’avion en République dominicaine. Mais dès janvier 2013, les gendarmes étaient sur la piste de « comportements suspects » de passagers d’un Falcon 50 ayant atterri un mois plus tôt à Saint-Tropez (sud-est).
Le 9 décembre 2012, un douanier en poste à Toulon (sud-est), soupçonné aujourd’hui de complicité, était allé accueillir l’avion, avec à son bord Pascal Fauret, Bruno Odos et Nicolas Pisapia. Il avait fait entrer sur le tarmac deux véhicules qui avaient emporté dix valises déchargées de l’appareil.
Selon l’enquête, deux autres déchargements identiques avaient eu lieu en 2012. Un autre était prévu pour le 18 mars 2013.
Mais la défense des Français a fait feu de tout bois pour que ces faits ne soient pas utilisés par l’accusation durant le procès.
Depuis 2008, au moins trois Françaises ont séjourné dans les geôles dominicaines, toutes affirmant que la drogue trouvée dans leurs bagages y avait été introduite à leur insu. Elles ont aujourd’hui recouvré la liberté, après parfois plusieurs années de détention.
A quelques jours de la fin du procès, un « repenti » livre un témoignage à charge. La défense dénonce un accord avec le procureur local.
Le procès des quatre Français retenus en République dominicaine dans l’affaire dite « Air Cocaïne » a connu un nouveau rebondissement lors de la dernière audience qui s’est tenue, le 30 juillet, à Saint-Domingue.
L’un des prévenus dominicains, un militaire, aurait livré un témoignage accablant pour les quatre Français, selon l’avocat de Nicolas Pisapia (le passager du vol à destination de Saint-Tropez) qui dénonce « un accord conclu avec le parquet« .
Le procureur Milciades Guzman fera ses réquisitions ce vendredi fort de ce nouveau témoignage.
Quatre Français sont toujours en procès en République dominicaine pour trafic de drogue, dont les deux pilotes rhônalpins Pascal Fauret et Bruno Odos. Leur procès va durer plus longtemps que prévu, puisque la cour vient de fixer des audiences supplémentaires.
Pascal Fauret et Bruno Odos, durant le procès, le 9 mars 2015 à Saint-Domingue
Pascal Fauret et Bruno Odos, les pilotes, Alain Castany, l’intermédiaire, et le passager Nicolas Pisapia sont jugés à Saint-Domingue pour constitution d’un réseau de trafic de drogue international. La cour a décidé de procéder à quatre audiences supplémentaires. La dernière est prévue le 13 août. Leur sort devrait être décidé à cette date.
Arrêtés en mars 2013 et toujours pas fixés sur leur sort
Dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, les quatre Français sont arrêtés à bord d’un Falcon 50 en partance pour Punta Cana, en République dominicaine. Plus de 680 kilos de cocaïne ont été découverts dans l’avion, dans plusieurs valises. Les deux pilotes, qui ont toujours nié les faits, encourent jusqu’à 20 ans de prison.
Deux Français ont pris leur défense en avançant qu’aucun mécanisme légal ne rendait les pilotes responsables des marchandises transportées. L’un, Philipe Eneman, est commandant de bord chez Air France et le second, Christophe Naudin, est un criminologue spécialiste de la sécurité du transport aérien.
Les avocats de la défense ont ajouté que c’est la compagnie qui les employait qui avait demandé l’autorisation de vol.
Ce procès mouvementé a déjà été reporté à maintes reprises (lire ici), suite à des problèmes de procédure et des interventions juridiques présentées par l’ensemble des parties.
Publié le 02/03/2015 à 06h00 , modifié le 02/03/2015 à 08h57 par Jean-Michel Desplos
Six kilos de drogue arrivant de Colombie et de République dominicaine ont été saisis par la police judiciaire. Les dealers sont également impliqués dans une affaire de trafic de cannabis à Agen
Cela faisait plusieurs mois que les enquêteurs de l’antenne de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) de la Direction interrégionale de la police judiciaire de Bordeaux patientaient. Ils attendaient une « mule » qui devait arriver en Gironde, depuis la Colombie, une valise chargée de cocaïne.
Le 18 février, le voyageur, parti de Bogota, a rejoint Paris puis un hôtel, à Cestas, mais a rapidement disparu, échappant de justesse aux policiers. Son départ a été semble-t-il précipité et, s’il n’a pas été retrouvé, les 6,2 kg de cocaïne qu’il transportait et avait soigneusement cachés dans sa chambre, ont en revanche été saisis. Leur valeur marchande, à la revente, est estimée à plus d’un million d’euros.
Les dealers impliqués dans la transaction sont tombés dans la nasse des enquêteurs de la PJ bordelaise mais aussi des gendarmes de la section de recherches (SR) d’Agen, travaillant quant à eux sur cette même affaire dans le cadre d’un trafic de résine de cannabis en provenance du Maroc.
Dans la préfecture lot-et-garonnaise, deux frères de 23 et 29 ans, commerçants, faisaient partie de ce vaste trafic international dont les principales ramifications sont situées à Montauban et en Gironde. Au total, neuf personnes ont été interpellées sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Bordeaux. Six ont été mises en examen et placées en détention provisoire, vendredi, dans la soirée, dans les maisons d’arrêt de Gradignan, Saintes, Angoulême, Montauban et Mont-de-Marsan.
Depuis octobre 2013
Comment souvent, les policiers de l’OCRTIS ont remonté la piste des trafiquants à partir d’un renseignement. Celui-ci est parvenu à leurs oreilles en octobre 2013.
Mais cette fois, la cocaïne n’était pas importée depuis la Sierra Leone, pays habituellement rencontré dans ce type de dossier, mais de Colombie et de République dominicaine.
Après un long travail d’identification des différents protagonistes, les policiers ont lancé l’opération « Perce-neige » et attendu la livraison du produit qui devait avoir lieu en début de semaine dernière. Après plusieurs contacts et alors que les négociations portant sur la quantité et le prix de la drogue entre les trafiquants semblaient devoir durer plus longtemps que prévu, policiers et gendarmes sont passés à l’action. Les acheteurs voulaient manifestement s’assurer de la qualité de la cocaïne qu’ils s’apprêtaient à couper à la revente pour en tirer de substantiels bénéfices.
Lors des perquisitions aux domiciles des suspects, les policiers ont également découvert un fusil à canon scié, deux armes de poing, 700 euros en numéraire et 700 grammes de résine de cannabis.
Les enquêteurs du Groupe d’intervention régional (GIR) Aquitaine s’intéressent désormais au volet patrimonial de l’affaire.
Deux comptes bancaires garnis de plus de 50 000 euros ont d’ores et déjà été saisis. Des immeubles et des commerces, acquis selon toute vraisemblance grâce au blanchiment des revenus générés par ce trafic, devraient l’être prochainement.
Les autorités américaines ont annoncé aujourd’hui la saisie à Porto Rico d’une cargaison de 100 kg de cocaïne dissimulés dans le container d’un bateau en provenance de la République dominicaine.
La drogue a une valeur à la revente d’environ 2,8 millions de dollars, selon les douanes américaines à l’origine de la saisie.
La police n’a encore procédé à aucune arrestation dans cette affaire. Porto Rico, une île qui a le statut d’Etat associé aux Etats-Unis, est séparé de la République dominicaine par le canal de la Mona, un détroit large de 140 km.
MIAMI. AFP. Autoridades estadounidenses informaron este martes que lograron detectar a su llegada a Puerto Rico 100 kilos de cocaína escondidos en un contenedor a bordo de un buque procedente de República Dominicana.
La droga hallada el domingo había sido distribuida en 90 paquetes escondidos en tres bolsas de lona dentro del contenedor del barco de carga proveniente del puerto dominicano de Caucedo, informó un comunicado de la guardia de fronteras (CBP, en inglés).
La cocaína tiene un valor en la calle de 2,8 millones de dólares, según las autoridades.
“Nuestros oficiales están siempre alerta para detectar los intentos de burlar las medidas de seguridad”, dijo Marcelino Borges, director de operaciones de la CBP en Puerto Rico e Islas Vírgenes.
Alors que le procès de Bruno Odos et Pascal Fauret doit se tenir du 9 au 13 mars en République Dominicaine, les deux pilotes rhônalpins vont devoir faire face à la justice française.
Selon le Point, une juge d’instruction française doit arriver dans les prochains jours sur place afin de les interroger dans le cadre du volet français de l’affaire dans lequel ils sont mis en examen.
Pour rappel en mars 2013, Bruno Odos et Pascal Fauret avaient été arrêtés à bord d’un avion alors qu’ils s’apprêtaient à décoller pour la France. 700 kilos de cocaïne avaient été retrouvés à l’intérieur. Depuis leur interpellation, les deux pilotes, originaires du Rhône et de l’Isère, ont toujours clamé leur innocence dans cette affaire.
Les interrogatoires auront lieu du 23 au 27 février, en présence d’une experte aéronautique, et seront menées par le « magistrat local compétent » d’après l’ordre de convocation reçu par les pilotes. « S’il s’agit du procureur qui a mené l’accusation, c’est un scandale. C’est un moyen de pression supplémentaire sur les mis en cause, alors qu’en République dominicaine l’instruction est close depuis l’été dernier », a dénoncé une source proche du dossier au site internet de l’hebdomadaire.
Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné mardi un homme de 32 ans, Sabri Chorfia, à la tête d’une filière d’importation de cocaïne entre la République dominicaine et la région marseillaise, à 9 ans de prison.
Un autre Marseillais, âgé de quarante ans, Cyril Turc, identifié comme le bras droit de Sabri Chorfia, a écopé d’une peine de 8 ans de prison, tandis qu’un Dominicain de 37 ans, Franklin Paulino Martinez, qui servait d’intermédiaire avec les grossistes de son pays d’origine, a été condamné à 7 ans.
Deux Montpelliérains, Jean Kayacan et BS, que le président de la 7e chambre de Marseille, Patrick Ardid, avait décrit comme «la jeune garde du banditisme montpelliérain» et qui accompagnaient les Marseillais lors des convois de drogue, ont été condamnés à des peines de 6 ans de prison. Le tribunal a prononcé le maintien en détention pour ces cinq prévenus.
Deux hommes et une femme ayant joué des rôles secondaires dans le trafic ont écopé de peines allant de deux ans à trois ans de prison, dont un an de sursis.
Durant trois jours de débats, du 27 au 29 janvier, les mis en cause ont fait profil bas, minimisant leur implication.
En février 2013, les principaux protagonistes avaient été interpellés à l’aéroport de Toulouse-Blagnac en flagrant délit lors d’une livraison de 17 kg de drogue en provenance de la République dominicaine.
Sabri Chorfia est impliqué dans deux autres affaires instruites à Marseille: un dossier de blanchiment, dans lequel il apparaît à la tête d’un important patrimoine immobilier, et un dossier lié à la découverte d’un laboratoire de cocaïne et d’une cache d’armes à Marseille, cette affaire doit être jugée en mars.
Huit suspects, dont deux policiers de la Police aux frontières, ont été écroués dans un dossier de cocaïne qui confirme l’attrait de la République dominicaine pour les trafiquants français.
« Ne dis jamais que tu m’connais bien. Tu sais très bien que c’est moi qui décide sur ce que je laisse voir de ma vie. » La photo de Leonardo DiCaprio, une coupe de champagne à la main, complète ce « post » mis en ligne avant les fêtes sur son compte Facebook par Clément-Roch Geisse. Un message qui va longtemps faire cogiter ses collègues de la Police aux frontières de Roissy.
Le gardien de la paix, 38 ans, et son supérieur, le brigadier-chef Christophe Peignelin, 51 ans, ont en effet été arrêtés dimanche dernier en « flag » par l’OCRTIS, l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants, avec 39 kg de cocaïne dans le coffre de leur voiture de service. Ils dorment en prison depuis vendredi.
. »D’abord il y a eu le doute, puis la colère et maintenant, c’est un sentiment de trahison », résume Jean-Yann William, cadre SGP-FO à Roissy, syndicat auquel appartenaient les deux « ripoux » présumés. « Ils ont porté le discrédit sur l’ensemble des 1.700 collègues de la plate-forme. »
Clément-Roch Geisse (Crédit DR)
« L’un ne marchait pas sans l’autre, témoigne un collègue. La différence de grade ne se voyait plus. » Pourtant, quel drôle de duo ils faisaient, l’un caricature de « beau gosse » night-clubber au bronzage impeccable et aux uniformes retouchés – la « Geisse attitude », plaisante un ami policier sur Facebook – et le second, quinquagénaire sportif, père de famille discret, voire fuyant… Rares sont ceux qui connaissaient la passion de ce dernier pour les perruches ou l’engagement au FN de son épouse, également mise en examen dans le dossier. En revanche, tous comprennent mieux aujourd’hui ses multiples refus de promotion au grade de major qui l’aurait fait changer d’affectation.
Un verrou, deux cadenas
Comme les douaniers de Roissy – démasqués en 2012 après avoir, des années durant, pillé les millions des trafiquants de drogue qui transitaient par l’aéroport –, les deux hommes étaient très appréciés par leur hiérarchie. « Les meilleurs résultats du terminal 2! », confirme une source policière qui souligne leur bonne connaissance de la fraude documentaire et le ciblage des vols sensibles. Qui a entraîné l’autre? Selon les premiers éléments de l’enquête, ce serait Clément – après avoir sympathisé, lors d’une sortie nocturne, avec Kamel Berkaoui, 34 ans, organisateur présumé du trafic, grièvement blessé au moment de son interpellation – qui aurait poussé son chef dans la combine. La somme de 40.000 € par passage est évoquée pour « sécuriser » le débarquement des « mules » et de leur précieuse marchandise. Au moins deux passages ont été établis par les enquêteurs. Mais depuis combien de temps durait la combine?
La réponse se trouve peut-être à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) au domicile de Clément Roch. Depuis que la police y a débarqué, M. Helder, propriétaire du garage Les Ateliers du Parc qui louait un deux-pièces au gardien de la paix, regarde autrement l’impressionnante porte en fer – un verrou, deux cadenas – que son locataire a fait installer à son insu. « C’était il y a trois ou quatre ans. Il m’a dit qu’il avait peur qu’on lui vole son arme de service… » Le garagiste se dit « sur le cul ». Cela fait plus de dix ans qu’il connaît son locataire. « À l’époque, je réparais les voitures des gars de la CRS 2 de Vaucresson. Lui débarquait de Bordeaux et faisait de la prévention routière dans les écoles. Un garçon gentil, sympa, qui appréciait les tenues flashy, fluo… »
« La Rep dom » est devenue la plaque tournante du trafic
Une Maserati est garée à l’entrée de l’allée. « C’est à un client, intervient Helder. Je ne lui ai connu que deux voitures : une Twingo puis une Clio. » Ses collègues se souviennent pourtant de l’avoir vu au volant d’une Ferrari. « Il a beaucoup fréquenté un certain Eddy, sur Boulogne, qui tenait un commerce de location de voitures haut de gamme », croit se souvenir Helder. Ne serait-il pas non plus le neveu du célèbre Jean Roch, un des rois des nuits parisienne et tropézienne, comme en sont convaincus nombre de ses collègues de Roissy? « C’est une blague! », en rigole encore l’intéressé sollicité par le JDD.
Sur Facebook, Clément-Roch Geisse appelait cette Ferrari « Titine ». (Crédit DR)
Deux ans d’enquête ont précédé le coup de filet de dimanche contre ce réseau qui avait attiré l’attention d’au moins trois services de police. La PJ de Versailles qui suivait un tuyau suite à une saisie d’armes à Plaisir (Yvelines). L’office des Stups qui s’intéressait à des déplacements suspects vers Punta Cana. Et la PJ parisienne qui enquêtait sur l’origine des quelque 500.000 € retrouvés dans le coffre de la Peugeot de Berkaoui, lors d’un contrôle inopiné à Paris en 2011. Contrôle qui avait donné lieu à une tentative de corruption et valu un an de détention provisoire à l’intéressé.
« La filière existait par ailleurs, sans les deux policiers, insiste une source proche de l’enquête. Mais c’est vrai que c’était plus confortable avec eux. » En mai 2014 la PJ de Nice avait également démantelé une filière à Roissy qui s’appuyait, elle, sur la complicité de bagagistes. Une filière de cocaïne en provenance notamment de République dominicaine. « »La Rep dom » est devenue la plaque tournante du trafic de coke vers l’Europe, confirme un policier spécialisé. Des vols directs. Des touristes par milliers. Peu ou pas de contrôle au départ. En fait, les trafiquants se sont greffés sur l’explosion du tourisme dominicain. »
DROGUE – Deux policiers ont été déférés, jeudi, dans le cadre d’un vaste trafic de drogue en provenance de République dominicaine.
En poste à Roissy, ils sont soupçonnés d’avoir facilité le passage de valises remplies de cocaïne et bénéficié de 40.000 euros chacun à chaque passage réussi.
Deux policiers sont soupçonnés d’avoir facilité la sortie de la drogue de l’aéroport et d’en avoir profité. Photo : AFP/illustration
Des agents en poste depuis quelques années à Roissy ont été interpellés dimanche en possession de deux valises qu’ils venaient de récupérer auprès de passagers contrôlés, contenant de la cocaïne. Ils ont été déférés jeudi devant le parquet avec neuf autres personnes. Selon les investigations des enquêteurs de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), épaulés par la police judiciaire de Versailles (Yvelines), les deux policiers sont soupçonnés d’avoir laissé passer plusieurs valises de ce type, contenant d’importantes quantités de cocaïne en provenance de République dominicaine, et d’en avoir obtenu des gains.
Lors de l’arrestation de Clément J. et Christophe P., l’un d’entre eux venait de récupérer deux passeurs et leurs bagages. Selon Le Parisien, la prime touchée par chacun pour laisser passer ces valises de cocaïne se serait élevée à 40.000 euros pour chaque passage réussi.
« La police nationale fait le ménage »
Kamel B., 39 ans, à la tête du vaste réseau de trafiquants de drogue, a été sérieusement blessé au ventre par balle par un policier au cours de son interpellation à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Par ailleurs, sept autres suspects ont été présentés à la justice jeudi. Au cours des perquisitions des domiciles des membres présumés de ce gang, les enquêteurs ont également saisi 4 kilos de cocaïne et 10 kilos de résine de cannabis, ainsi que près de 400.000 euros en petites coupures. Sur cette somme, 150.000 euros auraient été retrouvés au domicile de l’un des policiers, indique France Info.
Une information que n’a pas démentie le directeur de la police nationale, Jean-Marc Falcone, invité de France Info ce vendredi matin. « C’est inconcevable et inacceptable », a-t-il condamné. « Si les faits s’avèrent, ils n’ont rien à faire dans la police nationale ». Le DGPN a tenu à préciser que l’arrestation avait été réalisée par des membres de la police nationale, des collègues de Clément J. et Christophe P. « La police nationale, c’est tout à son honneur, fait le ménage dans sa propre institution », a-t-il félicité.
Pierre-Marc Dreyfus, le dirigeant d’une société de transport mis en examen dans le cadre d’une enquête sur un trafic de stupéfiants entre la République Dominicaine et la France, baptisé Air Cocaïne, a été remis en liberté ce jeudi.
M. Dreyfus a été remis en liberté par la cour d’appel d’Aix-en-Provence qui a ordonné son placement sous contrôle judiciaire, le versement d’une caution de 200.000 euros et l’interdiction de sortie du département des Bouches-du-Rhône, a indiqué Me Pierre Ceccaldi, son avocat. M. Dreyfus reste mis en examen pour «importation de stupéfiants en bande organisée, association de malfaiteurs et direction d’un groupement en vue de l’importation et du trafic de stupéfiants et blanchiment».
Le 20 mars 2013, une opération de l’agence anti-drogue dominicaine, agissant après des mois d’enquête et de surveillance suite à des renseignements livrés par des agences étrangères, avait abouti à l’arrestation de 35 personnes et la saisie de 700 kilos de cocaïne, en partance pour la France à bord d’un jet, un Falcon 50.
Parmi les personnes interpellées, figuraient quatre Français, dont deux pilotes, à bord de l’avion contenant la drogue et devant décoller de Punta Cana à destination de la France.
Immatriculé au nom du lunettier français Alain Afflelou, l’avion avait été affrété par la société de M. Dreyfus, basée à l’aéroport de Lyon-Bron (Rhône).
Placés en détention provisoire en République dominicaine, les quatre Français ont été relâchés en juin 2014 mais interdits de quitter le territoire en attendant leur procès.
Par AFP | Publié le 28/08/2014 à 21:38 source: http://www.ledauphine.com/france-monde/2014/08/28/air-cocaine-le-dirigeant-de-la-compagnie-de-transport-remis-en-liberte
En attendant le procès prévu en septembre en République dominicaine, l’enquête française sur les 700 kg de coke saisis l’an dernier dans le jet d’Alain Afflelou est confiée aux gendarmes.
Le volet français de l’enquête Air Cocaïne change de mains. La juge Christine Saunier-Ruellan, de la Jirs (Juridiction interrégionale spécialisée)de Marseille, vient en effet de dessaisir les policiers de l’Office des stups au profit des gendarmes de la section de recherches de Paris. Pourquoi? « Je ne suis pas habilitée à vous répondre et Mme Saunier-Ruellan n’est pas disponible », répond sa greffière au JDD.
Rappel des faits. Le 20 mars 2013, un Falcon 50 appartenant à Alain Afflelou est intercepté alors qu’il s’apprêtait à décoller de l’aéroport de Punta Cana, en République dominicaine. À son bord, quatre Français et 680 kg de cocaïne répartis dans 26 valises.
Dans la foulée, une quarantaine de fonctionnaires locaux sont arrêtés pour complicité.
Il est question d’agents infiltrés. La DEA (Drug Enforcement Administration, le service antidrogue américain) est d’ailleurs dans le coup.
La cocaïne voyageait dans le jet d’Alain Afflelou
Quatre Français avaient été arrêtés à bord d’un Falcon qui s’apprêtait à quitter la République dominicaine. À son bord, 680 kg de cocaïne.
La saisie, à Punta Cana (République dominicaine), du Falcon 50 immatriculé F-GXMC bourré de cocaïne n’a pas fait rire Alain Afflelou. « Cet avion nous appartient en leasing, reconnaît-on dans l’entourage du grand patron français. Nous en avons confié la gestion à une société lyonnaise, la SN Trans Hélicoptère Services, qui vend des heures de vol à des gens qu’on ne connaît pas quand nous ne l’utilisons pas. Nous leur avons demandé des explications, en vain pour l’instant. Et nous avons mandaté notre avocat Me Temine pour nous porter partie civile dans cette affaire… »