DOUANE FRANÇAISE (DNRED – SNDJ – SARC): résultats français de l’opération internationale « PANGEA X  » qui s’est déroulée du 12 au 19 septembre 2017 dans une centaine de pays

En France, l’opération PANGEA X a associé les services de police, de gendarmerie, la douane ainsi que les autorités de régulation et de contrôle compétentes en matière de médicaments et de santé publique (OCLAESP[1] , DNRED[2] , SNDJ[3] , ANSM[4] , DCPJ[5] /OCLCTIC[6] , DGGN/SCRC-C3N[7] ), avec le concours d’une partie des acteurs privés de l’Internet.

Le dispositif national de contrôle douanier a mobilisé la totalité des directions régionales des douanes, la douane judiciaire (SNDJ), la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), ainsi que le service national de ciblage douanier (SARC) chargé du ciblage d’expéditeurs et de dénominations commerciales à risque en matière de produits de santé.

L’opération internationale « PANGEA X  » s’est déroulée du 12 au 19 septembre 2017 dans une centaine de pays.

Elle a donné lieu à un grand nombre d’arrestations et de constatations dans le monde entier, ainsi qu’à la saisie de milliers de médicaments potentiellement dangereux.

En France, l’opération a permis la saisie de plus de 433 000 produits de santé illicites et 1,4 tonne de produits de santé en vrac.

Plus de 70 % des produits saisis proviennent d’Asie (principalement d’Inde et de Singapour).

La majorité de ces produits est constituée de médicaments dépourvus d’autorisation de mise sur le marché, de médicaments détournés de leur usage et utilisés comme stupéfiants, de produits dopants (stéroïdes, hormones de croissance, etc.), de crèmes éclaircissantes pour la peau mais aussi de principes actifs pharmaceutiques en vrac.

Le Service Commun des Laboratoires du ministère des finances a effectué près de 130 analyses scientifiques concernant, entre autres, des produits dopants (dans 22 % des cas), des médicaments érectiles (14 % des cas), des psychotropes et stupéfiants (13 % des cas) et des médicaments variés (26 % des cas).

Au total, 185 sites internet illégaux de vente de faux médicaments ont été identifiés au cours de l’opération :

174 sites internet illégaux ont été identifiés par la douane.
27 enquêtes, portant principalement sur des médicaments (notamment érectiles), des produits en vrac (sous forme de poudre ou comprimés) et des produits dopants, ont été ouvertes.

11 sites internet illégaux de vente de médicaments identifiés par l’OCLAESP et le SCRC/C3N ont fait l’objet de procédures judiciaires.

Ces mêmes sites ont également fait l’objet d’un signalement aux autorités étrangères. Les infractions principalement visées sont d’une part l’exercice illégal de la profession de pharmacien mais également l’offre, la cession et la vente de substance ou plante inscrite en liste I et II ou classée comme psychotrope (ou vénéneuses) sur un réseau de télécommunication destiné à un public indéterminé.

PANGEA est la plus vaste opération de ce type menée sur Internet. Elle est coordonnée par Interpol, l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), le Permanent Frum on International Pharmaceutical Crime (PFIPC), le Head of Medecine Agencies Working Group of Enforcement Officers (HMA/WGEO) et appuyée par les industriels du médicament.

En France, l’opération PANGEA X a associé les services de police, de gendarmerie, la douane ainsi que les autorités de régulation et de contrôle compétentes en matière de médicaments et de santé publique (OCLAESP[1] , DNRED[2] , SNDJ[3] , ANSM[4] , DCPJ[5] /OCLCTIC[6] , DGGN/SCRC-C3N[7] ), avec le concours d’une partie des acteurs privés de l’Internet.
Parmi les médicaments illicites, l’opération PANGEA X s’est axée sur le Fentanyl et ses dérivés
Dans un contexte international de recrudescence du trafic et de la consommation récréative de fentanyloïdes depuis environ cinq ans et d’apparition en France depuis début 2015 de cas de décès qui leur sont imputables, 16 nouveaux dérivés du fentanyl ont été inscrits le 8 septembre 2017 sur la liste des stupéfiants (arrêté du 5 septembre 2017 du Directeur général de la santé pris sur proposition de l’ANSM). La réglementation applicable aux stupéfiants permet en effet aux autorités de lutter plus efficacement contre leur trafic.

L’ANSM rappelle que ces produits présentent un risque grave pour la santé publique, compte tenu de leur potentiel d’abus et de dépendance et du risque d’overdose mortelle.

Les médicaments et les produits médicaux falsifiés constituent un réel danger pour la santé des consommateurs. La mise en vente de produits de santé sur Internet est réglementée. Seul le circuit des pharmacies d’officine et de leurs sites autorisés pour la vente en ligne de médicaments, régulièrement contrôlé par les autorités sanitaires, apporte des garanties sur la qualité, l’efficacité et la sécurité des médicaments achetés. À cet effet, le site du Conseil de l’Ordre National des Pharmaciens donne de précieux conseils

L’ANSM rappelle qu’en achetant des médicaments sur internet en dehors des circuits légaux, les consommateurs s’exposent à utiliser des produits dont la qualité n’est pas assurée, dont les conditions de transport ne sont pas garanties et dont le bénéfice/risque n’a pas été évalué.

[1] Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique
[2] Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières
[3] Service national de douane judiciaire
[4] Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
[5] Direction centrale de la police judiciaire
[6] Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication
[7] Service central du renseignement criminel / centre de lutte contre les criminalités numériques

Contact presse

  • Douane – Service de presse: 01 57 53 42 11

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SNDJ: les mauvaises affaires de Karim Benzema

benzemaKarim Benzema est à nouveau rattrapé par son entourage. Le nom du footballeur français apparaît dans une affaire qui pourrait s’avérer bien plus explosive que celle de la «sextape». Une information judiciaire a été ouverte le 17 septembre 2015 par le parquet de Paris pour «blanchiment en bande organisée» et «blanchiment de trafic de stupéfiants», enquête confiée au juge du pôle financier Renaud Van Ruymbeke. Selon nos informations, Karim Benzema a été entendu comme témoin dans ce dossier il y a deux mois, en toute discrétion. «Karim s’est fait avoir, indique-t-on dans son entourage. Il a perdu beaucoup d’argent dans cette histoire». «Avoir» jusqu’à quel point ? Si le juge Van Ruymbeke semble à ce stade écarter une responsabilité directe du footballeur, l’affaire n’en est pas moins embarrassante et pourrait expliquer la sortie récente de Manuel Valls, affirmant que les conditions n’étaient pas réunies pour un retour de l’attaquant du Real Madrid en équipe de France. Sollicité, l’avocat de Karim Benzema, Alain Jakubowicz, refuse de commenter.

Tout commence à l’été 2015 par une banale affaire de trafic de stups, sur laquelle enquête le Service national de douanes judiciaires (SNDJ). Plusieurs trafiquants sont placés sur écoute, un grand classique dans ce type de dossiers. Sauf que cette fois, les conversations des suspects branchés mènent les douaniers directement à Karim Benzema et à son entourage. Dans le jargon, on parle d’«écoutes incidentes».

LIRE sur:

http://www.liberation.fr/sports/2016/03/17/les-mauvaises-affaires-de-karim-benzema_1440395?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

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FRANCE (SNDJ – Service national de douane judiciaire): Arnaud Mimran, mis en examen et écroué pour escroquerie dans un dossier de fraude à la taxe carbone,

Un golden boy amateur de P.Diddy et de poker arrêté pour escroquerie

Mis en examen et écroué pour escroquerie dans un dossier de fraude à la taxe carbone, Arnaud Mimran apparaît également en marge de trois dossiers d’assassinat.

Il était jusque-là passé entre les mailles du filet au point que certains évoquaient de possibles protections policières. Finalement rattrapé par un dossier de fraude à la taxe carbone de la fin des années 2000, Arnaud Mimran a été arrêté le 20 janvier à Paris par les enquêteurs du Service national de douane judiciaire (SNDJ). Mis en examen pour escroquerie, blanchiment et recel d’escroquerie en bande organisée par le juge Guillaume Daieff, le golden boy de 43 ans a été placé en détention provisoire.

Broker de profession, Mimran est une figure de ce que les policiers spécialisés appellent le « milieu affairiste franco-israélien » qui regroupe quelques dizaines d' »escrocs professionnels ». Autodidactes ou fils de famille, ils se sont considérablement enrichis en multipliant les magouilles financières (arnaques à la fausse régie publicitaire, carrousel de TVA dans la téléphonie, escroqueries aux faux ordres de virement) dont la plus rémunératrice de toutes, la fraude à la TVA sur les transactions de quotas d’émission de CO2 : entre 1 et 2 milliards d’euros de manque à gagner pour l’État!

Arnaud Mimran n’est pas le fils du milliardaire Jean-Claude Mimran, mais celui de Jacques, très prospère ponte de l’immobilier parisien. Gendre du milliardaire Claude Dray, il était devenu depuis quelques années un habitué des pages people des magazines italiens du fait de sa liaison avec le top-modèle Claudia Galanti. « Mon client est présumé innocent, insiste son avocat Olivier Schnerb. Il assure ne pas être au courant des montages qu’on lui reproche ».

P.Diddy et Pharell Williams pour la bar-Mitsva de son fils

Le rapport de synthèse du SNDJ daté du 22 janvier, que le JDD a pu consulter, est moins catégorique. Il s’appuie notamment sur le retour de commissions rogatoires lancées aux États-Unis et donne un aperçu spectaculaire du train de vie de l’intéressé. Pour un contribuable qui déclare environ 45.000 euros de revenus annuels entre 2010 et 2012, le rapport des douanes se plaît à souligner la taille de son appartement du 16e – « 400 m² sur deux niveaux avec une piscine intérieure » – ; la présence « bien entendu payante » d’un casting de rêve (le rappeur P.Diddy, le mannequin Bar Refaeli ou la star planétaire Pharell Williams) pour la bar-mitsva de son fils en novembre 2012 ; ou encore son goût prononcé pour le poker – plus de 3 millions d’euros engagés dans des casinos américains entre décembre 2009 et janvier 2012…

Côté finances, le rapport cite notamment l’audition de Jérémy Grinholz réalisée en Israël en mai dernier. Présenté comme le bras droit de Samy Souied – associé présumé de Mimran – chargé d’exécuter les virements bancaires de plusieurs sociétés impliquées dans le carrousel, Grinholz « a précisé que l’arrivée de Mimran en tant que « financier » dans la structure de fraude avait permis de faire exploser sa rentabilité ». Toujours selon Grinholz, Arnaud Mimran aurait investi au total « 10 millions d’euros dans la structure « via un montage compliqué impliquant un compte aux USA » avec un retour sur investissement de 20 millions ».

Mais Arnaud Mimran n’intéresse pas seulement les juges du pôle national financier, où est regroupée depuis près d’un an la vingtaine de dossiers liés à la fraude au CO2. Son nom revient avec insistance dans plusieurs dossiers d’assassinats à commencer par celui de Samy Souied en septembre 2010 abattu Porte Maillot en présence de Mimran, une des rares personnes à être au courant de son passage express à Paris. Selon le rapport des douanes, Souied aurait confié à Arnaud Mimran à l’été 2010 entre 20 et 50 millions d’euros en cash dans le but de réaliser un investissement boursier. « Cet investissement n’aurait finalement pas eu lieu et, incapable de rembourser Souied, Mimran l’aurait fait assassiner. Les investigations réalisées dans la présente procédure, nuance ce même rapport des douanes, ne sont pas à ce jour suffisantes pour confirmer ou infirmer cette thèse. »

Un crime digne du « Mystère de la chambre jaune »

Le nom d’Arnaud Mimran est également apparu dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du richissime homme d’affaires Claude Dray, son ex-beau-père, en octobre 2011. Un crime digne du Mystère de la chambre jaune puisque aucune trace d’effraction n’a été relevée dans l’hôtel particulier de Neuilly. Enfin, un litige financier opposait Mimran à Cyril Mouly, connu pour ses performances au poker, quand le garde du corps de ce dernier a été mortellement poignardé par deux inconnus une nuit d’avril 2014. « Je fais confiance à l’institution judiciaire, » confie hier au JDD, Me David-Olivier Kaminski.L’avocat de la famille Mouly, dont un membre est également accusé d’escroquerie dans le même dossier qu’Arnaud Mimran, s’est par ailleurs refusé à tout commentaire sur l’incarcération d’Arnaud Mimran.

source:http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Un-golden-boy-amateur-de-Puff-Diddy-et-de-poker-arrete-pour-escroquerie-dans-une-dossier-de-fraude-a-la-taxe-carbonne-717012

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