La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, souhaite un développement du travail alternatif payé à la journée (Tapaj), qui vise à éviter à des jeunes de tomber dans le trafic.C’est un dispositif encore méconnu. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, souhaite une montée en puissance du travail alternatif payé à la journée (Tapaj) comme « un programme d’insertion global » au profit de certains jeunes risquant de tomber dans « la délinquance ».
« En complément de la lutte contre les réseaux, il s’agit de proposer un contre-modèle aux plus jeunes qui, dans les cités, font le ‘‘chouf’’ et commettent des petits délits pour gagner de l’argent et espérer avoir un rôle dans la société », a expliqué Marlène Schiappa dans l’édition du Figaro parue lundi 12 octobre.
La ministre envisage la possibilité de proposer « des travaux très concrets, non qualifiés et sans engagement, indemnisés au jour le jour, avec un accompagnement social », comme des missions « d’urbanisme, de ramassage ou de nettoyage ».
« L’idée, c’est de compenser ce que les ‘‘petits frères’’ pourraient gagner en faisant quelques heures de ‘‘chouf’’ pour le compte de dealers », a souligné Marlène Schiappa. Un argument qui ne convainc pas Grégory Joron, secrétaire général délégué du syndicat Unité SGP Police Force ouvrière. Le fait de guetter l’arrivée des forces de l’ordre pendant les opérations de trafic est rémunéré « 150 à 200 € par jour », a indiqué le syndicaliste sur LCI.
Le travail alternatif payé à la journée « donne » à ses bénéficiaires « le goût du travail, le goût de l’effort », argue la ministre. « De nouvelles expérimentations menées à bas bruit marchent très bien. Nous voulons les étendre à 60 nouveaux quartiers d’ici à 2022 », a précisé Marlène Schiappa. Interrogé sur ses intentions, son cabinet n’a pas répondu à Dossier Familial.
