FRANCE (Hérault): ils avaient torturé le passeur de cocaïne

 
Les deux individus originaires de la région toulousaine ont été mis en examen vendredi soir à Béziers.

MICHAEL ESDOURRUBAILH

Deux Toulousains arrêtés et écroués pour des faits datant de juillet 2015 à Pézenas.

Deux individus originaires de la région toulousaine ont été mis en examen, vendredi soir, à Béziers, dans une affaire remontant à l’été dernier où s’entrechoquent une tentative de meurtre et des actes de tortures avec séquestration sur fond de trafic international de cocaïne.

L’histoire, rocambolesque et d’une rare violence, loin d’avoir révélé toute sa vérité, s’est déroulée le 14 juillet 2015, à Pézenas. Les gendarmes sont appelés par des témoins affolés parce que des coups de feu ont été entendus dans la rue, en fin de journée. Leurs investigations les mènent à un appartement où des traces de sang sont retrouvées et dans une rue où une balle de 9 mm a fait voler en éclats le pare-brise d’une voiture.

En fait, tout aurait démarré la veille, quand un Héraultais chargé de faire le lien dans un trafic de cocaïne entre le Brésil et Toulouse, a récupéré à l’aéroport un de ses passeurs payé 5 000 € pour acheminer la poudre blanche. Mais les destinataires de la coke, issus du milieu toulousain, n’ont pas été satisfaits de la quantité livrée et ont soupçonné une arnaque.

Dents arrachées, coups de couteau

La “mule” aurait été attirée par l’Héraultais dans l’appartement de Pézenas où deux Toulousains l’attendaient. Ils lui ont réservé un sort terrible, lui arrachant des dents avec des pinces, lui infligeant des décharges électriques et le lacérant de plusieurs coups de couteau (Midi Libre du 16 juillet 2015). Mais la victime a été sauvée par trois individus encagoulés qui ont fracassé la porte d’entrée en criant “gendarmerie”, provoquant la fuite des Toulousains. Il y a ensuite eu une course-poursuite avec des coups de feu dans la rue…

Le trio a-t-il juste voulu secourir une connaissance bien mal en point ? Ou, comme le pensent des enquêteurs, ils voulaient récupérer les 5 000 € ou de la drogue en étant de mèche ou pas avec le torturé ? Les trois individus ont été incarcérés en juillet 2015. Les deux Toulousains, trahis par l’ADN et une carte d’identité oubliée (!), ont été interpellés mercredi par les gendarmes de la section de recherches de Montpellier, épaulés par le GIGN et des gendarmes mobiles. Âgés de 37 et 38 ans – l’un est déjà mouillé dans des vols avec violence de stupéfiants – ils ont eux aussi rejoint la prison.

http://www.midilibre.fr/2016/03/19/ils-avaient-torture-le-passeur-de-cocaine,1302890.php

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FRANCE (Fos-sur-Mer): quatre dockers arrêtés pour trafic international de cocaïne

Chaque année, ce réseau revendait 500 kilos de cocaïne, soit une valeur de 75 millions d’euros. 17 personnes ont été arrêtées dont quatre dockers de Fos-sur-Mer.

La drogue venait d’Amérique latine, elle arrivait par bateau à Fos-sur-Mer et par avion à Orly. 101 kgs ont été saisis à Orly mardi.

  • Olivia Malongo avec AFP
  • Publié le 16/01/2015 | 18:23
La drogue arrivait par bateau à Fos-sur-Mer. © GERARD JULIEN/ AFP
© GERARD JULIEN/ AFP La drogue arrivait par bateau à Fos-sur-Mer.
Les gendarmes de Paca et de Paris ont démantelé un important réseau de trafic de cocaïne qui importait par voies maritime et aérienne environ 500 kg de cocaïne par an, selon les estimations des enquêteurs. L’enquête a abouti mardi à la saisie de 101 kg de cocaïne d’une « valeur de revente d’environ 15 millions d’euros » : 96 kg dans les bagages de trois « mules » à Orly en provenance de Martinique, et 5 kg lors démantèlement d’un laboratoire de coupe
dans le 13e arrondissement de Paris, ont précisé le procureur de la République de Marseille Brice Robin et le commandant de la région de gendarmerie Provence-Alpes-Côte d’Azur, le général David Galthié.

Les deux têtes pensantes arrêtées

« En même temps, 17 personnes ont été interpellées, dont les 2 têtes pensantes du trafic », « l’un dans les Bouches-du-Rhône et l’autre en région parisienne« , a précisé M. Robin. « L’originalité de ce dossier », c’est l’importation de la drogue « par deux vecteurs, l’un maritime, l’autre aérien« , a expliqué M. Robin. Le trafic se déroulait entre l’Amérique Latine et la Métropole, par avion et par voie maritime : « quatre dockers du port de Fos-sur-Mer » figurent parmi les interpellés. Ils avaient accès « aux listings de bateaux, au positionnement à quai, à la liste des conteneurs« .

Trafic aérien et maritime

D’après les enquêteurs,

il y avait vraisemblablement eu, durant l’année 2014, 3 livraisons par voies maritimes et une par voie aérienne »

soit un trafic d’environ 500 kg de cocaïne, a souligné le procureur. « 100 kg une fois coupés donne 250 kg » vendu 60 euros le gramme, a précisé le patron de la SR de Marseille, le colonel Sylvain Noyau. Les gendarmes parisiens ont découvert, dans le laboratoire parisien, outre les 5 kg de drogue, 3 kg de produit de coupe, deux presses hydrauliques, deux machines de conditionnement, deux compteuses à billets et trois gilets par balles. Lors d’autres perquisitions dans le sud-est, trois armes de poing, un pistolet « scorpio » et 17.000 euros en liquide ont été récupérés.

Une enquête débutée en avril 2013

Quatre personnes ont déjà été présentées au juge et mis en examen et deux écroués. Pour les 13 autres, qui doivent être présentées vendredi et samedi, le parquet a requis le placement en détention. Quatre suspects sont « en état de récidive légale », a précisé M. Robin. L’enquête, menée depuis avril 2013 par un magistrat de Tarascon et les gendarmes d’Arles, a, à partir d’avril, été confiée à la juridiction. interrégionale spécialisée de Marseille (JIRS, spécialisée
dans le crime organisée) et les sections de Recherche de Marseille et de Paris en raison de l’ampleur du trafic.

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