MARTINIQUE (TGI): trafic de cocaïne dans la zone de fret jugé par le tribunal correctionnel de Fort-de-France

H.Br Mercredi 18 mars 2015

Trois personnes dont des employés de sociétés d’import/export ont été jugées par le tribunal correctionnel de Fort-de-France.

Elles étaient poursuivies pour trafic de drogue.

 

L’affaire démarre le 24 octobre 2013. Ce jour-là, des membres d’une société de transport découvrent un colis suspect dans l’un des conteneurs en partance pour la métropole. Ce colis destiné à unhabitant deBrétigny sur Orge (Essonne) ne semble pas suivre le circuit classique. À l’intérieur du paquet, les enquêteurs vont retrouver près de 3 kilos de cocaïne (2,740 kg). Les investigations vont remonter jusqu’àStéphane A., employé à la société de fret. Ce dernier, licencié par son employeur depuis les faits, reconnaît avoir déposé le paquet dans le conteneur. Une mission qu’il aurait acceptée à la demande de Robert L., salarié d’une autre société de l’aérogare defrêt. Cet autre protagoniste du dossier dit qu’à l’époque, il rencontrait des difficultés financières. Un individu qu’il ne connaît pas lui aurait proposé 10 000 euros pour faire partir le colis vers la métropole. L’analyse du colis va permettre de retrouver les empreintes deKévin B, à l’intérieur du paquet. Un jeune de 28 ans déjà connu des services. Si les deux employés reconnaissent leur implication dans les faits, Kévin B. nie farouchement les accusations qui pèsent contre lui.

S’adressant à Robert L., le président du tribunal déclare : « Toutes les personnes en Martinique qui ont des soucis financiers ne font pas comme vous. »
Le magistrat rappelle que Stéphane A. roulait en Porsche Cayenne. Il constate également que Kévin B, qui touche le RSA, vient en Martinique au moins deux fois par an. « Je ne fréquente pas les femmes qui n’ont pas d’argent » , va-t-il déclarer durant l’instruction pour expliquer son train de vie. Il dit utiliser les femmes, entre autres, pour s’acheter des vêtements de marque. Des déclarations qui ne semblent avoir que peu d’impact sur le tribunal. Il faut dire que lors de son interpellation il était en possession de 1990 euros dans sa sacoche. Pour justifier la présence de ses empreintes sur le colis, là encore, il livre au tribunal une version assez pittoresque.
DES FAIBLESSES DANS LE DOSSIER ?
Dans ses réquisitions, le ministère public ironise sur les déclarations de Kévin B. En fait, ce dernier affirme avoir touché au colis chez un individu à Godissard qui a des armes et plusieurs paquets de cocaïne. Mais dont il va taire le nom par peur de représailles. À 4 euros le gramme, le magistrat estime que ce trafic était bien lucratif pour les protagonistes. Pour le ministère public, Kévin B est le personnage principal de cette affaire. Il soutient que son casier judiciaire est un élément à charge. Il réclame 2 ans de prison ferme pour ce prévenu et 1 an de prison avec sursis pour Stéphane A. et Robert L.
En défense, Me Célénice, l’avocat du prévenu qui a déposé le colis de drogue dans le conteneur, dit que les faits sont reconnus par son client. Il précise que la Porsche Cayenne a 9 ans d’âge et qu’elle a été achetée d’occasion. « Il ne faut pas s’arrêter sur ce véhicule, il a fait le choix d’investir plus sur la voiture que sur son habitation » . Il réclame la clémence du tribunal pour Stéphane A.
De son côté, l’avocate de Kévin B., va s’atteler à démontrer les faiblesses de ce dossier. « C’est une enquête inachevée. Vous êtes garant d’une bonne justice. Toutes les pistes n’ont pas été fouillées » tonne l’avocate. Elle considère que des empreintes sur un papier de plastique ne sont pas suffisantes pour faire condamner son client. Finalement Stéphane A. écope de 12 mois de prison avec sursis, 15 mois avec sursis pour Robert L. et 18 mois de prison ferme pour Kévin B., considéré comme le personnage principal de cette affaire.
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FRANCE (Mulhouse): six condamnations pour trafic d’héroïne et de cocaïne

Le tribunal correctionnel de Mulhouse s’est penché hier sur un trafic portant sur huit kilos d’héroïne et de cocaïne, ce qui représente une valeur de l’ordre de 130 000 €. Les peines prononcées vont jusqu’à cinq ans de prison ferme.

Une cinquantaine de clients identifiés, dont une trentaine de clients réguliers ; une quantité totale écoulée estimée à 8,2 kilos d’héroïne et de cocaïne, soit une valeur à la revente de quelque 130 000 €. Tout ça sur une période de sept mois, entre septembre 2013 et avril 2014, à Mulhouse.

Voilà les contours du dossier de stupéfiants qui a occupé, hier, toute la matinée du tribunal correctionnel de Mulhouse.

C’est dans le cadre d’investigations portant sur un trafic colmarien que l’un des six protagonistes jugés hier a été repéré. « Il est apparu qu’un réseau mulhousien fonctionnait de façon autonome et une enquête spécifique a été menée à Mulhouse, avec, notamment, de nombreuses écoutes téléphoniques » , explique Bernard Gastinger, le président. Deux appartements servaient de lieux de stockage, préparation et conditionnement des produits : l’un rue des Œillets, l’autre rue Dreyfus. Plus de deux kilos de produits de coupe, 300 grammes d’héroïne, près de 6000 € et accessoirement un revolver y ont été retrouvés.

Les « petites mains »

Deux des six prévenus sont présentés comme des vendeurs, « les petites mains » , formule la vice-procureure Ariane Combarel : Agim Kusha, surnommé « Tony », et Vangjush Vjeshta, alias « Denis ». Ces deux Albanais de 23 ans utilisaient un même téléphone et, sur rendez-vous, ils allaient livrer les clients, généralement par cinq grammes (facturés 80 €), dans l’un de ces trois endroits mulhousiens : un parking de la rue des Orfèvres ; les abords d’un commerce de la rue de Strasbourg ou l’immeuble de Jessica (*), une Mulhousienne de 32 ans, toxicomane, elle aussi jugée hier. Ariane Combarel requiert à leur encontre quatre ans de prison ferme et cinq ans d’interdiction du territoire français. « C’est excessivement lourd » , proteste l’avocat du duo, Me Roland Moeglen, mettant en avant le jeune âge de ses clients, leur absence d’antécédents judiciaires, leur reconnaissance des faits et la durée limitée du trafic.

Les « facilitateurs »

En dessous de « Tony » et « Denis », dans la hiérarchie de ce dossier, il y a Jessica et Emmanuel (*), un Mulhousien de 39 ans, toxicomane depuis l’âge de 15 ans. « Ils ont été des facilitateurs de trafic » , dit la représentante du parquet, qui requiert contre eux 18 mois de prison, dont 12 assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve (SME). Jessica se voit surtout reprocher d’avoir accueilli ….

LIRE: http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2015/01/06/trafic-d-heroine-et-de-cocaine-a-mulhouse-six-condamnations

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Poker truqué et cocaïne: 8 ans de prison pour un restaurateur de Beausoleil

tgi-niceDevant le tribunal correctionnel de Nice, Joseph Fédélé, 54 ans, a reconnu mercredi la détention de 5 kg de cocaïne et l’organisation dans son établissement de parties de poker truquées.

Patron jusqu’en octobre 2012 de « L’Ardoise », restaurant à Beausoleil, Joseph Fédélé, 54 ans, est incarcéré depuis cette date.

>> RELIRE. Coke et vidéo-tricherie dans un restaurant de Beausoleil

Vêtu d’une veste crème, ce moustachu aux cheveux en brosse poivre et sel, comparaît devant le tribunal correctionnel de Nice pour trafic de drogue et organisation dans son établissement de jeux clandestins.

Il reconnaît les parties de poker truquées à l’aide d’un système vidéo.

Dans la cave, un complice visionnait les images puis transmettait au restaurateur équipé d’oreillettes des informations sur les cartes…..
lire:http://www.nicematin.com/beausoleil/poker-truque-et-cocaine-8-ans-de-prison-pour-un-restaurateur-de-beausoleil.1845400.html

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