FRANCE 🇫🇷 (DGDDI): ambiance assurée, la DNRED invente le monologue social

Le dialogue social à la DNRED vient de prendre une nouvelle tournure. En effet, le Directeur a choisi de passer en force afin de mettre en place la création de la DT.
Une bien curieuse conception du dialogue dans la période n’est-ce pas ?

Pour rappel, les organisations syndicales de la DNRED avaient décidé, par respect pour l’ensemble de la communauté douanière, de boycotter les instances paritaires de la DNRED pendant la période de négociations entre DG et les OS nationales.

Le Directeur a choisi de re-convoquer le comité technique le 25 mars et non le 29,30 ou 31 mars (ce qui lui permettait de rester dans le délai légal de re-convocation de 15 jours) en raison d’un déplacement aux Antilles…

C’est une première à la DNRED qui en dit long sur la conception du dialogue social du Directeur et de la considération qu’il a pour l’ensemble des douaniers.

Depuis plusieurs années, notre Direction a bien changé et la grande majorité d’entre nous a bien du mal à s’y retrouver pour un certain nombre de raisons :

 Le décalage profond entre la vision « centrale de renseignement » de notre Direction et la réalité de nos métiers douaniers ( nous pensons que la mission principale de la DNRED reste la constatation d’infractions douanières, le recueil de renseignement n’étant qu’un moyen d’y parvenir).

 Création de nouvelles structures au détriment des structures existantes (la création de la DT avec l’abondement par des effectifs d’autres services en étant l’exemple le plus criant).

 Mise en place de process toujours plus lourds, calqués sur les autres centrales de renseignement, au détriment de notre réactivité.

 Recrutement d’un nombre important de cadres supérieurs hors douane au détriment d’emplois de terrain.

 Absence de perspectives de carrières à la DNRED (quasiment plus de poste en LA, impossibilité pour les Inspecteurs de dérouler une carrière dans les services centraux, à la DRD et à la DED etc..)

 Échec du nouveau processus de recrutement à la DOD.

 Manque de lisibilité des mutations.

 Contraintes et risques liés à l’IGI 1300 qui apparaissent disproportionnés au regard de la nature des renseignements recueillis par les agents de la DNRED.

Depuis de nombreuses années, notre organisation a porté toutes ces questions devant notre Direction.

Nous constatons aujourd’hui que toutes ces questions rencontrent peu d’échos et que la priorité de notre Directeur reste la transformation de notre Direction pour se calquer sur les autres centrales de renseignement, sans prendre en compte notre spécificité douanière.

Nous ne pouvons que déplorer cet état de fait .

Le communiqué des organisations syndicales de la Douane française

2022 : LA DNRED INVENTE LE « MONOLOGUE SOCIAL »


(Très) Mauvaise séquence pour l’ambiance à la DNRED …
Notre directeur vient de nous faire un joli passage en force à l’occasion de la
reconvocation d’un Comité Technique DNRED, alors que la situation demeure très
fragile à la DGDDI. Et ce, le jour même où les organisations syndicales nationales
étaient en réunion avec la Direction Générale. Petite précision qui vous a peut être
échappé : cette reconvocation pouvait parfaitement intervenir jusqu’au 1er avril, et
l’intersyndicale de la DNRED en avait demandé la tenue à partir du 30 mars, une fois le
cycle des concertations nationales terminées.
Attention : on pourrait lire, dans cette affaire, deux messages dont l’un n’exclut pas
automatiquement l’autre :
– « je passe mes trucs (et, accessoirement, je vous emm….) »
et/ou
– la DNRED n’est plus du tout dans le même système stellaire que la Douane …
Florian COLAS, qui nous avait habitués à plus d’égards, semble avoir été motivé par deux
éléments :
1° son propre emploi de temps et un voyage -professionnel ! – … aux Antilles cette
semaine (on n’échange pas un CT contre un méchoui)
2° le fait d’aller vite dans les grands travaux qu’il a initiés.

Sur le premier point, nous sommes clairement conscients que c’est important qu’il aille
à la rencontre des services et qu’il a un planning pour le moins chargé. Mais nous
avons nous aussi un calendrier et nos activités ne se limitent pas à avoir piscine (ou
danse classique selon votre inclinaison …) ou dialogue social quand le Grand Chef
daigne nous consacrer un petit créneau.
Par ailleurs, bâtir un dialogue social le plus dense possible n’est pas non plus un sujet
résolument annexe et dérisoire.
S’agissant du second, c’est encore plus un débat de fond : aller vite, oui. Mais vers
quoi ?!?
Au vu de quelques éléments, il semble qu’on ait un risque de fiasco potentiellement
retentissant, qui pourrait donner à un certain nombre d’agents l’envie de partir en
courant, s’ils le peuvent (à priori, c’est déjà le cas …)
Mais, après tout, dans l’administration de 2022, on s’en fout, car, le temps qu’on se
rende compte que les choses ne se sont pas améliorées, voire même qu’on aura
régressé en termes de souplesse et de pragmatisme, toutes nos « élites » de passage
auront pris la tangente pour aller sous d’autres cieux (surtout quand on n’est pas issu de la DGDDI et que l’on peut aisément aller « rebondir » ailleurs …)

Et, personne ne sera comptable de cette évolution ratée, avec laquelle la structure et les agents devront se débattre .
Comme d’habitude, serait-on tenté d’ajouter ?

Quoi qu’il en soit, la combinaison des deux motifs précités laisse un peu l’impression
d’un encadrement décomplexé, sûr de lui, ayant un peu de mal avec le débat et qui, au
final, semble assez faire écho à l’air du temps.

D’aucuns pourraient même parler de morgue … Preuve en est ce compte rendu de séance qui vous a été transmis à peine deux heures après le début virtuel de la réunion (alors qu’il prend des semaines d’habitude) et auquel on a ajouté, pour faire vivant, des « questions diverses » qui, bien entendu, ne figuraient pas à l’ordre du jour. Hilarant !
Sur le sujet « Direction Technique et évolution de la DNRED », le consensus raisonnable
dégagé en décembre dernier a eu une durée de vie qui n’a même pas atteint 4 mois !
Voilà un pari sur l’avenir bien osé, voire présomptueux …
Juste une petite mise en garde préventive : en cas de plantage, il ne faudra pas tenter
de jouer la carte « c’est la faute aux agents, qui sont mal embouchés, voire un peu c… s ». Comme ligne argumentaire, ce serait juste rigoureusement insupportable.
Plus globalement, voici donc le « terrible » Comité Technique de la DNRED ravalé au
rang d’instance de pacotille.
Franchement, nous espérions autre chose.
Nous avons toujours eu pour pratique un échange, parfois un peu vif certes, mais en
tout cas constructif, par attachement à cette fichue direction.
Ce n’est pas là que la question des seuls représentants syndicaux. En effet, nous
sommes habitués à être écoutés, un peu plus rarement entendus et quelquefois
manifestement pris pour des guignols.
Mais à travers nous, c’est à l’ensemble des agents que la direction vient d’adresser un
bien curieux message.


Or, pour autant que l’on sache, la DNRED n’est pas encore tout à fait une boite privée,
que le « board » remouture à sa sauce comme bon lui chante
.

C’est pourtant un peu ce qui nous pend au nez avec cette réécriture de l’arrêté de 2007 dont on devait débattre et qui, sous prétexte de « simplification » va laisser la porte ouverte à toute restructuration interne.
Partis de la sorte, une certaine « mansuétude » ou patience proverbiale pourrait ne
plus tout à fait être de mise. Or, les griefs et motifs de critique pourraient très bien se
multiplier.
Nous espérons donc une inflexion aussi nette que rapide, pour pouvoir continuer à
oeuvrer en confiance. Car, depuis vendredi dernier, ce n’est vraiment plus le cas.

« CFDT Douane » – « CGT Douanes » – « SOLIDAIRE Douanes » – « UNSA Douanes » –

« CGC Douanes » – « SND & SNCD – USD FO Douanes »

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FRANCE (Douane): la gestion catastrophique des DG Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille permet au narcotrafic maritime en Méditerranée de reprendre

ALERTE

UNSA Douanes

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Paris, le 25 avril 2018

Communiqué de presse

Le syndicat UNSA DOUANES souhaite tirer le «signal d’alarme» face à la situation dramatique que connaît la surveillance maritime douanière sur la façade méditerranéenne.
Il est incompréhensible de voir la vedette de NICE (DF33) partir prochainement en mission
extérieure sous l’égide de FRONTEX pour une durée de 1 mois alors même que le «navire amiral» de la flotte douanière le patrouilleur Jean- François Deniau est immobilisé vraisemblablement pour plusieurs mois suite à un incident, qu’une autre vedette termine actuellement sa mise en service opérationnel, et que plusieurs autres moyens connaissent problèmes techniques sur problèmes techniques.
le patrouilleur Jean- François Deniau

Pour le syndicat UNSA DOUANES cette situation catastrophique n’est que le résultat de la gestion « hazardeuse» de l’aéromaritime douanière de l’ancienne équipe dirigeante de la douane.

La situation que nous connaissons arrive au pire moment.

Le mois de mai est celui qui connait la plus forte fréquentation de navire en France dans le secteur sud-est. Ne plus avoir de surveillance douanière sur la côte d’azur est inconcevable.

Les pouvoirs douaniers sont bien spécifiques; aucune autre administration ne peut les mettre en œuvre.
Le syndicat UNSA DOUANES demande à ce qu’on remette en place des moyens maritimes
permettant d’effectuer nos missions douanières parallèlement à nos participations aux missions pour le compte de Frontex.

Contact presse:
Vincent THOMAZO
Secrétaire général UNSA DOUANES
UNSA DOUANES–6 rue Louise Weiss –Bâtiment Condorcet –Télédoc 322
75703 PARIS CEDEX 13
Local DG :01.57.53.29.26
Portables : 06.61.71.67.90 ou 06.14.48.16.17
Courriel :unsadouanes@gmail.com
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FRANCE (procès surréaliste cette semaine à Paris): Hélène Crocquevieille* de la DGDDI poursuit Vincent Thomazo de l’UNSA DOUANES pour diffamation

Procès surréaliste cette semaine à Paris.

Le secrétaire général du syndicat UNSA DOUANES était traduit en justice suite à une plainte pour diffamation de l’ancienne directrice générale, Hélène Crocquevieille*, exfiltrée depuis de la DGDDI pour diriger un corps d’inspection à Bercy….alors même que la DNRED se trouve toujours dans l’œil du cyclone judiciaire.

Les faits remontent au mois d’août 2015, et plus précisément à la tentative d’attentat terroriste dans le train Thalys Amsterdam-Paris en date du 21 août 2015.

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_du_train_Thalys_le_21_ao%C3%BBt_2015)

Le syndicat UNSA Douanes avait fait parvenir à cette occasion un courrier au Premier Ministre Manuel Valls le 26 août 2015  dénonçant l’absence annoncée du ministre de tutelle des douanes à la réunion qui devait se tenir le samedi 29 août à Paris (Les ministres européens de l’Intérieur et des Transports des pays frontaliers à la France devaient se rencontrer à Paris pour évoquer la sécurité dans les transports ferroviaires).

Dans ce courrier au Premier Ministre le syndicat UNSA DOUANES dénonçait

« Cette absence – qui prolonge le silence perpétuel de la direction générale des douanes sur son action concrète et sa compétence pour lutter contre le terrorisme et les grands trafics assurant son financement – était jusqu’à ce jour inadmissible ; elle est désormais coupable. »

Une polémique s’est alors installée entre le syndicat UNSA DOUANES et la direction générale des douanes sur la présence (ou pas) de la directrice générale à cette réunion ministérielle.

En réaction a un article mis en ligne le 31 août 2015 sur le site internet de la douane annonçant la participation de la directrice de la DGDDI à cette réunion, le syndicat UNSA DOUANES  a donc rédigé, le 1er septembre 2015, un tract au ton humoristique et moqueur, remettant en cause la réalité de l’information.


La Directrice Générale à la réunion les ministres de l’intérieur sur la sécurité dans les transporteurs frontaliers
C’est sous ce titre trompeur que nos bonimenteurs de la DG tentent de masquer leur incurie.
C’est vrai, là ou il y a de la gêne il n’y a pas de plaisir….mais là ils font fort.
Rappelez vous, il y a quelques jours nous avons lancé un «avis de recherche» pour tenter de savoir ou se trouvait notre Directrice générale. Nous allons devoir continuer à chercher car visiblement elle n’est pas sur la photo avec l’ensemble des participants à cette réunion du 29 août dernier.
Nous ne sommes plus à un mensonge près, mais tenter de nous faire croire que la Directrice générale a assisté à la réunion des Ministres de l’Intérieur sur la Sécurité dans les transports ferroviaires frontaliers, c’est un peu comme essayer de nous convaincre qu’il fait moins 30° au cœur du Sahara en pleine journée…
Alors en lisant la «dépêche» du BIC (Bureau Information et communication dirigé alors par Serge Pucetti ), on s’aperçoit qu’en réalité la douane a participé à une réunion interministérielle à Matignon préparatoire à la «vraie» réunion des Ministres…cette réunion ayant eu lieu le jeudi 27 août précédent.
Et, nul doute que les hiérarques de la rue des deux communes (siège de la DG de la Douane française) auraient pris connaissance du compte rendu par la presse si la veille le syndicat UNSA DOUANES n’avait pas envoyé un courrier au Premier Ministre Manuel Valls, dénonçant l’absence perpétuelle de l’administration des douanes.
Certes, nous ne sommes plus à une tromperie et une manipulation près, mais ces tentatives désespérées pour se justifier sont pathétiques. Ce matin c’est donc plus un sentiment de pitié que de colère qui nous anime…C’est en effet avec tristesse que nous voyons nos « dirigeants » se comporter comme de vulgaires petits escrocs
essayant de nous vendre une «tambouille» plus qu’indigeste.
La douane mérite mieux que çà, beaucoup mieux! Et nous, nous aimons la douane, alors nous ne supportons plus cette politique de destruction systématique de notre administration. Nous n’entendons pas être vos complices dans cette entreprise et nous continuerons à le dénoncer.

C’est ce tract qui vaut donc à Vincent Thomazo, le secrétaire général de l’UNSA DOUANES d’être renvoyé devant le Tribunal pour diffamation non publique.

Après avoir été renvoyée deux fois l’affaire était enfin discutée ce lundi 13 novembre 2017.

Surprenant que cette audience se déroule le jour de la date anniversaire des attentats (Bataclan) ayant coûtés la vie à deux jeunes douanières, mais la maladresse séculaire de la justice n’est plus à démontrer.

Cette audience s’est déroulée en l’absence remarquée de Madame Hélène Crocquevieille.  Si celle-ci avait été présente peut être aurait-elle apportée des éléments pour défendre sa thèse, démontrer la pertinence de sa démarche et peut-être répondre aux nombreuses questions que je souhaitais lui poser sur la gabegie dans l’affaire du renouvellement de la flotte des avions King Air entre autres (FRANCE (Direction générale de la Douane): au royaume de la voltige aérienne, les DG ne pourraient pas être « chef d’escadrille »).

La défense s’est attachée à démontrer le caractère non diffamatoire du tract mis en cause, d’autant que à différentes reprises, par voie de presse ( le Figaro du 5 septembre 2015, l’Express du 14 septembre 2016), le cabinet de Bernard Cazeneuve, alors Ministre de l’intérieur, a confirmé les propos du syndicat UNSA DOUANES.

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L’affaire a été mise en délibéré au 15 janvier 2018.

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*DOUANE FRANÇAISE: l’ex DG Hélène Crocquevielle est une facétieuse!

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