FRANCE 🇫🇷: l’interview de Gérard Fauré, le fournisseur en coke du Tout-Paris

Des histoires à dormir debout, de trafics de drogue, de braquages, de grand banditisme en lien avec les milieux politiques au pouvoir. Une rencontre avec un ancien parrain de la coke, Gérard Fauré, qui ne laisse pas indemne, entre horreurs et hallucinations.

On marche sur des œufs quand on interviewe de tels personnages… Dans son livre Dealer du Tout-Paris: Le fournisseur des stars parle, Gérard Fauré cite de nombreux noms. La plupart sont morts, d’autres très âgés, l’ancien parrain se délecte à raconter de nombreuses choses pas très ragoûtantes impliquant de hauts personnages.

On ne peut que le croire sur parole et il n’a pas forcément un discours très policé vis-à-vis de ses frasques antérieures et notamment la drogue. J’apprends par la même occasion que la «publicité» faite aux drogues est passible de 5 ans de prison et 75.000€ d’amende. Je vais donc y aller mollo…

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https://fr.sputniknews.com/france/201812071039217448-dealer-paris-cocaine-chirac-johnny-pasqua-drogues/

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PAYS BAS 🇳🇱 (Rotterdam): le conteneur d’avocats était lesté de 1.188 kilos de cocaïne

Après plus d’une semaine de suivi de ce qui semblait être une simple cargaison d’avocats, les agents de la police colombienne de lutte contre les stupéfiants et leurs collègues aux Pays-Bas ont réussi l’interception de ce conteneur chargé au port de Turbo, Antioquia, au cœur d’Urabá.

La coopération policière à parfaitement fonctionné, puisque le conteneur n’a été saisi qu’après son chargement sur un camion en Hollande.

Huit personnes ont été arrêtées.

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FRANCE 🇫🇷(Dax): entre les chips, 125 kg de cannabis découverts dans une camionnette par les douaniers

Le 29 novembre dernier, les douaniers dacquois étaient installés sur une route départementale. Ils décident de contrôler une camionnette blanche et interroge le conducteur, un ukrainien de 28 ans. Ce dernier explique qu’il transporte du matériel aéronautique entre l’Espagne et l’Allemagne. Pas forcément convaincus, les douaniers décident de fouiller le véhicule et ouvrent les premiers cartons : à l’intérieur des paquets de chips.

Une forte odeur d’ammoniaque

Mais quelque chose intrigue les douaniers de Dax. Les emballages, les sacs poubelles qui enrobent les paquets de chip, ont été arrosés d’ammoniaque, comme pour cacher une odeur. Ils poursuivent donc la fouille et tombent, entre les chips, sur 125 kg d’herbe de cannabis.

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https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/dax-entre-les-chips-125-kg-de-cannabis-decouverts-dans-une-camionnette-1544461811

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FRANCE (Limoges): les douaniers étaient à la gare

Il est 18 heures environ en gare des Bénédictins à Limoges. Ce jeudi soir, sur les quais, une équipe des douanes interpellent deux jeunes hommes de 18 et 22 ans.

Arrivés tout droit de Guyane, les deux voyageurs ne rentreront pas chez eux.

Dans les bagages du plus jeune, 4 ovules de 8 grammes de cocaïne sont retrouvés. Il avouera rapidement en avoir absorbé de nombreuse autres. Les deux hommes sont alors placés en garde à vue et l’enquête est confiée aux services de la police judiciaire de Limoges.

De la cocaïne pour Limoges

Pendant une journée, le Guyanais expulse une centaine d’ovules (800 grammes au total).

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FRANCE 🇫🇷 (Terrorisme): retour sur le SAC, qui fera aussi dans le narcotrafic

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ESPAGNE 🇪🇸 (terrorisme): retour sur le « GAL », qui termina dans le narcotrafic

L’Etat espagnol, récemment affranchi du franquisme, donne carte blanche aux services de police pour traquer les etarras.

Ainsi naît le GAL (Groupement Antiterroriste de Libération), organisation informelle composée de mercenaires. Pour la première fois, un recruteur du GAL et un homme de main témoignent de leurs missions.

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SERBIE: quinze ans de prison pour le boss de la cocaïne Darko Šarić

Au terme de huit années de procédure, Darko Šarić a été reconnu coupable d’avoir acheminé 5,7 tonnes de cocaïne et a été condamné à quinze années de prison.

Les autres membres de son groupe criminel écopent également de lourdes peines. lire plus

Quant aux liens entre son clan et les hauts responsables des institutions serbes.

Aussi complète qu’elle soit, l’enquête ne saura probablement jamais établir combien d’argent a été injecté en Serbie et blanchi durant les 15 ans d’activité de Saric.

Encore moins combien d’entreprises ont été impliquées dans ses affaires.

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ESPAÑA 🇪🇸(Algeciras): reciben a tiros a la Policía en una ‘guardería’ de hachís y descubren un arsenal

Los agentes de la UDYCO se encontraron este domingo con un recibimiento a tiros. A las 8.30 horas comenzó una operación en Algeciras contra lo que se sospechaba que podía ser una guardería de hachís, un escondite de los que utilizan los narcos del Campo de Gibraltar.

La operación se desarrolló en la calle del Boquerón, 33, en una casa baja con jardín y algo destartalada. Cuando los agentes se estaban aproximando comenzaron a dispararles. Al menos hubo tres detonaciones, aunque afortunadamente nadie resultó herido. Los agentes de la Policía Nacional empezaron entonces a negociar con el individuo que les estaba disparando.

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https://www.elmundo.es/andalucia/2018/12/10.html

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MICRONÉSIE (Îles Marshall): un pêcheur aurait repêché 48 kilogrammes de cocaïne

Un pêcheur de l’atoll de Kwajalein, un atoll corallien faisant partie des Îles Marshall, a eu la surprise de découvrir dans ses filets 48 kilogrammes d’une poudre blanche qui semble être de la cocaïne, a relaté Radio New Zealand.

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https://fr.sputniknews.com/societe/201812081039224834-pecheur-micronesie-drogue-cocaine/

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MEXIQUE 🇲🇽: Jodh Manj, un gangster de Colombie-Britannique 🇨🇦a eté abattu dans le quartier dans aisé de Santa Fe à Mexico

Un gangster de Colombie-Britannique connu des forces de l’ordre a été tué dans le quartier aisé de Santa Fe à Mexico.

Jodh Manj était un membre de longue date du gang UN qui voyageait régulièrement au Mexique et dans d’autres pays, selon la sergente Brenda Winpenny, une porte-parole de l’Unité mixte d’enquête sur le crime organisé (CFSEU).

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https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1140701/gangster-colombie-britannique-mort-mexique-jodh-manj

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IRELAND 🇮🇹: seizure of 68 kgs of herbal cannabis in Dublin

DUBLIN, Ireland – In a major drug bust this week, Revenue officers said they had seized a massive haul of herbal cannabis during an operation at the Dublin Port.

According to Revenue investigators, a detector dog named Meg assisted with the seizure of 68 kgs of herbal cannabis during a routine operation at the Dublin Port.

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https://www.bignewsnetwork.com/news/258549673/herbal-cannabis-worth-136-million-euros-seized-in-dublin

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FRANCE 🇫🇷 (Narco-embrouille): au tribunal, François Thierry…comme témoin, rencontrera-t-il Sofiane Hambli ?

OCRTIS1Derrière le procès du «Drug Lord», une saisie un peu trop flatteuse

La saisie record a longtemps été citée en exemple au sommet de la police judiciaire. Le 20 septembre 2013, les hommes de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) interceptent 1,3 tonne de cocaïne à l’arrivée d’un vol Air France Caracas-Paris, répartie dans une trentaine de valises enregistrées au nom de passagers fantômes. Le lendemain, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, vient féliciter les policiers. «Il s’agit de la plus grosse saisie de cocaïne jamais réalisée en métropole», insiste-t-il en prenant la pose devant les pains de coke. A côté de lui, François Thierry, le patron de l’Ocrtis, savoure un des plus beaux succès de sa carrière.

Tentaculaire.

Selon le ministre, l’incroyable saisie serait l’aboutissement d’une enquête de plusieurs semaines, menée en collaboration avec les polices espagnole, britannique et néerlandaise. Au cœur de ce dossier tentaculaire : une puissante organisation britannique dirigée par un certain Robert Dawes. Surnommé le «Drug Lord» ou «le Général», cet Anglais de 46 ans est considéré comme un des principaux narcotrafiquants européens…

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https://www.liberation.fr/france/2018/12/09/derriere-le-proces-du-drug-lord-une-saisie-un-peu-trop-flatteuse_1697014

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LUXEMBOURG 🇱🇺: sélection d’un producteur canadien de cannabis

Le géant canadien du cannabis Aurora a annoncé jeudi avoir été sélectionné par le gouvernement luxembourgeois pour exporter de l’herbe dans ce pays européen, dans le cadre d’un nouveau programme de consommation médicale de marijuana.

«A notre connaissance, Aurora est le premier producteur de cannabis médical sélectionné par le ministère de la Santé du Luxembourg pour fournir de la fleur séchée de cannabis», a déclaré l’entreprise établie à Edmonton (ouest du Canada) dans un communiqué.

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https://www.sudinfo.be/id89797/article/2018-12-09/le-luxembourg-selectionne-un-producteur-canadien-de-cannabis

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USA 🇺🇸(New York): pourquoi y a-t-il des camions vendant du cannabis à Manhattan ?

Légalisée dans onze Etats américains, la consommation de marijuana est toujours interdite à New York sauf à usage médical. Pourtant, plusieurs camions se vantent de proposer des sucreries à base de marijuana le long des avenues passantes de Manhattan. Comment ces “weed trucks” sont-ils arrivés là et que vendent-ils réellement ? C’est la question bête de la semaine.

Tous les New-Yorkais connaissent ces véhicules verts décorés de grosses feuilles de cannabis qui proposent de vous donner le sourire grâce à des sucettes colorées, des petits oursons en bonbon ou des brownies. Derrière tous ces magasins roulants se cache une seule et même société, Weed World Candies. Créée il y a 19 ans en Alabama, l’entreprise opère dans 12 Etats comme le Texas, la Californie, l’Illinois ou la Floride. En appelant le numéro de téléphone indiqué sur leur site internet, nous discutons avec un homme se présentant comme “Dro Man”. Il est le fondateur de cette entreprise qu’il considère avant tout comme “un mouvement politique pour la légalisation et la décriminalisation du cannabis dans tout le pays“.

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https://frenchmorning.com/pourquoi-y-a-t-il-des-camions-vendant-de-la-marijuana-a-new-york/

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ESPAGNE 🇪🇸 (Costa del Sol): «Los bandidos franceses 🇫🇷», état des lieux en 2002!

Depuis le milieu des années 80, de nombreux truands français ont adopté le sud de la péninsule Ibérique. Se livrant une guerre sans merci, ils contrôlent tous les trafics. Et la nouvelle génération est encore plus violente que ses aînées

De lourds nuages ourlent la Costa del Sol d’un crêpe noir. Pendant la semaine sainte, qui précède Pâques, l’Andalousie s’offre souvent une pause lacrymale. Courte parenthèse: le Grand Sud espagnol affiche orgueilleusement trois cents jours de soleil par an.

«Le Turbulent», «le Bigleux», «Petit Momo» ou «Eddy»: plus de 200 voyous français profiteraient actuellement de cette exceptionnelle douceur de vivre, dans les cités balnéaires, de l’industrieuse Malaga à la précieuse Marbella, en passant par la très pieuse Séville, à l’intérieur des terres.

Les plages, jalonnées de discothèques, desservies par autoroute, s’ouvrent face aux montagnes du Rif marocain. Régulièrement, barques de pêcheurs ou Zodiac chargés à ras bord livrent leur lot de kif. Or, depuis une bonne dizaine d’années, los bandidos franceses occupent une place de choix dans ce business. Ils n’ont pas seulement importé leur savoir-faire et leur faconde. Ils ont aussi emporté leurs inimitiés. Voilà pourquoi la région a tendance à se transformer en vaste cimetière sous la Lune. Enjeu de la guerre: l’or «gris» (le hasch du Maroc) et l’or «brun» (les filles d’Andalousie). Selon divers recoupements, 19 Français impliqués dans divers trafics en Andalousie ont ainsi été tués (ou ont disparu) depuis la fin de l’année 1996. La fièvre n’a cessé de monter ces derniers mois en Espagne.

A première vue, Ronda semble à l’abri de la frénésie côtière. Ce bourg touristique, situé dans l’arrière-pays montagneux de Marbella, vit replié sur ses célèbres arènes et ses ruelles pavées. Jean-Gilbert Para, 63 ans, a ouvert, voilà plusieurs années, une pizzeria en plein centre. Dans sa jeunesse, ce restaurateur français a bourlingué du Maroc aux Pays-Bas, où il a connu quelques ennuis passagers avec la justice. Marié à une Espagnole, il semblait aujourd’hui rangé. Mais, le 11 mars dernier, des inconnus attendaient Para sur le chemin qui mène à sa propriété. On ne retrouvera que son 4 x 4, quelques projectiles de 7,65 dans la portière et du sang sur les sièges. Propriétaire des murs du Playboy à Marbella (un puty club, comme on dit ici), Jean-Gilbert Para finalisait, selon ses proches, un projet hôtelier près de Ronda. Sa famille vient de lancer un appel à témoins pour tenter de le retrouver.

Un règlement de comptes de facture plus classique avait eu lieu sur la côte, le 5 mars. Vers 15 h 30, une fusillade éclate à Fuengirola. Des inconnus visent le conducteur d’une Mercedes, immatriculée à Paris. Le blessé, touché de cinq balles dans le bras, est finalement retrouvé, sous un faux nom, au centre de secours Mijas Costa. Les deux officiers de police français en poste dans la région identifient Samir Benbouabdellah, grâce à ses empreintes digitales. Ce Parisien de 19 ans a déjà un passé chargé. Il est notamment soupçonné d’avoir détourné un hélicoptère pour tenter de faire évader son frère de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), en mai 2001. Un surveillant avait été grièvement blessé dans la fusillade.

Louis Carboni avait également misé sur une cavale espagnole. Il a été repéré à Marbella, avant d’être arrêté dans le nord du pays, le 12 janvier dernier. Dans la villa qu’il occupait: un bon kilo de cocaïne, deux billets d’avion pour la Bolivie et un fusil d’assaut. Le Corse, lui aussi, avait joué les filles de l’air: il a eu son quart d’heure de gloire, en juin 2001, en réussissant son évasion par hélicoptère de la prison de Borgo, près de Bastia. Le Marseillais Farid Berrhama s’était également mis au vert sur la Costa del Sol. Il a finalement été interpellé, en décembre 2001, à Torremolinos. Son charmant surnom – «Gremlin’s» – donne une idée de la retenue du personnage passé minuit…

Dernier épisode en date: l’arrestation de Fabrice Havot, le 18 avril dernier. Condamné en France à la perpétuité pour viols, torture et actes de barbarie, il tenait un commerce à Torremolinos.

COMISARIO DE POLICIA

Au fil des semaines, les malheurs des Français éclipsent dans la presse régionale les quelques assassinats imputés aux mafias russe et italienne, ainsi que les ennuis judiciaires du maire de Marbella: Jesus Gil a été écroué, le 16 avril, pour détournements de fonds publics. «Les Français développent une criminalité très violente, centrée sur l’économie de la drogue, confirme le commissaire central de la province, Florentino Villabona Madera (photo à droite). Les règlements de comptes débordent rarement de la communauté

Evadés, braqueurs, trafiquants, maquereaux, assassins…

Qui sont-ils réellement, ces nouveaux frères de la côte? Les «aînés» ont découvert cet eldorado au milieu des années 1980 et s’y sont installés. Souvent issus de l’antédiluvien gang des Lyonnais, ils se nomment alors Lothoz, Gandeboeuf, dit «Christo», ou Vidal, surnommé «Momond Vidal». A cette époque, les Français n’inquiètent guère les autorités locales. Mais tout bascule le 9 novembre 1987 au matin. Ce jour-là, l’enlèvement d’une enfant de 6 ans, sur le chemin de l’école, claque comme un coup de tonnerre dans le ciel sans nuages de Marbella. «Oscar» (pseudonyme des ravisseurs) exige 13 millions de dollars des parents de Mélodie, la chanteuse d’opéra pop Kimera et le milliardaire libanais Raymond Nakachian. Heureusement, le 20 novembre, les policiers libèrent la fillette. Huit Français sont inculpés pour ce rapt. Le cerveau, Jean-Louis Camerini, avait repéré sa proie en se déguisant en clown lors d’une réception donnée par les Nakachian… La lourde condamnation du truand – à plus de vingt et un ans d’emprisonnement en 1992 – met temporairement un frein aux appétits français. Temporairement, car, le 29 avril 1998, l’un des «anciens», Jean-Pierre Gandeboeuf, est arrêté par les Stup de Marseille. Il sort d’un grand hôtel de Madrid où il vient de déjeuner avec les clients de la chambre 501, des Mexicains. On le soupçonne d’avoir financé un vaste commerce triangulaire entre l’Espagne, la Colombie et la France. Un «beau mec», disent les policiers: la fiche de Gandeboeuf, 59 ans, évoque pêle-mêle braquages, règlements de comptes et même… un bris de clôture.

Aujourd’hui, bon nombre d’aînés ne profitent plus que du soleil. Ils ont laissé le champ libre à la deuxième vague d’immigration, arrivée dans la seconde moitié des années 1990: celle des «réfugiés». Ils sont parisiens, lyonnais ou marseillais d’origine et tiennent toujours le haut du pavé. Ces aristocrates du braquage ont posé leurs valises en famille pour échapper aux foudres de la justice ou au feu des 11,43. Une fois sur place, ils se sont embourgeoisés, investissant dans le hasch. Jacques Grangeon était l’une des figures de cette bruyante communauté, qui recevait, à l’occasion, la jet-set du cinéma. Il a, depuis, passé l’arme à gauche. Une sale histoire.

Il est près de 23 heures, ce 5 octobre 1996, à Marbella, dans une villa au luxe tapageur. La silhouette athlétique de Grangeon, 45 ans, et celle de sa compagne, Catherine, une ancienne prostituée, se dessinent derrière la baie vitrée. Le couple n’a pas encore tiré les rideaux chamarrés. Trois hommes débouchent du chemin de terre à l’arrière de la propriété. Dans le jardin, ils masquent leur progression en se cachant derrière les troncs des palmiers. Une fois sur la terrasse, ils ouvrent le feu au kalachnikov sans faire le détail. Ils achèveront les victimes au pistolet, sans s’embarrasser des règles du «savoir-tuer», qui imposent d’épargner les compagnes. Grangeon s’apprêtait à acheter un club situé à l’entrée d’Estepona. L’établissement de bains est, depuis, tombé entre les griffes de l’un de ses concurrents français. Un sauna décidément très chaud: le 4 octobre 1997, soit un an après l’élimination de Grangeon, une rafale fauchait, sur le perron, un autre malfaiteur français, surnommé «Sumo»…

Homme d’entregent, Grangeon tentait de resserrer les liens entre Lyonnais, Marseillais et Parisiens. Ainsi avait-il facilité l’implantation de Michel Crutel. Ce spécialiste du braquage éprouvait le besoin de mettre une frontière entre lui et la justice française. On impute, en effet, à ce self-made-man les plus importants hold-up de ces dernières années, comme l’attaque de l’Airbus de Perpignan, en août 1996. Avec sa bande, surnommée «la Dream Team», il s’est spécialisé dans les attaques de sociétés de transport de fonds. Ce violent Blitzkrieg lui a valu un surnom qui sent bon le sable chaud: «le Militaire». Crutel semblait avoir trouvé son équilibre à la Casa Calandria, une villa de Marbella qu’il louait «3 500 euros par mois», selon un policier espagnol. Il avait même inscrit son fils et sa fille dans une école privée. Une nuit du printemps 1999, il a pris la route d’Algésiras, à une centaine de kilomètres de là, pour une ultime opération.

Algésiras. Ville ouverte à tous les trafics.

L’inspecteur en chef Fernando Calleja, imperturbable patron de l’Udyco (l’unité de lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé), se souvient encore de ce 21 mai 1999. A 8 h 40, le gardien de l’hôpital Punta Europa appelle le commissariat. Dans un fourgon blanc, abandonné devant l’entrée, il vient de découvrir le corps d’un homme tout de noir vêtu, des cheveux aux baskets Nike. Il gît la tête tournée vers le rocher de Gibraltar, au fond de la baie. L’inconnu d’Algésiras a des papiers au nom de «Christian David», trop passe-partout pour être honnête. Il s’appelle en réalité Michel Crutel. Le caïd allait fêter ses 44 ans et venait de raser sa célèbre moustache.

Ce matin-là, Crutel avait tenté le diable pour quelques dollars de plus. Juché sur une échelle métallique, à la fraîche, il avait forcé la fenêtre d’un garage, dans une friche industrielle d’Algésiras. A l’intérieur, 293 kilos de cannabis dormaient dans des sacs de plastique. Mais Crutel n’a pas le pied-de-biche léger: le bruit réveille Antonio, le gardien, qui somnole de l’autre côté de la cour. Le voleur de hasch s’en aperçoit et tire. Antonio riposte à la Winchester. Crutel chute lourdement. Ses trois complices l’embarquent dans leur Citroën Jumper, qu’ils abandonnent devant l’hôpital, à 2 kilomètres de là. La dernière campagne du «Militaire» n’aura pas été la plus glorieuse.

Son avocat et ami Denis Giraud se souvient d’ «un garçon hors norme, qui savait rester simple». Crutel ou une vie faite d’embardées. A la fin des années 1970, jeune voleur sans envergure, il prête sa moto à son amie pour qu’elle l’essaie sur l’autoroute. Il la suit en voiture. La moto dérape. Elle meurt dans ses bras. «Depuis, son comportement avait quelque chose de suicidaire, se souvient l’un de ses fidèles, qui l’a connu à la centrale de Poissy, entre 1979 et 1981, lorsque l’équipe s’est formée. Dans la cour, il passait inaperçu avec sa tête de paysan berrichon. Il n’en rajoutait jamais.» «Pour moi, il y a comme un mirage espagnol, résume joliment cet ami de vingt ans. Tous ceux qui y sont descendus ont déconné. Ils ont vu passer tellement d’argent qu’ils se sont dit: pourquoi pas moi? Quitte à faire des entorses à la mentale [la loi du milieu].»

Résultat de recherche d'images pour "Nordine Benali, dit «la Puce»"La loi du milieu relève plus du glaive que de la balance. Nordine Benali, dit «la Puce» (photo à gauche), en sait quelque chose, lui qui a aussi succombé à l’attrait du Grand Sud. Paname, début des années 1990. Nordine Benali, braqueur en devenir, se rapproche du caïd Claude Genova. Mais l’assassinat du parrain, en août 1994, bouscule tous les équilibres du grand banditisme. C’est, à son échelle, une réplique de l’attentat de Sarajevo, en 1914: il précipite deux blocs l’un contre l’autre, dans une guerre totale (voir L’Express du 2 novembre 2000). Pour les policiers, Nordine est impliqué dans les règlements de comptes sanglants de l’époque, armant le bras de son frère Djamel. Ses proches retiennent qu’il est aussi capable de recueillir une petite chatte abandonnée, baptisée Pénélope.

Quoi qu’il en soit, en 1995, Paris a changé de mains. Fidèles de Genova jusqu’à sa fin, Nordine et Djamel Benali se replient en grande banlieue: sur la Costa del Sol. L’Espagne s’impose comme une évidence pour ces frangins, qui ne se lassent jamais de revoir le film de Carlos Saura Vivre vite. A Marbella, où ils élisent domicile dans une résidence de luxe, ils croisent la route d’autres exilés français. La police les soupçonne, d’ailleurs, de l’assassinat de Jacques Grangeon et de sa concubine. Nordine et Djamel Benali clament leur innocence et vont tenter leur chance à l’intérieur des terres, à Séville. «La Puce» s’était pris d’affection pour ces ruelles tortueuses, pour les visages graves des vierges en azulejos qui ornent les murs, près de la plaza de toros. En 1997, les affaires reprennent. «La Puce» (devenu la Pulga, en espagnol) et Djamel lancent un petit club, situé près de Gran Plaza. Avec un brin de nostalgie, ils baptisent l’endroit El Baron, allusion à un célèbre établissement de nuit parisien, près des Champs-Elysées. Un contentieux entre associés français a eu raison, depuis, du Baron sévillan. L’établissement s’est refait une virginité, en devenant une tranquille bodega.

Le vent tourne en octobre 1998. Les Benali sont arrêtés lors d’un coup de filet policier baptisé «Victoria», l’une des plus importantes opérations antidrogue jamais réalisées en Andalousie. Les affaires du passé semblent, elles aussi, resurgir jusque dans ce bout d’Europe: Djamel est assassiné, le 17 décembre 1999, un vendredi de ramadan. «La Puce» apprend la nouvelle en prison, où il n’absorbe que de la nourriture lyophilisée par peur d’être empoisonné. Il résume l’affaire d’une jolie formule: «Avec la disparition de Djamel, j’ai perdu mon oeil de derrière.» Ce jour-là, Nordine jure d’arrêter la cocaïne pour ne pas trembler au moment de venger son frère. Il ne carbure plus qu’au thé et à la baguette beurrée.

Nordine ne tremble d’ailleurs pas lorsqu’il meurt, à son tour, dans la nuit du 4 au 5 octobre 2001. Il vient d’emménager à Los Pajaros, un quartier populaire du nord de la ville qui lui rappelle Gagny et Le Raincy (Seine-Saint-Denis), où il a grandi. Ce soir-là, le braqueur rentre d’un dîner dans une petite pizzeria, la Casa Nostra, sur les bords du Guadalquivir. Il a laissé son colt 45 dans son nouvel appartement, au quatrième étage de la rue Mirlo. Il arrête sa voiture le long d’une placette en terre battue. Nordine Benali dépose sur le trottoir les petites assiettes, soulignées d’un liseré jaune, qu’il a achetées dans la soirée. Il claque le coffre de l’Opel lorsqu’une voix l’appelle dans son dos: «Nordine, Nordine.» Un «accent français», diront les témoins. Nordine Benali se retourne: la voix porte une cagoule noire. «La Puce» s’écroule, touché de plusieurs balles. Il tente de se relever, lorsque le tueur revient terminer la besogne. Un ami espagnol tiendra à payer une partie des obsèques. Avec la mort de Nordine Benali, voyou à l’ancienne, une page du grand banditisme français en Espagne est tournée.

Car, après la vague des aînés et le flot des «réfugiés», le Grand Sud espagnol subit de plein fouet la déferlante des «héritiers». Issus de cités de banlieue, ils n’appartiennent pas à la voyoucratie traditionnelle. Ce sont des «libéraux» qui militent pour la dérégulation du marché et la suppression des intermédiaires. Souvent d’origine maghrébine, ils sont, d’ailleurs, plus à l’aise que les anciennes générations pour traiter directement avec les fournisseurs marocains. Il faut ensuite remonter la came au plus vite vers le nord pour éviter les balles perdues des concurrents. Comme les armateurs d’antan, ils affrètent donc leurs équipages, mais pour conduire des voitures rapides, rémunérant leurs chauffeurs 150 euros du kilo.

En novembre 2001, la police judiciaire de Versailles stoppe ainsi un convoi sur une aire d’autoroute, près de Poitiers. Trois voitures rentraient, pied au plancher, de Torremolinos pour livrer, en direct, les cités des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis. Une BMW et un Renault Scénic ouvraient la voie à une Range Rover, chargée de 750 kilos d’ «aya», un cannabis de bonne qualité. La force prime sur la discrétion: les passeurs n’ont même pas pris la peine de jeter une couverture sur la marchandise.

Les «héritiers» ont retenu la leçon: il devient dangereux de construire des châteaux en Espagne. D’ailleurs, ils ne font que traverser l’Andalousie. A plus de 200 kilomètres à l’heure…

ECRIT PAR Eric Pelletier, publié le

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ESPAGNE 🇪🇸 (Marbella): fin de partie pour « JR (Jean-Raymond Davy 🇫🇷) », trafiquant français abattu en Espagne

Soleil de plomb, restaurants de poissons frits, marinas et yachts à perte de vue, la vie est douce sur la Costa del Sol pour qui a les moyens.

Mais le climat peut, très vite, se révéler irrespirable alors que des trafiquants de tous poils et de toutes nationalités sont venus y trouver refuge depuis une trentaine d’années. Mais pas pour y couler une douce retraite. La proximité du Maroc a fait de ce coin d’Espagne un « hub » incontournable pour le trafic de résine de cannabis et, plus récemment, de cocaïne. Tous les grossistes s’y donnent rendez-vous. Et, comme dans toutes les affaires, il y a parfois des « conflits commerciaux ».

Une vingtaine de gangsters français ont ainsi perdu la vie en Espagne, à l’instar du Lyonnais Jacques Grangeon, abattu au fusil-mitrailleur à Marbella en 1996, ou du Nantais « Pti Alain » Coelier, assassiné plus au nord, près de Benidorm, en 2010. Est-ce son passé de trafiquant qui a rattrapé le Parisien Jean-Raymond Davy, 58 ans, le 20 novembre, devant chez lui, rue Pizarra, dans un quartier chic de Marbella ?

Un tueur à moto attendait le quinquagénaire. Il ne lui a laissé aucune chance. Le Français a été exécuté au moment où il entrait dans le garage de sa villa. Il a été criblé d’une vingtaine de balles, notamment à la tête et au ventre. L’arme du crime, un fusil d’assaut kalachnikov, a été retrouvée à proximité.

 

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ESPAÑA 🇪🇸 (Andalucia): tiroteos, drogas y lujo en el barrio más deprimido de Málaga

La Policía Nacional detuvo a 16 personas por varios delitos relacionados con el narcotráfico en una red que funcionaba como una «cooperativa» y que se vinculan al clan histórico de «Los Romualdos»

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https://sevilla.abc.es/andalucia/malaga/sevi-tiroteos-drogas-y-lujo-barrio-mas-deprimido-malaga-201812090841_noticia.html

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MEXICO 🇲🇽 (Narcos): Guardia Nacional comenzará una persecución masiva de todos los cárteles de la droga

El gobierno de Andrés Manuel López Obrador comenzará una persecución masiva de todos los cárteles de la droga que operan el México y no se abocará a una sola personas u organización como lo hizo la administración pasada con el Mencho y el Cartel Jalisco Nueva Generación, para lo cual, es prioridad la Guardia Nacional, que estará integrada por marinos, soldados y policías federales, señalan diputados y senadores de la comisión de Seguridad y la Defensa Nacional.

Paralelamente, los legisladores han detectado que el gobierno de Enrique Peña Nieto, maquilló las cifras en materia de seguridad, lo cual constituye un delito por lo que podrían mandar llamar a cuentas a los anteriores encargados de seguridad para que expliquen esta situación.

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https://www.elsoldelcentro.com.mx/mexico/justicia/preparan-asedio-a-todos-los-carteles-de-la-droga-2776586.html

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SANTO DOMINGO: autoridades ocupan 682 paquetes de droga y un arsenal de armas en La Altagracia

Santo Domingo.- Oficiales de la Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD) decomisaron 659 paquetes presumiblemente cocaína en las costas del Distrito Municipal de Bayahibe, provincia La Altagracia y otros 23 de la misma sustancia, durante un allanamiento en una finca de esa demarcación.

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http://eldia.com.do/autoridades-ocupan-682-paquetes-de-droga-y-un-arsenal-de-armas-en-la-altagracia/

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