« Pas là pour commenter la politique »: Gilles Lellouche et l’équipe du film « Moulin » esquivent une question sur le Rassemblement national.
Embarrassé par une question sur le Rassemblement national, lors de la conférence de presse du film « Moulin », au festival de Cannes lundi 18 mai, Gilles Lellouche a botté en touche.
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Depuis, d’aucuns l’appellent Gilles Lellache.
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Autre commentaire de mon fils Franck
Gilles Lellouche, qui a endossé le rôle de mon père Marc Francois Fievet dans Gibraltar Le Film (2013), n’avait pas daigné le rencontrer à l’époque de la préparation du film, par crainte de se faire « influencer ». Tu parles d’un acteur ! Et le plus ironique, c’est que Gilles Lellouche a effectivement expliqué publiquement qu’il n’avait pas voulu rencontrer Marc Fiévet avant le tournage pour rester “vierge de tout a priori”, afin de jouer le personnage “de façon objective, presque naïve”.
D’un point de vue de méthode d’acteur, ça existe : certains comédiens évitent le modèle réel pour ne pas tomber dans l’imitation ou la fascination. Mais quand on est face à une histoire aussi intime, vécue, avec des conséquences humaines lourdes pour la personne réelle et sa famille, on peut aussi considérer qu’il y a une forme de distance un peu confortable, voire arrogante.
Surtout qu’un acteur ne joue pas seulement une fonction dramatique : il emprunte une vie, une mémoire, une souffrance, une réputation. Beaucoup de grands acteurs, au contraire, cherchent justement la rencontre avec la personne réelle pour comprendre les silences, les contradictions, la présence physique, ce qu’aucun scénario ne donne.
Et puis il y a aussi ce paradoxe : prétendre éviter “l’influence” alors qu’incarner quelqu’un, c’est précisément accepter d’être influencé par une vérité humaine.
Gilles Lellouche a interprété un personnage aux antipodes de ta personnalité. Ça la fout mal ! D’où l’indicible et profond malaise que nous avons tous senti en découvrant le film.
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