Les éléments de sûreté nationale de Nador et du commissariat de police de Laaroui ont précédé mardi après-midi, sur la base d’informations précises fournies par les services de la Direction générale de surveillance du territoire national, à la saisie de 12,5 kg de cocaïne en possession de quatre individus soupçonnés de liens avec un réseau criminel de trafic international de drogue.
Lire
Archives pour la catégorie Maroc
MAROC: « Aucun haut responsable n’est impliqué dans une affaire de drogue à Nador »
La DGSN a tenu à démentir catégoriquement l’implication d’un haut responsable dans une affaire de trafic de drogue démantelée récemment dans la région de Nador.
La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a démenti, vendredi l’information publiée par un journal national qui affirme que l’enquête menée suite au démantèlement d’un réseau criminel s’activant dans le domaine de trafic de drogue dans la ville de Nador « a touché de hauts responsables sécuritaires soupçonnés d’être impliqués dans une opération de trafic international de haschich », rapporte la Map.
Lire
http://www.bladi.net/haut-responsable-drogue-maroc,47785.html
0000000000000000000000000000000
MAROC (Aéroport Mohammed V): 8 kilos de cocaïne découverts dans les intestins de passagers
Le vol en provenance de Sao Paolo, au Brésil, réserve toujours des surprises aux douaniers et à la police de l’aéroport Mohammed V.
Ainsi, le 28 février, cinq passagers de nationalité nigériane ont été évacués à l’hôpital Averroes de Casablanca, après que le scanner de contrôle aux frontières, a révélé des capsules dans leurs intestins.
Lire
MAROC (Contrôle des stupéfiants): les autorités marocaines durcissent la traque
«Les substances psychoactives seront le principal défi des prochaines années. Toutes les drogues seront fabriquées par des chimistes dans des laboratoires clandestins. Les commandes seront faites en un clic via Internet». Le constat établi par les responsables de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) donne un avant-goût des difficultés qui vont compliquer davantage la traque du trafic de drogue. Si les Etats sont appelés à se préparer à cette reconfiguration du trafic mondial, d’autres challenges sont encore à relever pour faire face au développement soutenu du marché mondial des stupéfiants.
Le Maroc, qui mène une bataille contre la production et le trafic de cannabis, a «continué à diminuer les surfaces exploitées», selon le rapport 2016 de l’OICS. En 2015, Rabat a réussi à éradiquer plus de 1.345 hectares, est-il indiqué. Curieusement, au moment où les efforts du Maroc pour en venir à bout de cette culture sont très suivis par ses partenaires européens, aucune étude n’a permis de donner une idée des superficies cultivées «in-door» en Europe.
La traque des trafiquants de cette plante illicite a été aussi renforcée, comme en témoigne la hausse des saisies signalées par le Maroc. «Si elles avaient baissé au cours de la période 2012-2014, elles ont rebondi à environ 235 tonnes en 2015».
Au-delà du trafic «classique» de cannabis, le Maroc figure depuis quelques années comme un passage obligé des autres drogues dures à destination de l’Europe. Sa position géographique en fait une plateforme pour plusieurs réseaux de trafic de drogues. Les autorités marocaines en sont conscientes. Cela est confirmé par la multiplication des coups de filet. Les autorités ont signalé à cet organe onusien la saisie de plus de 120 kg de cocaïne.
Lire
http://www.leconomiste.com/article/1009173-controle-des-stupefiants-le-maroc-durcit-la-traque
MAROC: saisie record d’une tonne et demie de haschich à bord d’un véhicule à Béni Mellal ou Aït Mellal (en arabe : بني ملال ; en tamazight : ⴰⵢⵜ ⵎⵍⵍⴰⵍ Ayt Mellal)
Le service préfectoral de la police judiciaire de Beni-Mellal, a procédé vendredi à la saisie d’une tonne et demie de haschich à bord d’un véhicule immatriculé au Maroc, sur la base d’informations précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire national.
Saisie d’une tonne et demie de haschich à bord d’un véhicule au Maroc
00000000000000000000000000000000
MAROC (Production du cannabis): selon un rapport du Département d’état américain, le cannabis représente 23% du PIB marocain
Selon ce document, «la production totale de cannabis au Maroc en 2015-2016 est estimée à 700 tonnes métriques, ce qui, potentiellement, équivaut à 23% du PIB marocain estimé à 100 milliards de dollars, une fois transformé en haschich». Le Maroc consolide sa place de premier producteur et exportateur mondial de cannabis.
Le Maroc consolide sa place de premier producteur et exportateur mondial de cannabis. L’information n’est pas nouvelle. Mais le Département d’Etat américain vient de publier un rapport extrêmement édifiant sur le poids de cette drogue dans l’économie marocaine.
Selon ce document, «la production totale de cannabis au Maroc en 2015-2016 est estimée à 700 tonnes métriques, ce qui, potentiellement équivaut à 23% du PIB marocain, estimé à 100 milliards de dollars, une fois transformé en haschich». Cela représente donc plus de 23 milliards de dollars par an. Énorme!
En plus de la production de cannabis, le Maroc est devenu, en quelques années, une plaque tournante pour le commerce d’autres types de drogues qui viennent d’ailleurs.
Le rapport précise que le Maroc est un «pays de transit important de cocaïne provenant de l’ Amérique du Sud en direction de l’Europe».
Lire plus:
0000000000000000000000000000000
MAROC (port Beni Insar): en provenance de la ville occupée de Melillia, saisie de 8 kg de haschich, de Whisky, d’alcool médical et de 8 kilos d’or
Une quantité d’alcool à usage médical a également été saisie, le même jour, par la même brigade des douaniers, à bord d’une voiture. Les chauffeurs de ces six voitures ont été arrêtés.
Par ailleurs, une quantité de 8 kg de haschich dissimulée dans une voiture qui se dirigeait vers le sud de l’Espagne a été saisie par les douaniers du même port. Un Marocain qui conduisait ce véhicule a été arrêté et traduit devant la justice.
lire: http://aujourdhui.ma/faits-divers/beni-insar-or-pur-whisky-et-haschich-saisis
000000000000000000000000000000000000
MAROC (poste frontalier de Guergarate): saisie de 3,134 tonnes de haschich dans un semi-remorque
Les éléments de la sûreté nationale et de l’administration des Douanes ont réussi à avorter, mercredi 22 février au soir, au poste frontalier de Guergarate au sud de la ville de Dakhla, une tentative de trafic de drogue dissimulée à bord d’une semi-remorque immatriculée au Maroc et à saisir 3,134 tonnes de haschich, rapporte l’agence officielle MAP.
lire plus: http://www.huffpostmaghreb.com/2017/02/23/saisie-haschich-guergarat_n_14955382.html
00000000000000000000000000000000000
ESPAGNE: 18 personnes arrêtées pour trafic de haschich depuis le Maroc
La police espagnole a procédé aujourd’hui à l’arrestation de 18 personnes qui transportaient d’importantes quantités de haschich du Maroc jusqu’aux côtes espagnoles, rapporte l’agence EFE.
Les prévenus avaient recours à des » semi-rigides planeurs » grâce auxquels ils effectuaient la traversée en moins de six heures.

Les agents de police ont initié cette opération il y a un mois pour mettre la main sur cette «organisation criminelle» implantée dans la région de Murcie et dans la ville d’Alicante (extrême sud), composée de ressortissants marocains et espagnols âgés de 27 à 60 ans. L’un d’eux est d’ailleurs sous le coup d’un mandat d’arrêt européen et doit être remis à l’Italie pour des délits liés au trafic de drogue.
Tous ont été mis à disposition de la justice puis incarcérés.
…Suite: https://www.yabiladi.com/articles/details/50896/espagne-personnes-arretees-pour-trafic.html
MELILLA: detenido con 22 kilos de hachís ocultos en su coche cuando pretendía embarcar a Almería
La Guardia Civil ha detenido en Melilla a un ciudadano de nacionalidad marroquí de 48 años de edad, con residencia legal en la ciudad autónoma, cuando pretendía embarcar en el ferry de Almería con 22 kilogramos de hachís escondidos en las partes laterales de las puertas del vehículo que conducía.
Leer
000000000000000000000000
CANARIAS (Tenerife): la Benemérita intercepta en Telde una patera con 1.230 kilos de hachís
La Guardia Civil interceptó en la madrugada de ayer una narcopatera con llevaba 41 fardos de hachís con un peso de 1.230 kilos de droga.
La embarcación fue detectada por el SIVE y a su búsqueda salió una patrullera de la Guardia Civil que sorprendió a los integrantes cuando desembarcan el alijo en la playa de Boca Barranco en la costa teldense.
Leer
http://www.laopinion.es/sucesos/2017/02/04/benemerita-intercepta-telde-patera-1230/746184.html
00000000000000000000000
MAROC (Kif): 800.000 Marocains concernés et un chiffre d’affaires de plus de 8 MM$
La seule solution pour vaincre le fléau du trafic de cannabis consiste à obtenir de Rabat le démantèlement des plantations de cannabis du Rif, moyennant une aide à la reconversion des 800.000 paysans marocains qui le cultivent, explique l’universitaire Pierre Vermeren, spécialiste de l’histoire du Maghreb contemporain.
Lire les propositions de Pierre Vermeren
Plus
00000000000000000000000000000000000000000
MAROC (Chefchaouen): quand des trafiquants de drogue et la population s’en prennent à des gendarmes
C’est une situation assez insolite qui s’est produite ce weekend dans la région de Chefchaouen où une opération de lutte contre le trafic de drogue a viré au cauchemar pour les gendarmes.
Les faits sont rapportés par le journal Akhbar Al Yaoum de ce lundi. Samedi dernier, huit gendarmes se rendent au domicile d’un présumé trafiquant de drogue pour une perquisition, mais les choses ne se passent pas comme prévu. Le suspect demandant un mandat pour la perquisition, les gendarmes ne le présentent pas et ce dernier fait appel d’abord à des voisins avant que d’autres riverains arrivent avec des pierres et des bâtons pour s’en prendre aux forces de l’odre.
Lire
http://www.bladi.net/chefchaouen-trafiquants-drogue-gendarmerie,47065.html
ESPAÑA (Melilla): detenido un francés con 27 kilos de hachís cuando embarcaba a Almería
La Guardia Civil ha detenido en Melilla un hombre de nacionalidad francesa que pretendía embarcar en el ferry de Almería con más de 27 kilogramos de hachís ocultos en la furgoneta que conducía.
CAN DETECTOR DE DROGAS
La citada fuente ha explicado que tras marcar el can detector de estupefacientes indicios de droga oculta, se realizó un reconocimiento profundo, localizando un doble fondo en el suelo, en la zona ubicada entre los asientos delanteros y traseros, en cuyo interior iba la droga del tipo « hachís », distribuida en 89 paquetes, con un peso conjunto de 27 kilogramos.
Leer
MAROC (Tanger): saisie de 116 kg de cocaïne
Un coup de maître a été réalisé par les éléments de la police judiciaire relevant du district de Beni Makada, à Tanger, en saisissant une quantité de 116 kg de cocaïne de chez deux trafiquants de drogues dures, âgés respectivement de vingt-cinq et vingt-huit ans.
Lire
http://aujourdhui.ma/faits-divers/tanger-saisie-de-116-kg-de-cocaine
CAMPO DE GIBRALTAR: abortado el desembarco de un alijo de mil kilos de hachís en La Línea
La Guardia Civil ha abortado otro alijo de mil kilos de hachís en la playa de La Línea, en Cádiz.
Los Servicios de Vigilancia detectaron la embarcación y alertaron a las patrullas, pero los narcotraficantes emprendieron la huida. En un solo día intentaron desembarcar hasta cinco veces. Estos grupos criminales cuentan con vehículos que aguardan en la orilla para emprender la huída en tierra. Si son sorprendidos, comienza una persecución que finaliza al entrar en algún domicilio privado, ya que se necesitaría una orden judicial para acceder al mismo.
Leer
000000000000000000000000000000000000
MAROC (Asilah): un trafiquant de drogue activement recherché tombe dans les filets de la police
Un membre d’une bande de trafic de drogue à l’échelle internationale a été arrêté par les éléments de la police judiciaire d’Asilah.
Le mis en cause, de son surnom Kalouta, âgé de trente-deux ans, faisait l’objet d’une note de recherche diffusée depuis l’été dernier. En effet, suite à la saisie, l’été dernier, d’une quantité de près de 850 kg du haschich, les éléments de la police judiciaire ont démantelé un réseau de trafiquants de drogue dont le dénommé «Kalouta» faisait membre. Ce réseau, selon l’enquête policière, entamait son trafic depuis le port d’Asilah pour l’expédier vers l’étranger.
Lire:
ANDALUCIA (Sotogrande): frustrado un alijo de 1.000 kilos de hachís

Agentes de la Guardia Civil de Guadiaro, en colaboración con la Policía Local de San Roque, lograron frustrar la madrugada del 23 de diciembre un alijo de alrededor de 1.000 kilogramos de hachís en la playa de Guadalquitón, en la zona de Sotogrande.
![]()
Leer:
MAROC (Larache): six gendarmes accusés de trafic de drogue interpellés
Les militaires étaient affectés à Tanger et doivent bientôt comparaître devant le tribunal, rapporte le journal Al Akhbar. Ils sont accusés d’avoir tenté d’exporter de la drogue vers l’Europe à partir de la ville de Larache.
C’est leur supérieur hiérarchique qui a mis à jour le trafic. D’après le journal, le commandant a découvert des traces de pneus de leurs véhicules ainsi que de la drogue sur l’une de plages de Larache.
Lire pour connaître les arguments invoqués pour se défendre :
http://www.bladi.net/maroc-gendarmes-trafic-drogue,46891.html
FRANCE: les Scarface français du cannabis (Dossier réalisé par Jérôme Pierrat en mars 2012)
Publié le 01/03/2012 à 00:00 | Le Point
Il achète une tonne de cannabis comme d’autres un kilo de pommes de terre. Toutes les six semaines, Abdel* se rend dans ce petit village marocain niché sur les bords de la Méditerranée et surplombé par le massif du Rif qui vient mourir en pente douce sur la plage. Là-haut, sur les plateaux, on produit près de 3 000 tonnes de cannabis par an, majoritairement destinées à l’Europe, et notamment à la France, qui fumerait près de 10 % de la récolte annuelle. Des tonnes de « shit » qui voyagent sous la coupe de quelques dizaines d’importateurs français, pour la plupart issus des cités sensibles.
Abdel est l’un des nouveaux « barons de l’or vert ».
Ces trafiquants qui, chaque année, gagnent des places au Fichier spécial de la répression du banditisme, le « Who’s Who » de la criminalité, au détriment des anciens du milieu traditionnel, dépassés, trop vieux, morts ou en prison. Sur les 135 membres que compte cette « élite » de la grande criminalité française, ils sont près d’un tiers maintenant à être originaires des quartiers. Et, depuis la French Connectiondes années 60, ils sont sans doute les plus riches voyous que la France ait jamais connus. Avec un chiffre d’affaires annuel estimé à près de 1 milliard d’euros, ces caïds des stups brassent des dizaines de millions de bénéfices. A chacun des voyages qu’il entreprend sept ou huit fois par an, Abdel, qui, à 35 ans, joue déjà dans la première division du trafic, empoche 450 000 euros. Bien que le bras droit du Pablo Escobar local lui ait proposé les quatre qualités de shit disponibles, Abdel a, cette fois, choisi la plus basse, celle à 2 000 dirhams le kilo, soit 200 euros.
Il est 14 heures, nous sommes assis sur une banquette installée sur l’herbe rase du jardin de l’énorme villa du trafiquant – 16 pièces -, un verre de thé devant nous. Abdel négocie les modalités de livraison avec le boss, qui vient de faire son apparition, escorté par deux gros bras. L’ambiance est décontractée. Abdel connaît bien ce quinquagénaire tout aussi athlétique que lui, mais au crâne rasé et à la fine moustache, qui porte un survêtement Adidas vert et blanc, arbore des lunettes de soleil posées sur le haut du front et des chaînes en or autour du cou. L’homme, l’un des plus puissants trafiquants du Rif marocain, peut livrer par bateau la marchandise – pas moins de 1 tonne par voyage – jusqu’au sud de l’Espagne, moyennant un surcoût de 2 500 dirhams – soit 250 euros – par kilo. Le parcours de la drogue est parfaitement réglé. Sa tonne, Abdel l’a déjà prévendue à quatre équipes de cités, originaires de différentes villes de France. Lesquelles paieront 900 euros le kilo pour en prendre livraison dans la région de Cadix et remonter par go fast, avant de dispatcher la marchandise à coups de « valises marocaines », comme on surnomme les ballots de 30 kilos. En bout de chaîne, les détaillants achèteront le kilo à… 2 000 euros. Un modus operandi par go fast qui cède peu à peu le pas aux camionnettes et camions, plus discrets…
« Te fais pas prendre. »
En attendant, Abdel verse en guise d’acompte les 450 000 euros qu’il a apportés avec lui. En face, le boss plaisante : « Te fais pas prendre en France avec, mais ici, au Maroc, ça ne risque rien, tu apportes des devises au pays ! » La descente de l’argent, c’est le plus gros risque que prend notre importateur, et pratiquement le seul : la marchandise que ses sbires réceptionnent dans le sud de l’Espagne ne passera pas plus d’une nuit entre ses mains avant d’être enlevée par les clients.
Natif de la Côte d’Azur, Abdel est l’un des derniers grossistes à vivre entre la France et l’Espagne quand la majorité de ses collègues ont définitivement opté pour le Maroc, où ils sont plus à l’abri et peuvent jouir sans crainte de leur « monnaie ». Les marlous des quartiers se sont engouffrés dans la brèche au mitan des années 90. En 1994, les frontières tombent avec les accords de Schengen, les téléphones portables se démocratisent et les loulous, qui jusque-là n’étaient que le dernier maillon commercial de la chaîne chargés de la vente au détail, affichent de nouvelles ambitions et « prennent des épaules ». Naît alors le go fast.
Les petits ont grandi.
Le principe : charger des centaines de kilos de cannabis sur la banquette arrière et dans le coffre de grosses cylindrées capables de semer les forces de l’ordre avec devant une voiture « ouvreuse » reliée par portable qui dégage la route vers la fortune. »Ces jeunes, ils connaissaient déjà le chemin, certains avaient travaillé pour nous, les anciens, comme chauffeurs de nos voitures aménagées. Et aujourd’hui, ce sont eux qui tiennent le biz », confirme l’ancien caïd lyonnais René Nivois, 61 ans, un pionnier du trafic de cannabis qui a écopé en 2003 d’un non-lieu aux assises de Toulouse pour un trafic portant sur des tonnes de hasch.
Au fil des années, les petits dealers sont devenus, pour les plus doués d’entre eux, de gros et riches importateurs. Ils se sont approvisionnés au plus près des sources marocaines et leurs techniques de livraison se sont sophistiquées pour éviter de perdre la précieuse cargaison. Les convois sont ainsi parfois escortés par des voitures béliers destinées à neutraliser les forces de l’ordre, comme en février 2011 lorsque l’un des 4 x4 blindés des super-gendarmes du GIGN a fini sur le flanc après avoir été chargé par une grosse Mercedes survitaminée qui veillait sur 1 300 kilos de shit. Trois mois après, la Brigade des stups de la PJ lyonnaise interceptait une voiture porteuse – chargée de drogue – équipée d’un deuxième réservoir placé sur la banquette arrière, histoire de limiter les arrêts aux stations-service, là où, comme avec les péages, les go fasters sont vulnérables. Et lorsque ça ne suffit pas et que les trafiquants sont pris dans la nasse, ils n’hésitent plus à corrompre les fonctionnaires. Récemment, un caïd d’une trentaine d’années, originaire de la banlieue parisienne, mêlé à une prise de plus de 1,5 tonne de cannabis, proposait 1 million d’euros en garde à vue à son vis-à-vis pour qu’il commette une erreur sur son PV d’audition. Ce qui aurait permis à son avocat de faire annuler la procédure et de gagner sa remise en liberté. Mais le « complice » potentiel a décliné l’offre.
Vacances à Dubai.
Si, en 2011, les services de police ont saisi 37 millions d’euros d’avoirs criminels, l’argent est de moins en moins visible en France. Pour profiter sereinement du sien, Abdel s’offre des vacances à l’étranger. Récemment, il a séjourné avec une amie dans un 5-étoiles à Dubai, 69 000 euros les deux semaines dans l’une des plus belles suites, avec un aquarium à requins… »Je suis parti de France officiellement pour aller au bled en vacances. Là-bas, j’avais fait réserver mon séjour dans une agence locale par quelqu’un de ma famille. J’ai récupéré mes billets et je suis parti à Dubai avec mon autre passeport – j’ai la double nationalité ! » raconte Abdel. Dorénavant, dans les cités, seules les rafales de kalachnikov et l’enchaînement des règlements de comptes, comme récemment encore à Marseille, témoignent de la vivacité de cette économie souterraine, de plus en plus discrète.
* Le prénom a été modifié.
Barons de l’or vert
Le seigneur du cannabis : Sofiane Hambli, 37 ans.
On le soupçonne d’avoir arrosé en tonnes de cannabis la région de Strasbourg ainsi que Mulhouse, sa ville natale. Hambli a été incarcéré après une condamnation à treize ans de réclusion en août 2011. Huit ans plus tôt, alors qu’il était emprisonné, il s’évadait lors de son transfert à l’hôpital de Metz, grâce à un complice armé. En 2004, les policiers espagnols menaient une opération contre son équipe au cours de laquelle 3 tonnes de cannabis étaient saisies. Arrêté, Hambli s’échappait après une fusillade. Dans un courrier retrouvé par les policiers, il estimait son patrimoine à 6 millions d’euros. En mars 2009, il a finalement été interpellé à Marbella.
L’Autruche : Mohamed Bouarfa, 47 ans.
Les policiers reprochent à ce natif d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise, d’avoir exporté 42 tonnes de cannabis vers l’Hexagone. Après sa condamnation par défaut à dix ans, en 1998, par la cour d’assises de Rouen, Mohamed s’était s’installé au Maroc où il avait monté un élevage d’autruches près de Casablanca. D’où son surnom… Il a finalement été arrêté en 2005 et extradé vers la France. En juin dernier, Bouarfa a été condamné en appel à dix-huit ans de réclusion par la cour d’assises de Lyon. Il purge actuellement sa peine à la prison de Corbas, près de Lyon.
Tête d’ampoule : Rachid Belayati, 40 ans.
Il est né dans le quartier sensible de la Madeleine, à Rive-de-Gier, près de Saint-Etienne, le 25 mars 1972. Son réseau de stups aurait engrangé 9,7 millions d’euros en trois ans avant d’être démantelé en 2003. Toujours en cavale après sa condamnation, en septembre 2007, à quinze ans de réclusion, Belayati continuerait à superviser le trafic, caché à Batna, en Algérie.
Les frères » pétard » : Abdelkader, 37 ans, et Mohamed, 36 ans.
Originaires de Chassieu, dans la banlieue est de Lyon, Abdelkader, né en février 1975, et Mohamed, dit » Bébé « , né en août 1976, ont commencé entre 1992 et 1994 dans les casses à la voiture bélier, la grande spécialité des loulous lyonnais. Puis, forts de leur expérience dans l’automobile, les deux frères sont passés, les années suivantes, au trafic de stups version go fast. Mohamed est tombé en 2003 avant de s’évader, par hélicoptère, de la maison d’arrêt d’Aiton, en Savoie le 10 décembre 2005. Un mois et demi après, il était repris à Gérone en Espagne, et finalement condamné à neuf ans pour stups et à cinq ans pour évasion. Son frère aîné Abdelkader, actuellement en fuite, aurait repris les affaires. En 2009, il a été condamné par défaut à huit ans pour trafic de stupéfiants alors qu’il cumulait déjà onze condamnations pour vols, violences…
Plus: https://m.facebook.com/permalink.php?story_fbid=675734449128572&id=669375889764428
http://www.lepoint.fr/societe/les-scarface-francais-du-cannabis-01-03-2012-1699165_23.php








