AFRICA : Libia y país norteafricano emergen como centros de tránsito de cocaína

El conflicto actual de Libia ha facilitado su transformación en un promisorio centro de tránsito de cocaína

En el transcurso de una semana se conocieron dos hallazgos de cocaína en dos contenedores de carga distintos con destino a Libia, un fuerte indicio de que tanto el país norteafricano como la región entera están convirtiéndose en nuevas rutas de tránsito para la cocaína hacia Europa y el Medio Oriente

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ESPAGNE 🇪🇦 (Malaga provincia): un Mulhousien abattu dans sa Bentley à Benahavis entre Marbella et Estepona

La Guardia civil enquête sur la mort d’un homme dont le corps a été retrouvé à Benahavís, dans l’urbanisation ‘Capanes del Golf’, à l’intérieur d’un véhicule de sport de marque Bentley, immatriculé au Maroc. Il avait plusieurs blessures par balle au cou et à la tête.

Les premières constatations ont permis d’apprendre que Hakim, alias Zidane venait de se garer et n’était pas encore sortie de sa voiture, qui avait le moteur en marche, lorsqu’il a été abattu de l’extérieur.

Les enquêteurs émettent l’hypothèse que les coups de feu auraient pu être tirés avec deux armes différentes, mais que les tirs ont été entravées par le fait que la voiture avait le verrouillage automatique des portes activé.

D’aucuns disent que ce règlement de comptes ne serait que la suite logique de l’assassinat de Samir Labdazi, abattu à Kingersheim en Alsace, non loin de Mulhouse en août 2019.

A l’époque, Aviseur international avait tenté de décrypter ce règlement de compte en émettant une hypothèse sur les vraies raisons de l’élimination de ‘Samir les yeux bleus‘.

Et si Hakim, alias Zidane, avait été le commanditaire de l’assassinat de Samir ?

Son élimination serait-elle le fruit d’un règlement de comptes « post-mortem » de Samir, ou tout simplement l’élimination d’un concurrent envahissant.

Que savent les plus fins limiers de l’OFAST?

Inutile de les questionner, ils resteront muets, se retranchant derrière le secret professionnel qui est toujours tellement confortable…

A suivre !

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COLOMBIE 🇨🇴 (Cartagena): saisie de 1.539 kilos de cocaïne en partance pour le Maroc 🇲🇦

La saisie a été obtenue grâce à un appel du capitaine du navire, qui a alerté les autorités sur la présence de passagers clandestins sur le bateau.

Immédiatement, les unités des Gardes-côtes de Cartagena ont escorté le bateau jusqu’à un quai sécurisé, où, en compagnie des agents de la police portuaire, ils ont inspecté le bateau, trouvant 1. 539 colis stockés dans différents conteneurs.

En raison de la présence de ces passagers clandestins, il est supposé que ces derniers étaient responsables du chargement de cocaïne chargée sur ce navire qui couvrait la route États-Unis – Carthagène avec pour destination finale, le Maroc.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Frontière Espagne-France 🇫🇷): un go-fast avec du cannabis marocain intercepté

Huit personnes ont été arrêtées dans le nord de l’Espagne alors qu’elles transportaient 72 kilos de haschich dans un convoi de véhicules à destination de la France.

Le réseau des narcotrafiquants a été démantelé grâce à l’opération menée conjointement par la Guardia Civil et la Gendarmerie Française.

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ESPAGNE 🇪🇦 (Ceuta – سبتة): un Marocain abattu par balles

Un jeune d’origine marocaine a été abattu en début de semaine au cours d’affrontements ayant opposé des réseaux de trafic de drogue à Sebta.

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MAROC 🇲🇦 (Casablanca): saisie d’une tonne de drogue, trois suspects interpellés

Les éléments du service préfectoral de la police judiciaire de Casablanca, ont opéré d’importantes saisies dont plus d’une tonne de drogues.

Dans la foulée, trois individus ont été interpellés.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Carthagène): la Guardia Civil trouve 4 tonnes 100 de haschich dans un bateau de pêche sur le quai de bateaux de plaisance de la ville portuaire

Le bateau cachait 4 100 kilos de haschich

C’est lors d’une des fouilles de routine effectuées par les agents de la Benemerita que des chiens ont découvert les 120 colis de cannabis dans les cales du navire.

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MAROC 🇲🇦 (El Guerguerate): les douaniers interceptent un TIR lesté de plus de deux tonnes de haschich

Les éléments de la sûreté nationale, en coordination avec les services des Douanes du passage frontière El Guerguerate, au sud de la ville de Dakhla, ont mis en échec, mercredi soir, une tentative de trafic de deux tonnes et 86 kilogrammes de chira (résine de cannabis) à bord d’un camion de transport international qui se dirigeait vers un pays africain.

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MAROC 🇲🇦 (Tanger): un chauffeur routier espagnol arrêté par les douaniers avec plus d’une tonne de drogue

Les éléments de la Sûreté nationale et de la Douane ont intercepté une tonne et 220 kg de drogue au port de Tanger-Med ce jeudi.

La cargaison se trouvait à bord d’un camion de transport international immatriculé à l’étranger.

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MAROC 🇲🇦 (Zone frontalière de Zguilima – Région de Zagora): des chameaux trafiquants de drogue arrêtés à la frontière algérienne

Dix dromadaires, transportant plus d’une tonne de résine de cannabis soigneusement conditionnée dans 41 sacs, ont été interceptés à Rissani (Moulay Ali Cherif).

Des investigations ont permis de déterminer l’itinéraire emprunté par le convoi de drogue.

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MAROC 🇲🇦: à un pas de la légalisation du cannabis

Le Maroc est le seul pays de la région MENA* à avoir voté pour le retrait du cannabis de la liste des drogues dures lors de sa 63ᵉ session de la Commission des stupéfiants des Nations-Unies (CND) tenue mercredi 2 décembre à Vienne.

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*MENA (en anglais « Middle East and North Africa »), ANMO ou MOAN (équivalents français) sont des acronymes utilisés pour désigner une région du monde comportant l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): 480 kg de résine de cannabis ont été découverts dans les Hauts-de-Seine

Les grossistes de Saint-Denis avaient planqué 480 kilos de cannabis à Courbevoie

Onze valises marocaines se trouvaient encore dans une camionnette dans un entrepôt de Courbevoie.

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MAROC 🇲🇦 (Tanger): les douaniers et la police interceptent 35 kilos de cocaïne suite au signalement de la DEA

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Les services de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) ont mis en échec, mardi en coopération étroite avec la Drug Enforcement Administration américaine (DEA), une tentative de trafic de 35 kg de cocaïne pure en provenance d’un pays d’Amérique latine et à destination de pays asiatiques.

Cette opération, menée sur le terrain par les services de la Sûreté nationale et les éléments de la douane de Tanger, s’inscrit dans le cadre des relations de coopération agissante entre les services sécuritaires marocains et leurs homologues américains, dans différents domaines, notamment celui de la lutte contre la criminalité transfrontalière et le trafic illégal de drogue et de psychotropes, indique un communiqué de la DGSN.

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MAROC 🇲🇦 (Rabat): un trafiquant de drogue qui avait blessé une policière à Montpellier a été interpellé

Les autorités marocaines ont interpellé le 19 novembre un trafiquant de drogue qui était recherché par la brigade des stupéfiants de la Sûreté Départementale du Rhône.

Il avait foncé en voiture et blessé une policière des stups de Lyon, lors d’une opération de démantèlement menée à Montpellier.

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MAROC 🇲🇦 (Fès): un camionneur intercepté avec une demi-tonne de drogue

Lors des fouilles,la police a récupérer une cargaison de drogue composée de 20 ballots, pour un poids total de 500 kg de chira, « dissimulée avec soin dans une cavité aménagée à cet effet dans le châssis du camion », précise la Sûreté nationale. 

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EUROPOL 🇪🇺 (Blanchiment): 18 personnes arrêtées et saisie de 4 millions d’avoirs criminels en espèces, appartements, camions, voitures et comptes bancaires

Les sections de recherches de Lyon, Chambéry, Nîmes et Montpellier, appuyées par une unité d’Europol spécialisée dans la traque du blanchiment, ont arrêté 18 personnes et saisi 4 millions d’avoirs criminels (espèces, appartements, camions, voitures, comptes bancaires), a-t-elle détaillé dans un communiqué.

Le juge d’instruction a décidé du placement en détention provisoire de 14 d’entre elles. Les quatre autres ont été placées sous contrôle judiciaire.

Au dire des enquêteurs, le réseau réinvestissait les 90 millions d’euros dans l’immobilier au Maroc.

Lors des perquisitions, ils ont également saisi 37 kilos de cannabis, 5 kilos de cocaïne, deux fusils de chasse et un pistolet automatique. 2018 marquera le début de cette affaire baptisée «  Cash Collect  » par les enquêteurs. Les gendarmes lyonnais ont découvert «  qu’une flotte d’une quinzaine de poids lourds immatriculés au Maroc servait au transport de marchandises mais aussi de l’argent sale de trafiquants de drogue connus des services  ».

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MAROC 🇲🇦 (Assilah): saisie de plus de 2 tonnes de drogue

Le suspect, âgé de 43 ans, a été appréhendé lors d’une intervention menée au quartier « Khondkiyyin » à Assilah pendant une opération de déchargement de drogue d’un véhicule tout terrain vers un entrepôt, indique la DGSN.

Lors des fouilles, les policiers ont mis la main sur 66 paquets 2,3 tonnes de chira, soupçonnés être destinées au trafic par voies maritimes.

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MAROC 🇲🇦 (Agadir): six personnes arrêtées suite à la saisie de une tonne 68 kilos de chira

Le service préfectoral de la police judiciaire d’Agadir a interpellé, samedi soir, six individus âgés entre 36 et 46 ans

La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a indiqué que les mis en cause ont été appréhendés dans le cadre de l’enquête menée par la police judiciaire suite à la mise en échec, par les services de Douane et de Sûreté du port d’Agadir, d’une tentative de trafic d’une tonne et 68 Kg de chira contenue dans une cargaison de produits de pêche surgelés, à bord de deux conteneurs destinés à l’export international.

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MAROC 🇲🇦 (aéroport Mohammed V): les douaniers trouvent 1 tonne 500 dee cannabis dans des babouches destinées au Pays-bas

Les éléments de la gendarmerie poursuivent leurs recherches pour trouver les individus impliqués dans la tentative d’exportation d’1,5 tonne de chira, saisie vendredi dernier à l’aéroport Mohammed V.

Le quotidien Assabah rapporte, dans sa dernière édition, qu’en inspectant le dépôt de marchandises, les douaniers ont été intrigués par une grosse cargaison de babouches provenant de la région de Driouch, dans la province de Nador, et destinées à être exportées vers les Pays-Bas. En outre, ce n’est pas la période à laquelle les commerçants importent des produits artisanaux marocains.

Le flair des douaniers va s’avérer payant puisqu’ils vont découvrir les plaques de chira dissimulées dans les semelles des babouches et minutieusement enveloppées par le cuir. Après avoir inspecté tout le lot, les douaniers ont avisé les services de la gendarmerie de l’aéroport, qui relève de la province de Nouaceur, pour diligenter une enquête sur la provenance et les individus impliqués dans ce trafic de drogue.

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NARCOTRAFIC: les routes de la drogue se multiplient en Afrique, avec le Maroc 🇲🇦 comme épicentre des expéditions de cocaïne vers l’Europe 🇪🇺 et le Maghreb

Photo tirée d’une video diffusée par LCI en novembre 2019

Par Abdelkader Abderrahmane

Analyste géopolitique et consultant international sur les questions de paix et de sécurité en Afrique

Le Maroc est depuis des décennies le plus grand cultivateur de haschich au monde.

Et si Rabat s’est engagé à partir de 1992 dans une «guerre contre la drogue», diminuant de manière considérable les surfaces de terres utilisées pour cette culture, la production de résine de cannabis n’a toutefois pas diminué dans les mêmes proportions.

En outre, au fil des années, du fait de sa position géographique et de sa longue histoire de producteur de cannabis, le Maroc est aussi devenu une voie de transit-clé pour d’autres trafics de drogues, telles que la cocaïne, l’héroïne et les drogues de synthèse. Ce faisant, le royaume chérifien est en passe de devenir aussi un pays de consommation, créant ainsi de nouveaux défis de santé publique pour la société marocaine et au-delà.

EXTRAITS des différents paragraphes

Histoire du cannabis

Les premières plantations de cannabis au Maroc sont apparues au XVe voire au VIIe siècles, sans doute introduites par les Arabes après leur invasion de l’Afrique du Nord. Au XIXe siècle, le sultan Moulay Hassan autorisa ensuite la culture du cannabis dans des zones restreintes. Cette politique fut poursuivie sous les protectorats espagnol et français, puis pour des raisons économiques, sous le règne du roi Mohammed V qui toléra lui aussi cette culture après l’indépendance du Maroc en 1956.

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Culture hybride

La raison pour laquelle la quantité de drogue n’a pas diminué en parallèle de la diminution des terres utilisées pour la culture du cannabis est essentiellement due à la nouvelle culture hybride du cannabis, de plus en plus utilisée par les trafiquants marocains. Selon Pierre-Arnaud Chouvy et Kenza Afsahi, auteurs de Le haschich marocain, du kif aux hybrides, c’est l’introduction de variétés hybrides, au rendement trois à cinq fois supérieur au cannabis traditionnel qui explique que malgré une baisse réelle des surfaces utilisées pour la culture du cannabis, la production de résine de cannabis demeure stable.

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De producteur de cannabis à consommateurs de drogues

En sus du trafic de résine de cannabis, la cocaïne ainsi que d’autres stupéfiants ont aussi fait leur entrée sur le territoire marocain depuis plusieurs années. Si la cocaïne demeure encore inaccessible pour la plupart des Marocains, au cours des quinze dernières années, le prix d’un gramme de cocaïne a toutefois considérablement diminué, coûtant aujourd’hui environ 600 dirhams (60 euros). Cette baisse est aussi une indication de la disponibilité croissante de la cocaïne au Maroc, en particulier au sein des classes moyennes. Ceci dit, le pays est surtout devenu une zone de transit vers l’Europe ou les pays du Golfe à travers les routes du Sahel, du Maghreb et maritimes.

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Drogues de synthèse

Mais comme dans le reste de la région du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest – voire à travers le monde –, c’est la présence croissante de drogues de synthèse qui est en train de faire une percée au sein de la population marocaine. Tramadol, Captagon, Rivotril, Lyric ou encore Artane (aussi connu sous le nom de Madame Courage) sont de plus en plus populaires parmi la jeunesse marocaine. Ces drogues de synthèse, telles que le karkoubi ou al shaghala anglyzyya (une colle) utilisée en Egypte ne sont pas sans conséquence pour la santé des utilisateurs souvent très pauvres. Le karkoubi, très répandu au Maroc, est un mélange de psychotropes, tels que le Xanax, le Valium ou le Rivotril. L’utilisation croissante de ce médicament est due au fait qu’il est facilement disponible ainsi qu’à son prix extrêmement bas, qui varie de 1 à 10 dirhams (0,50 à 1,00 euro) par dose selon les régions. Ces prix bas qui les rendent attrayants pour de nombreux consommateurs aux ressources et aux revenus limités représentent un énième défi sanitaire pour les autorités marocaines.

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Violence et questions sanitaires

Cette consommation croissante de drogues est devenue source d’inquiétude et de préoccupations pour les autorités marocaines et professionnels de la santé. Contrairement aux drogues traditionnellement dominantes, telles que le cannabis – il est estimé que près d’un million de Marocains sont des consommateurs réguliers de cannabis –, ces médicaments, qui devraient normalement être obtenus sur ordonnance, sont souvent utilisés à des fins récréatives et leurs effets addictifs ont des conséquences négatives sur la santé des utilisateurs, les rendant souvent très agressifs. La criminalité et la violence des jeunes sont d’ailleurs souvent imputables à la drogue. En outre, beaucoup au Maroc s’interrogent sur le fait que la consommation croissante de substances n’érode la morale culturelle et cultuelle.

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Business as usual

Comme l’indiquent les trafics de cocaïne et de drogues de synthèse provenant respectivement d’Amérique latine et d’Asie, le Maroc est devenu en quelques années un hub majeur pour toutes sortes de trafics de drogues liés à l’Europe et à l’Afrique de l’Ouest. Le fait que les Marocains consomment de plus en plus de drogues autres que le cannabis ne fait que renforcer cela.

Le trafic de drogues au Maroc a ainsi de beaux jours devant lui. Et si les difficultés de transports et d’acheminements vers l’Europe et ailleurs se dressent devant les trafiquants de manière régulières, ceux-ci ne sont pas à court d’idées pour poursuivre leurs activités illégales. Dans le passé, de la cocaïne a bien été trouvée dans des copies du Coran dont les pages avaient été arrachées au préalable !

Par ailleurs, le trafic de drogues de manière générale bénéficiant aussi à de nombreux notables, officiers de l’armée et autre fonctionnaires, il demeure donc très peu probable que cela cesse de sitôt.

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par Marc Fievet

Le Mahkzen est-il impliqué et jusqu’à quel niveau ?

Le rôle confirmé de la structure financière Attijariwafa Bank dans la dissimulation des fonds engrangés par le trafic de cannabis ne laisse aucune place au doute quant à l’implication personnelle du roi Mohammed VI dans ces activités criminelles.

En juin 2015, à Mornas, une bourgade du Vaucluse, les douaniers français mettent la main sur la somme rondelette de 300 000 euros en espèces à l’intérieur d’un véhicule.

L’affaire est confiée à des enquêteurs de Marseille, membres d’une section spécialisée dans la délinquance financière. En coopération avec leurs confrères de plusieurs pays d’Europe, un travail de fourmi permet de remonter la filière aux ramifications importantes et dont le quartier général se situerait au sommet de l’Etat marocain.

Comme toujours, la DG des douanes, bien qu’interrogée, n’avait pas souhaité communiquer.

La conférence de presse animée par Xavier Tarabeux, le procureur de Marseille, restera dans les annales de la justice française.

Les 300 000 euros saisis à Mornas, ce n’est donc que de la petite monnaie. Selon l’AFP, Xavier Tarabeux, qui représente le ministère public, annonce le chiffre faramineux de 400 millions d’euros qui ont été blanchis sur ces quatre dernières années.

Une partie aurait transité par la France où Attijariwafa Bank possède plusieurs agences.

Parce que si la presse française avait évoqué une «Hawala (système traditionnel de paiement informel dans la culture arabe)», les milieux initiés n’ignorent pas que la banque marocaine Attijariwafa Bank couvre un important flux financier, notamment en Afrique de l’Ouest. Malgré la bienveillance des autorités de ces pays et malgré le système de blanchiment efficace, les experts antiterroristes ont repéré, dès l’année 2012, les mécanismes frauduleux du financement de groupes terroristes proches du Makhzen tel le Mujao dont les mercenaires ont tenté d’infiltrer les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf en même temps qu’ils ont investi le nord du Mali avant de disparaître dans la nature…

Ou comment faire pour que ça fasse ‘Pschitt’ !

En novembre 2016, des dizaines de personnes ont été arrêtées en France, en Belgique et aux Pays-Bas, et la montée au créneau des relais de Mohammed VI ont réussi à liquéfier cette affaire d’État, à coups de gros millions ou de demeures somptueuses à Marrakech (Rien de plus anonyme qu’une SCI …), dans les limites de corruptibilité des responsables européens chargés de l’enquête et… comme il est toujours bon de le rappeler, la complaisance créent toujours beaucoup d’amis!

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AQMI, main dans la main avec les cartels de drogues

L’Ameripol s’est aussi penchée dans son rapport sur le conflit malien qui, pour les cartels, n’a fait qu’interrompre momentanément les principales routes de la cocaïne dans la région.

L’A-10 (autoroute 10), nom donné à cette route par les experts, est la voie la plus importante au large du 10e parallèle menant en Europe. Le rapport cite Alain Rodier du Centre français de recherche sur le renseignement, lequel assure que «les trafiquants ont démontré leur capacité à anticiper la politique internationale et continuent à faire des affaires à travers d’autres voies». Mathieu Guidere, spécialiste en géopolitique et en histoire immédiate du monde arabe et musulman, souligne, quant à lui, que «les trafiquants de drogues payent aux mouvement islamistes radicaux un droit de passage représentant 10% de la valeur totale de la cargaison. Certains groupes armés «facturent» plus pour garantir la protection du convoi».

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