NARCOTRAFIC: les routes de la drogue se multiplient en Afrique, avec le Maroc 🇲🇦 comme épicentre des expéditions de cocaïne vers l’Europe 🇪🇺 et le Maghreb

Photo tirée d’une video diffusée par LCI en novembre 2019

Par Abdelkader Abderrahmane

Analyste géopolitique et consultant international sur les questions de paix et de sécurité en Afrique

Le Maroc est depuis des décennies le plus grand cultivateur de haschich au monde.

Et si Rabat s’est engagé à partir de 1992 dans une «guerre contre la drogue», diminuant de manière considérable les surfaces de terres utilisées pour cette culture, la production de résine de cannabis n’a toutefois pas diminué dans les mêmes proportions.

En outre, au fil des années, du fait de sa position géographique et de sa longue histoire de producteur de cannabis, le Maroc est aussi devenu une voie de transit-clé pour d’autres trafics de drogues, telles que la cocaïne, l’héroïne et les drogues de synthèse. Ce faisant, le royaume chérifien est en passe de devenir aussi un pays de consommation, créant ainsi de nouveaux défis de santé publique pour la société marocaine et au-delà.

EXTRAITS des différents paragraphes

Histoire du cannabis

Les premières plantations de cannabis au Maroc sont apparues au XVe voire au VIIe siècles, sans doute introduites par les Arabes après leur invasion de l’Afrique du Nord. Au XIXe siècle, le sultan Moulay Hassan autorisa ensuite la culture du cannabis dans des zones restreintes. Cette politique fut poursuivie sous les protectorats espagnol et français, puis pour des raisons économiques, sous le règne du roi Mohammed V qui toléra lui aussi cette culture après l’indépendance du Maroc en 1956.

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Culture hybride

La raison pour laquelle la quantité de drogue n’a pas diminué en parallèle de la diminution des terres utilisées pour la culture du cannabis est essentiellement due à la nouvelle culture hybride du cannabis, de plus en plus utilisée par les trafiquants marocains. Selon Pierre-Arnaud Chouvy et Kenza Afsahi, auteurs de Le haschich marocain, du kif aux hybrides, c’est l’introduction de variétés hybrides, au rendement trois à cinq fois supérieur au cannabis traditionnel qui explique que malgré une baisse réelle des surfaces utilisées pour la culture du cannabis, la production de résine de cannabis demeure stable.

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De producteur de cannabis à consommateurs de drogues

En sus du trafic de résine de cannabis, la cocaïne ainsi que d’autres stupéfiants ont aussi fait leur entrée sur le territoire marocain depuis plusieurs années. Si la cocaïne demeure encore inaccessible pour la plupart des Marocains, au cours des quinze dernières années, le prix d’un gramme de cocaïne a toutefois considérablement diminué, coûtant aujourd’hui environ 600 dirhams (60 euros). Cette baisse est aussi une indication de la disponibilité croissante de la cocaïne au Maroc, en particulier au sein des classes moyennes. Ceci dit, le pays est surtout devenu une zone de transit vers l’Europe ou les pays du Golfe à travers les routes du Sahel, du Maghreb et maritimes.

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Drogues de synthèse

Mais comme dans le reste de la région du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest – voire à travers le monde –, c’est la présence croissante de drogues de synthèse qui est en train de faire une percée au sein de la population marocaine. Tramadol, Captagon, Rivotril, Lyric ou encore Artane (aussi connu sous le nom de Madame Courage) sont de plus en plus populaires parmi la jeunesse marocaine. Ces drogues de synthèse, telles que le karkoubi ou al shaghala anglyzyya (une colle) utilisée en Egypte ne sont pas sans conséquence pour la santé des utilisateurs souvent très pauvres. Le karkoubi, très répandu au Maroc, est un mélange de psychotropes, tels que le Xanax, le Valium ou le Rivotril. L’utilisation croissante de ce médicament est due au fait qu’il est facilement disponible ainsi qu’à son prix extrêmement bas, qui varie de 1 à 10 dirhams (0,50 à 1,00 euro) par dose selon les régions. Ces prix bas qui les rendent attrayants pour de nombreux consommateurs aux ressources et aux revenus limités représentent un énième défi sanitaire pour les autorités marocaines.

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Violence et questions sanitaires

Cette consommation croissante de drogues est devenue source d’inquiétude et de préoccupations pour les autorités marocaines et professionnels de la santé. Contrairement aux drogues traditionnellement dominantes, telles que le cannabis – il est estimé que près d’un million de Marocains sont des consommateurs réguliers de cannabis –, ces médicaments, qui devraient normalement être obtenus sur ordonnance, sont souvent utilisés à des fins récréatives et leurs effets addictifs ont des conséquences négatives sur la santé des utilisateurs, les rendant souvent très agressifs. La criminalité et la violence des jeunes sont d’ailleurs souvent imputables à la drogue. En outre, beaucoup au Maroc s’interrogent sur le fait que la consommation croissante de substances n’érode la morale culturelle et cultuelle.

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Business as usual

Comme l’indiquent les trafics de cocaïne et de drogues de synthèse provenant respectivement d’Amérique latine et d’Asie, le Maroc est devenu en quelques années un hub majeur pour toutes sortes de trafics de drogues liés à l’Europe et à l’Afrique de l’Ouest. Le fait que les Marocains consomment de plus en plus de drogues autres que le cannabis ne fait que renforcer cela.

Le trafic de drogues au Maroc a ainsi de beaux jours devant lui. Et si les difficultés de transports et d’acheminements vers l’Europe et ailleurs se dressent devant les trafiquants de manière régulières, ceux-ci ne sont pas à court d’idées pour poursuivre leurs activités illégales. Dans le passé, de la cocaïne a bien été trouvée dans des copies du Coran dont les pages avaient été arrachées au préalable !

Par ailleurs, le trafic de drogues de manière générale bénéficiant aussi à de nombreux notables, officiers de l’armée et autre fonctionnaires, il demeure donc très peu probable que cela cesse de sitôt.

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par Marc Fievet

Le Mahkzen est-il impliqué et jusqu’à quel niveau ?

Le rôle confirmé de la structure financière Attijariwafa Bank dans la dissimulation des fonds engrangés par le trafic de cannabis ne laisse aucune place au doute quant à l’implication personnelle du roi Mohammed VI dans ces activités criminelles.

En juin 2015, à Mornas, une bourgade du Vaucluse, les douaniers français mettent la main sur la somme rondelette de 300 000 euros en espèces à l’intérieur d’un véhicule.

L’affaire est confiée à des enquêteurs de Marseille, membres d’une section spécialisée dans la délinquance financière. En coopération avec leurs confrères de plusieurs pays d’Europe, un travail de fourmi permet de remonter la filière aux ramifications importantes et dont le quartier général se situerait au sommet de l’Etat marocain.

Comme toujours, la DG des douanes, bien qu’interrogée, n’avait pas souhaité communiquer.

La conférence de presse animée par Xavier Tarabeux, le procureur de Marseille, restera dans les annales de la justice française.

Les 300 000 euros saisis à Mornas, ce n’est donc que de la petite monnaie. Selon l’AFP, Xavier Tarabeux, qui représente le ministère public, annonce le chiffre faramineux de 400 millions d’euros qui ont été blanchis sur ces quatre dernières années.

Une partie aurait transité par la France où Attijariwafa Bank possède plusieurs agences.

Parce que si la presse française avait évoqué une «Hawala (système traditionnel de paiement informel dans la culture arabe)», les milieux initiés n’ignorent pas que la banque marocaine Attijariwafa Bank couvre un important flux financier, notamment en Afrique de l’Ouest. Malgré la bienveillance des autorités de ces pays et malgré le système de blanchiment efficace, les experts antiterroristes ont repéré, dès l’année 2012, les mécanismes frauduleux du financement de groupes terroristes proches du Makhzen tel le Mujao dont les mercenaires ont tenté d’infiltrer les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf en même temps qu’ils ont investi le nord du Mali avant de disparaître dans la nature…

Ou comment faire pour que ça fasse ‘Pschitt’ !

En novembre 2016, des dizaines de personnes ont été arrêtées en France, en Belgique et aux Pays-Bas, et la montée au créneau des relais de Mohammed VI ont réussi à liquéfier cette affaire d’État, à coups de gros millions ou de demeures somptueuses à Marrakech (Rien de plus anonyme qu’une SCI …), dans les limites de corruptibilité des responsables européens chargés de l’enquête et… comme il est toujours bon de le rappeler, la complaisance créent toujours beaucoup d’amis!

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AQMI, main dans la main avec les cartels de drogues

L’Ameripol s’est aussi penchée dans son rapport sur le conflit malien qui, pour les cartels, n’a fait qu’interrompre momentanément les principales routes de la cocaïne dans la région.

L’A-10 (autoroute 10), nom donné à cette route par les experts, est la voie la plus importante au large du 10e parallèle menant en Europe. Le rapport cite Alain Rodier du Centre français de recherche sur le renseignement, lequel assure que «les trafiquants ont démontré leur capacité à anticiper la politique internationale et continuent à faire des affaires à travers d’autres voies». Mathieu Guidere, spécialiste en géopolitique et en histoire immédiate du monde arabe et musulman, souligne, quant à lui, que «les trafiquants de drogues payent aux mouvement islamistes radicaux un droit de passage représentant 10% de la valeur totale de la cargaison. Certains groupes armés «facturent» plus pour garantir la protection du convoi».

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MAROC 🇲🇦 (Tanger): plus de 2000 comprimés de psychotropes saisis par la DGSN

Deux suspects ont été interpellés au niveau du point de contrôle routier à Gzenaya à Tanger dès leur arrivée à bord d’un véhicule léger, poursuit la DGSN en informant que l’opération de fouille du véhicule a abouti à la saisie de 2.272 comprimés de psychotropes, dont 292 unités de type « Ecstasy » et 1.980 comprimés médicaux de type « Rivotril », de trois armes blanches, de quatre téléphones portables et d’une somme d’argent, qui pourrait provenir de ces actes criminels, précise la même source. L’un des suspects était recherché au niveau national par les services de la police judiciaire de Rabat pour son implication présumée dans deux affaires de trafic de drogue et de coup et blessures à l’aide de l’arme blanche.

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MAROC 🇲🇦 (Essaouira): une Française arrêtée pour trafic de cocaïne

Plusieurs personnes impliquées dans le trafic et la consommation de cocaïne sont tombées dans les filets de la police judiciaire d’Essaouira.

Dans le lot, bien des touristes et des résidents étrangers qui seraient en relation avec un réseau de trafic de drogue dure. 7 personnes impliquées dans ce trafic de cocaïne, parmi lesquelles, trois étrangers, ont été placées en garde à vue, rapporte le quotidien Al Akhbar, précisant que parmi les mis en cause, se trouvent une fille et trois étrangers, dont une Française. Tout est parti de la saisie d’une petite quantité de cocaïne chez des consommateurs et chez une femme étrangère, à la tête d’une unité touristique qui fournissait de la drogue à ses clients, indique la même source.

 

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NARCOTRAFIC: quand la drogue passe par des fruits et légumes exotiques

Maroc-Espagne-Turquie, ainsi que les ports d’Anvers et du Havre, tout comme l’aéroport de Zaventem, ce sont les circuits empruntés par une bande de trafiquants pour convoyer en Belgique du cannabis, de la cocaïne et de l’héroïne, en les dissimulant dans des cargaisons de fruits et légumes.

Le procès des 23 individus suspectés d’appartenir à ce réseau s’est ouvert ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles.

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MAROC 🇲🇦 (commune rurale d’Asrir, à quelque 15 km de Guelmim): saisie d’une tonne et 630 kg de chira

Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), les procédures de recherche et les perquisitions menées par les services de la Gendarmerie royale compétents territorialement dans une zone située à la commune rurale d’Asrir, à quelque 15 km de Guelmim, ont permis la saisie d’une cargaison de drogue composée de 57 paquets de chira, d’un fusil de chasse, d’un véhicule tout terrain, d’une motocyclette et d’une arme blanche sous forme de sabre, ainsi que de deux téléphones portables.

La drogue saisie avait été enterrée dans une zone saharienne près d’une tente non habitée, a ajouté la même source, précisant que les recherches et investigations sur le terrain se poursuivent pour interpeller les complices liés au réseau criminel impliqué dans cette opération.

source

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MAROC 🇲🇦 (Al-Hoceima): saisie de 4 tonnes de haschich

Une patrouille pédestre de la Marine Royale marocaine a saisi mardi 20 octobre quatre tonnes de résine de cannabis près d’une plage proche d’Al-Hoceima (nord), a annoncé l’agence MAP en citant une source militaire.

Les trafiquants qui se trouvaient sur place ont pris la fuite, laissant une cargaison de 117 ballots qui ont été saisis, selon la même source.

Une autre opération a permis de découvrir 1,6 tonne de résine de cannabis enterrée dans le désert près d’une tente inhabitée dans la région de Guelmim, selon la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

SOURCE ET PLUS

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MAROC 🇲🇦 (Marrakech): le patron du café « La Crème » croulait sous une montagne de cash

L’Administration des douanes marocaines a procédé à la saisie des biens du propriétaire du café « La Crème ». Mustapha Fechtali, cet entrepreneur rifain ciblé en 2017 lors de la fusillade de Marrakech, croulait sous une montagne de cash.

Selon le journal AlBayane, le patrimoine foncier du surnommé Mous ne se limitait pas à la seule ville de Marrakech. L’homme disposait de 3 villas dans les quartiers chics de la ville ocre, d’un appartement dans la résidence « Yacht », sur la corniche casablancaise, et d’un autre à Tanger.

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MAROC 🇲🇦 (Mohammedia): mise en échec d’une tentative de trafic international de drogue et saisie de 4 tonnes et 967 kg de chira

Dans un communiqué, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) indique que ces quantités importantes de chira ont été saisies suite à une opération de surveillance et de suivi à l’entrée de la ville de Mohammedia, où un véhicule utilitaire a été intercepté et son conducteur qui était chargé de l’escorte de la drogue saisie a été interpellé.
Ce sont les éléments du service préfectoral de la police judiciaire de Casablanca qui ont mis en échec cette tentative d’exportation de cannabis, vendredi soir, sur la base d’informations précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST)

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MAROC 🇲🇦 (Tanger Med): les 11 tonnes 440 kg de chira resteront au pays…

Une opération de trafic international de drogue a été démantelée à Tanger Med. Elle a permis de saisir 11 tonnes et 440 kg de drogue dissimulées dans un camion de transport international de marchandises au milieu d’une cargaison de produits agricoles destinés à l’exportation.

 video

http://www.medi1tv.com/fr/11-tonnes-de-drogue-saisies-au-port-de-tanger-med-infos-197470?jwsource=cl

depuis le 8 octobre sur Aviseur

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MAROC 🇲🇦 (Tanger Med): les douaniers saisissent 11 tonnes et 440 kilos de chira

Sur la base d’informations précises fournies par la DGST (Direction générale de la surveillance du territoire), les douaniers ont mis fin à une opération de trafic international de drogue à bord d’un camion de transport international de marchandises et ont procédé à la saisie de 11 tonnes et 440 kg de chira.

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FRANCE 🇫🇷 (Justice): les douaniers de la BSE de Sète avait trouvé 24 kilos de haschich dans un camion marocain

Ayant des doutes sur la culpabilité du prévenu, le tribunal a estimé que le délit pénal n’était pas constitué et a prononcé la relaxe du chauffeur.

Est-ce qu’il savait ?

Là est toute la question dans cette histoire de transport illégal de drogue. En l’espèce, 24 kg de résine de cannabis découverts par les douaniers dans la remorque d’un transporteur marocain, arrivé à Sète lundi 28 septembre, à bord du géant des mers l’Atlas.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED): lorsque la faconde de Michel Charasse était mise en défaut rien qu’en évoquant Marc Fievet

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l’interview de Michel Charasse par Elise Lucet

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Pour Michel Charasse, »On ne fait pas la guerre avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet »

Elise Lucet : Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.

Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?

Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en  mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation

Elise Lucet : Honhon !

Michel Charasse : Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues…

Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs

Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…

Elise Lucet : Beaucoup ?

Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements…

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse : Et c’est d’ailleurs parce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue …

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal

Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.

Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées…. Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,

Elise Lucet : Oui

Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…

Elise Lucet : Oui…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet

Elise Lucet :Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !

Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont

Elise Lucet : Honhon.

Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…

Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.

Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.

Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…

Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….

Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…

Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’État de droit qui est assez flexible…

Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…

Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…

Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?

Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…

Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…

Michel Charasse : (6 secondes de silence) Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.

Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

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Depuis cet interview, tous les hauts fonctionnaires de la Douane française ont refusé d’assumer les actions menées par Marc Fievet pour le compte de la DNRED.

Plus fort, le TA (tribunal administratif) a refusé le témoignage de Christian Gatard, l’officier traitant de Marc Fievet certifiant que ce dernier n’avait jamais manqué d’honneur envers la Douane.

Il semblerait que l’honneur ne soit pas une vertu connue par les DG Comolli, Viala, Duhamel, Cadiou, Auvigne, Mongin, Fournel, Crocquevieille, Gintz et Braun-Lemaire.

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DÉFENSE »

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NARCO-BUSINESS: le trafic se déplace, se transforme, s’adapte.

Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort…

Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir.

Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous,  Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale.

Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place.

Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

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MAROC 🇲🇦 (Driouch): saisie de 3.729 kilos de résine de cannabis

L’opération a été effectuée à Ben Taieb, aux environs de Driouch, à environ 90 kilomètres de la ville de Nador, précise la même source, ajoutant que les interventions sécuritaires simultanées ont permis l’arrestation de quatre individus pour leurs liens présumés avec ce réseau criminel.

Les perquisitions menées dans le cadre de cette affaire se sont soldées par la saisie de sept voitures, dont une portant des plaques d’immatriculation étrangères et un fusil de chasse.

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MAROC 🇲🇦 (poste-frontière El Guergarat): un routier espagnol arrêté pour trafic de drogue

Dans un communiqué, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) indique que cette quantité de drogue était à bord d’un camion de transport international portant des plaques d’immatriculation enregistrées en Espagne.

Une fouille approfondie du camion à l’aide de chiens renifleurs a conduit à la découverte de 513 kg de chira cachés dans des cavités à l’intérieur de la remorque.

Les forces de sécurité ont procédé aussi à l’arrestation du conducteur âgé de 47 ans et de nationalité espagnole.

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MAROC 🇲🇦 (Chtouka, province d’El Jadida): sur renseignements, la DGST fait intercepter 940 kilos de chira

Sur la base d’informations précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), les recherches effectuées sur la zone littorale de la commune de Chtouka, province d’El Jadida, ont abouti à la saisie d’une embarcation pneumatique, de deux moteurs, de 16 jerrycans d’essence, et de 25 paquets de drogue d’un poids total de 940 kilos de chira , destinés au trafic international par voies maritimes.

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MAROC 🇲🇦: quand les trafiquants de drogue se transforment en banquiers

À défaut de pouvoir recycler l’argent sale dans l’économie régulière, les filières de drogue se sont attaquées au secteur informel, où le cash fait gravement défaut depuis l’éclatement de la crise sanitaire.

Séduits par l’offre de microcrédit proposée par des trafiquants de la drogue à Casablanca, de nombreux marchands ambulants se sont précipités pour signer les reconnaissances de dette ou remettre des chèques en blanc, informe Assabah.

Pour les centaines de marchands dupés, l’opération était facile, simple et surtout arrivait au moment opportun. Ils ignoraient qu’ils allaient devoir rembourser leur prêt trois fois plus cher.

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MAROC 🇲🇦 (Agadir): en contrôle à la gare de péage d’Amskroud, la Gendarmerie Royale a saisi 900 kilogrammes de résine de cannabis

La cargaison était dissimulée dans une trentaine de colis, à bord d’un fourgon immatriculé à Casablanca

Près de 900 kilogrammes de résine de cannabis ont été saisis, ce samedi par la Gendarmerie Royale, au niveau de la gare de péage d’Amskroud, dans la région d’Agadir, apprend 2M.ma de source locale.

source

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MAROC 🇲🇦: les garde-côtes de la Marine royale ont arraisonné, dans la nuit du 15 au 16 septembre, un voilier, deux jet-skis et un go-fast

Des garde-côtes de la Marine royale ont arraisonné, dans la nuit du 15 au 16 septembre, un voilier, deux jet-skis et un go-fast, utilisés dans le trafic de stupéfiants, indique l’armée.

Cette opération a permis l’arrestation de cinq trafiquants de drogue (trois Espagnols et deux Marocains), et la saisie d’environ une tonne de Chira. Le matériel saisi a été confié à la Gendarmerie royale.

SOURCE

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GIBRALTAR 🇬🇮 (Interpol): arrestation d’un baron de la drogue recherché par le Maroc

La police des frontières de Gibraltar a interpellé un trafiquant de drogue belge détenant également la nationalité marocaine. Âgé de 53 ans, il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par le Maroc.

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