Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Hier, tôt le matin, les Forces de gendarmerie ont découvert une cabane remplie de cannabis. À l’intérieur, les éléments du groupement de la Gendarmerie nationale de la région Menabe ont mis la main sur quinze sacs en polyéthylène tissé, renfermant des centaines de kilogrammes de chanvre indien.
Le propriétaire, identifié comme un trafiquant à la tête d’une filière, gravitait autour d’activités frauduleuses et illégales liées à la production, au transport et au commerce de drogue. Son produit serait écoulé principalement sur le marché noir à Morondava, bien que d’autres destinations soient également évoquées. Des revendeurs et des consommateurs font partie des maillons de ce réseau.
Ce coup de filet a eu lieu dans la localité d’Ambalanomby, à Morondava.
En exclusivité, l’interview de Dominique Bucas, directeur de Seacop par Victor Mendez Sanguos de Narcodiario(première partie)
Victor Mendez Sanguos de Narcodiario
SEACOP vise à contribuer à la lutte contre le trafic maritime illicite et les réseaux criminels associés sur l’axe transatlantique, dans le respect des droits de l’Homme.
Expliquez-nous, de manière générale, quel est le rôle de Seacop ?
Elle a été fondée en 2010 pour lutter contre le trafic international de cocaïne. Cela a commencé en Afrique de l’Ouest. Dès lors, en différentes phases, le projet a traversé les Caraïbes et atteint l’Amérique. Nous couvrons 30 pays très divers. Nous avons le Brésil et la Gambie, nous avons la Colombie… Il faut d’abord voir de quoi il s’agit. S’il s’agit du trafic de drogue, notamment de cocaïne, s’il s’agit, ces derniers temps, du trafic de bois…, mais derrière tout cela, il y a beaucoup de variables. Comment les drogues sont transportées, qui les manipule, quels sont les itinéraires, les changements et les tendances. Nous les avons vu opérer dans différents pays des deux côtés de l’Atlantique. Il y a une « fashion week » du trafic de drogue et chacun doit être conscient de l’image globale pour pouvoir apporter une réponse adaptée. Il y a des choses qui marchent et d’autres qui ne marchent pas. La première chose est de partager les connaissances. La deuxième tâche de Seacop est de créer des équipes de renseignement maritime sur l’immatriculation des navires. La Colombie le sait, le Brésil le sait, mais d’autres pays ne le savent pas, et nous devons leur apprendre, par exemple, à inspecter un bateau. C’est super compliqué. Même sur un petit voilier, il y a des cachettes où se cache la cocaïne. Cela s’enseigne, cela se partage entre les pays. Comment faire du profilage. Comment allons-nous savoir qu’un navire est suspect ? Il faut mélanger les informations, il faut réfléchir. Il faut avoir le nez du policier ou du douanier, qui comprend qu’un itinéraire puisse être étrange, par exemple pour un bateau de pêche. Nous avons un noyau qui lui est dédié. Nous formons également des formateurs, afin qu’à l’avenir, les collaborateurs locaux puissent former leurs propres collègues ou ceux des pays voisins, dans une perspective de durabilité. Et la troisième chose que nous faisons est de gérer les opérations. Nous n’avons pas la capacité juridique d’intervenir, mais nous avons la capacité d’organiser le processus, d’unir certains pays avec d’autres, de mener une opération dans laquelle ils échangeront des informations, se rencontreront et obtiendront des renseignements opérationnels.
Nous disposons de bons renseignements, mais pas des moyens de faire le job derrière.. Nous devons donc tout planifier pour faire le meilleur travail possible.
Quelle est la principale menace à la sécurité dans l’Atlantique ?
La principale menace dans l’Atlantique est le trafic de cocaïne, mais je ferai deux nuances. Le premier est le flux habituel de l’Amérique vers l’Europe, en passant par l’Afrique. La circulation n’est pas toujours directe. 60 à 70 pour cent des trafics illicites documentés transitent par l’Afrique et ne peuvent être contrôlés faute de moyens. Cela donne aux dirigeants du narco-business une plus grande possibilité d’ouvrir la gamme, d’effectuer des transferts et de modifier la chaîne de transport. La première nuance concerne le trafic de cocaïne d’Ouest en Est qui peut emprunter différentes routes. Deuxièmement, inversez le trafic. Aujourd’hui, on sait qu’il existe un trafic de haschisch de l’Afrique vers l’Amérique et un échange contre de la cocaïne, car le prix à l’origine est le même. Ce trafic inversé inclut aussi les précurseurs, ainsi que le trafic de tabac, qui constitue un outil très intéressant pour les trafiquants de drogue afin de blanchir leurs avoirs. La troisième nuance est qu’aujourd’hui, et elle est liée à la deuxième, il existe d’autres trafics. Le trafic de bois par exemple, qui ne va pas vers l’Europe, mais majoritairement vers la Chine. C’est très douloureux pour les pays d’Amérique. Chaque année en Colombie, la superficie équivalente à Bogotá est déboisée. C’est énorme. C’est un trafic contre l’environnement. A cela, il faut ajouter le trafic d’êtres humains, de ressources naturelles, d’armes… Le trafic de cocaïne reste la principale menace, mais il est désormais mêlé aux autres trafics et routes.
« 60 à 70 pour cent des trafics illicites documentés transitent par l’Afrique et ne peuvent être contrôlés faute de moyens »
Les saisies ont diminué en 2024 d’environ 40 pour cent par rapport à 2023, où tous les records avaient été battus, si l’on parle de cocaïne, mais le prix reste stable. Qu’en pensez-vous ?
Je voudrais répondre que l’évaluation est positive, mais, d’abord, il reste quelques mois avant la fin de l’année. Pendant la période des ouragans, au moins dans les Caraïbes, il y a moins de transports en raison de ce risque. Nous verrons ce qui se passera d’ici décembre. En revanche, des saisies importantes ont eu lieu. Au Portugal, par exemple. En France aussi, 10 tonnes ont été saisies dans les Caraïbes, en Guyane il y en a eu deux importantes… Il y a aussi des petites saisies. Cela m’amène à deux conclusions. La première, c’est qu’il existe des bandes très solides qui font de belles expéditions. Et bien sûr, on ne peut pas tout saisir. De gros arrivages y transitent. Il y a une augmentation des quantités en gros et une diversification, pour une multitude de raisons, des expéditions en petites quantités. Il est possible que les chiffres diminuent, mais nous attendrons la fin de l’année. Il faut aussi voir que la qualité du produit augmente, avec le même kilo de cocaïne on peut faire plus de doses.
« Il existe une route de trafic de haschisch vers l’Amérique et un échange contre de la cocaïne, car le prix est le même »
Il existe de petits ports, comme celui de Marín, à Pontevedra, où il n’y a même pas de scanner de surface. Les trafiquants de drogue parient-ils sur eux ?
C’est une image que j’aime utiliser. Lorsque vous allez aux toilettes et que vous pressez le savon avec une main mouillée, le savon s’échappe. Même si vous avez beaucoup de force dans votre main, elle sautera ailleurs. C’est ce qui arrive avec la drogue. Nous avons besoin d’une coopération importante à saisir à deux mains. Le trafiquant de drogue, s’il voit une meilleure affaire, pariera là-dessus. Si demain il leur est plus intéressant de vendre des zamburiñas galiciennes, ils le feront. De plus, ils y vont facilement. Là où il y a un écart, ils y vont. Et les petits ports sont pour eux une opportunité. C’est très sûr. Lorsqu’il n’y a pas de surveillance, il est plus facile de faire sortir les stupéfiants. Les saisies se multiplient en Galice, en France, au Havre, ou dans d’autres ports et même si les cargaisons sont de plus faible tonnage, le marché est approvisionné.
Bucas, lors d’une opération – Narcodiario
Passons à l’Amérique du Sud. Quels sont les points qui vous préoccupent le plus ?
À l’heure actuelle, l’endroit le plus délicat est l’Équateur. J’ai eu la chance d’y mener un projet de décembre à juin. En Colombie, les mesures de sécurité se sont renforcées et les trafiquants de drogue parient sur la porte à côté, où règne un système parfaitement chaotique pour faire leurs affaires. Il y a une faiblesse importante. Le trafiquant de drogue cherche un vecteur de transport, et s’il existe une activité légale, il réussit bien. S’il n’y a pas d’affaires légales, vous ne pouvez pas cacher la marchandise. Ils se débrouillent très bien avec les bananes, 5 000 conteneurs de bananes par semaine quittent l’Équateur. C’est énorme. Une autre raison est son économie, qui est dollarisée, ce qui facilite l’échange de marchandises contre de l’argent. C’est le pays d’exportation le plus important. Deuxièmement, il faut être prudent avec le Suriname et la Guyane, qui sont des portes d’entrée vers l’Europe, pour deux raisons. L’une est bien sûr la jungle, car elle est impossible à surveiller, dans la zone frontalière avec le Venezuela. Le système politique du Suriname est très compliqué, et ces deux pays connaissent une croissance brutale de leur PIB à cause du pétrole. Donc, il y a des casinos, des investissements, ils sont très bons pour blanchir de l’argent. Aujourd’hui, l’Équateur, le Suriname et la Guyane, et demain, je crains que le Pérou ne devienne également un exportateur de cocaïne. Elle est déjà productrice et il faut surveiller de près le port de Chancay, en cours de construction par la Chine.
» Je crains que le Pérou ne devienne un exportateur majeur de cocaïne grâce au nouveau port de Chancay que les Chinois sont en train de construire. »
La dynamique dans la région peut beaucoup changer en raison des liens avec ce pays et de l’importance du trafic maritime légal qui le traversera.
« L’Équateur exporte 5 000 conteneurs de bananes par semaine. « C’est parfait pour les trafiquants de drogue. »
Quelle est l’importance de l’Espagne dans Seacop ?
Seacop est un projet destiné aux pays d’origine et nous ne formons pas les pays de l’UE, mais nous travaillons beaucoup avec l’Espagne. Mon coordinateur pour l’Amérique est un policier espagnol (Alfredo Díaz) et nous travaillons main dans la main avec le parquet espagnol de Madrid. De là, ils gèrent le réseau ibéro-américain de procureurs, il y a une grande relation. Nous avons un réseau de formateurs de la police espagnole qui viennent former nos équipes et nous créons des liens. Ces jours-ci, je suis à Carthagène (Colombie) pour le lancement de l’initiative GRES-PORTS (Groupe d’intervention spécial-Ports), et viendront le procureur spécialisé de Valence et le responsable de l’initiative Empact, tous deux espagnols. Nous avons un excellent lien avec l’Espagne. Nous constatons que l’Espagne et la Galice continuent d’être des entrées très importantes pour approvisionner le marché européen.
Pouvez-vous expliquer les raisons ?
Il existe de nombreuses entrées de cargaisons de cocaïne en Espagne car il existe en Galice une certaine tradition consistant à gagner de l’argent avec des choses qui ne sont pas légales. De plus, la structure du littoral facilite l’entrée de marchandises illégales. Le trafic de cocaïne en provenance d’Afrique passe par les côtes, c’est une autre raison. La troisième raison est l’augmentation de la surveillance dans les ports du nord, qui entraîne une diversification des routes. Une raison de tradition, une raison d’itinéraire et une raison de diversification. De plus, des bateaux rapides relient désormais la Galice à l’Afrique. Ces bateaux semi-rigides à moteur hors-bord ont été retrouvés à trois reprises au Sénégal. Ils sont capables d’aller très loin pour effectuer le fameux transfert des navires qui traversent l’Atlantique, chargent les marchandises et remontent jusqu’en Galice, par exemple.
Le chef du gang, un ressortissant serbe résidant au Brésil, figure parmi les personnes arrêtées.
L’enquête, menée dans le cadre de l’Operational Taskforce (OTF) « Balkan Cartel » d’Europol, est le fruit d’une collaboration entre les autorités chargées de l’application de la loi des deux côtés de l’océan Atlantique. Au cours de la dernière année et demie, les autorités impliquées ont travaillé sans relâche pour recueillir des renseignements et coordonner les activités opérationnelles. Le groupe criminel ciblé, connu pour son réseau complexe s’étendant des deux côtés de l’Atlantique, était impliqué dans le trafic à grande échelle de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud vers diverses destinations européennes.
Aux premières heures du 5 octobre, une série de raids ont été menés à différents endroits au Brésil (São Paulo, Ceará, Paraná, Rio Grande do Norte et Santa Catarina). En conséquence, 16 suspects ont été arrêtés, dont plusieurs avaient des liens avec l’organisation criminelle « Primeiro Comando da Capital ». Le chef serbe était l’une des cibles les plus importantes de l’OTF Balkan Cartel d’Europol en raison de son rôle dans l’organisation de nombreuses expéditions de drogue entre les continents.
Les enquêteurs brésiliens ont pu relier ce gang criminel à deux récentes saisies de cocaïne : une de 5,7 tonnes de cocaïne à bord d’un bateau de pêche au Cap-Vert en avril 2022, et une seconde de 1,3 tonne de cocaïne à bord d’un bateau de pêche à Fortaleza, au Brésil, en août 2022.
Au total, 12 suspects – 10 ressortissants brésiliens et 2 ressortissants monténégrins – avaient été arrêtés à ces deux occasions.
L’enquête a été menée en grande partie au sein de l’OTF Balkan Cartel d’Europol, Europol fournissant des informations et des analyses continues pour soutenir les enquêteurs de terrain au Brésil et les agences impliquées dans l’opération. Les preuves recueillies lors des raids seront désormais analysées pour identifier de nouvelles pistes d’enquête qui pourront être développées plus avant au sein de l’Operational Taskforce, qui comprend les autorités chargées de l’application de la loi de 11 pays.
Les autorités suivantes ont participé à l’enquête :
A group of men from south east England have been sentenced for importing 1,500 kilos of cannabis from Ghana to the UK hidden in sacks of Gari powder.
An extensive National Crime Agency (NCA) investigation linked the men to the drugs haul after it was discovered inside a shipping container at Tilbury Docks, Essex.
Daniel Yeboah, 54, Kristoffen Baidoo, 48, Kwaku Bonsu, 52, all from London, and Edward Adjei, 48, from Grays, were found guilty of importing the class B drug following a three-week trial at Southwark Crown Court last month.
The container arrived at Tilbury Docks from Ghana on 19 December 2019, and intelligence obtained by the NCA and the Ghanaian Narcotics Control Commission suggested it contained drugs.
NCA and Border Force officers searched the container and found 2,335 packages of herbal cannabis hidden inside white hessian sacks of Gari powder.
The cannabis, that weighed 1.5 tonnes, was removed from the sacks and replaced with dummy packages.
NCA officers estimate the street value of the drugs would have been approximately £4.3 million.
Pictured: Daniel Yeboah, Kristoffen Baidoo, Kwaku Bonsu, and Edward Adjei
On the morning of 13 January 2020, the container filled with dummy packages travelled from Tilbury Docks on the back of a lorry to an industrial yard in north London under the watch of NCA officers.
It was met by Yeboah who signed the delivery note using a fake signature and a worker at the yard removed the container’s seal with an angle grinder.
Bonsu was observed by NCA officers circling round the industrial yard in his car before taking photographs of the container using his mobile phone, and Adjei was spotted dropping Baidoo off at the yard.
Seemingly realising the drugs were missing, they all then fled the site in different cars, abandoning the load shortly after the container was opened.
As the men left the area, NCA officers were in tow, and all were arrested later that day – Yeboah and Adjei in Homerton, Baidoo in Stratford and Bonsu in Edmonton.
Officers found a 10-tonne hydraulic press, often used for compressing drugs, at Baidoo’s address and seized a number of devices from the men, including mobile phones and dash cams from their vehicles.
Footage downloaded from the dash cam in Adjei’s Toyota picked up his phone calls to Baidoo and Yeboah shortly after the container arrived at the yard.
During a call with Yeboah, he said, “my brother, be a little watchful. It is all a little dodgy.”
Yeboah was also picked up on later calls telling Adjei, “I don’t think the food [drugs] is in it” and “there was Gari inside, they have removed most of the Gari. The people are thieves.”
Text messages and e-mails found on Baidoo’s mobile phone uncovered his plot to take delivery of the drugs at the yard, which he had rented under a fake name to disguise his identity.
It was also evidenced that a bank account belonging to Bonsu made multiple payments to a shipping company for the container to be delivered from Tilbury Docks to the north London yard.
All four men were sentenced at Southwark Crown Court today (18 October).
Yeboah was jailed for five years, and Adjei for four years.
Baidoo failed to appear at last month’s trial, and Bonsu fled the jurisdiction prior to sentencing. Both men were sentenced in their absence – Baidoo received 10 years, and Bonsu seven years.
Work is ongoing to locate the pair and return them to custody to serve their sentences.
NCA senior investigating officer Saju Sasikumar said: “These men used their international contacts to import a huge amount of cannabis into the country.
“Its onward supply in the UK would have had a catastrophic impact on our communities, fuelling violence and exploitation through county lines drug dealing.
“Today’s result demonstrates the NCA’s commitment to targeting organised criminals operating at the top of the drug supply chain and ensuring they are put before the courts. »
Samedi 21 septembre, une opération de trafic international de 8 tonnes et 112 kg de chira, via le port de Safi a été interrompue. Interpellation de 21 individus, âgés entre 24 et 48 ans, et saisie de barils contenant 1.160 litres d’essence.
Quatre personnes ont été arrêtées, deux sur le bateau et deux autres dans l’eau, après avoir tenté d’introduire une cargaison de 5 400 kilos de haschisch par l’embouchure du Guadalquivir.
Four guilty of 1.5 tonne cannabis importation after NCA sting operation
Their convictions follow a National Crime Agency (NCA) investigation that led to NCA and Border Force officers discovering the drugs haul inside a shipping container at Tilbury Docks, Essex.
Daniel Yeboah, 54, Kristoffen Baidoo, 48, Kwaku Bonsu, 52, all from London, and Edward Adjei, 48, from Grays, were found guilty by a jury today (3 September) after a three-week trial at Southwark Crown Court.
Baidoo failed to appear at the trial, but was tried and found guilty in his absence.
All four men will be sentenced on 18 October.
The container arrived at Tilbury Docks from Ghana on 19 December 2019 where it was held before continuing its journey to London.
Intelligence obtained by the NCA and the Ghanaian Narcotics Control Commission suggested it contained drugs.
Pictured: Edward Adjei, Kwaku Bonsu and Kristoffen Baidoo
A search confirmed that 2,335 packages of herbal cannabis weighing a combined 1.5 tonnes were hidden inside white hessian sacks of Gari powder.
NCA officers estimate the street value of the drugs would have been approximately £4.3 million.
The drugs were seized from the sacks and replaced with dummy packages.
On the morning of 13 January 2020, the container travelled from Tilbury Docks on the back of a lorry to an industrial yard in north London under the watch of NCA officers.
It was met by Yeboah who signed the delivery note using a fake signature and a worker at the yard removed the container seal with an angle grinder.
Bonsu was observed by NCA officers circling round the industrial yard in his car before taking photographs of the container using his mobile phone, and Adjei was spotted dropping Baidoo off at the yard.
Seemingly realising the drugs were missing, they all then fled the site in different cars, abandoning the load shortly after the container was opened.
As the men left the area, NCA officers were in tow, and all were arrested later that day – Yeboah and Adjei in Homerton, Baidoo in Stratford and Bonsu in Edmonton.
Officers found a 10-tonne hydraulic press, often used for compressing drugs, at Baidoo’s address and seized a number of devices from the men, including mobile phones and dash cams from their vehicles.
Footage downloaded from the dash cam in Adjei’s Toyota picked up his phone calls to Baidoo and Yeboah shortly after the container arrived at the yard.
During a call with Yeboah, he said, “my brother, be a little watchful. It is all a little dodgy.”
Yeboah was also picked up on later calls telling Adjei, “I don’t think the food [drugs] is in it” and “there was Gari inside, they have removed most of the Gari. The people are thieves.”
Text messages and e-mails found on Baidoo’s mobile phone uncovered his plot to take delivery of the drugs at the yard, which he had rented under a fake name to disguise his identity.
It was also evidenced that a bank account belonging to Bonsu made multiple payments to a shipping company for the container to be delivered from Tilbury Docks to the north London yard.
NCA senior investigating officer Saju Sasikumar said: “Today’s result is testament to the joint international work between the NCA and the Ghanaian Narcotics Control Commission to intercept the drugs shipment, and the tireless efforts of our officers to identify the criminal group behind its importation.
“Had this huge haul of cannabis reached the UK supply chain, it would have fuelled exploitation through county lines activity as well serious violence and knife crime.
“Putting these harmful criminal groups before the courts and dismantling their illegal operations is a key part of the NCA’s mission to protect the public from serious and organised crime.”
Deux hommes, âgés de 32 et 39 ans, en provenance d’Alger et de nationalité algérienne, en partance pour Istanbul ont été interpellés par les douaniers de la brigade de surveillance extérieure (BSE). Après le contrôle de leurs valises, les douaniers ont trouvé environ 2,4 millions d’euros en liquide, dont une partie en Francs suisses.
Des éléments de la douane et de la police au point de passage de Bab Sebta ont mis en échec, samedi soir, une tentative de trafic de 22 kilos de résine de cannabis dissimulés dans un double fond situé au niveau de l’emplacement de la roue de secours d’un véhicule immatriculé au Maroc et conduit par un Marocain résidant à l’étranger (MRE), titulaire d’un passeport français
Depuis un an, Crim’HALT participe au projet européen de recherche RINSE (Research and Information Sharing on freezing and confiscation orders in European Union), piloté par l’Université de Naples-Caserta et financé par la DG Justice de la commission européenne. L’objectif est d’améliorer les pratiques de saisie et confiscation des biens criminels et de favoriser la reconnaissance mutuelle des confiscations. « CONFISQUÉ » est une série de podcasts où Fabrice Rizzoli discute avec des professionnels de la justice sur les moyens d’améliorer ces pratiques. Après avoir donné la parole à deux magistrats de Marseille et à un juge d’instruction belge, nous nous rendons en Corse pour donner la parole à Jérôme Mondoloni, membre du collectif antimafia Maxime Susini et rédacteur des amendements qui ont rendu obligatoire la confiscation des avoirs criminels en France.
Les réseaux de trafiquants marocains ont trouvé un terreau fertile en Espagne et aux Pays-Bas, principalement en raison de la géographie et de l’histoire de ces pays. L’Espagne, avec ses côtes proches du Maroc, sert de porte d’entrée idéale pour le haschisch marocain vers l’Europe. Les Pays-Bas, avec leurs infrastructures portuaires et aéroportuaires de classe mondiale, sont devenus un hub de distribution majeur pour les drogues, y compris le cannabis, la cocaïne et les drogues de synthèse.
L’importance de la diaspora marocaine
La diaspora marocaine joue un rôle significatif dans ce contexte. En Espagne et aux Pays-Bas, les communautés marocaines, bien établies, constituent une part importante de la population immigrée. Cela peut parfois faciliter l’organisation et le maintien de réseaux de trafic.
Entretien réalisé par Myriam Sandouno – Cité du Vatican
Dans cette région où persistent la violence et les attaques terroristes, les saisies de drogue ont grimpé en flèche. Selon un rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et la criminalité rendu public en avril dernier, en 2022, 1.466 kg de cocaïne ont été saisis au Mali, au Tchad, au Burkina Faso et au Niger, contre une moyenne de 13 kg entre 2013 et 2020.
Seidik Abba, spécialiste du Sahel, appelle les organisations sous-régionales à se pencher sur cette question.
Les réseaux de trafic de drogue continuent de prospérer dans le Sahel, région de transit, mais aussi de consommation de stupéfiants. La cocaïne reste la drogue la plus saisie dans le Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), après la résine de cannabis, comme l’indique le rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et la criminalité. En 2022, 1.466 kg de cocaïne ont été saisis au Mali, au Tchad, au Burkina Faso et au Niger, contre une moyenne de 13 kg entre 2013 et 2020. Tous ces pays ont connu des coups d’État et les attaques terroristes s’y multiplient. En effet vendredi 7 juin dernier, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait appelé à «une action internationale immédiate» pour empêcher de nouveaux déplacements forcés de civils au Sahel. Dans ce trafic de drogue selon l’ONU, des groupes armés criminels, jihadistes, ou alliés des régimes en place sont impliqués à divers degrés.
Et comme le souligne Seidik Abba, spécialiste du Sahel et président du Centre international de réflexions et d’études sur le Sahel , «ces trafiquants-là auraient orienté leur chemin de la drogue en utilisant particulièrement certains états côtiers de cette partie qui sont vulnérables». Il évoque notamment la Guinée-Bissau, le Cap-Vert, où «des quantités de drogue sont soit débarquées par les moyens aériens, soit par des voies maritimes». Cette drogue «est ensuite convoyée vers les pays du Sahel particulièrement, et elle remonte par le Maghreb pour aller en Europe. Cette activité criminelle rapporte beaucoup d’argent: c’est souvent des chiffres à milliards de francs» affirme-t-il dans une interview accordée aux médias du Vatican.
À qui profite le plus ce trafic de drogue dans le Sahel?
Le trafic profite plus aux cartels de la drogue, qui ne sont malheureusement pas africains. En réalité, ce que perçoivent les intermédiaires africains, ne représentent pas 10% de ce que cette drogue rapporte. Les patrons de ce cartel sont installés, soit hors de l’Afrique, à Dubaï, ou dans les pays d’Amérique latine, c’est à eux que la drogue profite véritablement. Pour les djihadistes, ce pacha de la drogue présente un intérêt. Parce que s’ils étaient cohérents, ils auraient interdit carrément le trafic de drogue au nom de la religion qu’ils défendent. Mais comme ils s’en servent, ils ont donc trouvé cette formule de pouvoir percevoir des taxes sur la drogue. Et cette taxe-là est utilisée justement dans les activités terroristes pour faire du recrutement, pour acquérir des armes ou parfois même pour acheter la paix des populations.
Justement, parlons d’elle.Quel est l’impact de ce trafic aujourd’hui sur les populations?
Il y a un impact sanitaire important, puisque la drogue a commencé à être consommée, avec des cas de psychiatrie. Beaucoup de gens qui fument cette drogue finissent par devenir des cas de psychiatrie. Or, on n’a pas dans nos pays une capacité de prise en charge de cas de psychiatrie, assez importante.
Et quand la drogue circule, il y a souvent des bagarres entre les circuits pour la contrôler. Parce que, par exemple, le convoyage de la drogue a favorisé le fait que soient constitués des groupes. Et souvent, il y a des rivalités qui peuvent dégénérer, qui peuvent apporter des règlements de compte entre les différents groupes. Et puis, ça peut créer des situations.
Les réseaux de ce trafic de drogue alimentent davantage l’instabilité, vous l’avez dit, dans les pays du Sahel. Quels sont les efforts fournis aujourd’hui par les autorités de ces pays pour combattre ce trafic? Est-ce qu’il y a une coopération régionale entre les états du Sahel pour lutter contre cela?
On a remarqué que les pays ont quand même été un peu surpris. Ils n’avaient pas prévu de législation adéquate pour y lutter. Donc depuis un moment, on constate que les pays ont commencé à adopter des législations pour lutter justement contre le phénomène, et à créer des structures spécialement dédiées. Et on voit qu’il y a aujourd’hui un début de coopération transfrontalière entre les pays.
Mais il n’y a malheureusement pas de structures de coordination à l’échelle de la sous-région ou à l’échelle de plusieurs pays qui permettent justement de partager des informations. La lutte contre le trafic de drogue doit reposer quand même sur le renseignement en amont. Dès que les trafiquants, par exemple, chargent cette drogue d’où ils partent, on doit pouvoir savoir qu’ils sont partis et pouvoir les intercepter. Ce qui serait intéressant, c’est que des organisations sous-régionales comme la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), comme l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) qui associent des pays francophones, anglophones, lusophones, puissent prendre en charge le dossier et qu’on mette en place une structure.
Est-ce qu’on perçoit dans cette situation, un signe d’implication de la communauté internationale?
La communauté internationale, pour l’instant, ne montre pas un engagement très fort pour venir en aide au pays du Sahel, alors que les trafiquants en réalité, le Sahel les intéresse comme territoire de transit. Les Nations unies ont une antenne de l’UNDC qui est chargé de lutte contre la drogue à Dakar, pour couvrir la sous-région. Ils font de temps en temps des formations, mais ce n’est pas à la hauteur du défi qui se pose aujourd’hui à ces pays du Sahel qui ont d’autres urgences et qui n’ont pas assez de ressources. L’intérêt des trafiquants, c’est que ces pays ne puissent pas lutter véritablement contre la drogue.
C’est par un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), que nous apprenons cette saisie de 18 tonnes et 243 kilogrammes de haschisch.
La cargaison était embarquée à bord d’un camion de transport international de marchandises.
Elle devait être transportée à l’étranger par voie maritime à bord de trois embarcations pneumatiques rapides, qui se trouvaient également dans le même camion.
Plusieurs câbles de Wikileaks de 2008 en avaient fait état, accusant notamment les employés du NACOB (l’antidrogue) du principal aéroport du pays de largement fermer les yeux sur les arrivées de coke, un câble citant même le transfert via Air France de cocaïne via le hub de Lomé. Ou encore la non-arrestation de trafiquants pourtant bel et bien découverts…
le 31 janvier dernier, deux ‘jets’ ont atterri sur une base militaire… C’est inquiétant quand on connaît l’activité supposé de ces ‘jets’
C’est inquiétant d’autant plus que l’on s’est aperçu, en soulevant le tapis, que l’actuel chef d’État, à un moment de sa vie, a ouvertement favorisé un trafiquant notoire, ce que tout le monde semble avoir depuis oublié.
Et au bout, la découverte d’énièmes sociétés américaines acheteuses de jets à bas coûts, des candidats potentiels au dernier voyage chargé de cocaïne, comme ceux que l’on décrit ici depuis près de 15 ans maintenant, sans être beaucoup relayé par une presse grand public qui ne s’intéresse visiblement pas au sujet.
Un avion saisi au Belize, revendu à une société douteuse derrière laquelle se profilent des trafiquants mexicains, mais qui va nous mener directement à l’Afrique de l’Ouest et à la résurgence d’un trafic que l’on croyait avoir éradiqué ! Un danger que l’on imaginait avoir disparu et qui ravive le spectre de la circulation de la cocaïne dans un pays que l’on estimait pourtant épargné depuis quelques années : le Ghana !
Voilà à quoi mène aussi une politique inepte de revente d’avions à des trafiquants, pour gagner quelques centaines de milliers de billets dont on ne connaîtra jamais l’usage exact, la corruption aidant : Le Belize, en résumé de cette série, est un état… tout simplement irresponsable !
Sénégal, duwani y’a tɛgɛ da ɲanamininfɛn »Cocaïne » kilo ba kelen ni kɛmɛ ni bisaba ni wolofila kan, Kidira, Tambacounda mara la. O musaka bɛ bɛn fcfa wari miliyari 90 ni kɔma. Wa nin koni tɛ a siɲɛ fɔlɔ ye ɲanamininfɛnw ka minɛn Tambacounda mara la.
A siɲɛfɔlɔ tɛ wa fana a ɲɔgɔn hakɛ ma dɛli ka minɛ Sénégal jamana kɔnɔ.
Kidira duwani ka fɔ la ko, o ɲanamininfɛw « cocaïne » ninni bila borow de kɔnɔ, ka tila k’u dogo kamiyɔn dɔ kɔnɔ, sumaya yɔrɔ bɛ o min na. O tun bɛ ka bɔ Sénégal kɛrɛfɛ jamana dɔ la, nka u ma jamana kɛlen tɔgɔ pɛrɛpɛrɛlatɛgɛ.
Ko nin ye, a ye ko i bafo ko fosi takɔnɔ nka k’u ka larawɛlɛ sɛnfɛ, u nana ɲanamininfɛ ninnu dogolen ye u ka jaa fɛrɛlan sanfɛ nako “scanner”. Sénégal ni Mali dancɛ dugu in na Kidira.
Le mercredi 3 avril, un porte-hélicoptères amphibie français a été missionné , après qu’un avion Falcon de la Marine nationale ait détecté et identifié un sloop navire de 52 pieds au milieu de l’Atlantique et après avoir arraisonné le voilier, a saisi 894 kilos de cocaïne.
Le PHA et la FLF ont été appuyés par un avion Falcon 50 projeté à Dakar, qui a relocalisé et identifié le voilier suspect.
Les équipages déployés dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2024 sur un porte-hélicoptères amphibie (PHA) et une frégate type La Fayette (FLF) ont effectué une saisie de plus de 894kg de cocaïne au large des côtes africaines.
Cette opération qui a nécessité d’importants moyens aéronautique et naval a été menée sur la base des renseignements fournis par la DEA, la NCA britannique, le MAOC-N, l’OFAST, la DNRED et en coopération avec les autorités portugaises, espagnoles et brésiliennes.
L’équipe de recherche a également eu accès à des déclarations d’agents de la DEA contenant des indications spécifiques selon lesquelles « Bacaizinho » pourrait avoir été lié à la tentative de coup d’État de février 2022 en Guinée-Bissau, au cours de laquelle 11 personnes sont mortes.
Malam Bacai Sanha Jr, fils de l’ancien président de la Guinée Bissau a été condamné à plus de six ans de prison aux Etats-Unis pour son implication dans un trafic international d’héroïne.
Son père, Malam Bacai Sanha, a d’abord été installé par une junte comme dirigeant intérimaire en 1999 avant de perdre les élections l’année suivante. Il a remporté la présidence lors d’un scrutin en 2009, mais est décédé en cours de mandat en janvier 2012, alors qu’il se faisait soigner à Paris.
L’enquête avait révélé que Sanha Jr. aurait eu des contacts avec la ‘Ndrangheta, et plus précisément avec Claudio Cardamone, membre du clan Abbruzzese-Forastefano, avec lequel il aurait conclu des « accords commerciaux » dans le cadre d’une intrigue internationale centrée sur – selon les enquêteurs allemands et italiens – un important trafic de drogue, pouvant compter sur un soutien logistique au Portugal (pour Sanha) et en Amérique du Sud (pour Cardamone), grâce au blanchiment d’argent réalisé grâce au trafic de diamants.
La police judiciaire de Casablanca, sur la base d’informations précises fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire national (DGST), a mis en échec une grande opération de trafic de drogue, aux premières heures de ce mercredi 27 mars.
L’un des quatre trafiquants de drogue, armé d’un fusil de chasse dont il a fait usage, a été abattu lors de cette opération.