CANNABIS: le Maroc demeure le principal exportateur de cannabis en 2013

Avec une production de 38 000 tonnes de cannabis, le Maroc reste le principal pays exportateur de cette drogue au niveau mondial, devançant l’Afghanistan, l’Ukraine et l’Azerbaïdjan, a révélé un rapport de l’ONU sur les drogues en 2014.

Selon un rapport de l’Office des Nations unies pour la drogue et le crime (ONUDC) pour l’année 2014, la superficie consacrée à la culture de cannabis au Maroc est estimée à «57 000 hectares alors qu’elle avoisine les 10 000 hectares en Afghanistan». Ces chiffres viennent conforter le rapport élaboré par l’Observatoire européen de toxicomanie et de drogue pour l’année 2014 et publié à l’occasion de la Journée mondiale du lutte contre la drogue et le trafic illicite (26 juin).

Selon le document, le Maroc a maintenu sa place en tant que principal pays exportateur de résine de cannabis  vers les pays européens. Le royaume du Maroc constitue aux côtés de l’Afghanistan le plus grand exportateur de cannabis dans le monde notamment vers les marchés de l’Europe de l’Ouest et du Centre à travers les canaux de l’Espagne et du Portugal, a fait ressortir le rapport qui a concerné 30 Etats européens. 78 millions d’Européens âgés entre 15 et 64 ans ont déjà consommé du cannabis au moment où les autorités européennes ont saisi près de 700 tonnes de cannabis provenant essentiellement du Maroc et de l’Afghanistan.

Pour ce qui est du volet consommation de drogue, le document a démontré une stabilité des moyennes de consommation de drogue à travers le monde, soit un taux de 5% de la population mondiale (243 millions d’individus).

Par ailleurs, le nombre de toxicomanes s’élève à environ 27 millions d’individus, soit 0,6% de la population adulte dans le monde (1 sur 200 000 personnes). Selon le rapport, la production d’opium est en hausse en Afghanistan où se trouve la plus importante culture de pavot dans le monde. Ainsi la superficie cultivée a augmenté de 36% en passant de 154 000 hectares en 2012 à 209 hectares en 2013, tandis que la récolte a été estimée à 5 500 000 tonnes, soit 80% de la production mondiale d’opium.

La production mondiale d’héroïne en 2013 a, quant à elle, rebondi aux plus hauts niveaux par rapport à 2008 et 2011. L’Amérique, l’Océanie et certains pays européens et asiatiques ont enregistré une mutation des consommateurs d’héroïne vers les drogues de synthèse induite, en grande partie, par des prix plus bas et une facilité d’accès, a fait ressortir le document. Par contre, la disponibilité de cocaïne est en baisse dans le monde suite au recul de sa production en 2007.

Toutefois, la consommation de cocaïne reste importante en Amérique du Nord en dépit d’une baisse en 2006 tandis que la consommation et le trafic de cette drogue montent en flèche en Amérique du Sud, précise le rapport, selon lequel l’Afrique connaît une consommation émergente de la cocaïne ainsi que dans certains pays asiatiques grâce à l’amélioration du pouvoir d’achat. Il semblerait, selon le rapport, que la consommation de cannabis est en déclin au niveau mondial.

Même s’il est un peu prématuré d’assimiler les nouveaux cadres réglementaires qui autorisent la consommation de cannabis dans certains Etats américains et en Uruguay, il n’en demeure pas moins que nombreux sont ceux qui subissent des traitements suite aux troubles engendrés par la consommation de cette drogue dans la plupart des régions du monde, y compris en Amérique du Nord. Pour ce qui est des stimulants de méthamphétamine, les quantités saisies ont plus que doublé au niveau mondial entre 2010 et 2012 du fait d’une augmentation importante des laboratoires où est fabriqué ce type de drogues, notamment en Amérique du Nord et au Mexique.

144 tonnes de stimulants de méthamphétamine ont été saisies au niveau mondial, dont la moitié en Amérique du Nord et le quart à l’est et au sud-est de l’Asie. Selon le rapport, les nouvelles substances psychotropes illicites sur le marché mondial se sont multipliées à 348 substances entre 2009 et 2013, tandis que les nouvelles substances psychoactives non contrôlées sur le marché mondial ont été estimées, durant la même période, à 347 produits.

R. I.
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Légalisation du cannabis : le débat relancé au Maroc

Après les associations en 2008, des parlementaires de l’Istiqlal et du Parti de l’authenticité et de la modernité reviennent à la charge.

Des projets de loi ont été déposés par les deux formations politiques pour demander la légalisation de la culture à des fins thérapeutiques et industrielles et solliciter l’amnistie pour les 48 000 cultivateurs qui vivent en semi-clandestinité dans le nord du pays. L’Istiqlal propose que la culture du cannabis soit limitée à cinq régions, Al Hoceima, Chefchaouen, Ouazzane, Tétouan et Taounate, tandis qu’une agence étatique devrait se charger de contrôler l’exploitation et la commercialisation. Au Maroc, la culture du cannabis est officiellement prohibée. Dans les faits, en vertu d’un dahir de 1917 (décret royal), elle est tolérée dans la région de Ketama-Issaguen, fief historique berbère situé dans les montagnes du Rif. Dans cette région rebelle qui n’a cessé de s’opposer au pouvoir, le cannabis est cultivé depuis le 15e siècle. À l’indépendance du Maroc en 1956, le roi Mohammed V, grand-père du souverain actuel, a tenté de l’interdire, mais a fait marche arrière devant la colère des Rifains. Aujourd’hui, le cannabis demeure la source principale de revenus pour les paysans. Une situation ubuesque où la culture n’est ni totalement interdite ni totalement légale.

Quatre-vingt-dix mille familles concernées

« Nous devons sortir les petits cultivateurs du trafic et des chiffres de la drogue et nous attaquer à ceux qui maîtrisent le trafic », explique Chakib Al Khayari, figure de proue du combat associatif pour la légalisation du cannabis et président de l’Association Rif des droits humains (ARDH). Il faut en effet dire que le cannabis marocain qui inonde la quasi-totalité des marchés européens rapporte principalement aux barons locaux, tandis que les petits cultivateurs végètent. Au total, près de 90 000 familles s’adonnent à la culture du cannabis.

Selon le dernier rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), paru fin juin, le Maroc continue d’être le principal producteur mondial de cannabis, avec plus de 38 000 tonnes en 2012, loin devant le Mexique (12 166 tonnes) et l’Afghanistan (1 400 tonnes). Dans le royaume chérifien, les surfaces totales cultivées sont estimées à 52 000 hectares, contre 130 000 il y a dix ans environ. Des chiffres à prendre avec des pincettes, car depuis 2005, les experts de l’ONUDC ne sont pas autorisés à venir sur place pour enquêter. De fait, ces données sont celles transmises par les autorités marocaines.

Un débat vif entre les partis

« C’est une bonne chose que les parlementaires s’emparent du débat sur la légalisation du cannabis, mais les projets de loi ont été déposés dans la précipitation. Il y a de nombreux points qui ne sont pas abordés. Le sujet mérite un débat national sur plusieurs années, avec la participation des associations et des cultivateurs, mais aussi celle d’experts, de médecins, d’économistes, de juristes », relève Chakib Al Khayari, qui craint qu’une telle précipitation ne torpille le projet. Selon la presse marocaine, l’empressement de l’Istiqlal et du Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) s’expliquerait par des visées électoralistes, en vue des prochaines communales de 2015. Le Rif est un réservoir de voix non négligeable, d’environ un million d’électeurs. « Une surenchère électorale inacceptable », a ainsi déclaré Abdellah Bouanou, député du Parti de la justice et du développement, parti islamiste au pouvoir, dans une sortie fin juin à la Chambre des représentants. Pour autant, le PJD n’est pas opposé à travailler sur la question de la légalisation du cannabis, tout comme un autre parti, l’Union constitutionnelle. « Sur le fond, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) n’est pas contre. Notre collectif avait envoyé un texte à tous les groupes parlementaires dès 2012 et le PJD avait répondu favorablement à l’idée d’engager des discussions. Légaliser le cannabis n’est pas une fin en soi, c’est un moyen. Le but ultime c’est de développer la région du Rif et de lutter contre le trafic illicite », rappelle Chakib Al Khayari. C’est que la lutte contre le trafic de cannabis au Maroc reste un sujet délicat. Le militant en sait quelque chose. Il a déjà passé deux ans et demi en prison pour avoir dénoncé le trafic de drogue à Nador.

SOURCE: http://www.cannabis-infos.com/2014/08/legalisation-du-cannabis-le-debat.html
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El narcotraficante marroquí Mohamed Tayeb Uazzani AKA ‘El Nene’, víctima de tiroteo entre « narcos »

MarocRifCannabisEN EL NORTE DE MARRUECOS
El narcotraficante marroquí, en paradero desconocido desde el domingo, resultó herido en un supuesto tiroteo entre traficantes de droga.

El narcotraficante marroquí Mohamed Tayeb Uazzani, El Nene, cuya desaparición fue denunciada en la madrugada del lunes por su esposa en Ceuta, resultó herido en un supuesto tiroteo entre traficantes de droga en aguas del norte de Marruecos.

Según informó este martes el Observatorio del Norte de Derechos Humanos en un comunicado y también confirmaron fuentes policiales marroquíes a la prensa local, el enfrentamiento ocurrió el pasado domingo en lo que parece ser un ajuste de cuentas entre narcotraficantes.

El diario Ajbar al Yaum, que cita fuentes policiales de alto nivel, explica que el enfrentamiento se produjo en aguas españolas entre dos bandas de narcotraficantes, cerca de las costas marroquíes de Fnideq (Castillejos) debido a diferencias sobre las cargas de droga, el tráfico y el dinero.

Por su parte, el diario Assabah explica que Uazzani salió a navegar en su yate desde Ceuta cuando fue perseguido y tiroteado por los miembros de otra red de un narcotraficante conocido como « Socato ».

Fuentes policiales españolas dijeron que la desaparición de « El Nene » se produjo en las costas de Restinga, al sur de Castillejos y por consiguiente en aguas marroquíes, a unos 800 metros de tierra.

Ninguna fuente oficial marroquí se ha pronunciado sobre los hechos, pero fuentes policiales, sin confirmar el tiroteo, recordaron que « no es la primera vez » que los narcos se enzarzan en tiroteos en la costa mediterránea al sur de Ceuta.

De hecho, El Nene ya protagonizó en 2003 otro suceso similar al del pasado domingo, en aquel caso con otro « narco » rival llamado Munir Erramach.

Las investigaciones sobre aquel tiroteo desencadenaron una vasta operación policial que sacó a la luz las conexiones de los « capos » de la droga con altos mandos de las fuerzas de seguridad y magistrados.

A raíz de este caso, El Nene fue condenado en 2004 en Marruecos a ocho años de cárcel por tráfico de drogas, tenencia ilícita de armas, falsificación, emigración clandestina y homicidio voluntario.

El Nene, que llegó a tener la nacionalidad española pero fue desposeído más tarde, se fugó de la cárcel de Kenitra en diciembre de 2007 pero fue detenido por las autoridades españolas cuatro meses después y repatriado a Marruecos donde cumplió el resto de su pena.

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