MAROC: les producteurs de cannabis, des pharmaciens méconnus ?

Marginalisés, poursuivis, racketés, les cultivateurs de kif en ont vu des vertes et des pas mûrs. Aujourd’hui pourtant, l’espoir est relancé pour ceux que les faits divers ont fait passer pour des dangers de santé publique puissent réussir une reconversion en herboristes, laborantins ou même pharmaciens !

Et le salut viendrait du National Cancer Institute aux Etats-Unis.

Explications.

On les croyait dangereux pour la santé publique. Ils sont peut être des médecins. Les cultivateurs de kif pourraient en fait faire leur reconversion dans un secteur connexe en devenant des producteurs d’un produit naturel anti-cancer. Et une information de taille pourrait apporter de l’eau à leur moulin. Une étude rendue publique par la National Cancer Institute, l’organisme de recherches sur le cancer dépendant du ministère américain de la Santé, vient de révéler que des tests sur les souris et des rats ont définitivement démontré que le cannabis peut détruire des cellules cancéreuses.

Le cannabis contient des cannabinoïdes, une substance active à effet psycho-actif agissant sur le cerveau et le changement d’humeur. Outre ces vertus, révèle l’étude, le cannabis agirait sur le système nerveux central et immunitaire. Ainsi, le cannabis permettrait de réduire de façon considérable les risques de cancer du côlon, du foie et même du sein. L’affaire fait grand bruit en Grande-Bretagne et a été reprise par plusieurs titres de la presse britannique.

Cultivateurs de kif reconvertis en pharmaciens

Nos cultivateurs de kif sont-ils des soigneurs qui s’ignorent ? A l’heure où ceux-ci, opérant dans un secteur à la limite de l’illégal ou pour le moins strictement encadré, les conclusions de la National Cancer Institue redorent leur blason et même l’image du Maroc en tant que principal pays producteur de cannabis. Rappelons qu’une étude de l’Office des Nations Unies sur la drogue et le crime (ONUDC), place le Royaume dans le trio de tête des pays de transit ou de départ du cannabis.

D’aucuns préconisent que le Maroc devrait songer à une politique axée sur la recherche pour une utilisation médicale -encadrée par la loi- du cannabis. Le pays pourrait alors se positionner « légalement » en tant que fournisseur de cannabis à des fins thérapeuthiques. La filière de culture du cannabis pourrait alors connaître un essor considérable et peut être amorcé un développement dans le Rif où on recense les exploitations les plus importantes. Les cultivateurs se retrouveraient projetés dans un nouveau statut où ils seraient plus perçus comme des producteurs de plantes médicinales plutôt que des hors-la-loi.

Le débat sur la légalisation du cannabis relancé ?

En 2008, le Massachussetts vote par référendum, la levée de l’interdiction de l’utilisation du cannabis. 23 Etats américains suivront plus tard dans le chemin de la légalisation au moins pour un usage médical encadré. Le Canada, une partie de l’Australie ont suivi l’exemple américain pendant que d’autres pays comme l’Italie, la Jamaïque et la Belgique, les Pays-Bas encadrent son utilisation et réglementent sa vente. En 2009, une étude du département de biologie de l’Université de Madrid avait mis en avant l’efficacité de l’utilisation du cannabis dans le traitement de tumeurs cancéreuses.

Au Maroc, la fumée du cannabis n’a pas dissipé les hésitations et les doutes. En mai dernier en pleine période préélectorale, le PAM proposait la légalisation de la culture du kif. L’affaire avait fait grand bruit et le ministre de l’intérieur était monté au créneau pour opposer une fin de non recevoir à cette proposition au nom de la lutte contre le trafic de drogue. Et le premier ministre Abdelilah Benkirane de trancher la question en déclarant, en juillet dernier, qu’il « il n’y aura pas de légalisation du cannabis ».

Nul ne doute qu’en cette période électorale le PAM pourrait moissonner des voix en reprenant à son compte les arguments de l’étude du National Cancer Institute.

…Source : http://www.yabiladi.com/articles/details/38420/cancer-producteurs-cannabis-maroc-pharmaciens.html

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MAROC: Un nigérian arrêté en possession de 3 Kg de cocaïne à l’ aéroport de Casablanca

Au Maroc, un ressortissant nigérian a été interpellé à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca par des éléments de la police judiciaire en possession de près de 3 Kg de cocaïne, apprend-on auprès de la presse locale.

Un Nigérian a été arrêté, mercredi, à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca

FRANCE (les cadavres dans le placard de Charly AKA Charles Pasqua – N°5 ): le vrai Charnier était du SAC

Pasqua, on l’a vu a de drôles d’amis parmi ses copains de chez la firme à la boisson anisée. L’un d’entre eux, notamment, qui s’appelle Jean Venturi, le représentant de Ricard au Québec, mort en 2011 à Marseille, à 89 ans. Venturi, c’est aussi, il faut le dire, une belle famille… de truands, avec son frère Nick, notamment : dans les années cinquante, issus du quartier du Panier, à Marseille, elle a débuté sa carrière dans la contrebande de cigarettes, entre Tanger et la France. Un trafic qui sera l’occasion d’une guerre mémorable entre bandes rivales pour la possession d’un cargo hollandais portant le nom prédestiné de Combinatie : à bord il y a  2 700 caisses de cigarettes de contrebande. Le cargo piloté par le trafiquant Placido Pedemonte, a été l’objet d’un acte de piraterie (?) le 4 octobre 1952 effectué par un autre navire, l’Esme, commandée par Eliott Forrest, affrêté par l’équipe rivale des Renucci, parmi laquelle figurent Nick Venturi et Marcel Francisci.. : les caisses de cigarettes ont été emmenées pour y être cachées… en Corse. Un autre larron, Antoine Paolini décide à son tour de s’emparer d’une partie de ces caisses de cigarettes pour les revendre : c’est le début d’une guerre des gangs qui va durer… 20 ans et faire au bas mot une trentaine de victimes. Entre gangs, on se massacre allègrement, via des rumeurs et des suspicions.

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Dominique, dit « Nick » Venturi (à gauche) n’est pas lié à la droite en politique : c’est, rappelons-le, celui qui avait aidé Gaston Defferre à s’emparer du journal Le Petit Provençal en août 1944, armes à la main, pour en faire Le Provençal. Gaston était l’autre personnalité du coin, avec Charly. Rivaux en politique, ils avaient les mêmes amis dans la pègre.« Carte de la SFIO (nom de l’ancien parti socialiste) en poche, Nick Venturi devient l’un des porte-flingues de Gaston. Le 22 août 1944, Marseille à peine libérée, il débarque avec ses amis, pistolet-mitrailleurs en main, au siège du journal Le Petit Provençal. Les locaux sont envahis, le journal rebaptisé Le Provençal, « organe des patriotes socialistes et républicains ». Gaston Defferre tient son quotidien, première étape avant de conquérir la mairie de Marseille en 1953 pour un règne de trois décennies, entouré de sa garde rapprochée. Parallèlement à ses activités « politiques », Nick Venturi, décoré d’une Croix de guerre pour ses faits de résistance, fréquente le beau linge du milieu. A ses risques et périls. En juillet 1946, avec trois de ses amis, il échappe de peu à une rafale de tirs vengeurs au bar le Hollandais, dans le quartier de Pigalle, à Paris. L’attaque est attribuée à Ange Salicetti, dit « le Séminariste », un truand corse, un brin vindicatif, assez peu porté sur l’absolution des péchés. La vendetta qui suit est sanglante, laissant près de 40 cadavres sur le tapis, jusqu’au décès non accidentel de Salicetti, le 3 décembre 1950. Le nom de Nick Venturi apparaît ensuite, de manière régulière, aux côtés de ceux de grandes figures comme les Guérini, Jo Renucci ou Marcel Francisci, dans des dossiers de contrebande de cigarettes, organisée entre Tanger et les côtes françaises. » Joli CV, non ?

On retrouvera le même Venturi bien plus tard avec un compte en banque ouvert à HSBC Genève, ou plutôt celui de son petit-fils Jean-Christophe Rapetto, qui s’alimentait étrangement à plusieurs reprises : « Jean-Christophe Rapetto, gérant de la SARL Le Café parisien et de la société JCR Holding, possédait un compte à la banque HSBC à Genève, ouvert en 2003. Le 21 août 2007, il reçoit 100 000 dollars, venant du compte Baraka, ouvert à la Rothschild Bank de Monaco ; et le 5 décembre 2007, 377 388 dollars, toujours du même compte et du même établissement financier. Si Jean-Christophe Rapetto ne se demande pas l’origine des fonds, HSBC Private Bank à Genève ne se montre guère plus curieuse. Pourtant, le patron, Alexandre Zeller, déclarait dans la presse suisse à la même époque : « Je n’ai aucune crainte de cas de blanchiment dans notre banque. S’il y avait le moindre souci, nous l’aurions dénoncé. » Des banques (suisses) qui ne savent pas qui leur verse de l’argent, avouez que ça devient croquignolet à ce stade.

D’où vient donc cet argent ? Officiellement, des… pommes de terre, raconte sans sourire Venturi  : « quand il ouvre un compte à la Deutsche Bank à Monaco en juillet 1998, « Nick » Venturi se présente comme « producteur de patates », résident à Casablanca (Maroc). Il y verse un million de dollars. Puis il ouvre en 2005 un nouveau compte baptisé Baraka. Deux ans plus tard, les économies déposées sur ce compte Baraka partent à la banque HSBC à Genève sur le compte détenu par Jean-Christophe Rapetto, son petit-fils, qui récupère au total 477 000 dollars. Jean-Christophe Rapetto est le fils de Jeannette Venturi, la fille de « Nick » Venturi, divorcée de Jean-Jacques Rapetto ». En réalité, Nick Venturi est surtout connu du bureau des « narcotics » américains, qui au début des années soixante, l’ont ciblé comme responsable du réseau d’importation de l’héroïne aux USA, via ce qu’on a appelé la « French Connection ». En 1964, un apport du Congrès américain sur « le crime organisé et le trafic illicite de drogues » le citait en bonne place. Or, à ce moment là installé au Canada, son frère Jean Venturi travaillait pour Ricard et était toujours un proche de Charles Pasqua…. dont la belle famille est canadienne (sa femme Jeanne Joly, est une Québécoise rencontrée à Grasse).

Le port de Marseille est déjà la plaque tournante de la drogue, et cela attise des convoitises. Vient s’y mêler la CIA, qui surveille de près l’évolution de la France et craint la tentation communiste dans le pays. La création du syndicat FO est la preuve tangible de cette grande peur de contagion communiste : « la CIA se tourna donc vers un certain Pierre Ferri- Pisani, ancien déporté et ancien de la Section française de l’internationale ouvrière (SFIO) mais exclu de ce parti politique suite à diverses manœuvres de Gaston Defferre qui redoutait son ascension. Encouragé par la CIA, Ferri-Pisani utilisa deux méthodes d’action pour reprendre le contrôle du port de Marseille. Il avait d’une part promu l’adhésion à Force ouvrière (FO), syndicat créé en 1947 par Léon Jouhaux suite à une scission d’avec la CGT. Jouhaux refusait la mainmise du PCF ou de la SFIO sur le syndicalisme. D’autre part, Ferri-Pisani utilisa les parrains en accord avec la CIA, notamment l’ancien résistant « socialiste » Antoine Guérini, afin d’intimider les dockers cégétistes voire « convaincre » certains d’adhérer à FO, syndicat favorable à la reprise du travail dans les ports français et plus généralement au plan Marshall dénoncé par Staline. »

Pour « sécuriser » le tout la CIA, comme aux Etats-Unis, songe à faire appel à la pègre : « Ce tandem est prêt à tout pour renforcer ses rangs. Adepte des liaisons dangereuses, Brown [de la CIA] et Ferri-Pisani auraient participé à une réunion à Bordeaux en 1952 pour ‘‘sécuriser’’ le port, avec des amis du milieu Corse – Antoine Guérini, Jo Renucci, Jean Colonna et le chimiste de la drogue Jo Césari. Dans sa lutte anticommuniste, Brown est même favorable à l’utilisation de néonazis ou de personnages troubles mouillés dans la collaboration ». Ainsi, sous l’influence directe de la CIA, certains parrains prirent de l’importance dans le contrôle des activités portuaires : « Quand le milieu eut ajouté la prise de contrôle des quais à l’influence politique qu’il avait acquise avec l’aide de la CIA en 1947, le conditions se trouvèrent réunies pour que Marseille devienne le laboratoire d’héroïne de l’Amérique ».

Car offrir les quais de Marseille à l’influence de la mafia, c’est obligatoirement y favoriser le trafic de drogue : que n’auront-ils pas fait pour éviter la gangrène communiste !!! « Ainsi aux Etats-Unis, en mai 1971 alors que la campagne antidrogue prenait de l’ampleur, un nouveau rapport de Morgan F. Murphy et Robert H. Steele, deux membres de la Chambre des représentants américaine, faisait le constat de l’implication des Corses dans le trafic. Le rapport, qui n’eut quasiment aucun écho dans la presse française, présentait les choses ainsi : « Au cours des dix dernières années, chaque affaire de stupéfiants à Marseille a impliqué une ou plusieurs des quatre familles corses : les frères Venturi (Jean et Dominique), Marcel Francisi, Antoine Guérini et Joseph Orsini. Il y a aussi d’autres groupes qui apparaissent de temps en temps mais ces quatre familles sont au cœur de la production illégale d’héroïne à Marseille » Bien que ce rapport exagérait sans doute l’influence de ces quatre clans sur la totalité du trafic, les Américains qui avaient poussé certains de ces réseaux via la CIA, voyaient en quelque sort l’arme se retourner contre eux. C’est ce que synthétise l’historien Alfred W. McCoy : « Le rôle de la CIA dans le trafic d’héroïne était simplement une conséquence négligée mais inévitable de sa tactique dans la Guerre froide »… Tout cela sous les yeux d’un SAC consentant : il est aussi anti-communiste, sinon pire encore…

C’est l’ouvrage d’ouvrage d’Alain Jaubert paru en 1976, « Dossier D… comme Drogue », qui nous donne donc une des clés les plus sulfureuses de l’énigme Pasqua : c’est une française qui nous la donne, elle s’appelle Jacqueline Pilé-Hémard, et c’est l’héritière de la famille Hémard, devenue la propriétaire de Pernod & Ricard, les deux firmes ayant fusionné en 1975, Ricard étant aujourd’hui dirigé par un des petit-fils de Paul Ricard. Fort étrangement, Jacqueline Pilé-Hémard demande en 1995 aux Etats-Unis le titre de réfugiée politique. Elle est l’épouse d’Ali Bourequat (ici à droite), qui après avoir été confident du roi du Maroc (Hassan II) est tombé en disgrâce, lui et ses deux frères, pour être enfermés 18 ans dans le terrible bagne-mouroir de Tazmamart. Ce qu’elle écrit alors défie l’entendement :  Je crains d’être persécutée si je suis renvoyée en France. Je crains d’être persécutée là-bas par des fonctionnaires du gouvernement français. Je le dis pour les raisons suivantes. Je fus mariée et vivais avec mon mari, M. Eric Hémard. Mon nom de jeune fille est Jacqueline Pilé. Mon mari était étroitement lié avec des membres influents du gouvernement français. Il était lui-même très puissant en France, politiquement et financièrement. Les dernières années, j’ai pris conscience que la famille de mon mari était impliquée dans le trafic de drogue. La famille Hémard a contribué à mettre en place des installations de transformation de la cocaïne au Maroc. Le ministre de l’Intérieur, M. Pasqua, et le roi du Maroc, aussi bien que la famille de mon mari, étaient impliqués dans la mise en place de laboratoires ».

Selon elle cela aurait commencé en 1962, et aurait duré jusque les années 80. Or, étrange coïncidence Charles Pasqua a effectivement travaillé chez Ricard pour développer la filière marocaine, et Jean Venturi a travaillé avec lui. « Lors du démantèlement de la « French Connection » (1971), qui faisait parvenir de l’héroïne aux États-Unis via le Canada, les noms de Jean-Charles Marchiani et de Charles Pasqua sont cités par la presse anglo-saxonne. Pendant près de neuf ans, Jean Venturi était l’importateur et le distributeur en Amérique du Nord du pastis Ricard, statut qui lui servait de couverture pour assurer plus facilement l’importation d’héroïne provenant de Marseille. Son supérieur hiérarchique était alors Charles Pasqua ». Selon Bourequat,  » Pernod-Ricard servait de couverture aux services spéciaux français, pour le trafic de drogue comme pour le reste ».

La demande de naturalisation de Jacqueline Pilé et de Ali Bourequat acceptée rapidement par les USA nous donne un autre élément important de l’affaire, comme le note ici un posteur : « depuis l’indépendance des USA, ce pays a accordé 5 droits d’asiles pour cause de persécution politique à des Français… Bourrequat (journaliste franco-marocain encagé avec sa famille par Hassan II durant une longue période) et Aymard (ex-épouse du Directeur de Pernod, associé de Ricard… dans le fondation de labos au Maroc… pour « faire du Pastis », qu’on se rassure… ce fut elle qui dénonça les magouilles et les comptes off-shore de la société et de son époux) en furent les N° 4 et 5 !… Deux d’un coup !… Pour les soustraire aux doubles équipes de tueurs de la Pasqua and C° ; le SAC d’une part… les flics de l’autre puisque l’impayable Charly était parvenu à ridiculiser Vidoc en se hissant au poste de Ministre de l’Intérieur (Vidoc le bandit-policier n’ayant pas passé le cap de préfet de police !) Une vidéo conférence du couple fut retransmise dans l’hémicycle ou les braves députés (peu étaient présents… pour quoi faire ?) se reconnurent « choqués »… sans autre forme de soutien à la démocratie pourtant sérieusement mise à mal. »

On serait bien tenté de les croire en effet, tant la proximité des trafiquants et de Charly est grande. Toujours dans « D comme Drogue », on peut aussi lire en effet ceci : « Jean Venturi assure l’acheminement de la drogue vers le Canada et le rapatriement des capitaux vers la Suisse ou la France. Il est au même moment représentant au Canada du Pastis Ricard. Le directeur commercial chargé des exportations chez Ricard est Charles Pasqua, un des fondateurs du SAC., grand recruteur de truands et de barbouzes. Au moment où Pasqua a Venturi sous ses ordres, il ne peut absolument pas ignorer les activités de son représentant, puisqu’elles ont fait l’objet d’une fiche du FBI publiée aux Etats-Unis, qu’il y a à Marseille un copieux dossier de police consacré aux frères Venturi et que le nom de Venturi ne peut à l’époque, en aucune façon, être ignoré du moindre directeur commercial de la région marseillaise  ». L’argent arrivé sur le compte miraculeux du petit-fils béni est bien le produit de la drogue et non de la vente d’hypothétiques patates marocaines… et ça, Pasqua devait donc obligatoirement le savoir !

De fait, la French Connection était un circuit d’héroïne fabriquée au départ de Marseille, la morphine-base venant de de Turquie, d’Indochine ou de Syrie. Une drogue faite dans des labos discrets de l’arrière-pays, sous la houlette de Joseph Cesari, le chimiste le plus connu de la French Connection , une héroïne réputée pour sa qualité qui était vendue ensuite aux Etats-Unis transportée par bateau dissimulée dans les carrsseries de voitures. « Lucien Aimé-Blanc, commissaire de police originaire de Marseille et qui officiait notamment à la Brigade des stupéfiants dans cette ville de 1974 à 1976, est catégorique sur les origines de la présence d’opium dans la ville : « L’opium, cela commence avec des marins Corses et Marseillais partis en Indochine avec les Messageries Maritimes » note dans son mémoire de 2009  « Le démantèlement de la French Connection : la répression internationale des filières françaises de l’héroïne « Michaël Bénichou.

La drogue venue de Syrie était tout simplement « pêchée » au départ par de petits canots, indétectables (le procédé existe toujours avec les cargos amenant la coke colombienne en Europe) : « La technique la plus couramment utilisée était la suivante : l’équipage du cargo de transport larguait la marchandise en mer, elle était attachée à des bouées. Une équipe de porteurs était ensuite chargée de la récupérer avec des canots. Les porteurs revenaient alors dans un port discrètement, ils pouvaient sinon cacher la marchandise dans des criques et elle y était récupérée plus tard. Enfin, la marchandise pouvait aussi passer directement par les ports mais cette technique était bien plus risquée : on ne pouvait pas larguer la marchandise si les douanes décidaient de fouiller les cargaisons, notamment si elles avaient été préalablement informées par un aviseur. Au total, plus de 1234 kilos de morphine base et plus de 1070 kilos d’opium introduites par les Turcs furent saisis en France entre septembre 1966 et mars 197281. Ce bilan apparaissait bien maigre comparé à l’essor du trafic, donc en général tout se passait comme prévu, sans accrocs, exceptées les querelles entre truands qui se réglaient d’homme à homme. Une fois la matière première arrivée à bon port, il ne restait plus qu’à la livrer aux organisations qui faisaient travailler des chimistes. « 

Un trafic bien rodé : on a estimé à 40 tonnes par an l’intensité du trafic à sa grande époque des années 70. C’est dans ce circuit que tombera l’animateur vedette de la télé française, Jacques Angelvin, présentateur de l’émission Télé-Paris. Dans sa Buick Invicta, les stups avaient découvert 52 kg d’héroïne pure, Angevin ayant perçu pour le transport seulement 10 000 dollars : il sera condamné à 6 années de prison. De la drogue fournie par le mafieux François Scaglia, aidé des frèrs Patsy et Anthony Fuca, deux hommes proches de la famille Lucchese, qui avait repris le lucratif trafic du gangster français Paul Carbone., qui avait commencé en 1937 avec son associé Italo-Marseillais, François (dit Lydro) Spirito. « Ils régnaient sur différentes activités illégales et avaient établi des connexions avec les politiques locaux : « Sur a rive nord du Vieux Port, à l’emplacement de la cité antique, les premières ruelles du quartier du Panier alignent leurs bordels connus des marins du monde entier. Deux hommes y font la loi : Paul Carbone et Lydro Spirito. Le politicien du Panier et du port se nomme Simon Sabiani. Plus Sabiani prend de l’importance à la mairie, plus Carbone et Spirito étendent leurs affaires : du proxénétisme, ils passent au racket hôtelier, puis au racket de la viande, de l’épicerie, du spectacle. Ils importent des machines à sous des Etats-Unis, truquent les combats de boxe »34… Paul Carbone et François Spirito furent donc les pionniers dans la mise en place d’un véritable système d’activités économiques illégales« . Les Fuca sont les neveux d’Angelo Tuminaro, marié à Bella Stein, fille d’un fameux bootleeger qui représente la mafia juive américaine.

Une drogue marseillaise réputée : « d’autres que les Marseillais ont essayé de fabriquer une héroïne pure comme la leur. Ils y sont arrivés en produisant une héroïne pure à 70%, les Marseillais eux c’était 95, 97%. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient un secret. Ce secret c’était d’arriver au point de fusion de la patte, 229°, d’arriver au point de fusion à un bon rythme. Il fallait être patient, savoir attendre. Et l’un des chimistes les plus connu de la French Connection, qui s’appelait François Scapula, a dit un jour : ‘‘C’est comme la bouillabaisse, il faut avoir le truc’’ » Le fait était que la réunion du pavot turque, sans doute le meilleur au monde et qui plus est monopolisé par les Marseillais via le Liban, associé à l’habilité des chimistes qui avaient derrière eux une longue tradition dans ce domaine d’expertise, faisait de l’héroïne marseillaise la meilleure au monde, sans aucun doute possible. Souvent pure à 95%, certains, comme Jo Césari, arrivaient à produire une héroïne proche de la perfection : 99%. Jo Césari signait d’ailleurs ses productions d’une pastille spéciale afin qu’elle puisse être reconnue et vendue plus cher en guise de qualité. 

Un Luchese lié lui-même à deux gangsters montréalais, Pepe et Vincenzo Cotroni, un des larrons du trafic portant même le nom d’Anthony Di Pasqua (aucun rapport de famille, rassurez-vous) !!! Un homme d’affaires français est aussi mouillé : Jean Jehan, surnommé  » « Pépé la Schnouf ». Scaglia sera condamné à 22 ans, les fréres Fuca à 15 ans chacun. Si les transferts se limitent à une centaine de kilos maximum, le 29 février 1972, au large de Marseille est arrêté un chalutier, le Caprice des temps, en avec 425 kg d’héroïne à bord, destiné à rejoindre Miami.  Les trafiquants étant Jean-Claude Kella, Laurent Fiocconi et l’insaisissable Francis le Belge : la saisie record marquera la fin de la French Connection. Dans une surprenante interview de William Friedkin, le réalisateur du film sur la French Connection, avec Gene Hackmann, on tombe une nouvelle fois des nues avec ce qu’il raconte « je crois que dans la plupart de mes films, les fins sont ambiguës. C’est au spectateur de se faire sa propre idée. Pourquoi ? Parce que la vie elle-même n’est pas simple, il n’y a pas toujours de réponse ou de happy end, il y a toujours une sensation d’inachevé. C’est ce que j’aime au cinéma, j’aime emporter le film avec moi. Je n’ai pas envie qu’un idiot de réalisateur me dise quoi penser. Vous savez quoi ? Dans la réalité, le trafiquant de French Connection n’a jamais été attrapé. Il s’appelait Jean Jehan, et pas Charnier comme dans le film (nota : il est joué par Fernando Rey), puisque nous avions dû changer de nom. Il a réussi à échapper aux policiers new-yorkais qui l’entouraient. Les inspecteurs ont ensuite appris qu’il avait rejoint la France, plus précisément la Corse. Ils y ont envoyé deux flics pour tenter d’obtenir son extradition. Ils sont restés des mois sur place, se heurtant à l’administration. L’un de leurs homologues français a sympathisé avec eux. Il leur a dit : « Vous n’arriverez jamais à obtenir son extradition. Jehan a combattu aux côtés de Charles de Gaulle durant la Résistance ». Et Jehan est mort paisiblement dans son sommeil. La seule personne qui a fini en prison dans l’affaire de la French Connection a été Jacques Angelvin, une star de la télé française. Jehan avait mis de la drogue dans sa voiture pendant son voyage aux États-Unis, à son insu, selon lui. »…. Jehan était donc lui aussi du SAC !!!! Mais il n’était pas « mort dans son sommeil, comme l’avait cru William Friedkin.

Une chose confirmée par les narcotiques US : selon le détective Sonny Grosso le pivot central du réseau d’héroïne était bien « le corse Jean Jehan ». « Jehan avait arrangé le passage de de 64 livres d’héroïne « pure », d’une valeur à la revente de 220 millions mais il n’a jamais été arrêté pour sa participation(engagement) dans la contrebande d’héroïne internationale ». Selon Grosso, toujours, toutes les demandes américaines d’arrestation de Jehan sont restées vaines. « Pendant des années ensuite, Jehan a été rapporté pour être vu arrangeant et opérant(exploitant) des activités de médicament(drogue) à volonté partout en Europe ». Ses liens avec le SAC lui ont toujours suffit pour obtenir l’immunité en France. Des liens, obligatoirement, avec… Charles Pasqua, responsable du SAC ! Le 27 mai 1971, l’orage vient une première fois des USA : deux députés américains, Robert Steele et Morgan Murphy, lâchent le morceau :dans lans leur rapport sur les « Problèmes mondiaux de l’héroïne » il citent des noms de truands marseillais responsables selon eux du trafic d’héroïne : « Les frères Venturi ( Jean et Dominique dit « Nick »), Marcel Francisi, Joseph Orsini et Antoine Guérini. » De l’héroïne envoyé aux USA par divers moyens….

Les américains le savent, car ils ont suivi de près, juste au sortir de la guerre, les exploits d’un de leurs mafieux, liés à la maison mère italienne : « deux délégations de mafieux italiens et américains se réunissent du 10 au 14 octobre 1957 au Grand Hôtel des Palmes à Palerme. Cette réunion décidée par Lucky Luciano (ci-dessus) doit permettre d’inonder le marché américain d’héroïne. Pour s’assurer le contrôle de tout ce trafic, Lucciano s’associe avec deux marseillais, Jo Renucci et Antoine Guérini que l’on retrouvent dans la « French – Connection » en compagnie d’un autre contact de Luciano, Etienne Léandri. C’est le ministre français, Martinaud Desplat qui a dépêché Jo Renucci au Maroc avec quelques hommes de main afin de juguler, par tous les moyens, les mouvements d’opposition qui veulent sortir le Maroc de l’influence française. De son côté Etienne Léandri, qui deviendra un ami très proche de Charles Pasqua, a été un collaborateur notoire pendant la guerre et doté d’un uniforme de la Gestapo, il s’était enfui en Italie pour échapper à sa condamnation à vingt ans de travaux forcés. Léandri va représenter Luciano auprès de la C.I.A., dont il rencontre plusieurs fois le patron, Allen Dulles. La « maison » apprécie l’anticommunisme de Léandri et va même obtenir en 1955, l’annulation de sa condamnation. C’est ainsi que l’on retrouvera Léandri auprès de Jean Charles Marchiani, de Pasqua et de son fils, des réseaux et de la vente d’armes jusqu’à sa mort en 1995″… Charly, ce bon résistant, a de biens étranges amis… corses. Leandri étant aussi un des piliers des Trois Canards, le café parisien devenu plaque tournante parisienne du grand banditisme !!!
 »

sources :

http://gangstersinc.ning.com/profiles/blogs/the-man-who-stole-the-french

http://www.sciencespo-rennes.fr/mediastore/fckEditor/file/Benichou.pdf

http://www.algerie-francaise.org/barbouzes/foccart-pasqua.shtml

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-cadavres-dans-le-placard-de-169429

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MAROC (Melilla): pur jus d’orange à la boulette de cannabis

Du haschich dans des oranges

Une personne a été arrêtée par la police espagnole au port de Melilla, dans le nord du Maroc, pour trafic de drogue qu’elle avait tenté de cacher dans des oranges.

L’homme tentait d’embarquer dans un bateau en partance vers l’Espagne quand il a été appréhendé pour la police, elle même prévenue par l’équipe chargée de passer au scanner tous les bagages des passagers avant leur embarquement dans le bateau.

FRANCE (Hendaye): les douaniers interceptent deux véhicules chargés de cannabis

douanesLa saisie porte sur 145 kg de drogue dont la valeur est estimée à près d’un million d’euros sur le marché illicite de la revente.

Le 2 avril 2015, les douaniers d’Hendaye ont réalisé deux saisies de cannabis totalisant 145 kg de drogue.

Hendaye : les douaniers interceptent deux véhicules chargés de cannabis

Les douaniers d’Hendaye interceptent deux véhicules chargés de cannabis
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Les deux affaires portaient respectivement sur 22 kg d’herbe trouvés dans la voiture d’un culturiste italien et 123 kg de résine transportés par un couple de néerlandais. La valeur des marchandises de fraude se monte à près d’un million d’euros sur le marché illicite de la revente.

Vers 10 heures, les agents de la brigade des douanes d’Hendaye, ont contrôlé sur l’A63 un véhicule immatriculé en Hollande conduit par un couple de néerlandais. L’ouverture du coffre a immédiatement permis de découvrir des sacs à provisions remplis de plaquettes de cannabis, dissimulées sous un simple drap. Au total, 122,7 kg de résine de cannabis ont été extraits du véhicule.

Un peu plus tard, à 14 heures, une autre escouade de la brigade des douanes d’Hendaye a arrêté pour contrôle un véhicule immatriculé en Italie conduit par un homme seul. Celui-ci a déclaré rentrer en Italie après être allé en Espagne pour participer à un concours de musculation. Quatre sacs de sport contenant des sachets d’herbe de cannabis pour un poids de 21,7 kg  ont été découverts lors de la fouille de la voiture. Les douaniers ont également découvert et saisi trois fioles et 23 cachets de stéroïdes dans les effets personnels de l’infracteur, qui a déclaré les réserver à sa préparation physique.

Les trois personnes ont été interpellées et sur instruction du parquet de Bayonne remises aux services de l’antenne de la police judiciaire à l’issue de la procédure douanière.

La saisie en image

Douane TV [vidéo – 46 sec.]

 

En 2014, la douane française a saisi 157,3 tonnes de cannabis (+89 %), un record historique.

 

Contacts presse

  • Simon DECRESSAC, Direction des douanes de Bayonne :
  • Service de presse, Bureau Information et communication :
Auteur : Direction régionale de Bayonne
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BALKANS (Narcotrafic): les itinéraires de la drogue

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Drogues : les nouvelles routes des BalkansDe longue date, la « route des Balkans » est utilisée par les trafiquants, qui convoient l’héroïne afghane vers l’Europe occidentale, via la Turquie. D’autres itinéraires sont apparus ces dernières années : les mafias serbes et monténégrines sont fortement implantées en Amérique latine, et le Monténégro est devenu une plaque tournante de la cocaïne sud-américaine, tandis que se développe le marché des drogues de synthèse…

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Kosovo : le procès du baron de la drogue Naser Kelmendi s'est ouvert à Pristina Le Courrier des Balkans

Kosovo : le procès du baron de la drogue Naser Kelmendi s’est ouvert à Pristina

Le procès de Naser Kelmendi, le « parrain du crime organisé dans les Balkans », s’est finalement ouvert vendredi à Pristina. L’homme, arrêté par la police du Kosovo en mai 2013, est notamment accusé de meurtre et de trafic de stupéfiants.

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Les réseaux de Darko Šarić, baron de la cocaïne : le livre qui fait scandale en SerbieLe Courrier des Balkans
Les réseaux de Darko Šarić, baron de la cocaïne : le livre qui fait scandale en SerbieDe nos correspondants à Belgrade
Darko Šarić n’est que la figure la plus connue d’un puissant cartel qui a réussi à prendre le contrôle du marché européen de la cocaïne. Auteur du livre Šarić, le journaliste Stevan Dojčinović met à jour les étonnantes connexions politiques du trafiquant, tant au Monténégro qu’en Serbie. Des révélations qui lui valent une sordide campagne de presse dans la Serbie « démocratique » d’Aleksandar Vučić et de Beba Popović.

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Monténégro : la Prva Banka de Đukanović faisait des affaires avec le baron de la drogue Darko Šarić Vijesti
Monténégro : la Prva Banka de Đukanović faisait des affaires avec le baron de la drogue Darko ŠarićTraduit par Persa Aligrudić
L’étau serait-il en train de se resserrer autour de Milo Đukanović ? Selon le journal Vijesti etleréseauOrganizedCrimeandCorruptionReportingProject (OCCRP), l’établissement bancairePrvaBanka, contrôlé par la famille duPremierministremonténégrin, aurait été en affaireaveclenarcotrafiquantDarkoŠarić, arrêté en mars dernier.

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Serbie : saisie record de cannabis à Surdulica B92
Serbie : saisie record de cannabis à SurdulicaTraduit par Jacqueline Dérens
143 kg de cannabis ont été découverts dans un champ par la police de Surdulica. Les propriétaires, deux hommes de 54 et 39 ans, ont été arrêtés.
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CANNABIS: pour l’OICS (Organe international de contrôle des stupéfiants), le Maroc est le premier producteur de résine en Afrique et démontre une grande compétitivité à l’export

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Le Maroc se situe toujours comme l’une des plaques tournantes du trafic de cannabis mondial, selon l’Organe international de contrôle des stupéfiants
Cannabis: Le Maroc très compétitif à l’export

Au moment où fumer du cannabis est devenu légal à Washington, un nouveau rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants s’inquiète de la multiplication des nouvelles drogues.

Sur le cannabis, le Maroc garde son avantage compétitif sur les marchés internationaux. Il est toujours le premier producteur de résine en Afrique et l’un des premiers au monde, «même s’il semble que la production y soit en recul», relève l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), affilié aux Nations unies dans son rapport 2014 publié le 3 mars.
Sur le terrain, les services de la douane et de la police renforcent les contrôles dans de nombreux points. En début de semaine, ils ont fait avorter à Bab Sebta deux opérations et saisi 82 kg de chira (résine de cannabis). –
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DROGUES: la grande illusion de la légalisation par Hernando Gómez Buendía

Hernando Gómez Buendía – Razón Pública

« La naïveté qui domine dès que l’on parle de légaliser les drogues sans préciser lesquelles, ni la forme que prendrait cette légalisation, pourrait être contre-productive », estime un universitaire colombien.

« La prohibition n’a fait que plonger les pays producteurs dans un bain de sang et dans les horreurs de la corruption… La guerre contre la drogue a échoué puisqu’on continue à en consommer… C’est le problème des gringos, pas le nôtre… Chacun a le droit de faire ce qu’il veut de son propre corps…” Tels sont les arguments progressistes, nationalistes et relativement en vogue qui courent aujourd’hui sur les lèvres des chefs d’Etat, des analystes et des citoyens lambda appelant à la “légalisation des drogues”. Mais “légaliser les drogues” est une idée si floue qu’elle pourrait ne mener nulle part. Aussi incroyable que cela puisse paraître, personne, pas plus lors des sommets présidentiels que dans le débat qui s’amplifie ces derniers temps, ne s’est attaché à éclaircir trois “détails” pourtant essentiels.

A commencer par la nature exacte de ces “drogues” dont on parle. La liste des substances chimiques altérant le comportement, la perception, le jugement ou les émotions est plutôt longue et assez controversée. Et la liste desdits stupéfiants à laquelle nous nous référons aujourd’hui répond à une classification arbitraire : dans les pays occidentaux sont licites l’alcool, le tabac, les stimulants mineurs et d’autres produits pharmaceutiques (comme la méthadone), ces derniers uniquement sur prescription médicale. Tous les autres stupéfiants, et en particulier ceux qui engendrent une addiction, sont illicites selon les conventions internationales.

Mais chacune des substances actuellement interdites produit (ou paraît produire, car cet aspect-là aussi est controversé) des effets différents sur la santé physique et mentale, s’adresse (ou semble s’adresser) à des consommateurs différents et provient (ou non) de pays différents. De ce fait, légaliser le cannabis, la cocaïne, l’opium ou les amphétamines représente des démarches totalement différentes.

Deuxième “détail” fondamental : il faut préciser la phase du processus dont on parle. Dans le cas des substances d’origine végétale (qui sont le cœur du problème en Amérique latine), il faut distinguer la culture de la coca et du pavot (et, pour le Mexique, celle du cannabis) de la production et de l’exportation de cocaïne et d’héroïne, faire la différence entre vente de drogue et consommation, et distinguer encore le trafic de produits précurseurs [servant à la fabrication des drogues, en amont] et les activités de blanchiment.

Dans le débat actuel, s’agit-il de légaliser la consommation, la production, la vente, la culture, etc. ? Ce n’est pas la même chose que les Etats-Unis autorisent la consommation de cocaïne ou que les cultivateurs du Putumayo [département colombien, dans le sud-ouest du pays] puissent vendre librement leurs récoltes [de feuilles de coca].

Troisième point : l’idée de “légalisation” recouvre des champs très différents : s’agit-il de mettre en place un marché libre ou, à l’inverse, d’instaurer un monopole d’Etat ? Est-il question de supprimer les peines d’emprisonnement pour les remplacer par des thérapies ? D’arrêter les campagnes de fumigation [épandage aérien d’herbicide pour tuer les cultures] au profit de programmes de développement rural ? D’autoriser les médecins à prescrire ? De créer des lieux de ventes réservés ? Bref, de quoi parlons-nous ?

Face à tant de flou, les prohibitionnistes resserrent les rangs autour d’une idée simple : mieux vaut ne rien changer du tout. Et, pendant que le président [de la Colombie], Juan Manuel Santos, évoque timidement l’idée d’“étudier des scénarios” ou que les sorties des présidents Evo Morales [en Bolivie] et Otto Pérez Molina au Guatemala [qui prônent tous deux un changement de politique] sont présentées comme de simples “pantalonnades”, la quasi-totalité des membres de l’ONU (Colombie comprise) s’en tiennent au régime orthodoxe en vigueur.

Dans ce paysage pétrifié, on ne discerne guère que deux ébauches de changement possibles. D’une part, une dépénalisation de la consommation et, éventuellement, des petites cultures de cannabis à usage personnel aux Etats-Unis (comme cela a été proposé en Alaska, au Nevada, dans l’Etat de Washington, dans l’Oregon et, de façon plus notoire, en Californie), voire aussi en Europe. D’autre part, l’extension des programmes de traitement médical et de réduction des risques pour les toxicomanes, comme l’ont fait les Pays-Bas (coffee shops à Amsterdam, délivrance médicale d’héroïne, distribution gratuite de seringues pour lutter contre le sida, etc.).

Ces mesures pourraient peut-être améliorer les choses pour les pays consommateurs – et pour les consommateurs colombiens aussi. Mais elles ne changeraient rien au principal problème de l’Amérique latine : l’exportation de cocaïne et le dilemme tragique entre violence et paralysie de l’Etat qui nous voue à la destruction. Pis, la libéralisation de la drogue aux Etats-Unis ou en Europe risquerait bien d’entraîner une augmentation des exportations latino-américaines, et notre dilemme se ferait plus cruel encore. J’ai donc un message pour les progressistes qui dans notre pays réclament la “légalisation des drogues” : attention au retour de boomerang.

Note :* Philosophe, économiste, avocat et sociologue, très impliqué dans la vie politique et intellectuelle de la Colombie, directeur de la revue en ligne Razón Pública.
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MAROC: la France décorera prochainement le patron du contre-espionnage marocain

M6 remettant un wissam à Hammouchi (Photo capture d’écran) – demainonline.com

Au royaume du narcotrafic et des narcotrafiquants, Bernard Cazeneuve va décorer une des plus hautes instances!

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Lire ou relire:

MAROC: l’une des richesses du roi, c’est le commerce international de la drogue (Narcotrafic).

MAROC – Narcotrafic: complicité de l’armée marocaine avec le narcotrafic dénoncé dans un nouveau livre

Terroristes et trafiquants passent une alliance impie

Avatar de guerresecreteGuerre secrète

La France décorera prochainement le patron du contre-espionnage marocain_1

Le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, en visite au Maroc, a annoncé samedi que Paris décorerait prochainement le patron du contre-espionnage marocain, visé par une plainte pour « torture » en France, ce qui avait entraîné une crise diplomatique entre les deux pays.

Le Maroc et la France, deux proches alliés, viennent de tourner la page d’une année de brouille née du dépôt d’une plainte à Paris pour « torture » contre Abdellatif Hammouchi. Rabat avait aussitôt suspendu la coopération judiciaire, qui n’a été rétablie que fin janvier, à la faveur d’un accord entre les deux gouvernements.

Alors que la coopération sécuritaire a également été fortement entravée durant cette crise, Bernard Cazeneuve a loué samedi « l’expertise » et « l’efficacité » du Maroc « dans l’échange de renseignements », évoquant « un partenaire clé » de la France « pour assurer sa sécurité ».

« Je veux…

Voir l’article original 382 mots de plus

MAROC (Nador): arrestation d’un trafiquant notoire de cocaïne

Après deux ans de fuite, un trafiquant de cocaïne, qui faisait l’objet de dix notes de recherche concernant, outre le trafic de drogue, les vols qualifiés et vols des voitures, a été arrêté par les éléments de la police judiciaire de Nador.
Aujourdhui.ma | 22-01-2015 04:10:39
Par Abderrafii ALOUMLIKI

cocaine

Le mis en cause a été mis hors d’état de nuire chez lui au lotissement El Omrane, à Selouane. Certes, il a manifesté une résistance lors de la descente policière, mais les policiers de la brigade étaient au niveau de le maîtriser, l’arrêter et le conduire au commissariat.

Ils n’ont saisi que quelques 2 grammes de cocaïne puisqu’il semblait avoir liquidé la marchandise qu’il avait sur lui, une voiture portant de fausses plaques minéralogiques et trois téléphones portables. Le mis en cause qui a été traduit devant la justice est parvenu à s’éclipser dès qu’il a appris qu’il est recherché par la police de la ville.

source: http://www.aujourdhui.ma/une/faits-divers/nador-arrestation-d-un-trafiquant-notoire-de-cocaine-116054#.VMKriy4bNlc

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GIBRALTAR…The INFORMANT

When financial pressures escalate, Marc Duval (Gilles Lellouche), a Frenchman expatriated to Gibraltar, becomes a spy for French customs on the nation s border.

Navigating through debase trafficking and shady cargo, he slowly wins the confidence of Claudio Lanfredi (Riccardo Scamarcio), a powerful but dangerous cocaine importer. As Duval becomes further immersed in both the perils and temptations of the drug trafficking underworld he is forced to live on a knife edge, where only his lies can keep him alive. But it is when English customs land to arrest Lanfredi that Duval must take the greatest risk of all, placing his family in the heights of jeopardy. Inspired by true events, the writer of Mesrine and A Prophet brings a hard-hitting, suspense thriller that will make you question the very borders of the land you call home…

Avatar de Marc FievetThe international informant

Dvd disponible sous titré en anglais

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Voir l’article original

MAROC (Douane marocaine): Tanger: saisie de 2 tonnes 400 de cannabis

Tanger-Med : Plus de 2 tonnes de cannabis saisies au port

Deux tonnes et 390 kg de cannabis ont été saisis au port Tanger-Med, mercredi. /DR Tanger-Med : Plus de 2 tonnes de cannabis saisies au port
Dernière mise à jour le 30/10/2014 à 11:13

Une tentative de trafic de 2 tonnes et 390 kg de résine de cannabis (chira) a été avortée, mercredi, au port Tanger-Med, a appris la MAP, mercredi soir, de source douanière.

La drogue, dissimulée dans des plaquettes dans le remorque un camion à destination du sud de l’Espagne, a été saisie lors d’une opération conjointe de contrôle menée par les services de police et de la douane, a précisé la même source.

La police a interpellé le conducteur du camion et son assistant, lesquels ont fait l’objet d’une enquête préliminaire avant d’être déférés devant la justice.

source: http://www.aufait.ma/2014/10/30/saisie-2-tonnes-chira-au-port-tanger-med_632969

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MAROC (Kénitra): démantèlement d’un vaste réseau de trafic de cocaïne

Les policiers ont mis la main sur quelques grammes de cocaïne

La police judiciaire de Kénitra a interpellé, samedi 25 octobre 2014, 5 membres d’un réseau criminel s’activant dans le trafic de cocaïne et saisi 14.875 kg de cocaïne

Aujourdhui.ma | 27-10-2014 11:02:08
Par Akram Guendouli

La police judiciaire de Kénitra a interpellé, samedi 25 octobre 2014, 5 membres d’un réseau criminel s’activant dans le trafic de cocaïne et saisi 14.875 kg de cocaïne ainsi qu’une importante somme d’argent, selon un communiqué de la Direction Générale de la Sûreté nationale (DGSN).

L’enquête avait permis l’interpellation de deux parmi les présumés dans la périphérie de la ville de Kénitra, l’un d’eux s’est avéré recherché au niveau national pour trafic de stupéfiants. Cette arrestation s’est soldée par la saisie d’une quantité de 3 Kg de cocaïne.

Les 3 autres membres de la même bande ont été interpellés à la ville de Tanger, dont la femme de l’un des présumés trafiquants arrêtés, ainsi que sa sœur. Ils étaient en possession d’une quantité supplémentaire de 11 Kg et 875 g de cocaïne, en plus d’une somme d’argent de 1.2 million de dhs et une somme importante en devises étrangères.

Les mis en causes, dont un fonctionnaire de police à Kénitra soupçonné d’avoir des liens avec ce réseau criminel, seront présentés à la justice dès clôture de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent.

http://www.aujourdhui.ma/une/faits-divers/demantelement-d-un-vaste-reseau-de-trafic-de-cocaine-113901#.VE64qxZkiM8

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Roberto Saviano, infiltré dans les archives policières, pour écrire « EXTRA PURE » par Marc Fievet (NS 55 DNRED)

J’ai acheté ce livre voici quarante huit heures.

Je me suis précipité sur les pages qu’il consacre à Claudio Pasquale Locatelli que j’ai bien connu, à Roberto Severa que j’ai connu , à Loredana Ferraro que j’ai bien connue, à Pasquale Ciolla que j’ai bien connu , à Heidi que j’ai bien connue et que j’ai présentée à Locatelli, au magistrat Domenico Catenacci que j’ai connu et à qui Locatelli offrait mensuellement une valise d’argent et quelques sorties dans les clubs de Marbella accompagné de Skora (Tiens, il n’apparait pas dans le récit de Roberto Saviano).

Pourquoi n’a-t-il pas parlé de l’OCTRIS et du commissaire Mario Le Corff?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé de Carlos Hernandez Rumbault?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des contacts pris à Zagreb avec l’aide des services officiels de Croatie?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des opérations menées par la GRC-RCMP? (5 TONNES 400 de cocaïne saisies sur le Cargo PACIFICO) ?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des opérations menées par le HM Customs and Excise contre le POSEIDON (saisie de 6 tonnes de cannabis) et arrestation de Bobby Mills, l’ex boyfriend de Heidi?

Il y a des raccourcis et des erreurs dans le récit de Roberto Saviano!

J’ai constaté que toute son « enquête » sur l’ opération Dinero et sur Claudio Pasquale Locatelli ne s’était inspirée que des sources officielles du DEA, du FBI, de la Guardia Civil, de la Policia espagnole, des Carabinieri etc. etc. omettant de parler de l’action de la DNRED (Douane française).

Pourquoi n’a-t-il pas posé des questions à Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED (Douane française)?

Pourquoi n’est-il pas venu me poser des questions sur les 16 mois que j’ai passé, lors de mon infiltration, auprès de Claudio Pasquale Locatelli ?

Pourquoi, l’implication de la Guardia Civil, de la Policia espagnole (Gouvernement Felipe Gonzalez – Ministre Rafael Vera) dans le financement du GAL via le narcotrafic n’apparait pas?  Pourquoi n’a-t-il pas parlé du commissaire Ricardo Kohl d’Estepona?

Pourquoi le financement des dernières années de l’ IRA par le narcotrafic n’apparait pas?

Pour qui roule Roberto Saviano ?

Etait-il chargé de réécrire l’histoire de ces trente dernières années en matière de lutte contre le narcotrafic dans le seul but de glorifier ses seuls amis policiers?

Alors, ce livre « EXTRA PURE (Zéro, zéro, zéro ) » ne serait-il qu’un résumé de son « infiltration » dans des archives policières choisies?

marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-20131

Marc Fievet

NS 55 DNRED

PLUS http://marcfievet55.skyrock.com/3201997813-L-histoire-vraie-de-Marc-Fievet-qui-a-inspire-le-film-Gibraltar.html

SECRET DEFENSE

Le secret défense s’applique au dossier de Marc Fievet 

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Fievet)

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 RTL - Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 :  Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.Bonjour à tous ! A la une de L’heure du crime, l’histoire vraie d’un « infiltré », dont la mission était de faire tomber un réseau international de trafic de stupéfiants, et qui se retrouve quelques années plus tard condamné à perpétuité !

Cet homme s’appelle Marc Fievet. Il est mon invité. Son nom est peu ou pas connu du public, mais son aventure a inspiré les scénaristes du film « Gibraltar », qui sort mercredi prochain au cinéma.

Pendant six ans, il  était connu sous le nom de code NS 55. Il a permis aux services des douanes; qui l’avaient recruté en 1988, de récupérer près de 100 tonnes de stupéfiants !

En septembre 1994, un bateau lui appartenant est arraisonné dans l’Atlantique, au large de l’Espagne, avec plus de 5 tonnes de cocaïne. Considéré comme le numéro 2 du réseau, il est condamné à perpétuité, extradé en France où sa peine est ramenée à 20 ans, dont dix ans incompressibles.

Depuis sa sortie de prison, Marc Fievet se bat pour être réhabilité. Sa vie a été détruite. Il veut laver son honneur et que l’Etat reconnaisse qu’il était en service commandé !

Pour écouter:

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/billet/vendredi-6-septembre-2013-infiltre-au-coeur-de-la-mafia-7764157204

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MAROC – Narcotrafic: complicité de l’armée marocaine avec le narcotrafic dénoncé dans un nouveau livre

Lire aussi: MAROC: l’une des richesses du roi, c’est le commerce international de la drogue (Narcotrafic)..

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A qui profite l’argent du cannabis ?

La liberté de la presse progresse au Maroc. Un site, Le gri-gri, ose publier un article très complet sur une grosse branche du marzen, le business industriel du haschich entre le royaume et l’Europe. Avec un blanchiment moyen de 120 000 euros tous les deux jours, c’est un potentiel d’environ 22 millions d’euros annuel (près de 32 millions CHF) pour une seule filière approvisionnant quatre pays. L’enquête a révélé que 5 millions d’euros avaient transité par les banques suisses, le reste est passé par des comptes israéliens ou a été converti en or pour le retour au bled.

Une entreprise qui ne connaît pas la crise

Ce montant astronomique doit encore être augmenté des frais généraux et des salaires des employés européens pour arriver à une estimation valable du chiffre d’affaire, probablement plus de 25 millions d’euros. Voilà ce qu’un réseau peut collecter et sortir de l’économie légale européenne, voilà ce que nous coûte la prohibition du cannabis. On imagine qu’avec de telles liquidités, il est aisé « d’acheter la route » comme disent les trafiquants pour parler de corruption.

Artisanat ou industrie ?

On pourrait penser que ce réseau est particulièrement gros et livre des marchés très dynamiques. Pas du tout. Un rapport du Health Research Board (HRB) pour 2003 estime à 374 millions d’euros annuel le marché de la résine de cannabis en Irlande, un pays de seulement 4 millions d’habitants. Il faudrait donc quinze filières comme celle décrite dans Le gri-gri rien que pour couvrir le marché de la lointaine Irlande. Ou bien cette filière n’est qu’artisanale, ce qui explique qu’elle est démantelée, et il existe bien plus gros. Ou bien de nombreux entrepreneurs au Maroc et en Europe se livrent au même trafic de fourmi. Certainement un mélange des deux.

Peu de pressions internationales

Tant tous les cas, ces sommes doivent profiter à beaucoup de patrons, banquiers, policiers, douaniers, hommes politiques au Maroc, c’est sans doute la principale ressource du pays après les devises des travailleurs immigrés. Dans un pays pauvre et corrompu, le marzen n’a pas de peine à se développer. Mais pour des volumes et des sommes pareilles, il faut aussi des complicités en Europe. Comment ce petit pays pourrait-il tenir tête à ses puissants voisins ? Pourtant, Mohamed VI est courtisé par tous les dirigeants européens alors que son pays nous pompe chaque année des milliards d’euros hors taxes.

L’économie gangrenée

L’argent du hasch est perdu pour l’impôt en Europe mais il permet au Maroc de payer les nombreuses entreprises européennes, surtout françaises, qui travaillent dans ce pays. Les entrepreneurs européens impliqués dans l’import ou le blanchiment réinvestissent leurs profits, souvent dans leurs entreprises qui deviennent florissantes au prix d’une concurrence déloyale pour les entrepreneurs honnêtes du même secteur. Les banquiers, pas seulement suisses, peuvent-ils encore se passer de ces capitaux flottants souvent disponibles pour des opérations à haut risque ? L’argent du hasch pervertit notre économie à haut niveau, nous sommes loin de l’imagerie d’Epinal des gangs de cités qui survivent grâce au shitstème. Bien au-dessus d’eux, on construit des routes, des usines ou des armes avec l’argent qu’ils collectent en bout de chaîne.

Des solutions ?

Pour justifier la prohibition, on peut disserter des heures sur le syndrome amotivationnel des ados qui abusent du joint, on peut ergoter sur les taux de THC, on peut s’empoigner sur la liberté de disposer de son corps et de son esprit… mais chaque année qui passe sans solution pragmatique gangrène un peu plus notre économie. Une dépénalisation de la consommation privée des adultes et de l’autoproduction pourrait diviser en deux le marché noir sans paraître trop incitatif pour la jeunesse puisqu’il n’y a pas de commerce, donc risque de prosélytisme. Une réglementation de la production et de la distribution à but non lucratif peut être envisagée, ces clubs seraient un recours au marché noir pour les adultes. Un marché réglementé comme pour le tabac et l’alcool aurait le plus d’impact économique mais ne garantirait pas forcément une bonne répartition socio-géographique des emplois. Il n’a jamais été question d’un marché libre, sans restriction d’age, de publicité, de santé publique.

Les solutions existent, plus de 100.000 Suisses ont signé l’initiative populaire pour un marché réglementé, cela correspondrait à environ un million de Français si ce système de démocratie directe existait dans ce pays. Ce processus est assez long et incertain, il ne concerne qu’un pays, il doit servir d’exemple mais à long terme. Devrons-nous attendre dix ans pour réformer cette aberration destructrice ? Oui, si nous ne faisons pas davantage entendre nos arguments partout où c’est possible.

Laurent Appel

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Maroc : à qui profite le kif ?

Le procès qui s’est ouvert au tribunal de Bobigny le 5 septembre 2005 met à jour les coulisses d’un trafic de hasch, de devises et de lingots d’or. Le Gri-Gri révèle l’implication de magnats marocains et de commerçants du Sentier.

Longtemps, les autorités marocaines ont rabâché une version : le trafic de cannabis est organisé par des mafias étrangères exploitant des paysans du Rif sous-payés. Seulement, en France, pas moins de cinq procédures judiciaires contredisent cette rengaine. À en croire les enquêtes policières qui ont disséqué le fonctionnement de ce juteux commerce, les gros bonnets sont des magnats marocains de l’import-export associés à des commerçants du Sentier, temple parisien de la fringue, originaires du Royaume.

Le 5 septembre, une de ces procédures a abouti à l’ouverture d’un procès fleuve à Bobigny, en banlieue parisienne. Les 26 prévenus, pour la plupart des Marocains, sont accusés d’avoir participé au blanchiment de l’argent du haschich et à son rapatriement sous forme de devises et de lingots d’or vers leur pays d’origine. Entre 100 000 et 140 000 euros tous les deux jours

Une filière entièrement pilotée à distance par des négociants basés au Maroc.

Parmi eux, les C., une famille de Nador, propriétaire d’échoppes de tissus et de cybercafés dans plusieurs villes du Royaume. Une couverture, soupçonne la justice française. Dans leurs arrière-boutiques, ces commanditaires délivrent leurs instructions au jour le jour à leurs intermédiaires basés sur l’autre rive de la Méditerranée. Leur station-service située à Nador sert de plaque tournante. À l’aller, les tonnes de résine de cannabis y sont embarquées à bord de camionnettes, de 4×4, voire de bus. Direction la France, la Belgique, l’Allemagne, et les Pays-Bas.

Au retour, c’est aussi là que les billets et lingots d’or sont déchargés. La fraîche est alors investie dans l’immobilier et dans la culture du chanvre. Et l’or, refourgué aux bijoutiers. Plus intrigant, A. T., l’un des accusés-clés de ce procès (qui comparaît libre !), n’est autre que le bras droit d’un personnage fort connu : …. Soupçonné de blanchiment d’argent par la justice française, ce Franco-Marocain a été arrêté en avril 2004 à l’aéroport de New York et discrètement extradé vers Paris. Très proche, sous le règne d’Hassan II, de Mohamed Médiouri, puissant patron de la sécurité du Palais royal, il est le fils de …, un richissime homme d’affaires du Royaume qui a fait fortune dans le négoce de la ferraille et des engins de travaux publics. Un patriarche si influent qu’il a obtenu que son fils et son acolyte soient défendus par P. H., une star du barreau parisien, également avocat de M. R. (né au Maroc et ami de la couronne), de L. G. et de feu A. S.

D’après les écoutes téléphoniques, A. T., employé de … dans son magasin du Sentier, joue également les coursiers pour le compte de son patron, faisant la navette entre Paris et Lyon pour rapporter des sacs de sport bourrés de billets. Des sommes qu’il confie illico aux bons soins de M. C., collecteur en chef présumé du réseau, basé à Paris. Ce plombier de formation est soupçonné d’avoir organisé le ramassage, le blanchiment et l’expatriation hors de France de la totalité de l’argent issu de la vente du hachisch. Look gentillet, tempérament réservé, ce Marocain de 29 ans a toutes les qualités pour remplir sa discrète mission. De jour comme de nuit, il sillonne l’Hexagone et même l’Europe à bord de sa Mercedes pour récupérer le magot. En province, il ne se déplace jamais pour moins d’un « mètre », soit 100 000 euros dans le jargon des trafiquants. Début 2003, il aurait ainsi collecté 3,2 millions d’euros en deux mois.

Une fois l’argent récolté, l’efficace M. C. s’en débarrasse dans les 48 heures. Le grisbi est d’abord stocké à Clichy-la-Garenne chez A. B. dit le « Boupastélé » (le boulanger en arabe). Un modeste commerçant, en apparence, qui possède tout de même un million d’euros, trois boulangeries et une demi-douzaine d’appartements.

Puis une partie des espèces est écoulée via des comptes bancaires suisses et israéliens. Au total, 5 millions d’euros auraient transité vers le « pays propre », nom de code désignant la Confédération helvétique. Là, détail troublant, dans le dossier apparaît un nom donnant un tout autre relief à l’affaire : J. M.. Du fait de ses liens avec S. H., autre sommité marocaine, ce banquier suisse fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction Philippe Courroye pour blanchiment de capitaux provenant de crimes et délits dans le cadre de l’enquête sur les ventes d’armes à l’Angola.

Quant au reste du pactole, M. C. en convertit une grande partie en or. Chaque semaine, il commande entre 30 et 50 « fèves » auprès de deux agents de change de la Bourse et du Panthéon, à Paris, également poursuivis dans ce procès.

Dernière étape, l’expédition des devises restantes et des lingots vers le Maroc. Le trésor est planqué dans les portières et sièges des voitures confiées à des passeurs marocains, visiblement sélectionnés pour leur allure de bon père de famille. Le principal d’entre eux, A. M.. Bien qu’il soit surnommé « Khadafi », ce retraité de 62 ans, père de 6 enfants, n’a rien d’un bandit de grand chemin : petite moustache, lunettes rondes, visage poupin et aspect bonhomme. Et pourtant, il aurait transporté plus de 600 lingots. C’est lui qui, fin avril 2003, sera arrêté avec 400 000 euros camouflés dans sa vielle fourgonnette Mercedes.

Une interpellation qui permettra aux policiers de démanteler la branche française de ce réseau. Mais ils ne parviendront pas à remonter jusqu’aux commanditaires marocains. Seuls quatre mandats d’arrêts seront délivrés à l’encontre de membres du clan C.. Des mandats restés lettre morte. Plus curieux encore, malgré l’ampleur du trafic, aucun flic, ni douanier, ni gendarme du Royaume n’est inquiété. La complicité des douanes de Tanger ou d’ailleurs reste encore et toujours la partie la plus immergée de l’iceberg.

Les amis du gri-gri

SOURCE: http://www.chanvre-info.ch/info/fr/A-qui-profite-l-argent-du-cannabis.html

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Abdelaziz Bennani Bennani, général dénoncé par l’auteur

Un ancien officier de l’armée marocaine, Abdelila Issou, âgé de 49 ans, raconte dans ses mémoires le business obscur du Général Bennani, le chef de l’Etat Major des troupes marocaines opérant au Sahara Occidental. Selon lui il aurait ouvert les portes aux cartels colombiens pour qu’ils puissent introduire la cocaïne en Espagne.
Diplômé à l’Académie Royale militaire de Meknès, il a fini par travailler pour les services secrets espagnols, CNI, avant de s’exiler en Espagne en 2000.
Dans son livre « Mémoires d’un soldat marocain La Face cachée du royaume enchanté », Issou dénonce la corruption de la plus haute hiérarchie militaire marocaine en apportant des preuves accablantes de la complicité de l’armée marocaine avec le trafic de drogue.
Le lieutenant Abdelillah Issou commandait une unité qui patrouillait entre Cap Malabata, entre Tanger et Ceuta. Sa tournée commençait tous les jours à 21h02…

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Terroristes et trafiquants passent une alliance impie

Il existe un lien établi entre les trafiquants de drogues en Amérique latine, dont la Colombie, et les gangs armés dans la région du Sahel.

7764337469_marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-2013Après le SAC  (http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_d%27action_civique), le GAL  (http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupes_antiterroristes_de_lib%C3%A9ration) et  l’IRA  (http://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_r%C3%A9publicaine_irlandaise), c’est au tour des groupes islamistes présents dans le Sahel comme AQMI, le MUJAO, Ansar Dine et Boko Haram de « fonctionner » grâce aux profits générés par la cocaïne.

Les groupes terroristes disposent de deux sources principales de financement, explique le président de la CMAIS Mountacir Zian à Magharebia : le trafic de drogues et les enlèvements avec demande de rançons.

Imrane Binoual à Casablanca a contribué à ce reportage pour Magharebia – 12/09/2014

Alors que l’on craint que les combattants de l’État islamique (EI) ne deviennent une source d’inspiration pour les jihadistes hors du Moyen-Orient, les spécialistes lancent une mise en garde : le groupe a donné aux extrémistes de la zone du Sahel-Sahara le courage de s’enhardir.

Les groupes islamistes appartenant à la franchise al-Qaida sont d’ores et déjà solidement implantés sur de vastes territoires. Cette menace qui plane, associée à l’avancée de l’EI, a poussé l’Union africaine à tenir un sommet sur le terrorisme, le premier de ce type pour l’organisation.

Les chefs africains des services de renseignement, qui se sont réunis à Nairobi le mois dernier avant la conférence, ont également mis en garde contre « les alliances formées par les groupes terroristes dans le monde entier, la sophistication des sources de financement » et les « frontières poreuses » de l’Afrique, a rapporté l’AFP.

[AFP/Luis Robayo] L'annonce d'une saisie record de cocaïne le 8 septembre au Maroc met en lumière le lien qui unit la drogue, la criminalité et la sécurité frontalière au Maghreb.[AFP/Luis Robayo] L’annonce d’une saisie record de cocaïne le 8 septembre au Maroc met en lumière le lien qui unit la drogue, la criminalité et la sécurité frontalière au Maghreb.

Les jihadistes africains semblent en effet observer et apprendre de l’EI, alertent les experts.

« L’ampleur et la sophistication des récentes attaques, ainsi que la régionalisation accrue du terrorisme avec Boko Haram, al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et al-Shabaab, requiert une réponse collective plus robuste au niveau régional et continental, » a estimé l’Institut d’études sur la sécurité (ISS) dans un récent article.

Le sommet de l’Union africaine dans la capitale kényane a ouvert ses portes quelques heures après la mort d’ Ahmed Abdi Godane (alias Mukhtar Abu al-Zubayr), le commandant d’al-Shabaab, dans une frappe menée en Somalie par un drone américain.

« La paix et la stabilité de notre continent sont pour nous une source de préoccupation, » a déclaré le chef de l’État tchadien et président du conseil de sécurité de l’UA Idriss Déby Itno en inaugurant la conférence de Nairobi.

Seulement quelques semaines auparavant, le Conseil avait publié un rapport sur les dangers qui menacent la sécurité au Sahel.

« Les liens entre le terrorisme, le narcotrafic et la criminalité transfrontalière donnent aux groupes armés terroristes et criminels la capacité de régénération et de nuisance qui menace tous les pays du Sahel et au-delà, » indiquait ce rapport daté du 13 août. « Cette situation est aggravée par la porosité des frontières et les faibles capacités des États à y remédier. »

« La dégradation continue de la situation politique et sécuritaire en Libye s’ajoute aux préoccupations sécuritaires dans la région, » a souligné ce rapport de l’UA.

Les pays du Maghreb sont également confrontés à un autre problème.

Les autorités marocaines ont saisi une quantité record de 226 kilos de cocaïne, d’une valeur marchande estimée à quelque 20 millions d’euros, a annoncé la police lundi 8 septembre. La drogue était cachée dans des caisses de poissons à bord d’un camion réfrigéré en provenance du sud du pays.

Cet incident met en lumière le lien qui unit la drogue, la criminalité et la sécurité frontalière dans la région. Non seulement les stupéfiants transitent par les frontières du Maghreb, mais en plus, les recettes générées par leur vente contribuent au financement du terrorisme ; et les liens entre les terroristes et les barons de la drogue s’étendent sur la planète entière.

Le chemin emprunté par la cocaïne pour relier Afrique et Amérique du Sud porte même un surnom.

Selon la Compagnie méditerranéenne d’analyse et d’intelligence stratégique (CMAIS), cet itinéraire est connu sous le nom « Autoroute 10 ». Un nom qui fait référence au dixième parallèle, le plus court chemin entre les continents, que ce soit par les airs ou par la mer.

La drogue traverse le Maghreb avant de rejoindre l’Europe.

La frontière tunisienne, une zone dangereuse

Dès le mois de décembre dernier, le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal avait alerté les autorités tunisiennes sur le fait que les groupes terroristes présents dans le Jebel Chaambi tiraient leur financement des recettes de la contrebande.

Les frontières tunisiennes sont devenues un vivier pour les extrémistes, les jihadistes et les criminels, avait souligné le Groupe international de crise à l’automne dernier. Des drogues dures, des armes et des explosifs entrent régulièrement en Tunisie en provenance de Libye, a précisé ce groupe de recherche dans un rapport détaillé, baptisant ce phénomène « islamo-gangstérisme ».

Ces gangs combinent jihadisme et crime organisé.

« Les mouvements terroristes et les réseaux de trafiquants entretiennent des relations étroites dans les régions frontalières, en particulier dans les zones clairement sous-développées, » expliquait ce rapport.

Les trafiquants de drogues font passer de la cocaïne à travers le Sahel avec l’aide des terroristes, en empruntant les itinéraires des caravanes, et ce partenariat du crime fournit aux extrémistes meurtriers une nouvelle source de revenus.

Les groupes islamistes présents dans le Sahel comme AQMI, le MUJAO, Ansar Dine et Boko Haram fonctionnent grâce aux profits générés par la cocaïne.

Les groupes terroristes disposent de deux sources principales de financement, explique le président de la CMAIS Mountacir Zian à Magharebia : le trafic de drogues et les enlèvements avec demande de rançons.

« Il existe un lien établi entre les trafiquants de drogues en Amérique latine, dont la Colombie, et les gangs armés dans la région du Sahel. D’importantes quantités de stupéfiants proviennent d’Amérique latine, par avion ou par bateau, » souligne-t-il.

Les terroristes tirent différents types de profits de leurs partenariats avec les narcotrafiquants.

« Parce qu’ils échangent leurs services en matière d’acheminement de la drogue contre des armes, des technologies de la communication, etc. Cela leur permet d’envoyer leurs recrues se former en Syrie et dans d’autres régions, de diffuser leur propagande sur Internet, d’imprimer des brochures, de faire des vidéos, de distribuer des bandes, entre autres choses, » précise-t-il.

Et la région du Sahel-Sahara a prouvé qu’elle était une bénédiction pour les barons de la drogue, relève un autre spécialiste de haut niveau de la sécurité de la région, Mohamed Benhammou.

En Afrique, les trafiquants ont découvert un itinéraire alternatif, déclare Benhammou, qui préside la Fédération africaine des études stratégiques (FAES) et le Centre marocain d’études stratégiques (CMES).

« Cet itinéraire permet d’acheminer des drogues comme la cocaïne depuis l’Amérique latine jusqu’aux pays d’Afrique de l’Ouest, du Sahel et du Sahara, » poursuit Benhammou.

« Un kilo de cocaïne s’échange pour une somme comprise entre 26 000 et 27 000 euros dans les pays du Sahel et du Sahara, » explique-t-il.

Une fois la cocaïne arrivée, elle est transportée sur les anciennes routes des caravanes par des gangs armés qui opèrent sous la protection des jihadistes.

Ces cartels de trafiquants ont trouvé un soutien auprès de réseaux très actifs en Afrique de l’Ouest, au Sahel au Sahara, ajoute Benhammou.

« C’est une région qui a connu énormément de trafics de cigarettes, de carburant, de nourriture et d’autres marchandises […] La contrebande est donc un phénomène très bien implanté, » précise l’analyste.

Pour Khalid Chegraoui, professeur à l’Institut d’études africaines, le trafic depuis le Sahel en direction de l’Afrique du Nord et de l’Europe n’a cessé d’augmenter ces dernières années, principalement en raison de l’arrivée des groupes jihadistes.

« De nombreux membres de ces mouvements étaient et sont toujours des trafiquants célèbres, comme Mokhtar Belmokhtar, qui était à ses débuts un important trafiquant de cigarette et qui est désormais l’un des leaders du terrorisme au Sahel et au Sahara, » indique Chegraoui.

Personne ne peut nier les liens « congénitaux » qui unissent trafic de drogues et terrorisme, explique Hatem Ben Salem, ancien ministre tunisien de l’Éducation devenu spécialiste des questions sécuritaires.

« L’émergence de nouvelles technologies sophistiquées permettant de surveiller et maintenir la sécurité aux frontières de l’Europe a conduit les barons de la drogue d’Amérique du Sud à exploiter les zones de non-droit apparues à l’issue des évènements de 2011 en Libye et en Tunisie pour y créer de nouveaux itinéraires, qui permettront de trafiquer des stupéfiants vers l’Europe, » ajoute-t-il.

Le trafic est une activité dangereusement attrayante pour les jeunes désœuvrés qui vivent dans les régions frontalières des pays du Maghreb, souligne Ben Salem.

La situation d’instabilité et d’insécurité a fait apparaître de nouveaux acteurs, relève-t-il, ajoutant que des sommes d’argent considérables ont été utilisées pour acheter la coopération des communautés locales, qui sont devenues des maillons de la chaîne du narcotrafic.

« Avec l’argent généré par le trafic de drogues, particulièrement la cocaïne, le réseau complexe du terrorisme représente désormais une menace majeure pour l’équilibre stratégique du Maghreb. Il est également l’une des causes principales de l’instabilité que connait la région euro-méditerranéenne, » déclare l’ancien ministre à Magharebia.

« Le rôle des groupes terroristes ne se limite plus à assurer la protection des convois qui acheminent la drogue jusqu’aux ports libyens et tunisiens. Il s’est aujourd’hui étendu et englobe la vente des stupéfiants et d’autres marchandises illégales, » poursuit Ben Salem.

L’arrivée des terroristes a redynamisé les trafics, ajoute Chegraoui. « Ceci a permis aux groupes islamistes qui coopèrent directement avec les cartels latino-américains de poursuivre leurs activités, et a entraîné la marginalisation des populations locales, en faisant d’elles des trafiquants, » dit-il.

Lors du sommet de l’Union africaine, le Président tchadien Idriss Deby a confirmé ce danger : « les attaques commises dans la région du Sahel, les actes terroristes perpétrés par Boko Haram au Nigeria et dans d’autres parties de l’Afrique occidentale […] ne font que nous motiver davantage à intensifier nos efforts pour combattre ce fléau. »

« Le terrorisme et le crime organisé nous obligent à entreprendre une action commune, » a-t-il affirmé.

source: http://magharebia.com/fr/articles/awi/reportage/2014/09/12/reportage-01

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Des trafiquants de cocaïne s’entretuent à Casablanca

Par Fahd Iraqi le 25/08/2014 à 21h05

trafic de drogue

© Copyright : DR

Kiosque360. La police de Casablanca vient de résoudre l’affaire du meurtre d’un subsaharien impliqué dans un trafic de cocaïne. Récit d’une enquête criminelle chargée d’une bonne dose de suspens.

C’est l’histoire d’un conflit entre deux trafiquants nigériens de cocaïne, conflit qui se termine par un meurtre. Tel est le fait divers qu’a choisi de mettre en manchette le quotidien Assabah, dans son édition du mardi 26 août. L’histoire a commencé samedi dernier, quand les services de polices de Casablanca sont informés de la découverte d’un cadavre au bas d’une résidence du quartier Oulfa. Les éléments de la police judiciaire se déplacent alors sur les lieux pour constater qu’il s’agit d’un meurtre à l’arme blanche. La victime, un nigérien, a été poignardé à trois reprises: au niveau de la poitrine, sous l’aisselle et sous le menton. Sur la scène de crime, aucun indice de grande valeur, mis à part le téléphone mobile de la victime. Mais l’enquête de voisinage va mettre les limiers sur la piste de l’assassin. Un témoin oculaire, une femme en l’occurrence, leur confie avoir entendu des cris et vu, en jetant un coup d’œil par la fenêtre, un subsaharien torse nu gisant dans une marre de sang tandis qu’un autre prenait la fuite. Le témoin déclare même être en mesure de le reconnaître l’assassin. Encore faudrait-il le retrouver…

Témoignage capital

Les enquêteurs poursuivront leur enquête par l’inspection du mobile de la victime. Ils y remarquent alors un numéro apparaissant de façon récurrente et qui s’avérera appartenir à une femme qui sera aussitôt entendue par la police. Celle-ci admettra connaître la victime et indiquera aux enquêteurs le domicile de son épouse. Lors de son interrogatoire, cette dernière signalera à la police avoir deux enfants avec la victime mais ne disposer d’aucun document administratif prouvant son mariage, vu que le couple est rentré au Maroc clandestinement. Mais, encore plus précieux pour l’enquête, l’épouse expliquera aux enquêteurs que la victime avait un différend avec son associé -un autre nigérien- dans une affaire de trafic de cocaïne. Et la description faite de l’associé en question correspond à celle fournie par le témoin oculaire. Il devient de facto le premier suspect…

Pour l’identifier, une autre information fournie par l’épouse de la victime s’avérera capitale. Le meurtrier présumé a déjà purgé une peine pour trafic de cocaïne. Il est donc fiché par la police qui a exposé aux témoins son fichier de ressortissants subsahariens déjà condamnés pour trafic de cocaïne. L’agresseur est donc identifié, l’affaire est résolue. Ne manque pour la clore que le présumé coupable, toujours en cavale.

SOURCE: http://www.le360.ma/fr/societe/des-trafiquants-de-cocaine-sentretuent-a-casablanca-20413

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MAROC: l’une des richesses du roi, c’est le commerce international de la drogue (Narcotrafic).

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Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsVu ses révélations accablantes sur les vérités de la monarchie marocaine et ses services d’espionnage dans les enlèvements, la torture et le trafic de drogue, on vous présente la traduction intégrale de l’interview de l’ex-officier marocain des services secrets comme publiées dans le journal Echourouk “Echoroque”http://www.echoroukonline.com/ara/articles/209832.html

Quelles sont les raisons qui vous ont poussés à quitter les services secrets marocains, et quelles sont les tâches qu’on vous a consignés?

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsTous d’abord je dois remercier le journal d’Echoroque et son équipage d’avoir offert cette occasion qui est rare dans mon pays bien-aimé à cause des pratiques sordides du Makhzen qui impose la censure contre toutes les voies libres qui demandent le changement, la liberté et la vraie démocratie.

Revenons à votre question, l’une des raisons qui m’a poussé à quitter les services secrets marocains est l’absence d’une loi qui encadre ces services et définit leur mission. Au même temps, il…

Voir l’article original 1 716 mots de plus

L’Algérie confrontée au cannabis

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Lutte contre la drogue: hausse fulgurante des saisies de cannabis en dix ans (Office)

Les quantités de résine de cannabis saisies en Algérie ont enregistré une hausse vertigineuse durant les dix dernières années, atteignant plus de 614 tonnes durant la période allant de 2003 à 2013, selon l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT).

« Les quantités de résine de cannabis saisies en Algérie ont atteint 614 tonnes en dix ans, passant de plus de 8 tonnes en 2003 à plus de 211 tonnes en 2013, soit une augmentation estimée à plus de 2 500% », a déclaré à l’APS le directeur général par intérim de l’Office, Mohamed Benhalla.
Il a relevé que les chiffres démontrent une « hausse exponentielle » des quantités de résine de cannabis saisies provenant du Maroc ».

Selon le rapport de l’Office des Nations unies pour la drogue et le crime (ONUDC) pour l’année 2014, la superficie consacrée à la culture de cannabis au Maroc est estimée à 57.000 hectares contre 10.000 hectares en Afghanistan.
Ces chiffres viennent conforter le rapport élaboré par l’Observatoire européen de toxicomanie et de drogue, publié à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la drogue et le trafic illicite, le 26 juin 2014.
Selon ce rapport, le Maroc a maintenu sa place en tant que principal pays exportateur de résine de cannabis (hachich) vers les pays européens.

« En Algérie, les quantités de résine de cannabis saisies en 2004 ont dépassé 12 tonnes. Depuis 2008, ces quantités sont devenues de plus en plus importantes avec plus de 38 tonnes saisies, et en 2012 ces quantités ont dépassé 157 tonnes », a souligné M. Benhalla.

Les saisies « démontrent que d’importantes quantités de drogue sont déversées en Algérie, qui reste un pays de transit et fait l’objet d’un +drug bombing+ (bombardement de drogue) du Maroc », a-t-il précisé. Selon ce responsable, les quantités saisies en Algérie « ont augmenté de 20 fois depuis 2003, mais elles ne représentent que le 1/3 des quantités que font transiter les trafiquants vers d’autres pays ».

Il a affirmé que l’Algérie « n’a jamais cessé de soulever le problème du résine de cannabis sur la scène internationale, notamment au niveau de l’ONUDC, exprimant son inquiétude pour la santé des Algériens et l’évolution de la criminalité ».
« La résine de cannabis, qui est la drogue la plus consommée en Afrique, représente un danger réel pour les pays de ce continent dont l’Algérie », a-t-il averti, mettant en avant « les moyens humains, matériels et financiers mobilisés par l’Algérie dans le cadre de la politique de lutte » contre ce fléau.

« Cela pèse énormément sur le budget de l’Etat », a-t-il, toutefois, relevé.
Il  ajouté que toutes les quantités de drogue saisies sont détruites, conformément « au décret exécutif n°07-230 du 30 juillet fixant les modalités de prise en charge des plantes et substances saisies ou confisquées », dans le cadre à la loi sur la prévention et la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes.

Lutte contre la drogue: hausse fulgurante des saisies de cannabis en dix ans (Office)

Les quantités de résine de cannabis saisies en Algérie ont enregistré une hausse vertigineuse durant les dix dernières années, atteignant plus de 614 tonnes durant la période allant de 2003 à 2013, selon l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT).

« Les quantités de résine de cannabis saisies en Algérie ont atteint 614 tonnes en dix ans, passant de plus de 8 tonnes en 2003 à plus de 211 tonnes en 2013, soit une augmentation estimée à plus de 2 500% », a déclaré à l’APS le directeur général par intérim de l’Office, Mohamed Benhalla.
Il a relevé que les chiffres démontrent une « hausse exponentielle » des quantités de résine de cannabis saisies provenant du Maroc ».

Selon le rapport de l’Office des Nations unies pour la drogue et le crime (ONUDC) pour l’année 2014, la superficie consacrée à la culture de cannabis au Maroc est estimée à 57.000 hectares contre 10.000 hectares en Afghanistan.
Ces chiffres viennent conforter le rapport élaboré par l’Observatoire européen de toxicomanie et de drogue, publié à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la drogue et le trafic illicite, le 26 juin 2014.
Selon ce rapport, le Maroc a maintenu sa place en tant que principal pays exportateur de résine de cannabis (hachich) vers les pays européens.

« En Algérie, les quantités de résine de cannabis saisies en 2004 ont dépassé 12 tonnes. Depuis 2008, ces quantités sont devenues de plus en plus importantes avec plus de 38 tonnes saisies, et en 2012 ces quantités ont dépassé 157 tonnes », a souligné M. Benhalla.

Les saisies « démontrent que d’importantes quantités de drogue sont déversées en Algérie, qui reste un pays de transit et fait l’objet d’un +drug bombing+ (bombardement de drogue) du Maroc », a-t-il précisé. Selon ce responsable, les quantités saisies en Algérie « ont augmenté de 20 fois depuis 2003, mais elles ne représentent que le 1/3 des quantités que font transiter les trafiquants vers d’autres pays ».

Il a affirmé que l’Algérie « n’a jamais cessé de soulever le problème du résine de cannabis sur la scène internationale, notamment au niveau de l’ONUDC, exprimant son inquiétude pour la santé des Algériens et l’évolution de la criminalité ».
« La résine de cannabis, qui est la drogue la plus consommée en Afrique, représente un danger réel pour les pays de ce continent dont l’Algérie », a-t-il averti, mettant en avant « les moyens humains, matériels et financiers mobilisés par l’Algérie dans le cadre de la politique de lutte » contre ce fléau.

« Cela pèse énormément sur le budget de l’Etat », a-t-il, toutefois, relevé.
Il  ajouté que toutes les quantités de drogue saisies sont détruites, conformément « au décret exécutif n°07-230 du 30 juillet fixant les modalités de prise en charge des plantes et substances saisies ou confisquées », dans le cadre à la loi sur la prévention et la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes.

SOURCE: http://www.letempsdz.com/content/view/129391/1/

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Après la cocaïne, du crack saisi à l’aéroport Mohammed V de Casablanca

17 août 2014 – 16h19
Après la cocaïne, du crack saisi à l'aéroport Mohammed V de Casablanca La police judiciaire de l’aéroport Mohammed V de Casablanca a saisi, le 12 août dernier, dix kilos de crack, un dérivé très puissant de la cocaïne, dissimulés soigneusement dans trois valises appartenant à un ressortissant Angolais.

En provenance de São Paulo au Brésil, ce passeur de drogue, ou mula (mule), selon l’appellation d’usage en Amérique Latine, était donc chargé de transporter cette marchandise à des trafiquants de stupéfiants à Kinshasa la capitale congolaise, selon la police.

Deux autres ressortissants Guinéens transportant 15 capsules de cocaïne dans leur estomac ont été également arrêtés par les services de sécurité de l’aéroport Mohammed V. Ils ont été aussitôt conduits à l’unité médicale de l’aéroport pour être soumis à une opération d’extraction de ces capsules.

Les mis en cause ont été placés en garde à vue, en attendant d’être présentés devant le tribunal de première instance de Casablanca. A noter que des experts américains de lutte contre les stupéfiants étaient présents lors de cette opération.

Yassine Chaoui, chef de la brigade de lutte contre le trafic international de drogue de l’aéroport, a déclaré au micro de 2M que « grâce à la vigilance des services de sécurité et aux moyens logistiques dont dispose la direction générale de la sûreté nationale, plus de 80 personnes ont été arrêtés durant ces trois derniers mois pour trafic international de drogue ».

Durant cette même période, plus de 280 kilos de cocaïne ont été saisis, précise ce responsable. Des sources officielles citées par Medi1 TV affirment que le Maroc a démantelé 98 réseaux de trafic de drogue durant les six premiers mois de l’année 2014.

– Par: Fouad Boumnadel

SOURCE:http://www.bladi.net/crack-aeroport-mohammed-5-casablanca,40081.html

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