PÉROU 🇵🇪 (frontière avec le Brésil 🇧🇷 ): interception d’un avion avant décollage et saisie de 420 kilos de coke

A la frontière avec le Brésil, dans la région de Loreto, les forces de sécurité péruviennes ont intercepté un avion alors qu’il s’apprêtait à décoller avec 420 kilogrammes de cocaïne à bord et ont arrêté le pilote, un citoyen brésilien.

L’avion a été intercepté peu de temps après avoir été chargé de drogue sur une piste clandestine. La drogue était cachée dans des sacs à l’intérieur de l’avion et devait se rendre au Brésil.

Opération menée par la police nationale péruvienne, la police fédérale brésilienne et l’armée de l’air brésilienne.

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BRÉSIL 🇧🇷(aéro-narcotrafic): la chasse de l’armée de l’air intercepte un avion et le contraint à l’atterrissage

Ce lundi 18 mai, dans l’après-midi, deux avions de l’armée de l’air brésilienne (FAB) ont intercepté un petit avion, en provenance du Pérou, qui transportait 400 kilogrammes de cocaïne.

L’avion a été contraint de descendre pour atterrir à la base de Petrobras, à Urucu.

Des sources policières ont déclaré que le pilote avait été arrêté après avoir posé l’appareil au sol.

Deux trafiquants auraient réussi à s’échapper vers la forêt et étaient recherchés.

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URUGUAY 🇺🇾: le pays est devenu une des routes de transit de la coke vers l’Afrique.

L’Observatoire mondial des politiques sur les drogues (GDPO), l’organisme chargé d’analyser et de promouvoir les politiques de lutte contre les drogues, a publié un rapport dans lequel il écrit: »L’émergence de l’Uruguay en tant que voie de transit pour la cocaïne présente de nouveaux défis pour la communauté internationale, la coopération policière, et crée un besoin accru d’établir des voies de communication sécurisées entre la police uruguayenne et ouest-africaine« .

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COSTA RICA 🇨🇷 (terminal portuaria de Moín): decomisa 780 kg de cocaína oculta en sal enviada de Colombia

Autoridades antidrogas de Costa Rica decomisaron un cargamento de 780 kg de cocaína que llegó de Colombia oculta entre mil sacos de sal refinada, en el puerto caribeño de Moín, informó este jueves el gobierno.

La Policía de Control de Drogas (PCD) halló el cargamento ilícito estebmiércoles durante una inspección de contenedores en la terminal portuaria de Moín, indicó el Ministerio de Seguridad Pública en un comunicado.

 

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VENEZUELA 🇻🇪 (Coke en stock – CCXC): un avion trop brillant pour être honnête, et lesté à la cocaïne

Au Venezuela, où l’on ment ouvertement sur les arrivées d’avions et leur départ chargés de cocaïne, comme j’ai pu vous le rappeler dans l’épisode précédent, on assiste en mars dernier à l’arrivée d’un énième gros porteur, un bimoteur à hélice dont l’aspect extérieur a laissé pantois. L’avion était impeccable et venait visiblement juste d’être repeint à neuf avant de jouer les ‘Deliveroo à cocaïne’ des airs.

Un type d’appareil qui nous en a rappelé un autre, datant de fin 2017, et resté célèbre pour une belle mise en scène du pouvoir vénézuélien, vers qui tournent tous les regards depuis des années maintenant pour ses facultés à détourner l’attention sur sa propre participation au trafic…

Encore des brésiliens

Le 10 février 2020, la Force armée nationale bolivarienne (FANB), très fière d’elle, nous montre deux jeunes hommes, de dos et menottés, arrêtés à leur descente d’avion de l’aéroport international Jacinto Lara, à Barquisimeto, dans l’État de Lara.

Il s’appellent  Jhackes Villeneuve Da Silva Costa (22 ans !) et Matheus Chaves Fernández (27 ans), deux noms brésiliens.

Leur avion est un Piper Seneca littéralement plein à ras  bord : il contient en effet 482 kilogrammes de cocaïne, en plus de 420 litres de carburant pour avion léger (AV-Gas).

A l’intérieur il reste peu de place pour les occupants : le siège du copilote est constitué par des sachets de pains de coke (ici à gauche) !

L’intérieur est en effet complètement vide sans le chargement : même les parois internes de la cabine ont été enlevées, la laine de verre isolante est à nue.

On découvre une pompe à manivelle rouge, celle qui répartissait le carburant entre les bidons pour alimenter les moteurs (ici à droite).

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VENEZUELA 🇻🇪: huit morts et un présumé agent de la DEA arrêté

Le spectre de Colin Powell planait sur Caracas

Au moins huit “terroristes” sont morts et deux autres ont été arrêtés – dont un citoyen vénézuélien présumé qui a travaillé pour la United States Drug Enforcement Administration (DEA) – lors d’une tentative d’ “invasion maritime” du territoire vénézuélien en provenance de Colombie, comme l’a dénoncé le président de l’Assemblée nationale constituante, Diosdado Cabello. Huit “terroristes” sont morts lors du raid.

“L’un des détenus a affirmé être un responsable de la DEA. Il a participé aux opérations de la DEA en Amérique. Il est vénézuélien, a-t-il déclaré”, a expliqué Cabello. “Nous le disons clairement, derrière les Etats-Unis, l’oligarchie colombienne et le trafic de drogue. Il est triste que ceux qui se disent vénézuéliens soient financés par le trafic de drogue et l’argent de la drogue”, a-t-il souligné.

Cabello a noté que certains des mercenaires ont été capturés dans des uniformes et même des casques avec le drapeau américain. “Sûr d’un fanatique du gringuisme qui se sent marin”, a-t-il souligné.

Le chef “Chavista” a également avancé que parmi les documents saisis des assaillants “il y a un document péruvien”, en plus des armes de gros calibre, des téléphones satellites et des véhicules prêts à monter des mitrailleuses.

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L’ex-ministre de la Défense et ex-général Fernando Ochoa Antich a également souligné que “la prétendue invasion (…) ne résiste pas à une analyse militaire minimale, à une certaine gravité”. “Personne ne peut penser à envahir, précisément, l’endroit le plus peuplé et gardé par les forces répressives du régime, encore moins avec un nombre d’hommes et de moyens aussi précaire”, a-t-il déclaré dans des déclarations au journal ‘El Nacional’.

Les preuves (…) ne sont pas convaincantes. Deux hypothèses se posent: la première, une manœuvre de diversion grotesque sans que les événements ne se soient produits; la seconde, une manœuvre de diversion créée par les organisations de contre-espionnage, avec la participation d’agents de ces organisations
pour représenter cette action militaire absurde “, a-t-il ajouté.

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NARCOTRAFIC: U.S. says Maduro regime is linked to $165million worth of cocaine seized off Spain’s coast

  • Authorities in Spain confiscated 4.4 tons of cocaine after they were alerted by Colombian authorities after the vessel departed from Panama early April

 

  • The ship loaded 4,000 kilos of cocaine off Venezuela’s coast before it sailed across the Atlantic Ocean and was intercepted April 25 by Spain’s military

 

  • The United States confirmed with investigators in Spain that the massive shipment is connected to the Venezuelan President Nicolás Maduro’s regime

 

  • Authorities in Spain arrested 28 people connected to the shipment on the Karar, a vessel sailing under the flag of Togo

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Remember !!!

COLIN POWELL

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BOLIVIA 🇧🇴 (Santa Ana de Yacuma): Felcn incauta avioneta con más de 400 kilos de cocaína en Beni; hay tres aprehendidos

La Fuerza Especial de Lucha Contra el Nacotráfico (Felcn) incautó hoy una avioneta con más de 400 kilos de cocaína en Santa Ana de Yacuma, en Beni.

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DROGUES (Héroïne, cocaïne): deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile.

Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale.

Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer.

La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde », selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté.

Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité.

Les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

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ARGENTINE 🇦🇷 (poste frontière de San Ignacio de Loyola): les douaniers permettent la saisie de 269 kilos de cocaïne

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Saisie de 269 kilos de cocaïne transportés dans deux camions frgorifiques, en route pour  le Chili, dans la ville de Formosan à Clorinda lors de deux procédures effectuées ce vendredi.

La première des opérations a été effectuée mercredi dernier au poste frontière de San Ignacio de Loyola où les douaniers a saisi quelque 135 kilos de cocaïne cachés dans un camion thermique qui transportait de la viande congelée au Chili et la deuxième jeudi, au cours de laquelle 134 kilos de cocaïne ont été saisis

Selon ce qui a été rapporté dans la presse locale, au cours de l’opération, les responsables ont trouvé la cocaïne répartie dans une grande quantité de pains ou de briques, enveloppés dans du papier d’aluminium.

Les chauffeurs des camions ont été arrêté et mis à la disposition de la justice.

SOURCES  123

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PARAGUAY 🇵🇾 (El Chaco): saisie de 385 kilos de cocaine

Ce vendredi, 385 kilos de cocaïne ont été saisis dans la zone du Chaco paraguayen,
à environ 30 kilomètres de Bahía Negra. Pas de détenus lors de cette opération qui a été menée conjointement entre le parquet, les policiers et la SENAD.

Saisie d’un avion Cessna monomoteur.

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FRANCE 🇫🇷 (DG de la douane): lettre ouverte au valet de plume Michel Baron

Mon cher Michel

Mon cher administrateur des douanes

Mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses

Mon cher menteur

Mon cher tartuffe

Relisant en ces journées de confinement que je supporte avec légèreté après celles que je dus subir suite aux cascades de lâcheté de tes semblables de la DG de la douane française, j’ai pu constater avec effroi que tu étais particulièrement performant dans l’art de la rhétorique mensongère. Il fallait que la lâcheté de François Auvigne fût effacée.

Ô, mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, constater une fois encore tes savantes manœuvres pour dégager la responsabilité de l’administration des douanes ne m’ont permis que de faire un constat, accablant pour toi, comme pour tes prédécesseurs Elizabeth Melscoet, Thomas Charvet et le gredin Erwan Guilmin : vous êtes des menteurs institutionnels !

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, sais tu que je ne peux accepter cette infamie savamment distillée par tes écris mensongers. Il m’est insupportable de constater qu’après avoir été encensé puis encouragé à infiltrer et infiltrer encore, tu ne souhaitais que flétrir tant de lauriers amassés. Mes actions qu’avec respect toute la hiérarchie de la DNRED admirait, mes informations précises qui tant de fois ont permis des saisies importantes, tant de fois valorisaient un service… aux actions que tu ne connais même pas! Tu m’as trahi comme tu as trahi l’honneur de la douane tout entière en ne faisant rien pour moi. Ô cruel souvenir de ma gloire passée ! Œuvre de tant de jours en un jour effacée ! Précipice élevé d’où tomba mon honneur ! Sans qu’un seul instant, ta réflexion ne te permit de retrouver le chemin de l’honneur!

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, toi qui occupe un haut rang d’administrateur, comment peux tu l’occuper sans honneur? Tu as préféré emprunter les affabulations de tes prédécesseurs pour m’écarter de toutes réparations. Seras-tu un sprinter comme ce faquin de Gérard Schoen si tu me rencontrais ou préférerais-tu jouer les timides dédaigneux, comme le fit Corinne Cleostrate, et t’éloigner sans me regarder?

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, relire encore que toutes les turpitudes subies ne seraient la résultante que d’une erreur d’appréciation de ma part sur l’engagement de la douane sur lequel j’étais persuadé pouvoir compter, me trouble. En homme d’honneur que je suis, habitué à la parole donnée, il m’était difficile d’imaginer que tant de bassesses pouvait t’habiter.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, je te croyais honnête et factuel, n’hésitant pas à t’informer avant de m’emballer dans des écrits totalement infondés. Non, tu n’as rien demandé, te permettant alors de tordre le cou à la vérité des faits.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, merci de transmettre mes meilleures civilités à ton entourage…douanier.

Marc Fievet

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FRANCE 🇫🇷: le crime organisé s’est adapté à la crise sanitaire, malgré l’OFAST

L’OFAST, officiellement opérationnel depuis le premier janvier 2020, a remplacé l’OCRTIS qui présentait quelques sources d’ennuis judiciaires à venir pour la haute hiérarchie policière.

Les têtes pensantes de Beauvau ont pensé qu’en changeant de nom pour sortir des comportements parfois douteux pour le citoyen lambda de l’OCRTIS, ils feraient oublier la guéguerre entre policiers et douaniers, alors que l’ensemble du personnel a été intégralement absorbé par l’OFAST…

L’esprit et la façon de fonctionner ont-ils changé?

Les affaires de la DNRED avec Erwan Guilmin et de l’OCRTIS avec François Thierry, malgré la lenteur de la justice à trancher, n’arrangent pas le relationnel et l’esprit et la façon de fonctionner de l’ensemble du personnel qui a été intégralement absorbé par l’OFAST…n’ont pas changé!

Pour lancer ce vieux nouveau service, les ‘mamamouchis’ de Beauvau ont donc définis 6 grands objectifs avec 55 mesures pour répondre à l’attente d’efficacité et de changement…oubliant de préciser que d’être opérationnel H 24, 7 jours sur 7* et réactif étaient les conditions premières à respecter.

Mais sans embauche comment réussir?

L’OFAST a pour  »originalité » de faire travailler au sein d’une même structure policiers, gendarmes, douaniers et magistrats, pour favoriser l’échange d’informations et agir à tous les niveaux de la lutte contre les trafics. « De l’arrivée des drogues en France, jusqu’au point de deal au coin de la rue. De la cage d’escalier, à l’international », avait indiqué Christophe Castaner, en fixant le cap de cette nouvelle structure : « partager l’information, décloisonner les enquêtes et collaborer entre services »

Les sources

Oh surprise! Alors que la quasi totalité des saisies sont réalisées à la suite de renseignements fournis par des « sources », rien de concret sur ces informateurs sans lesquels, l’OFAST (policiers et Gendarmes) comme la DNRED de la Douane, ne seraient que des aveugles.

Mais, peut-être, qu’enfin, les liaisons dangereuses ** entre indics et régaliens ne seront plus source première d’informations et que les actions d’infiltration, toutes aussi dangereuses d’ailleurs, seront alors privilégiées…mais, là aussi rien de concret. On croit rêver!

Certes, en ces périodes de confinement d’une grande partie des consommateurs, le deal a déjà revu sa copie et passe par les snapchat, wathsapp, instagram et twitter pour permettre à tous les addicts de satisfaire le manque possible.

Là on se dit, bravo, quand l’Objectif n°1, qui est l’amélioration de la connaissance des trafics ainsi que du pilotage stratégique au niveau national et à l’échelon territorial dans sa mesure N° 8, nous annonce que les équipes en charge de l’analyse des cybertrafics seront renforcées…Mais Cyber-gendarmes et cyber-douaniers n’ont, jusqu’à ce jour, pas réussi à faire diminuer l’offre proposée de tous types de stupéfiants. Rien que sur TWITTER, plus de 1.300 lignes de propositions de livraisons à domicile sont toujours actives et se renouvellent sans cesse. L’offre se concentre autour de 20 utilisateurs qui représentent environ la moitié des lignes.

En Mesure 12, la détection et le ciblage des conteneurs permettant d’obtenir des saisies de gros volumes, qui réduisent l’offre dans des proportions structurelles; des objectifs quantitatifs et qualitatifs seront établis par l’Ofast sur une base annuelle, donc on espère que l’arrivage de quantité importante de cocaïne de l’Amérique du sud vers l’Europe et les ports du Havre, de Fos sur mer et de Dunkerque va sérieusement être diminué sauf…sauf que le nombre d’agents affectés à la CELTICS n’est pas à la hauteur des flux de conteneurs.

Mardi 11 février 2020, Christophe Castaner a inauguré le siège de cette structure à Nanterre

L’OFAST est basé à Nanterre, pas à Lourdes, le miracle de la réunification sans arrières pensées n’a donc pas eu lieu!

Depuis maintenant trois mois, l’OFAST a donc en charge la lutte contre le narcotrafic à l’international destiné à l’hexagone et à ses DOM/TOM.

En liaison avec l’ensemble des administrations concernées, l’Office anti-stupéfiants est chargé de l’évaluation de la menace liée aux trafics de stupéfiants.
Pour accomplir cette mission, l’office, dans le cadre de la législation applicable, centralise, analyse, exploite et communique aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi qu’aux autres administrations et services publics de L’État toutes documentations et données statistiques, en lien avec le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, relatives à son domaine de compétence.
Dans le cadre de la législation applicable, les services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi que les autres administrations et services publics de L’État susceptibles d’apporter leur concours à l’office lui adressent, dans les meilleurs délais, les informations relatives à son domaine de compétence dont ils ont connaissance.
Pour les infractions qui relèvent de sa compétence, l’office, dans le cadre de la législation applicable, adresse, aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, et aux autorités judiciaires, toutes indications utiles à l’identification ou à la recherche des délinquants ainsi que, sur leur demande, tous renseignements nécessaires aux enquêtes dont ils sont saisis.

Pour cela, l’Office anti-stupéfiants est chargé de :
-1° Procéder sur l’ensemble du territoire national à des enquêtes judiciaires relatives à des trafics de produits stupéfiants d’importance nationale et internationale ou présentant une sensibilité particulière ;
-2° Sous le contrôle de l’autorité judiciaire, coordonner les enquêtes de grande envergure diligentées par des services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, en particulier les enquêtes qui présentent une dimension internationale marquée et visent des filières d’importation complexes ;
-3° Coordonner l’action des services territoriaux de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, le cas échéant dans le cadre de saisines conjointes décidées par l’autorité judiciaire ;
-4° Centraliser les informations concernant les demandes adressées aux fonctionnaires ou agents publics visant à permettre la mise en œuvre des opérations de surveillance prévues par l’article 706-80-1 du code de procédure pénale, par le I de l’article 67 bis et par l’article 67 bis-3 du code des douanes ;
-5° Coordonner avec l’ensemble des partenaires concernés la mise en œuvre des mesures de prévention, de recherche et de constatation des infractions constitutives de trafic de stupéfiants dont les modalités sont fixées par la loi n° 94-589 du 15 juillet 1994 relative à l’exercice par l’Etat de ses pouvoirs de police en mer pour la lutte contre certaines infractions relevant de conventions internationales.

Pour lutter efficacement contre le narcotrafic, l’une des solutions consiste aussi à faire baisser la demande. Mais rien n’est vraiment prévu pour enrayer l’arrivée de nouveaux consommateurs.

-Que font ces hauts fonctionnaires chargés de définir les politiques à mettre en œuvre pour tenter de diminuer cette « épidémie de zombies » ?

-Que font les chargés de l’analyse criminelle et/ou de l’intelligence économique et diplomatique qui, normalement doivent englober la prospective?

-Qui fait de la prospective ‘stups’ à Beauvau et à Montreuil ? Et si des services s’y consacrent, sont-ils encore en osmose avec le terrain ?

Non, ils sont comme ceux qui n’ont pas su prévoir le coronavirus ?

Notre haute administration et ses cohortes d’énarques, inspecteurs des finances, administrateurs civils et autres cooptés ne seraient ils pas le véritable MAL FRANÇAIS?

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« De tous les régimes qu’a connus notre peuple, pas un n’a su éviter la catastrophe. Des héros qu’on nous apprenait à admirer, pas un qui n’eût fini dans la tragédie, ou du moins dans l’échec… Quand la chance s’acharne à être mauvaise, elle est plus qu’un effet de hasard. » Alain Peyrefitte

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* Pour remplir les postes affectés aux tâches régaliennes, un poste à couvrir dans un secteur donné de lutte anti stups nécessite au minimun 5 hommes à temps complet. Par exemple, avec + ou – 8.000 douaniers affectés à la SURV, pour les BSI, BSE, navigants marins, navigants aériens et pour les opérations de contrôles suite aux signalements de la DNRED, en considérant les 35 heures comme base de calcul, il reste moins de 2.000 hommes mobilisables et opérationnels sur l’hexagone et l’ensemble des DOM/TOM. Quand on sait d’autre part qu’avec les fermetures successives des Brigades, l’éloignement des hommes des lieux de contrôles nécessite parfois plus de deux heures AR pour être effectivement opérationnel, un constat s’impose: de ces 2000 hommes, après avoir retirer les plantons de Bercy, de Montreuil et des DI et DR, qui représente environ 300 hommes plus… la kyrielle de sous-directeurs végétato-improductifs évaluée à une cinquantaine de tête, il ne reste donc que 1.650 opérationnels! Lors de ce décompte, les malades, les enceintes et les congés parentaux n’ont pas été chiffrés…

** Liaisons dangereuses pour les policiers et douaniers de fréquenter des malfaiteurs qui peuvent alors les utiliser, les manipuler…Les exemples des dernières années sont là! Quand aux actions d’infiltration, elles comportent toujours le risque majeur d’être découvert et/ou de ne pas pouvoir brandir à un moment critique le Dalloz pour dire stop, j’arrête! Quand on est en situation d’infiltration, on ne peut l’interrompre et c’est alors que la lâcheté des donneurs d’ordre, qu’ils soient politiques ou autres énarques en charge de grands services régaliens, peut s’exprimer en se reniant devenant alors non seulement des couards mais aussi des renégats démontrant alors la bassesse des motivations qui les ont amenés à ces postes de responsabilité.

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COLOMBIE 🇨🇴 (narcologistique): la principale route d’acheminement de la coke aux États-Unis reste le Pacifique et non le Venezuela

par Ariel Ávila

La Fondation pour la paix et la réconciliation a publié un rapport révélateur sur la dynamique du trafic de drogue en Colombie et les voies de sortie des drogues.

L’information survient à un moment où le gouvernement des États-Unis a mis un prix sur la direction de Chavismo et lorsqu’une force navale a été mobilisée vers la mer des Caraïbes, près des eaux vénézuéliennes.

Le rapport donne quatre données révélatrices.

La première est que pour 2017, selon les données de services officiels des États-Unis, 85% du trafic de drogue était maritime, ce qui signifie que 15% était aérien. Mais sur le trafic maritime total, 70% ont transité par le Pacifique, ce qui signifie que les 30% restants ont transité par la mer des Caraïbes.


Ce qui précède indique que le Venezuela n’est pas la principale voie de sortie de la cocaïne produit en Colombie. En outre, le rapport cite un rapport de l’organisation Wola, qui dit que les données de la Consolidated Interagency Drug Database (CCDB, pour son acronyme en anglais) des États-Unis. USA montrent que les flux de cocaïne à travers le Venezuela ont diminué par rapport à leur pic de 2017. Selon les données du CCDB, la quantité de cocaïne traversant le Venezuela a diminué de 13% de 2017 à 2018, et semble continuer à diminuer légèrement jusqu’à mi 2019.

Les secondes données complètent les premières. Fondamentalement, nous avons le gros problème dans le Pacifique colombien, où la majeure partie de la drogue provient de la Colombie en Amérique centrale et de là aux États-Unis.

Dans cette partie du pays, il y a une véritable reconfiguration criminelle.

Une vingtaine d’organisations criminelles contestent ce territoire mètre par mètre. Les comptables, le Oliver Sinisterra Front, l’ELN, le Gulf Clan, The Company et différents dissidents des Farc font partie de ces structures.

Il en résulte des dizaines d’homicides, de déplacements forcés et de séquestration contre la population de ces territoires, ainsi que le meurtre de dirigeants sociaux et, en général, un massacre constant contre la population noire et indigène.

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AERONARCOTRAFIC (Coke en stock – CLI – Dossier Venezuela 🇻🇪): les jets privés des dirigeants vénézuéliens et leur usage… particulier

La préparation de ce dossier sur le Venezuela m’a fait découvrir une chose étonnante.  Ce petit pays aujourd’hui sans le sous est un des recordmen du nombre de jets privés par tête d’habitant.  C’est là tout son paradoxe, lui qui vit aujourd’hui dans la misère la plus totale. Les biréacteurs y sont nombreux et leurs usagers bien surprenants.  Très souvent, ce sont des industriels, mais des hommes et des femmes politiques les empruntent un peu plus que de raison. 

L’Etat lui-même prêtant à profusion ses jets à un pays ami :  Cuba.  L’un des industriels découverts volant en jet étant mêlé à un très sombre histoire de projets de maisons préfabriquées jamais vraiment réalisées, ou pire encore dans la distribution de kits de première nécessité pour les plus pauvres devenus pour lui une affaire juteuse… car au Venezuela, certains se sucrent, en effet, avec aplomb, sur le dos de la populace, encouragés par un gouvernement totalement hypocrite à ce sujet.

Le pays recordman du monde des jets privés

Le pays est en effet à part du monde entier, dans ce domaine.  Un fait plutôt insolite, comme le fait remarquer le 9 mars dernier le plutôt vindicaif Guizos Rojos qui titrait « Insolite !  Le Venezuela, un des pays avec le plus d’avions privés ».  Et le site d’expliquer en effet que Le Venezuela est le pays latino-américain qui possède le plus grand nombre d’avions privés dans le monde entier !  « Nous avons en effet publié un rapport sur l’analyse de statistiques, qui montrait un graphique de 2016 sur les avions privés dans le monde entier.  Selon cette étude, le Venezuela possède 340 avions privés, ce qui représente un accroissement de 7% entre 2006 et 2016.  L’étude révèle également que le Venezuela possède plus d’avions que la France et l’Australie et cinq fois moins que l’une des grandes puissances mondiales, le Royaume-Uni.  Ce sont tous des pays du premier monde avec des économies considérablement plus grandes, plus stables et plus stables que le nôtre, mais nous montrons presque autant de luxe que les autres.  Derrière le dôme corrompu du gouvernement de Nicolás Maduro et de Tareck El Aissami, le reste d’entre nous a faim et nous cherchons la nourriture dans les sacs à ordures … » L’étude originale, surprenante, était en fait sortie chez Forbes, début mars : 

Des avions pleins les hangars présidentiels

En 2014, un autre site évoquant les jets seulement « en opération », recensait  264 avions inscrits dans l’île de Man, on se doute du pourquoi, et le Venezuela arrivait en 10e me position avec 168 jets, davantage encore que la France.  Dans ce site, on peut par exemple admirer quelques jets vénézuéliens des plus grandes fortunes du pays.  On peut y découvrir l’avion du vénézuélien Franklin Duran, l’homme qui avait été derrière « le scandale de la fille à la valise », une histoire entre l’Argentine de Kirchner et celle de Chavez (voir ici).  Emprisonné au Texas en 2011, il avait continué à gérer discrètement des biens au Panama, chez Mossack Fonseca.  Son beau Learjet N119FD à la queue jaune reconnaissable n’existe plus à vrai dire :  il s’est écrasé le 5 mai 2013 à Valencia, après s’être posé aux Bahamas et à Punta Cana.  J’ai expliqué le cas ici.  Guizos Rozos, dans toute une série d’épisodes successifs, avait montré les avions liés au pouvoir, le plus souvent sous le couvert de la société pétrolière nationale :  grâce à notre série, « les secrets du hangar présidentiel », nous avons révélé au monde beaucoup d’avions privés que possèdent aujourd’hui des ministres, des partenaires politiques et des notables vénézuéliens, qui ont détourné l’argent du pays et ont généré la misère qui aujourd’hui imprègne tout le territoire national. Parmi ceux qui sont sans honte, le vice-président Tarek El-Aissami, le maire de la municipalité de Libertador, Jorge Rodríguez, l’ancien ministre de la Défense et maintenant député, Carmen Meléndez, et d’autres personnages néfastes proches du gouvernement qui ont vendu leur peuple pour remplir leurs poches de millions de dollars. »  J’avais déjà évoqué en avril 2015 le lourd héritage des jets « saisis » par Chavez « pour le peuple » et qui ont tous fini chez PDVSA, le pétrolier d’Etat au Venezuela.

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AERONARCOTRAFIC (Coke en stock (CXLIX) – dossier Venezuela 🇻🇪): les crashs ignorés et ceux médiatisés

Comment ne pas revenir au pays suscitant le plus d’inquiétudes en Amérique du Sud. 

Je parle du Venezuela, bien sûr, en proie à une déliquescence du pouvoir inimaginable, et surtout à l’emprise, comme on a pu le voir, des narco-trafiquants, dont les généraux à la tête du pays sont les relais, sinon les organisateurs eux-mêmes du trafic de cocaïne, comme j’ai pu vous l’expliquer déjà ici à plusieurs reprises.  Temps aussi de revenir en détail sur ce trafic, dans ses moindres détails, en commençant dès aujourd’hui par un énième crash aérien, survenu à la rentrée dernière, et impliquant une personne dont je viens de vous parler dans l’épisode précédent de cette longue saga… mais ça nous allons le découvrir dans quelques épisodes, seulement… car le sujet est vaste, très vaste, et le trafic… intense.

 

Entretenir le doute, tout mélanger, pour éviter de parler des sujets qui fâchent

La presse entretient le doute, sans trop s’en apercevoir.  Est-elle manipulée ou est-ce de l’incompétence, on laissera le débat se faire.  Seul un magazine affirme que pour le jet calciné, « les journalistes n’ont pas été conviés à se rendre sur les lieux », c’est tout, et c’est tout aussi saisissant :  on cherche vraiment à cacher quelque chose, c’est sûr !!!  Intéressons-nous donc plutôt pour commencer aux clichés « supplémentaires » montrés le même jour avant d’attaquer l’étude du crash du moment, ce qui va nous prendre quelques jours de recherche, pour sûr (ça prendra quelques semaines en fait !).  Ces images ce sont sont celles d’une queue d’avion qui n’est visiblement pas celle d’un Hawker et d’un réacteur passablement abîmé, dont les aubes de turbines ont été sorties du corps même du réacteur, ou plutôt dont l’enveloppe extérieure a explosé.  Un étude du réacteur indique qu’il est muni de grilles, celles d’un inverseur de poussée dont on retrouve assez vite l’origine :  c’est bien celui d’un Gulfstream modèle II ou III.  Et une fois encore, on s’aperçoit que c’est un vieux cliché :  il date en fait du 19 octobre 2014 ! Chercherait-on, sciemment ou pas à tromper les gens en mélangeant les informations à ce point sur ce crash ?  Ou bien mélangerait-on tout, en raison de la multiplicité de ces crashs aériens dans la région ???

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AERONARCOTRAFIC (dossier Venezuela 🇻🇪): le Venezuela a progressivement remplacé les cartels de Medellin et Cali, pour une nouvelle caste militaire

Le rôle primordial des « fincas »

Coke en stock (CL)

Cette longue enquête a vu des choses répétitives se produire : des arrivées d’avions, dans des endroits bien précis.  Des pistes d’atterrissages clandestines, souvent situées dans des propriétés terriennes agricoles appelées là-bas « fincas » (synonyme en quelque sorte des haciendas andalouses importées en Amérique du Sud).  Si bien qu’il est normal d’en arriver à étudier en détail quelques unes d’entre elles, qui, surprise, se détectent assez vite sur Google Earth, à croire que l’armée vénézuélienne est incapable de les voir elle-même avec un outil qui n’a pourtant rien de militaire.  Ou ne souhaite pas les voir, car on en trouve vite de beaux exemplaires, en effet, en cherchant de cette manière:  toutes équipées de leur piste particulière, le plus souvent celle d’appareils destinés à l’épandage agricole et détournées ainsi de leur fonction première…

Des « fincas », de grandes propriétés terriennes, vous-avais-je dit, dans le Cojedes, pour accueillir les avions de la drogue, tel que celui-ci, le Cessna XB-NVX, tombé en mai 2015  à El Baúl, admiré de près par des hommes venus à cheval de la finca « Cañaote » (1) ?  On avait découvert à bord  deux cadavres et près d’une demi-tonne de cocaïne, mais aussi deux passeports étrangers, des téléphones dont un satellitaire et l’indispensable GPS, en deux exemplaires… la panoplie complète du trafiquant.  Ce n’est pas ce qui manque, en effet, des « fincas » de ce genre, certaines équipées d’une piste d’atterrissage bien meilleure qu’une piste de terre mal entretenue.  Même Google Earth peut vous en trouver, à croire que les services de Maduro ne sont pas équipés de cette recherche trop « capitaliste » à leur goût, à coup sûr.  Dans le Cojedes ou dans l’Etat voisin, d’ailleurs.  Tenez, celle-ci, située au  9° 2’14.95″N et 67°46’51.71″O, c’est à dire à moins de 5 km au sud-est de Hato San Teresa, un autre finca, et à moins de Guardatinajas, un des petits villages de la municipalité de Sebastián Francisco de Miranda, dans l’État de Guárico au Venezuela.

Une cité dont je vous ai déjà parlé ici-même, avec ce fameux Cessna 421 retrouvé prêt à partir (loin) avec ses effarantes provisions de combustible…

 

Et on en trouve d’autres, de pistes, parfois longues de plus d’un kilomètre.  Dont une à l’est de Zaraza, à moins de 100 km de la côte Nord (9°21’0.96″N,  65°13’15.24″O).  Ou encore là, au 9°12’6.51″N, 66°18’32.19″O), à savoir au nord-ouest de San Nicola, avec son apparence d’aéroport complet :

 

Ou encore en s’approchant vers l’état de Cojedes avec (9° 7’49.27″N, 66°23’14.94″O) liée elle aussi à une « finca« , au nord-nord ouest de Mercedes del Lano :

Pour se faire une idée de ce genre d’atterrissage en Apure même, voici celui d’un Cessna à Sabanas de Alto Apure, village fort touristique à paysage de savane tropicale aux abords de la Colombie. L’avion est le Cessna YV1763.  On peut voir que c’est plutôt sportif en plein jour, en imaginant que les trafiquants font ça plutôt de nuit.  On ne peut pas parler de piste, mais plutôt de chemin dont le seul guide est la trace laissée par le décollage ou l’atterrissage précédent…  On notera à la fin l’aide précieuse apportée par le Garmin GPS Map modèle 196(copie d’écran ici à droite (2).  Se poser la nuit de la sorte représente quand même une belle prouesse.  Les pilotes qui le font ne peuvent être des novices : souvent leur âge dépasse en effet la cinquantaine.

L’implication obligatoire des militaires 

Le système des fincas accueillant les avions ne marche pas qu’avec des paysans sans le sou et de riches trafiquants.  C’est bien d’un narco-état dont parle désormais Cardoza, qui dénonce aussi le rôle des militaires :  « Il ne s’agit pas seulement de troupeaux et de propriétaires, mais il y a quelque chose au-delà: une collaboration officielle.  Il serait beaucoup plus compliqué pour les réseaux de trafic de drogue d’étendre leurs activités si le personnel militaire, sous une forme ou une autre, n’était pas impliqué.  Il n’est pas possible, en tant que pays, d’avoir une présence dans les ports et les aéroports européens s’il n’y a pas un niveau de complicité structurelle qui garantit le passage des drogues », a déclaré Julio Montoya (il est député), ajoutant:  « Le Venezuela a progressivement remplacé les cartels de Medellin et Cali, pour une nouvelle caste militaire  » (…)  Il est très difficile de déterminer combien de soldats sont impliqués dans l’entreprise.  Le gouvernement n’a pas entamé d’enquêtes formelles à cet égard. La justice locale exige des éclaircissements sur certains points.  Par exemple, d’enquêter sur leur proportion et sur le thème du « cartel des soleils » et de savoir si cela  n’attaque pas les forces armées, parce qu’elle croit avoir plusieurs généraux impliqués dans le trafic de drogue et que cela génère une démoralisation et la démotivation « , explique l’assemblée ». L’homme mis en cause étant bien entendu Walid Makled celui par qui tout est arrivé :  « ces sentiments se développent lorsque l’existence d’une route appelé Makled est mise en évidence.  »  Walid Makled, qui est arrivé à avoir une carte de la Garde nationale, une autre de la Cour suprême de justice (TSJ) et des concessions – presque une coutume privée de l’aéroport de Michelena à Valence.  Il a également contrôlé près de 30% des exploitations de Puerto Cabello et un crédit de concession d’Urea dans Pequiven, qui a utilisé comme précurseur dans le chlorhydrate de cocaïne pour remplacer l’acétone, entre autres « , a déclaré le législateur.  Le député dit que l’enquête a déterminé que la route était vers Arauca, Alto Apure – et les zones adjacentes de l’état.  Par terre ou par avion, il est arrivé à Valencia et plus tard en Amérique Centrale. Makled lui-même a déclaré lors d’une interview avec Univisión en 2011 qu’ « à San Fernando de Apure arrivent chaque jour, cinq ou six avions sont chargés de cocaïne au Honduras, du Honduras au Mexique et du Mexique aux États-Unis », tout en soulignant des complicités supposées de l’armée vénézuélienne.  Pour Montoya, « il était clair qu’Apure n’est pas protégé. L’extension de l’état et les conditions géographiques favorisent les indices clandestins dans de nombreuses fermes et favorisent le développement des narco-opérations « .  Le député Julio Montoya affirme que Apure est mentionné dans les dossiers internationaux sur la question, car c’est une route terrestre qui tend les routes vers la Colombie.  C’est aussi une voie aérienne vers l’Amérique centrale, le Mexique et les États-Unis. En plus petite dimension vers le Brésil. « Cela a déclenché diverses opérations comme celle du Clotilde: le blanchiment d’argent qui comprenait des gens de la Banque d’Andorre et de la Mafia russe. La DEA, avec le gouvernement colombien et mexicain, étudie la zone pour les connexions avec le «cartel de Sinaloa».  Les faits concluants ont montré une relation étroite entre le «Cartel de Sinaloa» et ce que l’on appelle au Venezuela le Cartel de los Soles, qu’on ne sait pas s’il s’agit d’une affiche avec ses propres caractéristiques ou son travail pour le Sinaloa », a-t-il expliqué. Montoya, en rappelant que «Apure est le lieu du passage».  Le 2 mars 2016, le chef des crimes spéciaux de DIJIN, la police judiciaire colombienne, a déclaré qu’il avait démantelé un réseau de trafic de cocaïne qui «a déplacé environ deux tonnes et demi par mois aux États-Unis, lié aux cartels vénézuéliens, Honduriens et avec l’affiche du Zeta au Mexique « .  Selon le fonctionnaire, 12 personnes ont été capturées, « parmi lesquelles le responsable du réseau, les partenaires capitalistes, les propriétaires de laboratoires, les routes, les moyens de transport et les liens internationaux », a déclaré DIJIN dans un communiqué détaillant que  » opéré par voie aérienne dans des pistes clandestines dans l’État vénézuélien d’Apure avec des stupéfiants qui partent pour que le Honduras soit distribué à différentes cartels « , a cité un câble de l’agence de presse AFP.  

Sur Makled lire ici ce qui a été rédigé en 2015.

Les militaires visés : enfin des noms !

« Un cas récent concerne cinq hauts fonctionnaires militaires, dont le colonel d’Aviation Rafael Ponce Delgado, âgé de 46 ans, accusé par le ministère public d’aggraver le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes, une association pour commettre des crimes et la formation de groupes armés. Il était responsable de la zone de communication de la Tour de contrôle de l’aéroport de Las Flecheras à San Fernando. Des crimes semblables ont été attribués au commandant de la Force aérienne de base de Sucre (Maracay), le Major Fernando Antonio Silva (40 ans); et au capitaine Rafael Vargas Arreaga (37 ans ) rattaché au groupe de soutien logistique de ladite base; au lieutenant Rider José Silva (36 ans); appartenant au département de supervision et de contrôle 2911 de l’escadron de surveillance et de contrôle de la ville de San Fernando de Apure; en plus du lieutenant Juan José Mujica (24 ans), qui a travaillé dans cette dépendance. Ont également participé le major militaire retraité Fernando Alonzo Pereira León (68 ans); et son frère, le second sergent technique de la Garde nationale bolivarienne, Jonny Alfredo Pereira León (48 ans). Selon le 7e et 30e bureau du Procureur national de l’État d’Aragua, par Marisela de Abreu et Eylin Ruiz, «l’enquête date du 18 mai 2015 lorsqu’il a été signalé à la Direction générale du contre-espionnage militaire qu’un groupe de personnes appartenant à plusieurs composantes des forces armées nationales bolivariennes, ont été prêtées pour permettre les départs et les entrées d’aéronefs non autorisés par le Commandement stratégique opérationnel du territoire aérien vénézuélien « .  Non précisé, le ministère public a révélé qu’un officier militaire de haut rang, pour faciliter les vols illicites sans rapport, a offert de payer une somme importante en dollars par mois.  Aucun des fonctionnaires n’a été reconnu coupable et l’enquête est en cours.  Cependant, Juan José Gil Flores (58 ans), Léon Darío (59 ans) et son frère Cesar Marín Zapata (42 ns), ainsi que José Omar Umaña (49 ans), ont été condamnés à cinq ans de prison et ont admis les trois crimes mentionnés.  Une décision de la Cour d’Appel est attendue, alors que le Bureau du Procureur ne sera pas d’accord avec la peine et fera appel de la décision. »

 

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COSTA RICA 🇨🇷 (mer des Caraïbes): saisie de 491 kilos de coke

La Police du contrôle des drogues (PCD), le Service national des garde-côtes et le Service de surveillance aérienne (SVA), en collaboration avec des représentants de la Marine nationale colombienne et du Panama Naval Service (Senan), ont réussi à intercepter une nouvelle cargaison de drogue dans les eaux des Caraïbes costaricaines.

Un bateau a été intercepté et 3 ressortissants costaricains ont été arrêtés: Wright, 23 ans, Araya, 30 ans, et Green, 25 ans; tous avec déjà des antécédents dans le trafic de drogue.

Au total, ce sont 491 colis d’environ 1 kilo de cocaïne que transportaient le bateau qui ont été saisis.

SOURCE

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KILO: Inside the Deadliest Cocaine Cartels

Dans un nouveau livre, «  »Kilo: Inside the Deadliest Cocaine Cartels » », le correspondant de guerre Toby Muse rapporte les histoires humaines derrière le passage de la drogue à travers la Colombie, des cueilleurs de feuilles de coca et des chimistes de la jungle aux sicarios du cartel et aux contrebandiers du hors-bord.

Co-caïne.

Le nom à lui seul fait écho à Caïn et marquerait l’entreprise dès le départ, frère massacrant son frère. Un commerce qui corrompt les pays, fausse les économies, emploie des centaines de milliers de personnes et rend des monstres multimilliardaires. Une vie dans la cocaïne a cette énergie nerveuse d’un casino où tout le monde continue de gagner de l’argent, le sexe est partout et à tout moment, quelqu’un peut intervenir et vous mettre une balle dans la tête.

La drogue du glamour.

Le champagne des stupéfiants, la drogue des riches. Et ceux qui aspirent à l’être. Exclusif et promiscuité. La cocaïne suit l’argent. Il était là pour les banquiers de New York et de Londres dans les années 80, les oligarques russes des années 90. Les trafiquants colombiens ciblent désormais les nouveaux entrepreneurs chinois.

Et il y en a plus que jamais auparavant. Vous le savez, nous le ressentons. Les États-Unis ont trouvé près de 20 tonnes de cocaïne en une seule opération l’année dernière, un record. L’Allemagne a fait de même, le Costa Rica aussi. Au Royaume-Uni, la police recueille plus de cocaïne que jamais auparavant.

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AERONARCOTRAFIC (Coke en stock – CCLXXVII): il y dix ans, une analyse visionnaire sur le trafic au Guatemala

Les moyens dérisoires des guatémaltèques et leur manque de coordination avec les mexicains et les américains

 

Après le déversement des vols vers le Honduras voici quelques années, qui se poursuit aujourd’hui encore, c’est désormais le Guatemala qui sert de terre d’accueil aux avions bourrés de coke venant d’Amérique du Sud. Plus éloigné, il accueille des avions plus gros et davantage chargés. Les trafiquants sont de véritable businessmen (comme les banquiers auxquels ils empruntent pour investir dans le matériel nécessaire !) et ont vite calculé le nouveau rapport poids-distance pour éliminer les vols directs de moins d’une tonne, en effet, réservés à ceux qui font des sauts de puce passant par le Nicaragua ou le Costa Rica, voire le Salvador, lui aussi touché par l’invasion.

C’est la troisième fois, historiquement que le flux d’apport de cocaïne par voie aérienne change de direction : une véritable révolution, qui laisse le Guatemala fort démuni face à ce fléau.

Un article prophétique écrit il y a a dix ans avait pourtant déjà annoncé ces déboires à venir….

Un bilan géographique et cartographique s’impose avant tout, au vu de tout ce que l’on vient d’absorber. En somme, c’est une troisième révolution qui est en marche, là-bas. C’est en effet la troisième réorientation du trafic aérien de la coke en Amérique Centrale qui est actuellement en cours.
« Souvenons-nous, depuis les années 2000 jusque 2007, les couloirs aériens ont d’abord ressemblé à ça (ici à gauche).

A cette époque c’est vers la République Dominicaine, la plus proche, que s’oriente trafic partant essentiellement du Venezuela. Certains vols traversent, en partant eux de la Colombie, toute l’Amérique Central pour se poser directement au Mexique. Le Yucatan n’est alors toujours pas touché.

En 2010-2012, changement de cap : on se dirige en masse vers le Honduras (lire la série d’articles ici-même). A la même période, ce sont essentiellement des Cessna, des Piper ou des bimoteurs Beechcraft qui occupent le devant de la scène, selon la distance à parcourir et non le tonnage. On pourrait en tenir le catalogue ou plutôt en faire une taxonomie : certains modèles plus que d’autres, certains équipements en plus, etc.. je ne désespère pas de vous l’écrire un jour ici. Le Yucatan est progressivement abordé. Et puis depuis 2018, tout a changé avec l’apparition de nos gros porteurs à réaction pour doubler ceux à turbines, déjà apparus en éclaireurs, et qui font d’une seule traite le trajet du Venezuela au Guatemala ou à Belize, pour la majeure partie d’entre eux. Le Yucatan est davantage impacté, au niveau de sa frontière Est Atlantique, dans le département du Quintana Roo, au plus proche, puis dans le Campeche pour une autre raison: la présence de communautés mennonites, qui entretiennent d’étranges relations avec les trafiquants, comme elles le font en Bolivie ou au Paraguay par exemple.

Pour le seul Guatemala (c’est à noter) ça donne désormais ceci et c’est… frappant cette évolution des vols chargés de cocaïne :

La troisième révolution des transports de coke

Ceci n’étant qu’un aspect, qui ignore totalement le sud du pays qui, lui, fait face à une double invasion, celle directe de la Colombie (et c’est nouveau de l’Equateur, touché également) et du Costa Rica qui sert également désormais de relais aux colombiens.

Le tarif maritime est bien plus imposant en part de tonnage transporté, on le sait et on le voit, à comptabiliser le contenu d’un seul semi-submersible (jusqu’à 5 tonnes d’un coup), alors que le premier découvert au Guatemala l’a été en août 2016 ! Ceux-ci voyagent par centaines chaque année pour déposer leur cargaison sur la côte Sud, la plus impactée, où parfois les avions les secondent (et ça se renforcera plus le contrôle des submersibles deviendra plus efficace).

Schématiquement ça donnait ceci comme tracés en 2016 : en rouge l’énorme « arc » maritime, partant des deux pays cités et en jaune les vols, dont ceux des jets dont fort peu atterrissent directement au Mexique (mais avec un chargement conséquent). Depuis, les vols arrivant sur le sud de la côte se sont accentués, doublés par le nouveau rôle joué par le Costa Rica ou le Nicaragua, pays où l’on s’obstine toujours à nier un quelconque trafic, alors que le passé du pays raconte tout le contraire nous rappelle ici Insight Crime. C’est donc cela cette troisième réorganisation du trafic, ou la troisième révolution des transferts de coke par voie aérienne (Escobar avait fait la sienne en son temps en remplaçant les vieux DC-3 ou DC-6 par des Caravelle !).

En août 2015 déjà le journal Cronica Viva avait fait le lien entre la drogue qui partait de Colombie et le relais du Costa Rica, aidé par une infographie fort explicite, en citant El Chapo Guzman comme responsable de tout le réseau, qui, au final, conduisait au Mexique !

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