Coke en stock CCCXCVIII (398) : le second feuilleton de l’été 2023 (6)

EUROPE 🇪🇺 (Bruxelles) : le message d’Iván Velásquez Gómez, ministre colombien de la Défense à l’UE

« Nous faisons notre part, à vous de faire la vôtre« , tel est le message adressé par Iván Velásquez Gómez, le ministre colombien de la Défense, à l’Union européenne dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue

Ce que nous faisons, c’est travailler pour éviter que la cocaïne ne vous parvienne ici, sur votre continent [l’Europe], mais en même temps, nous aimerions aussi que des mesures soient prises pour que, puisque nous essayons de contrôler l’offre, les pays consommateurs essaient de contrôler et de réduire la demande ».

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PÉROU 🇵🇪 (Lima) : arrestation de Marco Estrada Gonzalès, AKA le dieu péruvien de la cocaïne

Les autorités péruviennes et argentines ont procédé à l’arrestation de Marco Estrada Gonzalès (60 ans), connu sous le nom de « Dieu péruvien de la Cocaïne » , dans le cadre d’une opération impliquant la sous-unité des actions tactiques (SUAT) de la Police nationale péruvienne. L’arrestation a eu lieu sur l’une des dix propriétés que Marco Estrada Gonzalès possédait à Lima.

Estrada, qui dirigeait un réseau criminel qui comprenait sa famille, a été capturé un an après son expulsion d’Argentine, où il avait été condamné à 24 ans de prison pour trafic de drogue. Selon le chef des enquêtes de la PNP sur le blanchiment d’avoirs, Johnny Veliz, depuis sa résidence à Lima, Estrada a continué de contrôler ses activités en Argentine.

Le narco, qui vivait dans un quartier exclusif de Lima et possédait de nombreux véhicules de luxe, était considéré comme l’un des trafiquants les plus puissants et les plus violents de ces dernières décennies dans la région.

L’opération a également conduit à l’arrestation d’autres membres du réseau, tels que Raul Maylli, alias « Dumbo » et Paul « Burro », qui sont accusés, eux aussi de trafic de drogue.

Les biens de Marco Estrada Gonzalès ont été saisis par les autorités.

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (port de Guayaquil) : saisie de plus d’une tonne de cocaïne destinée à Malaga

Les policiers équatoriens ont tapé 1.150 kilos de coke, planqués dans une cargaison de purée de bananes, comme destination le port de Malaga en Andalousie.

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Coke en stock CCCXCVI (396) : le second feuilleton de l’été 2023 (4)

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BOLIVIE 🇧🇴 (lutte antidrogue) : destruction de deux laboratoires de cocaïne et saisie de 600 kilos de drogue

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Coke en stock CCCXCV (395) : le second feuilleton de l’été 2023 (3)

COLOMBIE 🇨🇴 : la coke en bonne position au palmarès des exportations

En 2022, les exportations colombiennes de cocaïne ont rapporté 18,2 milliards de dollars, et celles du pétrole 19,1 milliards de dollars.

Des rapports récents suggèrent que les stupéfiants supplanteront une fois de plus le pétrole en tant que principale matière première du pays.

La cocaïne et le pétrole ont toujours rivalisé pour devenir les principaux produits d’exportation de la Colombie, a déclaré vendredi le président Gustavo Petro. Les opposants de Petro l’accusent d’avoir créé un « narco-État », tandis que le président insiste sur le fait que les forces du marché sont responsables de la récente augmentation de la production de cocaïne.

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VENEZUELA 🇻🇪 (État de Falcón) : le piper Aztec transportait 455 kilos de cocaïne

Mercredi, des membres de la GNB (Force aérienne de la Garde nationale bolivarienne) ont reçu une alerte concernant un avion qui entrait dans l’espace aérien vénézuélien sans aucun type d’identification et avec le transpondeur éteint.

Des avions de chasse vénézuéliens ont forcé l’atterrissage d’un bimoteur Aztec piloté par deux pilotes de nationalité brésilienne, sur une piste clandestine improvisée située aux coordonnées 11° 25″. ‘49.7″N / 69°58’37.1″W”, selon des sources officielles vénézuéliennes.

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COLOMBIE 🇨🇴 (Mer des Caraïbes) : après une longue poursuite, saisie de 2.994 kilos de cocaïne sur une embarcation de type « Go Fast »

C’est grâce à des informations précises que cette saisie a été réalisée avec le concours des patrouilleurs maritimes de l’aviation navale de la Marine colombienne, des avions de type Horus de la Force aérospatiale colombienne, de la frégate lance-missiles ARC « Caldas » (Photo ci-dessous) et d’unités de réaction rapide de la Station de la Garde côtière de Saint André sur ce bateau qui naviguait dans la mer des Caraïbes.

Ce bateau rapide propulsé par quatre gros moteurs hors-bord a été intercepté à 313 kilomètres des côtes de San Andrés et les 4 membres de l’équipage ont été arrêtés.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Opération Ostium) : les pilotes de la FAB intercepte un bimoteur chargé de 500 kilos de cocaïne

La FAB (Force Aérienne Brésilienne) a intercepté, dimanche après-midi un bimoteur entré sans autorisation dans l’espace aérien brésilien dans l’État de Mato Grosso do Sul.

Deux avions de défense aérienne « Super Tucano » ont décollé pour intercepter cet aéronef; les pilotes ont cherché à contacter l’appareil mais n’ayant reçu aucune réponse, l’avion a été considéré alors comme suspect et a reçu l’ordre de modifier sa route et ordre lui été donné d’atterrir sur un aérodrome spécifique. Le pilote ayant ignoré l’ordre donné, un coup de semonce a été tiré. Toujours sans réponse, l’avion fut considéré comme hostile et des tirs furent effectués.

Après les tirs l’avion a effectué un atterrissage forcé dans l’État de São Paulo, entre les villes de Jales et Pontalinda.

La Police Fédérale qui s’est rendue à l’endroit indiqué par les pilotes de la FAB, n’a trouvé que l’avion abandonné, et environ 500 kilos de cocaïne base. Le pilote et un autre homme avaient fui les lieux avant l’arrivée des autorités.

Força Aérea Brasileira (FAB)

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (Manabi) : la Armada et la Police équatorienne ont récupéré plus de 70 ballots de cocaïne

Le bateau suspect naviguait au large d’Esmeraldas et de Manabí. A la vue des moyens mis en œuvre par les autorités, les ‘narco-marins’ ont choisi de jeter les ballots à la mer et ont réussi à s’enfuir.

Ce sont les marins de l’Armada qui ont repêché plus de 70 fardeaux.

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BRASIL 🇧🇷 (Policía Militar) : interceptaron dos coches procedentes del vecino Paraguay cargados con más de 3.000 kilos de marihuana, skunk y hachís marroquí

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COCAÏNE (Colombie 🇨🇴 ) : l’ONU résonne … mais ne rend pas responsables les millions de consommateurs à travers le monde

La Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, a battu en 2022 un nouveau record de production de cette drogue, ainsi que de cultures de coca, a annoncé lundi l’ONU.

La Colombie bat record sur record. Entre 2020 et 2021, les surfaces cultivées de coca avaient déjà progressé de 42 %. Et les rendements étaient déjà à la hausse.

Selon un nouveau rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Undoc), les cultures de feuilles de coca ont augmenté de près de 13% en 2022, pour atteindre le chiffre record de 230.000 hectares. La production de cocaïne, principalement à destination des Etats-Unis et de l’Europe, a elle aussi notablement augmenté passant de 1.400 tonnes à 1.738 tonnes.

C’est que les techniques de cultures de coca se perfectionnent, rapporte notre la correspondante à Bogota de RFI, Marie-Eve Detoeuf. Cela explique que la production de cocaïne augmente encore plus vite que les surfaces cultivées. Le rapport 2022 de l’ONU (UNODC) montre qu’il y a des données stables. Les cultures de coca se concentrent dans trois départements situés à la frontière avec l’Équateur où elles ont beaucoup progressé, et à la frontière avec le Venezuela. Et quelque 115 000 familles vivent du trafic de drogue.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Madrid) : l’UDYCO a réuni les directeurs des services antidrogue de nombreux pays concernés par le narco-business

En l’absence, apparemment de Stéphanie Charbonnier de l’OFAST, peut-être retenue à Paris pour préparer la bataille de Stalingrad que veut déclencher Gérald Darmanin.

Pas de douaniers non plus !!!

Ils sont où les douaniers du SVA, de la DNRED et de la Guardia di Finanza ?

La surprise a été l’arrivée de plusieurs participants à l’événement accompagnés d’une escorte.

Devra-t-on créer une compagnie de policiers en charge de la sécurité de ces grands manitous ?

Intéressant de lire ce que pense Pablo Ramírez, le directeur des services antidrogue de l’Équateur.

La violence autour du trafic de cocaïne était un autre des sujets abordés

« Les techniques de recherche traditionnelles s’épuisent et nous devons nous appuyer sur les nouvelles technologies. Les organisations criminelles sont constituées de structures très fermées, hermétiques et spécialisées, créant d’authentiques coopératives », a expliqué le patron d’Udyco.

En Europe et en Amérique du Sud, ils placent le cartel des Balkans au premier plan, avec des membres déjà installés des deux côtés de l’Atlantique. Non seulement ils contrôlent les ports, ce qu’ils font, mais ils pilotent les navires, parfois en alliance avec d’autres organisations, partageant le contrôle de la mer avec certains employés des compagnies maritimes.

Le grand objectif d’UDYCO est d’arrêter les chefs des cartels qui dominent le secteur mondial. Mais ces patrons ont trouvé un refuge doré à Dubaï depuis deja de nombreuses années et, depuis peu, en Turquie, d’où ils contrôlent, en toute quiétude, leurs affaires. Sans traités d’extradition, sous ces latitudes, l’argent du narco-business, corruption aidant, les protège pour le moment.

Les grands manitous espagnols

Los policías Duarte, Quirós y Bernal / Narcodiario

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COLOMBIE 🇨🇴 (Narcotrafic) : réunion à Cali pour les AMÉRIQUES et les CARAÏBES

Un sommet consacré au problème de la drogue se tenait à Cali, avec une vingtaine de pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

Alors que le belliqueux Gerald Darmanin débute sa bataille de Stalingrad, les présidents du Mexique et de la Colombie ont fustigé samedi 9 septembre « l’échec » de la guerre contre le trafic de drogue soutenu par les États-Unis, demandant une approche moins axée sur la répression.

Le président colombien, Gustavo Petro, a profité de cette occasion pour présenter la politique qu’il compte mettre en place dans le pays, premier producteur mondial de cocaïne, pour éradiquer la culture et la consommation de drogue. 

Le titre du document présenté par Gustavo Petro est le suivant : « Semer la vie, c’est bannir le trafic de stupéfiants ».

Mais pour vraiment « transformer le territoire »,  » il faut toucher les gros acteurs du trafic, par la destruction des laboratoires, l’augmentation des saisies, le contrôle des produits chimiques utilisés pour produire la drogue, la lutte contre le blanchiment et la corruption. »

C’est là que le texte prévoit le renforcement de différents corps de police.

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FRANCE 🇫🇷 – EUROPE 🇪🇺 (Trafics des stups) : un regard géopolitique par Fabrice Rizzoli et Mehdi Ajerar

Paru dans The Conversation

« Narco-État » : le terme est désormais très répandu pour qualifier un territoire où de colossales sommes d’argent issues du trafic de drogue structurent l’économie criminelle. Cette formule est parfois employée pour désigner certains pays européens, y compris la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Certes, au regard des milliards d’euros produits par les entreprises, ces trois pays sont loin d’être des narco-États où tout l’appareil de production serait dédié à une activité criminelle. Il n’en demeure pas moins que le crime organisé est en plein essor en Europe et en France.

La drogue reste le premier facteur d’accumulation de richesse du crime organisé. Quelles sont les raisons qui font de la France un pays situé au cœur de la majorité des trafics sur le continent européen ?

France : augmentation continue du trafic et de la consommation

Pour dresser un état des lieux du trafic de drogue, les chercheurs s’appuient sur trois indicateurs : les saisies, les surfaces de production et les enquêtes de consommation. Ces informations peuvent être croisées avec les déclarations des trafiquants qui témoignent devant les tribunaux ou dans des livres.

À l’échelle mondiale, le cannabis est de loin la drogue la plus consommée, mais la consommation de cocaïne augmente de manière significative, le nombre de saisies ayant explosé dans le monde depuis 2014. Le marché de l’héroïne est relativement stable, tout comme celui des drogues de synthèse. La grande nouveauté est l’essor des opioïdes de synthèse.

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La situation de la France, notamment en termes d’augmentation des saisies (cf. tableau ci-dessous), est en cohérence avec la géopolitique mondiale des drogues.

Ces 20 dernières années, l’offre de cocaïne s’est « démocratisée » et a fortement augmenté dans les quartiers urbains populaires comme dans les territoires ruraux. On observe une hausse de la consommation de cocaïne proportionnellement aux autres drogues.

Les prix médians de toutes les drogues sont relativement stables, mais la pureté des produits est de plus en plus élevée. Le cannabis consommé aujourd’hui en France contient 4 à 5 fois plus de THC que celui consommé il y a 20 ans. Le nombre de personnes interpellées pour trafic de stupéfiants en France est en forte augmentation depuis 20 ans (doublement de 2005 à 2009). 44 000 personnes ont été interpellées en 2020.

Le secteur de la drogue générerait en France environ 3 milliards d’euros de gains par an et impliquerait 240 000 personnes pour le seul trafic de cannabis. Un des principaux moyens de distribution des drogues en France demeure le consommateur-revendeur. Une partie d’entre eux constituent une multitude de petits réseaux d’usagers-revendeurs qui s’approvisionnent via un trafic de « fourmis », en particulier aux Pays-Bas ou en Espagne. Le reste de la drogue consommée en France est acheminée par des réseaux criminels qui profitent de la mondialisation de l’économie.

Géopolitique des drogues en France : des contraintes structurelles

Produites au Sud, les drogues sont consommées au Nord. Ni la France, ni la Belgique, ni les Pays-Bas ne sont en capacité de stopper leur arrivée. Le cannabis provient avant tout du Maroc, qui est l’un des principaux producteurs de résine de cannabis au monde. Cette production est un facteur de stabilité sociale dans la région du Rif, traditionnellement rebelle, très pauvre, où le cannabis fait vivre des centaines de milliers de personnes.

La culture du cannabis, une activité répandue au nord du Maroc. Carte Fabrizio Maccaglia, Atlas des mafias, ed. Autrement, 2014, p. 47, CC BY-NC-ND

Si le cannabis marocain arrive si aisément en France, c’est dans une vaste mesure parce que Paris et Rabat ont des intérêts géopolitiques communs dont la préservation se fait au détriment de la lutte contre le trafic. Les forces de l’ordre sont tributaires de ces intérêts géopolitiques qu’elles ne maîtrisent pas. D’une part, une partie de l’élite politique et administrative marocaine est impliquée dans le trafic de drogue à travers des schémas de corruption ; mais, d’autre part, le Maroc est un allié important de la France dans la lutte contre le djihadisme en Afrique du Nord et dans la lutte contre l’immigration clandestine. C’est pourquoi, en dépit d’actions répressives dans les deux pays (éradication des plants de cannabis au Maroc et saisies en France), le trafic de cannabis perdure.

Notons également que, depuis cinq ans, le Maroc est devenu un hub pour la cocaïne, bien qu’il n’en soit pas producteur.

La cocaïne arrive en France par différents moyens. La voie maritime du commerce mondial demeure prégnante. La drogue voyage par conteneurs, avec la complicité de sociétés de transport ou à leur insu selon la technique du rip off. Les saisies de cocaïne dans le port du Havre sont passées de 2,8 tonnes en 2019 à 3,8 tonnes en 2020 puis 11 tonnes en 2021. Les ballots de cocaïne peuvent aussi être largués en mer et récupérés par des trafiquants, selon une technique mise en place par les clans galiciens dans les années 1980.

Aujourd’hui, 15 à 20 % du marché français de cocaïne est alimenté par la Guyane et 55 % des quantités de cocaïne saisies à l’entrée en métropole proviennent des Antilles et de la Guyane réunies. En 2021, le nombre de passeurs interpellés en Guyane a augmenté de 75 % par rapport à 2017 : 608 passeurs avaient été interpellés en 2017, pour 921 kilos saisis, contre 1 065 passeurs et 2 tonnes en 2021. 50 passagers par avion en provenance de Kourou sont potentiellement des « mules » !

En outre, le trafic vers la France passe par les zones de stockage mises en place par les trafiquants dans les années 2000 en Afrique subsaharienne (500 kilos saisis en 1997, 5 tonnes en 2007), puis dans les Caraïbes. Les trafiquants français installés dans les Caraïbes ont créé une « autoroute de la cocaïne par voilier » comme le démontrent les saisies de cocaïne depuis 10 ans.

Les zones de transit de la cocaïne dans les Caraïbes et en Afrique. Carte de Pascale Perez, dans Crime trafics et réseaux, Ellipes, 2012, p. 61.

De nouvelles routes s’ouvrent en envoyant la cocaïne par bateau en Russie et en Ukraine. Cette cocaïne revient ensuite sur le marché occidental par camion, comme en témoignent les saisies de cocaïne impliquant des organisations serbes et monténégrines. La guerre actuelle semble toutefois avoir provisoirement interrompu cette route.

La route « Amérique du Sud-Europe de l’Est » pour livrer la cocaine en Europe de l’Ouest. Carte Pascale Perez dans Crime trafics et réseaux, ed. Ellipes, 2012, p. 61.

La France est également le terminal de la route de la soie… de l’héroïne. Fabriquée essentiellement en Afghanistan, l’héroïne traverse toute l’Europe pour arriver en France à travers Milan puis la Suisse.

Enfin, en ce qui concerne les drogues de synthèse, le trafic est moins documenté mais il fait l’objet d’un « trafic de fourmis », en particulier en provenance des Pays-Bas (et de la province belge du Limbourg) devenus le principal producteur d’ecstasy au monde.

La force des organisations criminelles françaises

L’émergence des organisations trafiquantes des quartiers populaires est confirmée. Investies dans la vente de tous les stupéfiants soit en gros, soit en détail, elles gèrent 4 000 grands points de deal en France dans les grandes métropoles comme dans les villes moyennes.

Ces dernières années, on observe leur mainmise croissante sur le marché de la cocaïne, la diversification des produits revendus dérivés du cannabis (variétés hybrides, huiles, résines, concentrés) et le recours de plus en plus fréquent aux livraisons à domicile via des « centrales d’achat » recourant aux techniques propres au marketing direct (packaging, promotions, carte de fidélité…) par l’entremise des réseaux sociaux.

Pour protéger leur système, les coteries trafiquantes françaises n’hésitent plus désormais à employer des armes de guerre lors des règlements de comptes. Les enlèvements et séquestrations liés au trafic de stupéfiants sont devenus une pratique courante en France : 129 en 2020, 128 en 2022, soit une fois tous les trois jours, les chiffres réels étant sans doute plus élevés, toutes les victimes ne se signalant pas au regard de leurs activités.

La violence systémique déjà évoquée s’accompagne parfois d’une véritable force de corruption. À Canteleu, dans la banlieue de Rouen, une bande avait acquis un tel pouvoir d’intimidation qu’elle exerçait des pressions sur la mairie afin que celle-ci ferme les yeux sur ses activités. Les affaires de corruption des forces de l’ordre se succèdent. Sur la corruption du personnel politique, nous manquons de données judiciaires mais des sources existent.

Les narco-comptoirs du nouveau banditisme français

Les réseaux dits « de cité » sont très organisés et efficaces en matière de logistique. Ils ne sont plus les petites mains des anciens gangsters français, qui dépendaient de l’approvisionnement de ces derniers. Dans les années 1990/2000, les caïds des cités devaient se rendre en Espagne pour discuter avec un narco-courtier de l’ancienne génération pour obtenir du cannabis. Depuis vingt ans, les narco-bandits des cités ont acquis une dimension transnationale en s’approvisionnant directement en Colombie et au Maroc, où ils sont parfois propriétaires des champs de cannabis.

Des barons français du narcotrafic sont présents à Saint-Domingue, à Dubaï ou au Maroc, et gèrent leur trafic à distance. Aujourd’hui, les cartels colombiens peuvent même envoyer des chimistes en France pour reconstituer la cocaïne dans un laboratoire de fortune.

Enfin, les narcos français scellent des alliances avec des mafias internationales, comme dans le cas de « joint-ventures » entre les gangs des cités et la mafia calabraise ou avec des cartels internationaux de la drogue.

Ce phénomène d’alliance est favorisé par le fait que la France est aussi une terre de repli, de blanchiment et parfois de trafic de drogue pour les organisations étrangères. Par exemple, la mafia albanophone joue un rôle important dans le trafic d’héroïne, particulièrement dans la région Rhône-Alpes, où elle tient 90 % du trafic d’héroïne.

Les données analysées ici révèlent la relative inefficacité du dispositif répressif en France. En plus du débat sur la légalisation des drogues, une des pistes qui pourrait être privilégiée est la confiscation des avoirs criminels générés par le trafic.


Cet article, rédigé à l’aide de la revue de presse quotidienne du site crimorg.com a été co-écrit avec Mehdi Ajerar, spécialiste de la géopolitique du crime organisé et du terrorisme. Mehdi Ajerar a rédigé, à l’Université Paris 8, un mémoire de géopolitique sur les représentations criminelles du trafic de drogue à Saint-Ouen à l’Université Paris 8. Il est titulaire d’un master 2 de criminologie au CNAM et membre de l’association Crim’HALT.

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POLOGNE 🇵🇱 (Port de Gdynia) : les douaniers tapent 439 kilos de coke

Les douaniers polonais ont réalisée la saisie de 439 kilogrammes de cocaïne en provenance de Bolivie. Ce sont des agents de l’unité maritime des gardes-frontières du port de Gdynia qui ont saisi deux conteneurs contenant des planches de bois tropical.

À l’intérieur des planches, 439 kilos de cocaïne ont été découverts et saisis.

Selon les conclusions du procureur de la section de Poméranie du Département du crime organisé et de la corruption du parquet national de Gdańsk, les conteneurs ont été expédiés en Bolivie puis transportés par voie maritime au port de destination de Gdynia.

SOURCE

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COLOMBIA 🇨🇴 (Petro) : «El fentanilo ha sustituido a la cocaína en Estados Unidos»

El presidente de Colombia lanza varias reflexiones que rebate Narcodiario sobre los cambios que se avecinan en zonas de producción y rutas de la cocaína en Sudamérica

Fuente

BRÉSIL 🇧🇷 (Anicuns – État de Goiás) : saisie de 406 kilos de cocaïne, de deux hélicoptères, d’un camion et d’armes dans une ferme

Découverte d’un réseau d’hélicoptères qui transportaient de la cocaïne à travers l’Amérique du Sud

La coke arrivait au Brésil pour être acheminée vers le marché européen aussi

C’est donc la Police Fédérale, en collaboration avec la Police Militaire, qui a lancé ce vendredi 11 août dans l’après-midi , une opération policière qui a abouti à l’arrestation d’un individu et à la saisie de 406 kilos de cocaïne, de deux hélicoptères, de trois armes à feu et d’un camion.

Les autres membres de l’organisation, qui ont réussi à s’enfuir, sont recherchés par les autorités brésiliennes.

L’opération est le résultat d’une enquête menée par la PF dans le but d’arrêter l’entrée et la distribution de drogues dans l’État de Goiás, principalement par voie aérienne, en provenance d’autres pays d’Amérique du Sud, avec la Bolivie et le Paraguay à l’horizon.