AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

COLOMBIA: cayó Blanca Senobia Madrid Benjumea, esposa de líder del Clan Úsuga

Blanca Senobia Madrid fue capturada ayer junto con 12 colaboradores de la banda criminal. La mujer está acusada de comprar propiedades con dinero del narco

Blanca Senobia Madrid, considerada la compañera sentimental de Darío Antonio Úsuga, alias « Otoniel », jefe del Clan Úsuga, fue capturada el miércoles en una operación en el noroeste de Colombia en la que también se detuvo a otros 12 colaboradores de esa banda narcotraficante.

Madrid, conocida como « La Flaca », es acusada de comprar propiedades con dinero del narcotráfico siguiendo órdenes de su pareja y de coordinar « un nutrido pool de abogados que se encargaba de la defensa de los integrantes del Clan Úsuga capturados ».

Según informó la Policía en un comunicado, 12 personas más fueron detenidas en un operativo conjunto entre la policía y la fiscalía en los municipios de Turbo, Apartadó y Necoclí, en Sincelejo y Montería, todas ciudades del norte de Colombia.

Entre los otros capturados está Hárlinson Úsuga, apodado « Orejas », uno de los más cercanos colaboradores de « Otoniel » y quien controlaba las rutas para sacar la cocaína de Colombia, con rumbo a Norteamérica y Centroamérica, de acuerdo con el texto.

« El capturado acopiaba los estupefacientes en el golfo de Urabá, los trasladaba a Triganá o Acandí (departamento del Chocó), y desde ahí, los enviaba en lanchas rápidas en cargamentos que oscilaban entre los 2.000 y 2.500 kilos, que eran esperados en Panamá, Costa Rica, Nicaragua, Honduras y México », añadió la Policía.

Entre los capturados también están familiares de Madrid, abogados y otros integrantes del Clan Úsuga, conformado por ex miembros de Los Urabeños, que surgió tras la desmovilización de unos 30.000 paramilitares de extrema derecha en el primer gobierno de Álvaro Uribe.

Además del Clan Úsuga, la principal banda criminal en el país, existen otras como Los Rastrojos, Los Paisas y La Empresa. Según afirmó recientemente el presidente Juan Manuel Santos, estos grupos armados ilegales cuentan con unos 3.500 integrantes.

Colombia vive un conflicto armado desde hace más de medio siglo, en el que han participado guerrillas de izquierda, paramilitares de derecha, fuerzas militares y bandas narcotraficantes, que ha dejado más de 220.000 muertos y 5,3 millones de desplazados, según cifras oficiales.

El país es además el mayor productor de cocaína mundial, junto a Perú, con unas 290 toneladas producidas en 2013, según la Organización de las Naciones Unidas.

FUENTE: http://www.infobae.com/2015/02/05/1625093-cayo-la-esposa-lider-del-clan-usuga-colombia

MAS:

Capturan a pareja sentimental de Darío Úsuga, alias ‘Otoniel’, cabecilla del ‘Clan Úsuga’
En el operativo, además de Blanca Senobia Madrid Benjumea, alias ‘la Flaca’, también detuvieron a Hárlinson Úsuga, alias ‘Orejas’.
000000000000000000000000000000

URUGUAY (Montevideo): l’Amérique latine face à la tentation du cannabis légal

Par AFP, publié le 30/01/2015 à 12:36, mis à jour à 12:36

Montevideo – C’est une petite graine, semée par l’Uruguay fin 2013: la légalisation du cannabis commence à faire son chemin en Amérique latine, même si, dans cette région aux prises avec le narcotrafic, certains pays refusent toujours d’en entendre parler.

L'Amérique latine face à la tentation du cannabis légal

Récolte de cannabis à Montevideo, le 10 décembre 2014

afp.com/Nicolas Garcia

« Quelqu’un doit commencer en Amérique du Sud« , avait dit le président uruguayen, José Mujica, en dévoilant son idée audacieuse.

Un an après la loi qui a fait du pays le seul au monde à réguler la production de marijuana, sa vente en pharmacies se fait toutefois encore attendre.

Mais, selon le Conseil national des drogues (JND), le pays de 3,3 millions d’habitants compte déjà 1.300 personnes inscrites comme auto-producteurs et six clubs de jusqu’à 45 consommateurs.

Ses voisins sont intrigués : « Comme l’Uruguay l’a fait et n’a pas encore souffert de graves conséquences négatives en termes de relations internationales, sanctions ou rejet au niveau domestique, c’est devenu une option à considérer pour les autres pays« , explique John Walsh, analyste au « think tank » Bureau de Washington sur l’Amérique latine.

« Le cas de l’Uruguay a inspiré de nombreux pays à envisager au moins de faire quelques pas dans cette direction« , renchérit Pien Metaal, experte du centre d’études Transnational Institute, à Amsterdam.

« Il n’y a plus de retour en arrière. (Le génie) est sorti de la bouteille et il n’y a plus moyen de le faire rentrer« , observe-t-elle malicieusement.

Fin octobre, le Chili est devenu le premier de la région à cultiver à des fins thérapeutiques le cannabis, qui reste pourtant considéré là-bas comme une drogue dure. Un projet de loi veut dépénaliser sa culture à usage personnel.

En Colombie, le Parlement débat d’un projet permettant son utilisation médicale, avec le soutien du président de centre-droit Juan Manuel Santos.

En Argentine, un projet de loi défendu par le secrétaire général de la présidence, Anibal Fernandez, souhaite dépénaliser la culture à usage personnel mais le gouvernement reste contre. En projet aussi, la dépénalisation de la consommation et son usage thérapeutique.

Dans plusieurs pays de la région, la possession de drogue pour usage personnel n’est de toute façon pas sanctionnée.

– L’exemple des États-Unis – 

Outre l’Uruguay, il y a, plus au nord, un autre cas emblématique, susceptible d’inspirer la région : celui des États-Unis.

Instigateur et soutien financier de la « guerre contre la drogue » (terme hérité du président Richard Nixon) sur le continent, le pays est confronté en son sein à des initiatives plus douces.

« Déjà quatre États ont régulé le cannabis à usage récréatif » (Washington, Colorado, Alaska, Oregon) et 23 l’ont légalisé à des fins médicales, souligne Pien Metaal.

« Cela décrédibilise un peu (les États-Unis) au moment de dicter aux pays d’Amérique latine, comme ils l’ont fait ces dernières décennies, leurs politiques en matière de drogue« .

Après avoir prôné la prohibition, « il est temps que les États-Unis fassent preuve de cohérence avec les pays de la région et arrêtent de prêcher quelque chose qu’ils ne peuvent appliquer chez eux« , juge le chilien Eduardo Vergara, directeur du centre d’analyses Asuntos del Sur.

Mais « la région reste divisée » et certains pays latinoaméricains freinent encore, fait-il remarquer.

« La légalisation des drogues n’est pas à l’agenda aujourd’hui« , déclarait récemment le ministre brésilien de la Justice, José Eduardo Cardozo, malgré le dépôt de projets de loi en ce sens.

Même position au Nicaragua, Panama, Mexique, Costa Rica, Venezuela ou Pérou.

Certaines voix défendent pourtant la légalisation, comme les ex-présidents brésilien Fernando Henrique Cardoso et mexicain Vicente Fox.

Et la demande d’une nouvelle approche monte dans la région, première productrice mondiale de cocaïne, victime de la violence liée au trafic.

Le tout-répressif a « échoué« , estime le président colombien. Un « échec complet » pour son homologue équatorien Rafael Correa. Sous l’impulsion de la Colombie, du Mexique et du Guatemala, l’ONU tiendra en 2016 une session spéciale sur ce thème.

Mais alors qu’aux États-Unis, la légalisation du cannabis est portée par un élan populaire, le changement prendra ici plus de temps.

« Le public est sceptique en Amérique latine: il n’est peut-être pas satisfait de la guerre contre les drogues, mais il tend à voir la légalisation comme permissive et défaitiste« , explique John Walsh, rappelant que c’est notamment le cas en Uruguay.

Par

source: http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/l-amerique-latine-face-a-la-tentation-du-cannabis-legal_1646566.html
0000000000000000000000000000000000000

GIBRALTAR…The INFORMANT

When financial pressures escalate, Marc Duval (Gilles Lellouche), a Frenchman expatriated to Gibraltar, becomes a spy for French customs on the nation s border.

Navigating through debase trafficking and shady cargo, he slowly wins the confidence of Claudio Lanfredi (Riccardo Scamarcio), a powerful but dangerous cocaine importer. As Duval becomes further immersed in both the perils and temptations of the drug trafficking underworld he is forced to live on a knife edge, where only his lies can keep him alive. But it is when English customs land to arrest Lanfredi that Duval must take the greatest risk of all, placing his family in the heights of jeopardy. Inspired by true events, the writer of Mesrine and A Prophet brings a hard-hitting, suspense thriller that will make you question the very borders of the land you call home…

Avatar de Marc FievetThe international informant

Dvd disponible sous titré en anglais

image

Voir l’article original

BOLIVIA: camioneta se enfanga con 102 kilos de cocaína

El director de la Felcn de Santa Cruz, Marcelo Flores, muestra la cocaína que fue encontrada en una camioneta en El Tinto, ubicada entre Pailón y San José de ChiquitosEl director de la Felcn de Santa Cruz, Marcelo Flores, muestra la cocaína que fue encontrada en una camioneta en El Tinto, ubicada entre Pailón y San José de Chiquitos

Los narcotraficantes escapaban de la Policía cuando la camioneta no pudo avanzar por el barro. La abandonaron con la cocaína, entre Pailón y San José de Chiquitos.
Nelfi Fernández Reyes – EL DEBER
nfernandez@eldeber.com.bo

A los narcotraficantes que se desplazaban en la comunidad El Tinto, a 150 kilómetros de la capital cruceña, entre Pailón y San José de Chiquitos, no les importó dejar una camioneta con 102 kilos de cocaína con el fin de ponerse a buen recaudo de la Policía.

LEER: http://www.eldeber.com.bo/santacruz/camioneta-enfanga-102-kilos-cocaina.html

0000000000000000000000000000000

 

 

PÉROU: les narcotrafiquants sont tous devenus accros aux petits « Cessna monomoteurs »

Coke en stock (LXVI) : le Pérou, ou le retour aux sources, 30 ans après
PAR morice

Notre tour du monde de la cocaïne et de son trafic est loin d’être terminé. Un pays, le Pérou, à vu sa production de cocaïne augmenter ces dernières années. Mais il a vu aussi une véritable avalanche de petits avions lui tomber dessus. Pour une raison que vous allez découvrir aujourd’hui et qui est liée à ce que j’avais pu dire dans un épisode précédent de cette saga sans fin qui nous vu visiter déjà pas mal de pays andins et d’Amérique Centrale. Le Pérou retombe dans ses vieux démons des années 80, et sa police s’active essentiellement aujourd’hui à tenter de détruire une à une les pistes clandestines d’atterrissage qui fleurissent sur les bords de ses fleuves comme des champignons (hallucinogènes ?). Étude de détail des moyens utilisés par les trafiquants devenus tous accros aux petits Cessna monomoteurs, l’avion idéal pour leur type de trafic…

« Dans les années 1980 et 1990, des avions transportant de la cocaïne parsemaient le ciel de Pérou. Maintenant, ils sont de retour : le Département d’Etat américain dit que de petits avions sont maintenant le « principal moyen de transport de la cocaïne » hors du pays, en remplacement du transport maritime. Dans son rapport annuel sur les stupéfiants publié plus tôt ce mois-ci, le Département d’Etat estime que plus de 180 tonnes ont été exportées de cette manière en 2013. » 180 tonnes transportées par avion, sachant que ceux utilisés transportent en moyenne à peine 300 kilos : il y aurait donc dix vols par semaine sinon davantage dans le secteur !

En fait, l’histoire du retour des avions de transport de drogue péruviens est assez affligeante, car elle correspond à une volonté de l’Etat de ne plus abattre les avions supposés en transporter après la terrible méprise de 2001, ou un avion péruvien avait abattu le petit Cessna transformé en hydravion appartenant à un pasteur américain et sa famille (voir ici l’histoire). La mère et la fille avaient été tués, le père et son fils de six ans avaient survécu par miracle. Le ciel redevenu libre, les trafiquants en avaient aussitôt largement profité pour rétablir leurs routes aériennes habituelles. Une photo saisissante des rives de l’Ene, utilisées par les trafiquants, prise par l’excellent IDL-Reporteros, montre pas moins de 10 pistes tracées au sol parmi les arbres et les buissons. Des pistes manifestement fabriquées par des engins mécaniques, des bulldozers. On distingue beaucoup de pistes de présentes, car dès que l’une est utilisée une ou deux fois, voire trois ou quatre au maximum, les trafiquants en changent pour éviter la détection parfois quelques centaines de mètres seulement d’une plus ancienne abandonnée..

Mais avant d’aller plus loin, retournons d’abord un peu en arrière avec une étrange tentative ayant pour sujet une compagnie d’aviation particulière : celle qui fait visiter les vestiges des intriguantes pistes de Nazca, seules clairement visibles d’avion. Début avril 2010, on a tenté de passer une étape supérieure semble-t-il encore en augmentant la taille de l’avion transporteur et en lorgnant sur une belle bête de somme aérienne  : « Un avion léger moderne (il date de 2005) a disparu jeudi dernier avec neuf personnes à bord, il a été détourné par des trafiquants de drogue qui l’ont utilisé pour voler 500 kilos de drogue à travers le pays déclare le quotidien de Lima « El Comercio ». Selon l’article du journal et selon la police, c’est un gang criminel qui avait été comploté depuis mai dernier pour voler un avion assez grand pour transporter 500 kilos de chlorhydrate de cocaïne en provenance de la jungle de la vallée du Huallaga. Pour ce faire, dit le rapport dit ils ont pris un avion Cessna Grand Caravan moderne de la société Aerodiana (immatriculé OB-1922P), qui fournit des vols touristiques sur les célèbres lignes de Nazca et qui n’a pas encore été localisé ».   Le 27 du même mois, on obtient quelques nouvelles, nettement plus rassurantes : les otages ont été relâchés. « le pilote et le co-pilote (Francisco Curto Villacorta, et Jorge Ríos Pérez en photo ici à droite) d’un petit avion qui a disparu, il y a trois semaines sur un vol touristique au-dessus des lignes de Nazca au sud du Pérou ont contacté leurs employeurs pour dire que des passagers ont détourné l’avion et les ont pris en otage, a indiqué la compagnie tournée Aerodiana. L’équipage a téléphoné siège social de l’entreprise autour de 17h00 a déclaré mercredi un porte-parole Aerodiana à la radio RPP. Le pilote et le co-pilote de l’appareil ont dit que leurs ravisseurs les ont libérés près de la ville de Puerto Maldonado, dans une région de la jungle située à 1600 km (994 miles) au sud-est de Lima. » Le 12 août 2010, on avance d’un grand pas en découvrant l’identité des kidnappeurs, retrouvés à Lurin près de Lima… mais à ce jour, l’appareil n’a toujours pas été revu nulle part ! Le Grand Caravan 208 sera le seul du genre qui aura tenté les trafiquants, qui semblaient avoir vu trop… grand, semble-t-il. Au Pérou, la scène la plus courante est en effet celle de militaires s’affairrant autour d’un avion de narcotrafiquant de type Cessna de plus petite taille ayant atterri en bord de fleuve….toujours  » préparé » de la même façon : son intérieur est vidé complètement, ne laissant qu’un siège au pilote et c’est tout, ce qui lui permet d’emporter jusqu’à 300 kilos de drogue.

Depuis 2012, en effet, il en a plu du ciel, des petits avions au Pérou ! Abandonnés les coûteux bimoteurs pour longs voyages transatlantiques, aux fuselage vidé de ses sièges, vus dans les épisodes précédents de cette série, ou même le trop grand Cessna 208 (pourtant encore rêvé par les trafiquants selon La Republica), les avions qui viennent se poser depuis des mois sur les pistes artisanales péruviennes sont tous des momonoteurs de la galaxie des petits monoplans à aile haute Cessna, provenant le plus souvent… de Bolivie, venus se charger en coke au Pérou. Ils effectuent des sauts de puce, en Cessna, lors de voyages qui ne dépassent jamais 5 heures d’affilée, emportant en moyenne 300 kilos de coke maximum à la fois. Et ce, plusieurs fois par semaine, avec de petits avions le plus souvent volés sur des aéroports locaux, voire achetés une bouchée de pain sur le marché florissant de l’occasion, crise oblige. En décembre 2013, l’armée péruvienne notait en avoir détruit vingt de pistes clandestines, servant à des avions se dirigeant vers la Bolivie ou le Brésil.. une des photos montrant une des pistes ; située dans le district d’Oxapampa, près du fleuve du même nom, dans le bassin du Tigre et du Chanchamayo, avec un hélicoptère de la police posé en bout de course, dans ce territoire, une ancienne colonie austroallemande conduite au XIX ème par Enrique Böttger Treu.

En fait, il en a plu comme à Gravelotte, des Cessna depuis ces deux dernières années surtout. Le 26 avril 2012, par exemple, un aéronef immatriculé CP-1942 est retrouvé par la police sur une piste d’atterrissage clandestine à San Ignacio de Putina Punco, à Sandia. C’est un Cessna 206 Stationair, qui appartient à la société bolivienne Salinas Rodríguez selon son enregistrement. Un avion volé, manifestement. Les habitants de la région avaient remarqué la présence de l’avion sur la piste atterrissage et avaient averti les forces de police et le procureur de la province Le lendemain, alors qu’un dispositif de sauvegarde était mis en place par le procureur anti-drogue Juliaca, ce dernier ne pouvait que constater de sérieux manquements à ces ordres : l’un des cinq arrêtés près des pistes avait réussi à stocker des paquets de drogue et de l’argent dans des huttes à proximté pour les charger dans un véhicule et disparaître ! « Le bureau du procureur a ouvert une enquête afin de déterminer les responsabilités «  avait alors noté El País, plutôt dépité. Le problème étant en effet dans ces régions l’assistance apportée par les populations le plus souvent pauvres, qu’arrosent de dollars les trafiquants dès qu’ils se sentent surveillés ou pris au piège.

 Le 17 septembre 2012, à Oxapampa, les autorités déclaraient cette fois avoir saisi 350 kilos de cocaine hydrochloride à bord d’un avion. Le pilote, après un échange de tirs avec l’armée, avait réussi à s’enfuir dans la jungle. L’appareil était aux couleurs de la Bolivie, portant le numéro CP-2677. A bord, 350 kilos de pâte de cocaïne, retrouvée près d’une piste de montagne, dans 12 sachets plastiques noirs. L’appareil avait manifestement raté son atterrissage : couché au sol, il arborait en effet de sérieux dommages à l’hélice, au train d’atterrissage et sur son aile gauche. Les autorités affirmant alors que la drogue était produite par l’organisation du Sentier Lumineux, qui avait donc pris le même chemin que les Farcs, sans pour autant le prouver. Le 22 septembre encore, nouvel arrivage : le directeur de la police nationale du Pérou, prévient ce jour-là ses homologues boliviens .Un avion léger enregistré en Bolivie sous le numéro CP-2721, vient de se poser près de la ville de Santa Rosa, dans la région d’Ucayali : on a retrouvé 194,90 kg de cocaîne à bord. Le pilote bolivien a été arrêté ainis que quatre personnes sur place. « Ont été aussi saisis quatre fusils, un téléphone satellite et un GPS« , note-t-il. Les trafiquants utilisent toujours les mêmes recettes, donc que celles évoquées depuis le début de cette (longue) série.

En mars 2013, un nouveau Cessna est découvert, un modèle 206 encore, immatriculé CP-2783, dans la municipalité de district de Puerto Bermudez Chorrillos, à nouveau dans dans la province de Oxapampa près de Pasco, la police saisit 325 kg de cocaïne dans encore cet avion d’origine bolivienne. Sont arrêtés le pilote bolivien et son guide péruvien, ayant à bord un fusil d’assaut AKM (une Kalachnikov) et un pistolet 12 mm. Sept véhicules et leurs propriétaires qui attendaient l’arrivée de l’appareil sont également découverts. En décembre, c’est à nouveau un…. Cessna, intact, qui se retrouve pris dans le filet des agents spécialisés de rbigade anti-drogue exécutant une opération conjointe qui a permis d’intervenir piste d’atterrissage clandestine dans le village de Boca Quintora, appartenant à la province de Puerto Inca. Sont arrêtés trois trafiquants y compris un pilote brésilien cette fois, âgé de 63 ans, avec 119,25 kg de cocaïne à bord et des armes à feu. L’avion était un Cessna 206 Stationair, immatriculé CP-2683. Les trafiquants sont devenus les meilleurs représentants du monomoteur de la firme US !

 Le 22 septembre 2013, une opération de poursuite de trafiquants tournait mal à Satipo, un soldat se noyant lors de l’opération : son groupe venait juste de découvrir un avion clandestin, dissimulé sous des bâches plastiques, et venait de réussir un atterrissage près de la rive de Ene, à Paquichari. En novembre qui suit, le 24, c’est un autre appareil du même type qui se posait à nouveau, son pilote bolivien se faisant cette fois descendre une fois son avion posé après avoir tenté de résister semble-t-il, ou avoir essayé de s’échapper. Le 26, c’est encore un autre immatriculé CP-1800 avec 370 kilos de coke à bord qui débarque.  Un pilote bolivien de 52 ans en descend : Ángel Roca Rivera. Le 18 octobre 2013, un énième Cessna immatriculé CP-2782 se vautre à Puerto Cocos, en tentant de se poser sur une piste visiblement trop étroite, découpée à la machette ou au bulldozer dans une bananeraie, il y plie sa roue avant. Les pilotes ont fui et ont  abandonné l’appareil avec encore à bord 143 kilos de cocaïne. En avril dernier toujours, la police péruvienne avait intercepté le pilote Hugo Quiroz qui s’était posé avec 300 kilos de drogue à bord de son avion sur une piste de brousse : c’était à bord d’un Cessna Stationair bolivien bien entendu, le CP-1847. Des dizaines de fois, s’est donc répété le même scénario, avec des appareils fort voisins. Le journal La Republica de novembre 2013 fait alors les comptes : « de six à huit avions ont réussi à infiltrer le drapeau bolivien en territoire péruvien sans aucun problème et à atterrir sur des pistes clandestines pour transporter entre 350 et 500 kilos de drogue fabriquée dans la vallée de la rivière Apurimac Ene et du Mantaro. Jusqu’à quatre tonnes en 24 heures, selon les calculs officiels de la Vraem ». Le journal la Republica fait une remarquable infographie répertoriant les 36 points d’atterrissages répartis sur la région de Pichis Palcazu : on ne peut plus parlant (ci-dessous).

Force est donc de constater que le trafic des années 80-90 a repris donc, mais dans l’autre sens note l’excellent Insight Crime : « non plus vers la Colombie, comme dans les années 80, mais plutôt vers le sud, en Bolivie. En 2012, Pichis Palcazu est devenu le centre d’échange pour la cocaïne en provenance de la VRAE, pour « Valle del Río Apurímac y Ene » et Huallaga. De la banlieue de Ciudad Constitucion une augmentation du trafic de l’augmentation des avions légers a été établie, au départ de la cocaïne principalement vers la Bolivie et le Brésil. Un pourcentage d’avions dédiés à la production dans le VRAE ont déménagé vers les domaines habituels de bétail d’élevage de la Bolivie, avec la mise en place là-bas de laboratoires, pour cristalliser la base de la cocaïne, car les composants chimiques y sont moins chers et plus accessibles. Ces cartels ont commencé à exporter les drogues vers la Bolivie en avion à partir de Pichis Palcazu, où il y a peu de présence de la police et aucun du Sentier Lumineux. Cette année, le pont aérien s’est consolidé. Les expéditions de cocaïne sont déplacées en avion léger boliviens, trois à quatre vols par jour. Entre mai et décembre 2012, 59 avions légers ont décollé de Ciudad Constitucion, chacun chargé avec une moyenne de 300 kilos de drogue. Cela signifie une exportation de 17,7 tonnes de cocaïne. Cette année, 58 avions légers (17,4 tonnes de cocaïne) ont été détectés dans la même région en quatre mois seulement au cours du début de l’année, a révélé IDL – Reporters dans  » Le Retour des vols de drogues, » en juillet dernier. Au même moment, les anti-drogues de l’agence du Pérou (Dirandro ,pour son sigle en espagnol) a lancé une vaste opération dans le Pichis Palcazu, en faisant sauter toutes les pistes clandestines qu’il pouvait trouver. C’était la même approche utilisée au début des années 80 et ça s’est arrêté tout aussi rapidement ». Au rythme auquel avait démarré l’année, la région devrait fournir environ 50 tonnes de coke annuellement !

Pour empêcher cela, de faire sauter les pistes, comme a décidé de le faire le gouvernement péruvien suffit-il ? Certains pensent que non, au rythme où de nouvelles se créent. Aussi une réflexion fait son chemin, face à cette incroyable recrudescence du trafic aérien de la cocaïne : c’est bien sûr de songer à réactiver les autorisations de tirs, le Pérou s’étant équipé de redoutables avions de type « COIN » pour effectuer la tâche : ses fameux Tucanos. « Le gouvernement du Pérou a annoncé vendredi qu’il examine la possibilté son armée d’abattre à nouveau les avions de trafiquants de drogue présumés, trois jours seulement après que son voisin de Bolivie a déclaré qu’il permettrait son armée de l’air de le faire » indique le Wall Street Journal le 25 avril dernier. « Le Pérou a suspendu le programme en 2001 après que l’armée ait accidentellement abattu un Cessna civil transportant une famille de missionnaires américains, tuant une femme et sa fille de 7 mois. La tragédie a conduit à la critique internationale de la politique effectuée par le Pérou et par des pilotes péruviens, avec l’aide logistique américaine. Mais aujourd’hui, le Pérou est devenu le plus grand exportateur de cocaïne d’après le « tsar antidrogue » du pays Carmen Masias, qui incite le gouvernement à augmenter sa guerre contre les trafiquants de cocaïne et leurs itinéraires de contrebande ». Le pays est dans l’attente des reprises des pouruites par avion, donc. « La semaine dernière, le congrès péruvien a approuvé un projet de loi qui permettrait à l’armée d’agir en tandem avec la police dans les opérations antidrogue dans une région importante productrice de drogues du Pérou central. Pour le moment, l’armée joue plus un rôle de soutien. Le Président Ollanta Humala n’a pas encore signé le décret d’autorisation (…) En 2013 , 110 pistes ont été détruites, comparativement aux six de 2012, d’après les autorités ». Le Pérou est devenu selon l’ONU le premier producteur de cocaïne au monde en 2013, dépassant la Colombie. « C’est le retour aux mauvais jours des années 90 où le pays produisait 60% de la production mondiale », affirme Inside Crime, qui cite quatre « bonnes » (ou mauvaises ?) raisons pour se maintenir en tête que je résume ainsi :

1) le plan d’éradication à coup de Round Up Monsanto de la coca en Bolivie montre ses effets. En fait plus rien ne pousse sur place, obligeant les paysans à déménager !

2) Les producteurs péruviens ne sont pas affiliés à un mouvement comme les Farcs et le Sentier Lumineux ne recrute plus : ils agissent indépendamment, et c’est donc aussi beaucoup plus difficile à contrôler. Et le gouvernement n’a pas de stratégie claire contre eux.

3) le pays est faible institutionnellement et manque totalement de transparence : il arrive au 38eme rang sur 100, aux côtés du Liberia et du Burkina Faso. Un pays rongé par la corruption : les deux précédents présidents Toledo et Garcia sont l’objet d’enquêtes sur leurs malversations.

4) des cartels transnationaux agissent désormais et celui de Sinaloa par exemple et particulièrement bien installé au Pérou. L’arrivée sur place d’une mafia russe n’est pas une surprise, conclut l’auteur.

Au vu de ces quatre conditions, hélas, il n’est pas sûr que la réactivation seule des poursuites d’avion bourrés de drogue par les chasseurs Tucanos de l’armée péruvienne (ici une poursuite colombienne de 2007) résolve tous les problèmes, loin s’en faut ! Comme pour ses voisins, dont nous verrons juste après ici même d’autres exemples sidérants, la solution n’est peut-être plus déjà dans la seule répression…songent les politiques, dépassés par l’ampleur du trafic.

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxvi-le-perou-ou-le-151195#commentaires

0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000

PÉROU: depuis fin 2012, premier producteur de feuilles de coca dans le monde.

Coke en stock (LXXVI) : au Pérou, des trafiquants filmés en pleine action !

Le Pérou est désormais – depuis fin 2012 – le premier producteur de feuilles de coca dans le monde. Comme le précisait l’article l’annonçant ; le « prix du kilo de chlorhydrate de cocaïne au Pérou est bien inférieur qu’en Colombie ». Logique donc d’y trouver depuis un bon nombre d’avions de trafiquants sillonnant son ciel. Destinés à faire de courts voyages, vers le voisin bolivien ou brésilien, ces avions sont de petite taille, ce sont très souvent des petits Cessna monomoteurs à aile haute (le modèle 206 étant le plus répandu), qui n’ont donc pas vocation comme les bimoteurs aperçus en Amérique Centrale à tenter de traverser l’Atlantique pour rejoindre l’Afrique de l’Ouest. Ce qui ne les empêche pas d’emporter une charge maximale de plus de trois cent kilos à chaque trajet ! Des reporters péruviens affutés viennent d’en surprendre plusieurs en plein trafic : leurs vidéos saisissantes montrent l’ampleur du trafic et son organisation sans faille. De quoi désespérer pour ceux qui luttent contre le narcotrafic et ses ravages.

Dans mon article du 7 mai dernier, je vous avais en effet parlé du travail d’IDL-Reporteros, et de l’engagement de ses acteurs, pour faire connaître au public extérieur l’ampleur du problème de trafic de drogue dans le pays, ce que les dirigeants ne souhaitent visiblement pas. Je vous avais montré une carte, ou plutôt un de leurs deux clichés des bords de l’Ene, où l’on pouvait répertorier des piste clandestines bien visibles (il y en avait 10 de répertoriées dans un seul cliché), dont certaines fabriquées au bulldozer, et qui, une fois détruites par la police péruvienne sont aussitôt rebouchées et remises en état. Hier, IDL-Reporteros a fait plus fort encore, en proposant en un premier temps un autre cliché remarquable, que voici :

Sur ce coude de la rivière Pichis Palcazu, les reporters de IDL ont en effet localisé d’autres pistes clandestines, pas moins de cinq supplémentaires, mais aussi un bien étrange bâtiment, construit en pleine clairière. Un simple échauffaudage, surmonté d’une tôle ondulée. Un promontoire pour voir arriver de loin les appareils de contrebande, ou les avertir de l’arrivée des hélicoptères de l’armée péruvienne. Une tour de contrôle de contrebandiers !!! Nos vaillants reporters (Esteban Valle Riestra, Antonio Tello, Romina Mella, Gustavo Gorriti – le directeur de publication- assistés de Cecilia Narváez pour l’administration), se sont en effet donnés comme mission d’informer le public, comme ils l’expliquent eux-même sur leur site :  « La plupart des sujets sur lesquels travaille IDL-R sont d’importantes recherches révélant la corruption ou d’abus, de l’État et du secteur des entreprises et, bien sûr aussi, sur la criminalité organisée. Aussi, IDL-R a fait des reportages en profondeur pour faire connaître les questions d’importance nationale dont on parle peu ; qui sont peu connues et sur lesquelles on est mal informé. Le rapport de Romina Mella sur les cartels de cocaïne est un exemple de cela. Mais aussi celui de Patricio Ortega sur l’oligopole bancaire ; ou le rapport lauréat de Milagros Salazar sur la fraude massive dans le secteur de la pêche ». Cette fois, il frappent un grand coup, en mettant en ligne des documents que vous verrez très bientôt je suppose sur vos téléviseurs. Ils ont en effet réussi à filmer, parfois dans des circonstances acrobatiques, plusieurs opérations de chargement de drogue à bord des avions de contrebande, et même également une intervention de la police au moment même d’un des chargements. Ces documents vidéos apportent énormément de renseignements sur les procédés utilisés et les méthodes mises en place par les trafiquants. Tous ont été filmés sur les rives de la rivière Apurimac, près du village de Mayapo, dans le district de Llochegua. En tout premier, on a la préparation de l’arrivée de l’avion, avec les porteurs de coke amenant leur fardeau auprès de la piste choisie :

 

La séquence suivante s’intitule sobrement « 6 minutes » car c’est le temps (restreint) que dure tout le processus d’atterrissage, de chargement et de redécollage d’un avion qui repart lesté de plus de 300 kilos de cocaïne. Elle a été filmée récemment, le 27 octobre derrnier. Comment le précise IDL-Reporteros ; « ce n’est certes pas la première vidéo d’un avion de la drogue, mais c’est de loin la plus claire, la plus informative et la plus révélatrice. Les faits sont une minorité à côté des centaines d’avions de la drogue qui se font avec succès pour les trafiquants de drogue grâce à leur logistique mobilisant impliquant des dizaines de personnes dans chaque expédition. Cette vidéo montre, grâce à un travail extraordinaire de surveillance, passée des heures caché dans la brousse, tout le processus des trafiquants -, les acteurs, les méthodes et le temps nécessaire. » La piste d’atterrissage clandestine que vous voyez dans la vidéo est sur les rives de la rivière Apurimac, presque à côté de deux autres pistes qui se ressemblent et sont d’utilisation récente.

Cette vidéo montre, pour la première fois, la préparation rapide pour la livraison de la drogue en quelques minutes des pistes d’atterrissage clandestines avant l’arrivée de l’avion. Dans la séquence avant l’arrivée de l’avion du transfert de drogue on peut apercevoir en plus de deux sentinelles et deux autres individus qui apparaissent armés, douze « cargachos » (chargeurs), ou ici des porteurs, plutôt, qui apparaissent un à un avec des sacs de cocaïne à l’épaule. Le groupe traverse ce qui ressemble à une aire atterrissage à l’apparence rustique, parmi les trois pistes activées, deux l’une près de l’autre. Au bout de l’une des deux pistes sélectionnées, des apprentis « contrôleurs » de la circulation aérienne porteurs d’une banne de rouge-orangé, indiquent au pilote qui se rapproche sur quelle piste il doit atterrir à la fin de son vol en provenance de Bolivie. L’avion s’affiche alors dans son axe et descend, tous flaps (volets) sortis … de façon bien téméraire : ; il faut faire très vite, car la région est aussi truffée de bases militaires !

« Dans la séquence que vous venez de voir, l’atterrissage de l’avion et le roulage vers la piste », les révélations sont abondantes, ajoute IDL, et en effet. A 1’23 » minutes de la séquence, on peut voir l’enregistrement de l’appareil, qui est bolivien : il porte l’immatriculation CP-2780. Juste à côté du moteur, les « cargachos » et des répartiteurs, « qui font plus de vingt ans » indique IDL-R, chargent rapidement la drogue dans l’avion. Vingt secondes après le début du chargement, un membre d’équipage donne une valise blanche à un des répartiteurs. Selon des sources parmi les forces de sécurité, selon IDL-R toujours, dans cette boîte, il y a l’argent pour payer la cocaïne. Le chargement proprement dit ne prend que quelques minutes, juste le temps de bien répartir les sacs dans l’avion, dont l’arrière est le plus souvent vidé de tout siège de passager. Dans le même temps et un peu plus tard, un membre de l’équipage se trouve sur les ailes et vérifier les réservoirs de carburant. Puis à gauche sur la terre, on peut voir des fûts vides. Pendant ce temps, le pilote quitte l’avion pour s’étirer un peu le corps engourdi par le vol (des contrôleurs aériens munis de talkies-walkies, postés dans la tour de contrôle de la jungle, le font parfois patienter en lui faisant faire des cercles, s’ils supposent une présence de la police sur le site). A la cinquième minute de la vidéo, on lui rend envoie la valise blanche dans l’avion, apparemment allégée en poids. Il a payé, et peu donc repartir ! Peu de temps après alourdi d’au moins 300 kilos de drogue de fret de cocaïne base ou plus souvent sous forme de chlorhydrate  (raffiné à l’éther en Bolivie à l’acétone au Pérou, pour dissoudre le sulfate de cocaïne) l’avion redémarre son moteur et laborieusement, par la courte piste, s’envole vers d’autres cieux (et un autre pays).

Au bout de la piste, la banderole rouge déployée à nouveau, indique au pilote l’endroit où ses roues doivent quitter le sol s’il ne veut pas terminer sa trajectoire dans le fleuve. Il n’y a pas, on a affaire à des pilotes de talent, ou des chevronnés, capables d’évaluer les risques et de de se poser et de redécoller à pleine charge sur des distances fort courtes. « L’ensemble du processus, depuis l’atterrissage, le chargement la drogue et le décollage des avions a duré seulement six minutes » note IDL-Reporters. « La cocaïne sortant de cette piste à ‘une valeur d’au moins 300 000 dollars. Après l’atterrissage en Bolivie elle prend plus de valeur. Car en fonction de votre destination finale, vous pouvez multiplier cette valeur par dix, cinquante ou même deux cents fois ». On comprend vite pourquoi un tel manège, et une telle organisation mobilisant ici une bonne vingtaine d’individus, voire une trentaine au total (on ne voit pas les guetteurs disposés alentour). Après, également, on a droit à une séquence montrant le lent départ de toute l’équipe de porteurs, qui s’en vont de la zone, une fois l’avion parti à moins que ce ne soit celle d’un attterrissage remis à plus tard… en raison d’une alerte des surveillants- guetteurs.

https://www.youtube.com/watch?v=HOQ…

Nos vaillants reporters retrouveront qui pilotait ce fameux Cessna, ce jour-là. Ou plutôt, c’est l’armée, de la base de Mazamari Le Sinchis, dans le Satipo qui retouvera l’avion et son pilote, dans la jungle, près d’un chemin au bord de la rivière Tambo. C’est son commandant, César Astudillo, qui indiquera que l’avion s’était écrasé, avec son pilote à bord, en tentant d’éviter les hélicoptère de sa base partis à sa poursuite. Avec à ses côtés environ 356 kilos de cocaïne sous forme alcaloïde, évaluée à environ 400 000. dollars et tout un équipement de téléphonie cellulaire et satellite et un GPS. Selon Astudillo, le pilote serait mort… d’overdose de cocaïne ! Aurait-il été trop tenté pendant le vol ?

https://www.youtube.com/watch?v=6A3…

Mais un second document est proposé par IDl, encore plus surprenant, car on peut y voir en direct l’intervention de la police et de l’armée péruvienne lors d’une opération similaire. C’est toujours un petit Cessna qui se présente, à Cerro Verde, dans le district de Llochegua, le 27 octobre dernier (c’est tout récent donc) cette fois-ci sur une piste fabriquée juste derrière un petit village, si bien que tous ses habitants vont aussi voir la scène : dans le village, on peut distinguer une école. Tout n’est pas très loin de la première scène déjà montrée. L’avion, à nouveau un Cessna monomoteur à aile haute (c’est un Cessna 210 Turbo Centurion), est immatriculé CP-2873. Un 4×4 vient apporter la pâte de base de cocaïne pour la charger à bord, et l’avion s’apprête à redécoller, quand une fusillade éclate : l’armée et la police sont là en effet, elles savaient qu’une opération se produirait ce jour là à cet endroit. Dans son échappée,  l’appareil laisse tomber un sac de 30 kilos de pâte de cocaïne sur son chemin. L’avion réussit à s’échapper, les narco- trafiquants commençant à tirer sur un Mi-17 de l’armée arrivé sur place en renfort. Trois jours plus tard, le 30 octobre, l’avion est intercepté près de localité de Ixiamas. On découvre que « l’avion est venu de Bolivie, mais via le Brésil », indique le ministère de l’air, un information reprise par La Prensa.

L’année précédente, le même manège avait été observé. Nous étions alors vers 12h45 le 11 décembre 2013, et l’avion immatriculé CP-2683 se posait sur une piste clandestine située dans la jungle à Codo del Pozuzo, dans le village de Boca Quintora, appartenant à la province de Puerto Inca. A près un échange de coups de feu, là aussi, taient arrêtés trois trafiquants y compris un pilote… brésilien cette fois, âgé de 63 ans, avec 119,25 kg de cocaïne à bord et des armes à feu. L’avion était un Cessna 206 Stationair, L’enquête, depuis a révélé des faits étonnants. Comme le précise un remarquable article de Gustavo Gorriti, relatant les faits « Le pilote aurait dû tente de redécoller, comme l’auraient peut-être fait des collègues boliviens téméraires pour qui être pilote est souvent associée à l’accident, ou à la fatalité. Celui-ci, cependant, avait assez d’expérience pour savoir ce qu’il devait faire et que pour lui, le match était terminé. » En effet : « à 63 ans, le brésilien Carlos Alberto Paschoalin avait derrière lui plusieurs décennies en tant que pilote, la plupart d’entre elles dédiées au trafic de drogue. Presque tous ses vols avaient été couronnés de succès, mais il y avait eu des moments aussi où il ne l’avaient pas été, et la documentation de ces ratés laisse une impression intéressante sur une biographie inhabituelle. Il y a quinze ans, en effet, le 25 octobre 1999, Paschoalin avait été capturé par la police brésilienne sur un autre aérodrome, à la ferme de la Vallée de Gorgulho, dans l’État de Pará, à bord sur un « bimoteur « (immatriculé PT-VKJ c’est en fait un clone brésilien de Piper Navajo, un Embraer 821 Neiva) chargé de 849 kilos de cocaïne à bord. Bien qu’il ait fait partie d’un jugement dans un procès fédéral de l’état de Pará (n ° 99390113678) ; ‘il semble n’avoir passé que peu de temps en prison, parce qu’à peine condamné, il était ressorti libre le 11 juillet de l’année suivante après avoir été condamné pourtant à trois ans de prison, ce dont il avait fait appel immédiatement. Et ainsi libéré, l’ancien pilote a décidé de faire un autre vol, dans le coude de la rivière Pozuzo. Chaque vol représente, selon les informations de la police, un paiement de 25 000 dollars pour le pilote s’il arrive à « exporter » avec succès de la drogue. Pour Paschoalin, actuellement détenu à Piedras Gordas, le vol à Pozuzo pourrait très bien avoir été son dernier emploi comme narcopilote. Vétéran de nombreux vols transportant des drogue, le plus probable, cependant, est que Paschoalin n’écrira pas ses mémoires, ce qui seraient fascinantes pourtant, dans l’enceinte de Piedras Gordas, tranquillement à l’intérieur de la prison ».  L’article mettant le doigt sur un nouveau pays… le Brésil, lui aussi touché par l’épidémie, comme on va le découvrir bientôt dans d’autres épisodes en effet.

Nos reporters en profitant pour faire un bilan des opérations antérieures, qui commence par le Cessna CP-2782 retouvé planté le nez en avant, roulette de nez cassée, dans une bananeraie, au bord d’une piste d’atterrissage clandestine à Ayacucho, le 18 octobre 2013 (je vous en avais fait part ici). Manifestement, on avait tenté de le dissimuler, sous les larges feuilles des bananiers. « L’avion était un Cessna modèle C-206, acheté quelques mois plus tôt, en février à Miami, et piloté à partir de là en Bolivie via Manaus, au Brésil » précisent nos reporters, qui précisent que l’avion avait comme plan de vol de retour l’aéroport de Maravilla, dans le département de Beni, en Bolivie.  Un aéroport déclaré comme destination par d’autres vols qui se terminent au Pérou. Puis décrivent le sort du Cessna CP-1800 (ex N6332Z) qui avait atterri sur une piste d’atterrissage clandestine (comme ici à droite) de Pichis Palcazu le 24 novembre, pour tomber sur une embuscade de la police.  A bord de l’appareil on avait retrouvé plusieurs armes à feu, des téléphones satellitaires, des radios VHF, 2 GPS.. et 300 kilos de cocaïne, apparemment déjà chargés et prêts pour le décollage. Dans la fusillade, le pilote, Ange Roca, avait été tué. Or lui aussi était un vétéran des vols de « narcos ». «  »Ange Roca, le pilote décédé, avait une longue histoire de dossiers de police derrière lui. Sa première arrestation a été enregistrée en août 1993, dans une opération conjointe de la UMOPAR bolivienne avec la DEA, qui avait alors une forte présence en Bolivie. 18 personnes, deux Colombiens et 16 Boliviens avaient été arrêtés. Ce pilote Ange Roca, était le gestionnaire et le transporteur aérien de la drogue. Des années plus tard, en 2001, Roca avait à nouveau été arrêté dans l’Etat de Goiais, au Brésil et inculpé devant un tribunal fédéral de détention de cocaïne et de possession d’armes prohibées. En 2013, cependant, il était de nouveau libre, et était à nouveau prêt pour un nouveau vol de cocaïne, pour l’apporter à destination, qui, cette fois-ci, était, dans la jungle péruvienne », note IDL.

La mort du traficant vétéran Roca fait dire à certains que c’est bien une vieille organisation qui est derrière ces vols : « selon les enquêtes menées par la Direction antidrogue de la police du Pérou (Dirandro), une filiale du cartel de Sinaloa au Mexique fonctionne en Bolivie. Par conséquent, Rivera soutient que Ange Roca, pilote bolivien décédé le week-end dans le sol péruvien, tout en transportant de la drogue, faisait partie de ce groupe. »Roca intégré une filiale du groupe criminel (Sinaloa de cartel) établi en Bolivie. Il est connu qu’il a effectué chaque semaine jusqu’à quatre voyages clandestins vers le territoire péruvien pour recueillir la cocaïne produite dans le Valle de los Rios Apurimac Ene et Mantaro (Vraem) « a rapporté le journal La República de Lima qui a interrogé les autorités du Dirandro ». Voilà qui n’est pas du tout pour plaire à un ministre… Carlos Romero, ministre du gouvernement bolivien qui très vite affirme que « nous n’avons aucun rapport officiel des autorités péruviennes (en ce sens). C’est une une version journalistique comme source qui doit sûrement être sérieuse mais nous n’avons aucun rapport officiel comme quoi l’homme tué était lié à un Cartel » déclare-t-il niant l’existence du cartel sur ses propres terres.  La Bolivie, visiblement, avec son président qui se veut protecteur des agriculteurs cultivant la coca (en laissant dépasser son cota légal) ne veut pas entendre parler de trafic de drogue !!! Le 7 septembre dernier, ce sont plus de sept tonnes de cocaïne qui avaient été saisies dans un entrepôt de charbon sur la côte péruvienne, en 7264 paquets de cocaïne 500 grammes et un kilo que les douaniers avaient mis 5 jours à trier. La drogue signée du cartel de Sinaloa devait partir par bateau vers l’Espagne et la Belgique… la drogue avait été rassemblée dans les domaines de Haut Huallaga (au nord) et dans la vallée des rivières Apurimac Ene et Mantaro (VRAEM, centre et sud) et ensuite transportée à la côte ; avec le stockage central dans la région de La Libertad, là où différents sites de charbon sont toujours exploités. Aprsè les avions, les bateaux…

Le 26 novembre 2013, un hélicoptère survolant la Pampa Hermosa Dirandro, à Puerto Inca dans l’Huanuco, découvrait les vestiges calcinés d’un appareil. Les habitants diront que l’appareil avait raté son atterrissage en bout de piste clandestine, et les trafiquants l’avaient alors incendié. Seuls restaient un bout de queue avec le drapeau bolivien, un bloc moteur, et une inscription encore visible sur sa plaque d’immatriculation. « C’était le Cessna de CP-1959, dont le propriétaire, Carlos Botero Barbery, avait déjà un dossier judiciaire pour trafic de drogue. Il avait été arrêté en décembre 2010 pour des entrées de cocaïne et de drogues chimiques. Apparemment, il venait juse d’être libéré au moment même où son avion porteur de drogue s’était écrasé sur la piste d’atterrissage clandestine de Huanuco ». Le 29 mars, c’est l’avion immatriculé en Bolivie, CP-1847 qui se posait près de la ville de Santa Rosa, dans la vallée de l’Apurímac. L’avion, un Cessna U206G Stationair (ex-N9478Z) avait déjà été chargé avec 300 kilos de cocaïne et était protégé par un groupe de sécurité armé lorsque la police est intervenue, assistée par un hélicoptère venu à la rescousse. Le pilote péruvien âgé de 48 ans s’appelait Hugo Quiro, et il avait été blessé après lors de l’embuscade, son copilote de 26 ans, un bolivien qui avait tenté de fuir, Julio Jimenez, blessé par les tirs, étant décédé peu après. Un troisième larron, Ezequiel Guinea avait été lui aussi blessé par les tirs lors de l’arrestation. Personne n’avait remarqué que le Cessna provenait des célèbres adresses de Wilmington, dans le Delaware ; celles qui permettent à la CIA de fabriquer des sociétés écrans comme elle le souhaite. Il faut dire que là on avait été servi, comme prête-nom, avec le Daffy Doc’s Holding Inc, pour le Cessna 206G alors N9478Z !

Trois jours avant, le 26 mars, c’est un Cessna 210 immatriculé LV-CCK (une fausse immatriculation argentine, l’avion en présentant une différente-bolivienne pour l’autre- par côté de fuselage !) qui se pose… faute de combustible, à Charagua. « Des témoins ont vu trois hommes qui portaient des sacs à dos et a fui la scène en laissant le navire presque sur la montagne » pourra-t-on lire sur l’événement.  Le 6 mai, un Cessna T210N Turbo Centurion arborant comme code CP-2518 (ex N210AB, photographié ici en 2009 à Trinidad (en Bolivie) sur l’aéroport Jorge Henrich Arauz (TDD / SLTR), Bolivia) est saisi sur un campement de trafiquants… dans lequel on découvre 1,6 tonne de cocaïne, et 9 radios portatives, des armes et des véhicules.  L’avion était en train d’être chargé de 1 324 paquets de drogue. Le 9 mai, un autre Cessna a des ratés en plein ciel : c’est le Cessna 206 immatriculé CP-2821 qui est tombé au bord de l’Ene, dans la province de Satipo, dans le Junín, après des problèmes mécaniques. Les narcotraficants réussissent à le poser, et à en sortir la cocaïne, et poussent l’appareil dans le fleuve. On peut l’apercevoir, dans les eaux boueuses, les ailes manquantes, le dessus incendié… par les narcotraficants (ici un autre exemplaire ayant subi le même sort, à demi-enterré).

Le 18 juin, c’est au sud-est du Pérou, dans la province de Huanta, au bord du fleuve, qu’atterrit un Cessna 206, immatriculé CP-2813. A bord, il y a 330 kilos de pâte-base et 8,5 kg de cocaïne pure. Les trois occupants arrivent à s’échapper… dans un bateau à moteur avant l’arrivée de la police. Le 22 novembre 2014, un autre Cessna s’écrase dans l’Emerald Valley (district de Junin) dans ce qu’on appelle le « Canyon du Diable », en tentant d’échapper aux hélicoptères de l’armée du commando spécial de l’Apurímac, Ene et Mantaro (ou VRAEM), en tentant des « manœuvres évasives » dira la police. L’avion (ici à droite filmé par l’armée en train de s’échapper), immatriculé CP-2890 était encore d’origine bolivienne. A bord, on trouvera 356 kilos de cocaïne et le cadavre du pilote. « Nous sommes actuellement dans le processus d’enquête. Dans l’aéronef avons trouvé des téléphones cellulaire, de l’équipement satellitaire, un GPS, entre autres équipements. Toutes ces informations nous sont précieuses pour faire une bonne enquête », a déclaré à son tour le chef de la Direction antidrogue (Dirandro), Vicente Romero. la cargaison était encore en train d’être pesée ce soir.. » La chute de cet avion aura une répercussion bien particulière : loin de là, à Trinidad (c’est en Bolivie !), lors de l‘Operation Trebol, la FELCN occasionnera l’interdiction de vol de deux appareils bien particuliers.

Un Cessna 210 Centurion immatriculé ZP-BFR (un avion paraguayien, donc) et un Beechcraft C90 King Air (LJ-1019) immatriculé PT-OEP, à savoir… au Brésil. Un péruvien (Raúl Ruiz) et un brésilien (Sebastao Belho) sont appréhendés, pour être néanmoins libérés le 28 novembre. Les deux appareils auraient attendu la cargaison du Cessna 2890, dans la propriété du Sinaí (en plein site touristique, donc  !) et celle de Belén, dans le département de Beni, selon les autorités.

Le 6 décembre dernier encore (c’est tout frais !), toujours dans la même zone de l’Ene et de l’Apurimac (à Puerto Ene, dans le distric du Río Tambo, province de Satipo, toujours dans la région du Junín), c’est un énième Cessna qui se fait pincer par l’armée avec une belle prise : encore un bolivien (CP-2704) avec à bord 250 kilos de cocaïne. Les occupants ont réussi à s’échapper : « l’officier a également déclaré qu’à 700 mètres de l’avion, des patrouilles ont trouvé, dans un bateau, un autre lot de 250 kilos de drogue. On croit que les gangsters attendaient un autre avion pour emporter la cargaison illicite. Au total, 500 kilos de cocaïne ont été saisis. « Pour autant que je ai connaissance, ol n’y a aucune arrestation. Au moment de l’intervention, tous les narcotraficants, y compris le pilote ont fuit la zone, sont entré dans un vimlmage où on ne pouvait arrêter quiconque « , a déclaré le général ».

Une constatation s’impose : ces avions ont tous pour direction soit la Bolivie, soit le Brésil, et non plus vers le nord seulement. Et ce, à un rythme plus qu’inquiétant, estime IDL : « chaque jour c’est entre trois et six vols d’avions de la drogue vers venir à la Bolivie et la VRAE (acronyme de « Valley of the Apurimac and Ene River »). Depuis plus de vingt semaines, plus de 80 mois. Il y en a peut être plus, il y en a peut être moins, mais il est clair que l’interdiction est minime, ce qui représente un coût plus qu’acceptable pour les trafiquants de drogue et absolument inacceptable pour notre pays « . IDL a recensé 900 avions ayant décollé et atterri en Bolivie, en passant par Manaus au Brésil, et le Pérou. « compte tenu de la fréquence des vols quotidiens, dans les avions chargé avec 350 kilos de drogue chacun, des estimations prudentes indiquent que c’est 1,2 tonnes de cocaïne exportée de la VRAEM par l’air chaque jour, soit 28,8 tonnes par mois. » `Des clans péruviens se chargent des transferts, mais sous les ordres d’autres donneurs d’ordres.

Car les pilotes véritables de ces opérations ne sont pas nécessairement péruviens ou boliviens, voire mexicains. De nouvelles têtes sont apparues raconte la Republica ; qui à l’appui nous offre une superbe infographie : « Osmar de Souza Junior (ici à droite) est brésilien ; il a 28 ans et dirige la principale faction du premier groupe Catarinense (PGC), organisation criminelle brésilienne, qui, selon le Dirandro, possède 60% des drogures produits dans notre pays (le Pérou) et part pour à la Bolivie et le Brésil (il a été capturé au Paraguay en 2012 avec 31 kilos de coke sur lui – le texte a été rédigé avant et l’homme a été remplacé depuis bien sûr).  Contrairement aux mexicains qui utilisent la voie maritime pour enlever les expéditions de type alcaloïde, PGC a établi de nouvelles voies, y compris cavalières, routes, rivières navigables et les vols d’avions légers pour le même but. Osmar de Souza, connu comme « Le Pitao » ou « Cabelho » est considéré comme le principal bailleur de fonds de plus de 100 petites « signatures » de trafiquants de drogue opérant dans la région productrice de coca de la vallée de la rivière Apurimac Ene et Mantaro (Vraem).  L’un des ses principaux « partenaires » dans le Vraem est Fortunato Lizarbe Lagos, qui gère le plus grand nombre de laboratoires de drogue installés à Ayacucho et dans la vallée de l’Apurimac et dans la jungle du Junin. Lizarbe Lagos est recherché depuis 2006, lorsque le quatrième tribunal Supraprovincial de la Cour pénale nationale a ordonné son arrestation internationale » (on le surnomme le Roi du VRAE, ici çà gauche). « Il existe des preuves de leur présence en Bolivie, où ils auraient déplacé leurs tentacules production et de collecte de cocaïne Primer Grupo Catarinense (PGC) du Vraem. Selon un rapport confidentiel de la direction antidrogue, à qui a eu accès La República, chaque année environ 350 tonnes de cocaïne sont produites dans l’Alto Huallaga et le Vraem ». Une histoire de famille de narcos : lorsqu’il qu’avait été arrêté Luis Lagos Lizarbe, alors âgé de 42 ans, le 15 octobre 2007, en Colombie pour être plus tard extradé au Pérou, c’est en effet son frère Fortunato qui avait repris la place du « roi de VRAE ». Pour illustrer son propos, le journal met en avant la capture du Cessna CP-2776, près du fleuve affluent du Rio Tambo, et la ville de Mayapo, dans le district Llochegua, dans la province de Huanta, le 29 juillet 2014. A son bord, il y avait 300 kilos de cocaïne sous forme alcaloïde. L’avion sera incendié par l’armée : l’avion posé sur un simple bras du fleuve aurait été difficile à faire redécoller.

Le Brésil, nous y viendrons bientôt, bien entendu. Mais avant ça, nous allons retourner au Venezuela, si vous le voulez bien, et pour quelques temps, tant il y a à dire sur le sujet…

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvi-au-perou-des-160396

0000000000000000000000000000000000000000000

BOLIVIE: un pays de transit de la drogue

La Bolivie, plaque tournante du trafic de drogue

8 décembre 2014
La Bolivie, plaque tournante du trafic de drogue

Vue de Santa Cruz en Bolivie. La ville est devenue depuis quelques années la capitale du narcotrafic. CC BY-SA 3.0 Ruditaly

La Bolivie fut jadis l’un des plus sûrs d’Amérique latine, mais les choses ont beaucoup changé. 8 Boliviens sur 10 affirment à présent ne pas se sentir en sécurité. Le narcotrafic explique cette situation. La Bolivie – troisième producteur mondial de cocaïne – est devenu aussi ces dernières années un pays de transit de la drogue, essentiellement à destination du Brésil et de l’Europe. Et c’est Santa Cruz, la ville la plus peuplée, qui est devenue la capitale du narcotrafic. Là-bas, des milices citoyennes, encadrées par la police, se sont même créées dans certains quartiers. Reportage de Reza Nourmamode.

À l’écoute Le Rendez-vous des Amériques…

000000000000000000000000000000000


Cannabis en Uruguay : les défis inédits d’une législation d’avant-garde

Avatar de davidamlatAmeripolitica

Par Ferran CIVIL BELLMUNT

D’une politique répressive au début du XXe à une ouverture à la dépénalisation de la consommation sous la dictature (1973-1985), l’Uruguay s’est montré avant-gardiste en devenant en 2013 le premier pays à légaliser la consommation, la production et la distribution du cannabis. Un an après le vote de la loi, voici les faits.

fefe1 Credits : Prensa 420 (CC BY-NC 2.0)

 En 2013, sous l’impulsion du gouvernement Mujica (Frente Amplito, coalition de gauche) est votée la loi dite “Loi de régulation et de contrôle du cannabis”. Cette nouvelle législation autorise en Uruguay la plantation, la production et la commercialisation de cannabis psychoactif pour son usage médical et récréatif. Le gouvernement justifie cette loi par la prévention, la réduction des risques, mais surtout par la réhabilitation et la réinsertion sociale, tout comme le contrôle de l’offre de drogues.

Selon cette nouvelle réglementation, les Uruguayens ou résidents peuvent cultiver de…

Voir l’article original 1 032 mots de plus

PERU: a fines de noviembre llegan 8 helicópteros rusos para lucha contra el narcotráfico

Foto referencial de Perú Defensa
Foto referencial de Perú Defensa
Perú recibe ocho helicópteros rusos para lucha contra narcotráfico.

Perú recibirá antes de fines de noviembre los primeros ocho helicópteros MI-171 sh-P de un total de 24 adquiridos a Rusia, que serán utilizados para luchar contra el narcotráfico, informó el sábado el Ministerio de Defensa, Pedro Cateriano.

Las autoridades anunciaron además haber comprado dos aviones multipropósito Fokker F-50 a Holanda, que estarán destinados « a tareas de vigilancia y exploración marítima ».

Los helicópteros serán destinados a « las Fuerzas Armadas para reforzar la lucha contra el narcoterrorismo » en los valles cocaleros del sureste andino de Perú, donde existen remanentes de la guerrilla de Sendero Luminoso que actúan en alianza con traficantes de cocaína.

Las otras 16 aeronaves rusas llegarán en 2015 a Perú, uno de los principales productores mundiales de hojas de coca y de cocaína, según informes de Naciones Unidas.

El anuncio se produjo una semana después de que el presidente Ollanta Humala efectuara una visita oficial a Rusia, donde fue recibido por el presidente Vladimir Putin.

El ministerio de Defensa recordó que en 2016 Rusia establecerá en La Joya (sur) un centro regional de coproducción, mantenimiento y reparación de helicópteros, en cumplimiento de un acuerdo de diciembre 2013.

El futuro Centro Regional de Mantenimiento apunta a ofrecer servicios técnicos a todos los países de América Latina que tengan helicópteros de fabricación rusa, detallaron las autoridades peruanas.

Las fuerzas armadas de Perú poseen armamento ruso desde la década de 1970. El ejército tiene tanques T-55 y la fuerza aérea cuenta con aviones Mig-29 y Sukhoi-25.

Perú cuenta desde el 2011 con tres helicópteros Mi171Sh.

(AFP)

source: http://www.larepublica.pe/15-11-2014/a-fines-de-noviembre-llegan-8-helicopteros-rusos-para-lucha-contra-el-narcotrafico

0000000000000000000000000

L’ex-président Uribe veut revenir sur la scène politique

Colombie: les services de renseignement dissous, après des années sombres

Colombie: un ex-général accusé de narcotrafic

BOGOTA – Un officier de police colombien à la retraite ayant agi comme responsable de la sécurité durant la présidence d’Alvaro Uribe aurait contrecarré des opérations internationales de lutte contre le trafic de drogue pendant près d’une décennie en collaborant avec d’importants narcotrafiquants, selon un acte d’accusation américain rendu public lundi. L’ancien général Mauricio Santoyo Velasco a été accusé de complot visant à exporter de la cocaïne aux États-Unis de connivence avec les leaders d’un groupe paramilitaire d’extrême-droite et une agence de recouvrement dirigée par des trafiquants de drogue qui embauchaient des assassins et pratiquaient l’enlèvement et l’extorsion afin de recouvrer des dettes.

Selon l’acte d’accusation déposé le 24 mai par un grand jury de Virginie, les crimes reprochés auraient été commis entre 2000 et le mois de novembre 2008. Santoyo aurait ainsi compromis les efforts conjoints des autorités colombiennes, américaines et britanniques pour mettre fin au commerce illégal de stupéfiants.

Il n’a pas été possible de déterminer où se trouvait l’accusé. Un représentant du bureau du procureur général de la Colombie a indiqué sous le couvert de l’anonymat qu’aucun mandat d’arrêt n’avait été émis.

M. Uribe a déclaré à l’Associated Press par le biais d’un message texte lundi qu’il ne commenterait pas davantage l’affaire après avoir écrit le jour précédent sur sa page Twitter qu’il espérait que Santoyo et la police pourraient faire la lumière sur ces accusations.

Alvaro Uribe, qui a quitté le pouvoir en 2010, était très populaire en raison de ses efforts pour améliorer la sécurité dans le pays. Mais sa présidence a aussi été marquée par des scandales de corruption et d’espionnage impliquant ses proches collaborateurs.

00000000000000000000

COLOMBIE: retour sur le narcotrafiquant n°82 Alvaro Uribe Velez par Sergio Camargo

Le narcotrafiquant n°82 Alvaro Uribe Velez
oct 25 Publié par

LE NARCOTRAFIQUANT numéro 82, n’a jamais donné des sérieuses explications que puissent démentir sa complicité avec le plus puissant et sanguinaire cartel des drogues qui existe en Colombie, Le Cartel de Medellin et aussi les monstrueuses activités des escadrons de la mort, qu’il a crée lui-même sous le nom de coopératives de sécurité, CONVIVIR. En même temps qu’Álvaro Uribe Vélez faisait ses premiers pas en politique, ses relations d’amitié et d’affaires avec les principaux narco-criminels du nord de la Colombie se renforçaient au fur et à mesure que le narcotrafic se développait. Nous étions au début des années 80.

Avec le soutien des différentes familles et groupuscules mafieux du pays, le rusé et malhonnête politicien monte petit à petit les marches en direction du pouvoir absolu. D’abord comme simple fonctionnaire, ensuite comme directeur de l’Aéronautique Civil, puis comme gouverneur du département d’Antioquia (fief du narcotrafic), et enfin sénateur de la république en restant toujours lié à la mafia et au crime organisé. C’est en août 2002 que ce sinistre personnage arrive à la présidence de la Colombie avec l’appui conditionné de la mafia et l’aval des Etats-Unis.

Depuis, la terreur que vit le peuple colombien est quotidienne, les assassinats des syndicalistes, journalistes, indigènes, leaders populaires et défenseurs des droits humains ne s’arrêtent pas. Malgré sa prétendue lutte contre le trafic de drogues, de tonnes de cocaïne sortent continuellement des principales côtes et des aéroports du pays. Certains capos de la mafia ont été arrêtés, mais d’autres prennent le relais immédiatement avec la complicité de hauts fonctionnaires, des forces armées et des politiciens de la droite colombienne qui a gouverné le pays avec une main de fer pendant cent quatre vingt ans.

La Colombie est devenue un Narco-Etat, où les droits les plus élémentaires sont bafoués quotidiennement, mais pour les gouvernements des Etats-Unis et de l’Union Européenne c’est une démocratie presque parfaite et son narco-président un digne chef d’Etat. Pour la presse internationale cette histoire du peuple colombien faite de sang, de terreur, de corruption et d’ injustices n’existe pas. C’est un silence qui tue.

Sergio Camargo journaliste et écrivain est auteur de nombreux articles sur la réalité latino-américaine, il a été chef de rédaction de la revue « Latino-Amérique Aujourd’hui » et directeur de la revue « Universo Latino ». Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont l’essai Démocratie Réelle Universelle » (Bogotà 2004)

source: http://radiolatinos.free.fr/le-narcotrafiquant-82.htm

0000000000000000000000000000000

Roberto Saviano, infiltré dans les archives policières, pour écrire « EXTRA PURE » par Marc Fievet (NS 55 DNRED)

J’ai acheté ce livre voici quarante huit heures.

Je me suis précipité sur les pages qu’il consacre à Claudio Pasquale Locatelli que j’ai bien connu, à Roberto Severa que j’ai connu , à Loredana Ferraro que j’ai bien connue, à Pasquale Ciolla que j’ai bien connu , à Heidi que j’ai bien connue et que j’ai présentée à Locatelli, au magistrat Domenico Catenacci que j’ai connu et à qui Locatelli offrait mensuellement une valise d’argent et quelques sorties dans les clubs de Marbella accompagné de Skora (Tiens, il n’apparait pas dans le récit de Roberto Saviano).

Pourquoi n’a-t-il pas parlé de l’OCTRIS et du commissaire Mario Le Corff?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé de Carlos Hernandez Rumbault?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des contacts pris à Zagreb avec l’aide des services officiels de Croatie?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des opérations menées par la GRC-RCMP? (5 TONNES 400 de cocaïne saisies sur le Cargo PACIFICO) ?
Pourquoi n’a-t-il pas parlé des opérations menées par le HM Customs and Excise contre le POSEIDON (saisie de 6 tonnes de cannabis) et arrestation de Bobby Mills, l’ex boyfriend de Heidi?

Il y a des raccourcis et des erreurs dans le récit de Roberto Saviano!

J’ai constaté que toute son « enquête » sur l’ opération Dinero et sur Claudio Pasquale Locatelli ne s’était inspirée que des sources officielles du DEA, du FBI, de la Guardia Civil, de la Policia espagnole, des Carabinieri etc. etc. omettant de parler de l’action de la DNRED (Douane française).

Pourquoi n’a-t-il pas posé des questions à Jean Paul Garcia, le patron de la DNRED (Douane française)?

Pourquoi n’est-il pas venu me poser des questions sur les 16 mois que j’ai passé, lors de mon infiltration, auprès de Claudio Pasquale Locatelli ?

Pourquoi, l’implication de la Guardia Civil, de la Policia espagnole (Gouvernement Felipe Gonzalez – Ministre Rafael Vera) dans le financement du GAL via le narcotrafic n’apparait pas?  Pourquoi n’a-t-il pas parlé du commissaire Ricardo Kohl d’Estepona?

Pourquoi le financement des dernières années de l’ IRA par le narcotrafic n’apparait pas?

Pour qui roule Roberto Saviano ?

Etait-il chargé de réécrire l’histoire de ces trente dernières années en matière de lutte contre le narcotrafic dans le seul but de glorifier ses seuls amis policiers?

Alors, ce livre « EXTRA PURE (Zéro, zéro, zéro ) » ne serait-il qu’un résumé de son « infiltration » dans des archives policières choisies?

marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-20131

Marc Fievet

NS 55 DNRED

PLUS http://marcfievet55.skyrock.com/3201997813-L-histoire-vraie-de-Marc-Fievet-qui-a-inspire-le-film-Gibraltar.html

SECRET DEFENSE

Le secret défense s’applique au dossier de Marc Fievet 

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Fievet)

00000000000000000000000000000000000

 RTL - Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 :  Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.Bonjour à tous ! A la une de L’heure du crime, l’histoire vraie d’un « infiltré », dont la mission était de faire tomber un réseau international de trafic de stupéfiants, et qui se retrouve quelques années plus tard condamné à perpétuité !

Cet homme s’appelle Marc Fievet. Il est mon invité. Son nom est peu ou pas connu du public, mais son aventure a inspiré les scénaristes du film « Gibraltar », qui sort mercredi prochain au cinéma.

Pendant six ans, il  était connu sous le nom de code NS 55. Il a permis aux services des douanes; qui l’avaient recruté en 1988, de récupérer près de 100 tonnes de stupéfiants !

En septembre 1994, un bateau lui appartenant est arraisonné dans l’Atlantique, au large de l’Espagne, avec plus de 5 tonnes de cocaïne. Considéré comme le numéro 2 du réseau, il est condamné à perpétuité, extradé en France où sa peine est ramenée à 20 ans, dont dix ans incompressibles.

Depuis sa sortie de prison, Marc Fievet se bat pour être réhabilité. Sa vie a été détruite. Il veut laver son honneur et que l’Etat reconnaisse qu’il était en service commandé !

Pour écouter:

http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/billet/vendredi-6-septembre-2013-infiltre-au-coeur-de-la-mafia-7764157204

000000000000000000000000000000

Équateur: un réseau de narcotrafiquants démantelé

La police équatorienne a démantelé le réseau de narcotrafiquants « le plus dangereux du pays », a annoncé aujourd’hui le ministre de l’Intérieur José Serrano. Dix membres présumés de la bande ont été interpellés, dont le chef de l’organisation, a précisé M. Serrano dans un message posté sur son compte Twitter.

Les personnes arrêtées sont toutes de nationalité équatorienne, a ajouté le ministre lors d’un point-presse, revenant sur une précédente information selon laquelle des ressortissants étrangers figuraient parmi les suspects. Lors de leur opération, les enquêteurs ont également saisi des biens appartenant au réseau de trafiquants, dont plusieurs yachts, ainsi qu’une propriété utilisée pour organiser des combats de coqs, très populaires en Equateur. Le coup de filet s’est déroulé dans les villes portuaires de Manta et de Guayaquil, dans le sud-ouest du pays. La bande de trafiquants envoyaient « par semaine près de 400 kilos de drogue vers le Guatemala et le Panama », a encore indiqué M. Serrano, précisant que la destination finale était le Mexique et les Etats-Unis.

L’Equateur est considéré comme un pays de transit pour la cocaïne à destination d’Europe et des Etats-Unis. Selon des chiffres officiels, les autorités ont saisi 42 tonnes de drogue depuis le début de l’année. Ses voisins directs, la Colombie et le Pérou, sont considérés par les Nations unies comme les premiers pays producteurs de cocaïne au monde.

Sources:

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/10/06/97001-20141006FILWWW00409-narcotrafic-en-equateur-un-reseau-demantele.php

http://www.liberation.fr/societe/2014/10/06/equateur-demantelement-d-un-important-reseau-de-narcotrafiquants_1116321

 

OOOOOOOOOO

Uruguai tem 22 empresas interessadas em vender maconha

Mafia mexicana exportó 20 toneladas de cocaína pura desde Paita y Callao (FOTOS)

(Foto: Ministerio del Interior)
(Foto: Ministerio del Interior)
Interceptación telefónica a los propietarios de las empresas de fachada Carboníferas Alfa & Omega y Betas Andinas del Perú facilitó la identificación y ubicación de dos mexicanos señalados como presuntos representantes del cartel de Sinaloa instalados en Trujillo, quienes supervisaban el acondicionamiento de la droga en Huanchaco y los embarques a Europa.

Doris Aguirre

Las siete toneladas de cocaína que la policía encontró en un almacén ubicado en el malecón de Huanchaco, Trujillo, eran parte de un acopio que la mafia mexicana del cartel de Sinaloa planeaba despachar por partes a España y Bélgica en un lapso de seis meses.

De acuerdo con cálculos de agentes de la División de Investigaciones Especiales de la Dirección Antidrogas (Divinesp), la organización criminal exportaba la droga en alijos de dos a tres toneladas.

« Hemos registrado que desde la fundación de las empresas de fachada que usaron los narcotraficantes, consiguieron hacer 30 envíos de carbón de piedra, entre 2012 y lo que va del 2014. Para despistar a la Policía y Aduanas, en algunas exportaciones de carbón de piedra camuflaban los paquetes de cocaína y en otros no. Esto significa, por versión de los detenidos, que por lo menos consiguieron exportar 20 toneladas », explicaron fuentes relacionadas con la ‘Operación Carbonero' ».

El 27 de noviembre del 2013, la policía descubrió en Trujillo, en un cargamento de carbón de piedra, 141 kilos de cocaína. Desde entonces, la Dirandro sometió a vigilancia a todas las exportaciones de dicho producto. Es así que los agentes detectaron a las compañías « Carboníferas Alfa & Omega », constituida en Trujillo el 26 de marzo del 2011, y a « Betas Andinas del Perú », registrada el 26 de setiembre del 2012.

El seguimiento permitió a los agentes antinarcóticos registrar un perfil de cada empresa. Empezaron con pequeñas cantidades de carbón de piedra y luego aumentaron sistemáticamente el monto. De pronto, no coincidía que empresas formadas con pequeños capitales financiaran millonarias exportaciones a Europa.

Carboníferas Alfa & Omega fue inscrita por Nancy Altamirano Flores y Carlos Altamirano Flores con un capital de 10 mil soles, el 26 de marzo del 2011. Dieciocho meses después, aumentó su capital a 64 mil 500 soles.

Las fuentes de la policía antidrogas han establecido que la mafia mexicana usó otra empresa para dedicarse al mismo rubro de la exportación de carbón de piedra con el propósito de evitar una eventual intervención de Carboníferas Alfa & Omega. Por eso, constituyeron la empresa Betas Andinas del Perú mediante los testaferros Luis Tinta Jara y Néstor Herrera Villanueva, con un capital de 53 mil 200 soles. Estas personas tampoco cuentan con ingresos para justificar dicho monto.

LA PISTA DEL CARBÓN

« Los montos de capital que se invirtieron para la constitución de las empresas son exiguos en comparación con las enormes cantidades de carbón piedra que exportaban », dijeron las fuentes: « Eso fue lo que nos llamó la atención. No había coincidencia. Además los testaferros son personas sin mayores ingresos. No justificaban el capital que invirtieron ».

La interceptación telefónica a los números de Nancy y Carlos Altamirano Flores, y de Luis Tinta Jara y Néstor Herrera Villanueva, permitió a la Divinesp identificar a sus cómplices y a los representantes del cartel de Sinaloa en Trujillo que verificaban la exportación de la cocaína en cantidades industriales.

« Cuando se confirmó que se dedicaban a la exportación de droga, se organizó una ‘remesa controlada’. Es decir, observamos cómo se organizaban para recibir la cocaína que llegaba del valle de los ríos Apurímac, Ene y Mantaro (Vraem). Luego, el proceso de acondicionamiento de la droga en las piedras de carbón. Y a continuación la preparación para el embarque hacia Europa. Solo después intervinimos el almacén de Huanchaco », explicaron las fuentes antidrogas.

La ubicación de los teléfonos de los detenidos, así como diversas agendas, servirán a la policía antidroga para hacer un seguimiento de las comunicaciones de la organización criminal dedicada a la exportación de droga.

De acuerdo con las fuentes policiales antinarcóticos, la cantidad de droga incautada demuestra que en el Perú las mafias han ingresado a un proceso de producción y exportación de droga en cantidades industriales.

CIUDADANOS AZTECAS SON PIEZAS CLAVES

Rubén Larios Cavadas (35) y Josef Gutiérrez León (24) son los narcotraficantes mexicanos detenidos por su relación con la organización que exportaba droga por toneladas a Europa.

La División de Investigaciones Especiales de la Policía Antidrogas considera que los ciudadanos aztecas serían miembros del poderoso cartel de Sinaloa, responsable de la mayor distribución de droga en el mundo.

La investigación policial ha detectado más de 40 compañías dedicadas a la exportación de carbón de piedra, las que están siendo evaluadas para establecer la procedencia legal de los negocios.

El registro del movimiento migratorio de los mexicanos, sus contactos en Lima y Trujillo, así como sus cuentas bancarias y el levantamiento del secreto de las comunicaciones, han comenzado a aplicarse para identificar a sus contactos en México u otros países. La Dirandro pidió información a la Procuraduría General de la República de México sobre los detenidos.

FUENTE: http://www.larepublica.pe/29-08-2014/mafia-mexicana-exporto-20-toneladas-de-cocaina-pura-desde-paita-y-callao

0000000000000000000000000000

Après le Havre (France), de la cocaïne envoyée par tonnes à Anvers: voici pourquoi la Belgique est devenue zone de transit

Cette semaine encore, plusieurs tonnes de cocaïne à destination de la Belgique ont été découvertes au Pérou. Comment expliquer que la Belgique soit un pays tant convoité par les trafiquants?

Eléments de réponse avec Nathanaël Pauly et Gaëtan Lillon.

30 Août 2014 20h56

Un important coup de filet a été réalisé par la police péruvienne: des tonnes de cocaïne ont été découvertes. Les trafiquants l’avaient dissimulée dans des sacs de charbon. La drogue devait entrer en Belgique par bateau : « Nous sommes un petit pays, dans lequel il est facile d’entrer et de sortir, a expliqué Brice De Ruyver, coordinateur de la cellule générale de Politique Drogues, au micro de notre journaliste Nathanaël Pauly. Je ne dis pas que cette drogue était destinée au marché belge, c’était le cas d’une petite partie seulement ».

Les groupes criminels cherchent des endroits comme le port d’Anvers!

La cocaïne devait arriver chez nous via le port d’Anvers. « C’est ce qu’on appelle un port ouvert, très difficile à sécuriser, on constate cela dans tous les trafics illicites, poursuit Brice De Ruyver. Les groupes criminels cherchent un tel endroit ».

La Belgique n’est pas une plaque tournante, mais bien un pays de transit

Lorsque la drogue parvient en Belgique, elle est en général acheminée vers les Pays-Bas par les trafiquants. C’est bien là qu’est située la plaque tournante du trafic européen. La Belgique est en réalité un pays de transit.

De plus, suite au renforcement des mesures de répression aux Pays-Bas, la production augmente chez nous. « Depuis des années, les plantations de cannabis et les laboratoires de drogues synthétiques augmentent en nombre à cause de la pression croissante exercée par les autorités hollandaises », relève également le coordinateur.

PLUS sur http://www.rtl.be/info/belgique/faitsdivers/1120533/tonnes-de-cocaine-a-destination-de-la-belgique-saisie-voici-pourquoi-notre-pays-est-si-convoite-par-les-trafiquants

 

00000000000000000000000000000000000

GIBRALTAR, le film diffusé actuellement sur Canal +, s’est inspiré très librement de l’histoire de Marc Fievet

Quelques opérations parmi d’autres!

Eté 1993

Quelques problèmes en mer d’Oman!

ile-de-Socotra

L’intervention américaine en Somalie perturbe les plans de Claudio Pascuale Locatelli. Des avions de l’US Air force ne cessent de survoler la zone où le cannabis afghan enlevé dans la région de Gwadar, sur la côte ouest du Pakistan, devait être transféré à bord du Melor, entre l’extrême Est du Yémen et le Nord de l’île de Socotra.

Le cargo iranien qui avait chargé  dans le port pakistanais n’a pu attendre le Melor et a improvisé en transférant les trente-deux tonnes  à bord d’un discret boutre local qui attend sagement le navire Melor dans la zone de Obock, au nord-est de Djibouti, sans attirer l’attention des pilotes américains.

Obock.8

D’un saut d’avion, NS 55 (Marc Fievet) va rejoindre l’équipage en escale à Djibouti avant l’opération de chargement, et s’assure que tout est en ordre.

Le transbordement  s’effectuera le 14 juillet  1993 sans problème.

MELORM/S Melor finançé à l’origine par la Douane française pour l’opération « Claudine » menée avec le British Customs Excise

mer-d-Oman-golf-d-Oman-golf

Malheureusement le Melor n’a qu’un « Brons » de 360 CV et ne peut affronter les vagues , le vent et les courants de la mousson qui s’est établi dans l’océan indien.

mousson-so-ne

Claudio Pascuale Locatelli trouve la solution en nolisant un « supplyer » à Mascate.

supplyer

Gil, le  responsable de la marchandise, a suivi avec le télex du Melor pour assurer la continuité des communications. Toutes les factures qui arrivent à la compagnie Rio Plata ltd de Gibraltar seront transmises à Jean Paul Garcia, attaché de la Douane française à Madrid, aujourd’hui en 2014 directeur de la DNRED;

Les numéros contactés parleront: des échanges avec un télex dans le Var en France mais sur liste rouge…Et de nombreux échanges avec une grande banque de New York!

Le TRACFIN n’ a certainement pas eu les moyens de s’exprimer!

Début novembre 1993 en atlantique nord

Europe-mers-d-Europe-Océan-Atlantique-Amérique-du-Nord

27 tonnes pour le Canada

Ricky Anthony Parsons, rentre au port de Clarenville-St Jones, au Nouveau Brunswick.  Son bateau, le « M/V Cutknife II » est chargé de vingt-sept tonnes de cannabis afghan qu’il a récupéré sur le supplyer  en eaux internationales. La Royal Canadian Mounted Police (RCMP)  saisit la cargaison.

5 tonnes pour l’Angleterre

Le 3 novembre, un bateau de pêche, le  » Schema  » est arraisonné par les douanes anglaises à Bideford, en Cornouailles. Il y a cinq tonnes de cannabis afghan à bord.

***************************************************

Pérou: découverte de plusieurs tonnes de cocaïne destinées à la Belgique

belga Publié le vendredi 29 août 2014 à 07h50 – Mis à jour le vendredi 29 août 2014 à 07h52

Plusieurs tonnes de cocaïne ont été découvertes au Pérou lors d’une importante action contre le trafic de drogue. La cocaïne, cachée dans des sacs de charbon, était prête à être transportée par bateau jusqu’en Belgique et en Espagne, selon l’agence de presse Andina.

Le président péruvien Ollanta Humala a déclaré qu’il s’agissait « du plus gros coup infligé au trafic de drogue de toute l’histoire du Pérou ». Deux Mexicains et six Péruviens ont été arrêtés.

Jeudi soir, la police avait déjà mis la main sur 7,6 tonnes de cocaïne mais de nombreux sacs de charbon devaient encore être fouillés.

SOURCE: http://www.dhnet.be/actu/faits/decouverte-de-plusieurs-tonnes-de-cocaine-destinees-a-la-belgique-54001490357030e6103bc5fa

000000000000000000000000000000