La cargaison était planquée dans une cargaison d’huiles en provenance du Guyana (Amérique du Sud).
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Un groupe criminel organisé soupçonné de trafic de drogue vers l’Islande 🇮🇸 depuis l’Europe et l’Amérique du Sud a été démantelé par les autorités lituaniennes, espagnoles et islandaises, en coopération avec Eurojust et Europol. C’est ce qu’annonce mardi Eurojust, l’unité de coopération judiciaire de l’Union européenne.
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An ex-footballer who used his club’s name as the password for an encrypted phone with which he made drug deals worth half a million pounds, has been jailed for nine years today, 2 February.

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Three drug dealers who discussed trading military grade weapons have been jailed for 75 years in total.

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Criminals from two organised crime groups have been convicted over an elaborate plot to fly large amounts of cocaine into a UK airport, following a National Crime Agency investigation.

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A semi-submersible vessel carrying nearly nine tonnes of cocaine has been stopped in the Atlantic Ocean thanks in part to work by the National Crime Agency.

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21 years and six months behind bars for woman with 85kg of Pakistani heroin in her bedroom
A woman has been jailed for 21 years and six months after National Crime Agency officers found £8.5m worth of heroin in her back bedroom.
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Man with £4m of cocaine stashed in van is jailed
A driver caught with £4m-worth of cocaine in the back of his van has been jailed for nine years today [16 January], following a joint National Crime Agency (NCA) and police investigation.

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Operation Venetic: Crime group member admits role in North East England cocaine plot
A man who was extradited to the UK to face drugs charges has admitted his part in the importation of large amounts of cocaine including loads hidden in empty gas cannisters.
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Brighton class A drug supplier jailed after NCA arrest
An Albanian drug dealer has been jailed for more than three years, following a National Crime Agency investigation.
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A heroin smuggler who argued that he was framed by another man who borrowed his jumper has been jailed for nine years following a National Crime Agency investigation.

A father and son have been sentenced following a National Crime Agency investigation into smuggled heroin worth more than £20 million.

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Les quantités de drogue saisies au port du Pirée atteignent des montants record. Les autorités s’inquiètent de voir la Grèce privilégiée comme porte d’entrée pour les substances importées en Europe par voie maritime.
Un navire arraisonné avec 4,7 tonnes de cocaïne, l’arrestation de l’“Escobar grec” et de sept autres personnes : en quelques mois, plusieurs grosses affaires de trafic de drogue ont émergé en Grèce.
Pour le quotidien Ta Nea, elles “témoignent d’une situation qui s’enracine de plus en plus et qui représente un véritable casse-tête pour les autorités policières à travers le continent : les ports européens sont inondés de cocaïne, provenant principalement de pays d’Amérique latine”.
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Το βράδυ της περασμένης Κυριακής και για άλλη μία φορά, στα χέρια των ελληνικών Αρχών βρέθηκε ο επονομαζόμενος «Έλληνας Εσκομπάρ» για υπόθεση διακίνησης μεγάλης ποσότητας κοκαΐνης από τη Λατινική Αμερική στην Ευρώπη. Πρόκειται για έλληνα επιχειρηματία, ένα αλιευτικό σκάφος συμφερόντων του οποίου, έχοντας ξεκινήσει από τη Νέα Μηχανιώνα, παρέλαβε μεγάλη ποσότητα κοκαΐνης ανοιχτά της νήσου Μαρτινίκα, μεταξύ Καραϊβικής Θάλασσας και Ατλαντικού Ωκεανού. Το αλιευτικό μετέφερε 136 πακέτα, βάρους 25 έως 35 κιλών έκαστο, με τη συνολική ποσότητα να υπολογίζεται σε 4,7 τόνους. Από τις ελληνικές διωκτικές Αρχές, σε συνεργασία με την αμερικανική DEA, ενημερώθηκε δύναμη του γαλλικού πολεμικού ναυτικού, η οποία προσέγγισε το σκάφος. Ακολούθησε ρεσάλτο των γάλλων κομάντος, οι οποίοι δέσμευσαν τα ναρκωτικά και το πλήρωμα. Σε παράλληλη επιχείρηση στην Ελλάδα συνελήφθη ο επιχειρηματίας, ο οποίος είχε απασχολήσει και στο παρελθόν για παρόμοιες υποθέσεις και στους διαδρόμους της Ασφάλειας ήταν γνωστός και με το προσωνύμιο «χοντρός».
Μερικούς μήνες πριν, νωρίς το πρωί της 21ης Ιουλίου, μια μοτοσικλέτα χωρίς πινακίδες εξήλθε με ιλιγγιώδη ταχύτητα από το λιμάνι του Πειραιά. Στη μοτοσικλέτα επέβαιναν δύο άνδρες και ο συνοδηγός είχε στην αγκαλιά του δύο βαριά σακίδια. Κατευθύνθηκαν στην οδό Τριπόλεως με κατεύθυνση τον παράδρομο στη Λεωφόρο Σχιστού – Σκαραμαγκά. Εκεί βρισκόταν ένας τρίτος άνδρας, με ένα πολυτελές αυτοκίνητο. Αυτό που δεν γνώριζαν οι τρεις τους ήταν ότι τους παρακολουθούσαν αστυνομικοί της Δίωξης Ναρκωτικών. Οταν οι τελευταίοι έκαναν αντιληπτή την παρουσία τους, ο άνδρας με το πολυτελές αμάξι επιχείρησε να ξεφύγει. Κάνοντας ελιγμούς, τραυμάτισε έναν αστυνομικό. Η ομάδα της Δίωξης απάντησε με τρεις πυροβολισμούς στα λάστιχα του αυτοκινήτου, όμως ο άνδρας κατάφερε να ξεφύγει. Συνελήφθη λίγα λεπτά αργότερα. Στο μεταξύ, είχαν συλληφθεί και οι δύο άνδρες με τη μοτοσικλέτα και στα βαριά σακίδια που μετέφεραν βρέθηκαν 34 κιλά κοκαΐνης.
Συνολικά, για την υπόθεση συνελήφθησαν επτά άτομα. Οπως περιγράφεται σε έγγραφα των διωκτικών Αρχών που είδαν «ΤΑ ΝΕΑ», οι επτά φέρονται να γνώριζαν πως σε συγκεκριμένο εμπορευματοκιβώτιο, το οποίο νομίμως μετέφερε μπανάνες, υπήρχε κρυμμένη η κοκαΐνη. Επρόκειτο για 20 νάιλον συσκευασίες, οι οποίες είχαν κρυφτεί στον ψυκτικό μηχανισμό του κοντέινερ. Το ταξίδι είχε δε ξεκινήσει από το λιμάνι Πουέρτο Μπολιβάρ του Εκουαδόρ.
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A l’attention des DG de la DGDDI Jean Dominique COMOLLI, Jean Luc VIALA, Pierre Mathieu DUHAMEL, François AUVIGNE, Alain CADIOU, François MONGIN, Jérôme FOURNEL, Hélène CROCQUEVIELLE, Rodolphe GINTZ, Isabelle Braun-Lemaire et Florian COLAS
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Des douaniers ont interpellé un Albanais en provenance d’Espagne sur l’aire de repos de Vergèze dans le Gard alors qu’il se rendait à Lyon. L’individu se trouvait en bordure de l’autoroute A9 et transportait 33 kilos de cocaïne.
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Enfin tous réunis pour vous faire découvrir le monde du narco-business
Opération Trident (4/4) par Emmanuel Fansten, Ismaël Halissat
Au printemps 2023, des policiers sont suspectés d’avoir importé près de 400 kilos de cocaïne en France. Dans le dernier épisode de notre enquête, comment les méthodes des agents antistups menacent de fragiliser une autre procédure.
Pour piéger un gros trafiquant de drogue, des policiers de l’Office antistupéfiants marseillais ont monté une opération de grande envergure, baptisée «Trident», avec l’aide de la DEA, l’agence antidrogue américaine. Mais l’affaire a viré au fiasco, révélant le rôle actif d’agents dans le trafic, dont cinq sont à ce jour mis en examen, et l’intervention de protagonistes troubles. Une débâcle qui menace désormais de fragiliser d’autres procédures judiciaires. Une série de Libération en quatre épisodes.
En ouvrant une fenêtre sur les méthodes des policiers chargés de la lutte contre le narcotrafic à Marseille, la justice n’imaginait sans doute pas découvrir un paysage aussi dévasté. L’enquête judiciaire sur le fiasco de l’opération Trident est partie d’un soupçon de corruption visant un groupe de quelques policiers. Cette procédure, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) en janvier 2024, dont des éléments ont été publiés par le Monde et le Parisien, a pris depuis une ampleur inattendue et mis en lumière une utilisation apparemment banalisée.

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Pas moins de 20 douaniers étaient sur l’Aire des Sablons sur l’autoroute A6 avec un maître-chien, et six agents de la DREAL.

Le véhicule ciblé, peut-être signalé, un porte-bobines transportant des plaques d’aluminium, présentant des travées difficilement accessibles, c’est grâce à l’intervention du maître-chien anti-stupéfiants et son compagnon canin qui après plusieurs marquages a permis de percer le plancher … duquel s’écoula une poudre blanche.
405 kilos de cocaïne ont été saisis le 29 septembre dissimulés dans la fosse centrale dans le plancher de ce camion qui transportait des plaques d’aluminium.


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Pour piéger un gros trafiquant de drogue, des policiers de l’Office antistupéfiants marseillais ont monté une opération de grande envergure, baptisée «Trident», avec l’aide de la DEA, l’agence antidrogue américaine.
Mais l’affaire a viré au fiasco, révélant le rôle actif d’agents dans le trafic, dont cinq sont à ce jour mis en examen, et l’intervention de protagonistes troubles.
Une débâcle qui menace désormais de fragiliser d’autres procédures judiciaires.
Une série de Libération en quatre épisodes.
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Jean Henri Hoguet m’a offert son livre en novembre 2019 lors d’une des visites que je lui rendais lors de mes passages du côté de Saintes non loin de son domicile.

Relisant ces jours derniers « Au service de l’Etat – A travers la Douane « , j’ai relu la dédicace qu’il me fit.

Qui mieux que lui pouvait confirmer l’injustice de l’administration des Douanes ?
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Dans le cadre de notre rétrospective de l’histoire des services d’enquêtes, de recherche et de renseignement de l’institution douanière française, le passage de la « DNED » à la « DNRED » constitue un séquence déterminante. C’est en 1988 que voit le jour une véritable direction du renseignement au sein du service.
Pour relater cette séquence, Nous reproduisons ici l’éclairage apporté par Jean-Henri Hoguet, promoteur de cette mesure novatrice et chef du service à cette époque. Son témoignage est extrait – avec son aimable autorisation – de son ouvrage « Au service de L’Etat à travers la douane – 1954-1996 ».
La Direction du renseignement

L’année 1988 a d’abord été celle de l’adjonction d’un pôle Renseignement à la D.N.E.D., devenue de ce fait D.N.R.E.D., suite à la parution d’un arrêté ministériel du 1er mars 1988 et de 1’Instruction Cadre du 19 mai. Comme proposé par le G.P.A. (Groupe Prospective et Action), le Centre de Documentation et d’Evaluation (C.D.E.), créé quelques années auparavant et qui, faute d’une doctrine bien établie et appliquée avec des moyens correspondant aux objectifs à atteindre, devait disparaître. Les moyens de l’ex -C.D.E, étaient transférés, au moins en partie, à la Direction du Renseignement. La partie Evaluation du C.D.E. était reprise, au niveau des principes, par la Direction générale et l’application pratique des règles relatives à la Valeur en douane relevait des Directions régionales à travers les bureaux de douane et les C.E.R.D.O.C.
Le C.D.E. avait été dirigé jusqu’ici par un directeur, flanqué de deux adjoints cadres supérieurs qui régnaient sur un effectif d’environ 70 agents. Le personnel, livré à des tâches peu exaltantes et mal encadré, relevait plus de la réserve indienne que de la troupe d’élite. Je reçus carte blanche de la D.G. – ce qui est rare – pour ne conserver que les agents que j’estimerais convenir à l’accomplissement des nouvelles tâches de renseignement. Ce contrat prévoyait toutefois que je devais garder le directeur. Je n’ai conservé qu’environ la moitié de l’effectif du C.D.E..
Pour faire fonctionner la nouvelle Direction du Renseignement, il fallait certes des « petites mains » non expertes, mais surtout un encadrement de spécialistes de la lutte contre la fraude. Or, où les trouver sinon chez les enquêteurs de la D.N.E.D. ? Je fis le tour des cinq divisions parisiennes de la Direction des Enquêtes et Recherches en expliquant aux agents ce que je voulais faire avec cette nouvelle Direction du Renseignement et de la Documentation, et les moyens que j’entendais y consacrer, y compris à l’étranger. Je demandais que chaque Division – sur la base du volontariat – me « prête » pour un an ses deux meilleurs agents, libre à eux si l’aventure leur plaisait, de rester un temps plus long à la D.R.D. Si cette expérience ne les satisfaisait pas, ils étaient assurés de retourner, au bout d’un an, dans leurs unités d’origine. Le pari était risqué – un enquêteur de classe n’aime rien plus que de faire des enquêtes avec un résultat probant au bout. Un enquêteur c’est avant tout un chasseur. S’asseoir derrière un bureau ou un ordinateur, peloter des listings ou confronter des séries de données n’a rien de très passionnant, encore que tout enquêteur prépare souvent son enquête de la sorte. Devant la réticence des enquêteurs à venir à la D.R.D., je leur racontais que j’avais rencontré à Londres, au siège de 1’Investigation Division, un enquêteur réputé qui, antérieurement, avait battu moult fois la campagne dans le cadre de ses investigations et qui maintenant se contentait de recueillir des informations, de les analyser et de lancer ses jeunes collègues sur les routes. Cet agent me disait qu’assis derrière son ordinateur, il éprouvait « une véritable jouissance chaque fois qu’il avait réuni le faisceau d’informations qui ferait tomber son client ». L’homme derrière l’ordinateur ajoutait : « avant je me déplaçais, maintenant j’envoie les autres et ça marche ». C’est ainsi qu’avec un peu de persuasion j’ai pu débaucher une petite dizaine (9 au départ) d’enquêteurs qui ont fait démarrer la D.R.D. Quelques-uns y sont restés plus d’un an. Je n’ai pas été ensuite ingrat avec ces agents qui m’ont cru et ont eu le courage de tenter l’aventure.
(…)
La mise en place de la nouvelle D.N.R.E.D.
Concernant le fonctionnement du service, on peut dire que 1988 a vu la mise en marche de la D.R.D. et le début de rapports nouveaux entre cette Direction et celle des Enquêtes Douanières. Nous revenions de loin car, au début, les enquêteurs de la D.E.D., soucieux de conserver leurs enquêtes d’initiative, niaient la nécessité, l’utilité et même la viabilité d’une Direction du Renseignement. Pour les enquêteurs, la Direction du Renseignement ne pouvait avoir qu’une tendance monopolistique et confiscatoire au regard de l’information opérationnelle.
A la D.E.D., on avait également innové. On avait monté des opérations faisant intervenir soit plusieurs échelons, soit une division parisienne et plusieurs échelons. Ces opérations concernaient des livraisons surveillées de stupéfiants naissant à la frontière espagnole et se terminant àMarseille, Lyon ou dans le nord, mais aussi d’autres opérations plus classiquement douanières relatives à un produit importé mais ayant des points de chute disséminés sur tout le territoire. L’importance de ces opérations amenait naturellement à évaluer leur coût en hommes, en matériel et en frais de déplacement et à tirer de cette évaluation des conséquences au regard de la rentabilité
(…)
La D.N.R.E.D. en 1989
Les 14 et 15 mars, je me rendis, en passant par Lille où je pris Bardu avec moi, à Anvers. Le but du voyage était d’examiner avec nos collègues douaniers belges les possibilités d’échanges de renseignements en matière de conteneurs arrivant dans ce grand port et dont une bonne partie était ensuite acheminée sur la France. Je m’aperçus qu’en Belgique la Douane a d’abord pour directive du gouvernement de ne pas freiner le commerce afin que le bon renom du port d’Anvers ne soit pas altéré. La vitesse du dédouanement primait donc la recherche de la fraude.
Les échanges internationaux de renseignements sur la fraude ne s’en développèrent pas moins en 1989. Le nombre des dossiers traités augmenta de 14% par rapport à 1988 et de 67% par rapport à 1985. Compte tenu des facilités que i’avais obtenues pour envoyer des agents en mission à l’étranger, le nombre des missionnaires passa de 26 en 1987 à 51 en 1989. Certaines de ces missions donnèrent d’excellents résultats sur le plan contentieux. Pour la première fois, une permanence H 24 fut instituée dans le secteur de l’assistance mutuelle avec l’étranger, en raison du développement de celle-ci et de la nécessité, dans certains cas, de réagir très vite. En 1989 également un système international de surveillance des navires suspects a été mis sur pied – Mar-Info – et une partie de la gestion du système fut confiée à la D.R.D. par nos collègues étrangers, Pour la première fois, un pays gérait en temps réel un fichier douanier et le mettait à la disposition des autres.
La D.R.D. commençait à être victime de son succès, car si les besoins en informatique pouvaient à peu près être satisfaits, il n’en allait pas de même pour ce qui concerne le renfort en personnel. Cette mēme pénurie nous empêchait de nous lancer dans l’élaboration d’une structure apte à traiter l’information en matière de blanchiment.
A partir de septembre, la D.R.D. eut un nouveau patron. En remplacement de Pla, j’avais pu, en insistant beaucoup, faire nommer sur ce poste de directeur le chef d’échelon de Lille, Jacques Bardu. Tout son passé, y compris lorsqu’il était chef de subdivision dans l’Est, montrait qu’il savait recueillir l’information, développer des réseaux d’informateurs et faire des affaires sur renseignements. Son efficacité était même dérangeante pour certains, d’autant qu’il agissait et rendait compte après, chaque fois qu’il pressentait que la diffusion préalable de I’information était susceptible de retarder ou d’arrêter l’action. De plus, sa notoriété auprès de ses collėgues chefs d’échelon était de nature à donner une crédibilité accrue à la jeune D.R.D.. Dès son arrivée, il mit sur pied un nouveau système de diffusion mensuel de l’information sur la fraude qui incitait les services destinataires à faire du retour d’information et créait 1’émulation entre ces services en publiant leurs résultats. Ce bulletin était en outre présenté sous une forme attractive, relevant plus de la bande dessinée que de la note administrative. Yvon Pelafigue, directeur interrégional à Lille, nous donna un très sérieux coup de main en mettant pendant plusieurs mois à notre disposition le dessinateur-douanier qui illustrait si bien notre document mensuel.
La D.E.D. quant à elle, si elle avait achevé sa reconversion du Change vers la Douane, n’en avait pas moins deux problèmes à résoudre pour s’adapter aux évolutions en cours. Alors qu’elle fonctionnait auparavant en circuit fermé concernant le renseignement qu’elle recueillait et exploitait directement, il lui fallait maintenant, non seulement admettre l’existence de la D.R.D., mais aussi participer à son fonctionnement en la pourvoyant en informations. Des progrès restaient à faire, spécialement pour les recherches, car le changement des habitudes mentales ne se réalise pas immédiatement à la suite d’une injonction, même forte. Le dexièeme problème pour la D.E.D. était que ses unités apprennent à travailler entre elles compte tenu des dimensions nationales et internationales prises par la fraude, qu’il s’agisse de stupéfiants ou de fraudes commerciales communautaires. Devant la complexité ou la difficulté des dossiers à traiter, les agents se rendaient compte que la matière était en train de changer de nature et de dimension et que, pour mener à bien les enquêtes, il fallait mettre en jeu des moyens juridiques, techniques et matériels dont certains faisaient encore défaut (écoutes légales, coopération judiciaire internationale, mesures conservatoires sur les biens situés à l’étranger, etc.).
Jean Henri Hoguet
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Des pêcheurs se retrouvent approchés par des narcotrafiquants pour récupérer des livraisons de stupéfiants en mer. Approchés et parfois complices, plusieurs récentes interpellations et mises en examen ont eu lieu dans le Calvados.
Cinq mois plus tard, les dealers continuent d’approcher les marins d’Ouistreham et des ports voisins, comme le confie un pêcheur. « Un homme assez grand et puis avec une grosse parka, alors qu’on était en plein mois de juin. Il me demande comme ça, « t’es marin pêcheur, tu connaîtrais pas du monde qui pourrait faire des passages ? » Il dit que c’est bien rémunéré et je lui dis, je ne suis pas intéressé et puis le mec il est parti comme ça. Mais comme quoi, ils peuvent venir demander sur les quais », constate-t-il. Parfois, les trafiquants repèrent sur les réseaux sociaux les pêcheurs qui publient une simple photo de leur sortie en mer et ils leur envoient directement un message.
À la criée, on ne justifie pas, mais on tente d’expliquer pourquoi les pêcheurs sont devenus une proie facile pour les narcotrafiquants. Les marins pêchent de moins en moins, les prêts et les dettes s’accumulent. Certains sont pris à la gorge. Et dans les ports normands, les pêcheurs évoquent aussi les méthodes extrêmement violentes des dealers. Pression, intimidation, séquestration pour contraindre les marins les plus réticents à passer à l’acte. « Ils se renseignent bien avant sur ta position familiale. Surtout si tu as des enfants et une femme. Le mec, il sait toute ta vie. Et ça peut faire peur », indique un autre pêcheur.
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Originaire de Chieti, membre d’un gang de motards des Abruzzes, il a été arrêté par la police. C’est lors de la perquisition de son appartement que cette réserve de stupéfiants, prête à être vendue, a été découverte.
Les perquisitions se sont poursuivies à son domicile, où les enquêteurs ont découvert un véritable entrepôt de stupéfiants
73 barres de chocolat avec Psilocybe Cubensis Mexicana (champignons hallucinogènes), complet avec étiquettes de marques connues et mode d’emploi pour gérer les effets similaires à ceux du LSD, dans un réfrigérateur
Trois pots de haschisch à très haute teneur en principe actif, cité plus de 50 euros le gramme
Un chariot avec 2 kg supplémentaires de cocaïne
Dans un placard, 8 paquets de marijuana « Amnesia Haze » pour un poids de presque 9 kg
2.000 euros en espèces, qui serait le produit du trafic de drogue
Les recherches ont également été étendues à sa résidence à Chieti, où d’autres objets ont été retrouvés. 1 kg de marijuana et du matériel d’emballage.
5,5 kg de cocaïne
10 kg de marijuana (Amnesia Haze)
plus de 4 kg de chocolat aux champignons hallucinogènes
2.000 euros en espèces
Selon les enquêteurs, la drogue saisie aurait rapporté environ EUR 500.000 une fois mis sur le marché. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’enquêtes antidrogue plus vastes coordonnées par la DDA de L’Aquila et de Parquet de Pescara, qui a récemment conduit à l’opération « De bout en bout », avec 12 mesures de précaution et des saisies record : 266 kg de haschisch, 3,5 kg de cocaïne et 9 kg de marijuana.
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Le ministre de l’Intérieur était en déplacement à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme ce vendredi.
Bruno Retailleau est sur place alors que la ville est le théâtre de violences liées au narcotrafic, il a notamment annoncé des renforts policiers et le déploiement d’une brigade de CRS mobile.
Bruno Retailleau s’est rendu ce vendredi matin sur le terrain, avenue Charras près de la gare SNCF, un secteur touché par des violences récurrentes liées au narcotrafic, « ces gens-là nous font la guerre, se font la guerre, nous leur ferons la guerre (…) et sans doute qu’elle sera longue » a déclaré le ministre en évoquant les trafiquants de drogue. « Nous avons commencé, nous allons continuer avec des moyens plus importants, avec une stratégie qui nous permettra d’avoir d’autres résultats » espère Bruno Retailleau.
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La BRI de Lille a suivi le container jusqu’à l’interpellation et la saisie au petit matin.
Une dizaine de personnes, toutes de nationalité française, ont été arrêtées, dont 3 aux Antilles.
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EXTRAIT
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?
En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?
Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics, etc.
Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.
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Jean-Pierre Colombies a travaillé plus de dix ans la brigade des stups de Marseille. Il connaît le milieu de la drogue et les moyens que met en oeuvre l’État pour lutter contre le trafic de drogues. Il sait pourquoi les autorités n’obtiennent aucun résultat. Un entretien signé Le Média pour Tous.
L’individu avait été interpellé le 30 mars dernier à Brussels Airport alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol. Le contrôle de son sac à dos par la douane avait permis de découvrir 14 kilogrammes de stupéfiants, incluant des amphétamines, de la kétamine et de la MDMA.
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Après l’option retenue par les forces américaines d’expédier ‘ad patres’ 11 membres d’équipage d’un bateau rapide lesté, sans aucun doute, de cocaïne sans autre forme de procès, que sera bientôt les options retenues pour règlementer le futur de millions de consommateurs addicts de stupéfiants diverses et variés ?
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Maintenir cette option de guerre à outrance ne pénalise en rien les revenus directs et indirects générés par le narco-business. La première conséquence due à l’insécurité grandissante va amener des lois liberticides pour le plus grand nombre sans pour autant mettre fin à cette lutte Anti-stups décidée par le pouvoir en place.
La reconversion de faits de contrebande en crime de narcotrafic puis désormais en narcoterrorisme démontre, si besoin était, la totale incapacité de nos dirigeants (politiques, hauts fonctionnaires et conseillers) a développer une politique anti-stups efficace.
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Le prohibition est un échec total, et les rodomontades des communicants des grandes régaliennes sur leurs exploits journaliers savamment rapportés par les services de presses ne cherchent qu’à manipuler les opinions.
Quand tous ces services se glorifient d’avoir intercepté 100 tonnes, il faut savoir que ce sont 900 tonnes qui sont passées sous leur nez.
Les fortunes accumulées sont bien réelles et les paradis fiscaux ne pourraient le démentir.
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La corruption endémique fait référence à une situation où la corruption est profondément enracinée et répandue dans une société, une institution ou un système, souvent de manière systémique et structurelle. Elle peut prendre diverses formes, telles que la corruption politique, la corruption administrative, la corruption économique, etc.
La corruption endémique se caractérise souvent par une généralisation de la corruption : elle est présente à tous les niveaux de la société ou de l’institution. Une acceptation tacite : la corruption est souvent considérée comme une pratique normale ou acceptable. Une impunité : les personnes corrompues ne sont pas ou trés rarement sanctionnées ou poursuivies.
La corruption endémique peut entraîner des pertes économiques, des inégalités sociales, une perte de confiance dans les institutions, etc.
La corruption endémique est souvent difficile à éradiquer car elle est profondément ancrée dans les structures et les mentalités. Il faut souvent une approche globale et des réformes structurelles pour la combattre efficacement.
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Les budgets démentiels qui sont consacrés à cette lutte permettraient , s’ils étaient affectés à la prévention, d’obtenir enfin des résultats pour que la consommation diminue.
Il n’en est rien malheureusement.
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L’émission Tout un monde de la RTS a diffusé jeudi un témoignage rare, celui de Tess (Tidiane Karaguera), 38 ans, ancien dealer de crack et de cocaïne à Paris. Il est monté très haut dans la hiérarchie du narcotrafic, puis retombé tout en bas. Il a fait de la prison en Turquie pendant sept ans. Sorti de cet enfer, il veut maintenant raconter son histoire pour faire de la prévention auprès des jeunes.
Il a publié ce printemps « Goutte d’Or connexion », un livre qui retrace son parcours dans le milieu du narcotrafic
Grand, le regard direct, rien dans la tenue ou l’attitude de Tess ne le distingue de Monsieur Tout-le-monde. Mais son histoire de vie est assez folle.
Elle commence dans les années 2000 à La Goutte d’Or, un quartier parisien coincé entre la butte Montmartre et les voies ferrées issues de la Gare du Nord, gangréné par le trafic de drogue. Il y grandit avec ses parents, arrivés du Mali. A cette époque, il est bon élève. Geek, fan de mangas. Il ne consomme pas et ne deale pas, même s’il a déjà un certain sens du business: il se fait de l’argent de poche en livrant des pizzas et en copiant des CD et des jeux vidéo qu’il revend.
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