Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Un chauffeur de poids lourd italien, contrôlé par les douaniers du Perthus avec 587 kilos de cannabis à bord de son camion sensé transporter de la lessive, vient d’être condamné à 4 ans de prison ferme, 5 ans d’interdiction du territoire français et plus d’un million d’euros d’amende douanière.
C’est à la barrière de péage frontalière du Boulou (Pyrénées-Orientales), lors d’un contrôle effectué dans la soirée du mardi 5 juillet, que les douaniers du Perthus ont découvert 587 kilos de cannabis dissimulés dans un poids lourd immatriculé en Italie.
Au total, les douaniers ont découvert et saisi 298 kilos de résine de cannabis, 289 kilos d’herbe de cannabis et plus original, 400 grammes de cire de cannabis, un produit concentré ayant une apparence semblable à de la cire d’abeille, mais dont les concentrations de cannabinoïdes peuvent atteindre les 80 %.
C’est TF1 INFO qui nous rappelle qu’en France, les débats autour de la drogue gravitent bien souvent autour du cannabis et de sa légalisation. Pour autant, les spécialistes alertent sur la popularité croissante de la cocaïne. Si l’on en croit des chiffres relayés au cours des derniers jours en ligne, on compterait d’ailleurs en France pas moins de 600.000 consommateurs.
Si le ministère de l’Intérieur communique autour des interpellations liées à la drogue, il ne s’agit pas de l’institution la mieux placée pour évaluer le nombre de consommateurs. Pour obtenir des estimations, c’est vers l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), dont les travaux font référence dans l’Hexagone.
Sur son site, il consacre une page spécifique à la cocaïne et observe que « sous sa forme chlorhydrate », il s’agit du « produit illicite le plus consommé en France après le cannabis ».
La part des 18-64 ans « ayant expérimenté la cocaïne a été multipliée par quatre en deux décennies », apprend-on, passant au sein de la population de « 1,2 % en 1995 à 5,6% en 2017 ». Qu’en est-il des consommateurs plus réguliers ? « L’usage dans l’année est déclaré par 600 000 personnes », note l’OFDT, accréditant le chiffre fourni par Challenges. « L’usage actuel comme l’expérimentation concernent toujours deux à trois fois plus les hommes que les femmes », note l’observatoire. Impossible toutefois de disposer de données plus précises, relatives notamment aux consommateurs mensuels, hebdomadaires ou quotidiens. Si l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies recueille des éléments ciblés sur certains de nos voisins, nous ne pouvons pas compter sur un tel niveau de détail en France.
Qui sont les consommateurs ? « Tout le monde ! », tranchait il y a peu Amine Benyamina, chef du service psychiatrie-addictologie à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne). Interrogé par Le Parisien, il notait que « dans les années 1980, cette drogue était réservée à une élite », mais que désormais « il n’y a plus de déterminisme social. C’est un étudiant en école de commerce, un jeune employé d’une boîte de pub, des journalistes, beaucoup, des soignants, aussi. Des gamins en consomment de temps en temps et la cocaïne circule même dans des lycées. En consultation, les plus jeunes patients ont 16 à 17 ans », alerte-t-il.
L’OFDT rappelle que « la consommation de cocaïne et de crack, qu’elle soit ponctuelle ou chronique, peut avoir un impact sur la santé physique et psychique des usagers. Ces conséquences peuvent survenir quels que soient le mode d’administration, la quantité et la fréquence de l’usage ». La mortalité liée à cette drogue se révèle quant à elle « en nette hausse », puisque « l’implication de la cocaïne, au moins en partie, dans les décès en relation avec l’abus de médicaments et de substances a augmenté au cours des dernières années, passant de 9% à22 % des décès entre 2013 et 2019 ». Aboutissant ainsi à 110 décès en 2019.
Quelque 45 kilos de cocaïne ont été découverts récemment dans un car de tourisme de la société allemande Flixbus, a annoncé vendredi Bruno Coppin, le magistrat chargé des relations avec la presse au parquet limbourgeois.
Gabriel Attal, le ministre délégué chargé des Comptes publics, a félicité les douaniers de la BSI de Poitiers pour la saisie d’une tonne 800 de haschich.
‘ Ces saisies exceptionnelles qui témoignent de l’engagement quotidien des douaniers dans la lutte contre les trafics de stupéfiants ‘ .
Le dauphiné Libéré nous informe que les gendarmes du groupement de l’Ardèche, appuyés notamment par le Groupe interministériel de recherches police (GIRP) de Lyon viennent, dans le cadre du démantèlement d’un trafic de stupéfiants, de mettre la main sur près de 400 kilos de drogue et des armes.
le 2e point de deal le plus « lucratif » de la ville au Champ de Mars muré par la municipalité
Une opération menée par la mairie de Perpignan avec le concours des forces de l’ordre, et que le maire Louis Alliot (Rassemblement National) assume : « Ce qui a motivé l’opération c’est la colère des riverains. Il y a des habitants, il y a des familles. On est à proximité d’écoles, de jardins d’enfants et systématiquement vous aviez des dealers statiques sur ce point de deal, qui importunaient les gens qui passent ou qui les menaçaient. Donc il fallait bien réagir ! »
Des habitants soulagés… mais hors caméra
Difficile pourtant pour notre équipe de reportage de faire parler devant la caméra ces fameux riverains « en colère » d’après le maire. Est-ce la la peur de représailles, une forme de loi du silence ? Hors caméra, de nombreux habitants se disent à la fois soulagés et rassurés. Et les personnes qui ont accepté de répondre à quelques questions devant l’objectif ne se montraient, elles, pas particulièrement enthousiastes quant à cette opération.
Sandrine, une mère de famille qui habite le quartier depuis trois ans, précise même que les dealers « ne l’embêtaient pas du tout « , les jugeant même « polis : ils me disent bonjour tous les jours ». Et lâchant même :« C’est embêtant quand même qu’il y ait toujours la police. Je n’aime pas trop ça. Ca donne une mauvaise image du quartier. »
Avoir voulu juger cette affaire fut une gageure hasardeuse qui n’a rien solutionné et ne solutionnera rien, surtout en ayant oublié tout ou partie des responsables de ces dérives .
ÉTAT de droit, comme ils disent !
Dans un état de droit, comme aiment tant nous le rappeler à longueur d’années tous nos régaliens et autres ‘Politiques’ dans des trémolos de gorges profondes, il s’avère que cet état de droit n’est qu’un étendard brandi pour mieux tromper le citoyen ordinaire.
Que penser d’une justice qui accepte, qui a accepté et qui acceptera encore de se servir de boucs émissaires pour rendre des jugements qui deviennent, sont devenus ou deviendront des vérités définitives selon le dogme républicain de l’ infaillibilité des décisions prononcées ?
Ah! Ne pas contrarier le pouvoir établi qui s’autorise tout et son contraire au mépris du bon sens !
Mais qu’en est-il de ce pouvoir établi aux mains du CAC 40 et autres groupes financiers et dépendant d’une caste dirigeante que sont les IGF, énarques et autres issus des grands corps. (Ils sont discrets en cette période!)
Un pouvoir qui s’autorise l’utilisation de toutes les ressources humaines, scientifiques et commerciales de la France pour satisfaire, voire garantir, des positions dominantes au mépris de l’intérêt général.
Pour mémoire, Karachi et son attentat, qui dorment toujours dans quelques tiroirs, restent pour moi la preuve éclatante de la non-indépendance de la justice. Pourquoi le parquet de Paris refuse d’ouvrir une enquête sur les mensonges de plusieurs hauts responsables des services de renseignement français concernant l’un des personnages clés de l’affaire, le Saoudien Ali Ben Moussalem ?
Comment peut-on encore imaginer que les véritables mafieux politiques de l’époque où Nicolas Sarkozy était au Budget n’ont pas encore comparu devant des juges pour assumer les responsabilités qu’ils ont, Léotard excepté qui est en cassation. Balladur innocenté ! Et Sarkozy le magouilleur pas concerné !
Comment peut-on accepter encore que des services entiers de nos régaliennes sont occupés à maintenir en place, à tout prix, ceux qui sont aux manettes?
Quant aux services de renseignement
On ne fait pas du renseignement et autres actions dérivées avec le « Dalloz » en main en le brandissant telle la bible lors des campagnes de christianisation ou autres croisades. N’est pas Torquemada qui veut ! Plus même, lorsqu’on est en guerre, et bien on agit au mieux des intérêts de la cause que l’on défend.
Mais dans toutes guerres , il y a des salauds institutionnels qui profitent du désordre pour se promouvoir voire s’enrichir, et là est le vrai problème !
Alors, pour les quelques cadres de la Douane française qui ont dû répondre de méfaits avérés, bénéficiant j’imagine de la « protection fonctionnelle », il serait peut-être intéressant de chercher à qui profite réellement la mise en touche momentanée de ce service, peut-être orchestrée par des manipulateurs qui n’ont jamais eu à assumer une responsabilité quelconque des méfaits qu’ils ont commis au cours d’une carrière « exemplaire » bien que terriblement coûteuse pour le contribuable français.
Ces grands ‘serviteurs’ de l’État comme ils se présentent sont avant tout au service de leurs intérêts personnels.
Quant à la DNRED
La DNRED a été durant quelques décennies un service performant mais dérangeant pour les magouilleurs aux manettes. C’est vrai, on peut déplacer un ou deux hommes qui dérangent (Souvenons-nous de la corruption à la DCN et de la seule conclusion qui a rétabli nos deux gendarmes qui n’auraient été mutés que suite à une erreur d’appréciation alors que des officiers supérieurs et généraux étaient mis en cause dans une affaire de prêt illégal de main d’œuvre mise à la disposition de la DCN et payée par des faux marchés publics), mais comment alors se débarrasser d’une légion d’agents qui remontent mensuellement des informations toutes plus accablantes les unes que les autres sur l’éthique de nos dirigeants ?
C’est simple, il suffit de ne pas hésiter à déséquilibrer cette ‘agence’ en révélant des actes inconsidérés et inacceptables qu’elle a commis …et qu’elle commettra encore .
Un énarque du nom d’Erwan Guilmin, qui avait pour objectif de devenir le boss de la DNRED, quand il prit la direction de la DOD , n’hésita pas alors à s’aventurer dans des circuits inconnus qu’empruntaient ses prédécesseurs.
C’est vrai, la place de calife, ça se mérite ! Il faut afficher des résultats ! Fichtre, et l’Erwan y prit goût à ces magouilles qu’il croyait indispensables pour arriver à ses fins.
Pendant cette période, la guerre larvée entre DNRED et OCRTIS fut réactivée par l’énarque en mal de reconnaissance. François Thierry avait de tels résultats avec ses opérations ‘Myrmidon’ qu’Erwan voulut chasser sur les terres de François et qu’il commit l’irréparable lors de la saisie bidon du boulevard Exelmans !
Même que Jean Paul Garcia s’attendait à des représailles ! «On a marché sur la queue du tigre», admettait-il en interne en référence aux fameuses «Brigades du tigre», surnom de la police judiciaire à l’époque de Clemenceau.
Une bonne nouvelle quand même pour Erwan Guilmin, depuis ces « affaires », il est devenu « Chargé de mission à la sous-direction des politiques sociales – Secrétariat général » au Ministère de l’économie et des finances en janvier 2018. Introuvable et ne figurant sur aucun listing téléphonique à Bercy, et… Et à la DG de la Douane française, contactée par Marc Fievet, on ne sait que bredouiller…
Alzheimer a frappé grave!
-A quoi servent-ils ces services si ce n’est que paraître et se faire mousser pour justifier des budgets toujours à la hausse alors que les saisies ne font que suivre difficilement les flux destinés à l’approvisionnement d’un marché en pleine expansion.
-A quoi servent-ils ces agents qui ne peuvent dévoiler la réalité des méfaits qu’ils constatent sur les mafieux aux manettes comme sur les hiérarchies qui les dirigent?
Alors les cadres douaniers qui ont comparu devant les juges sont ils vraiment les responsables de la catastrophe ?
Lu dans « Libé »
On a appris qu’à son arrivée à la tête de la DNRED, fin 2010, l’ancien patron Jean Paul Garcia raconte avoir reçu pour mission de «développer encore les résultats», mais aussi de faire de la «communication», et même du «storytelling», anglicisme qu’il découvre à cette occasion. A cette période , c’était Jérôme Fournel qui était le DG de la Douane !
En clair : raconter de belles histoires pour mettre en avant les grosses prises et faire briller le service.
Quoi de mieux alors que de disqualifier l’ensemble d’un service !
-Souvenons nous de Karachi encore! Nicolas Sarkozy lui même dès son arrivée à Bercy avait décrété l’arrêt de toutes les actions d’infiltration sans qu’aucun cadre douanier ne s’élève contre cet ukase ministériel. (Du jour au lendemain, interdiction formelle de sortie du territoire pour les cadres de la DNRED fut décrétée par Sarkozy, et Joseph Le Louarn, le boss de la DNRED n’informa même pas les agents infiltrés. C’est vrai que des agents infiltrés souvent découvrent ce qui a vocation à rester caché, alors si l’on peut s’en débarrasser astucieusement …. On monte des « chantiers » !
-Souvenons nous de l’agent Olivier Thérondel du Tracfin de J.B. Carpentier dans le dossier Cahuzac. Viré, condamné à de la prison pour ne pas avoir respecté l’omerta.
–Souvenons nous aussi…
—————————
La renaissance
Alors, sans doute, seul un énarque pouvait rétablir la confiance et réanimer la DNRED en réorientant les actions des grandes directions performantes qu’étaient la DRD, la DED et la DOD!
Le coup de massue fut tel que l’ensemble des agents en titube encore!
——————–
Ces derniers jours Florian Colas qui dirige la DNRED depuis avril 2021, a donné une (excellente) interview à AEF info.
Originaire du Var, diplômé de Sciences Po et de l’ENA, Florian Colas est sorti deuxième de sa promo en 2012, Il a ensuite rejoint l’Inspection générale des finances (IGF) où il a notamment réalisé un audit du contrôle fiscal des entreprises. Puis, il a fait une pige de quelques mois comme chargé d’affaires chez Wendel. C’est en 2017 qu’il a été recruté à Bercy, d’abord comme conseiller fiscalité du ministre Gérald Darmanin, s’occupant surtout de la mise en œuvre du prélèvement à la source. Avant de devenir directeur adjoint du cabinet puis le bras droit d’Olivier Dussopt en juillet 2020. (source)
Lors de cette interview, Florian Colas, le directeur national du renseignement et des enquêtes douanières, y détaille la montée en puissance de la structure.
Quelques extraits:
Nous restons sur le cœur de mission de la douane : les trafics illicites qui impliquent des flux de marchandises transfrontaliers.
La DNRED s’appuie sur deux piliers.
Le premier c’est le code des douanes qui est très adapté pour la lutte et l’interception de trafics en flagrant délit.
Le second pilier, c’est le code de la sécurité intérieure puisque nous sommes un service de renseignement du premier cercle.
AEF info : Sébastien Bombal a récemment été nommé directeur technique de la DNRED, après avoir préfiguré cette direction. À quoi sert-elle ?
Florian Colas : La direction technique est la dernière-née de la DNRED. Elle a été créée le 1er janvier dernier. C’est pour cette raison que la DNRED a été présente pour la première fois au FIC cette année. La direction technique doit répondre à trois défis. D’abord celui de la cybersécurité interne. Elle devra veiller à davantage sécuriser nos outils de communication et informatiques. La DNRED est un service du premier cercle de la communauté du renseignement et doit à ce titre se conformer à des standards extrêmement exigeants. Cela engage notre crédibilité et la confiance des partenaires avec lesquels nous échangeons (DGSE, DGSI, DRM, DRSD, Tracfin).
L’arrivée de la direction technique va entraîner une transformation technologique qui va irriguer nos méthodes. Il va falloir former les agents aux nouveaux outils jusqu’au terrain. Par ailleurs, on nous donne des pouvoirs exorbitants du droit commun, donc il faut toujours une traçabilité et du contrôle.
AEF info : Justement, le 7 juin dernier, les procureurs ont requis devant le tribunal correctionnel de Paris des peines à l’encontre de six anciens cadres de la DNRED dont Jean-Paul Garcia, directeur national du renseignement et des enquêtes douanières de 2010 à 2017, dans une affaire de trafic d’importation de café. Cette affaire va-t-elle avoir une incidence sur la prévention de ce type de dérives et sur le contrôle de la déontologie ?
Florian Colas :De fait, la transformation a eu lieu dès la révélation des faits en 2017. Le service a franchi une étape importante avec ce qu’on a appelé la « refondation », qui a conduit à tirer les conséquences des dysfonctionnements mis à jour. Une feuille de route a été mise en œuvre pendant plusieurs années et a profondément transformé la maison. La DNRED d’aujourd’hui n’est pas celle dont on a parlé au cours du procès. Il y a eu une très forte structuration de nos processus internes, un effort de formation extrêmement important. Nous avons également recruté une magistrate qui est ma conseillère juridique et chargée des relations avec l’autorité judiciaire. En parallèle, une cellule de contrôle interne et d’audit a été constituée.
Bien sûr, en matière de déontologie, il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers. Je sollicite régulièrement l’inspection générale de la douane, qui a une fonction administrative [contrairement aux inspections générales de la police et de la gendarmerie nationales qui remplissent également une fonction judiciaire]. Il faut en permanence se requestionner pour sécuriser les opérations, d’autant plus que le cadre juridique est complexe et évolutif. Si les conséquences de cette affaire ont été tirées dès 2017, face aux risques que représentent les enquêtes et l’évolution des technologies, on doit continuer d’être robuste.
————————————————
C’est Pascal Schmidt qui disait au tribunal : « Un panier de crabes à la DNRED !«
En réalité, c’est un petit panier de crabes, comparé à Bercy, qui est un très très gros panier de très gros crabes.
Une femme de 60 ans a été mise en examen ce mardi et placée en détention par le parquet de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Arrêtée par la brigade anticriminalité vendredi dernier à Anglet, la sexagénaire est soupçonnée d’avoir organisé un trafic de drogue depuis son appartement, rapporte France Bleu Pays basque.
Des armes retrouvées pendant la perquisition
Les policiers avaient dans un premier temps interpellé un client présumé au bas de l’immeuble. Ils se sont ensuite rendus au domicile de la « dealeuse » qui avait visiblement vendu de la cocaïne au consommateur. Sur place, les fonctionnaires ont mis la main sur 250 g de cocaïne et 1 kg de résine de cannabis, indique Sud-Ouest. De la drogue était scotchée sous l’évier de la cuisine ou une étagère.
Toulouse : Un quinquagénaire à la main verte cultivait son cannabis lui-même
Etant gros consommateur de cannabis et bon jardinier, il préférait le cultiver lui-même plutôt que de s’approvisionner en produits douteux dans des endroits malfamés. C’est l’explication qu’a donnée aux policiers venus perquisitionner son « garage sans toit », un habitant de Tournefeuille, près de Toulouse.
L’homme de 57 ans, parfaitement inconnu de la justice, a été interpellé en début de semaine, sur la foi « d’une information » communiquée au commissariat. Et il faut croire qu’il fume énormément : 35 beaux pieds de cannabis ont été retrouvés chez lui, de quoi obtenir environ 5 kg d’herbe.
Vingt personnes vont être entendues par le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) pendant six jours à partir de ce vendredi. Elles sont suspectées d’avoir entretenu durant plusieurs années Caliweed, le plus gros réseau de stupéfiants du Sud francilien, qui était notamment basé à Villejuif, rapporte Le Parisien.
Un marketing inédit
Ce réseau, spécialisé dans la vente de résine de cannabis et d’herbe de haute qualité, avait pour particularité de proposer leurs produits directement via Snapchat à travers un marketing particulièrement travaillé. Une fois commandés, les stupéfiants pouvaient ensuite être récupérés au stade Gabriel-Thibault de Villejuif ou être livrés chez le client pour les commandes avec un montant minimum.
Six personnes ont été interpellées dans la capitale rabelaisienne, à Rivière, Saint-Pierre-des-Corps et Châteauroux (Indre), suspectées d’alimenter un trafic de stupéfiants depuis un appartement du centre-ville de Chinon.
Héroïne, cocaïne et cannabis
Au terme de trois mois de surveillance et d’écoutes, les militaires sont parvenus « à établir avec précision qui étaient les personnes impliquées et quels étaient leurs rôles », précise le chef d’escadron Eugénie Ferrero. De l’héroïne, de la cocaïne et du cannabis auraient ainsi été détaillés depuis fin 2021, date à laquelle une dénonciation est parvenue aux gendarmes.
Âgés de 23 à 50 ans, la plupart se trouvent en situation de récidive légale. Pour les plus impliqués, une peine allant jusqu’à vingt années de prison est encourue.
Des interpellations simultanées à Aurillac et Paris ont été menées, lundi 13 juin, par les policiers du commissariat de la cité géraldienne. Elles ont abouti, ce vendredi, à la mise en examen et au placement en détention provisoire de cinq hommes, dont une personne connue de la justice cantalienne, déjà condamnée dans le cadre du trafic de la rue de la Coste, mise en examen dans le dossier des incendies de parking de l’été 2018…
L’affaire débute en mars dernier, avec l’ouverture d’une enquête préliminaire autour de dealers vendant de la drogue via les messageries Snapchat ou Télégram et s’identifiant comme « Haschcoffee38 ». L’enquête menée par la BAC 38 et la Brigade des stupéfiants de la sureté départementale aboutit à trois interpellations le jeudi 16 juin à Saint-Égrève, Fontaine et Jarrie.
Une perquisition dans un appartement square Berlioz, au Clos-des-Roses, a conduit à la saisie d’une quantité de drogue non négligeable mardi 14 juin : 1,6 kilo cannabis (résine et herbe), 560 grammes de cocaïne et 580 grammes d’héroïne.
L’affaire a débuté en janvier 2021 quand les enquêteurs de la brigade anti-stupéfiants du commissariat de La Seyne-sur-Mer reçoivent un renseignement sur un trafic de cannabis et de cocaïne camouflé dans un food-truck de vente de poulets rôtis implanté sur la commune.
Le dealer vendait du cannabis dans des paquets de bonbons avec des marques parodiées
Les policiers de la BAC ont interpellé un jeune dealer de 19 ans durant sa livraison de drogue à domicile, dans le sud de Paris. Il venait de sortir de prison et a nié les faits, malgré les éléments le mettant en cause.
Ce vendredi 17 juin au matin, les gendarmes de l’antenne GIGN d’Orange, les militaires de la compagnie d’Alès et les enquêteurs de la brigade de recherches ont investi le quartier des Cévennes un peu avant 6 heures.
Une dizaine d’agents de la police municipale d’Alès ont participé à l’opération en bouclant les accès au quartier. À 6 heures, le GIGN a ensuite procédé à l’interpellation d’un individu d’une quarantaine d’années, bien connu des services de la justice.
Lors de la perquisition de son domicile, les gendarmes ont mis la main sur une arme de poing et un fusil d’assaut de type Kalachnikov AK 47. Un peu d’héroïne, du cannabis, du matériel pour conditionner la drogue et un peu d’argent liquide ont aussi été découverts.
À Marseille, un des points de deal les plus lucratifs vient d’être démantelé dans la cité Bassens. La planque cachait des armes et de la drogue.
Les auteurs interpellés ont entre 20 et 30 ans et sont parfois de la même famille. Plus de 30 kilos de munitions ont été retrouvés. Dans ce point de deal, le chiffre d’affaires pouvait monter jusqu’à 80.000 euros par jour.
« Nous avons récupéré 20 kilos de cannabis, de l’argent, mais surtout un dépôt d’armes importants, car nous avons 18 armes, dont deux pistolets mitrailleurs, sept kalachnikov, cinq armes de poing, 3.000 munitions, dont 1.500 servaient à approvisionner les kalachnikov« , explique la procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens.
Une « mule » interpellée à Angers avec plus de 2,2 kg de cocaïne dans l’estomac, « un record »
Un homme de 54 ans a été interpellé par les douanes à la descente du train, mardi 14 juin, en gare d’Angers. Il arrivait de Guyane, via l’aéroport d’Orly. Il transportait près de 200 ovules de cocaïne in corpore, un record. Il sera jugé lundi en comparution immédiate.
En avril 2022, un renseignement parvient aux oreilles des gendarmes concernant un trafic de cocaïne à Melesse. Une enquête est alors confiée au groupe stupéfiants de la gendarmerie, basé à Rennes (Ille-et-Vilaine). Elle permet d’identifier plusieurs suspects.
Un homme a été interpellé le 13 juin dernier en gare TGV d’Avignon par les douaniers. Contrôlé, ce Guyanais de 18 ans en provenance d’Amérique du Sud était en fait une mule qui transportait des ovules de cocaïne dans son estomac.
Le jeune homme a été placé en rétention douanière. Laissé au repos le temps de l’expulsion de ses ovules, il a ensuite été remis aux enquêteurs de la PJ d’Avignon. Placé en garde à vue, le jeune homme a expliqué qu’il avait voyagé jusqu’au Surinam où des trafiquants lui auraient demandé de transporter les ovules jusqu’en France. Revenu en Guyane, il a ensuite ingurgité ses 114 petits sachets emplis de drogue avant de voyager jusqu’en France et d’être interpellé.
Les enquêteurs de la brigade de gendarmerie de Saint-Martin-lez-Tatinghem sont parvenus à mettre un coup d’arrêt à un trafic de stupéfiants qui sévissait à Éperlecques depuis novembre 2021. À la tête de ce réseau de revente, un couple. L’homme, le plus impliqué, a été condamné à la prison ferme et incarcéré.
Des agents de la police nationale, avec la collaboration de l’OFAST français et de la police locale d’Antequera, ont démantelé une organisation criminelle franco-marocaine à Ronda.
Dans les perquisitions effectuées, les agents ont saisi 440 kilos de haschich, 186 kilos de marijuana, un fusil d’assaut AK-74 et un pistolet semi-automatique (les deux armes avec chargeur de munitions), deux véhicules et un dispositif de géolocalisation. L’enquête a été ouverte grâce à l’échange d’informations et à la collaboration internationale menée entre la Police Nationale et les autorités policières françaises.
L’OFAST (Office de lutte contre les stupéfiants) de France a informé les policiers espagnols de l’existence d’une maison située dans la commune malaguène d’Arriate, où des membres d’une organisation criminelle franco-marocaine stockeraient de la drogue avant transport vers le territoire français.
C’est Tonic Radio qui nous informe que le lundi 13 juin, trois individus âgés de 26, 24 et 19 ans ont été interpellés à leur domicile respectif.
Les policiers y ont trouvé deux kilos de résine de cannabis et quelques grammes de cocaïne mais surtout beaucoup d’argent : environ 160 000 euros. Les trois suspects ont été placés en garde à vue.
Le mardi 14 juin, la brigade anticriminalité grenobloise a contrôlé un véhicule stationné rue Diderot, à Grenoble. À bord de la voiture se trouvent deux personnes âgées de 37 et 49 ans. Aux pieds du passager, la brigade découvre la présence de deux plaquettes de haschich. Dans la foulée, les policiers décident alors de se rendre au domicile des deux individus et saisissent alors 16 kilos de résine de cannabis cachés au domicile du plus jeune des deux.
L’enquête a démarré sur la base d’informations indiquant que le gérant d’un fast-food, avenue du Général-Patton, revendrait de la drogue par kilos. Les surveillances ont permis d’établir que le commerçant fournissait ses clients devant son établissement.
Le jeudi 9 juin, tôt dans la matinée, le suspect a été interpellé à son domicile de la rue du Clos-des-Sources, à Melun. Chez lui, les policiers ont mis la main sur 18,5 kilos de résine de cannabis, 4,5 kilos d’herbe et 15 000 € en argent liquide.
Saisie de presque 1300 kilos de résine à Metz le 8 juin.
5 interpellés dans cette affaire qui sont présentés aujourd’hui à la Jirs de Nancy.
L’enquête de la P.J. Metz a débuté en avril suite à un renseignement sur un grossiste installé en région messine.
Les surveillances avec l’aide de la BRI de Metz a permis de confirmer le renseignement et de localiser le lieu de chargement des produits à Hettange Grande et le lieu de stockage à Metz.
Le 8 juin dans la nuit les surveillances ont permis d’assister au déchargement d’un camion espagnol dans l’enceinte d’un entrepôt à Hettange Grande. Les véhicules qui quittaient les lieux étaient suivis par la BRI et interpellés.
L’utilitaire conduit par un homme de main contenait 757 kilos de résine et 16 kilos d’herbe.
La tête de réseau était interpellée dans une voiture ouvreuse.
Au domicile de la nourrice à Metz étaient saisis 519 kilos de résine supplémentaires. Plus 5 kilos de résine dans un box.
Au domicile de la tête de réseau de nombreux vêtements et montres de marque étaient saisis.
5 interpellations
La tête de réseau, le chauffeur de l’utilitaire, le chauffeur du camion espagnol, la nourrice et l’individu ayant mis à disposition l’entrepôt pour le déchargement.
30 000 euros en espèces au total étaient également saisis.
Les gabelous ont saisi cette petite cargaison lors d’un contrôle au péage autoroutier de Castets dans la nuit du 1er au 2 juin dans le véhicule d’un maçon espagnol de 36 ans domicilié dans un village proche de Malaga (Espagne) a été arrêté dans la nuit du mercredi au jeudi 2 juin.
La résine de cannabis était planquée mais le chien douanier l’a reniflée entre le plancher et le châssis du fourgon.
Marc Fiévet, aka «NS55», est le 55e aviseur recruté par l’échelon nantais de la DNRED. Le skipper a 44 ans lorsqu’il est «tamponné» en 1988 par les douanes à Gibraltar, la minuscule enclave britannique située à la pointe sud de l’Espagne.
Le cargo MELOR financé par Bercy
C’est la grande époque de la Costa del Sol, devenue en quelques années le nouvel épicentre du trafic de drogue en Europe. Proposant aux malfrats de convoyer leur came à bord de son voilier, NS55 répercute toutes les informations en temps réel à ses officiers traitants, ébahis devant l’audace de cet aviseur hors pair.
Ses résultats sont tellement extraordinaires que Charasse le reçoit en personne à Bercy, et vient lui rendre visite à Marbella.
Encouragé, Fiévet a ouvert un bar-restaurant, en association avec la Douane Française, dans la station balnéaire d’ESTEPONA, le Saint-Georges, où se bousculent la pègre locale et les truands de passage. Mais au fil des saisies, la pression n’en finit pas de se resserrer sur NS55.
Le 23 septembre 1994, il est interpellé dans le sud de l’Espagne. Deux mandats d’arrêt internationaux ont été émis contre lui par le Canada et le Royaume-Uni, convaincus de son rôle dans l’importation de plusieurs tonnes de drogue sur leur territoire.
Lâché par ses ex-amis douaniers, Marc Fiévet fera plus de dix ans de prison entre l’Espagne, l’Angleterre, le Canada et la France.
Depuis, son spectre flotte toujours sur l’histoire du service.
Le « SECRET DÉFENSE » est toujours appliqué au dossier de Marc Fievet
°°°°
Il semblerait que l’honneur ne soit pas une vertu connue par les DG Comolli, Viala, Duhamel, Cadiou, Auvigne, Mongin, Fournel, Crocquevieille, Gintz et Braun-Lemaire
La Directrice générale de la Douane française, Isabelle Braun-Lemaire, (ici à l’embarcadère de Bercy) n’a à ce jour pris aucune mesure pour contrôler efficacement ce port.
C’est le JDD qui nous alerte sur les problèmes rencontrés par les dockers qui travaillent sur ce port, première plateforme de France pour le débarquement des conteneurs où le trafic de cocaïne bat des records.
La peur règne sur les quais.
Notamment parmi les dockers, en première ligne face aux gangs criminels dont certains se font les complices.
Le port de l’angoisse
Allan Affagard avait un bon job de docker sur le port. Son cadavre a été découvert dans la cour de l’école Jules-Collet à Montivilliers, à 15 kilomètres de son lieu de travail, le 12 juin 2020 au matin. Enlevé et séquestré, ce délégué CGT a pourtant bel et bien été battu à mort.
Deux ans plus tôt, il avait été mis en examen pour son rôle présumé, qu’il a toujours nié, dans le déchargement d’une cargaison de plus d’une tonne de cocaïne et placé sous contrôle judiciaire. Le docker avait également déposé plainte après avoir reçu des menaces sur son téléphone trois mois avant son meurtre. Deux ans après les faits, ses proches attendent toujours de savoir pourquoi il a été tué.
Trois personnes ont bien été mises en examen dans ce dossier toujours à l’instruction, mais selon l’avocate de la famille, Mirya Le Petit, l’enquête n’a pas permis de remonter jusqu’aux commanditaires.
Les conteneurs : Le Havre en tire sa richesse et en a même fait son monument emblématique.
Plantée à l’entrée du port, la Catène de l’artiste Vincent Ganivet, une double arche monumentale de 36 conteneurs multicolores, a été érigée en 2017, pile dans la perspective de la mairie d’Édouard Philippe, arrière-petit-fils* de docker, pour célébrer le 500e anniversaire de la création du port par François Ier.
Le procès en cours de cadres douaniers de la DNRED semble ne pas motiver les grands médias de masse appelés « mainstream » à nous rapporter le déroulement de ces journées durant lesquelles les magistrats cherchent à comprendre avant de juger!
Sans doute silence du à une consigne savamment transmise, voire une prudente réserve sur ce dossier qui a interpellé bon nombre de nos concitoyens.
Dès le début de cette affaire, j’avais écrit que le manque de courage de nos grands manitous d’ « Enarchie » ou d’ailleurs, très forts pour pousser des cris d’orfraie, mais incapables d’assumer une quelconque responsabilité, aurait des conséquences durables sur le fonctionnement des services actions de la Douane française.
Jamais, cette affaire n’aurait dû « tomber » dans le domaine public via la justice qui ne pourra que faire plus de mal que de bien à l’institution. Il fallait traiter en interne avec rigueur et sans passe droit ou autres mesures de copinage de type mafieux ces dérapages connus et jamais vraiment dénoncés par nos fonctionnaires participants, à l’insu de leur plein gré, auprès d’une hiérarchie perdue, qui a donné les ordres aux gabelous au cours des « opérations clandestines bidons », de couper leurs portables et d’utiliser des téléphones d’emprunt ?
Certes, on ne fait pas de renseignements et autres actions dérivées avec le « Dalloz » en main en le brandissant telle la bible lors des campagnes de christianisation ou autres croisades.
Mais vouloir aujourd’hui juger cette affaire est une gageure hasardeuse qui ne solutionnera rien, surtout en oubliant tout ou partie des responsables de ces dérives .
Ce ne sont pas moins de 103 kilos de résine de cannabis et près de 445 kilos de pollen de cannabis qui ont été saisis par les douaniers dijonnais sur l’A6.
La drogue était dissimulée dans un chargement de plaques de plâtre en provenance d’Espagne et transporté par un camion immatriculé en Roumanie.
Les douaniers dijonnais soulèvent alors des plaques de plâtres et découvrent une cachette formée par des plaques découpées, remplie de ballots. L’ouverture de ces derniers révèle la présence de résine de cannabis.
Le déchargement et la fouille complète de la remorque permettent alors de découvrir, répartis sur trois palettes, 16 ballots camouflés dans un système de cercueil entre les plaques de plâtre, pour un total de 103,12 kg de résine de cannabis sous forme d’ovules et 444,64 kg de pollen de cannabis sous forme de savonnettes.
Les gendarmes et le Groupe interministériel de recherches ont frappé la tête d’un réseau qui fournissait en résine de cannabis et cocaïne l’ouest de la France.
Un coup de filet des gendarmes de Loire-Atlantique s’est refermé sur 17 suspects mardi 31 mai. Les enquêteurs ont mis la main sur près de 800 kg de résine de cannabis et 140 kg de cocaïne.
Près d’une tonne de drogue découverte dans des véhicules mardi 31 mai, dans le secteur de Nantes, quinze interpellations, un million d’avoirs criminels saisis.
Habitué des conférences de presse, il semble que le ministre du Budget aura quelques difficultés à s’exprimer sur cette sinistre affaire montée de toutes pièces dans le seul but de doper artificiellement les chiffres !
La justice soupçonne l’opération« Aurore » d’avoir été montée de toutes pièces
Si la justice doute encore, c’est à désespérer du travail d’intelligence que l’instruction a fourni !
Seuls, sur le banc des accusés de ces filouteries douanières, quelques responsables irresponsables et beaucoup d’absentéisme volontaire !
Vincent Monnier de l’OBS a sorti un papier à l’instant
EXTRAIT
Procès des dérives des douanes : les saisies record étaient-elles totalement fumeuses ?
Jusqu’au 9 juin se tient au tribunal de Paris le procès de six anciens hauts cadres de la DNRED, le service de renseignement des douanes. Ils sont notamment soupçonnés d’avoir monté de toutes pièces deux opérations de saisie de café avec l’aide de leur aviseur fétiche et controversé. Lequel en aurait profité pour importer des cigarettes de contrebande. Ce que les protagonistes contestent.
C’était ce qu’on appelle une « saisie record ». De celles qui font les gros titres de la presse, gonflent d’un coup les statistiques et suscitent les félicitations des ministres de tutelle. A l’été 2015, les agents de la Direction nationale du Renseignement et des Enquêtes douanières (DNRED) mettent la main sur 43 tonnes de café contrefait de la marque L’Or de Maison du Café, tout d’abord dans un poids lourd arrêté à un péage de l’autoroute A1, puis dans un entrepôt d’Argenteuil (Val-d’Oise). « Une première sur le territoire national », claironnent alors Bercy et la Direction des Douanes. Las, les développements judiciaires de cette affaire ne seront pas vraiment ceux initialement escomptés.
Depuis le 9 mai, six anciens haut gradés de la DNRED – un service figurant parmi le premier cercle de la communauté du renseignement, au même titre que la DGSI ou la DGSE –, deux aviseurs et un intermédiaire comparaissent devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour des faits d’« importation en bande organisée de marchandises contrefaites », « escroquerie », « détournement de fonds publics ».
La justice soupçonne l’opération, baptisée « Aurore », d’avoir été montée de toutes pièces dans le seul but de doper artificiellement les chiffres. Autrement dit, cette saisie de contrefaçons serait elle-même contrefaite. Un comble pour des douaniers.