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C’est le fruit de plus d’un an d’enquête. Les gendarmes mayennais en coopération avec les forces de l’ordre belges et épaulées par le GIGN de Nantes ont arrêté sept personnes mardi en Mayenne et Belgique, impliqués dans un « trafic structuré » de cannabis et de cocaïne, annonce la procureure de la République de Laval dans un communiqué ce vendredi soir. Six personnes ont été placées en détention provisoire dans le département, une septième a été incarcérée en Belgique.
Une vaste opération mardi en Mayenne
L’opération, menée « en coopération avec les forces de sécurité intérieures belges, dans le cadre de l’entraide judiciaire européenne », a été conduite avec l’appui des gendarmes de la Mayenne, et de l’antenne GIGN de Nantes, « engageant 80 gendarmes », a indiqué la procureure de la République de Laval Céline Maigne dans un communiqué.
Elle a permis « l’interpellation en Mayenne et en Belgique (mardi) de 7 individus mis en cause dans ce trafic structuré portant sur du cannabis et de la cocaïne », a précisé la magistrate. Une arme de poing, 350 grammes de cocaïne, des vêtements et véhicules, ainsi que d’importantes sommes d’argent ont été saisies.
Vêtements et chaussures de luxe tout neufs, parfums et whiskys haut de gamme…
Dimanche matin 21 novembre 2021, les gendarmes de Château-Gontier-sur-Mayenne, appuyés par des policiers manceaux, ont fouillé l’appartement d’un Guyanais, résidant à Allonnes (Sarthe), et arrêté par les douaniers samedi 20 novembre.
Chargé de mission auprès de Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Économie et des Finances, à qui Fievet avait écrit de sa prison canadienne de Renous, François Auvigne avait envoyé Messieurs Gatard de Marseille et Roux de Washington DC pour convaincre Fievet de Plaider coupable au Canada en faisant préciser que l’on arrangerait sa situation dès son retour en France
François Auvigne, lorsqu’il devint le Directeur général de la Douane française , a démontréune couardise consternante en refusant d’assumer les engagements pris auprès de Marc Fievet par les dirigeants de la DNRED et par les envoyés douaniers venus rencontrer Fievet au Canada sur sa demande,. Ces faits confirment que chez ces gens-là, l’honneur n’existe pas .
Neuf personnes ont été interpellées lundi en Isère et dans la Loire, soupçonnées d’être impliquées dans un trafic international de drogue. Quatre d’entre elles ont été mises en examen. Elles se seraient servi d’entreprises vendant du CBD pour dissimuler leurs activités.
Selon le procureur de Grenoble, Eric Vaillant, « 535 kg d’herbe et 57 kg de résine de cannabis » ont été saisis chez ces commerçants de cannabidiol (CBD), une substance tirée du cannabis qui ne contient quasiment pas de THC aux effets psychotropes. Le parquet a ouvert une enquête sur ce trafic présumé, il y a près d’un an, après un signalement du service des douanes.
Un colis en provenance de Rome contenant 3,7 kg d’herbe de cannabis a conduit les enquêteurs à s’intéresser à un auto-entrepreneur de Varces-Allières-et-Risset (Isère), âgé de 29 ans. « Les enquêteurs de la brigade des recherches de Grenoble parviennent à démontrer que son activité sert d’écran à un important trafic international de stupéfiants », indique M. Vaillant dans un communiqué.
Lundi 15 novembre, dix individus ont été interpellés à Avignon, Entraigues et surtout Cavaillon (Vaucluse), dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, apprend-on ce jeudi.
L’information a été confirmée par le ministre de l’Intérieur en personne, Gérald Darmanin, relayant un article du Dauphiné libéré.
«Des munitions et de la drogue ont été saisies. Merci à nos policiers pour cette importante opération contre ce fléau», s’est félicité le patron de la place Beauvau.
Les forces de l’ordre ont interpellé 23 personnes, mardi, au petit matin, dans le cadre d’un démantèlement d’un trafic qui sévissait à la cité des Oliviers dans le 13e arrondissement de Marseille. Le réseau est « totalement démantelé » selon la police judiciaire.
Les enquêteurs de la Sureté départementale, de la police judiciaire et de la BRI (Brigade de recherche et d’intervention) ont mené une importante opération, à Mulhouse (Haut-Rhin), dimanche 14 novembre 2021. Ils ont saisi 110 kilos de cannabis et interpellé une dizaine de trafiquants, suite à une enquête conjointe de plus d’un an.
Une trentaine de policiers ont interpellé les trafiquants, lors d’une remontée en Go fast depuis l’Espagne. Les malfaiteurs étaient disséminés sur l’autoroute A 39, sur une trentaine de kilomètres, au moment des interpellations. Il a fallu une vingtaine de policiers de la sécurité publique et du raid pour interpeller deux d’entre eux notamment.
Selon la procureure de la république du tribunal judiciaire de Mulhouse et les chefs des services de police : « C’est une enquête exemplaire, car on a interpellé la tête du réseau et notamment la personne qui s’occupait de l’importation depuis l’Espagne et de la personne qui revendait sur Mulhouse. »
Une affaire importante, car ce sont des dealers expérimentés, dont le trafic est ainsi interrompu dans le quartier de Bourtzwiller à Mulhouse et bien au-delà. Tous ont été présentés au juge d’instruction et mis en examen.
La mort d’un homme de 35 ans, tué vendredi 12 novembre 2021 à l’arme blanche à Lanester (Morbihan), met tragiquement en lumière l’existence des trafics de stupéfiants et de la violence des réseaux.
À Coquelles, dans le Pas-de-Calais, la police aux frontières britanniques 🇬🇧 a découvert 418 kilos de cocaïne au milieu d’un chargement de beignets d’oignon surgelés.
Ce Français d’origine algérienne de 33 ans qui vivait à Marseille (Bouches-du-Rhône) a été arrêté ce dimanche 14 novembre à l’aéroport de Casablanca par les autorités marocaines sur la base d’un mandat d’arrêt européen et d’Interpol.
Une information qui a été confirmée ce lundi soir par le parquet de Marseille dans un communiqué de presse.
Considéré comme un importateur important de résine de cannabis dans le département des Bouches-du-Rhône, le trafiquant présumé était recherché dans le cadre d’une information judiciaire du chef d’assassinat en bande organisée. Un règlement de comptes mortel survenu le 3 aout 2020 sur l’autoroute A7, au nord de Marseille. Un jeune homme âgé de 19 ans avait été abattu de plusieurs balles au thorax et au visage d’une arme de type kalachnikov alors qu’il circulait à bord d’une Clio noire. Son frère avait été grièvement blessé. L’enquête avait été confiée à l’époque à la direction territoriale de la police judiciaire de Marseille.
Trois saisies distinctes ont eu lieu au péage de Biriatou, à la frontière espagnole, en trois jours
Une série de saisies a permis à la brigade des douanes d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) de mettre la main sur plus de 1,7 tonne de cannabis en trois jours, au péage de Biriatou à la frontière espagnole.
Suite à une enquête, les douanes ont mis un dispositif de contrôle au péage de Gignac ce matin, sur l’A20. Ils attendaient un convoi de plusieurs voitures « ouvreuses » et « porteuses », celles qui transportent la marchandise. L’une des « porteuses », une grosse cylindrée BMW, a été retrouvée abandonnée avec 490 kg de cannabis.
Près de 280 kilos de cannabis, 3,5 kilos de cocaïne et 60.000 euros d’argent ont été découverts lors de l’opération conduite par la brigade des stupéfiants de la sûreté départementale.
La saisie a été opérée dans la maison d’un jeune père de famille qui n’était pas connu de la justice.
Les Policiers se sont rendus à la résidence Porte de l’Ouest, longée par l’avenue Rhin et Danube et le pont de Catane, à deux pas du quartier Mistral.
Un box contenait 150 kilos de résine de cannabis dont une partie était conditionnée en gros packs de un kilo, et une autre partie était déjà préparée pour la vente. Il y avait aussi cinq kilos de cocaïne et un kilo d’héroïne.
Ce mercredi soir, vers 22h, une puissante Audi RS6 est arrivée au péage de Reventin-Vaugris. Mais le conducteur de la berline de luxe s’est rendu compte que le passage en direction de Lyon était surveillé par des douaniers. L’homme derrière le volant a alors décidé de faire demi-tour au milieu des voies de circulation de l’A7.
L’Audi noire a parcouru alors plusieurs kilomètres, circulant à contresens sur la bande d’arrêt d’urgence pour tenter de semer les forces de l’ordre à ses trousses. La voiture des trafiquants a finalement été abandonnée, toujours sur la bande d’arrêt d’urgence peu avant la sortie de Chanas. A l’intérieur, les douaniers ont découvert une centaine de kilos de cannabis dans ce véhicule faussement plaqué.
Le Clan del Golfo, sous l’autorité d’Otoniel, avait la capacité de trafiquer chaque mois près de 20 tonnes de cocaïne
Le réseau du narcotrafiquant «Otoniel», arrêté le 23 octobre, entretient des connexions avec les cartels de Sinaloa et Jalisco, les mafias calabraise et sicilienne, ainsi que celles des Balkans.
«Nous avons des preuves que cette organisation criminelle a cinq alliances principales pour mener à bien ses exportations de cocaïne sous différentes latitudes», a expliqué le général Jorge Luis Vargas, au cours d’une conférence de presse au siège de la police à Bogota.
Au Mexique, le Clan del Golfo est lié aux cartels de Sinaloa et de Jalisco nouvelle génération. En Europe, il commerce «avec les mafias calabraise et sicilienne, de même qu’avec les réseaux de narcotrafiquants des Balkans, ces derniers se chargeant de fournir les pays d’Asie et plus particulièrement du Moyen Orient», selon le général Vargas.
Dairo Antonio Usuga, alias «Otoniel», a été arrêté le 23 octobre dans le nord-ouest de la Colombie, lors d’une vaste opération militaire.
Quand on parle de blanchiment d’argent, on pense d’abord aux trafiquants de drogue. Mais ils ne sont pas les seuls à y recourir.
Les trafiquants d’armes ou les réseaux de la prostitution utilisent les mêmes réseaux, mais aussi les notables qui pratiquent la fraude fiscale ou l’abus de biens sociaux.
Les mécanismes du blanchiment d’argent n’ont aucun secret pour Quentin Mugg, ancien capitaine de police à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière de 2005 à 2015.
Dans ces réseaux souterrains, le cash circule par centaines de millions d’un bout à l’autre de la planète.
Le marché du blanchiment est international et Marseille y tient « une place particulière » d’une part parce que « c’est un port et il y a dans les zones portuaires plus de trafic qu’ailleurs », comme l’indique Quentin Mugg, et d’autre part à cause des trafics de drogue.
Des courtiers occultes
Et pour blanchir de l’argent, c’est finalement « très simple » souligne le policier même si « ça peut paraître surprenant ».
Certains montages de blanchiment peuvent être très complexes mais c’est rarement le cas dans le crime organisé, notamment le trafic de drogue à Marseille.
« On a affaire à des sommes d’argent en liquide et les mécanismes qui sont à l’œuvre pour blanchir cet argent, pour l’exfiltrer, sont des mécanismes très anciens qui existent depuis des siècles puisqu’on s’en servait déjà sur les routes de la soie », note-t-il.
« L’idée consiste à avoir un ensemble d’agents, disposés un peu partout dans le monde et qui sont connectés entre eux et à qui on peut s’adresser pour remettre des sommes en liquide à un endroit, de manière à récupérer des sommes équivalentes – moins les commissions – dans un autre lieu », explique le policier spécialisé.
C’est finalement aussi simple que de s’adresser à son banquier pour faire un virement à l’étranger…
Sauf que dans le cas présent, l’agent de change s’appelle « saraf » s’il est en Afrique du Nord, « moneybroker » aux États-Unis ou « dolleros » au Brésil.
Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.
Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991)
Sans fioritures:
Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?
Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.
Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?
Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.
L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.
Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…
C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?
En Europe , je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des États aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?
Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.
Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.
Publié le 09 décembre 2007, par David Servenay
Dans la peau d’un narco infiltré au coeur de la mafiade Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc
Au service de l’État à travers la douane, 1954-1996de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan