FRANCE 🇫🇷: la prohibition tue, légalisons le cannabis

Cette mesure ne rangerait pas illico les kalachs dans les placards. Mais la question doit être posée pour affronter la réalité plutôt que de la fuir en comptant les morts, comme ce week-end à Marseille.

A Marseille, un jeune de 14 ans est mort ce week-end, sans doute victime d’un nouveau règlement de comptes. (François Nascimbeni/AFP)

par Michel Henry, Rédacteur en chef adjoint de la revue

Derrière la recrudescence des règlements de compte à Marseille, il est une constante : ce ne sont pas les drogues illégales qui tuent, mais la prohibition, ce système vicieux et vicié qui, depuis cinquante ans, apporte chaque jour la preuve de son inanité.

Pourtant, ses adeptes unis par une croyance aveugle restent fervents, réfractaires à toute donnée démontrant que le modèle s’écroule sous leurs yeux.

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FRANCE 🇫🇷 (Rendez-Vous 24 avec Frédéric Ploquin) : les politiques sont-ils les idiots utiles des trafiquants ?

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FRANCE 🇫🇷 (Trafic d’armes de guerre dans les cités) : le commanditaire turc arrêté en Bulgarie

Cette affaire de trafic d’armes entre la Belgique et la Seine-et-Marne avait débuté par l’arrestation sur l’autoroute de jeunes gens de Melun en octobre 2020. Un turc, désigné comme leur commanditaire, a été arrêté et mis en examen ce mardi à Paris.

Des fusils d'assaut Kalashnikov ont notamment été saisis par les forces de l'ordre. DR

Des fusils d’assaut Kalashnikov ont notamment été saisis par les forces de l’ordre. DR

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L’enquête a débuté en octobre dernier par un simple contrôle de la douane, à un péage situé dans le nord de la France.

Selon une source judiciaire contactée par La République de Seine-et-Marne, un homme d’une trentaine d’années a été mis en examen par un juge d’instruction, confirmant une information du Parisien. Selon nos informations, il a été placé en détention provisoire pour des faits présumés de transport, détention, acquisition d’armes de catégorie A et B en réunion.

Il est également visé de faits présumés d’importation en bande organisée de marchandises prohibées et association de malfaiteurs. D’après Le Parisien, l’enquête a débuté en octobre dernier par un simple contrôle de la douane, à un péage situé dans le nord de la France. Deux individus tentent d’échapper au contrôle et se débarrassent d’un sac.

Ces fusils d’assaut étaient sans doute destinés à protéger les intérêts des trafiquants de drogue d’une cité de Seine-et-Marne. C’est en tout cas l’hypothèse qui tient la corde pour les enquêteurs dans ce dossier qui vient de connaître une nouvelle avancée.

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NARCO-LOGISTIQUE: les grandes routes du haschisch marocain vers ses fumeurs en Europe

Si le haschisch est cultivé au Maroc, son parcours pour arriver vers les consommateurs en Europe traverse plusieurs pays que ce soit par voie terrestre ou maritime.

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FRANCE 🇫🇷 (Drogue) : tout ce qu’il faut savoir sur l’économie du narcotrafic

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MARSEILLE 🇦🇱 🇦🇲 🇪🇬 🇭🇷 🇪🇸 🇬🇷 🇮🇹 🇮🇱 🇱🇧 🇲🇬 🇲🇩 🇵🇹 🇬🇼 🇩🇿 🇷🇴 🇲🇱 🇲🇦 🇷🇸 🇻🇳 🇧🇫 🇱🇾 🇹🇳 🇨🇾 🇹🇷 🇽🇰 (France 🇫🇷) : dealers, trafiquants, guetteurs ou simples « victimes collatérales »… Qui sont-ils ?

Marseille est le théâtre d’un été meurtrier à cause des règlements de compte sur fond de trafic de drogue. Certains succombent aux balles qui leur étaient destinées, d’autres se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment.

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MAROC 🇲🇦 (Cannabis) : le kif du Rif, or vert du Maroc… mais l’écart entre les revenus que génère le trafic et ceux que perçoivent les fermiers est abyssal

Un reportage

de

Leyla Ouazzani (texte) et Hervé Lequeux (photos)

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Des paysans peu payés par rapport au trafic que le haschich génère

Il ne faut pas s’imaginer que les paysans rifains et leur nombreuse progéniture mènent grand train. L’écart entre les revenus que génère le trafic et ceux que perçoivent les fermiers est abyssal, comme l’a constaté le photographe Hervé Lequeux, auteur des images de ce reportage effectué dans la région de Ketama.

«Cela reste artisanal pour la majorité, qui travaille jusqu’à douze heures par jour mais vit chichement, dit-il. Toute la famille est sollicitée en fonction des tâches : les femmes comme les enfants, lesquels ratent l’école quand on a besoin d’eux. Souvent, c’est le jeune fils qui ramène l’âne chargé des tiges coupées. Ces paysans ont des tarifs imposés et ne profitent pas du tout de la manne de la transformation de la matière première qu’ils produisent.» Cédé au prix de gros environ soixante-dix centimes d’euro le gramme à Ketama, le haschich est ensuite revendu au détail entre deux et trois euros au Maroc et bien plus en Europe.

Hervé a partagé le quotidien d’Ahmed (qui préfère ne pas donner son nom de famille), un fermier qui dispose d’une vingtaine d’hectares exclusivement de cannabis du côté d’Azila, au pied du mont Tidirhine. Son herbe, c’est surtout la traditionnelle beldia, cultivée ici depuis des lustres, mais il réserve une petite parcelle de son champ à la critikal, une variété importée mise au point en laboratoire et fortement concentrée en THC (tétrahydrocannabinol), la substance du cannabis possédant des propriétés psychoactives. Lui ne consomme, du matin au soir, que la résine issue de la plante ancestrale. Les quintes de toux qui le secouent ? «C’est le kif qui les soigne», assure ce fumeur invétéré qui n’a aucun mal à gravir le sentier menant au toit du Rif qui surplombe son exploitation. Aujourd’hui, dans les villages, beaucoup d’hommes fument la résine, mais seuls les vieux continuent à mélanger feuilles de cannabis finement hachées et tabac dans leur sebsi.

Les régions pauvres du Rif, chaîne montagneuse qui s’étend sur 500 km entre Tanger à l’ouest et le fleuve Moulouya à l’est, cultivent le kif en profitant d’une tolérance ancienne, qui remonte au XIXe siècle et au sultan Mulay Hasan Ier. © GEO

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MASSALIA 🇫🇷 (Μασσαλία) : pour Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône, ce qui manque aujourd’hui, c’est un travail collaboratif entre toutes les autorités locales et nationales pour arriver à l’objectif qui est de réduire l’insécurité à Marseille

Trafic de drogue à Marseille : « La moitié de la ville est ghettoïsée en matière de transports en commun », selon un député LREM des Bouches-du-Rhône

Saïd Ahamada dénonce « des coups de menton » du maire de Marseille, qui a souhaité la création d’un parquet spécial anti-drogue dans la cité phocéenne, après une nouvelle tuerie entre trafiquants. Le député LREM mise, lui, sur une meilleure collaboration entre les collectivités locales et l’Etat.

Article rédigé par

Radio France
Publié
Le député LREM des Bouches-du-Rhône Saïd Ahamada, le 21 février 2020, à Marseille. (CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)

« La moitié de la ville est ghettoïsée en matière de transports en commun. Il n’est pas possible, pour quelqu’un qui habite les quartiers nord de Marseille, d’aller travailler tôt le matin ou de rentrer tard le soir », affirme lundi 23 août sur franceinfo Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône. À Marseille, le trafic de drogue a causé la mort de trois personnes dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 août. franceinfo : Que pensez-vous de la proposition du maire, Benoît Payan, de créer un parquet antidrogue à Marseille ? Est-ce que les moyens judiciaires sont suffisants ? 

Saïd Ahamada : Je suis aussi sceptique que les professionnels des forces de l’ordre. Toutes les idées sont bonnes à donner. Venant du maire de Marseille et des autres autorités locales, j’attends un travail d’introspection, plutôt que tout de suite se retourner vers l’Etat en lui disant de mettre des moyens. Peut-être faut-il que le maire de Marseille s’interroge sur ce que peut faire la municipalité ? Et que chacun à son niveau s’interroge sur ce qu’il peut faire. Cette année aura été l’année où les moyens judiciaires n’auront jamais été aussi importants depuis plus de dix ans. On est arrivés à l’objectif que les forces de police soient augmentées à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône. On est passé à plus de 300 hommes sur deux ans, et 100 déjà cette année. Le travail du côté de l’Etat, on le fait du mieux que l’on peut.

« Ce qui manque aujourd’hui, c’est un travail collaboratif entre toutes les autorités locales et nationales pour arriver à l’objectif qui est de réduire l’insécurité à Marseille. »

Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône

à franceinfo

Il ne s’agit pas uniquement de problèmes sécuritaires. Il faut évidemment tenir sur la partie sécuritaire, mais à Marseille vous avez un terreau pour cette violence. Qui est responsable de l’état des écoles ? C’est la mairie de Marseille. Qui est responsable du fait que la moitié de Marseille soit ghettoïsée en matière de transports en commun ? Ce ne sont pas les compétences de la Ville ou de l’État, ce sont les compétences de la métropole. Si on veut agir sur le long terme sur ces questions de sécurité, il faut que l’on ait un travail commun. Je demande à ce que ce travail d’introspection, que M. Payan veut que l’État fasse, qu’il le fasse aussi à son niveau. Et que les consommateurs aussi qui alimentent ce trafic, parce que l’argent de la drogue, c’est d’abord l’argent des consommateurs, fassent aussi ce travail d’introspection.

Pourquoi n’arrivez-vous pas à travailler ensemble aujourd’hui ? 

Ce que je demande à la fois à l’État mais aussi aux responsables des collectivités locales, c’est de mener ce travail partenarial pour arriver à des résultats. Qu’on ait un plan d’action sur le court terme, le moyen terme, le long terme, les aspects sécuritaires, les aspects de prévention, d’éducation, de retour de la République dans ces territoires, pour faire en sorte qu’on ait des résultats effectifs. C’est comme ça qu’on arrivera à avoir ces résultats, et pas avec des coups de menton dès qu’un mort survient sur la ville.

« Si on ne compte que sur l’Etat pour y arriver, on n’y arrivera pas. Cela ne dépend pas que de l’Etat. »

Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône

à franceinfo

La moitié de la ville est ghettoïsée en matière de transports en commun. Il n’est pas possible, pour quelqu’un qui habite les quartiers nord de Marseille, d’aller travailler tôt le matin ou de rentrer tard le soir. Ce n’est pas de la compétence de l’Etat et si on n’en prend pas conscience, je pense qu’on ira droit dans le mur. Je travaille actuellement avec les autorités maritimes pour qu’on ait une école de la mer à Marseille. C’est quelque chose sur lequel on peut travailler, État, collectivité, mairie, métropole, pour arriver à des résultats. Sans travail partenarial, on n’y arrivera pas, et je ne jette pas la pierre ni d’un côté, ni de l’autre.

Existe-t-il une impunité des trafiquants à Marseille ?  

Non, je ne dirai pas ça. Assez bizarrement, lorsqu’il y a des morts, souvent c’est parce que la police travaille bien. Malheureusement, il y a des morts, malheureusement il y a des victimes collatérales. Mais lorsque la police fait ce qu’elle fait aujourd’hui, tape des réseaux, fait un travail de harcèlement, elle met en insécurité ces réseaux. Pour continuer à pouvoir tenir ces territoires, ils se livrent à des guerres de gangs. C’est un moment difficile que l’on a à passer à Marseille. Si la police continue à faire ce travail, je ne désespère pas qu’on arrive à des résultats sur le long terme, qui ne se fera pas sans ce travail partenarial.

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FRANCE 🇫🇷 (Vannes) : plus d’info sur le jeune homme blessé par balle à Ménimur

Dimanche 22 août 2021, vers 22 h, des coups de feu ont éclaté dans le quartier de Ménimur à Vannes (Morbihan), rue Claude-Monet. Un jeune homme âgé de 17 ans a été blessé par un tir à la jambe. Il a été transporté par les pompiers à l’hôpital de Vannes. Selon le voisinage, la victime n’est pas un jeune du quartier mais, originaire de Rennes et était sur un point de deal habituel dans le quartier.

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FRANCE 🇫🇷 (Vannes) : un homme blessé par balle à Ménimur

Dimanche 22 août 2021, vers 22 h, des coups de feu ont éclaté dans le quartier de Ménimur à Vannes (Morbihan), rue Claude-Monnet. Un jeune homme âgé de 17 ans a été blessé par un tir à la jambe. Il a été transporté par les pompiers à l’hôpital de Vannes.

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille – cité de La Marine bleue) : trois hommes tués sur fond de trafic de stups

Probables règlements de comptes sur fond de trafic de stupéfiants dans la nuit de samedi 21 à dimanche 22 août.

Vers minuit, deux hommes de 25 et 26 ans ont été abattus de plusieurs balles de calibre 9 mm et de fusil d’assaut dans la cité de La Marine bleue.

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FRANCE 🇫🇷 (Drogue) : désœuvrement et manque de repaires ont fait le lit du narcotrafic

« La drogue est un incendie qui couve à peu près partout sur le territoire« , estime le journaliste Frédéric Ploquin qui conclut cet interview par : « En dehors du fait de multiplier les policiers, il faut essayer d’offrir aussi à cette jeunesse une autre porte de sortie que de ressembler à Scarface, et de gagner beaucoup d’argent pour avoir des filles, des fringues et la belle vie. Ce n’est pas ça la vie. On le voit bien, c’est même la mort. »

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AVISEUR INTERNATIONAL : les toutes dernières « NARCONEWS » via Twitter

FRANCE 🇫🇷 (Interview de Gérald Darmanin) : «Harceler sans relâche les trafiquants de drogue»

Dans une interview accordée au Figaro, le ministre de l’Intérieur révèle le bilan de la lutte contre les stupéfiants depuis janvier. Il annonce une extension des «quartiers témoins» et une vaste offensive contre la drogue au volant.

Christophe CORNEVIN : Vous avez déclaré une guerre totale à la drogue, et pourtant les trafics affichent une insolente santé en dépit de la crise sanitaire. N’êtes-vous pas en train de perdre ce combat?

Gérald DARMANIN. – Non, bien au contraire! Si l’on considère les priorités fixées il y a un an, c’est-à-dire la reconquête de la rue pour empêcher que ces trafics minent nos quartiers et nos villages, nous avons gagné une bataille dans cette guerre difficile et très ancienne. Pour les six premiers mois de l’année, 57 tonnes de cannabis ont été saisies. C’est une augmentation de 37% par rapport à la même période de l’année 2020, qui était déjà une année record. Dans le même temps, les saisies de cocaïne ont bondi de 91%, avec quasiment 9 tonnes interceptées, tandis que les prises d’héroïne ont progressé de 60% et celles de l’ecstasy de 24%. 

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FRANCE 🇫🇷 (Narcobusiness): l’État fourbit la riposte face à la poussée du trafic

La France reste gangrenée en profondeur par les trafics de drogue, 4000 points de deal ayant été répertoriés sur l’ensemble territoire.

Dopé par les pratiques commerciales agressives des dealers, le trafic semble plus que jamais florissant. Experts et policiers évaluent qu’entre 12 et 20 tonnes de cocaïne par an sont nécessaires pour satisfaire le marché français, où se trouvent 600.000 usagers. Sur le front du cannabis, consommé par 900.000 fumeurs réguliers, la poussée de l’herbe affole les compteurs.

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FRANCE 🇫🇷 (Trafic de drogue): pour Yves Thréard, « Un long combat », pour Marc Fievet, un combat entretenu depuis des décennies

Il y a quarante ans, le juge Pierre Michel était tué de trois balles dans le centre de Marseille. Bête noire des héritiers de la French Connection, cet homme était alors la terreur des barons de la drogue. Dans les rangs de la police et de la justice, le souvenir de cet assassinat est encore très présent. Depuis, les méthodes de travail des enquêteurs ont changé, mais celles des trafiquants aussi, qui ne cessent de fabriquer de nouvelles substances et d’inventer de nouveaux modes de commercialisation.

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : a-t-on déjà entendu Jérôme Fournel aborder le cas d’Erwan Guilmin, l’ex DOD de la DNRED ?

Et à la DG de la Douane française, contactée par Marc Fievet, on ne sait que bredouiller…

Alzheimer a frappé grave!

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FRANCE 🇫🇷 (Bercy > Douane > DNRED): de l’incompétence professionnelle à la malhonnêteté

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED de la Douane Française): grandeur et décadence d’une hiérarchie perdue

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Où l’on reparle du « SECRET DEFENSE » et des exploits d’Erwan Guilmin et de Jérôme Fournel.

DNRED 🇫🇷(DOD Paris – Douane française): Erwan Guilmin, énarque et administrateur civil, est un menteur

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Un peu plus sur Jérôme Fournel

FRANCE (Cour des comptes): les DG de la douane française font voler les millions, pas les avions! 

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BRASIL 🇧🇷 (Porto de Paranaguá) : 350 kg de cocaínaencontrada em um carga de madeira que teria como destino o porto de Le Havre, na França

A Receita Federal apreendeu 350 kg de cocaína que estavam dentro de um contêiner no Porto de Paranaguá, na manhã desta quarta-feira (11).

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FRANCE 🇫🇷 (Perpignan) : une fusillade sur fond de trafic de drogue fait un mort et trois blessés

Un homme de 23 ans a été tué par balles et trois autres personnes ont été blessées lors d’un fusillade entre bandes rivales, dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 août à Perpignan.

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MAROC 🇲🇦 (Rabat) : depuis près d’un mois, grand bal des tartuffes au Parlement marocain

« Pour des raisons thérapeutiques », disent-ils… Depuis près d’un mois, le sujet du cannabis est au centre des débats au Parlement marocain. Non pour renforcer les contrôles et torpiller le trafic de cannabis, mais pour légiférer sur sa légalisation. Voilà qui va donner des « hallucinations » au voisin européen …

217 tonnes. C’est la quantité de cannabis et d’herbe, saisie par les services de la sûreté nationale et la surveillance du territoire national pendant le confinement sanitaire. 600 kg en octobre de l’année 2019, découverts, cette fois, par les gendarmeries de Narbonne et de Clermont-Ferrand. Trois mois plus tôt, 27,3 tonnes soigneusement dissimulées dans des véhicules de transport international, au port de Tanger-Med. En 2018, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) avait mis la main sur 52 tonnes de résine de cannabis. En 2017 : 700 tonnes, selon un rapport d’Etat américain sur le trafic de drogue.

Mais ce dernier rapport ne s’est pas contenté de jouer les comptables : il pointe les intérêts du Royaume dans ce trafic, insistant notamment sur les gains qu’il en a tirés en 2017 : le magot correspondrait “à 23 % du PIB marocain, soit plus de 100 milliards de dollars”. Une mine d’or pour le Maroc, mais un camouflet pour l’Europe: “principale destination de ce trafic, qui transite par l’Espagne, avant d’irriguer le Vieux Continent”, précise le rapport.

Il n’y a pas de fumée sans feu

Fait curieux : les autorités marocaines laissent faire les trafiquants, tout en s’empressant à pondre des communiqués victorieux sur la baisse de cette criminalité. Pourtant, il suffit d’un détour par le nord du pays pour le constater : les champs de cannabis s’étalent sur plusieurs hectares. Sans qu’il y ait un raclement de gorge de la part des autorités. Mais chut… Le dernier qui a joué à l’enfant d’Andersen – cet enfant qui criait : “le roi est nu” -, c’est l’Office des Nation-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) : depuis quatorze ans, il est interdit de réaliser des enquêtes de terrain.

Car rien ne doit venir souiller “le habits neufs de l’empereur”. Au Maroc, le cannabis n’obéit pas seulement à des intérêts économiques : il est cultivé principalement dans la région frondeuse du RIF. Là-bas, c’est le trafic qui permet de nourrir de nombreux habitants. Plus de 800.000 personnes, selon ce dernier rapport des Nations Unis. La moindre intervention des gendarmes contre les trafiquants attire des milliers de manifestants dans les rues. Depuis des décennies, le Royaume s’est retrouvé devant un choix cornélien : soit les priver de cette manne et prendre le risque de raviver les tensions, soit fermer les yeux et devenir lui-même complice. Tout compte fait, il a préféré verser dans le double jeu : l’interdire sur papier, pour faire bonne figure et le tolérer dans les faits, pour “acheter” la paix sociale. Question de stabilité du trône.

C’est sûrement pour rompre avec cette tactique que le royaume alaouite a décidé de tourner la page de l’illégalité du cannabis. Sous couvert de la dernière décision des Nations Unis de retirer cette drogue de sa liste de stupéfiants, députés et ministres marocains déboulent dans les machettes, pour puiser leur science dans la littérature médicale et préparer l’opinion : le gouvernement a conscience des vertus « thérapeutiques » du cannabis … “iI faudrait au Maroc un cadre légal et réglementaire sur ce sujet, car la répression seule a montré son inefficacité. Elle est injuste dans notre contexte“… “Il serait plus rentable, en termes de santé publique, d’être plus efficace dans la lutte contre le tabagisme…”, “Aujourd’hui, nous gagnerons tous si ce débat se faisait sereinement, loin de toutes polémiques politiciennes stériles”. Effectivement, tout le monde trouvera à y gagner : le Royaume peut compter sur les trafiquants pour renflouer ses caisses ( il pourrait gagner 1 milliard par an ) et les trafiquants peuvent compter sur le Royaume pour devenir … « officiels ». C’est royal !

Les régions concernées sont connues de tous les “aficionados” de « la marocaine » : Chefchaouen, Taounate ou Al Hoceima. Là-bas, il existe différentes qualités de poudres, appelées Chira. La plus communément produite est Sandouk, cueillie dans son état brut, puis transformée en poudre par les exploitants marocains ou des opérateurs étrangers.

Dans les rues pittoresques de Chefchaouen, grand fumoir à ciel ouvert, la beuh passe de mains en mains.

Les trafiquants courent les rues étroites. Souvent la barbe et à la casquette des policiers nonchalants. La dernière tendance ? Jouer les guides touristiques à travers les champs et les ateliers de transformation de la drogue. Pour vendre leur “science” à ces touristes qui ont les euro, mais pas le savoir-faire : comment la drogue est cultivée, comment elle est transformée, comment – surtout – repartir avec un « petit lot » et passer sous les radars des douanes : “si vous voulez acheter une grande quantité, je vous montrerais comment faire passer la marchandise en Europe, sans le moindre problème”.

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