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Les enquêteurs ont commencé, il y a trois mois, à s’intéresser à cette équipe, soupçonnée de fournir parfois jusqu’à 250 clients dans la journée. Ils ont été alertés par des riverains excédés par la présence de trafiquants qui vendaient quotidiennement, entre midi et 20h, du cannabis et de la cocaïne dans des halls d’immeuble de la rue. Un deuxième point de vente est ensuite découvert rue Polonceau.
Neuf suspects arrêtés
Suspectés de tenir des points de deal dans le quartier de la Goutte d’or, ils ont été interpellées mardi par la police
En 15 jours, une centaine de policiers ont tout démantelé lors de deux descentes, 24 individus ont été interpellés, près de 30 kilos de drogue (résine de cannabis, herbe et cocaïne) ont été saisi et 86.000 euros en liquide ont été trouvés. Des armes également ont été saisies dont quatre pistolet mitrailleurs.
Un réseau de trafiquants de drogue a été démantelé à Hautepierre, à Strasbourg. Les gendarmes ont mené une vaste opération mardi dans ce quartier de la ville. Ils ont saisi 6 kilos et demi d’héroïne, 1.3 kilos de cocaïne et 40.000 euros en liquide. Plus 150 gendarmes venus de Strasbourg et de la brigade de recherches ont été mobilisés, appuyés par la police.
La région parisienne servait de base logistique aux trafiquants de cocaïne niçois
Quinze trafiquants de drogue, âgés de 23 à 40 ans, ont été interpellés depuis le début du mois de juin par les enquêteurs de la brigade des stupéfiants de la police judiciaire de Nice (Alpes-Maritimes), épaulés par leurs collègues du GIR (groupe interministériel de recherche) et de l’Office anti-stupéfiants à Nanterre (Hauts-de-Seine).
Ce réseau était dirigé par un malfaiteur de 40 ans qui menait sa juteuse entreprise depuis sa cellule du centre pénitentiaire du Pontet, près d’Avignon (Vaucluse).
Les deux passagers du jet privé chargé de près de 700 kg de drogue découverte à Punta Cana ont refusé de s’exprimer au procès en appel des deux pilotes et de 4 co-accusés, au grand dam de la défense qui les considère comme des maillons centraux de l’affaire «Air Cocaïne».
De décrochage en vrille engagée, Frank Colin est un voltigeur de qualité !
Aura- t -il réussi à convaincre la cour d’assise d’appel des Bouches du Rhône ? Rien n’est moins sûr à entendre les divers réactions des magistrats.
On en apprend des choses en deuxième instance, a lancé la présidente Annick Corona, en haussant les épaules.
Vous êtes passionnant, « inattendu », a ironisé de son côté l’avocat général, Pierre Cortes, avouant avoir un peu de mal avec la situation.
Même les avocats de la défense ont fait part de leurs doutes sur sa crédibilité : Dire que vous avez souvent varié (de versions), c’est un euphémisme, a lancé Flora Gavuzzo, avocate de Michel Ristic, soupçonné d’être un employé du commanditaire.
Comment on fait le tri entre ce qui est vrai ou pas ?, a renchéri Me Ménya Arab Tigrine, avocate d’Ali Bouchareb.
Franck Colin a aussi affirmé vendredi que l’un des trois vols suspects de ce dossier, ayant atterri à l’aéroport de la Môle Saint-Tropez était un vol test et que les valises qu’il transportait, décrites par plusieurs personnes comme lourdes et boueuses, étaient en fait chargées de terre. Pour ramener de la terre dans des valises, 230 000 € (le coût présumé du vol, ndlr), ça fait beaucoup, l’a repris l’avocat général.
Le 16 juin vers 20 heures (heure locale), un patrouilleur de la marine brésilienne a intercepté un voilier au large des côtes du Brésil. La fouille du voilier par des agents de la police fédérale brésilienne embarqués sur le patrouilleur a permis de saisir plus de 4 tonnes de résine de cannabis.
Cette opération a été rendue possible grâce à l’excellente coopération entre la DNRED et les autorités brésiliennes.
Cette saisie considérable est le fruit d’une enquête douanière menée durant plus d’un an et demi par la DNRED. Ce travail d’investigation a permis de mettre en évidence que le voilier était parti du Portugal et s’était certainement approvisionné au large des côtes africaines. Il a été intercepté après quatre semaines en mer. Les deux membres d’équipage ont été arrêtés pour trafic international de stupéfiants.
Une enquête de police a été ouverte au Brésil. Cette saisie de résine de cannabis est un record dans l’histoire de la police fédérale brésilienne mais également à l’échelle du continent sud-américain. Elle traduit l’intensité du trafic de résine de cannabis entre les organisations criminelles européennes et sud-américaines et témoigne surtout de l’excellente coopération entre les autorités brésiliennes et la douane française.
Olivier Dussopt a précisé : « Je félicite le travail remarquable des agents de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières dont l’engagement, la persévérance et le professionnalisme ont permis de réaliser cette saisie record. Je me réjouis de l’excellente coopération des services au niveau international qui a été déterminante pour intercepter ces stupéfiants et contrer les agissements des organisations criminelles ».
Toujours suspicieux et souvent bien renseignés, les douaniers de la brigade des douanes de Dax ont procédé le 18 juin dernier, sur l’axe A63, dans le sens Sud/Nord, au contrôle d’un ensemble routier immatriculé en Espagne avec une seule personne à bord. Les documents présentés par le chauffeur faisaient état d’un transport entre l’Espagne et la France de bobines et de palettes.
La fouille approfondie de la remorque a permis la découverte de résine de cannabis conditionnée dans des valises marocaines, des films plastiques rouges en forme de tomates et des sacs thermosoudés. Les contenants étaient disposés dans des parties évidées de deux palettes de plaques de plâtre type BA13. Au total, 777,72 kg de résine de cannabis ont été saisis. La personne mise en cause a été remise à la fin de la procédure douanière à la police judiciaire de Bayonne. Le dossier a été transféré à la Juridiction Inter-Régionale Spécialisée de Bordeaux, à l’issue de l’enquête préliminaire.
Au cours de cette opération, les policiers de la Sûreté départementale ont arrêté 11 personnes et saisi des armes, ainsi que d’importantes sommes en espèces.
L’Insee estime que les consommateurs de drogue ont consacré 4,2 milliards d’euros à l’achat de cannabis, cocaïne, héroïne etc… Soit 7% de plus qu’en 2019.
L’Insee estime à 51,5 milliards d’euros les dépenses sur l’année 2020 des Français en produits dont les professionnels de santé soulignent le fort potentiel addictif: boissons alcoolisées, tabac et drogues. A eux seuls, ils concentrent 8% des dépenses des ménages, soit autant que le poste « éclairage et chauffage ».
Les policiers de la sûreté urbaine du commissariat de Plaisir (Yvelines) ont démantelé un trafic de stupéfiants cette semaine. 73 kilos de cannabis ont été saisis, ainsi que 1,5 kilo de cocaïne et plusieurs armes. Sept suspects ont été mis en examen dans ce dossier.lire
Le 10 juin dernier, les douaniers de Saint-Aybert (Nord) ont mis la main sur plus de 50 kilos de billets de banque, soit presque un million d’euros.
Le véhicule en provenance de Boulogne se rendait au Luxembourg.
Le flair traditionnel des douaniers ou une bonne info
En ouvrant le coffre du véhicule, les gabelous ont découvert les billets en petite coupures disposées dans trois sacs de sport. Au total 832.735 livres sterling et 3.500 euros.
Les perquisitions menées par les policiers de la sûreté urbaine de Plaisir, dans les Yvelines, ont permis de découvrir de 73 kg de cannabis 1,5 kg de cocaïne, trois armes de poing chargées et près de 30 000 euros en espèces.
L’interpellation de 11 trafiquants d’héroïne et de cocaïne a eu lieu le 8 juin dernier, simultanément à Albertville, Lille et Marseille. Le réseau opérait surtout à Chambéry et en Tarentaise. Mais les têtes du réseau le dirigaient depuis Lille et Marseille.
Nous avons joint le département de la justice américain pour leur poser les questions suivantes :
Ces interceptions ont-elles mené à des arrestations au sein des équipes au consulat français ou d’une personne se faisant passer pour tel ?
Combien de temps a duré ce trafic ?
Le FBI a-t-il prévenu les autorités françaises ?
Ouvert, dans un premier temps, aux questions sur Trojan Shield, le ministère de la justice américain s’est soudain muré dans un silence absolu : « ces questions dépassent le cadre de ce qui peut être révélé au public et je ne peux pas y répondre pour l’instant ».
Le département d’État (affaires étrangères) américain se contente pour sa part de renvoyer sur le FBI.
Pourquoi le FBI a-t-il choisi cet exemple pour l’intégrer à un document dont il savait qu’il ferait surface à un moment ou un autre après la vague d’arrestation qui ne manquerait pas d’intervenir ? « Vous savez, les amabilités entre services, ce n’est pas nouveau », explique un fin connaisseur de ce type de coups de pieds de l’âne.
Étrangement, la France n’était pas intégrée dans le groupe de pays participants à Trojan Shield.
Qu’en pense Michèle Ramis, l’Ambassadrice de France en Colombie, qui a pris ses fonctions à Bogota le 11 novembre 2020 ? Elle a une large expérience diplomatique en particulier dans les pays d’Amérique latine et a déjà servi en Colombie.
et
l’attaché douanier près l’ambassade de France en Colombie.
Contact : DGDDIBOGOTA@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : – 7 h l’été (- 6 h l’hiver)
Téléphone : 00 57 16 38 15 90 (secrétariat)
La valise diplomatique, DHL et les gros sacs postaux
Lors de la publication de notre article sur Trojan Shield; nous avions interrogé, comme Libération, le ministère français des affaires étrangères. Nous avons reçu la même réponse mot pour mot du service de presse qui nous enjoignait à citer une « source diplomatique » : « Un individu a usurpé l’identité d’un agent de notre consulat à Bogota et a employé des éléments visant à faire croire qu’il s’agissait d’un colis diplomatique, alors que ses colis étaient envoyés par une entreprise privée. Cet individu a été arrêté il y a un certain temps déjà. ».
En clair, le consulat n’a rien à voir avec cette histoire, la valise diplomatique n’a jamais véhiculé de la cocaïne, les fausses enveloppes ont été envoyées par une entreprise privée, de type DHL.
Selon un habitué des représentations diplomatiques françaises dans lesquelles il a longtemps travaillé, « la valise diplomatique peut prendre n’importe quelle forme. Une enveloppe, une malle, un container, peu importe. Le contenu n’est pas accessible pour le pays depuis lequel elle est expédiée. Mais la valise ne part pas seule. Elle est accompagnée par un membre de l’ambassade. Dans une petite ambassade, c’est généralement un gros sac postal scellé. » Par ailleurs, on imagine aisément la réaction d’un guichet DHL (ou autre service de courrier) si une personne se présentait en souhaitant envoyer un contenu inconnu, présenté comme faisant partie de la valise diplomatique… Le pourcentage de chances pour que la police soit alertée est énorme.
Nous avons relancé le ministère des affaires étrangères après sa réponse en remarquant que sur la photo publiée dans le document du FBI, on distingue clairement un sceau jaune qui entoure l’enveloppe et qui est frappé d’un « République française – valise diplomatique » ainsi que d’un logo français. Nous avons demandé au ministère s’il est courant qu’une entreprise privée accepte d’envoyer des enveloppes de ce type. Mais aussi où l’on peut généralement se procurer ce type d' »éléments » en Colombie.
En outre, le FBI est très clair : il s’agit selon l’agence d’un envoie de colis diplomatiques, pas de pseudo colis envoyés via un quelconque DHL. Nous n’avons pas obtenu de réponse, le service de presse s’étant muré dans son habituel silence.
Nos mails sont restés sans réponses, notre interlocutrice était systématiquement « en réunion » lorsque nous tentions de la joindre au téléphone et ne rappelait jamais après nos messages. Les services de presse ne sont plus faits pour répondre aux questions des journalistes, mais pour jouer la montre…
Par ailleurs, nous nous interrogeons : si un individu a été arrêté parce qu’il a usurpé une qualité de membre du consulat français à Bogota, qui plus est pour organiser un trafic de drogue, il doit probablement exister des compte-rendus dans la presse… Nos recherches ne donnent rien dans la presse locale.
Le service de presse du ministère des affaires étrangères à qui nous avons demandé de nous pointer un lien vers un tel article nous répondra peut-être dans une centaine d’années.
Les gendarmes ont saisi quelque 400 pots de chanvre bien installés dans les rayons de plusieurs magasins Auchan, Leclerc et de deux jardineries du Puy-de-Dôme et du Cantal. Une illustration de l’inefficacité de la prohibition actuelle.
Au pays des volcans et du Saint-Nectaire, le temps d’une matinée, les clients des supermarchés et jardineries alentours ont vu apparaître, au milieu des pieds de tomates et herbes aromatiques, une fameuse plante. Un pied de 20 centimètres, vendu à 15 euros pièce, pourvu d’une étiquette avec la mention «cannabis». Il n’a pas fallu attendre bien longtemps, seulement quelques heures, pour que les gendarmes soient avertis par de dociles citoyens.
A l’Auchan d’Aubière et dans deux magasins Leclerc situés à La Pardieu (Clermont-Ferrand) et Enval, on vendrait donc des plants de cannabis en toute impunité ?