NARCOTRAFIC: les opérations de transport aérien continuent, pourtant Julian Assange n’avait pas manqué d’alerter en son temps

Aujourd’hui, nous sommes tous en attente de la décision de la décision de la justice britannique d’extrader ou non Julian Assange qui sera rendue le 4 janvier 2021, a annoncé la juge Vanessa Baraitser.

Il s’agit de sa onzième année de détention arbitraire, dont sept ans à l’ambassade de l’Équateur, et maintenant bientôt deux ans à Belmarsh , la prison de haute sécurité de Londres qui risque de se terminer par une peine de prison de 175 ans, s’il est extradé aux États-Unis.

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Rien n’a changé!

Au pays de Cocagne qu’est la France, on continue à faire semblant de lutter contre les trafics de drogue et les duettistes de Beauvau continuent d’alterner les instruments qu’ils utilisent passant de la flute, aux flutiaux et pipeaux dans les prestations qu’ils donnent journellement!

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Un gigantesque trafic dissimulé, et une base secrète de plus…mais ça, c’était hier!

Encore une fois, Wikileaks démontre qu’il servait à quelque chose en révélant le détail de conversations de chefs d’états sur des sujets dont personne n’a souhaité parler jusqu’ici. Je vous ai conté ailleurs en détail cette incroyable affaire d’un Boeing 727 retrouvé calciné en plein désert. Je vous ai toujours dit que cette affaire était fondamentale, car l’énorme avion bourré de coke n’était qu’un petit bout d’un énorme iceberg, et avant tout un énorme scandale planétaire. Celui d’un trafic phénoménal de transfert de cocaïne sud-américaine vers le continent africain, pour la réexpédier en Europe, ou même vers les Etats-Unis, avec l’aval de gouvernements, tant les quantités transportées sont importantes.

 

Or, que révèle Assange à ce propos ? Ceci  : « Selon un télégramme diplomatique diffusé par Wikileaks et étudié par Le Monde, dans son édition du mercredi 05 janvier, « l’administration de l’aviation civile malienne, prévenue du fait que le certificat de navigabilité de l’appareil avait expiré, s’était vu interdire d’intervenir et d’enquêter sur le crash. En outre, les autorités de Bamako ont refusé de communiquer à ce sujet avec l’agence américaine antistupéfiants », révèle encore cette dépêche diplomatique. Mais voilà qui est plus que passionnant ! Un gouvernement qui refuse de collaborer sur une enquête concernant 5 tonnes au minimum et plutôt 10 tonnes de cocaïne selon les spécialistes ? La question que l’on se pose, avec les autorités maliennes, est évidement celle ci : « Pourquoi une telle inertie ? D’après Le Monde, qui cite une source diplomatique occidentale, « le président malien se trouverait redevable envers des personnalités qui ont négocié avec succès la libération d’otages occidentaux. Et certaines de ces personnalités seraient impliquées dans le trafic de drogue. » Que cela peut-il signifier ? Qui étaient ses négociateurs et quels étaient ces otages ? Les négociateurs auraient quelque chose à voir avec le trafic de drogue ? Le Mali, sur cette affaire a-t-il agi de son plein gré, où a-t-on fait pression sur lui pour étouffer l’affaire ?

Mieux encore : « Selon le site WikiLeaks, des éléments tendraient encore à prouver que l’aviation civile malienne avait été prévenue, notamment par le Nigeria et les Etats-Unis, des rotations de ce Boeing entre la Colombie et le Mali. Mais qu’elle n’avait rien fait, en l’absence d’ordre formel de sa hiérarchie, c’est-à-dire l’Etat malien. L’ordre d’enquêter étant tombé finalement trois semaines après la découverte de la carcasse de l’appareil… ». L’état Malien a donc freiné l’enquête, on s’en doutait un peu : logiquement, on aurait dû retrouver le numéro de l’appareil parmi les débris calcinés . Wikileaks a donc mis le nez dans quelque chose de très tordu, encore une fois. En prime, on apprenait que l’avion crashé avait déjà fait de nombreuses « rotations » avant de se faire détecter : un avion de ce tonnage atterrissant à plusieurs reprises avait fini par attirer tout le monde… y compris la DGSE, qui s’était souvenue pour sûr d’un autre 727 plein de drogue. Celui du prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. On imagine mal les services secrets français ne pas dépêcher un espion là-bas pour aller faire le tour de l’épave. Et on imagine sans problèmes le nom de celui envoyé…

L’allusion du président malien visait nécessairement un de ces concitoyens, mais pourrait aussi concerner un étranger, ce qui poserait un problème diplomatique certain : « redevable envers des personnalités qui ont négocié avec succès la libération d’otages occidentaux » aurait pu viser semble-t-il au départ le maire de Tarkint, qui avait effectivement beaucoup fait pour la libération de Pierre Camatte détenu par Abdelhamid Abou Zeid, après avoir été enlevé par des mafieux locaux (et « revendu » après à Abou Zeid). Celui-là, ou un de ceux venus complaisamment déposer à propos de la mort de Germaneau la thèse officielle… française, de la mort après l’assaut, en représailles de l’attaque du camp. Or, dans ce camp, avais-je signalé, qu’avait-on trouvé, sinon le propre fils d’un dignitaire mauritanien, Aboubacr Essidigh, qui « serait ainsi le fils de l’ancien député d’Aleg (ville mauritanienne), Yahya Ould Abdi ». Un Elu de l’Assemblée nationale mauritanienne et signataire d’un texte fustigeant l’attaque terroriste du 24 décembre 2008 à Aleg. Un texte émanant des « mauritaniens vivant aux Etats-Unis »  : « Les Mauritaniens vivant aux Etats-Unis appellent leurs compatriotes à s’unir et à mesurer à sa juste valeur la gravité de la situation. Nous avons affaire à des groupes fanatiques, idéologiquement alimentés par des Fatwas sans fondement, promues par des idéologues de la désespérance humaine et qui sont prisonniers d’une logique négationniste totalement incompatible avec le principe fondateur de l’Islam auquel se réfère le verset 256 de Sourate Al-Baghara « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Dieu saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Dieu est Obedient et Omniscient. ». Notre Foi et nos convictions morales nous imposent de condamner et de combattre cette idéologie nihiliste. Il y va de notre avenir et de celui de l’humanité toute entière. » On comprend alors le problème du président malien, que Nicolas Sarkozy était venu supplier de libérer Camatte, en élargissant quatre prisonniers, des islamistes extrémistes ayant commis des attentats, justement. Yahya Ould Abdi avait-il participé aux négociations ? Etait-ce lui qui aurait été visé par la phrase d’ATT ?

Le négociateur aurait donc été lui-même empêtré dans le trafic ? Ça se conçoit aisément quand on sait comment ce dernier est sélectionné : « Le Malien Omar Ag Aly, un des médiateurs en 2008 ayant obtenu la libération de deux touristes autrichiens enlevés en Tunisie avant d’être transférés au Mali, se souvient que les commanditaires d’Aqmi ont, dans un premier temps, versé 7 500 euros aux intermédiaires ayant participé au rapt. « Les intermédiaires sont des volontaires ou des gens contactés par Aqmi pour enlever les otages. Le tarif varie selon les circonstances », affirme-t-il ». Un tarif qui peut être plus élevé encore (et qui peut donc faire naître des vocations. « Lors de l’enlèvement, le 14 décembre 2008, de deux diplomates canadiens dans la région de Niamey, rien que les intermédiaires se sont partagés plus de dix millions de FCFA (15 000 euros), car la distance était longue, les otages étant venus au nord du Mali », explique une source sécuritaire malienne. » Les négociateurs sont-ils pour autant complices ? A voir certaines transactions, on peut effectivement le penser : « Une fois la rançon versée, certains médiateurs ont droit à leur part. En 2004, « Ibrahim » faisait partie d’un groupe de médiateurs maliens ayant obtenu la libération d’une dizaine d’Européens retenus prisonniers au Mali : « Pour être franc, même les salafistes (membres d’Aqmi) ont donné de l’argent à certains d’entre nous quand ils ont eu la rançon », affirme-t-il ».

Cela semble une évidence : « Il se souvient avoir croisé, juste après la libération des otages, « un autre groupe de médiateurs, qui voulait monnayer ses services. Il y a beaucoup d’escrocs qui cherchent à se faire de l’argent ». L’un d’eux, surnommé « Monsieur commission », très connu dans le nord du Mali, est soupçonné d’être à la fois au centre d’enlèvements et de libérations d’otages : il est aujourd’hui l’un des plus importants propriétaires de bétail du Sahel ». Dans le cas de la libération de Pierre Camatte, on est même allé plus loin en relâchant des talibans : « Un autre Malien, « Omar le Sahraoui », qui avait été condamné en Mauritanie à douze ans de prison pour l’enlèvement d’Espagnols, a participé fin août à leur libération juste après avoir été extradé au Mali« . Pire encore, quand on découvre qui décide du sort des otages : « Dans le cas des sept otages (cinq Français, un Togolais et un Malgache) enlevés mi-septembre au Niger et transférés au Mali, après les preuves de vie, les revendications tardent à venir. « C’est normal. Les auteurs du rapt attendent de recevoir des ordres de leur hiérarchie basée en Algérie », affirme un responsable de la région de Kidal (nord-est du Mali) très au fait du dossier ». Et qui dit Algérie, dit plutôt RDS qu’islamiste, on le sait.

Donc si l’on résume : le gouvernement du Mali, celui qui a tout fait pour libérer Camatte, était donc parfaitement au courant du trafic de drogue, et devait donc aussi savoir d’où venait ce Boeing, et à qui il était destiné. Et devait aussi savoir que celui qu’il faisait libérer sur fortes pressions françaises n’était pas venu pour faire dans l’ONG mais bien pour examiner ce trafic, et même certainement s’être rendu sur le lieu du crash pour ramener des éléments d’enquête à Paris. Le trafic a persisté bien après : le 17 octobre 2010, des touaregs, soutenus par l’armée malienne, désormais, échangeaient des tirs près de Kidal avec des trafiquants, justement. Parfaitement au courant, mais manquant de moyens pour surveiller le territoire. « Nous sommes les otages d’une situation qui nous dépasse » constatait le président Amadou Toumani Toure (di ATT), visiblement incapable d’éradiquer le problème. Un aveu qu’il réitérera en décembre de la même année :« la bande sahélo saharienne, c’est la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, l’Algérie, la Libye , le Tchad et elle va jusqu’au Darfour. C’est le quart du continent africain. Quelqu’un va-t-il me dire qu’il y a une armée pour garder ça ? Il peut aller le dire ailleurs, mais à un général comme moi, s’il le dit, je ne réponds pas, par respect, mais, je sais que ce qu’il dit n’est pas vrai. ‘’ Et c’est l’opinion d’un ancien militaire !

Une théorie renforcée par l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali qui évoque ainsi ses rencontres avec ATT : « Il a également parlé des nouvelles fissures entre les factions AQMI. Le succès du Mali a suscité un certain intérêt des voisins. ATT avait précédemment (et désespérément) demandé une coopération. Le message central d’ATT a été que le Mali s’est engagé résolument à l’action lutter AQMI. ATT a souhaité que les Maliens puissent maintenant compter sur des amis comme les Etats-Unis pour les aider dans cette lutte. Ses demandes spécifiques restent, comme indiqué précédemment : le transport et la logistique, les communications, le soutien du renseignement, la construction de petites bases, de points de repos pour les soldats maliens postés dans le désert et la réhabilitation de la piste d’atterrissage de Tessalit comme un point clé pour réaffirmer le contrôle de l’Etat sur le Nord. Il a également parlé d’une aide financière pour soutenir ses troupes. La discussion a porté sur la valeur possible des campagnes d’information pour renforcer le désaccord entre le Nord du Mali et d’autres Arabes et AQMI, et l’importance de rapidement mettre en place des programmes de développement dans le Nord pour donner des solutions de rechange ».

Devant une telle impuissance, on reste coi

Où sont donc passés les conseillers américains venus montrer au maliens dès 2007 comment mater ces fameux islamistes d’al-Qaida, en réalité des trafiquants de cocaïne ? A quoi ont servi les avions de surveillance dépêchés sur place, ce qu’avait révélé le crash du Dash 8 de l’U.S. Africa Command (U.S. AFRICOM), le 20 novembre 2009, soit 21 jours après le crash du 727 ? Un crash survenu faute de kérosène suffisant (!) à Tarakigné, village situé à 30 kms à peine de Kolokani. 5 jours après à peine, le général Ward rencontrait le Président de l’Algérie, et deux jours plus tard ATT. Lors de ce rendez-vous, ATT avait déclaré que « le Mali allait coopérer avec les pays amis pour essayer d’obtenir des informations sur la nature du vol et allait déposer des plaintes concernant la violation de son espace aérien auprès d’Interpol et auprès du Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime ». Or on sait par la dépêche de Wikileaks qu’il n’en a strictement rien fait : difficile de croire que ce soit de sa seule initiative. Il est évident qu’on a cherché à minimiser le crash du 727, qui montrait une pratique courante de transfert de grandes quantités de drogue dans la région. En réponse, « le général Ward a déclaré avec l’ambassadeur Milovanovic, que nous sommes très attentifs à la façon dont nous pouvons accroître la capacité de l’armée malienne à éliminer la menace. Les États-Unis cherchent à assurer un continuum de formation et de renforcement des capacités de maintenance. Garder les unités entraînées ensemble et utiliser le matériel fourni de manière durable pour aider le Mali à atteindre ses objectifs. » Bref il noyait complètement le poisson. Histoire de ne pas révéler les liens avec les trafiquants colombiens d’un côté et le DRS de l’autre, l’Algérie étant le but final en territoire africain pour la drogue. Lors de la prise d’otages du Niger, tragiquement terminée pour deux français, on le sait, le convoi de quatre voitures de preneurs d’otages se dirigeait vers… le Mali.

Mieux encore : le 8 décembre, le Major General David R. Hogg, commandant de l’Africom, déclarait que les Etats-Unis n’avaient pas de base en Algérie, et refusait d’évoquer le contenu des documents de Wikileaks y faisant allusion « repris par la presse française ». Le 14 décembre, devant les révélations trop pressantes, changement de déclaration : « les Etats-Unis songeraient à établir une base en Afrique du Nord » : selon l’agence UPI, une déclaration signifiant aussi que « les Etats-Unis allaient augmenter la traque d’Al-Qaida dans la région »  : on avait affaire à un scénario écrit à l’avance : celui d’amener dans les bagages un fantomatique Al-Qaida pour trouver le prétexte idéal pour installer des bases militaires. Dès le 30 décembre 2009, l’Algérie avait déjà accordé le droit de survol de son territoire aux EP-3 Orion américains, pour de la surveillance de type SIGINT. « Sabri Boukadoum (« le directeur général Amérique au ministère des Affaires étrangères algérien »), a demandé des informations sur la trajectoire de vol prévue de l’EP-3 dans l’espace aérien algérien (DCM a confirmé que, au départ de Rota, les missions consisteraient probablement à survoler la région sud-ouest, près de Tindouf), si l’aéronef chercherait à survoler la Mauritanie et le Mali à chaque mission (DCM a répondu que les missions seraient divisés entre celles principalement survolant le Mali ou la Mauritanie, mais pas les deux), et si la collecte se produirait à l’intérieur de l’espace aérien algérien (DCM a réitéré la notation dans laquelle l’avion ne servirait pas à recueillir des informations sur l’AQMI en Algérie à moins que le GOA ne le demande expressément). En somme, L’AQMI serait surveillé par les Orions américains… mais pas en Algérie même.

Or cette base existe : c’est celle où sont stationnés les Orion P-3, justement  : « et en cherchant un peu dans les différents articles de la revue, on peut retrouver un papier daté d’il y a quelques mois intitulé « Afrique : la nouvelle frontière militaire ». Il y est fait état du financement par le Congrès américain en 2005 et pour une durée de six ans de l’Initiative Transaharienne de Contre-Terrorisme (TSCTI). Doté de 500 millions de dollars, ce fond vise à financer notamment…une base en Algérie d’avions P3 Orion qui serait aujourd’hui en activité dans le sud du pays. Les avions P3 Orion sont à la fois des avions de reconnaissances et des avions de troupes. Selon un expert militaire algérien interrogé par « toutsurlalgerie.com », « il s’agit effectivement d’une base construite et modernisée par BRC Halliburton à Tamanrasset depuis 2004 pour accueillir ce type d’avions. Il y a actuellement en Algérie un P3 Orion américain ainsi que 6 avions Beech-1900 Hisar qui ont le même rôle de reconnaissance ». Ainsi après les exercices militaires communs entre les forces spéciales américaines et les forces spéciales algériennes racontés par Robert Kaplan dans son livre « Hog Pilots, Blue Water grunts » et dont « toutsurlalgerie.com » s’était fait l’écho, voici de nouvelles révélations qui attestent de la présence militaire américaine sur le territoire algérien. Déjà Kaplan citait un haut responsable militaire qui appelait à cette coopération sous forme d’une présence américaine permanente ». Et voilà comment on arrive à implanter une base fondamentale pour les USA dans un pays qui s’est toujours tourné jusqu’ici vers les russes pour ses équipements militaire : chapeau, non ?

Car c’est bien une base de la NSA qui a été installée : une base à « grandes oreilles »

Qui sert déjà à beaucoup de choses : « Depuis le début de l’épisode des deux touristes autrichiens enlevés dans le désert tunisien puis transférés dans le nord du Mali, les Américains semblent particulièrement bien informés sur la situation des otages et même l’endroit où ils pourraient se trouver. On peut difficilement ne pas faire un lien avec une éventuelle présence de forces américaines dans cette région, avec des moyens de reconnaissance efficaces de type…P3 Orion, par exemple » note El Watan. Les américains ont toujours su où étaient tous les otages, cela signifie, en effet. Grâce à des procédés bien rodés. En Irak, pour surveiller les groupes de terroristes, ils avaient laissé s’organiser un trafic de 4×4 neufs ou volés qui avaient tous une particularité : d’avoir des numéros de châssis US, tous, et d’être passés dans le même garage de Floride où leur était apposé une puce émettrice, captable de Boeing RC-135 River Joint de surveillance d’IEDs (redoutables il paraît) ou d’avion de taille d’un P-3… laissant la presse écrire « on ne sait pas où sont les otages de l’AQMI »…

Récemment, le FBI avait refait de même avec un étudiant... soupçonné d’avoir des liens avec Al-Qaida ! Une base où bientôt les Orions seront remplacés par des drones, dont les USA expérimentent aux Seychelles une nouvelle variante dotée d’un étrange chargement, à ce jour inconnue… un drone sous les ordres de l’Africom.

Il y en a déjà trois de positionnés. Pas d’armes à bord, c’est interdit avec les accords passés… avec Mahé et la République des Seychelles.

Si l’Afrique devient un nouveau Pakistan ou un nouvel Afghanistan, les drones tueurs sont déjà prêts…

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FRANCE 🇫🇷 (Échelon DNRED de Montpellier): grandeur et décadence…

Il y a 6 ans, sur l’A9, dans le sens Perpignan/Montpellier, à la hauteur de La Palme, les douaniers de la brigade de Narbonne ont mis la main sur 124 kg de cannabis, 5 téléphones portables et 10 000 euros en liquide lors du contrôle d’un poids lourd.

Le chauffeur, S., ressortissant belge de 54 ans avait déclaré lors de sa garde à vue être un indicateur des douanes. Il avait raconté comment, deux ans plus tôt, il s’était fait pincer à Saint-Jean de Vedas avec 75 kg de cannabis « placé à son insu » dans son camion bâché, certainement lors de sa pause déjeuner.

Il aurait alors accepté une transaction avec les douanes : devenir indic et infiltrer un réseau de trafiquants.

Au cours de l’instruction, les deux douaniers de la DOD (Direction des Opérations Douanières) de Montpellier ont reconnu avoir approché S. afin de recueillir des renseignements…

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FRANCE 🇫🇷 (Toulouse): un homme a été abattu dimanche 11 octobre dans la soirée dans un hall d’immeuble de Blagnac

Un homme a été abattu dimanche 11 octobre dans la soirée dans un hall d’immeuble de Blagnac, à l’ouest de Toulouse. La victime avait visiblement ses habitudes aux Izards, un quartier réputé pour son trafic de stupéfiants.

Les faits se seraient déroulés vers 23h15, allées des Boutons d’or. D’après les premiers témoignages, la victime, qui serait âgée de 25 ans, se trouvait dans un hall d’immeuble lorsqu’elle a été prise pour cible à de nombreuses reprises par un ou plusieurs tireurs. Elle est décédée malgré l’intervention des sapeurs-pompiers et du Smur.

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FRANCE 🇫🇷 (Morbihan): le Préfet Patrice Faure fait du trafic de drogue l’ennemi n°1

La lutte contre les stupéfiants, Patrice Faure en connaît un bout.

Débarqué de la sulfureuse Guyane il y a un an, le préfet poursuit en Morbihan une guerre qu’il veut totale.

« On va s’occuper des stupeux ; il faut que la peur change de camp ».

Dès son arrivée en Morbihan, en août 2019, le nouveau préfet Patrice Faure s’affiche sur le pied de guerre.

En provenance de Guyane, l’ancien de la préfecture de police de Paris, passé par Saint-Cyr-Coëtquidan et la DGSE, pointe d’emblée l’ennemi n° 1 : le trafic de drogue.

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TRACFIN 🇫🇷 (Blanchiment): quand HSBC blanchit l’argent de la drogue

                                                                                                      

La France éternelle !

 

Rassurez vous bonnes gens, Superdarmanin veille et chasse les consommateurs de chichon tandis qu’à la Douane, Isabelle Braun-Lemaire est aux manettes.

Quand à Corinne Cleostrate, la patronne de la DNRED, elle est à son poste. Surtout pas de vagues!

 

Au TRACFIN…depuis que Carpentier a fait virer Thérondel, les agents en poste tiennent à y rester!

 

FRANCE (art. 40): au royaume des tartuffes, Politiques, Magistrats et Hauts-fonctionnaires sont princes de sang LIRE

 

RÉGALIENNES de FRANCE (Corrompus, narcos et blanchisseurs): combien de dossiers en souffrance?   LIRE

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Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

Le PDG de HSBC Mexique a été averti, début 2008, par un haut responsable de la lutte contre le blanchiment d’argent, que l’on soupçonnait que 60 à 70% de l’argent blanchi au Mexique passaient par HSBC.” Pourtant, “pour HSBC, 2008 a été une année record en matière de dépôts en dollars US effectués en liquide dans ses agences, partout au Mexique.”
Selon les documents du gouvernement, entre 2006 et 2010, les employés de la banque au Mexique ont accepté des dépôts de centaines de milliers, parfois même de millions de dollars US montrant des signes “évidents” de blanchiment d’argent, notamment des dépôts en liquide effectués par des personnes n’ayant aucune source de revenus identifiable, et remis dans des boîtes correspondant exactement aux dimensions d’un guichet de banque. Comme la notation “risque faible” avait été attribuée au Mexique par la branche américaine de HSBC, 670 milliards de dollars de…

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HSBC and co…

FRANCE: quand un ancien DG de la douane française entrait chez HSBC et devenait inspecteur général, chef du groupe Audit France et membre du comité exécutif

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FRANCE 🇫🇷 (Cannabis): un rapport prône une «légalisation raisonnée» pour «assécher» les trafics

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L’étude montre notamment le caractère vain des contrôles répétés tout comme les enquêtes et interpellations menées dans le cadre des affaires de stupéfiants qui n’aboutissent jamais mais qui s’inscrivent dans une politique du chiffre, la «bâtonite».

Face au volume d’affaires à traiter, policiers et magistrats ont pour beaucoup le sentiment de «vider l’océan avec une cuillère».

« Quand je fais un go fast sur l’autoroute, ça n’a aucun impact sur le quotidien des gens. C’est un fournisseur, les petits revendeurs vont se fournir ailleurs. Ça sert à quoi ? Je me pose la question, dans un pays où on criminalise l’offre et on dépénalise quasiment la demande, je ne vois pas où ça nous mène. (…) On criminalise la moitié du système, on regarde ailleurs pour l’autre moitié » raconte dans l’étude un commissaire de police d’un service de lutte contre les stupéfiants.

Si le rapport assure ne pas minimiser «la dangerosité de la drogue» et ne prône pas non plus une «vision naïve qui consisterait à considérer la légalisation comme la solution à tous les problèmes», il préconise une «légalisation raisonnée» pour «assécher» les trafics.

Cela permettrait également de «dégager du temps aux services judiciaires et policiers pour les dossiers les plus importants, tout en poursuivant des objectifs en termes de santé publique (suivi des personnes souffrant d’addictions, contrôle de la qualité des produits…)» explique le rapport.

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane – BSI de Dunkerque): les douaniers saisissent 94 kilos de drogue à Coquelles

Ce vendredi 9 octobre, les douaniers ont procédé au contrôle d’un camion en partance pour l’Angleterre.

Ce dernier transportait aussi 32, 5 kilos de cocaïne et 62 kilos de haschich.

Espérons seulement que nos amis anglais participeront aux frais engendrés par cette saisie.

 

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FRANCE 🇫🇷 : l’une des batailles du gouvernement français serait la lutte contre la drogue

La lutte contre la drogue est l’une des batailles du gouvernement français. Cannabis, cocaïne, ecstasy…

Le trafic a explosé ces dernières années. Depuis début septembre, la police est donc autorisée à délivrer des amendes aux consommateurs de stupéfiants dans tout l’Hexagone. Une sanction rapide, qui évite la procédure judiciaire. Mais cette approche a ses limites. À Paris notamment, le crack est l’une des drogues qui cause le plus de soucis à la municipalité. Ce dérivé de cocaïne est extrêmement addictif. Nous en discuterons avec Claire Andrieux, auteure de « La Guerre de l’Ombre ».

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FRANCE 🇫🇷 (place Beauvau): la répression des consommateurs pour lutter contre les trafics de drogue est une mauvaise stratégie

Les chiffres sont fièrement égrenés, comme autant de témoins de la volonté implacable de l’Etat de lutter contre le fléau de la drogue.

« 612 interpellations, plus de 80 kg de stupéfiants, 10 635 euros et quatorze armes à feu saisis, 1 947 amendes forfaitaires dressées » sur l’ensemble du territoire, pour la semaine passée, annonce le compte Twitter de Gérald Darmanin, dimanche 4 octobre.

Depuis sa nomination en juillet, le nouveau ministre de l’intérieur a fait de la répression des trafics de stupéfiant la première de ses priorités et la matrice de sa communication.

Pour quels résultats ?

Outre la faiblesse des données avancées – en 2019, les services de police ont saisi environ 100 tonnes de drogue et 87 millions d’euros d’avoirs, soit une moyenne de quelque 2 tonnes et 1,7 million d’euros par semaine –, la méthode employée suscite au sein de l’appareil policier et judiciaire une grande perplexité. Le retour de la politique du chiffre, le ciblage des consommateurs par la création d’une amende forfaitaire et l’intensification de la répression ressemblent à la poursuite d’une stratégie qui peine à démontrer son efficacité.

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FRANCE🇨🇵: feu vert pour l’expérimentation du cannabis thérapeutique

Le décret tant attendu par les patients vient d’être publié en toute discrétion

L’expérimentation commencera «au plus tard» le 31 mars. Elle portera, pour le moment, sur 3000 malades. «C’est gagné», réagit un professeur de médecine.

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FRANCE 🇨🇵 (Tarbes): ils louaient des Airbnb pour écouler la drogue vendue sur Snapchat

Désormais, pour traquer les dealers de drogue les forces de l’ordre passent par les réseaux sociaux.

Le mercredi 30 septembre 2020, les policiers de Tarbes ont réussi à démanteler un vaste réseau de dealers qui utilisaient Snapchat pour vendre leur drogue.

Grâce à une surveillance de la BAC, le Jour de la Circonscription de sécurité publique (CSP), les forces de l’ordre ont pu remonter jusqu’au Airbnb qu’ils louaient pour écouler la marchandise qu’ils vendaient sur le célèbre réseau social.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): après un an d’enquête, les policiers des Hauts-de-Seine ont saisi 930 000 euros en liquide, 400 kg de cannabis, 20 kg de cocaïne et 1,3 kg d’herbe

Importante saisie de drogue et d’argent lundi à Courbevoie (Hauts-de-Seine).

L’enquête sur ce trafic a duré un an. Elle a permis de saisir 930 000 euros en liquide, 400 kg de cannabis, 20 kg de cocaïne et 1,3 kg d’herbe.

Plusieurs personnes sont en garde à vue.

Les interpellations se sont déroulées pour la plupart en région parisienne. Les policiers de la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine ont agi sur commission rogatoire d’un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Nanterre.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED): méthodes utilisées par les régaliennes pour lutter contre le narcotrafic

Un dîner-conférence s’était tenu le 18 septembre 2015 au Relais du Bois St-Georges à Saintes (17100) qui avait permis à Monsieur Jean Henri Hoguet, ancien directeur de la DNRED (Direction National du Renseignement et Enquêtes Douanières) de revenir sur les actions d’infiltration menées par son service pour lutter contre le narcotrafic et répondre, ainsi, aux souhaits de Michel Charasse, le ministre du Budget  (29 juin 1988 – 2 avril 1992), qui souhaitait alors des résultats dans cette importante mission de la Douane française.

Marc Fievet, l’ancien agent de la DNRED infiltré dans les réseaux du narcotrafic, s’est exprimé longuement devant une assistance attentive et particulièrement intéressée par les moyens mis en œuvre par la Douane française pour lutter contre le narcotrafic.

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Sur le Thème

RÉGALIENNES

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INFILTRATIONS

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marcfievet@live.fr

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33 (0)6 84 30 31 81

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Marc Fiévet a infiltré les réseaux de narcotrafiquants pendant sept ans pour le compte des douanes françaises et internationales. Il a risqué sa peau en montant la plus grosse entreprise de transport maritime dédiée à la drogue. Il a côtoyé pendant toutes ces années les organisations mafieuses et terroristes du monde entier (cartels colombiens, mafias corse et italienne, IRA, GAL…), il a permis le démantèlement de réseaux internationaux et a maintes fois été à la limite du raisonnable.

Jusqu’à l’indigestion ! En effet, Marc Fiévet, aviseur NS55, a été « récompensé » de ses services par onze ans de prison ! Condamné à perpétuité au Canada, il a pris 20 ans en France, dont dix incompressibles. Après toutes ces années passées derrière les barreaux, Marc Fiévet nous livre cette histoire hors du commun et règle ses comptes avec ceux qui l’ont lamentablement lâché et pour qui il travaillait dans l’ombre.

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FRANCE 🇫🇷 (Corse):  9 hommes jugés par le tribunal correctionnel de Bastia pour trafic de drogue entre l’Espagne et la Corse

Neuf hommes comparaissent devant le tribunal correctionnel de Bastia depuis lundi. Ils sont soupçonnés d’avoir organisé un trafic de drogue entre l’Espagne et la Corse entre 2016 et 2018. Certains sont présentés comme des membres du grand banditisme.

Le trafic de drogue de nouveau dans le prétoire de Bastia. Depuis ce lundi, neuf personnes comparaissent devant le tribunal correctionnel pour association de malfaiteurs en vue de commettre un trafic de stupéfiants.

Principal mis en cause : Marc-Antoine Mattei. L’enquête a démontré que le suspect de 32 ans a effectué 15 voyages entre la Corse et l’Espagne entre 2016 et 2018.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED): lorsque la faconde de Michel Charasse était mise en défaut rien qu’en évoquant Marc Fievet

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l’interview de Michel Charasse par Elise Lucet

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Pour Michel Charasse, »On ne fait pas la guerre avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet »

Elise Lucet : Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.

Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?

Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en  mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation

Elise Lucet : Honhon !

Michel Charasse : Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues

Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs

Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…

Elise Lucet : Beaucoup ?

Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse : Et c’est d’ailleurs parce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal

Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.

Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées…. Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,

Elise Lucet : Oui

Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…

Elise Lucet : Oui…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet

Elise Lucet :Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !

Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont

Elise Lucet : Honhon.

Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…

Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.

Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.

Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…

Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….

Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…

Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’État de droit qui est assez flexible…

Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…

Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…

Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?

Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…

Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…

Michel Charasse : (6 secondes de silence) Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.

Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

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Depuis cet interview, tous les hauts fonctionnaires de la Douane française ont refusé d’assumer les actions menées par Marc Fievet pour le compte de la DNRED.

Plus fort, le TA (tribunal administratif) a refusé le témoignage de Christian Gatard, l’officier traitant de Marc Fievet certifiant que ce dernier n’avait jamais manqué d’honneur envers la Douane.

Il semblerait que l’honneur ne soit pas une vertu connue par les DG Comolli, Viala, Duhamel, Cadiou, Auvigne, Mongin, Fournel, Crocquevieille, Gintz et Braun-Lemaire.

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DÉFENSE »

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NARCO-BUSINESS: le trafic se déplace, se transforme, s’adapte.

Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort…

Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir.

Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous,  Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale.

Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place.

Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

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FRANCE 🇫🇷: des élus LR opposés à la légalisation du cannabis

Pas de « drogue douce »

 

La tribune publiée dans le « Journal du dimanche », et soutenue notamment par Bruno Retailleau et Eric Ciotti, se veut une réponse à celle de trois maires du même parti Les Républicains qui réclamaient la légalisation du cannabis.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 05h20, mis à jour à 09h03

« Il n’y a pas de drogue douce. La drogue est un poison, un fléau que nous devons combattre ! », estiment 80 élus du parti Les Républicains (LR) et apparentés, qui s’opposent à la légalisation du cannabis, dans une tribune publiée par le Journal du dimanche du 4 octobre.

« Ces dernières semaines, certains maires ont relancé le débat en se prononçant pour la légalisation de la consommation du cannabis. Nous, députés et sénateurs Les Républicains, voulons rappeler que nous y sommes fermement opposés », écrivent ces élus dont Bruno Retailleau, patron du groupe LR au Sénat, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, Gérard Longuet, sénateur de la Meuse, ou encore Philippe Bas, sénateur de la Manche.

Cette tribune est une réponse à celle de trois maires du même parti LR qui avaient réclamé la semaine dernière, dans le JDD, la légalisation de la consommation de cannabis, qu’ils estiment être « le meilleur moyen d’en anéantir le trafic et de ruiner les trafiquants ».

« Légaliser la vente de cannabis conduira les vendeurs actuels à se tourner vers la vente d’autres substances encore plus dangereuses et nocives ! », leur répondent les 80 parlementaires.

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Lire aussi « C’est naïf de croire qu’en s’en prenant uniquement au consommateur de cannabis, on va s’en sortir »
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En accord avec Gérald Darmanin

En outre, « ce n’est pas parce que les forces de l’ordre ont du mal à venir à bout du trafic qu’il faut légaliser la pratique ! », insistent les parlementaires, « sinon il faudrait aussi légaliser le trafic d’armes, la fraude fiscale, la prostitution et ne plus sanctionner les vitesses excessives au volant ! ».

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FRANCE 🇫🇷 (Vannes): fin 2018, une fusillade se termine dans le sang. Ricardo Blanchedent, frère du boss présumé du réseau de Kercado, à Vannes, est grièvement blessé.

La course-poursuite du 30 décembre 2018 s’est terminée au rond-point des Trois-Rois. Sur le sol humide, Ricardo Blanchedent est laissé pour mort.La course-poursuite du 30 décembre 2018 s’est terminée au rond-point des Trois-Rois. Sur le sol humide, Ricardo Blanchedent est laissé pour mort. (DR)

Un épisode à la violence inédite.

Dans la nuit du 30 au 31 décembre 2018, deux hommes juchés sur un scooter T-Max ouvrent le feu sur une Renault Laguna à proximité d’un bar à chicha de Plescop. Une course-poursuite s’ensuit. Elle se termine au rond-point des Trois Rois. Percuté par la voiture, le T-Max chute. Son conducteur se fait rouler dessus. Cet épisode d’une violence inédite met tout de suite la police sur la piste d’un règlement de comptes entre trafiquants.

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15 novembre 2017, place Henri-Auffret, à Ménimur. Face à face tendu entre le benjamin de la fratrie Blanchedent (en gris) et les forces de police à l’occasion d’une descente anti-stups. (Archives Le Télégramme)

Dans la nuit du 29 au 30 décembre dernier, un rodéo tragique impliquant cinq jeunes Vannetais bien connus de la police a jeté une lumière crue sur la guerre que se livrent les dealers pour contrôler le juteux trafic de stups. Une épicerie transformée en industrie par deux frères, présentés comme les chefs incontestés du réseau.

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FRANCE 🇫🇷 (Vannes): le procès des dealers de Kercado

Le quartier de Kercado, à Vannes, est gangrené par le trafic de drogue depuis plusieurs années.Le quartier de Kercado, à Vannes, est gangrené par le trafic de drogue depuis plusieurs années. ((Photo d’archives Le Télégramme))

Le 11 septembre dernier, prenait fin la cavale de Roberto Blanchedent.

Celui qui est suspecté d’être le boss du trafic de drogue à Vannes, a été interpellé en Espagne. Ironie de l’actualité, c’est ce mardi 6 octobre que s’ouvre à Vannes, le procès des auteurs présumés du réseau de Kercado.

Après Drogue à Vannes, l’enquête que nous avions publiée il y a 20 mois, voici Drogue à Vannes, saison 2.

1 – À Vannes, s’ouvre le procès de la « Dream team » de Kercado

Vingt-deux prévenus (dont neuf mineurs) et autant d’histoires entremêlées : le procès dit de « Kercado 3 », du 6 au 10 octobre, va passer au scanner un an et demi durant lesquels le trafic de drogue a gangrené le quartier vannetais de Kercado.

2 – Comment un fait divers vire à l’hyperviolence. L’exemple du rodéo sanglant de Ricardo Blanchedent

Fin 2018, une fusillade se termine dans le sang. Ricardo Blanchedent, frère du boss présumé du réseau de Kercado à Vannes, est grièvement blessé. Un épisode à la violence inédite.

3 – La Bourdonnaye à son tour gangrené par la drogue

Et pendant ce temps-là, le quartier La Bourdonnaye plonge dans le trafic de drogue. Les Albanais s’emparent du marché, au grand dam des habitants. Ces derniers expriment leur ras-le-bol. L’un d’eux a même été tenté par la création d’une milice.

4 – Les adultes en échec face à des ados businessmen

Elle a voulu garder l’anonymat, mais a tenu à témoigner de sa galère. Cette mère de famille tente de sortir ses deux ados de la drogue. Pas simple quand on sait qu’un simple chouf (guetteur) palpe 200 euros par jour. Comment motiver des jeunes qui gagnent mieux leur vie que leurs parents ?

5 – Qui sont les nourrices des trafiquants de drogue ?

Payées au lance-pierre ou en stups, les nourrices vannetaises croisées à Kercado, Ménimur ou La Bourdonnaye sont souvent des proies faciles pour les dealers en recherche de planques. La preuve en trois histoires.

6 – Les polices municipale et nationale en quête de solutions techniques

Les opérations conjointes entre policiers nationaux et municipaux sont de plus en plus fréquentes sur les lieux de deal vannetais. À la Bourdonnaye et Ménimur, le malinois Ibiza, accompagné de son maître-chien, met son flair hors pair au service des policiers. Quant à la vidéosurveillance, est-elle utile ? Les avis sont partagés.

7 – Toxicos, comment les épauler, les soigner ?

À Vannes, infirmiers, psychologues et médecins addictologues aident les toxicos. Le centre d’addictologie Douar Nevez les accueille sans jugement, les épaule. Les malades peuvent aussi recevoir aide et conseils avec Cécile et Denis. Ces deux infirmiers viennent chaque jeudi près de l’hôpital de Vannes, à bord de Pare-à-chutes, un camping-car.

8 – Les autorités prises de vitesse ?

À Kercado, la montée en puissance du trafic de drogue date des années « Kärcher », celles de l’ère Sarkozy. Un business qui a pris de vitesse police, justice et mairie.

9 – Comment les autorités entendent-elles reprendre la main ?

Alain Beauce, le commissaire divisionnaire, veut assécher le terrain de deal vannetais. Côté justice, les défèrements de dealers présumés s’enchaînent. La Justice bosse : c’est le message de François Touron, procureur de la République.

10 – La dépénalisation, la solution ?

Dépénaliser certaines drogues apporterait-il la solution ?  Les avis divergent.

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Le Télégramme propose une sélection d’articles pour comprendre le dossier

Le procès Kercado 3 va s’étaler sur quatre jours, du 6 au 9 octobre 2020, au tribunal de Vannes. Treize prévenus sont convoqués à la barre, dont Roberto Blanchedent, le chef présumé du trafic.

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