FRANCE 🇫🇷 : la MILDECA lance une campagne d’information et de prévention sur la cocaïne

Mis à jour le 26/07/2023

La cocaïne est une drogue illicite, au pouvoir addictif puissant. Il s’agit de la deuxième drogue illicite la plus consommée en France, derrière le cannabis. C’est un produit dont l’offre et la demande sont en expansion, alors que les risques liés à sa consommation sont conséquents.

Ainsi, le nombre de consommateurs ayant expérimenté la cocaïne a été multiplié par quatre ces 20 dernières années et 10% des 26-34 ans disent l’avoir déjà expérimentée. Elle est consommée pour ses propriétés psychostimulantes en contexte festif, sexuel ou professionnel.

La cocaïne continue de bénéficier trop fréquemment d’une image positive de « booster » qu’on arrête quand on veut. Or elle peut être à l’origine d’une forte dépendance. La consommation de cocaïne est responsable de 10 000 hospitalisations par an et le nombre de passage aux urgences pour consommation de cocaïne a été multiplié par 3 en 12 ans, dans toutes les régions, avec une accélération entre 2021 et 2022 (réseau de surveillance OSCOURS, santé publique France, 2023).

En cas d’AVC avant 50 ans, la consommation de cocaïne doit être systématiquement recherchée.

Sa consommation peut également entraîner de nombreuses complications sévères : troubles neurologiques, cardiologiques ou vasculaires, respiratoires, psychiatriques, infectieux, dermatologiques, ORL, etc.

Enfin, il n’existe aucun traitement de substitution pour accompagner le sevrage.

Toutes les informations relatives à cette campagne d’information et de prévention sur les risques liés à la cocaïne sont disponibles ici : https://www.drogues.gouv.fr/campagne-dinformation-et-de-prevention-sur-les-risques-lies-la-cocaine

000000

NARCO-GÉOPOLITIQUE : la France au cœur du narco-business

L’analyse de et le point de vue de Marc Fievet

« Narco-État » : le terme est désormais très répandu pour qualifier un territoire où de colossales sommes d’argent issues du trafic de drogue structurent l’économie criminelle. Cette formule est parfois employée  désigner certains pays européens, y compris la France, la Belgique et les Pays-Bas.

En Conclusion

Les données analysées ici révèlent la relative inefficacité du dispositif répressif en France. En plus du débat sur la légalisation des drogues, une des pistes qui pourrait être privilégiée est la confiscation des avoirs criminels générés par le trafic.


Cet article, rédigé à l’aide de la revue de presse quotidienne du site crimorg.com a été co-écrit avec Mehdi Ajerar, spécialiste de la géopolitique du crime organisé et du terrorisme. Mehdi Ajerar a rédigé, à l’Université Paris 8, un mémoire de géopolitique sur les représentations criminelles du trafic de drogue à Saint-Ouen à l’Université Paris 8. Il est titulaire d’un master 2 de criminologie au CNAM et membre de l’association Crim’HALT.

Lire

Le point de vue de Marc Fievet

Excellente analyse qui mérite une conclusion moins diplomatique que celle faite par Fabrice Rizzoli sur la relative inefficacité des régaliennes dédiées à cette lutte.

Ce n’est pas une relative mais une totale inefficacité qui, de plus, par leur engagement hyper médiatisé par des services de communication performants, ne fait que promouvoir les stups au détriment de la sécurité publique et sanitaire.

Les lobbyistes puissants des différentes régaliennes que sont la  Douane , la DNRED,  la Gendarmerie et les différents services de Police, tous sous pavillon de l’OFAST et …de la DEA, n’ont que faire d’agir efficacement pour faire diminuer le nombre de consommateurs de ces paradis artificiels.

En effet pour toutes les hiérarchies intermédiaires,  l’atteinte facile des objectifs fixés permet sans risque de satisfaire les demandes des Politiques transmises par des hautes hiérarchies qui elles, savent satisfaire les attitudes combattantes des agents de terrain qui à force de tangenter la ligne jaune la dépasse parfois allègrement pour « nettoyer » ce qui tombe toujours du camion.

Quand au coût réel de tous ces chasseurs de stups, il est difficile à chiffrer sachant que l’on jongle en permanence avec des budgets  considérables toujours assortis de fonds réservés qui bénéficient du sacro-saint ‘secret défense’. Circulez, il n’y a rien à voir ici !

Cette guerre insensée qui perdure depuis des décennies n’a jamais réussi à atteindre l’objectif premier qui était de faire baisser la demande. Mais y a t-il une véritable volonté de faire diminuer cette partie non négligeable de nos économies?  N’a t-on pas déjà réincorporé le chiffre de ces produits illicites dans le PIB? Cannabis, cocaïne et autres drogues génèrent en France une activité économique qu’on peut estimer à plus de 5 milliards d’euros en 2022. Dans ce cas précis, les stups, tant combattus, deviennent un ‘business’ reconnu et accepté par l’Insee.

Et ce ne sont pas nos grandes banques, plus vertueuses les unes que les autres qui, lorsqu’elles se trouvent dans l’obligation d’alerter des mouvements suspects au TRACFIN, n’hésitent pas, pour mieux s’en dispenser, d’ouvrir succursales et autres filiales dans tous les territoires considérés comme paradis fiscaux qui ne servent pas qu’à blanchir les gains du narco-business, mais aussi les détournements et retours sur commissions de la corruption institutionnelle que nous découvrons chaque jour davantage.

000000

0000

ITALIE 🇮🇹 (Guardia di Finanza) : 5 tonnes 300 de cocaïne interceptées dans le canal de Sicile, l’équipage en prison

La Guardia di Finanza a récupéré 5,3 tonnes de cocaine et arrêté l’équipage composé de Vincenzo Catalano, 35 ans, de Bagnara Calabra (Reggio Calabria), capitaine du chalutier, Kamel Thamlaoui, Tunisien, 54 ans, domicilié à Tricase (Lecce), Sami Mejri, Tunisien, 48 ans, domicilié à Barcellona Pozzo di Gotto (Messine), Yanis Malik Bargas, Français, 19 et Elvis Lleshaj, 35 ans, Albanais de 35 ans,

C’est mardi dernier, que les agents de la Guardia di Finanza, lors d’une patrouille de reconnaissance dans le canal sicilien pour une enquête de l’unité de police financière de Palerme avec la coordination du bureau du procureur de Palerme-Direction anti-mafia du district, ont identifié un navire marchand battant pavillon de Palau et un contact anormal avec un navire de pêche au départ de la côte calabraise.

Les deux bateaux ont été suivis à distance de sécurité par des unités du groupe aéro-naval de Messine, du groupe d’exploration aéro-maritime et du département des opérations aéro-navales de Palerme avec le soutien du GICO.

source

000000

ÉQUATEUR 🇪🇨 (cartels de drogue) : à Guayaquil, l’agitation de la ruée vers l’or du trafic de drogue ne semble pas se calmer

A lire cet extrait de l’article publié dans La PRESSE canadienne, on pourrait croire qu’il s’agit de la France, mais non c’est de l’Équateur qu’Il s’agit !

Un total de 210 tonnes de drogues saisies en une seule année, un record. Au moins 4500 meurtres l’année dernière, également un record. Des enfants recrutés par les gangs. Des prisons qui deviennent des plaques tournantes de la criminalité. Des quartiers rongés par des querelles criminelles. Et tout ce chaos financé par de puissants étrangers aux poches profondes et ayant une expérience considérable dans le commerce mondial de la drogue.

Selon des experts de l’Équateur, les pénitenciers sont rapidement devenus des bases d’opération pour le trafic de drogue.

Aujourd’hui, les cartels les plus puissants du Mexique, Sinaloa et Jalisco Nueva Generación, sont des financiers sur le terrain, de même qu’un groupe des Balkans que la police appelle la mafia albanaise.

Sur les 3.600.000 conteneurs qui partent chaque année du port de GUAYAQUIL, les autorités n’en vérifient que 700.000

LIRE TOUT l’ARTICLE

°°°°°°

Le point de vue de Marc Fievet

En France, chaque semaine, on se rapproche de cet état des lieux par un infernal engrenage. Il ne se passe plus une journée sans que l’on apprenne un meurtre, une fusillade et autres divers dommages collatéraux entraînés par une prohibition dépassée et totalement inadaptée à la problématique drogue. Nos pouvoirs publics sont sourds et s’obstinent à ne pas envisager d’autres méthodes qui ont pourtant échoué depuis plus de 30 ans.

0000000

FRANCE 🇫🇷 (OCRTIS) : François Thierry en route pour les assises

La cour de cassation, dans sa grande sagesse, a préféré renvoyer François Thierry aux assises du Rhône plutôt que de classer ce dossier particulièrement sensible.

Les magistrats avec lesquels travaillait François Thierry ont réussi à se dégager de toutes responsabilités dans cette affaire.

Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin n’a pas jugé utile de rappeler la présomption d’innocence qui doit bénéficier à François Thierry.

Retour

sur ce dossier

lire

000000

FRANCE 🇫🇷 (Le Havre) : 25 kilos de coke dans un porte-conteneurs

Depuis près de deux semaines, les autorités n’en finissent plus de tomber sur d’importantes quantités de cocaïne entre la Seine-Maritime et le Pas-de-Calais. Jeudi dernier, 25 kg de poudre blanche cachés dans un navire en provenance du Brésil ont été découverts par les gendarmes du Havre a-t-on appris, ce mardi, auprès du parquet de Lille.

Le bateau en question, un porte-conteneurs, arrivait tout droit du Brésil et faisait escale au Havre avant de poursuivre sa route vers une destination qui n’a pas été précisée.

Un Pif a faire pâlir tous les chiens douaniers

Aiguillés par un renseignement ou simplement grâce à leur flair, les militaires du peloton maritime et portuaire ont mis la main sur 25 kg de cocaïne, conditionnés en pains et « aimantés à une paroi métallique à l’intérieur du navire », explique le parquet dans un communiqué.

source

°°°°°°°°

Le point de vue de Marc Fievet

Le temps passé à s’occuper de cette saisie, ce sont sans aucun doute des quantités plus importantes qui sont passées.

000000

UK 🇬🇧 (NCA) : Second port worker convicted for cocaine haul hidden in bananas

A corrupt port worker involved in importing what he thought was £118m worth of cocaine has been sentenced to 21 years in prison after a National Crime Agency investigation.

Michael Jordan

Michael Jordan, 45, from Portsmouth, worked at the city’s docks and was on shift when 372 pallets of bananas arrived on a cargo vessel called MV Atlantic Klipper.

The shipment had originated from Colombia, and the vessel had stopped on its way to the UK at Vlissingen in the Netherlands.

NCA officers worked closely with the Dutch police, who found 1,477 kilos of cocaine which was replaced with dummy packages.

When the boat arrived into Portsmouth in April 2022, officers watched Jordan on CCTV separating pallets which he believed contained the drugs and moving them to a separate warehouse.

Jordan and his accomplice at the docks David Oliver, from Portsmouth, who was convicted for his role last year, then attempted to conceal the pallets among an unconnected consignment.

Jordan then prepared for the arrival of Turkish lorry driver Ahmet Aydin, who was also convicted last year, so the load could be moved into his trailer quickly and without detection.

The NCA shared intelligence with West Midlands Police, who arrested four men as part of their own investigation when the dummy load was transported to a rural location near Lichfield in Staffordshire.

Jordan was arrested along with Oliver and Aydin at the same time on suspicion of conspiracy to import class A drugs. He was convicted after a three-week trial at Portsmouth Crown Court on Friday (7 July) and sentenced today.

NCA Branch Commander Matt McMillan said: “Michael Jordan was part of a criminal conspiracy to import a large quantity of cocaine through the UK border.

“He used his insider knowledge as a port worker to make money from the cocaine trade, which fuels violence and exploitation on our streets.

“The NCA worked closely with the port operator, international partners, and West Midlands Police to dismantle this organised crime group and protect the public.”

10 July 2023

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (Corse) : cinq personnes ont été interpellées dans le Sartenais-Valinco (Corse-du-Sud) lundi 3 juillet 2023

C’est France 3 Corse Viastella qui nous informe qu’à l’occasion d’une intervention des gendarmes de Saint-Lucie-de-Tallano, à la suite d’une affaire de violences conjugales, les enquêteurs soupçonnaient l’un des protagonistes de s’adonner à de la revente de produits stupéfiants à différents consommateurs à l’échelle locale

Le parquet d’Ajaccio ouvrait une information judiciaire du chef de trafic de stupéfiants et les premières investigations permettaient de confirmer que l’une des personnes soupçonnée alimentait en produits stupéfiants des consommateurs dans la région de l’Alta Rocca.

000000

PAYS-BAS 🇳🇱 (Narcotrafic maritime) : l’interview de Romilda Schaaf par « Le Temps »

Le Temps: Romilda Schaaf, depuis 2017, vous êtes la cheffe de la lutte contre le trafic de drogue, au sein de la brigade portuaire. Quelle est l’importance du port de Rotterdam dans le trafic de cocaïne entre l’Amérique du Sud et l’Europe?

Romilda Schaaf: Le port de Rotterdam est un goulet d’étranglement. C’est l’un des trois passages stratégiques avec Anvers et Hambourg où arrive la poudre en ballots, cachés dans des conteneurs sur des cargos. Les autorités de nos trois ports travaillent d’ailleurs ensemble. Cette année, nous avons déjà saisi 20 000 kg de cocaïne dans le port de Rotterdam. Nous arriverons à 40-50 000 kg saisis à la fin de l’année 2023. C’est le même chiffre que l’année dernière. Sauf qu’en 2022, nous avons arrêté 200 trafiquants et cette année, déjà 220 personnes, donc nous doublerons le nombre d’arrestations si cela continue. Soit nous faisons un meilleur travail, soit il y a plus de trafiquants et la cocaïne a augmenté conséquemment, et sort du port d’une manière que nous ne connaissons pas encore.

Justement, avez-vous une idée du pourcentage de la drogue que vous arrivez à saisir? Une étude indépendante a été menée par des scientifiques sur la quantité de cocaïne produite et consommée, ainsi que sur un certain nombre d’autres paramètres. La conclusion est qu’environ 60% sont saisis dans les ports des Pays-Bas.

Soixante pour cent, c’est énorme

Le prix de la cocaïne n’a pas augmenté, et l’offre est toujours très présente partout, donc c’est un chiffre qui, à mon avis, doit être intégré dans les calculs des producteurs et des trafiquants.

Quel est le modus operandi des trafiquants?

Les trafiquants insèrent des briques de cocaïne dans les cavités des murs, des plafonds, des sols et des portes, dans l’isolation ou l’équipement de refroidissement des conteneurs traversant l’Atlantique. Dans des cartons de bananes, de jus, d’habits, de café, partout. Pas moins de 18 millions de conteneurs arrivent chaque année à Rotterdam, soit environ 50 000 par jour. Tous ne peuvent pas être contrôlés. Ce sont nos collègues de la douane qui en sélectionnent, selon leur provenance, et les contrôlent par scanner ou avec des chiens renifleurs. Le problème, c’est que dès que le conteneur est déplacé pour être inspecté, les criminels en profitent pour sortir la drogue. Ils ont des complices dans les ports: des marins, dockers, tentés de gagner quelques dizaines de milliers d’euros pour faire sortir la poudre du terminal sans contrôle. Le seul moyen pour nous de lutter efficacement contre cela est de les empêcher d’ouvrir les conteneurs en les bloquant les uns contre les autres. Nous engageons les compagnies à suivre cette méthode.

La corruption est donc partie intégrante de la vie du port? Chaque jour, 180 000 personnes travaillent au port. Echanger un conteneur peut rapporter 30 000 euros. Nous menons des campagnes contre la corruption, alertant sur le fait qu’on ne collabore jamais qu’une seule fois: lorsque l’on entre dans ce monde dangereux, on ne peut pas facilement en sortir. Il y a ensuite des pressions, des représailles, sans parler des 4 ans de prison ferme pour un docker qui serait pris en flagrant délit.

Et au sein de la police?

Depuis 125 ans qu’existe la brigade du port, nous n’avons pas eu un cas de corruption en notre sein. Cela s’explique aussi par le fait que nous n’avons pas d’accès libre au terminal des conteneurs, nous devons demander un laissez-passer à la sécurité.

De la sécurité du port de Rotterdam dépend ensuite le déferlement de la drogue partout en Europe. Etes-vous soutenus financièrement par l’Union européenne?

Non, pas à ma connaissance. Mais aux Pays-Bas, la lutte contre la drogue est la priorité numéro une. Notre budget a été augmenté de plusieurs millions d’euros et nous avons une nouvelle loi depuis 2020 qui met les criminels se trouvant illégalement dans le port en prison pour 2 ans. Nous nous devons de rétablir l’ordre dans certaines zones de non-droit pour rendre le pays sûr. Et débarrasser le port des criminels. Nous avons eu des politiciens, journalistes et avocats qui ont été assassinés. Pour ma part, je porte un gilet pare-balles mais je ne me laisse pas gagner par la peur. Sinon, je ne pourrais plus faire mon travail.

Quel a été votre travail depuis votre arrivée?

J’ai mis un point d’honneur à faire participer les compagnies d’import-export et du fret maritime à la lutte contre la drogue. Ce n’est pas qu’un travail de politique publique. Au début, c’était difficile car ces compagnies visent avant tout le profit et veulent faire sortir leur marchandise du port le plus rapidement possible. Ces contrôles coûtent de l’argent. Mais ils savent aussi qu’il est important de prendre des mesures pour contrôler les gens qu’ils embauchent, les surveiller, ils se rendent petit à petit compte des problèmes qu’engendre la drogue.

Est-ce que l’on a une mauvaise image de la cocaïne, qui est perçue comme une drogue festive, des riches et des puissants?

Je serais favorable à des campagnes similaires à celles que l’on a faites contre le tabac, du genre: «Le tabac attaque vos poumons, votre foie, votre cœur». On devrait proposer: «En sniffant votre rail de cocaïne, vous participez au meurtre de paysans en Amérique du Sud, à l’assassinat d’un avocat et d’un enquêteur reporter aux Pays-Bas, vous avez beaucoup de sang sur les mains». Car oui, cela reste tendance et branché de prendre de la coke en festival, et le consommateur ne se rend absolument pas compte de la violence et des crimes qui y sont liés. La cocaïne est un marché qui respecte la loi de l’offre et de la demande et à mon sens, on ne met pas du tout assez de pression sur le consommateur.

source

000000

CONFEDERATION HELVÉTIQUE 🇨🇭 (Narco- consommation) : pole position revendiquée

La ligne blanche de la cocaïne, de Rotterdam à Lausanne

Par Aïna Skjellaug

Des toilettes de la Riponne aux conteneurs du plus grand port d’Europe, «Le Temps» vous invite à suivre la route de cette drogue, alors que la Suisse apparaît comme le plus grand consommateur du continent

Ce qu’il faut s’imaginer, c’est une ville dans la ville. Rotterdam, 630 000 habitants, deuxième cité des Pays-Bas, ne serait rien sans son port extravagant, le plus important d’Europe. Il s’étend sur près de 50 kilomètres. Partout, des cargos amarrés venant de partout. Partout encore, rouges, blancs, ocre, bleus, jaunes, rouillés, des milliers d’énormes conteneurs empilés en une construction géante de Lego.

Il est impossible de contrôler toutes ces boîtes de ferraille: seulement environ 1% d’entre elles l’est sérieusement.

On vise les provenances vaguement suspectes – Pérou, Colombie, Bolivie – mais la drogue peut se cacher derrière des fruits, des pièces de tracteur ou du café, comme on l’a vu lorsqu’une cargaison de cocaïne a été découverte au printemps 2022 dans l’usine Nespresso de Romont, sans bien sûr que l’entreprise ne soit le moins du monde impliquée. Même les trafiquants font des boulettes.

Ce qui demeure la marque de Rotterdam, c’est le danger

La «Mocro Maffia», voici le terme désignant les filières marocaines qui tiennent le marché de la poudre depuis le port. Et si la violence directement liée au trafic est peu présente dans une petite ville comme Lausanne, Rotterdam vit une autre réalité, d’une dureté inquiétante jusqu’aux plus hauts étages de l’Etat et de la démocratie. Corruption, des dockers aux politiciens, chantages, menaces, meurtres, la pression est quotidienne. Journalistes trop fouineurs assassinés, ministres se retrouvant sous protection parce qu’ils refusent de se faire acheter. Mais la gangrène prend, dans une odeur de sang et de menaces, au point de donner au pays une réputation qui, selon certains, pourrait à terme en faire une sorte de narco-Etat où le pouvoir des marchands de mort ne connaîtrait plus de limites. Pourtant, des brigades policières dédiées enquêtent sans relâche et avec un courage époustouflant au milieu des empilements du port de Rotterdam.

…………………

Ce qui ressort de toutes les analyses, c’est que le marché des stupéfiants alimente en argent des réseaux criminels internationaux, passant de l’Amérique du Sud aux anciens pays de l’Est ou à l’Afrique, qui sont actifs partout, y compris en Suisse, et ceux-là sont parfois extrêmement dangereux. La lutte est sans fin. Et le refrain de la police aux trousses des trafiquants ressemble à une vieille chanson d’Alain Bashung: «Toujours sur la ligne blanche.»

LIRE PLUS

000000

EUROPE 🇪🇺 (Narco-logistique) : les « narcos » à la conquête commerciale de l’Europe

L’enquête de Thomas Saintourens à lire dans le Monde confirme que les cartels latino-américains prospèrent autour des grands ports européens. Pour régner sur ce marché florissant, ils n’hésitent pas à nouer des alliances avec des groupes criminels locaux et à imaginer des procédés chimiques qui rendent la cocaïne indétectable.

Et pourtant, le sucre était arrivé à bon port… Vingt-deux tonnes au total, réparties dans 900 sacs, débarquées au Havre (Seine-Maritime) le 14 avril 2022, parmi diverses marchandises en provenance d’Amérique du Sud.

Trois semaines plus tard,cette livraison a priori anodine est saisie dans le Val-de-Marne, après des investigations menées par les policiers de l’Office anti-stupéfiants et par le service d’enquêtes judiciaires des finances.Huit ressortissants colombiens sont arrêtés, puis incarcérés. Parmi eux, un certain Adalberto Patiño Pareja. Considéré comme un cadre d’une organisation criminelle basée à Tulua, en Colombie, cet homme de 62 ans est un as de la chimie. Il avait fait le voyage en Europe avec son fils et plusieurs de ses compatriotes pour procéder aux opérations de filtrage et laisser ensuite la drogue à des trafiquants français.

A ce jour, l’enquête n’a pas permis de découvrir du matériel ni un laboratoire équipé. Mais ce modus operandi confirme le constat dressé, ces derniers mois, par les analystes d’Europol : les membres des cartels sud-américains sont de plus en plus présents sur le sol européen. Il peut s’agir d’émissaires chargés de négocier une opération, de « courtiers », de blanchisseurs, plus souvent de petites mains, des ombres qui apparaissent au fil des dossiers. Le plus souvent, on ne connaît d’eux qu’un pseudonyme. Dans les conversations interceptées, leurs correspondants européens les désignent comme « le Colombien », « le Mexicain », voire « le Tacos » ou « le Sombrero ».

L’un d’eux, surnommé « Beto », apparaît dans une affaire qui remonte au 13 mai 2018. Ce jour-là, cet homme envoyé en Europe par un cartel de Carthagène (Colombie) ignore que la voiture où il se trouve a été « sonorisée » par la police. A ses côtés, Sofiane B., 39 ans, un trafiquant français aujourd’hui incarcéré. Ce caïd du trafic – on le surnomme « le Mozart des stups » – n’est guère à l’aise en espagnol, mais l’accueil qu’il réserve au Colombien est empreint de déférence et trahit l’importance du moment. L’objectif est de sécuriser les approvisionnements de cocaïne dans le port du Havre, la principale voie d’accès de cette drogue en France. Huit mois auparavant, « Mozart » s’est lui-même rendu au Mexique, avant de rallier le Panama et de pousser jusqu’à Cali, en Colombie.

Publié aujourd’hui à 06h30

Article réservé aux abonnés

000000

Le point de vue de Marc Fievet

Ça fait plus de 30 ans que je tente d’alerter l’ensemble des autorités régaliennes de ce fléau.

Les ramifications, contacts et autres moyens utilisés par les narcos intéressent plus qu’hier les journalistes avant tout intéressés par le Buzz médiatique ainsi récolté.

A l’époque, j’avais l’oreille du ministre Michel Charasse en poste à Bercy, mais j’ai constaté la très grande frilosité de Jean Dominique Comolli, le DG de la Douane de l’époque, qui n’avait que faire des méthodes efficaces proposées.

Aujourd’hui, en France, nos régaliennes dédiées à cette lutte tapent un peu moins de dix pour cent du trafic supposé alimenter le marché, et les décideurs des étages supérieurs de Bercy, Montreuil et de Beauvau refusent toujours d’installer des moyens de contrôles performants qui existent.

NARCOTRAFIC MARITIME : comment inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision?

En France, les contrôles aléatoires sont tellement rares que la sécurité est remise en cause et nos savants continuent de réfléchir et de se refiler le dossier de ministères en ministères puis de services en services pour savoir si l’on va équiper nos ports de systèmes performants de contrôles qui existent !

LIRE

000000

FRANCE 🇫🇷 (Stups) : pour les analystes du Sirasco, le narco-business est désormais devenu la « matrice criminelle » générant « une multitude d’autres activités illégales ou légales »

Les profits colossaux générés par cette activité illégale alimentent un cycle sans fin de violences et de prévarication. Le rapport annuel du service d’analyse stratégique de la police judiciaire estime que « l’émergence de la corruption dans la sphère politique est une menace désormais identifiée ».

par Antoine Albertini, Simon Piel, Thomas Saintourens

C’est un panorama du crime, une immersion parmi les « voleurs dans la loi » géorgiens, les « cults » nigérians, mais aussi les gangs de motards et le grand banditisme corse, qui étend ses ramifications jusqu’à Dubaï. Le rapport du service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) pour les années 2021 et 2022, que Le Monde a pu consulter, tient à la fois d’un atlas des groupes criminels organisés les plus actifs et du plan d’action contre neuf menaces prioritaires : le trafic de stupéfiants, la traite des êtres humains, la pédocriminalité, la criminalité financière, la cybercriminalité, les atteintes aux biens, la contrefaçon de marchandises, la criminalité liée aux courses et jeux et la criminalité en matière environnementale.

Premier constat : si ses activités illégales traditionnelles (extorsion, braquages, escroqueries) persistent, le crime organisé a su tirer les leçons de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 et investir durablement dans la gestion à distance de nouvelles niches, comme la prostitution logée, l’ubérisation du trafic de drogues ou le live streaming, c’est-à-dire la commande de viols d’enfants en direct, « qui a connu une nette expansion lors de la pandémie et perdure depuis ». Preuve de « sa capacité de résistance et de résilience (…), note le rapport, l’aspect le plus marquant est celui du haut niveau d’évolution technologique des groupes criminels organisés», passés maîtres dans l’utilisation de drones pour le repérage avant les cambriolages et pionniers du blanchiment grâce aux cryptoactifs.

Mais, sans surprise, les analystes du Sirasco consacrent une large part de leur rapport au trafic de stupéfiants, non plus seulement source de colossaux profits mais désormais « matrice criminelle » générant « une multitude d’autres activités illégales ou légales ».

En 2021 et 2022, « 80 % des règlements de compte, 25 % des armes saisies et 2,7 milliards d’euros de profits » ont découlé de cette activité.

Les enquêtes récentes démontrent que chaque grande organisation criminelle internationale mène sa propre « stratégie française », avec le trafic de drogues comme matrice. Mafias italiennes, « Mocro Maffia » belgo-néerlandaise, mais aussi groupes balkaniques, russophones, asiatiques ou latino-américains : aucun ne manque au tableau dressé par le Sirasco, faisant de la France un pays de consommation majeur en Europe, mais aussi une zone de transit.

Niveaux record de saisie

Certes, de véritables succès ont jalonné l’épuisant combat mené contre le trafic de stupéfiants. Pour la seule année 2021, pas moins de quatre narcocaïds d’envergure internationale ont été appréhendés au Maroc et à Dubaï et, pour trois d’entre eux, extradés vers la France. Les parrains marseillais Hakim Berrebouh et Karim Harrat, alias le Rent, qui n’ont pas encore été jugés, ou Moufide Bouchibi, baron du cannabis condamné à dix-huit ans de prison en 2022.La même année, Sofiane Hambli, l’un des principaux importateurs de cannabis en France, a quant à lui écopé de vingt ans de réclusion au Maroc.

Désolé, il vous reste 70.32% de cet article à lire.

La suite est réservée aux abonnés. (Abonnez vous!)

000000

FRANCE 🇫🇷 (TRACFIN info) : comment à Marseille, la police et la justice «pilonnent» les réseaux de blanchiment de l’argent sale

Par Chloé Triomphe

DÉCRYPTAGE – Une vaste nébuleuse de sociétés, par laquelle auraient transité 45 millions d’euros, a été récemment démantelée.

À Marseille, la riposte contre le fléau du trafic de drogue ne se contente plus de harceler les points de deal et d’interpeller les équipes de tueurs, alors que le nombre de morts depuis le début de l’année atteint le chiffre record de 23 victimes. La politique de pilonnage de terrain mise en œuvre par la préfecture de police se double, en collaboration étroite avec la justice marseillaise, d’une plus discrète offensive sur le front de l’argent sale. Et les premiers résultats d’envergure se sont fait sentir ce mois-ci avec le démantèlement de la plus grosse affaire de blanchiment jamais réalisée en zone sud-est, au sein d’une vaste nébuleuse de sociétés basées en région aixoise, par laquelle auraient transité 45 millions d’euros en cinq ans.

Pour bien comprendre l’ampleur de cette opération, un chiffre marque les esprits: elle a mobilisé pas moins de 156 fonctionnaires de police, des enquêteurs de l’office central de lutte contre la criminalité organisée (Oclo)…

source

000000

HONGRIE 🇭🇺 (Interpol) : Sergio Roberto de Carvalho, le « Pablo Escobar brésilien », extradé vers la Belgique

Gilet pare-balles et casque sur la tête, Sergio Roberto de Carvalho est emmené, jeudi 15 juin, dans un fourgon blindé en direction de l’aéroport de Budapest (Hongrie). Un dispositif de sécurité exceptionnel pour transférer l’un des plus dangereux criminels au monde, surnommé le « Pablo Escobar brésilien ». 

Tout au long de la route, des dizaines de militaires et policiers lourdement armés sécurisent le convoi, jusqu’à sa montée dans un avion en direction de la Belgique.

Sergio Roberto de Carvalho est désormais détenu dans une prison de Bruxelles .

SOURCE et source

000000

UK 🇬🇧 (Bedfordshire) : Two arrested after huge cocaine seizure at service station

Detectives searching the trailer uncovered 156 kilogrammes of cocaine in kilogramme blocks, packed into cardboard boxes.

ERSOU’s specialist detectives have arrested two men, after a lorry containing millions of pounds of cocaine was stopped at a Bedfordshire service station.

Shortly after 2.30pm yesterday (Tuesday), officers from the ERSOU’s Regional Organised Crime Unit (ROCU) stopped a lorry at Toddington Services on the M1.

A 61-year-old Belgian national was arrested on suspicion of possession with intent to supply class A drugs (cocaine).

A short time later a 27-year-old man from London was also arrested on suspicion of possession with intent to supply class A drugs (cocaine) after officers stopped a car in North Finchley.

Investigators searching the vehicle found 36 kilogrammes of cocaine, also in kilogramme-sized blocks.

Both men were taken into custody for questioning.

The total potential street value of the drugs is estimated to be around £19.2 million.

Detective Chief Inspector Steve Dowty, from ERSOU ROCU, said: “These arrests form part of an investigation into the organised importation of vast amounts of cocaine into the UK. Our enquiries are ongoing.

“Clearly this is a significant seizure which will have a real impact on the criminal networks looking to bring these dangerous substances into our communities.

“ERSOU has a wide range of specialist officers and teams working tirelessly throughout the year, and we will continue to ensure that eastern England is a challenging place for organised criminals to operate.”

Anyone with information about suspected organised crime in Bedfordshire can find more information on the Bedfordshire Police website, including the signs to spot and where to report concerns.

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (Côte d’Azur) : violences, superprofits… les policiers décryptent un business de la drogue en pleine mutation

L’histoire se déroule bien loin des Moulins. Elle met en scène, à Dubaï, deux figures du trafic de drogue. L’une marseillaise, l’autre niçoise. Le premier s’y serait retiré fin 2020 après que son frère s’était fait « charclé » C’est comme ça qu’on appelle les règlements de compte dans le milieu. Le second n’y aurait été que de passage. Les voyous aussi ont le droit de prendre des vacances.

« Les beaux mecs n’habitent plus les quartiers »

« Les beaux mecs n’habitent plus les quartiers depuis longtemps », relève un policier niçois. Autrefois aux Moulins, ils s’appelaient Kader ou « le Gros » Fred. Le premier vivrait dans son riad marocain. Le second s’est récemment fait rattraper par les carabinieri juste de l’autre côté de la frontière. Ce qui, ni pour l’un, ni pour l’autre, ne saurait constituer un obstacle suffisant à la poursuite de leurs affaires.

« Les gros bonnets gèrent désormais depuis l’étranger. Parfois même depuis la prison où, on le sait, ils ont tous des portables. Ils ne mettent généralement plus les mains dans le cambouis, décrypte un enquêteur. Ils se contentent de faire dans l’import-export et de toucher leur pièce au passage. Mais ce n’est pas là que le trafic rapporte le plus. C’est à la découpe, au bout de la chaîne. Le plus petit point deal des Moulins génère entre 3.000 et 5.000 euros par jour. Jusqu’à 30.000 euros pour les plus gros. »

« Ils s’entre-tuent pour une dette de 3.000 euros »

La main-d’œuvre bas de gamme des dealers

Calife à la place du calife

« Du produit, on en trouve partout »

L’ubérisation en cours des points de deal

Le combat serait donc sans fin? Pas si sûr… A entendre cet enquêteur niçois, le trafic de quartier n’aurait guère d’avenir: « En fait, les points de deal ont vocation à disparaître. Ce n’est qu’une question de temps. » La mutation de ce business très lucratif serait déjà entrée dans une nouvelle phase. Le marché de la drogue n’aurait pas échappé à l’ubérisation de l’économie: « L’avenir, ce sont les livrettes. »

Aujourd’hui, ce n’est plus le consommateur qui se déplace, mais le dealer. Et ce dernier ne gère plus seulement son business depuis un point de deal, mais sur les réseaux sociaux. « Ils font de la publicité agressive sur Snap ou Insta. En mode: « Salut la team! Le deux fois filtré vient d’arriver! » Ils offrent des petites gratifications aux clients. Certains vont jusqu’à organiser des tombolas. »

Voilà qui tranche avec la violence générée par le trafic de stups dans les quartiers. « Et pourtant, derrière, ce sont souvent les mêmes que l’on retrouve », assure ce policier niçois.

LIRE l’ensemble de l’article

000000

FRANCE 🇫🇷 (Marseille) : saisie de 288 kilos de haschich

Trois hommes, âgés de 24 ans à 39 ans, ont été mis en examen dans le cadre du démantèlement d’un réseau de trafic de cannabis, dans le 14ème arrondissement de Marseille. 288 kgilos de cannabis ont été saisis.

L’opération a été menée par l’Unité des Stupéfiants et de l’Economie Nord de Marseille. Une partie de l’enquête a été confiée à l’OFAST.

lire

000000

FRANCE 🇫🇷 (Vieux-Thann – Alsace): contrôlé par les douaniers, l’Albanais avait planqué 10 kilos de coke dans sa voiture

Un Albanais de 38 ans a été contrôlé par les douaniers au volant d’une voiture sur la RD1066, le dimanche 21 mai à Vieux-Thann. Dissimulés dans une cache aménagée, dix kilos de cocaïne ont été saisis.

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (Nice) : arrestations en nombre

Le préfet des Alpes-Maritimes ne relâche pas ses efforts dans la lutte contre la délinquance, et plus particulièrement contre le trafic de drogue, quartier des Moulins, à Nice. Bernard Gonzalez, qui craignait récemment une «dérive à la marseillaise», mène une politique de «harcèlement» des trafiquants, suivant la feuille de route en la matière du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Et pour cause, depuis le début de l’année, les incidents se multiplient aux Moulins, les fusillades notamment.

Du 10 avril au 18 mai, 182 personnes ont été interpellées aux Moulins, dont 69 mineurs. 31 ont été présentées au procureur de la République et 12 écrouées. Dans le même temps, un peu moins de 17 kilos de cannabis ont été saisis ainsi que 1,5 kilo de cocaïne et 34.755 euros en liquide.

source

000000

PAYS-BAS 🇳🇱 (Vissingen) : 12 pêcheurs qui étaient peut-être de vrais pécheurs ont été arrêtés

A Vissingen, dans la zone portuaire, les policiers néerlandais ont procédé ce week-end à l’arrestation de douze pêcheurs suspectés d’avoir tenté de récupérer une partie de la cargaison de cocaïne interceptée par les douaniers belges la semaine passée.

000000