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La relación de Mansur, pareja de la televisiva Maika Rivera, con el tráfico internacional de cocaína, viene de lejos. Eso es lo que piensa la Policía Nacional a través de la Udyco Central y también la Polícia Judiciária. De hecho, en 2021 fue detenido como uno de los tripulantes de otro narcovuelo que, en aquel caso, transportaba 587 kilos de cocaína entre Brasil y Portugal. En aquel avión también viajaba Joao Loureiro, antiguo presidente del club de fútbol Boavista. La droga, según confirmaron posteriormente investigadores portugueses y brasileños, pertenecía a Sergio Roberto de Carvalho, conocido como El Escobar Brasileño o Paul Wouter, uno de los narcos más relevantes del siglo XXI.
En cuanto al Mayor Carvalho, su historia es bien conocida, después de ser detenido por Greco Galicia en 2018 en relación con el alijo de 1.700 kilos en el pesquero Titan III. Se identificó como Paul Wouter, con pasaporte de Surinam, con lo que consiguió engañar a las autoridades. Así pudo salir de la prisión preventiva antes de fingir su muerte en Marbella, donde residía en una lujosa vivienda.
Mansur ha sido uno de los arrestados más conocidos de la operación Narcos del Cielo, pero no la única. De hecho, en Portugal fue detenido alias Elisario, objetivo de alto valor y considerado responsable de la infraestructura en el país vecino, así como dos miembros de la Policía de Seguridad Pública (PSP) por dar cobertura a las actividades ilícitas en el entorno del aeropuerto de Beja.
C’est dans Le Monde d’aujourd’hui que Thomas Saintourens nous confirme que les éléments statistiques et les analyses des enquêteurs spécialisés dressant des contours d’une situation devenue progressivement hors de contrôle sur les dernières années est devenue réalité.
Aujourd’hui, des organisations criminelles étendent leur emprise territoriale autant qu’elles dépassent les limites de la cruauté, dans le contexte d’un marché illicite en plein essor, portée par une demande accrue sur notamment des produits stimulants.
Dans le même temps, des ‘matamores’ de la caste politique régnante continuent d’appliquer une politique qui a fait toutes ses preuves dans inefficacité.
On peut se poser la question: pour qui roulent-ils vraiment ces promoteurs indirects du narco-business?
Les constats de Christian de Rocquigny de l’OFAST n’auront pas réussi à convaincre le ‘savant décideur’ de Beauvau de revoir sa copie.
« La dégradation sensible de la situation est marquée par une violence liée aux trafics en augmentation rapide et une très grande disponibilité des produits stupéfiants », analyse Christian de Rocquigny, chef de l’OFAST par intérim. Il souligne, en écho aux notes des services spécialisés, que « cette détérioration s’est produite au moment où la cocaïne a déferlé en masse sur la côte Atlantique », avec des saisies de 5,6 tonnes en 2013, 17 tonnes en 2017, 26 tonnes en 2021, avant un chiffre record attendu pour l’année 2024.
C’est donc sur plus de dix ans que l’emprise du narcotrafic a pris une ampleur inédite, renforcée, dans la période post-Covid-19, par le développement de moyens de vente à distance et l’essor des drogues de synthèse. « En parallèle de l’afflux de cocaïne, qui draine des profits record, sont aussi arrivées sur notre territoire des méthodes criminelles nouvelles, plus violentes », poursuit M. de Rocquigny. Une « bascule » progressive, déjà documentée, qui a trouvé, ces derniers mois, une accélération particulière à mesure que montent en puissance les protagonistes des trafics.
La France est le pays le plus répressif d’Europe en matière d’usage de stupéfiants, mais c’est aussi un de ceux où l’on trouve le plus de consommateurs, notamment chez les plus jeunes.
La répression est une entrave à la prévention, l’information, l’accès aux soins et la réduction des risques, qui devraient pourtant être des priorités absolues.
La guerre à la drogue et à ses usagers menée depuis presque 50 ans n’a pas eu les effets supposés par la prohibition : l’usage de drogues est insensible à l’arsenal législatif, et la prohibition ne profite qu’au marché noir et au crime organisé.
A businessman who used his specialist knowledge to help criminals produce thousands of dangerous illegal drugs has been jailed for 13 years, following a National Crime Agency (NCA) investigation.
Sebastiano Sorrenti, 35, of Swindon was known to criminal associates as “Machine Guy” because he gave them industrial pill presses.
He also sold associates large batches of Class A and C drugs.
The NCA began its enquiries in 2021 following the conviction of Kyle Byrne, 33, of Paisley, for drug offences investigated by Police Scotland.
In 2020, Police Scotland recovered pill presses which Byrne’s organised crime group used to produce Etizolam, a Class C drug which in the same year was a factor in more than 800 drug-related deaths in Scotland.
It was evident from WhatsApp messages on Byrne’s phone that the equipment had been provided by a contact saved under the name “Machine Guy”.
NCA officers were able to attribute the number for « Machine Guy » to Sorrenti, who ran a company that supplied equipment to legitimate pharmaceutical businesses.
In June 2022, NCA officers, assisted by Wiltshire Police, arrested Sorrenti at his home. They recovered pill press stamps, Scottish banknotes and tablets containing Etizolam and MDMA.
The stamps helped prove Sorrenti provided Byrne’s group with equipment because their designs – imitations of the WhatsApp and Snapchat logos – matched branding on pills recovered by Police Scotland.
Sorrenti also sent Byrne messages discussing delivery of equipment and advice on fixing a malfunctioning press.
His service to the organised crime group extended to giving guidance on making Etizolam pills, including sending Byrne a recipe to make 140,000 tablets.
Photos shared by the co-conspirators indicate the group’s criminal dealings were lucrative.
NCA drugs experts assessed a single haul of MDMA in one picture to be worth more than £600,000. In another exchange, Byrne sent Sorrenti a picture of a quad bike which was to be part payment for drugs.
Among more than 4,000 messages examined by investigators, Sorrenti discussed evading police detection, little realising that his communications would ultimately lead the NCA to him.
Despite the overwhelming evidence against him, Sorrenti denied supplying drugs to criminals in Scotland. He claimed his phone number had been spoofed, however a forensic examination of the phone by NCA officers found no evidence of spoofing.
Furthermore, cell site data retrieved by the investigation team proved Sorrenti had made numerous trips to Scotland on dates correlating with messages arranging collection and delivery of illicit goods.
Subsequently, Sorrenti today (1 November) pleaded guilty to all the charges against him and was sentenced immediately afterwards.
NCA Lead Investigator Rory Duffin said:
“The NCA investigation found Sorrenti was providing criminals with professional-standard customer service, supplying equipment, ingredients and instructions to create hundreds of thousands of potentially fatal drugs, and troubleshooting problems that arose.
“Working with Police Scotland, we’ve ensured that Sorrenti, who played a critical role for a number of organised criminals, is now in jail.”
Wanted on suspicions of fraud, dangerous driving, possession of criminal property, possession of cannabis with intent to supply, failure to surrender to bail
Les agents du NCA (National Crime Agency) ont arrêté quatre hommes et saisi environ 400 kilos de cocaïne après qu’un bateau de pêche a été arrêté en mer au large des côtes du Kent
Les agents de la Border Force ont intercepté le navire ce dimanche matin 10 novembre et ont trouvé la cargaison de drogue. Trois hommes à bord, âgés de 64, 45 et 25 ans, ont été arrêtés et transférés en garde à vue pour être interrogés par les enquêteurs de la NCA.
Un quatrième homme de 36 ans a été arrêté à Rainham, dans l’est de Londres.
Il y a une semaine, les gabelous bien cornaqués par la DNRED procédaient à la saisie de 963 kg d’ecstasy, dans un un fourgon, au péage de Reventin-Vaugris sur l’autoroute A7.
Le mercredi 6 novembre, ce sont les policiers de l’OFAST,qui ont saisi 400 kg de résine de cannabis sur une route de campagne de Villette-d’Anthon.
Ils blanchissaient l’argent du crime organisé et semblent tout droit sortis d’un film de James Bond – ou en tout cas, ils en incarnent tous les clichés. Tous deux possèdent des magasins de montres et de bijoux à Zurich: Michele, 63 ans, et Daniele, 56 ans (noms fictifs).
C’est le Monde qui nous rapporte que les ministres de l’intérieur et de la justice ont annoncé, vendredi à Marseille, plusieurs mesures, comme la création d’un parquet national dédié à la criminalité organisée et des cours d’assises composées de magistrats professionnels. Ils reprennent en grande partie les propositions de la commission sénatoriale sur le narcotrafic.
Le texte, qui doit être examiné le 27 janvier par le Sénat, propose notamment de recalibrer l’Office antistupéfiants (OFAST) en une véritable « DEA à la française », du nom de l’agence américaine de lutte contre la drogue, et de créer un parquet national antistupéfiants (PNAST).
Il propose également d’améliorer le régime des repentis, qui collaborent avec la justice.
Quant aux infiltrés et autres aviseurs injustement condamnés, malgré des décisions de justice qui, parfois, innocentent ces derniers, toujours rien en vue.
L’exemple de Marc Fievet, aka « NS 55 DNRED » en témoigne.
Il est vrai que chez nos « Politiques » et « Hauts fonctionnaires », d’assumer les engagements pris, ne fait pas partie des pratiques habituelles.
L’important chez les premiers étant d’en rajouter pour donner l’impression d’agir alors que pour les autres, les calculs de ces « savants » ne réussissent qu’à temporiser et se décharger de toutes responsabilités d’échecs dans lesquels ils sont devenus des virtuoses.
Ce policier avait assuré la couverture pour sécuriser l’entrée des conteneurs contaminés en provenance d’Équateur.
Ce sont des agents du SVA (Service de Surveillance Douanière de l’Administration Fiscale) et des agents de la Policia Nacional, qui ont intercepté dans le port d’Algésiras un conteneur qui transportait un total de 13 062 kilos de cocaïne.
Antonio Duarte, directeur d’Udyco Central, avait souligné ce mardi dans le port de Cadix que l’opération était ouverte et que l’objectif était d’aller au fond des choses. Le même jour, de nombreuses perquisitions au domicile de personnes présumées liées à cette saisie étaient menées. Parmi toutes, une s’est démarquée : la perquisition au domicile de l’inspecteur en chef de la section des délits économiques de la préfecture de police de Madrid où plus de 20 millions d’euros en espèces ont été trouvés.
Un majordome de Matignon est en garde à vue à Paris dans les locaux de la Brigade des stupéfiants.
Fichtre, le gaillard de 26 ans s’est fait gaulé en pleine transaction hier soir, vendredi 7 novembre 2024, par la BAC; contrôlé, ce salarié de Matignon, en arrêt maladie, avait dans le coffre de son scooter 28 bonbonnes de cocaïne, soit l’équivalent de 51 g..
Les ministres de l’Intérieur Bruno Retailleau et de la Justice Didier Migaud sont à Marseille ce vendredi pour annoncer des mesures contre le narcotrafic, fléau grandissant contre lequel l’exécutif appelle à une « mobilisation générale ». Lire l’article
-Le ministre de la Justice a annoncé que l’excuse de minorité pour les plus de 16 ans sera assouplie dans « les cas les plus graves ». Lire la brève
-Didier Migaud compte mettre en place un « parquet national » dédié et installer « une cellule de coordination nationale » contre le narcotrafic.Lire la brève
-Bruno Retailleau a lui estimé que le narcotrafic est « une menace existentielle » contre les institutions.Lire la brève
Il ne lâche rien. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, qui a précisé son plan d’action contre le narcotrafic ce vendredi 8 novembre à Marseille.
Le ministre veut frapper fort, et aussi responsabiliser le consommateur.
« Fumer un joint ou sniffer de la coke, c’est deux balles dans la tête d’un enfant de cinq ans, c’est ce jeune lardé à Marseille de cinquante de coups de couteau puis brûlé vif », image-t-il, poursuivant la rhétorique de son prédécesseur Gérald Darmanin.
Bruno Retailleau veut aussi multiplier les amendes forfaitaires, et créer une campagne de prévention choc.
En 2022, les prisons sont désormais gérées par des sociétés privées. Les criminels sont désormais source de profits car l’affaire est très lucrative. John Robbins, ancien héros de guerre du corps des Marines, est condamné à la perpétuité pour avoir sommairement abattu son officier supérieur lors d’une mission à Benghazi. Comme d’autres détenus, John est envoyé dans les quartiers de haute sécurité d’une prison de niveau 6, Leviticus, où règne en maître un directeur impitoyable, Warden. Ce dernier remarque les états de services de John. Mais le nouveau détenu lui tient tête. Pour le punir, Warden l’envoie immédiatement sur Absolom, une île-prison spécialement réservée aux récalcitrants et reculée du monde. L’île ne connaît qu’une seule règle : s’évader est interdit. Pour le reste, elle ne connaît pas d’autres lois que celle de la jungle. John y croise notamment Marek et ses sbires, les « Outsiders ». Il rencontre aussi Père, qui a créé une communauté pacifique sur l’île mais dont les membres sont bien moins nombreux que la bande de Marek. John va se lier avec le jeune Casey.
D’échecs en échecs caractérisés , le ministre de l’intérieur veut continuer dans cette voie ! Et une lutte contre les méfaits de la drogue (alcool et stupéfiants), pourtant bien réels, totalement écartés.
En prime, la criminalisation envisagée d’une population estimée au minimum à 8 millions de citoyens.
Bruno Retailleau veut changer de braquet avec des services aux intérêts et méthodes totalement antagonistes.
Entre quatre et six milliards d’euros : c’est ce que générerait chaque année le trafic de drogue en France. Une rente économique massive qui porte en elle le risque de cette corruption qui a transformé tant de pays en narco-États.
Douaniers, policiers, dockers, agents pénitentiaires, élus locaux ou même magistrats sont désormais ciblés par le risque d’approche
Car pour les voyous, « chaque personne a un prix », s’inquiétait en mars dernier le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, devant la commission d’enquête sénatoriale sur le narcotrafic. Le magistrat y décrivait une « corruption de basse intensité en forte augmentation », signe d’une « cartellisation » du pays.
À l’époque, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti s’était empressé de reprocher des « propos délétères ».
Pourtant, l’Office anti-stupéfiants (OFAST) lui-même s’alarme dans son rapport annuel d’un « phénomène particulièrement inquiétant », généré par des groupes criminels dotés de véritables « services de renseignement autonomes » à même de cibler des « agents intermédiaires ayant une capacité en commun à accéder à des lieux ou à des données primordiales pour favoriser la réussite de l’entreprise criminelle. »
Dans les années 90, les ‘Ro-Ro’* qui arrivaient du Maroc à Algeciras et ses remorques chargées de fruits et autres légumes étaient lestés avec du cannabis, voire avec de la coke, et tractés par des tracteurs immatriculés en France, ils montaient sur Valence pour que la répartition des livraisons soient effectuées.
C’était l’époque du GAL qui agissait en toute impunité se sachant protégé par la Policía Nacional et la Guardia Civil.
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Le navire roulier également dénommé Ro-Ro (abréviation de l’expression anglaise Roll-on/Roll-off qui signifie « entrer en roulant/sortir en roulant ») est un navire utilisé pour le transport de matériel roulant.
Par extension, les remorques transportées sur ce type de navire portent le même nom.
C’est dans un semi-remorque espagnol que les douaniers bulgares en poste à Kulata ont trouvé ce chargement de cannabis bien planqué au niveau du tablier.
La Guardia civil , dans le cadre de l’opération Nazarí 73 Candasu, a démantelé un important laboratoire de drogues de synthèse à Atarfe dans la province de Grenade et a démantelé un groupe criminel qui produisait et traitait du speed, de la kétamine, de l’ecstasy, MDMA, amphétamines, méthamphétamines, champignons hallucinogènes et LSD, qu’il distribuait ensuite dans des canettes parfaitement fermée. Leer más
En exclusivité, l’interview de Dominique Bucas, directeur de Seacop par Victor Mendez Sanguos de Narcodiario(première partie)
Victor Mendez Sanguos de Narcodiario
SEACOP vise à contribuer à la lutte contre le trafic maritime illicite et les réseaux criminels associés sur l’axe transatlantique, dans le respect des droits de l’Homme.
Expliquez-nous, de manière générale, quel est le rôle de Seacop ?
Elle a été fondée en 2010 pour lutter contre le trafic international de cocaïne. Cela a commencé en Afrique de l’Ouest. Dès lors, en différentes phases, le projet a traversé les Caraïbes et atteint l’Amérique. Nous couvrons 30 pays très divers. Nous avons le Brésil et la Gambie, nous avons la Colombie… Il faut d’abord voir de quoi il s’agit. S’il s’agit du trafic de drogue, notamment de cocaïne, s’il s’agit, ces derniers temps, du trafic de bois…, mais derrière tout cela, il y a beaucoup de variables. Comment les drogues sont transportées, qui les manipule, quels sont les itinéraires, les changements et les tendances. Nous les avons vu opérer dans différents pays des deux côtés de l’Atlantique. Il y a une « fashion week » du trafic de drogue et chacun doit être conscient de l’image globale pour pouvoir apporter une réponse adaptée. Il y a des choses qui marchent et d’autres qui ne marchent pas. La première chose est de partager les connaissances. La deuxième tâche de Seacop est de créer des équipes de renseignement maritime sur l’immatriculation des navires. La Colombie le sait, le Brésil le sait, mais d’autres pays ne le savent pas, et nous devons leur apprendre, par exemple, à inspecter un bateau. C’est super compliqué. Même sur un petit voilier, il y a des cachettes où se cache la cocaïne. Cela s’enseigne, cela se partage entre les pays. Comment faire du profilage. Comment allons-nous savoir qu’un navire est suspect ? Il faut mélanger les informations, il faut réfléchir. Il faut avoir le nez du policier ou du douanier, qui comprend qu’un itinéraire puisse être étrange, par exemple pour un bateau de pêche. Nous avons un noyau qui lui est dédié. Nous formons également des formateurs, afin qu’à l’avenir, les collaborateurs locaux puissent former leurs propres collègues ou ceux des pays voisins, dans une perspective de durabilité. Et la troisième chose que nous faisons est de gérer les opérations. Nous n’avons pas la capacité juridique d’intervenir, mais nous avons la capacité d’organiser le processus, d’unir certains pays avec d’autres, de mener une opération dans laquelle ils échangeront des informations, se rencontreront et obtiendront des renseignements opérationnels.
Nous disposons de bons renseignements, mais pas des moyens de faire le job derrière.. Nous devons donc tout planifier pour faire le meilleur travail possible.
Quelle est la principale menace à la sécurité dans l’Atlantique ?
La principale menace dans l’Atlantique est le trafic de cocaïne, mais je ferai deux nuances. Le premier est le flux habituel de l’Amérique vers l’Europe, en passant par l’Afrique. La circulation n’est pas toujours directe. 60 à 70 pour cent des trafics illicites documentés transitent par l’Afrique et ne peuvent être contrôlés faute de moyens. Cela donne aux dirigeants du narco-business une plus grande possibilité d’ouvrir la gamme, d’effectuer des transferts et de modifier la chaîne de transport. La première nuance concerne le trafic de cocaïne d’Ouest en Est qui peut emprunter différentes routes. Deuxièmement, inversez le trafic. Aujourd’hui, on sait qu’il existe un trafic de haschisch de l’Afrique vers l’Amérique et un échange contre de la cocaïne, car le prix à l’origine est le même. Ce trafic inversé inclut aussi les précurseurs, ainsi que le trafic de tabac, qui constitue un outil très intéressant pour les trafiquants de drogue afin de blanchir leurs avoirs. La troisième nuance est qu’aujourd’hui, et elle est liée à la deuxième, il existe d’autres trafics. Le trafic de bois par exemple, qui ne va pas vers l’Europe, mais majoritairement vers la Chine. C’est très douloureux pour les pays d’Amérique. Chaque année en Colombie, la superficie équivalente à Bogotá est déboisée. C’est énorme. C’est un trafic contre l’environnement. A cela, il faut ajouter le trafic d’êtres humains, de ressources naturelles, d’armes… Le trafic de cocaïne reste la principale menace, mais il est désormais mêlé aux autres trafics et routes.
« 60 à 70 pour cent des trafics illicites documentés transitent par l’Afrique et ne peuvent être contrôlés faute de moyens »
Les saisies ont diminué en 2024 d’environ 40 pour cent par rapport à 2023, où tous les records avaient été battus, si l’on parle de cocaïne, mais le prix reste stable. Qu’en pensez-vous ?
Je voudrais répondre que l’évaluation est positive, mais, d’abord, il reste quelques mois avant la fin de l’année. Pendant la période des ouragans, au moins dans les Caraïbes, il y a moins de transports en raison de ce risque. Nous verrons ce qui se passera d’ici décembre. En revanche, des saisies importantes ont eu lieu. Au Portugal, par exemple. En France aussi, 10 tonnes ont été saisies dans les Caraïbes, en Guyane il y en a eu deux importantes… Il y a aussi des petites saisies. Cela m’amène à deux conclusions. La première, c’est qu’il existe des bandes très solides qui font de belles expéditions. Et bien sûr, on ne peut pas tout saisir. De gros arrivages y transitent. Il y a une augmentation des quantités en gros et une diversification, pour une multitude de raisons, des expéditions en petites quantités. Il est possible que les chiffres diminuent, mais nous attendrons la fin de l’année. Il faut aussi voir que la qualité du produit augmente, avec le même kilo de cocaïne on peut faire plus de doses.
« Il existe une route de trafic de haschisch vers l’Amérique et un échange contre de la cocaïne, car le prix est le même »
Il existe de petits ports, comme celui de Marín, à Pontevedra, où il n’y a même pas de scanner de surface. Les trafiquants de drogue parient-ils sur eux ?
C’est une image que j’aime utiliser. Lorsque vous allez aux toilettes et que vous pressez le savon avec une main mouillée, le savon s’échappe. Même si vous avez beaucoup de force dans votre main, elle sautera ailleurs. C’est ce qui arrive avec la drogue. Nous avons besoin d’une coopération importante à saisir à deux mains. Le trafiquant de drogue, s’il voit une meilleure affaire, pariera là-dessus. Si demain il leur est plus intéressant de vendre des zamburiñas galiciennes, ils le feront. De plus, ils y vont facilement. Là où il y a un écart, ils y vont. Et les petits ports sont pour eux une opportunité. C’est très sûr. Lorsqu’il n’y a pas de surveillance, il est plus facile de faire sortir les stupéfiants. Les saisies se multiplient en Galice, en France, au Havre, ou dans d’autres ports et même si les cargaisons sont de plus faible tonnage, le marché est approvisionné.
Bucas, lors d’une opération – Narcodiario
Passons à l’Amérique du Sud. Quels sont les points qui vous préoccupent le plus ?
À l’heure actuelle, l’endroit le plus délicat est l’Équateur. J’ai eu la chance d’y mener un projet de décembre à juin. En Colombie, les mesures de sécurité se sont renforcées et les trafiquants de drogue parient sur la porte à côté, où règne un système parfaitement chaotique pour faire leurs affaires. Il y a une faiblesse importante. Le trafiquant de drogue cherche un vecteur de transport, et s’il existe une activité légale, il réussit bien. S’il n’y a pas d’affaires légales, vous ne pouvez pas cacher la marchandise. Ils se débrouillent très bien avec les bananes, 5 000 conteneurs de bananes par semaine quittent l’Équateur. C’est énorme. Une autre raison est son économie, qui est dollarisée, ce qui facilite l’échange de marchandises contre de l’argent. C’est le pays d’exportation le plus important. Deuxièmement, il faut être prudent avec le Suriname et la Guyane, qui sont des portes d’entrée vers l’Europe, pour deux raisons. L’une est bien sûr la jungle, car elle est impossible à surveiller, dans la zone frontalière avec le Venezuela. Le système politique du Suriname est très compliqué, et ces deux pays connaissent une croissance brutale de leur PIB à cause du pétrole. Donc, il y a des casinos, des investissements, ils sont très bons pour blanchir de l’argent. Aujourd’hui, l’Équateur, le Suriname et la Guyane, et demain, je crains que le Pérou ne devienne également un exportateur de cocaïne. Elle est déjà productrice et il faut surveiller de près le port de Chancay, en cours de construction par la Chine.
» Je crains que le Pérou ne devienne un exportateur majeur de cocaïne grâce au nouveau port de Chancay que les Chinois sont en train de construire. »
La dynamique dans la région peut beaucoup changer en raison des liens avec ce pays et de l’importance du trafic maritime légal qui le traversera.
« L’Équateur exporte 5 000 conteneurs de bananes par semaine. « C’est parfait pour les trafiquants de drogue. »
Quelle est l’importance de l’Espagne dans Seacop ?
Seacop est un projet destiné aux pays d’origine et nous ne formons pas les pays de l’UE, mais nous travaillons beaucoup avec l’Espagne. Mon coordinateur pour l’Amérique est un policier espagnol (Alfredo Díaz) et nous travaillons main dans la main avec le parquet espagnol de Madrid. De là, ils gèrent le réseau ibéro-américain de procureurs, il y a une grande relation. Nous avons un réseau de formateurs de la police espagnole qui viennent former nos équipes et nous créons des liens. Ces jours-ci, je suis à Carthagène (Colombie) pour le lancement de l’initiative GRES-PORTS (Groupe d’intervention spécial-Ports), et viendront le procureur spécialisé de Valence et le responsable de l’initiative Empact, tous deux espagnols. Nous avons un excellent lien avec l’Espagne. Nous constatons que l’Espagne et la Galice continuent d’être des entrées très importantes pour approvisionner le marché européen.
Pouvez-vous expliquer les raisons ?
Il existe de nombreuses entrées de cargaisons de cocaïne en Espagne car il existe en Galice une certaine tradition consistant à gagner de l’argent avec des choses qui ne sont pas légales. De plus, la structure du littoral facilite l’entrée de marchandises illégales. Le trafic de cocaïne en provenance d’Afrique passe par les côtes, c’est une autre raison. La troisième raison est l’augmentation de la surveillance dans les ports du nord, qui entraîne une diversification des routes. Une raison de tradition, une raison d’itinéraire et une raison de diversification. De plus, des bateaux rapides relient désormais la Galice à l’Afrique. Ces bateaux semi-rigides à moteur hors-bord ont été retrouvés à trois reprises au Sénégal. Ils sont capables d’aller très loin pour effectuer le fameux transfert des navires qui traversent l’Atlantique, chargent les marchandises et remontent jusqu’en Galice, par exemple.
Le chef du gang, un ressortissant serbe résidant au Brésil, figure parmi les personnes arrêtées.
L’enquête, menée dans le cadre de l’Operational Taskforce (OTF) « Balkan Cartel » d’Europol, est le fruit d’une collaboration entre les autorités chargées de l’application de la loi des deux côtés de l’océan Atlantique. Au cours de la dernière année et demie, les autorités impliquées ont travaillé sans relâche pour recueillir des renseignements et coordonner les activités opérationnelles. Le groupe criminel ciblé, connu pour son réseau complexe s’étendant des deux côtés de l’Atlantique, était impliqué dans le trafic à grande échelle de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud vers diverses destinations européennes.
Aux premières heures du 5 octobre, une série de raids ont été menés à différents endroits au Brésil (São Paulo, Ceará, Paraná, Rio Grande do Norte et Santa Catarina). En conséquence, 16 suspects ont été arrêtés, dont plusieurs avaient des liens avec l’organisation criminelle « Primeiro Comando da Capital ». Le chef serbe était l’une des cibles les plus importantes de l’OTF Balkan Cartel d’Europol en raison de son rôle dans l’organisation de nombreuses expéditions de drogue entre les continents.
Les enquêteurs brésiliens ont pu relier ce gang criminel à deux récentes saisies de cocaïne : une de 5,7 tonnes de cocaïne à bord d’un bateau de pêche au Cap-Vert en avril 2022, et une seconde de 1,3 tonne de cocaïne à bord d’un bateau de pêche à Fortaleza, au Brésil, en août 2022.
Au total, 12 suspects – 10 ressortissants brésiliens et 2 ressortissants monténégrins – avaient été arrêtés à ces deux occasions.
L’enquête a été menée en grande partie au sein de l’OTF Balkan Cartel d’Europol, Europol fournissant des informations et des analyses continues pour soutenir les enquêteurs de terrain au Brésil et les agences impliquées dans l’opération. Les preuves recueillies lors des raids seront désormais analysées pour identifier de nouvelles pistes d’enquête qui pourront être développées plus avant au sein de l’Operational Taskforce, qui comprend les autorités chargées de l’application de la loi de 11 pays.
Les autorités suivantes ont participé à l’enquête :