Pas de blessé mais une nouvelle escalade de la violence dans ce quartier gangrené par le trafic de drogues.
–Motus et bouche cousue.
C’est la règle pour les habitants du quartier de Kérihouais, à Hennebont. La commune d’un peu plus de 15 000 habitants fait face à une escalade de la violence sur fond de trafic de drogues digne des grandes cités de banlieue.
—Un nouveau marché
« Depuis, c’est la guerre des gangs », résume le maire, André Hartereau.
—-Gros trafiquants et guetteurs
De gros trafiquants qui ne sont pas d’Hennebont ont installé, dans une partie des bâtiments de Lorient Habitat, le bailleur social, un « supermarché de la drogue ».
—–Violences, règlement de comptes
Pourtant à Kérihouais se trouvent aussi une supérette, un lycée, des écoles, un gymnase et une vie associative. Les habitants racontent des scènes à peine croyable de violences, de règlement de comptes.
——À l’aide
Hier matin, Lorient habitat a été submergé d’appels. Les habitants du quartier veulent partir.
——-Sentiment d’abandon
Les habitants qui tentent de résister subissent des intimidations. Des bagarres éclatent en pleine journée. « Ils sont terrorisés et se sentent abandonnés. »