FRANCE 🇫🇷 (La prohibition des drogues): alerte sur une criminalité légale!

Le Collectif Themis vous invite à participer à l’atelier:

« La prohibition des drogues : alerte sur une criminalité légale? »

qui aura lieu dans la Salle Pavillon du Salon Des livres et l’alerte, le 4e salon du livre des lanceurs et lanceuses d’alerte le dimanche 18 Novembre 2018 à 14h, à la Maison des Métallos à Paris (L’entrée y est libre et gratuite)

Après des décennies de régime prohibitif, une unanimité se dessine: des organisations de terrain aux agences de l’ONU le dispositif légal de prohibition des « stupéfiants », n’est ni en mesure de protéger les droits fondamentaux des citoyen.ne.s, ni la sûreté ou santé publique. Si la réponse est aujourd’hui claire, ne faut-il pas lancer l’alerte ?

Panélistes :

* Bénédicte Desforges – Ancien gardien de la paix dans une unité anticriminalité des Hauts-de-Seine. Son livre, “Flic, chroniques de la police ordinaire” offre sous forme de chroniques, une plongée décapante dans le quotidien des ” flics de base”.

En disponibilité, elle continue à raconter ses histoires dans un blog : http://police.etc.over-blog.net FLiC

* Fabrice Olivet – Militant historique de la réforme des politiques de drogues, il est directeur de l’association ASUD – Autosupport des usagers de drogues. Historien de formation. Il est membre de la commission nationale des stupéfiants et des psychotropes de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM).

* Marc Francois Fievet – Ancien aviseur des douanes françaises, inscrit sous le matricule « NS 55 DNRED ». Simple citoyen dépourvu du statut de fonctionnaire, il a infiltré d’importants réseaux de narcotrafic. Implanté Gibraltar avec sa famille, il a ainsi approché le plus grand narco-broker de l’époque, Claudio Locatelli. Arrêté par la police canadienne en 1994, et condamné par la justice, Marc Fievet est “lâché” par l’administration fiscale française. Il passera onze année prison malgré un non lieu prononcé par la justice en France. Aujourd’hui transporteur routier, il est auteur de plusieurs livres. Il à inspiré le film “Gibraltar”.

* Emmanuel FANSTEN,(au milieu de la photo) journaliste à Libération et auteur de « l’Infiltré » avec Hubert AVOINE. Ce dernier a travaillé des années en secret pour l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Il a publié « l’Infiltré » de la traque du Chapo Guzmán au scandale français des stups chez Robert Laffont, où il a dénoncé des pratiques douteuses. Ses différentes missions l’ont amené à se demander si les trafics n’étaient pas encouragés plutôt que démantelés.

Hubert Avoine souhaitait participer au 4ème salon à la rencontre sur les politiques de drogues et leur prohibition. Il nous a quitté le 19 octobre. Malgré son absence ,son précieux témoignage éclairera nos échanges, et sera présent dans nos mémoires.

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien: Envoyé spécial Scandale chez les stups – 14 juin 2018 (France 2)

* Animateur du débat: Fabrice Rizzoli – Docteur en sciences politiques, il est chargé du cours « Géopolitique des criminalités » dans différents établissement universitaires : Sciences Po Paris, IRIS, HEIP… Il a fondé l’association Crim’HALT comme « alternative » pour impliquer les citoyens contre la grande criminalité en particulier à l’aide d’un plaidoyer pour l’utilisation sociale des biens confisqués aux criminels. Il enquête sur les mafias depuis de nombreuses années et lance l’alerte sur la présence mafieuse dans l’« économie légale ». Il a écrit « La mafia de A à Z, 162 définitions mafieuses » (Tim Buctu éditions, 2015).

Événement FB du salon: https://www.facebook.com/events/357390998032866/?active_tab=discussion

Programme complet: https://deslivresetlalerte.fr/wp-content/uploads/2018/09/programme_DLEA_2018.pdf

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SUISSE (Zurich): la police contrôle une limousine…au volant, c’est un dealer sans permis de conduire mais avec environ un kilo de cocaïne à l’intérieur du véhicule

Le Suisse de 31 ans a été arrêté.

Lors des perquisitions qui ont suivi à son domicile et à son lieu de travail, la police a trouvé un autre kilo de cocaïne, environ 28 kilos d’amphétamine, plus de 5 kilos de haschich, 550 grammes de marijuana et plus de 4800 pilules d’ecstasy ainsi que l’argent.

SOURCE

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GRANDE BRETAGNE (Londres): la police britannique est-elle impuissante face aux bandes de trafiquants de drogue?

Absolument tous les adolescents au Royaume-Uni, y compris les enfants issus des familles aisées, risquent de se retrouver au sein de bandes criminelles impliquées dans le trafic de la drogue.

La police n’y peut rien, les bandes de narcotrafiquants étant fermées et bien structurées.

Un ancien de Scotland Yard a commenté la situation pour Sputnik.

L’ampleur du problème de la drogue au Royaume-Uni est telle que la police n’est pas à même de le résoudre, tous les adolescents, y compris dans des quartiers huppés, pouvant être entraînés dans des bandes de narcotrafiquants bien structurées, a déclaré à Sputnik Frank Matthews, ex-agent sous couverture de Scotland Yard.

«Elle [ces bandes de trafiquants de la drogue, ndlr] sont organisées de façon si sophistiquée que même la police ne peut les infiltrer. […]

La police est incapable de venir à bout de ce problème», a constaté l’interlocuteur de l’agence.

Au début de l’année en cours, conformément à un engagement du gouvernement britannique, une unité spéciale a été créée pour combattre ces bandes criminelles.

«On peut affirmer qu’aucun résultat n’a été obtenu. Nous n’observons pas de réduction de la violence, mais plutôt le contraire. Rien qu’à Londres, environ 4.000 jeunes font partie de groupes criminels et, à travers tout le pays, ce chiffre atteint les 46.000 personnes. Ce problème est trop complexe pour la police et les services sociaux qui manquent d’équipements et de financement pour le résoudre», a souligné l’ancien policier.

Et d’ajouter qu’il faudrait contrôler la drogue, la retirer aux criminels pour la remettre à des personnes responsables.

«On n’arrivera jamais à arrêter complètement le commerce de stupéfiants. Tant que la demande existera, il se trouvera toujours quelqu’un pour la satisfaire. Il vaut mieux que cela ne soit pas fait par des groupes criminels organisés», a expliqué M. Matthews.

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https://fr.sputniknews.com/societe/201811161038926100-police-royaume-uni-drogue-bandes-adolescents-trafiquants/

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FRANCE 🇫🇷 (Décines): deux Albanais interpellés avec 550 grammes d’héroïne pure

Deux Albanais ont été interpellés mardi 13 novembre à Décines alors qu’ils quittaient un appartement, chargés de 550 grammes d’héroïne pure et 32 kilos de produits de coupe. C’est sur la base d’une information, selon laquelle des dealers menaient leurs petites affaires dans un appartement à Décines que les policiers avaient établi une surveillance.

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NARCO-TERRORISME: l’affaire du tanker grec « Noor One » illustre l’organisation du trafic de drogue ainsi que des opérations terroristes en Europe

De nouveaux détails accablants sur l’affaire de trafic de drogue ont provoqué un séisme politique en Grèce, avec le risque d’avoir les conséquences globales.

Qui est coupable ?

Au mois de juillet 2018, la police grecque a accusé le ministre de la Défense de s’impliquer dans l’enquête après que Pános Kamménos s’était entretenu par téléphone avec l’arrêté Yiannousakis.

Interrogé, le ministre a précisé que Yiannousakis avait de nouveau confirmé l’implication de Vangelis Marinakis, un puissant homme d’affaire et le propriétaire de la société Lambrakis Media Group (DOL), dans l’affaire de « Noor One ».

Selon ses dépositions, le PDG de l’entreprise américaine Capitale, dont Marinakis est le propriétaire, a été interpellé pour avoir transité d’une manière illégale 600 mille de dollars qui sont soupçonnés d’être les profits du trafic de pétrole dans lequel Marinakis est aussi impliqué.
« Trois ans après la saisie de « Noor One » on voit émerger de nouveaux éléments à examiner, mais il semble que l’opposition parlementaire défende les intérêts de celui qui est concerné. Il est évident qu’il y a les membres du parti la Nouvelle Démocratie qui sont payés par Marinakis, » a déclaré le ministre.

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GRÈCE: 1,6 tonne de cannabis albanais saisie après une chasse en mer

Le réseau visé opérait entre la Grèce, l’Albanie et d’autres marchés européens, dont l’Italie, utilisant des vedettes pour faire transiter la drogue, a précisé la police dans un communiqué.

Garde-côtes légèrement blessés 

Disposant d’informations, les policiers, assistés d’un avion de Frontex, l’agence européenne des frontières, ont pris en chasse samedi une vedette qui venait d’embarquer de la drogue sur une côte albanaise

Ils l’ont finalement arraisonnée au large des côtes sud d’Athènes, après un échange de tirs, et y ont saisi 1,6 tonne de cannabis.

Des garde-côtes sont tombés à l’eau et ont été légèrement blessés au cours de la poursuite.

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FRANCE 🇫🇷 (Curis-au-Mont-d’Or): le restaurateur interpellé pour trafic de cocaïne

Le gérant et propriétaire d’un restaurant de Curis a été interpellé mardi 6 novembre. Il est accusé d’avoir revendu, pendant au moins deux ans, de la cocaïne à des clients de son restaurant afin de financer sa consommation personnelle.

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ESPAGNE (Alicante): le narco Brian Charrington en a pris pour quinze ans

Un britannique, décrit comme l’un des dix criminels les plus recherchés en Europe, a été condamné à plus de 15 ans de prison à l’issue d’un procès sur la Costa Blanca.

Brian Charrington, 61 ans, a été condamné à une peine de 12 ans d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable de trafic de drogue.

Il a été condamné à trois ans et demi d’emprisonnement supplémentaires pour blanchiment d’argent.

Outre une longue peine de prison, l’ancien concessionnaire automobile de Middlesbrough, dont la biographie criminelle est retracée sur une page de Wikipédia, a été condamné à une amende de plus de £ 26 millions.

Son fils Ray, l’un des neuf accusés jugés en avril pour une saisie massive de 10 millions de livres sterling de cocaïne à Albir, près de Benidorm, a également été condamné à une peine de trois ans et demi d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable de blanchiment d’argent.

Ces britanniques ont appris leur sort près de sept mois après le début de leur procès devant un tribunal pénal à Alicante, capitale de la Costa Blanca. Les trois juges du procès ont annoncé aujourd’hui leurs verdicts et leurs peines dans un document écrit de 66 pages dans lequel ils ont acquitté cinq des neuf accusés, dont la petite amie française de Brian, Isabelle Robert, et un Britannique nommé Wayne Sherwin.

La police a arrêté Charrington après une enquête de longue haleine déclenchée par une information fournie par la police française.

Alain Coelier

Charrington avait déjà été arrêté en Espagne en 1997 pour son implication présumée dans l’achat de quatre tonnes de haschisch. Les enquêtes pour lesquelles il a été condamné ont commencé en janvier 2010 et se sont d’abord concentrées sur sa femme Isabelle Robert qui était une ancienne connaissance des forces de police européennes.

Elle avait entretenu une relation sentimentale avec un autre trafiquant de drogue, le français Alain Coelier, qui a été tué par balle en juillet 2010, avec son garde du corps à La Nucía (Alicante) .

Alain Coelier avait participé à l’enlèvement de Melodie Nakachian, fille de Raymond Nakachian et de la chanteuse Kimera, perpétrée à Estepona (Malaga) et séquestrée à Manilva en 1987. Il avait été condamné à 12 ans de prison.

Cette dernière affaire avait été rapidement résolue par la Policia espagnole grâce à la mobilisation des narcotrafiquants de la Costa del Sol qui ne souhaitaient pas, trop longtemps, une présence policière importante qui risquait de pénaliser le narcobusiness.

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FRANCE 🇫🇷 (Albi): démantèlement d’un vaste trafic de drogue

Quatre personnes, soupçonnées d’un vaste trafic de drogue à Albi, étaient mardi en garde à vue dans cette ville après une opération de police qui a permis la saisie de centaines de doses de cocaïne et de quatre kilos de cannabis.

L’opération de démantèlement de ce réseau a été menée par les policiers d’Albi appuyés par des éléments de la Brigade régionale d’intervention, soit une cinquantaine d’hommes qui sont intervenus simultanément lundi à Albi et à Toulouse.

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FRANCE 🇫🇷: pour un contrôle dépistage de drogues sur l’ensemble de nos élus

La « politique » anti-stups en France est décidée par les lois votées à l’Assemblée nationale après examen au Sénat.

Ces élus ont démontré qu’ils étaient trop souvent sous influence de lobbys (clubs de réflexion et d’influence dits aussi « think tanks », lobbyistes et cabinets de lobbying ou de conseils, avocats, associations et fondations etc.)

Sécuriser l’étude des propositions de lois à venir quant au fait que tous ces élus ne sont pas sous influence de produits illicites comme le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, pour que les décisions prises le soient en parfait état mental.

Merci de signer cette pétition en allant sur:

https://www.change.org/p/marc-fievet-pour-un-contr%C3%B4le-d%C3%A9pistage-de-drogues-sur-l-ensemble-de-nos-%C3%A9lus

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LUXEMBOURG – BELGIQUE (autoroute E 411): deux ressortissants français jettent environ 1 kilo d’héroïne sur la BAU

Dans la nuit de samedi à dimanche, sur l’autoroute E 411, un véhicule, avec à son bord deux ressortissants français, s’est soustrait à un contrôle de police. 

Il a été pris en chasse, puis arrêté à hauteur d’Arlon.

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ALGÉRIE (affaire des 701 KG de Cocaïne): un haut gradé de la police impliqué dans le trafic de drogue

L’affaire de la tentative d’introduction de 701 KG de Cocaïne en Algérie, saisis au port d’Oran, le 29 mai dernier, continue à livrer ses secrets.

En effet, un ex-haut responsable de la police nationale, ex-chef de la sûreté de la wilaya d’Alger, portant les initiales N.B est poursuivi en justice.

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FRANCE (Consommation de drogue): la réduction des risques à distance interrompue faute de financements

 

Depuis le 1er octobre, l’association SAFE, association de Réduction des Risques liés à l’usage des drogues, a été contrainte pour la première fois depuis 29 ans de cesser la distribution de seringues à distance, suite à des carences de financements.

Inclus dans le dernier Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et conduites addictives, ce programme permet d’accueillir par téléphone ou par e-mail les usagers de drogues, de leur proposer un conseil personnalisé et de leur adresser par voie postale les seringues, les pipes à crack et tous les matériels de prévention nécessaires et adaptés à leurs besoins afin de réduire les risques infectieux : VIH, hépatite C, mais aussi bactériologiques et virales

Ce programme connaît un « succès » croissant.

En 2018, près de 380 000 seringues ont déjà été distribuées par le biais de ce dispositif. C’est déjà plus que les 355 868 de 2017 et que les 273 108 de 2016.

Contactée par « le Quotidien », la directrice de l’association, Catherine Duplessy, pointe du doigt les conséquences d’une régionalisation du financement de l’activité de distribution des seringues à distance, décidée unilatéralement par la direction générale de la Santé (DGS) en 2015. « Jusqu’en 2015, nous avions un financement global de 180 000 euros pour l’ensemble des régions, explique-t-elle. Il y a maintenant un financement déconcentré imposé, ce qui oblige à identifier, dans chaque région, des acteurs de terrains qui doivent prendre le relais. »

6 régions dans l’impasse « Bourgogne Franche-Comté, Corse, Normandie, pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’outre-mer »

Dans la pratique, le passage à un système moins centralisé ne s’est pas déroulé comme prévu…..

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https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2018/11/09/consommation-de-drogue-la-reduction-des-risques-distance-interrompue-faute-de-financements_862666

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FRANCE (Politique des drogues) : sortons de l’impasse

publié le  

Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités issues de la société civile appelle à l’ouverture d’un débat national sur les drogues pour que la France sorte d’une politique essentiellement répressive.

Tribune. A l’heure où le Canada choisit de légaliser le marché du cannabis, un nombre croissant de pays amorce aujourd’hui des réformes majeures issues d’un constat partagé : l’échec des politiques publiques en matière de drogues fondées sur une logique de répression.

Cette prise de conscience s’observe au niveau international. En effet, le 27 juin 2017, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) invitaient l’ensemble des Etats membres à mettre un terme à la pénalisation de l’usage de drogues, favorisant ainsi la mise en œuvre cohérente des conventions internationales sur le sujet.

Pourtant, face à ce grand mouvement mondial, le gouvernement français s’entête à nager à contre-courant pour maintenir et renforcer un arsenal pénal qui a montré toutes ses limites. De fait, le projet de réforme de la justice pénale qui entend pénaliser tout citoyen majeur pris en flagrant délit d’usage de drogues d’une amende de 300 euros témoigne d’une vision de notre société déconnectée de la réalité et d’une incompréhension de la problématique.

Interdit éducatif et interdiction pénale

Comme le reconnaissent les rapporteurs de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur le sujet de l’amende forfaitaire délictuelle, ni le cadre pénal actuel ni l’amende forfaitaire ne sont à la hauteur des enjeux posés par la consommation de produits stupéfiants. Systématiser et standardiser la sanction au détriment de l’accompagnement et de l’orientation vers le soin ne constitue en rien une avancée. Si le souhait du gouvernement est d’optimiser les conditions de travail des acteurs de la chaîne pénale, ne serait-il pas plus responsable d’assumer une réelle dépénalisation de l’usage simple, à l’instar de la Norvège ou du Portugal ?

L’amende se justifie aussi sous l’argument protecteur d’un maintien de l’interdit pour les mineurs, mais seuls les majeurs sont concernés par cette mesure, qui reflète une réelle confusion entre l’interdit éducatif et l’interdiction pénale. Ce projet risque par ailleurs d’entraîner un regain de tension entre les forces de l’ordre et la population, ainsi qu’une charge croissante pour les services de la justice, notamment face aux nombreuses situations de défaut de recouvrement.

Cette réforme ne répondra pas non plus à l’objectif gouvernemental de modernisation de l’action publique. En effet, le renforcement nécessaire du centre national chargé de traiter ce contentieux et l’augmentation des contestations risque de neutraliser les économies de temps réalisées par ailleurs. Les moyens financiers consacrés à la justice sont de toute façon structurellement insuffisants.

Une étape nécessaire mais insuffisante

Nous souhaitons enfin rappeler ici que la dépénalisation de l’usage simple est une étape nécessaire, mais insuffisante pour résoudre les problèmes liés à la lutte contre les réseaux criminels et la corruption. De fait, la question d’une potentielle régulation du marché des produits psychoactifs et l’élaboration d’une politique cohérente encadrant toutes les drogues devraient être une priorité pour le gouvernement.

Nous, personnalités publiques et associations professionnelles ou communautaires, auditionnées par les rapporteurs ou sensibles au sujet traité, signifions notre appel à un débat national sur les drogues. En un temps où tout bouge en ce domaine en Amérique du Nord comme en Europe, la politique de notre pays ne doit pas rester figée dans une dimension essentiellement répressive comme dans le projet de loi en préparation. Un débat national peut permettre d’aboutir à une solution prenant en compte tous les aspects d’une nouvelle législation en matière de drogues, efficace aussi bien au plan de la santé que de la sûreté publique.

Maintes fois amendée, la loi de 1970 a démontré toute son incapacité à protéger la population, notamment les plus jeunes. C’est un échec flagrant auxquels les territoires abandonnés de la République paient un lourd tribut. Sortons de l’impasse, il est grand temps de repasser à l’offensive, dans le bon sens cette fois.

Liste des signataires : Maxime Atton, directeur de NORML France (National Organization for the Reform of Marijuana Laws France) ; Aurélien Beaucamp, président d’Aides ; Philippe De Botton, président de Médecins du monde ; Jean-Michel Delile, président de la Fédération Addiction ; Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature ; Michel Kazatchkine, Global Commission ; William Lowentsein, président de SOS-Addictions ; Laurence Roques, présidente du Syndicat des avocats de France ; Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’homme ; Alessandro Stella, président d’ASUD (Auto-support des usagers de drogues).

source

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BELGIQUE (Saint-Josse-ten-Noode): 2 kilos de haschich saisis lors d’une perquisition

Plus de deux kilos de haschich, une balance de précision, 300 euros en petites coupures, divers sachets pour le conditionnement des stupéfiants pour la vente au détail ont été découverts lors d’une perquisition menée mercredi à Saint-Josse-ten-Noode.

Un suspect de 33 ans a été interpellé. Il reconnaît son implication dans des faits de vente de stupéfiants et a été placé sous mandat d’arrêt, indique le parquet de Bruxelles.

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FRANCE (Saint-Loup sur Semouse): un trafic d’héroïne démantelé

Les cinq protagonistes interpellés mardi 6 novembre par les gendarmes de Haute-Saône sont âgés d’une trentaine d’années.

Ces quatre hommes et une femme sont soupçonnés d’avoir écoulé 7 kilos d’héroïne depuis début 2017.

Les suspects faisaient l’objet d’écoutes téléphoniques.

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BELGIQUE: démantèlement d’un trafic d’héroïne par la police des Trieux

Résultat de recherche d'images pour "police des Trieux"Une opération menée le 24 octobre dernier par le Service Enquête et Recherches de la Zone de Police des Trieux (Courcelles – Fontaine-l’Évêque) a permis de mettre un terme à un important trafic d’héroïne.

Six personnes ont été interpellées, deux plantations de cannabis ont été découvertes et 180 grammes d’héroïne ont été notamment saisis.

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BELGIQUE (Kallo – Port d’Anvers): les douaniers belges découvrent 324 kg de cocaïne dans un chargement de pois chiche!

Le poste d’inspection Linkeroever (service des Douanes et Accises du SPF Finances) a découvert la drogue le 24 septembre à Kallo, dans le port d’Anvers.

Un navire container venant d’Argentine transportait 280 paquets de cocaïne pour un poids de 324 kg, cachés dans une cargaison de pois chiches

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COSTA RICA: desarticulan red que enviaba cocaína a España en bolsas de café

Autoridades costarricenses detuvieron este martes a tres hombres sospechosos de integrar una organización que reclutaba personas para llevar a España cocaína oculta en bolsas de café, informó la fiscalía.

Los tres hombres fueron detenidos en localidades distintas en las afueras de San José. En sus residencias se encontró marihuana, cocaína, equipo para pesar la droga y material para empacarla.

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SUÈDE (comté de Scanie): 2 hommes condamnés à 9 ans de prison pour 298 kilos de cocaine

Au départ, trois hommes étaient accusés d’avoir tenté de faire passer 298 kg de cocaïne de Colombie à Glumslöv.

Grâce aux douaniers espagnols du SVA, qui ont fait le signalement aux douanes suédoises, la drogue avait été échangée à Malmö contre du béton fin mélangé à une substance fluorescente avant d’être autorisée à se rendre à destination.

Deux douaniers ont alors revêtu l’uniforme d’une société de logistique bien connue et ont conduit la drogue échangée dans l’une des voitures de la société de logistique à la centrale à béton située dans une ville de Skåne où deux hommes ont ensuite gardé et emballé ce qu’ils pensaient être de la drogue.

Ces deux hommes ont été condamnés à neuf ans de prison.

Le troisième a été acquitté

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