AVISEUR INTERNATIONAL

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FRANCE (Nîmes): Jean-Claude Pijuant, 62 ans, a été extradé du Guatemala vers la France dans le cadre d’une procédure internationale

La DEA avait révélé les liens entre mafia américaine et européenne.

Jean-Claude Pijuant avait été condamné à 15 ans, en 2004, en son absence dans une vaste affaire de trafic de drogue entre le Maroc, la France et la Hollande.

L’enquête de la PJ de Montpellier et des agents de la DEA américaine avait abouti à la saisie à Port-Camargue en 1996 d’un voilier rempli de 2,7 tonnes de résine de cannabis.

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FRANCE (drogues): six personnes interpellées vendredi matin dans le Morbihan, soupçonnées de trafic de drogue entre les Pays-Bas et Belle-Ile-en-mer

4,5 kg d’héroïne ont été saisis, 260 grammes de résine de cannabis, 0,5 grammes de cocaïne, 6 grammes d’herbe ainsi que 29 plants de cannabis et la somme de 5620 euros en numéraire.

Ce trafic de stupéfiants entre les Pays-Bas et Belle-Ile-en Mer a été démantelé suite à cette opération menée par les gendarmes  vendredi matin dans le département du Morbihan.

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FRANCE (Douane): le ministre Darmanin a visité la CELTICS (Cellule de lutte contre le fret illicite par conteneurs)

Suivi des missions de la douane française sur le port du Havre, dans un laboratoire d’analyse ainsi que dans la cellule d’étude et de lutte contre le trafic illicite par conteneur.

Gérald Darmanin a rendu visite aux différents services de la douane havraise dans la zone portuaire.

Lors de ces rencontres, il a découvert le déroulement des contrôles que la douane pratique dans un port tel que celui du Havre, où plus de trois millions* de conteneurs transitent chaque année.

Gérald Darmanin a annoncé un renforcement des effectifs pour le port du Havre:

« Cette année, il y en aura 15 emplois supplémentaires au Havre et nous envisageons de mettre en place un système de scanner« .

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* Plus de 8 000 000 de conteneurs ont transité par Hambourg, 10 500 000 boites ont transité par Anvers et plus de 15 000 000 par Rotterdam!

Il serait temps d’uniformiser les procédures d’entrée en Europe.

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Gérald DARMANIN

@GDarmanin

Les moyens des @douane_france sont renforcés au @LH_LeHavre dans le cadre du . J’ai annoncé ce matin aux représentants des douaniers l’implantation début 2019 du Service à compétence nationale aéromaritime qui regroupera environ 60 agents !

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FRANCE (Douane Française – DNRED): journée de promulgation des résultats 2017

Par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED

C’était  jour de fête à Gennevilliers.

Gérald Darmanin et Rodolphe Gintz ne tenaient que des propos aimables pour nos valeureux douaniers qui lors de cette année 2017 auraient battu des records, malgré la politique de démantèlement mené tambour battant par Bercy et son bras armé, Rodolphe Gintz, le successeur de Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille, les fossoyeurs de la douane de ces dernières années.

Certes les résultats des différentes saisies pourraient paraître spectaculaires, alors qu’elles ne correspondent qu’à une explosion de la consommation des stupéfiants illicites et donc du narcotrafic destiné à répondre à la demande.

Les succès enregistrés en matière de contrefaçon n’arrivent pas à provoquer chez moi le moindre sentiment de satisfaction, considérant que la Douane n’a pas à être une police économique mise à disposition de LVMH et consort depuis le passage du DG Pierre Mathieu Duhamel au sein de LVMH New York. Que ne dirait-on pas si nos gendarmes et policiers se mettaient au service du grand capital et des banques pour préserver leurs avantages et les intérêts des actionnaires en facilitant l’évasion fiscale qui est une des raisons d’être de ces entreprises. Certes LVMH fabrique encore un peu en France, mais si peu…Alors que fiscalement, que se passe-t-il Gérald Darmanin?

Pour le tabac, la contrebande prospère chaque jour et du coup la lutte contre ce phénomène sera une priorité a précisé Gérald Darmanin. Plus de 238 tonnes de tabac ont été saisis l’an dernier sur le sol français, soit une baisse de 8% par rapport à 2016.

En Ile-de-France, c’est près de 22 tonnes de tabac qui ont été confisqué l’an dernier. « Avec l’augmentation du prix du tabac il y aura une augmentation de l’intérêt à la fraude donc pour moi la lutte contre la contrebande de tabac sera une priorité en 2018 » dit Jean-Roald L’hermitte. Ouf, on est sauvé!  Mais, dimanche, j’ai reçu un appel d’un de mes amis qui passait en Espagne par Biriatou et qui me dit:  « les douaniers contrôlent à la sortie de France, toi qui connait, tu peux m’expliquer…le trafic de cigarettes et d’alcool, c’est dans le sens Espagne-France!« …Faudra m’expliquer pour que je lui explique!

Pour moi, comme pour beaucoup de citoyens de ce pays, les stups restent une des plaies de notre société, de nos société et je constate que la plus haute hiérarchie se gargarise avec des résultats très loin en dessous de ceux qu’il aurait fallu atteindre pour seulement commencer à être efficace dans la lutte contre la drogue.

Aujourd’hui, Hubert Avoine, qui a travaillé pendant des années en secret pour l’ OCRTIS, (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) et auteur de L’Infiltré, de la traque de Chapo Guzman au scandale français des stups (éd. Robert Lafont), était l’invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio. Parlant des résultats 2017 de la Douane française et des saisies de cocaine s’élevant à plus de 9 tonnes, il constate:

« On parle de saisie, mais qu’a-t-on fait des réseaux ? Qui a-t-on arrêté ? Qu’a-t-on démantelé ? », s’est interrogé Hubert Avoine, pour qui « le trafic est en train de se développer parce que la société tend vers cela ».

« Il y a plus de consommation, c’est indéniable, donc les saisies sont en comparaison de la demande, a-t-il ajouté. Il semble que la consommation de cocaïne est en hausse. On la rencontre dans des endroits où c’était assez peu courant. On avait l’habitude de la voir plus sur les Champs-Élysées qu’en banlieue, aujourd’hui, on la voit un peu partout. »

Écoutez son interview sur:

https://www.sudradio.fr/faits-divers/saisie-record-de-cocaine-qua-t-fait-des-reseaux-qua-t-demantele

En ce qui me concerne, autre époque, puisqu’il ne s’agissait pas d’El Chapo, mais des frères Orijuela, les premiers successeurs de Pablo Escobar, j’ai travaillé pendant 6 années pour la DNED, puis la DNRED à partir de 1988 en commençant d’abord par faire du renseignement à Gibraltar avant d’être amené à débuter des actions d’infiltrations qui m’ont amené au plus haut niveau de la hiérarchie du narcotrafic des années 1990. Les résultats furent spectaculaires puisqu’en 6 ans, l’agent NS 55 que j’étais devenu, agissant sous mon vrai nom ou empruntant diverses identités parfaitement connues des autorités douanières françaises comme Charles Henri De Bossieu et William Blazenko, a permis la saisie de 105 tonnes de drogues illicites (Plus de 5 tonnes de cocaïne et 100 tonnes de cannabis) dans diverses opérations menées en Atlantique nord et dans l’océan indien.

En récompense, l’agent NS 55, sur les conseils appuyés des émissaires de Bercy, a dû plaider coupable d’actions de narcotrafic devant les juridictions anglaises et canadiennes, récoltant au passage une condamnation à perpétuité!

La Direction Générale de la Douane française, en parfaite oie blanche, ayant refusé d’assumer les actions terrains de son service de renseignement, n’a pas hésité à laisser entendre que l’agent NS 55 s’était mis à son compte…! Propos démenti par la juge d’instruction parisienne, Sophie Clément qui a rendu le 16 mai 2006 un non-lieu explosif puisqu’elle assure: « Il n’y a pas lieu de poursuivre quiconque pour complicité de trafic de drogue car « les investigations entreprises, les auditions réalisées, l’étude des documents figurant en procédure, ne permettent pas de caractériser à l’encontre de Marc Fiévet les faits de trafic de stupéfiants ». Cette décision de justice est toujours refusée par les administrateurs Thomas Charvet et Michel Baron qui n’ont su que s’enfermer dans la réécriture de faits dont ils ignorent la réalité.

Alors, certes les résultats enregistrés démontrent l’importance de la présence douanière sur le terrain, sans pour autant donner pleine satisfaction puisque la mission régalienne première de la Douane ne fait plus partie de ses priorités.

Au train ou vous allez, à quand la privatisation des missions régaliennes douanières?

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LUXEMBOURG: les douaniers ont saisi 159 kg de haschich destinés au marché français

La semaine dernière, les douanes luxembourgeoises ont effectué une saisie de 159 kg de haschich.

Les douaniers ont intercepté une voiture immatriculée aux Pays-Bas et après un contrôle poussé de la voiture, il s’est avéré que les colis placés sur la banquette arrière étaient des valises marocaines.

A la suite d’une fouille complète, du cannabis a ensuite été retrouvée dans divers endroits de la voiture.

Source: L’essentiel

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EUROPE (Narcotrafic): le port d’Anvers (Belgique) est la porte d’entrée de la cocaïne en Europe

Il y a plus d’une semaine, la police belge a retrouvé 4 500 kilos de cocaïne dans un conteneur du port d’Anvers, la ville la plus importante de la région flamande.

La cocaïne était cachée dans une cargaison de bananes de Colombie.Pour savoir à qui elle s’adressait, la police belge a laissé sortir le conteneur et l’a suivi jusqu’à sa destination à Oss aux Pays-Bas.

À ce moment, la police néerlandaise est intervenue, arrêtant quatre hommes et deux femmes. L’énorme opération conjointe de la police belge et hollandaise n’est pas la première du genre, et ce n’est pas la première fois qu’une cargaison arrive au port d’Anvers, deuxième plus grand port d’Europe après Rotterdam (Pays-Bas).

Anvers est considérée comme la «porte d’entrée de la cocaïne en Europe» depuis plusieurs années et les tonnes de drogues saisies chaque année ne cessent d’augmenter. Cela s’explique en partie par le fait qu’Anvers est un port de destination pour divers produits d’Amérique latine, où la cocaïne est produite en grandes quantités, et il est donc plus facile pour les cartels sud-américains de cacher de grandes quantités de drogues au milieu d’autres marchandises. De plus, le port d’Anvers est particulièrement vulnérable.
Il couvre plus de 120 kilomètres carrés, comprend des voies d’accès publiques et est également assez proche de Rotterdam – les deux villes sont à une centaine de kilomètres – où opèrent de nombreuses organisations de trafic de drogue en Europe.

Il y a ensuite une dernière chose: les autorités belges affirment que dans le trafic, un certain nombre d’entrepreneurs locaux corrompus, de fonctionnaires et de policiers ont fini par faciliter le transit de la cocaïne.

Au cours des dernières années, la police belge a essayé de différentes manières d’endiguer l’énorme trafic de cocaïne qui traverse le port d’Anvers, avec des résultats désormais plutôt modestes.

Le maire d’Anvers, Bart De Wever (photo de gauche), a toutefois récemment annoncé la création d’une nouvelle équipe anti-drogue chargée de démanteler le système de blanchiment d’argent mis en place par les trafiquants et de détecter les policiers et les fonctionnaires corrompus.

La nouvelle équipe – dirigée par le chef de la police locale, Stanny De Vlieger (photo de droite) – s’appelle Kali, du nom de la divinité féminine hindoue à quatre bras, mais aussi de «Cali», un cartel de la drogue colombien bien connu.

Kali collabore avec la police néerlandaise et l’American Drug Enforcement Administration, plus connue sous le nom de DEA, l’agence anti-drogue américaine.

Le travail de l’équipe de Kali n’est pas des plus simples, car le trafic de drogue au port d’Anvers est lié à ce qui se passe à des milliers de kilomètres, dans les pays producteurs de cocaïne d’Amérique latine.

En Colombie, par exemple, la production a augmenté depuis que le gouvernement en 2015 a décidé d’arrêter la pulvérisation aérienne d’un herbicide particulier sur les plantations de cocaïne parce qu’il y avait suspicion que cet épandage pouvait causer le cancer; jusque-là la pulvérisation avait été l’un des outils le plus important du programme antidrogue du gouvernement colombien.

Le Wall Street Journal rapportait: « La production de la région a augmenté si vite que si les trafiquants faisaient de leur mieux pour cacher les drogues dans des boîtes de fruits ou des unités de réfrigération, ils les mettaient simplement dans des sacs entre les caisses de banane « .

De plus, certains responsables américains ont expliqué que le trafic est compliqué par le fait que plusieurs trafiquants «indépendants» ont émergé, qu’ils agissent en dehors des cartels et que, dans un certain sens, ils sont plus imprévisibles et difficiles à retracer.

La vulnérabilité du port d’Anvers a également soulevé des inquiétudes quant à la sécurité.

En 2013, une enquête antidrogue menée conjointement par la police des Pays-Bas et de la Belgique a révélé que, pendant deux ans, les systèmes informatiques des entreprises qui opéraient dans le port et les terminaux où les conteneurs arrivaient, ont été piratés à plusieurs reprises.

Les trafiquants ont utilisé les codes de sécurité volés pour voler les conteneurs contenant les drogues en toute impunité. L’équipe de Kali, a déclaré De Vlieger, prévoit de collaborer avec des experts en informatique et en attendant, les protocoles de sécurité portuaire ont été renforcés.

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DROGUES: pour les policiers néerlandais, les Pays-Bas sont devenus un « Etat narco »

Le syndicat néerlandais de la police (NPB) en est convaincu, depuis qu’il a interrogé quelques centaines de ses membres: les Pays-Bas sont devenus en trente ans un « Etat narco ».

Dans un pamphlet d’une dizaine de pages diffusé à la mi-février, les policiers affirment que la production et le commerce – en ligne, notamment – de narcotiques ont atteint un tel niveau que le royaume figure en tête du classement mondial du chiffre d’affaires lié au cannabis, à la production de drogues synthétiques et à l’importation de cocaïne, qui transite notamment par le port de Rotterdam.

 

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http://mobile.lemonde.fr/m-actu/article/2018/03/05/pour-les-policiers-neerlandais-les-pays-bas-sont-devenus-un-etat-narco_5265700_4497186.html?xtref=

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GO FAST: une BMW faite pour les narcos!

Dans le monde de la personnalisation automobile, certaines préparations se démarquent et sortent complètement du lot. C’est le cas de ce BMW X5 M, transformé en SUV pour individu ayant des relations avec la mafia. À l’origine, le BMW X5 M est un monstre de puissance, il repose sur un moteur V8 4,4 litres qui développe 575 ch !

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GUATEMALA: arrestation d’un Français recherché pour trafic de drogue

Les autorités guatémaltèques ont interpellé mercredi Jean Claude Pijuant, de 61 ans, un Français soupçonné de trafic de drogue et dont la France réclamait l’extradition, a indiqué la police nationale civile (PNC).

Fue arrestado en el municipio de Livingston, 235 km al noreste de la capital, sobre El Caribe, con base a una alerta roja emitida por la sede de la Interpol en Francia, dijo a periodistas Pablo Castillo, vocero de la PNC.

Considéré comme l’organisateur d’un réseau de narcotrafic qui en 1996 avait transporté 2,6 tonnes de résine de cannabis entre le MAROC, la FRANCE, L’ESPAGNE et les PAYS-BAS par voie maritime.

SOURCE: Paris Match et Panorama.com.ve

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ITALIA (Traffico di cocaina, operazione tra Italia e Olanda): bloccata organizzazione

Traffico di cocaina, operazione tra Italia e Olanda: bloccata organizzazione

„L’indagine tra Italia e Paesi Bassi nata dopo una brutale rissa a Novoli per il predominio nel mercato dello sfruttamento della prostituzione“

„Conclusa un’operazione antidroga della polizia italiana e olandese che ha portato all’arresto di sette persone ritenute responsabili, a vario titolo, di traffico internazionale di stupefacenti, riciclaggio e detenzione abusiva di armi da fuoco e da guerra. Gli arrestati sono tutti cittadini albanesi accusati di aver creato un sodalizio che importava droga dal Sudamerica. Gli stupefacenti, cocaina e marijuana, arrivavano nei porti di Anversa, Amsterdam e Rotterdam. “

PIU:

http://www.firenzetoday.it/cronaca/droga-cocaina-italia-olanda-organizzazione.html

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DOUANE FRANÇAISE (BSI d’Hirson): une nouvelle route sans présence douanière

La brigade de surveillance intérieure d’Hirson ne sera plus au 1er janvier 2018.

La direction des douanes a pris acte des motifs de l’annulation du précédent arrêté de fermeture, et a recommencé la procédure depuis le début. Le comité technique qui doit rendre un avis sur cette décision a été réuni dans les temps, au printemps, et la direction générale des douanes a pris un nouvel arrêté au début de l’été. Rodolphe Gintz n’a pas utilisé twitter pour nous informer. Dans la foulée, les quatre douaniers hirsonnais ont demandé leur mutation à Maubeuge ou Laon. Source: http://www.lunion.fr/59087/article/2017-11-07/la-brigade-des-douanes-disparait-au-1er-janvier 000000000000000000000000000000000

COCAÏNE: le classement des pays les plus gros consommateurs

22 octobre 2017

Questa mappa mostra quanta cocaina è usata nel mondo 

Un classement établi par les Nations Unies des 10 premières nations pour l’usage de la cocaïne pour 100 habitants. 

La cocaïne est l’une des drogues les plus utilisées et consommées sur la planète. Elle est généralement considérée comme une drogue pour les riches, bien que, ces dernières années, la tendance s’est brusquement inversée. Par exemple, la consommation accrue des jeunes…et il s’avère que les universités semblent être parmi les endroits où la consommation est la plus élevée.

L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (NDN) a réfléchi à la consommation de cocaïne dans le monde. Il a analysé la consommation des hommes et des femmes à partir de 16 ans et propose une carte interactive (https://www.datawrapper.de/_/eJsuM) avec une moyenne de combien de personnes, sur 100, font un usage fréquent de la cocaïne.

Voici les dix premiers pays pour la consommation de cocaïne

1. Albanie – 2,50

2. États-Unis – 2.30

3. Royaume-Uni – 2.25

4. Espagne – 2,20

5. Australie – 2.10

6. Uruguay – 1,80

7. Chili – 1.73

8. Pays-Bas – 1.60

9. Irlande – 1,50

10. Canada – 1.46

source: AGI

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PAYS-BAS: un Brestois âgé de 30 ans a été abattu par la police néerlandaise mercredi dernier, au terme d’une course-poursuite

Jaouad A., un Brestois âgé de 30 ans, s’apprêtait, selon la police, avec plusieurs complices, à tenter de faire évader, par hélicoptère, Benaouf A. qui est présenté comme appartenant à un gang spécialisé dans le trafic de cocaïne.  Benaouf A. avait été impliqué dans l’assassinat d’un très important trafiquant de drogue marocain (Najeb Boubouh) en octobre 2012, à Anvers. Condamné à 12 ans de réclusion criminelle en 2016, il était emprisonné aux Pays-Bas dans la prison de Ruremonde.

Jouad A. a été abattu et décèdera quelques instants plus tard, malgré les tentatives de réanimation.

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PAYS-BAS (Cannabis): L’État devient producteur de cannabis bio

L’État néerlandais va autoriser des exploitants triés sur le volet à cultiver du cannabis.

La production de ces drogues douces sera distribuée aux consommateurs sous contrôle de mairies.

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NARCO-MONDIALISATION: histoire et géopolitique du trafic des opiacés en Asie du Sud-Est

En 1972, l’universitaire américain Alfred McCoy, professeur à l’université du Wisconsin, publiait un ouvrage désormais classique: La politique de l’héroïne en Asie du Sud-Est.

Il y étudiait dans la (longue) durée le trafic des opiacés dans cette région du monde, pointant les relations troubles de pouvoir entre États, agences de renseignement (notamment la CIA), armées régulières, guérillas, contrebandiers, confréries mafieuses et populations traditionnelles, tous pris dans la nasse de la guerre froide.

En s’appuyant en partie sur McCoy et sur d’autres travaux, retraçons ici la géopolitique de cette région-clé dans le trafic international d’opiacés, dont l’âge d’or fut les années 1960-1980.

Publié le 25 Septembre 2017
par  Alexandre Marchant, ENS, Cachan

L’économie coloniale de l’opium

L’opium a une vieille histoire en Asie du Sud-Est. Les populations Hmongs (ou Méos) des régions montagneuses du Laos, de Thaïlande ou du Vietnam, ou encore les communautés chinoises du Yunnan, cultivent traditionnellement le pavot depuis des siècles. Mais les premiers acteurs géopolitiques qui firent de cette région du monde un foyer majeur du trafic de stupéfiants furent les États.

Au XIXe siècle, les Britanniques inondèrent l’Empire de Chine d’opium indien à la suite de deux guerres authentiquement impérialistes (1839-1842, 1856-1860), afin d’ouvrir un juteux marché les armes à la main. Dès lors, l’économie de l’opium fut au cœur des empires coloniaux qui se mirent en place au XIXe siècle. Dès la conquête de l’Annam et du Tonkin, les colons français du Second Empire puis de la IIIe République comprirent le profit qu’ils pouvaient tirer de la culture et de la vente de l’opium. D’une «ferme de l’opium» mise en place dans les années 1860, l’administration coloniale mit en place en 1881 le régime de la Régie directe, en situation de monopole. Une manufacture d’opium fut installée à Saïgon, raffinant de l’opium acheté principalement aux Indes (et non dans les régions périphériques du pays), à destination des pharmacies mais aussi des fumeries. Au début du XXe siècle, un quart des recettes dans le budget de l’Indochine, soit environ 8 millions de piastres, provenait de la vente d’opium à prix fixé par la Régie1. Ailleurs, les colonisateurs établirent le même type de régime, comme les Néerlandais en Indonésie, ou privilégièrent la libre concurrence des compagnies d’opium, comme les Britanniques à partir de leurs concessions chinoises. Le gâteau chinois était aussi partagé par les Français qui jouirent, entre 1898 et 1945, de la possession d’un petit territoire côtier, Kouang-Tchéou Wan ou Fort Bayard.

À partir de 1914, l’administration française y créa une petite Régie, raffinant l’opium et le vendant à des intermédiaires commerciaux (y compris des contrebandiers chinois) pour l’exporter vers la Chine continentale2.

Lire aussi: INDOCHINE (Saïgon): quand la Douane vendait de l’opium pour le gouvernement français…

Cependant, cette économie florissante se retrouvait en porte-à-faux avec le système des conventions internationales, institué à la conférence de La Haye en 1911, perfectionné après la Grande Guerre sous l’égide de la Société des Nations (SDN)3. La catastrophe sanitaire de l’opiomanie en Chine fournissait les images de décadence pointées par les ligues de vertus en Europe et aux États-Unis. Mais toutes les administrations coloniales violèrent hypocritement, pendant des années encore, la prohibition internationale. Le profit était trop important: en Indochine française, par exemple, les recettes des ventes d’opium passèrent à 30 millions de piastres dans l’entre-deux-guerres. Le Japon eut une trajectoire différente, imitant les méthodes des Européens: il raffina industriellement de l’opium cultivé massivement dans le protectorat du Mandchoukouo, en injectant une grande partie dans la contrebande internationale. La SDN considérait en 1937 que 90% des opiacés illicites vendus dans le monde venait des Japonais. Le Japon dissimula à Genève la production de plus de sept tonnes d’héroïne dans les années 1930 et se lança jusqu’à la fin de la guerre dans une politique d’intoxication des populations occupées aussi bien en Chine qu’en Corée4. Il fallut la guerre et la décolonisation pour mettre un terme à ces économies semi-légales. L’ONU se chargea de rappeler après-guerre les règles du contrôle des stupéfiants au Japon vaincu. En 1949, la Chine devint communiste et Mao lança une véritable guerre à la drogue, assimilée à un poison déversé sciemment par les colonisateurs occidentaux. Cependant, au début des années 1960, les Américains soupçonnaient la persistance de cultures clandestines dans la province du Yunnan, avec la complicité des autorités, malgré le discours antidrogue de Pékin. De grosses quantités d’opium auraient franchi la frontière sino-birmane ou sino-thaïlandaise, leur vente servant à financer, par des revenus occultes, le parti communiste chinois. Pour transformer cet opium, des laboratoires clandestins fonctionnaient à Hong Kong, en Thaïlande, à Singapour, au Laos ou encore à Macao, et utilisaient depuis les années 1950 une main d’œuvre essentiellement composée de Chinois, dont la diaspora avait historiquement essaimé dans toute l’Asie du SudEst5. Enfin, toute activité de production légale d’opium cessa en Indochine à l’indépendance en 1954, mais la contrebande régionale survécut.

Armées, agences de renseignements et contrebandiers au temps des guerres indochinoises

Après les États, la géopolitique de la drogue fut aussi façonnée par les armées et surtout les agences de renseignements («l’État profond») qui participèrent à leur manière à l’effort de guerre, sachant que la péninsule indochinoise fut ensanglantée pendant presque trente ans. Pendant la guerre d’Indochine, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), autrement dit le contre-espionnage français, encouragea la culture du pavot par les Hmongs et les Thaïs des montagnes du nord et organisa son transport et sa revente, ramenant ensuite les fonds récoltés aux producteurs. Les commissions prélevées permirent de financer une partie des opérations militaires. Cette «Opération X» fut découverte en 1953 à la suite d’irrégularités comptables pointées par un officier trésorier du Groupement de commandos mixtes aéroportés (GCMA), émanation du SDECE créée en 1951. Elle dévoilait les responsabilités du général Salan, de l’armée régulière, et du colonel Belleux, du SDECE. Un avion Dakota avait transporté 1,5 tonne d’opium depuis le Laos en janvier 1953, marchandise ensuite stockée dans les locaux du GCMA à Saigon. L’opium était ensuite confié pour la revente locale et internationale aux Bihn Xuyen, confrérie criminelle de Cochinchine dont le quartier général, la salle de jeux du «Grand Monde», était basé à Saïgon et dont le chef, le parrain de la pègre Le Van Vien, était un ancien révolutionnaire qui s’était désolidarisé du Vietminh. Alfred McCoy fut l’un des premiers à évoquer cette trouble affaire dans son ouvrage de 1972, sur laquelle d’autres historiens ont travaillé depuis6.

En réalité, utiliser les ressources de la drogue pour financer un conflit n’avait rien d’exceptionnel, et l’Armée populaire du Vietminh ne se gênait pas pour faire de même de son côté, sur des surfaces bien plus conséquentes. Le financement des forces françaises par ce biais demeurait modeste: le trafic de piastres avait dans le même temps rapporté bien plus. Il s’agissait avant tout de s’attacher les populations montagnardes, opposées aux ethnies annamites constituant le Vietminh, afin d’obtenir des renseignements dans une zone stratégique, non loin de la frontière chinoise, puis de créer des maquis chargés de prendre à revers les forces d’Ho Chi Minh. Après la découverte du pot-aux-roses, le GCMA proposa de faire transiter les cargaisons par Bangkok mais Paris n’écoutait plus et le trafic fut stoppé net.

En 1954, tous les Français ne quittèrent pas l’Indochine. Des contrebandiers-aventuriers restés à Saïgon, à Ventiane ou à Phnom-Penh, reprirent le flambeau du commerce informel de l’opium, mais aussi de la morphine et de l’héroïne, produits par les laboratoires clandestins de la région. Ils se dissimulaient derrière la façade d’hôtels, de restaurants ou de sociétés de transports, tel un certain Roger Lasen propriétaire et exploitant de la bijouterie Mondia de Ventiane ou Henri Flamant lançant à Bangkok une affaire de produits alimentaires congelés. Parmi eux, on trouvait de nombreux Corses. Ils pouvaient aussi s’appuyer sur la corruption des administrations de ces pays, jeunes et encore fragiles (hormis la Thaïlande), parmi les hauts dignitaires de l’armée ou du gouvernement. Les trafiquants décidèrent à partir de 1962 d’abandonner la voie terrestre pour recourir au transport aérien, moins risqué. Avec la complicité de certains employés de la compagnie Air Lao, des lâchers d’opium, empaqueté dans des boîtes de conserve enveloppées de mousse, furent organisés par Dakotas au-dessus de la mer de Siam. La marchandise était ensuite récupérée par des bateaux de pêche mettant le cap vers Hong Kong ou Singapour. D’autres lâchers avaient lieu au-dessus du Sud Vietnam, rongé par la guérilla révolutionnaire, et dont les autorités, particulièrement corrompues, cherchaient à financer le conflit en faisant flèche de tout bois. Ainsi, l’organisation de Roger Lasen avait passé un accord avec le vice-président du Sud Vietnam, le général N’guyen Cao Ky, afin d’utiliser les aéroports militaires du pays. Cet accord tacite n’empêchait cependant pas les officiers sud-vietnamiens de procéder à des saisies arbitraires sur des appareils pilotés par des militaires laotiens. D’autres lâchers, enfin, étaient effectués dans les hautes montagnes, avec la complicité du général Ouan Rattikoun, chef d’état-major de l’armée laotienne. Ce dernier fournissait aux trafiquants la protection de ses troupes: les avions chargés de stupéfiants atterrissaient sur des bases où le personnel de l’armée les déchargeait. Si un pilote devait atterrir à l’étranger, comme en Thaïlande, l’état-major laotien exerçait des pressions pour le faire libérer. Mais, avec le début de l’intervention militaire américaine au Vietnam en 1964, le survol de la région devint plus risqué: radars et canons antiaériens abattirent plusieurs avions chargés en opium et morphine-base7.

CIA Air Operations in Laos, 1955-1974

Air America C-123 on ramp at Long Tieng, 1970. Photo courtesy of D. Williams

C’est alors que les services de renseignement américains rentrèrent en scène en reprenant l’habitude des collaborations troubles de leurs collègues français.

Recueillant nombre de témoignages au Laos, c’est ce que démontra Alfred McCoy dans son ouvrage en 1972. La compagnie aérienne Air America, utilisée par la CIA pour ses opérations clandestines en Asie depuis 1946 (soutien aux nationalistes chinois, puis aux forces anticommunistes d’Indochine), transportant déjà des marchandises de ravitaillement, fut mobilisée pour acheminer… de l’opium cultivé par les Hmongs et les Thaïs. Les buts de guerre étaient les mêmes que dix ans plus tôt: s’assurer du soutien des maquis Hmong contre le Nord-Vietnam et pouvoir compter sur de brillants meneurs d’hommes comme le général Vang Pao. Le trafic ainsi mis en place dura de 1965 à 1971. Mais il fut lourd d’effets pervers: produit à hauteur de 200 tonnes annuelles, l’opium était raffiné en héroïne dans des laboratoires clandestins de Ventiane ou de Long Tien, sous le couvert de généraux laotiens comme Rattikoun. Puis le produit se retrouva dans les veines des soldats américains en mal de paradis artificiels dans l’enfer de la jungle8. Ces opérations secrètes de la CIA cessèrent (curieusement…) l’année même où le président Nixon lançait aux États-Unis la «guerre à la drogue». Pour autant, l’agence continua d’un autre côté de soutenir le gouvernement thaïlandais, farouchement anticommuniste, fermant les yeux sur l’implication de certains militaires dans le trafic des opiacés.

Guérillas, pouvoirs corrompus et contrebandiers: la genèse du «triangle d’or»

Au début des années 1970, ressources en pavot, pouvoir corrompu et réseaux de contrebandiers faisaient la fortune du Laos dans le trafic d’héroïne en Asie du Sud-Est. Par exemple, un rapport franco-américain sur cette question, en 1971, indiquait que «Georges Campello, patron de bar français à Vientiane, un certain Michel Théodas, le général Kouprasith Abbhay, commandant de l’armée à Vientiane ont réussi à introduire en France de grandes quantités de stupéfiants dans les bagages du Premier ministre du Laos, Souvanna Phouma. Pour la contrebande de ces drogues, ces trafiquants utilisent les bagages diplomatiques, le personnel de la mission culturelle française et les membres de la mission militaire française au Laos. En retournant chez lui en France, chaque membre de cette mission a droit à 350 kg de bagages, avec le privilège d’être étiquetés diplomatiques, pouvant servir au transport de stupéfiants»9. L’utilisation de valises diplomatiques (et la corruption permettant d’accéder à ce type de contenant) est un moyen classique du grand trafic… Tandis que les notables français de l’ex-Indochine jouaient toujours un rôle prépondérant, tel un certain Michel Théodas, évoqué ci-dessus. Notable très en vue à Vientiane, directeur de la Société générale d’exploitation hôtelière et touristique du Laos entre 1963 et 1976, délégué au Conseil supérieur des Français de l’étranger entre 1967 et 1970, il assura, durant cette période, la vice-présidence du Rotary Club. Proche du ministère des Affaires étrangères laotien, il était en étroite relation avec Tiao Sopsaisana, ambassadeur du Laos en France et un dénommé Roger Zoile, trafiquant notoire et associé de la compagnie Lao Air Charter dont les cales servirent à la contrebande d’opiacés. En 1956, Théodas œuvrait pour le compte de la Mission officielle des États-Unis au Laos (USOM) et en utilisait les moyens pour amener des stupéfiants en contrebande à Saïgon et à Hong Kong. Dans les années 1960, il usa de ses réseaux diplomatiques pour envoyer des opiacés dans le reste de l’Asie et même en Europe. Mais aucune enquête ne parvint à débusquer cet intouchable: «En 1968, le service de police en civil de Bangkok a enquêté sur la famille Théodas à l’ambassade française de Vientiane. On lui a répondu que la famille Théodas était au-dessus de tout soupçon et qu’elle était étroitement liée d’amitié avec le Premier ministre Souvanna Phouma.»10… En 1975, la prise du pouvoir par les communistes obligea Théodas à revenir en France mais il poursuivit ses activités de contrebandier. En 1977, la Direction de la surveillance du territoire (DST) identifiait l’un des restaurants asiatiques parisiens dont Théodas était désormais le gérant, le Hang Tcheou, comme un point de passage obligé dans la revente d’une héroïne en provenance d’Asie du Sud-Est11.

À partir de 1975, le régime communiste laotien, la réunification du Vietnam par le Vietminh et la tragédie des Khmers rouges au Cambodge entravèrent pour un temps la production d’opium. Mais un pays indochinois épargné par le péril rouge avait pris la relève: la Birmanie. Le pays n’était pas pour autant stable, ne connaissant que la junte militaire comme forme de gouvernement depuis 1962. Ce qui favorisait les cultures illicites dans les régions frontalières difficiles d’accès et la vente d’opium comme moyen de financer un autre type d’acteurs: les guérillas politiques. Dès la fin des années 1960, le gouvernement birman, afin de lutter contre des groupes ethniques dissidents et contre la présence de groupes armés du Kuomintang (KMT) chinois, chassés de Chine populaire depuis 1949, et contrôlant des régions entières de Birmanie, créa des milices d’autodéfense (KKY). Ces dernières furent autorisées à pratiquer la culture et le commerce de l’opium pour se financer. De son côté, le KMT avait mis en place, dans le même but, des cultures et des raffineries de morphine-base employant des Chinois de Hong Kong. De même, deux chinois de Birmanie, les frères Lo Hsing-Han et Lo Hsing-Minh, fondèrent l’Armée révolutionnaire de l’État Shan-ARES, mouvement sécessionniste en apparence, paravent d’un gigantesque trafic d’héroïne à l’échelle asiatique qui enrichit considérablement les frères Lo. La junte militaire finit par les laisser faire, l’ARES s’imposant comme un utile instrument de lutte contre la démultiplication des maquis communistes. Alliée à des reliquats du KMT, elle bénéficia de soutiens financiers de la part de la CIA, en échange de l’envoi d’agents en Chine «rouge». Même la Thaïlande aida en douce l’ARES, convaincue que son activité affaiblissait directement ou indirectement ses ennemis héréditaires birmans et chinois12.

De leur côté, dissoutes en 1973, les KKY ne rendirent pas les armes mais entrèrent à leur tour en dissidence contre le pouvoir central, à commencer derrière un certain Chan Shee-Fu, surnommé Khun Sa (http://www.liberation.fr/portrait/1995/12/26/khun-sa-61-ans-seigneur-birman-du-triangle-d-or-se-range-des-voitures-apres-avoir-mene-une-vie-qui-s_151421). Ce dernier s’imposa vite sur les couvertures de magazines occidentaux comme le terrible «Seigneur de l’opium», à la tête de la Shan United Army. Dans sa lutte contre le gouvernement de Rangoon, la production et le commerce du pavot constituaient aussi l’essentiel de son financement. Comprenant les potentialités du marché des GI englués au Vietnam, Kuhn Sa accrut sa production annuelle à 400 tonnes13. Mais le départ des Américains au mitan de la décennie l’obligea à trouver de nouveaux débouchés pour éviter la surproduction. Cependant, la réputation du «triangle d’or» (zone frontalière entre Birmanie, Laos et Thaïlande) était désormais faite: des trafiquants d’autres régions du monde vinrent directement s’approvisionner à la source, tel l’Américain Frank Lucas, le «parrain de Harlem», à qui Ridley Scott consacra un film en 2008 (American Gangster). L’héroïne partit donc directement vers l’Amérique du Nord. Dès 1973, les policiers canadiens constataient qu’une héroïne ayant transité par Hong Kong ou Bangkok entrait clandestinement via le port de Vancouver14. Puis ce fut le tour de l’Europe. En 1974, un passeur d’héroïne chinois fut interpellé dans un aéroport parisien: pour l’OCRTIS, la Chinese Connection était née, même si cette expression des policiers français était un peu trop simplificatrice.

Mondialisation du trafic: la Chinese Connection (1974-années 1980)

L’ouverture du triangle d’or vers le marché international était d’autant plus nécessaire que le Laos produisait à nouveau. Dès 1978, afin d’acheter la paix avec les populations Hmongs en sécession, l’État laotien reprit ses mauvaises habitudes en autorisant dans l’ombre: achat, raffinement et transport de l’opium cultivé dans les montagnes. La production, de 50 tonnes en 1984, passa à 250 tonnes en 1987, le pavot devenant la première ressource agricole du Laos15. De son côté, Kuhn Sa se vantait toujours d’une production en centaines de tonnes d’opium. En 1988, interviewé au cœur de la jungle birmane par le journaliste australien Stephen Rice, il proposa, goguenard, au gouvernement australien de lui acheter sa production des huit années à venir pour 50 millions de dollars, afin de mettre un terme au trafic international. Un an après, il narguait les États-Unis en proposant une offre similaire16.

Les laboratoires clandestins d’Asie diversifiaient également les héroïnes acheminées depuis le triangle d’or et proposées sur le marché clandestin à Bangkok, Kuala-Lumpur, Singapour et Hong Kong puis dans le reste du monde. Il y eut l’héroïne brune ou brown sugar, de piètre qualité, coupée à la strychnine ou à la caféine, destinée normalement à être fumée par les consommateurs de Hong Kong mais injectée par les toxicomanes en Europe et en Amérique. Il y eut aussi une héroïne blanche de très grande qualité, purifiée à l’éther après acétylisation: surnommée White China aux États-Unis, sa pureté avoisinait celle de la «marseillaise» de la French Connection. Enfin, au début des années 1980, on trouvait aussi une héroïne «rose» (dite «chinoise» en France) qu’il fallait s’injecter rapidement car elle gélifiait dans la cuillère17. La réexpédition de ces marchandises vers le monde occidental était le fait d’un autre type d’acteurs: les organisations criminelles, les mafias asiatiques étant de gigantesques réseaux transnationaux aux sociabilités très ritualisées et régnant sur le monde du jeu, de la prostitution et de la contrebande. La nouvelle filière internationale de l’héroïne asiatique fut donc dominée dès les années 1970 par les «triades» chinoises implantées dans les communautés chinoises extérieures à la République populaire de Chine: la 14 K, de loin la plus puissante, originaire de Canton, puis repliée sur Hong Kong ; la Ka Ki Nang, basée en Thaïlande ; la Gi Kin San, opérant depuis Singapour et la Sap Baat Chai, ou groupe des 18 Immortels, implantée en Malaisie. Les passeurs recrutés pouvaient être vietnamiens, cambodgiens, laotiens, malais, etc. Des relais, prenant appui sur les diasporas asiatiques, s’implantèrent partout dans le monde: en Europe, c’est aux Pays-Bas que les chefs de la 14 K, composés pour beaucoup de criminels en fuite s’installèrent pour réceptionner et distribuer la marchandise aux autres pays, tel Li Hin Hing, ancien policier de Hong Kong corrompu, devenu trafiquant et dirigeant une maison de jeux à Rotterdam18. Les largesses de la loi néerlandaise anti-opium de 1919 autorisaient les immigrés asiatiques à fumer l’opium dans leurs arrière-salles de boutiques, ou dans des fumeries semi-légales, à condition que ces consommateurs s’abstiennent de tout prosélytisme envers la jeunesse batave19. Le nouvel Opiumwet de 1976 revint sur ces libéralités mais la brèche avait été entrouverte, créant un appel d’air pour les trafiquants asiatiques quand il s’agit d’exporter les surplus du triangle d’or et répondre à la hausse de la demande en Europe. Enfin, n’oublions pas ces particuliers qui, en dehors de toute mafia, se rendirent massivement dans les années 1970-1980 en Thaïlande ou en Malaisie pour acheter de l’héroïne, brune ou blanche, et en ramener pour leurs proches: ce trafic de «fourmis» dépeint par Armand Lercot dans son roman autobiographique Les chiens de Bangkok (1982). Usager-revendeur parti à Bangkok, il se fit trafiquant amateur avant d’être arrêté en 1977 et de connaître pour quelques années les sordides établissements pénitentiaires du pays20.

La filière asiatique de l’héroïne s’essouffla à la fin des années 1980. Les pressions diplomatiques sur les pays producteurs avaient fini par payer: les autorités thaïlandaises appliquaient désormais de façon drastique l’interdiction des produits servant à transformer l’opium et contrôlaient mieux leur frontière au nord de Chiangmai ; le nombre de laboratoires clandestins de production d’héroïne décrut progressivement au Laos et au Cambodge21. Puis les Drug Lords birmans se rendirent: en 1992, Lo Hsing-Han se reconvertit officiellement en homme d’affaires, à la tête de l’Asia World Group, entre Rangoon et Singapour, continuant cependant son activité trafiquante en sous-main ; Khun Sa déposa les armes en 1996 en échange de la promesse de la junte militaire de ne pas être extradé vers les États-Unis. Surtout, le triangle d’or subit la forte concurrence du «croissant d’or», en Asie centrale, qui le supplanta définitivement dans les années 1990: l’Afghanistan est depuis le premier producteur mondial d’opium.

Pour autant, la géopolitique de la drogue en Asie du SudEst n’est pas un domaine forclos. Des guérillas et des mafias restent actives dans le triangle d’or et de nouveaux barons de la drogue, tel le sino-birman Wei Shao Kang, à la tête de la United Wa State Army, une nouvelle guérilla fédérant cette fois l’ethnie Wa, ont mis en place dès les années 1990 des laboratoires de drogues de synthèse. L’ecstasy et surtout la méthamphétamine (yaa baa), après avoir saturé le marché thaïlandais, déferlent désormais sur toute l’Asie…

  • 1. PauleS X. L’opium, une passion chinoise (1750-1950). Paris: Fayard, 2011.
  • 2. Matot B. Fort Bayard: quand la France vendait son opium. Paris: François Bourrin, 2013.
  • 3. Marchant A. Une brève histoire des conventions internationales sur les stupéfiants au XXe siècle. Swaps 2015 ; 80-81: 3-4.
  • 4. Jennings J. The Opium Empire: Japanese Imperialism and Drug Trafficking in Asia, 1895-1945. Wesport: Preager, 1997.
  • 5. United State Senate, Rapport Organized crime and illicit traffic in narcotics. 1965: 680-8.
  • 6. Lepage JM. Les services secrets en Indochine. Paris: Nouveau Monde 2012: 104-11.
  • 7. Dossier Trafic des stupéfiants dans le sud-est asiatique. Archives de l’OCRTIS 1971, 38
  • 8. McCoy A. La politique de l’héroïne en Asie du Sud-Est. Paris: Flammarion, 1992 (1972).
  • 9. Dossier Trafic des stupéfiants dans le sud-est asiatique. Archives de l’OCRTIS 1971, 38
  • 10. Fiche de renseignement sur Michel Theodas. Archives de l’OCRTIS, 1972.
  • 11. Note «trafic de drogue Laos – France» juillet 1972 ; note «détection de restaurants chinois susceptibles de servir de couverture à des trafics de stupéfiants». OCRTIS, mai 1977.
  • 12. Dasse M. Les réseaux de la drogue dans le triangle d’or. In: Cultures et conflits 1991 ; 3: 75-86.
  • 13. Labrousse A. Géopolitique des drogues. Paris: PUF 2004: 20-2.
  • 14. Dasse M. Les réseaux de la drogue dans le triangle d’or. In: Cultures et conflits 1991 ; 3: 75-86.
  • 15. Le problème de la drogue au Canada, 1972-1973. OCRTIS.
  • 16. Khun Sa (Chan Chee Fu), master of the heroin trade, died on October 26th, aged 73. The Economist 8 novembre 2007.
  • 17. LeteurS.Lesproduitsstupéfiants. École nationale de police, 1989.
  • 18. Synthèse des affaires chinoises. OCRTIS 1984.
  • 19. Kort(de)M.Tüssenpatientendeliquent; Het Geschiedenis van het Nederlandse Drugsbeleid.Rotterdam:Verloren 1995: 81-115.
  • 20. LercotA.LeschiensdeBangkok. Paris: Grasset, 1982.
  • 21. Revue internationale de Police criminelle novembre 1988; 415, et janvier 1990; 422.

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BELGIQUE – PAYS-BAS (Drogue): 18 interpellations et au moins 5 arrestations

Dans le cadre d’une enquête internationale de lutte contre le trafic de drogue menée à Malines, 16 perquisitions ont eu lieu et 18 personnes ont été interpellées.

Une annonce faite par le parquet d’Anvers.

Au total, 1 000 comprimés d’ecstasy, 900 grammes de marijuana et 2,5 kilos de speed ont été saisis. De l’argent et des armes prohibées telles que des matraques, des coups de poing américains et des sprays au poivre ont également été trouvés.

LIRE la suite

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_oeufs-contamines-au-fipronil-18-interpellations-en-belgique-et-aux-pays-bas-au-moins-5-arrestations?id=9681277

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AUSTRALIE – DUBAÏ – PAYS-BAS: la Police a arrêté 17 personnes et a saisi près de deux tonnes de stupéfiants lors de raids

AFP assistant commissioner Neil Gaughan

En Australie, à Dubaï et aux Pays-Bas, la Police a arrêté 17 personnes et a saisi près de deux tonnes de stupéfiants lors de raids.

La police fédérale australienne (AFP) a déclaré mardi avoir brisé deux syndicats interconnectés du crime au Moyen-Orient.

En opération simultanée, neuf hommes et une femme ont été arrêtés mardi à Sydney et cinq hommes ont été arrêtés dans les Emirats Arabes Unis par la police de Dubaï, selon La police fédérale australienne (AFP).

Les autorités néerlandaises ont en même temps arrêté deux hommes présumés avoir été responsables de l’approvisionnement en drogue d’un syndicat australien, a déclaré l’AFP.

Un conteneur de drogue a été saisi aux Pays-Bas en juillet.

Au total, 1,8 tonnes de MDMA, également connu sous le nom d’ecstasy, 136 kg (300 livres) de cocaïne et 15 kg (33 livres) de méthamphétamine à cristaux ont été saisis par des autorités aux Pays-Bas, selon la police australienne.

source: http://www.middle-east-online.com/english/?id=84208

plus:

https://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/laustralie-annonce-un-vaste-coup-de-filet-antidrogue/ar-AApHv60

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AUSTRALIA (Sydney): australian cops smash international drug ring, seize 2 tons of narcotics

A suspect in an international drug bust involving the law enforcement agencies of three countries and two tons of drugs seized is escorted in handcuffs by Australian police

Police in Australia say they have « destroyed » two international crime syndicates and seized more than two tons of narcotics « destined for Australian streets. »

Working with their counterparts in Dubai and the Netherlands, Australian Federal Police (AFP) said they had smashed the drug ring with simultaneous arrests early Tuesday morning in Sydney and Dubai.
Ten suspects were taken into custody in Sydney, while police in the United Arab Emirates arrested five Australians, including two living in the city, the statement from the AFP said. Police in the Netherlands arrested two other people.
« A total of 1.8 tonnes (1.98 tons) of MDMA, 136 kilograms (300 lbs) of cocaine and 15 kilograms (33 lbs) of crystal methamphetamine was seized by authorities in the Netherlands before it could reach Australia, » the statement said.
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AFP assistant commissioner Neil Gaughan
Australian police break up Middle East narcotics organisation
DUBAI – Police in Australia, Dubai and the Netherlands have arrested 17 people and seized nearly two tonnes of narcotics in raids the Australian Federal Police (AFP) said on Tuesday had broken up two interlinked Middle Eastern crime syndicates.
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DNRED (Douane française): information pour Corinne Cleostrate

La diffusion du film Gibraltar, trop librement inspiré de l’action menée avec la DNRED, suite aux pressions exercées par Jérôme Fournel, le très  « show-biz  DG » de la Douane française, sur le producteur du film Dimitri Rassam, me permet de me rappeler, une fois encore, que certains hauts fonctionnaires de la Douane française pensent plus à développer une carrière parfaite au détriment de la bonne marche des actions menées par son « service d’intelligence » dont vous avez aujourd’hui la responsabilité.

J‘espère que le poste que vous occupez aujourd’hui à la suite de Jean Henri Hoguet, Joseph Le Louarn, Bernard Puyanet, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Guy Gouin et Jean Paul Garcia vous permettra d’avoir le sens du discernement que vous n’aviez pas démontré posséder lorsque vous receviez avec mépris mes grands enfants ou lors de vos passages successifs devant moi sur le trottoir de la DG au 11 Rue des Deux Communes à Montreuil, lorsque vous y sortiez pour fumer une clope et m’ignorer totalement alors que je tractais la réalité de mon vécu.

Pourtant Jean Paul Garcia, votre prédécesseur, lui, avait accepté de me voir, entrainant même ses plus proches collaborateurs de l’A2 dans mon « camping car » pour qu’ils m’achètent un de mes livres, précisant: « Tout ce que raconte Marc est vrai ! »

Gérard Schoen, l’administrateur civil du contentieux, que j’attendis jusque 20 h 40 ce vendredi là, se sauva en courant pour ne pas avoir à répondre des conneries émises sur un plateau de télévision en bon petit soldat du DG Jérôme Fournel.

Être serviteur de l’État exige une éthique et un respect des faits vécus sans systématiquement les déformer pour s’exonérer de toutes responsabilités et ainsi continuer un déroulement de carrière parfait.

Être serviteur de L’État exige d’assumer le passé sans chercher à l’arranger.

Être serviteur de l’État impose pour assumer la continuité du service de L’État d’assurer les engagements pris par ses prédécesseurs, ce que ne fit pas le « DG de passage » François Auvigne.

Être serviteur de L’État, c’est servir son pays à travers son administration et non pas se servir de son administration pour réussir.

Bonne semaine Madame!

Marc Fievet – AKA NS 55 DNRED

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DOUANE FRANÇAISE (BSI d’Hendaye): près de 1,2 tonne de cannabis découverte dans un chargement de pommes de terre

Saisie réalisée par les douaniers d’Hendaye lors du contrôle d’un poids lourd.

Publié le : mardi 20 juin 2017
Près de 1,2 tonne de cannabis découverte dans un chargement de pommes de terre

1,2 tonne de cannabis dans un chargement de pommes de terre | © Douane

Le 8 juin 2017, les douaniers d’Hendaye contrôlent un camion immatriculé aux Pays‑Bas. Selon les documents présentés par le chauffeur de nationalité néerlandaise, le chargement est composé de 21,6 tonnes de pommes de terre en provenance d’Espagne et destinées à l’Allemagne.

Alors qu’ils procèdent à la fouille de la remorque, les agents découvrent, au fond du chargement, situées devant le moteur frigorifique, 2 grandes caisses en bois, renfermant au total 35 sacs de toile de jute. A l’ouverture des sacs, ils dénombrent 1 156 kg de résine de cannabis.

La valeur de la marchandise est estimée à près de 7 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

Après le dessaisissement du parquet de Bayonne au profit du parquet de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux, une information judiciaire a été ouverte.

Contact presse

  • Luc VERGER, Direction régionale des douanes de Bayonne : 09 70 27 58 53 / 06 64 55 00 09
  • Service de presse de la douane : 01 57 53 47 18 – presse@douane.finances.gouv.fr
Auteur : BIC – Bureau de l’information et de la communication
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