
Depuis novembre 2023, la même scène se répète au Sénat, devant la commission d’enquête sur le narcotrafic.
Chaque semaine, un nouvel intervenant fait assaut qui d’un néologisme alarmant, qui d’une formule angoissante, qui d’un superlatif effrayant pour décrire l’état de la menace. Magistrats, policiers, gendarmes, avocats, maires… tous s’accordent sur le constat : une nouvelle ère a commencé.
L’explosion des saisies de drogue, la pureté des substances, la corruption d’agents de l’Etat, la banalisation de la violence, la professionnalisation des groupes criminels organisés : autant d’indicateurs qui pointent dans le même sens, celui de l’emprise grandissante du narcotrafic.
Pour décrire cette bascule, Le Monde publie le projet « Overdose », douze enquêtes qui documentent l’importation de la drogue sur le territoire, la façon dont elle est vendue, consommée, les dégâts sociaux et sanitaires qu’elle génère.
Nous analysons l’évolution préoccupante de la composition du cannabis, de la cocaïne et des drogues de synthèse. Nous plongeons dans le quotidien d’un territoire, la Guyane, et de son système judiciaire, confrontés au trafic. Nous racontons la guerre de la corruption que livrent les trafiquants aux autorités et le combat opiniâtre mené en retour par les enquêteurs, enregistrant des succès probants, mais qui semblent dérisoires face à l’ampleur de la tâche. Nous racontons les morts et leurs assassins, de plus en plus jeunes.
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