BOLIVIE 🇧🇴 : saisie d’un conteneur lesté de 8 tonnes 776 de cocaïne destinées à Rotterdam

C’est l’entreprise industrielle Maexa Srl qui avait l’intention de faire cette expédition pour les Pays-Bas.

Le conteneur chargé devait quitter la Bolivie par le poste frontière de Tambo Quemado et la route qu’il devait suivre passerait par le Chili, le Pérou, le Panama et la Belgique.

Outre 4 arrestations, les forces de l’ordre ont mené ces derniers jours des perquisitions dans la ville d’El Alto, voisine de La Paz, et à Santa Cruz, la plus grande ville du pays.

Saisie de 8.776 kilos de cocaïne destinés aux Pays-Bas (Europe). La cargaison était planquée dans des tuiles en bois, dans un conteneur.

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FRANCE 🇨🇵 (Trafic de drogue) : « La répression n’a jamais marché, la guerre n’est pas gagnable » assure Jérôme Pierrat

Malgré les annonces de Gérald Darmanin, la guerre contre la drogue n’est « pas gagnable » assure ce vendredi sur RMC et BFMTV Jérôme Pierrat, spécialiste du grand banditisme.

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Gérald de Beauvau le sait mais il s’en tape.

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MACAO (Chine 🇨🇳) : mère et fils étaient des mules péruviennes lestées à la coke

La police de Macao, en Chine, a récemment arrêté un duo péruvien à l’aéroport international de Macao pour avoir dissimulé de la drogue dans leur corps.

Le duo – une femme du nom de Apontecornejo, qui s’est identifiée comme une femme d’affaires, et son fils, du nom de Floresaponte – ont excrété de leur corps 54 préservatifs remplis de drogue et un objet en forme d’œuf après avoir été contrôlés.

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ÉTATS-UNIS 🇺🇲 (Oregon) : à Portland, la décriminalisation de toutes les drogues est-elle un échec ?

Il y a trois ans, l’Oregon décidait de changer radicalement son approche des drogues dures et d’en décriminaliser la possession. Une expérience pionnière aux États-Unis, dont la mise en œuvre s’est avérée plus compliquée que prévu, en particulier dans les rues de Portland, véritable symbole de l’Amérique progressiste. Pourtant, des signes encourageants se font également jour, raconte “The Christian Science Monitor”.

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INTERPOL (Turquie 🇹🇷 ) : l’Allemand Eric Shroeder a été arrêté

Les autorités turques ont arrêté Eric Shroeder, qui était recherché suite à la diffusion d’une notice rouge d’Interpol émise par l’Allemagne pour divers délits, entre autres création d’une organisation en vue de commettre un crime, de blanchiment d’actifs dérivés du crime et de trafic de drogue. C’est ce qu’a annoncé Ali Yerlikaya, ministre chargé de la sécurité. « Je veux que notre chère nation le sache ; Quelle que soit leur taille, quel que soit le bulletin qu’ils appellent, nous ne permettrons pas aux organisations internationales du crime organisé et aux trafiquants de poison de troubler la paix de notre peuple. Nous les mettrons tous dans la cage un par un. »

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Eric Schroeder fue capturado durante la operación Cage-25 llevada a cabo por la Dirección de Delitos Antinarcóticos y de Inteligencia del Departamento de Policía de Estambul y tiene un historial que le implica en el manejo del tráfico de drogas en Hamburgo.

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FRANCE 🇨🇵 (Marseille) : Gérald de Beauvau dans la cité phocéenne ce mercredi

La surenchère comme seule échappatoire pour continuer d’exister

Gérald Darmanin se rend pour la 30ème fois à Marseille ce mercredi. Il vient élargir sa stratégie contre les trafics de stupéfiants, inaugurer la CRS 81 et rencontrer des réservistes.

Pour son premier déplacement de l’année 2024, Gérald Darmanin a choisi Marseille (Bouches-du-Rhône). Le ministre de l’Intérieur se rend dans la cité phocéenne ce mercredi 3 janvier dans le cadre d’une visite axée sur la sécurité.

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MAROC 🇲🇦 (Tanger-Med) : saisie de 1.488 kilos de cocaïne dans un conteneur destiné à la Turquie

Conditionnée dans 1277 plaquettes, cette cargaison se trouvait dans un conteneur à bord d’un navire battant pavillon d’un Etat européen.

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Le renseignement était bon

Une question pourtant, serait-ce la part délibérément  » donnée  » aux services officiels permettant de faire passer une quantité plus importante ?

Nous ne le saurons jamais, mais je peux affirmer que la méthode existe.

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FRANCE 🇨🇵 (Pénitentiaire) : le trafic de drogue est devenu incontrôlable

Vendredi 29 décembre 2023, deux codétenus étaient retrouvés morts dans leur cellule, à la maison d’arrêt de Besançon (Doubs). Selon les premières constatations, une overdose serait la cause de leur décès.

« Du trafic de stupéfiants, il y en a dans toutes les prisons. Mais chez nous, le trafic est même plus important à l’intérieur des murs qu’à l’extérieur. On a des saisies tous les jours. Au parloir, sur les chemins de rondes, dans les cellules » explique Christophe Vernerey, représentant du syndicat UNAF à la maison d’arrêt de Besançon. « Mais là, des morts à cause de la drogue, ce n’est quand même pas souvent. C’est très inquiétant, car à Besançon, les stupéfiants gangrènent la prison« .

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IRAN 🇮🇷 : neuf personnes exécutées par pendaison pour trafic de stupéfiants

Cest le Figaro qui nous rapporte que l’Iran a exécuté par pendaison neuf personnes condamnées à mort pour trafic de stupéfiants, a rapporté mardi un média d’État, le pays conservant l’un des taux d’exécution les plus élevés au monde. Trois d’entre elles ont été pendues «au cours des derniers jours» dans une prison de la province d’Ardabil, dans le nord-ouest du pays, pour «achat et transport d’héroïne et d’opium», a indiqué l’agence de presse officielle iranienne Irna. Les six autres ont été exécutées séparément pour trafic de «méthamphétamine, d’héroïne et de cannabis», a ajouté Irna sans plus de détails.

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ESPAÑA 🇪🇦 (Alicante) : detienen Nicola Rullo de la Camorra en un lujoso hotel

El arrestado es Nicola Rullo, integrante de la Alianza Secondigliano y presunto responsable directo de los enfrentamientos con los Mazzarella por el control de Nápoles.

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MAROC 🇲🇦 (poste frontalier de Guergarate) : les douaniers saisissent plus de 360 kilos de coke

Une opération combinée entre les éléments de la Sûreté nationale et des Douanes opérant au poste frontalier de Guergarate, au sud de la ville de Dakhla, qui s’est déroulée ce lundi 1er janvier 2024, a fait avorter une opération de trafic international d’une importante cargaison de drogues fortes. La saisie a porté sur 362 kilogrammes et 950 grammes de cocaïne destinés au Maroc en provenance de l’étranger, annonce un communiqué de la DGSN.

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NARCO-BUSINESS (AERO-NARCO-TRAFIC) : retour sur le 727 du prince saoudien

Vieille affaire, mais rien n’a changé, bien au contraire! Alors à lire ou relire

Écrit par morice, le vendredi 25 février 2011

dans

Coke en stock (VIII) 

Et de quatre ! Non, de cinq, si l’on remonte un peu plus loin dans l’histoire. Car l’idée de remonter de Colombie des poids astronomiques de drogue par avion n’est pas totalement nouvelle, à vrai dire. Ni même la sorte d’avion qui le permet. Il y a plus de dix ans déjà, un appareil similaire à celui qui s’est écrasé au Mali avait déjà tenté de le faire. Là encore, on a déjà tout oublié le concernant. Logique, quand on se remémore son propriétaire. Il est en effet des personnes, qui bénéficient assez vite de l’omerta de la presse si on les prend en situation délictueuse. Car l’individu a le bras très long, et peut se permettre de n’être condamné que par contumace et ne jamais avoir à se livrer. C’est le cas de certains princes saoudiens parmi ceux qui conduisent cette planète, assis sur leur matelas de pétrole qui parfois ne leur suffit pas. C’est le cas incroyable d’un prince saoudien déjà oublié, trafiquant de drogue récidiviste à ses heures.

 Lorsqu’on dévoile les noms des trois pilotes arrêtés par la police de Guinée Bissau, Carmelo Vásquez Guerra, Carlos Luis Justiniano Núñez et Daniel Aguedelo Acevedo, une étrange impression apparaît : l’un d’entre eux nous dit quelque chose. Le premier cité a en effet un frère. Michael Vásquez Guerra, qui, le 21 avril 2006, avait lui aussi dû lui aussi faire un atterrissage d’urgence à Ciudad del Carmen, dans l’Etat du Campeche, au Mexique sur la route du Vénézuela. A bord de ce DC-9 immatriculé N900SA, les policiers mexicains avaient saisi 128 valises noires, représentant 5,5 tonnes de cocaïne. Un record ! Mais à la limite, ce n’est pas ça qui avait le plus choqué. Non, c’était la livrée extérieure de l’avion, celui de la très officielle SNA américaine (« System of National Accounts »), une subdivision de la Transportation Security Administration (TSA). L’avion était enregistré lui en Floride au nom de Sky Way appartenait de droit à la compagnie charter de Floride « Royal Sons Inc ».

Le DC-9 avait encore intrigué pour deux autres raisons : ses logos « officiels » du gouvernement américain, et à son arrivée, visiblement, des militaires mexicains qui l’attendaient. Quelques minutes après avoir arrêté les trois pilotes, en effet, le général mexicain Carlos Gaytan tenait une bien étrange conférence, pleine d’erreurs et de contradictions, dans laquelle il indiquait que « le pilote », hélas, s’était échappé ! La conférence tournait au gag, car pendant qu’il le faisait, l’un des pilotes, justement, vu par plusieurs journalistes, fendait les rangs des soldats pour s’échapper ranquillement derrière eux, à pied. Le général précisant alors, pour rattraper sa bévue, qu’il avait réussi à capturer… un co-pilote ! A ce stade de magouilles éhontées, on se dit que l’on n’est pas dans un cas de figure de simple vendeurs de drogue, mais bien de ce qui semble être une protection ressemblant comme deux gouttes d’eau à une totale immunité diplomatique. Ce qui sera confirmé un peu plus loin. Celui qui partait tranquillement ce jour là de l’aéroport sans être inquiété était, vous l’avez deviné, Michael Vásquez Guerra.

Pendant la conférence de presse surréaliste, les journalistes remarquaient aussi une chose : à côté du DC-9 stationnait, avant que l’armée ne déplace le DC-9 un Falcon 20… Or ce Falcon était mexicain, ou en tout cas arborait une numérotation mexicaine : XB-IYK. Il était arrivé plusieurs jours avant, avec deux pilotes militaires dont le comportement avait étonné. Ils avaient tenté de soudoyer les responsables de la tour de contrôle pour qu’ils acceptent l’atterrissage express du DC-9, au prétexte d’ennuis hydrauliques. Le bon vieux plan des trafiquants de drogue pour imposer un atterrissage imprévu. Ce qui fut fait, à vrai dire. C’est au nom de ses ennuis que les militaires interdiront aux personnes présentes de monter à bord en « raison d’explosion possible » et saisiront la drogue. En France, certains savaient tout de cette histoire : selon les services de renseignement français, en effet, l’avion pisté par leurs services devait transvaser son chargement venu de Colombie vers un appareil plus petit » venu d’Arabie Saoudite ». Une vieille histoire datant de 1999 qui remontait à la surface… Avait-on eu affaire à un faux Falcon Mexicain ? Le 15 août 2007, un spotter retrouve le fameux appareil. Il s’intitule XC-HID, et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK…Décidément on s’enfonce dans les gouvernements et non pas dans un circuit de simples trafiquants ! Le 11 juillet qui suivait, on apprenait que le président urugayen Ramón Vázquez Rosas achetait lui aussi aux français un Falcon 20, pour 26 millions de dollars. Le même qu’Hugo Chavez !

L’avion lui-même posé à Ciudad del Carmen avait lui aussi beaucoup à dire. Âgé, (il avait été construit en 1996 et avait donc quarante ans !), le DC-9 avait appartenu auparavant à TWA (sous le numéro N1061T), Tracinda Investment(numéro N241TC), le chanteur de country (genre variété) Kenny Rogers, le temps d’une tournée, (avec le N9KR), mais aussi sous le registre de Southmark Corporation (N89SM), puis repeint aux couleurs de l’équipe de football américainSeattle Seahawks (N40SH), et enfin sous le nom d’HW Aviation, avant d’être vendu à une firme appelée Skyway…

 Skyway, qui en avait acheté deux, de DC-9 (ici en photo tous les deux à St Peterburg !). Le N900SA et le N120NE (vu ici à Van Nuys, endroit connu pour maquiller les appareils ! ), destiné selon elle a tester un tout nouveau procédé de communication entre le sol et les avions, et de pouvoir faire même de l’internet à plus de 30 000 pieds d’altitude. Evidemment, la firme avait décroché avec un pareil intitulé un contrat avec l’armée et s’était associée à des investisseurs, notamment des Koweïtiens et des banquiers d’Arabie Saoudite. Surfant sur la grande peur du 11 septembre, la firme, dont les trois dirigeants sont le mari, sa femme et leur fils, allait alors engranger 40 millions de dollars d’investissements de 2002 à 2005, louer à Tampa un énorme hangar de « réparations » …. et ne jamais rien produire ni réparer ! Son projet de transmissions était du flan complet ! En mai 2005, elle se déclare en faillite, embarquant avec elle « 24 investisseurs du Proche Orient lésés »annonce brutalement la presse. Parmi ceux-ci, l’homme à la tête de laKuwaiti National Guard, le prince Miteb Bin Abdullah Bin AbdulAziz Al Saud. Dont l’armée est entraînée par l’US Army.

Le patron, Brent Kovar, et son associé James S. Kent, ancien des services spéciaux de l’armée, ne seront reconnus comme fraudeurs que le 18 mars 2009 par le gendarme de la Bourse, la SEC Securities and Exchange Commission. Pourquoi donc avoir attendu si longtemps ? On cite le chiffre de 1,8 millions de dollars détournés, sur le dos de 18 investisseurs. Selon la SEC, ce sont 76,65 millions de dollars d’actions qui avaient été levées, pour 12 millions de profits pour Kovar… Parmi les investisseurs, une firme, ’DuPont’ qui avait injecté en 2004 plus de 7 millions de dollars avec en prime un des deux DC-9, une société associée à un autre fond d’investissement intitulé « Red Sea Management » … le nom d’emprunt presque pas transparent des « saoudiens » dans l’affaire. Le second DC-9, le 120NE était devenu Genesis Aviation en 2004. Genesis, un clone de Skyway, faisant partie des sociétés de Floride en forme de poupée russe et n’ayant qu’une boîte aux lettres telles que Royal Sons, Express One International et United Flite Inc, toutes mouillées dans les « renditions flights ». On nage toujours dans un marigot à crocodiles, en Floride.

Mais il y a mieux encore derrière Skyway. Au conseil d’administration, il reste toujours le fondateur : James R. Bath, au milieu de tas d’affaires et de relations, qui a créé Skyway Aircraft Leasing Ltd en changeant le nom de sa firme précédente, Cotopax Investments, enregistré en 1980 aux îles Cayman. Cette année là, il est devenu le seul membre du conseil d’administration : deux membres l’avaient quitté pour former chacun leur société, respectivement « Cayhaven Corporate Services » et « Bird », qui vont vite fusionner pour devenir « I.C., Inc ». Or c’est justement le nom de la société qui va servir d’écran à Olivier North pour ses trafics d’armes et de drogue pour alimenter les Contras ! L’éclatement de l’entreprise était bien une volonté commune de cacher quelque chose. D’ailleurs, quand le 7 mars 1987 North est dénoncé, James R. Bath supprime aussitôt les noms de ses anciens associés de ses registres. La société de Bath est étroitement liée au pouvoir en place. Logique, G.W.Bush et James Reynolds Bath ont fait ensemble leur service militaire dans la Guarde Nationale, ce qui leur évitait d’aller au Viet-Nam. Ce sont tous deux deux « champagne pilots » de leur base de F-107 dans lesquels ils ne montèrent jamais. Sauf pour la photo. Ils ne mirent jamais les pieds à la base non plus d’ailleurs. Les deux seuls généraux qui ont essayé de le dire sont morts brutalement. Un pur hasard, bien entendu.

En 1999, un événement ahurissant va se produire avec la firme : c’est à la fois une bombe médiatique et la préfiguration d »un système qui nous ramène au crash du Mali : la boucle est bouclée. Un avion piloté par le personnel de Skyway International se retrouve bloqué au sol à Paris au Bourget : la police française a découvert à bord deux tonnes de cocaïne. A bord, il y a le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. Voilà pourquoi les services français se doutaient qu’un Falcon saoudien allait venir, pour sûr, au Mexique ! Diplomatiquement, c’est fort délicat, on le conçoit : on marche alors sur des œufs ! Le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud, gendre du vice-ministre saoudien de la Défense du pays, possédait son propre avion « royal », celui de la famille régnante, et c’était justement un Boeing 727 ! Géré par Skyway ! Or, justement, c’est cet appareil qui devait servir au transport des deux tonnes de coke venant de Colombie. Le 16 mai 1999 le Boeing 727 atterrissait au Bourget, et les deux tonnes de drogues étaient débarquées discrètement à Noissy-le-Sec dans la résidence française du prince saoudien. La police française en retrouvera 800 kilos seulement. Pour obtenir la drogue, il avait rencontré directement Oscar Eduardo Campuzano Zapata, Juan Gabriel Usuga Norena et Carlos Alfonso Ramon Zapata -les membres du cartel de la drogue de Medellin-, à Marbella, où le roi Fahd possédait une énorme résidence. Les princes saoudiens, de vulgaires trafiquants ? Pour des bloggueurs ayant de l’humour, c’est bien la « French Deconnection » !! !

Parmi les informateurs du FBI on trouvait l’omniprésent Baruch Vega ! Celui qui retournera Victor Patino Fomeque, un ancien chef de bande du cartel de la Vallée du Nord colombienne mais aussi ancien membre de la Police Nationale colombienne ! Les deux derniers avaient vu leur peine réduite car ils avaient décidé d’aider la justice américaine : ils ne firent que trois ans de prison. Les repentis, l’arme fatale des réseaux. Durant le procès, une des écoutes avait montré qu’avec son 727, Le prince avait promis de pouvoir ramener de 10 à 20 tonnes de drogue en une seule fois ! A Noisy, il y en avait déjà pour 15 millions de dollars de l’époque avec deux tonnes ! Voilà qui n’est pas sans rappeler le crash malien…

Le 30 août 2005, épiloque de l’affaire : Doris Mangeri Salazar, est condamnée à 24 ans et 4 mois de prison et Ivan Lopez Vanegas à 23 ans : Doris est l’ancienne petite amie du prince, et Ivan un des colombiens qui a servi d’intermédiaire avec les barons de la drogue du pays. Ils avaient été arrêtés tous deux le 17 juillet 2002 à Coral Gables, en Floride. Revoilà le nom déjà cité ! Or, il intervient ailleurs historiquement : dans les archives de Jim Garrison , le procureur intègre à qui on doit d’énormes avancées sur l’assassinat de Kennedy, on tombe régulièrement sur cette ville. Clay Shaw, impliqué selon Garrisson dans l’assassinat, avait comme contact Sergio Arcaha Smith, un agent du FRD (Frente Revolucionario Democratico), une association bidon d’anticastristes créée entièrement en mai 1960 par la CIA. Or, de novembre 1960 jusqu’à Octobre 1961 la boîte postale de contact entre la CIA et Arcacha était celle des bureaux du FRD à… Coral Gables ! S’il y a bien un fief d’anticastristes maqués jusqu’au cou avec la CIA, c’est bien à Coral Gables  !

Et qui trouve-t-on aussi à Coral Gables ? Wackenhut, auprès de qui Blackwater passe pour un clan de louveteaux !!! La présence à sa tête de personnes comme Clarence M. Kelley, ancien directeur de la National Security Agency, le directeur de la Defense Intelligence Agency, le général Joseph Carroll, celui de L’US. Secret Service, James J. Rowley ou encore de Bobby Ray Inman, ancien directeur de la CIA et conseiller de Bush père, ou de l’ancien secrétaire à la défense et de la CIA Frank Carlucci, indique tout de suite qu’on n’a pas affaire à des marioles. Wackenhut est apparu, rappelons-le dans l’affaire des tueurs du Brabant, en Belgique ! Et dans les années 80, comme par hasard c’est Wackenhut qui est au premier plan de lutte anti-communiste en Amérique du Sud ! Wackenhut, l’ancêtre de Blackwater est dans le secteur depuis toujours !

Lors du procès de la belle, on avait appris le circuit utilisé pour l’acheminement : la drogue venait bien de Colombie, était cachée dans des camions de pommes de terre… siglés de l’ONU (!) et avait passé la frontière vénézuelienne sans encombre ! Sidérant ! L’avion du prince était parti de La Maqueita, à Caracas, pour arriver en Arabie Saoudite (on ne donne pas le détail des aéroports-relais utilisés). Bref, il avait inauguré 10 ans avant le parcours communément utilisé aujourd’hui ! Dans un sens, ce prince saoudien est un visionnaire ! On y avait appris aussi pourquoi en 1984 le prince, alors qu’il faisait ces études à Miami avait quitté rapidement le pays : il avait été tout simplement déjà pris dans un trafic de cocaïne avec un petit Cessna dans le Mississipi ! Il avait été condamné… mais la Cour de justice du Mississipi ne pouvait plus rien prouver : le jugement avait disparu de ses archives !!! Encore un curieux hasard ! C’est fou dans ce genre d’affaires ce qu’il peut y en avoir !

 

On y avait appris aussi comment il s’était fait prendre notre si bon prince : dans le coffre de sa petite amie Doris Mangeri Salazar, au comportement bien étrange, plusieurs photos l’avaient montré en plein désert, en compagnie des trafiquants,notamment Juan Gabriel Usuga et Carlos Ramon, en train d’organiser avec lui une dernière réunion pour organiser le transfert dans son avion personnel ! La précédente avait eu lieu au « Cyclops Cattle Ranch » près de Medellin. Pris sur le fait, documents photographiques à l’appui que la belle gardait jalousement dans son coffre personnel ? De quoi faire chanter un prince saoudien quand elle le désirerait ? Deux ans plus tard, le jugement est cassé en appel et les deux condamnés libérés. Aujourd’hui, en 2009, personne n’est donc plus en prison ! La belle travaillait pour qui ? Certainement pas pour elle…

La dernière fois qu’on avait vu un Boeing royal en France c’était à Mulhouse, le 14 avril 2005,repeint à neuf. On ne sait si le prince était à bord, au quel cas il aurait pu être arrêté. Le 13 novembre 2007 on apprenait qu’un autre prince de la famille royale, le Prince Mohamed Bin Issa Al Jaber of Saudi Arabia venait de se commander un airbus A380, vendu 320 millions de dollars. Il possédait lui aussi un 727 à son sigle, MBI, pour Mohamed Bin Issa. Et un Bombardier BD-700-1A11 Global 5000. également. (pour faire ses petites courses, certainement). On ignore si c’est pour y mettre des pommes de terre au dessus de ses valises… en juin 1994, c’est lui qui avait apporté 500 millions de dollars dans le parc Disney qui était en difficulté. L’ami de Patrick Balkany ne lésine pas. Il « pèse », il est vrai, 5,3 milliards de dollars !

Quand à notre pilote, Carmelo Vásquez Guerra, le frère de l’autre, il est décidément aussi fort que lui : détenu quelque temps dans les cellules de la po lice judiciaire du pays, il a été relâché par un juge bissau- guinéen, mais ça vous le savez déjà depuis les épisodes précédents ! Le revoilà libre, comme son frère !!! Incroyable fratrie qui traverse impunément toutes les geôles du monde !! Et quant à l’aspect historique, nos découvertes ont montré que cet appareil n’a pas non plus été véritablement le pionnier du transport en gros porteur à réaction de quantités importantes de drogue. Mais cela, on a bien le temps d’y revenir dans les épisodes qui vont suivre…

 L’histoire abracadabrantesque du prince saoudien dealer à été racontée dans « La Coke Saudienne : au coeur d’une affaire d’Etat » (Editions Flammarion), écrit par Fabrice Monti, ancien membre de cabinet du ministère de l’intérieur au Quai des Orfevres. Le livre décrit clairement une véritable « guerre de la drogue » entre la DEA américaine et le Quai des Orfevres. Une guerre sans merci, où les intérêts divergent complètement sur les buts et les attenants. Un ouvrage fondamental qui éclaire sur les circonvolutions de cette guerre à la drogue aux multiples facettes. « Le livre raconte l’intrigue où de grands trafiquants appartenant au cartel colombien de Medellin, interceptés et retournés par la police de Floride, auraient donné leurs acolytes de France et le maître d’œuvre saoudien impliqués. Par-delà les péripéties, le dénouement partiel, l’auteur fixe son intérêt sur le prince saoudien resté jusqu’ici indemne de toute sanction. Deux nations sont en jeu dans la relation d’un échange entre le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef Ibn Abdel Aziz et l’ambassadeur de France à Ryadh, Bernard Poletti. L’auteur cerne l’enjeu, à savoir le projet de contrat de sécurité entre les deux pays, assurant par l’entremise des moyens mis en oeuvre par les grandes sociétés françaises Thalès et Alcatel et le groupe européen EADS (lesquels viennent de remporter de gros marchés en Libye au cours de la visite du président Chirac) la sécurité des frontières, la surveillance et la défense de 5000 kms du périmètre saoudien (SBGDMSA). » C’est vrai ça, en définitive « que pourraient faire les justices françaises, américaines et suisses d’un aussi encombrant prévenu que le prince Nayef Al-Shaalan ?« conclut le livre ! Voilà notre prince devenu subitement hindou : un véritable intouchable ! Il fallait surtout le voir trouver de belles excuses pour tenter de concilier islamisme et usage ou trafic de drogue…

PS : le reportage de la série « Royal Inquest« , d’Atlas Medi Corp, dirigé par le prolifique réalisateur Bruce David Klein, véritablement très saisissant, est visible ici. Il mérite d’être visionné (ou même téléchargé) ! Ménagez vous les 48 minutes nécessaires pour le regarder entièrement ! A s’étonner pourquoi n’a-t-on jamais évoqué le sujet en France… dans « Faites entrer l’accusé« , par exemple ! Pourquoi donc ? 

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FRANCE 🇫🇷 (Roissy airport) : une mule guyanaise et un récupérateur comparaissaient, samedi soir, devant le tribunal correctionnel de Paris, pour trafic et importation de produits stupéfiants

Les investigations ont démarré il y a plusieurs mois, après que les enquêteurs de la brigade des stupéfiants ont recueilli une information sur l’existence d’un réseau d’importation de cocaïne, transitant par l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, en Seine-Saint-Denis. Elle s’est concentrée autour d’un agent de sécurité, qui “porte des dreadlocks” et “a grandi en Guyane”.

Avec cette info, la messe était dite!

Toujours selon Le Parisien, le trafic aurait perduré des mois d’avril à décembre 2023.

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MAROC 🇲🇦 (Narco-business) : ce que l’on sait de l’affaire de trafic international de drogue où Bioui et Naciri sont mis en cause

C’est peut-être la plus grosse affaire de trafic international de drogue dans la région sahélo-nord-africaine, au vu des quantités manipulées, de la durée, de l’ampleur des opérations (en kilomètres ou en tonnage), et de l’identité de quelques personnalités impliquées. Voici un premier récit précis des principaux faits, vous permettant de suivre ce qui sera le feuilleton de 2024.

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FRANCE 🇨🇵: la cocaïne partait de Martinique pour les Pyrénées-Orientales, cachée au milieu des jus de fruits

Les forces de l’ordre ont mis un coup d’arrêt à un important trafic de drogues entre la Martinique et les Pyrénées-Orientales. Le 15 décembre dernier, les gendarmes ont interpellé huit personnes et saisi 52 kg de cocaïne ainsi que 150 kg de cannabis.

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MAROC 🇲🇦 (Makhzen) : les « révélations » d’un narcotrafiquant secouent les milieux du sport et de la politique

C’est Le Monde qui nous en informe de l’affaire qui nourrit depuis plus d’une semaine les spéculations de la presse marocaine

Du narco-business au pays producteur de hachisch

Qui sont les protagonistes ? Une vingtaine d’individus, parmi lesquels des membres des forces de l’ordre, des agents de l’administration, des chefs d’entreprise, un notaire, un promoteur touristique, mais surtout deux hommes dont le profil concentre toute l’attention. L’un, Saïd Naciri, est le patron et principal financier du Wydad de Casablanca, le club de football le plus titré du Maroc. L’autre, Abdenbi Bioui, un entrepreneur né à Oujda, est l’un des grands noms du BTP et de l’immobilier dans le pays.

Abdenbi Bioui et Saïd Naciri

Ces personnalités exercent également des responsabilités partisanes, comme cela se produit souvent au Maroc, où la politique a partie liée avec les affaires. MM. Naciri et Bioui sont en effet membres du Parti authenticité et modernité (PAM), qui participe au gouvernement. 

Le premier est député depuis 2011. Il l’a été à Zagora dans le Sud, puis à Casablanca, où il a pris en 2021 les rênes de la préfecture. C’est l’un des hommes forts du PAM dans la capitale économique. Le second est un ancien parlementaire. Il dirige le parti dans l’Oriental, une région de l’Est marocain qu’il préside depuis 2015. Tous deux, ainsi que 18 autres personnes, ont été placés en détention provisoire, vendredi 22 décembre, à la prison d’Oukacha.

Triste fin d’année en perspective pour ces personnes !

la prison d’Oukacha.

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ÉMIRATS ARABES 🇦🇪 (narco-extradition) : première extradition entre les Emirats arabes unis et la Belgique

Le parquet fédéral belge a annoncé samedi l’extradition depuis les Émirats arabes unis de Franc G., un ressortissant albanais né en 1992, dans le cadre d’une enquête autour d’un assassinat commis à Bruxelles, dans le milieu de la drogue, en 2020. Il s’agit de la toute première extradition organisée entre les Émirats arabes unis et la Belgique.

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NOUVELLE ZÉLANDE 🇳🇿 (Douanes néo-zélandaises) : l’ Opération ‘Express’ a été déclenchée à la suite de la saisie par les autorités canadiennes de 6,6 kg de méthamphétamine dissimulés dans les amortisseurs de camions destinés à la Nouvelle-Zélande

L’Organized Financial Crime Agency New Zealand (OFCANZ) et la Douane, ont démantelé une organisation d’importation de méthamphétamine entre la Nouvelle-Zélande et le Canada, arrêté 11 personnes et dans la foulée, fermé un certain nombre de maisons de culture de cannabis sur la Côte-Nord.

Plus de 600 plants de cannabis pleinement développés ont été saisis, ainsi qu’une once de méthamphétamine et environ 90 000 dollars néo-zélandais en espèces. La police a découvert cinq maisons de vente de cannabis la semaine dernière et arrêté sept hommes et trois femmes, tous âgés de 18 à 34 ans.

Une autre personne a été arrêtée, portant le total à 11. Toutes les personnes arrêtées étaient vietnamiennes, a indiqué la police.

La ministre de la Police, Anne Tolley, a félicité la police et l’OFCANZ pour leur « travail acharné et leur dévouement » dans la lutte contre les narcotrafiquants. « La méthamphétamine est une drogue épouvantable, et cette saisie a le potentiel d’empêcher la destruction de nombreuses vies », a-t-elle déclaré dans un communiqué publié aujourd’hui. « La vigilance de nos deux pays a rendu nos rues plus sûres : il n’y a pas de place pour la drogue dans nos communautés. »

Detective Inspector Bruce Good

L’inspecteur-détective Bruce Good de l’OFCANZ s’est également dit satisfait de l’opération. « Cela constitue un nouveau succès pour l’OFCANZ, la police et les douanes néo-zélandaises. Cela démontre notre capacité à coopérer extrêmement bien dans notre pays ainsi qu’avec les organismes chargés de l’application des lois à l’étranger. « 

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ÉTATS-UNIS 🇺🇸 (Géorgie) : la police de Winder, le Georgia Bureau of Investigation et plusieurs autres agences ont arrêté 22 personnes

Selon un communiqué de presse du département de police de Winder, les suspects ont été arrêtés mercredi à la suite de l’exécution de six mandats de perquisition en matière de drogue. Plus de 150 agents ont exécuté les mandats simultanément dans six résidences Winder.

Le département de police de Winder a demandé l’aide du Georgia Bureau of Investigation Appalachian Drug Enforcement Office en mai de cette année. L’ARDEO et le GBI Gang Task Force ont fourni des agents et une assistance dans l’enquête.

Au cours de leur enquête, des agents infiltrés ont acheté des drogues illégales, notamment des pilules à base d’opioïdes, de l’héroïne, du crack, de la cocaïne en poudre, de l’ecstasy, de la méthamphétamine et de la marijuana.

Après une enquête de plusieurs mois, les policiers ont rassemblé suffisamment de preuves pour exécuter 136 mandats d’arrêt contre 28 personnes. Selon le communiqué, la majorité des accusés sont accusés de vente de stupéfiants illégaux. D’autres accusations incluent le trafic de cocaïne, la vente de stupéfiants illégaux dans un rayon de 1 000 pieds d’un terrain d’habitation, la violation du statut des gangs en Géorgie, la possession dans l’intention de distribuer de la cocaïne et de la marijuana et la violation de la probation. Mercredi, lors de l’exécution des mandats de perquisition, les agents ont saisi de la cocaïne, de l’ecstasy, de la marijuana, de l’argent liquide et une arme à feu possédée par un criminel reconnu coupable.

Les 22 suspects arrêtés jusqu’à présent sont :

Christopher Scott, 39 ans, de Winder Robert Harvey, 55 ans, de Lawrenceville Jabrai Johnson, 32 ans, d’Athènes Gerald Moon, 50 ans, de Winder Camp Marquarvis, 32 ans, de Winder Leonardo Hinton, 40 ans, de Winder Jamarcus Watson, 30 ans, de Winder Jonathan Smith, 50 ans, de Winder Ervin Smith, 82 ans, de Winder Tevin Young, 30 ans, de Winder Valdis Starks, 35 ans, de Winder Parise Isaac, 22 ans, de Winder Mikel Mayweather, 18 ans, de Winder Wayne Butler, 61 ans, de Winder Marquavious Barnes, 31 ans, de Winder Barry Winder, 59 ans, de Winder Monterio Cooper, 37 ans, de Winder Kassy Reese, 30 ans, d’Auburn Jimmie Mack, Sr., 63 ans, de Winder Travis Johnson, 48 ans, de Winder Quincy Maxey, 45 ans, de Winder Devin Moon, 29 ans, de Winder

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CANADA 🇨🇦(poste frontière de Point Edward – Ontario) : saisie de 52 kg de cocaïne dans un poids lourd

C’est le 4 décembre qu’un camion est entré au Canada par le poste-frontière de Point Edward (Ontario) et a fait l’objet d’un examen approfondi.

Lors de l’inspection de la remorque, les agents des services frontaliers ont découvert des boîtes contenant la coke

Cocaïne présumée saisie au pont Blue Water le 4 décembre (Photo : ASFC)

L’ASFC a arrêté l’homme et saisi les stupéfiants. La GRC a pris en charge le suspect et les preuves ont permis de l’accuser formellement d’importation de cocaïne et de possession de cocaïne dans le but d’en faire le trafic.

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