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Les dernières informations significatives sur le narcotrafic et les politiques de lutte mises en œuvre par les gouvernements
La frégate française « Le Ventôse » qui traversait la côte caraïbe de la République dominicaine a intercepté un hors-bord avec 2 Dominicains selon la Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD).
La frégate de surveillance « Le Ventôse » a arraisonné un go-fast sans nationalité au sud de la République Dominicaine dans la nuit du 16 au 17 juin 2021. L’embarcation contenait 17 ballots de cocaïne pour un poids total estimé à 550 kilos. Ses deux membres d’équipage ont été appréhendés.
Una fragata francesa que se encontraba de paso por la costa caribe de la República Dominicana interceptó una lancha rápida con 2 dominicanos a bordo y 488 paquetes presumiblemente de cocaína, según informó la Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD).
La entidad explicó que la fragata de vigilancia Ventose, de las Fuerzas Francesas en las Antillas, se encontraba de escala en Santo Domingo para realizar un ejercicio conjunto con agentes de la DNCD y efectivos militares dominicanos dedicados a la acción en el mar contra el narcotráfico, desde el día 14 hasta el 17 de este mes.
744 kilos de cocaïne ont été saisis au Salvador lors d’une opération de démantèlement de réseaux de trafiquants opérant notamment sur les plages du pays, a annoncé le parquet jeudi.
Ces narcotrafiquants opéraient dans les régions de La Paz mais aussi de San Miguel, dans l’est de ce pays coincé entre le Honduras et le Guatemala. Au total, neuf personnes ont été arrêtées lors de cette opération menée mercredi et jeudi, dont un ressortissant guatémaltèque.
Le tribunal correctionnel d’Anvers a reconnu coupable jeudi 13 personnes de nationalité néerlandaise pour leur participation dans l’importation en Belgique de 4,2 tonnes de cocaïne via le port d’Anvers. La drogue était cachée dans un conteneur d’encornets congelés. Les prévenus ont été condamnés à des peines de quatre à huit ans d’emprisonnement et à des amendes pouvant aller jusqu’à 32.000 euros.
Le 22 avril 2020, la police judiciaire fédérale d’Anvers avait suivi un semi-remorque jusqu’à un entrepôt de la Bremenstraat à Anvers dans le cadre d’une enquête sur une organisation criminelle qui faisait passer de la cocaïne depuis l’Amérique du Sud vers l’Europe. Le semi-remorque transportait un conteneur réfrigéré contenant des encornets qui aurait dû être soumis au scanner des douanes.
La « guerre contre la drogue » du président philippin Rodrigo Duterte a fait des milliers de morts. L’ouverture d’une enquête par la Cour pénale internationale pourrait mettre un terme à ce cycle d’impunité.
Le 14 juin 2021, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a annoncé qu’elle demandait officiellement l’ouverture d’une enquête sur la « guerre contre la drogue » meurtrière menée par le gouvernement des Philippines. Il s’agit d’une étape cruciale en vue de rendre justice aux milliers de familles endeuillées.
Si les Philippines connaissaient déjà de gros problèmes en matière d’impunité pour les violations des droits humains bien avant l’arrivée au pouvoir du gouvernement de Rodrigo Duterte, la situation s’est nettement dégradée avec l’homicide généralisé et systématique de milliers de consommateurs ou trafiquants de drogue présumés depuis 2016.
Pour la justice et contre l’impunité
Le dernier jour de son mandat, Fatou Bensouda a demandé aux juges de la Cour l’autorisation de mener une enquête exhaustive sur les actes commis par le gouvernement philippin. Dans le viseur ? Les crimes contre l’humanité, les tortures et d’autres actes inhumains commis dans le contexte de la « guerre contre la drogue » menée dans le pays entre le 1er novembre 2011 et le 16 mars 2019.
Cela englobe les exécutions extrajudiciaires commises par la police lors d’« opérations anti-drogue », sur incitation et encouragement de hauts responsables philippins, dont le président. Sous la présidence de Duterte, les homicides cautionnés par l’État et l’incitation à la violence sont devenus la norme. Étant donné le rôle du gouvernement philippin dans ces vagues d’homicides et l’impunité absolue qui règne dans le pays, l’enquête de la CPI est une étape cruciale pour faire avancer la justice.
En février 2018, la CPI a démarré un examen préliminaire des éventuels crimes commis dans le pays. Le mois suivant, le président Rodrigo Duterte a annoncé que les Philippines allaient se retirer de la CPI. Ce retrait a pris effet un an plus tard, le 17 mars 2019. Toutefois, la CPI continue d’exercer sa compétence pour enquêter sur les crimes perpétrés dans le pays.
Des meurtres commis de sang-froid
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Rodrigo Duterte en juin 2016, des milliers de personnes, majoritairement issues de milieux pauvres et marginalisés, ont été tuées – soit par la police, soit par des individus armés soupçonnés d’avoir des liens avec la police. Tout cela dans le cadre de la « guerre contre la drogue » du gouvernement.
Dans des rapports précédents, nous avons détaillé les exécutions extrajudiciaires et autres violations des droits humains imputables à des policiers et à leurs supérieurs. Ces meurtres commis de sang-froid sont des crimes contre l’humanité.
Les perquisitions menées par les policiers de la sûreté urbaine de Plaisir, dans les Yvelines, ont permis de découvrir de 73 kg de cannabis 1,5 kg de cocaïne, trois armes de poing chargées et près de 30 000 euros en espèces.
Dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juin 2021, la Marine sénégalaise a intercepté à 140 km au large de Dakar avec l’aide de l’Armée de l’Air, le navire battant pavillon togolais ASSO6 qui transportait du haschisch.
« A l’issue des opérations de comptage et de pesage, il a été dénombré 279 sacs contenant chacun 30 kg de haschich en moyenne, soit un poids total de 8370 kg.
Les équipes de surveillance douanière du ministère ont saisi une tonne de cocaïne au niveau du port de Mersin, a annoncé Mus, ajoutant qu’il s’agit de la plus importante saisie de cocaïne faite jusqu’à aujourd’hui en Turquie.
L’interpellation de 11 trafiquants d’héroïne et de cocaïne a eu lieu le 8 juin dernier, simultanément à Albertville, Lille et Marseille. Le réseau opérait surtout à Chambéry et en Tarentaise. Mais les têtes du réseau le dirigaient depuis Lille et Marseille.
Deux gros bras et des directeurs de sociétés de l’île Maurice ont été interpellés. « Gro Samuel » et « Jeffrey » étaient recherchés depuis 42 jours. Les directeurs de sociétés sont également passés aux aveux. Tous ont participé au trafic de drogues démantelé le 2 mai 2021 révèle Franceinfo
La police a arrêté deux importants membres du réseau Gurroby lors d’une opération lundi soir à Chebel. Jean Prudence, alias Gro Samuel, et Geoffrey Imbe, plus connu sous le sobriquet de Jeffrey, ont en effet été pincés après plus d’un mois de recherche. Ces deux habitants de Baie-du-Tombeau n’avaient plus donné signe de vie depuis le 2 mai, lorsque Rs 3,6 Mds de drogue avaient été saisies sur un terrain occupé par Ritesh Gurroby sur la Club Med Road, à Pointe-aux-Canonniers.
L’Anti Drug and Smuggling Unit (Adsu) soupçonne les deux suspects d’avoir loué un véhicule pour suivre un cortège de véhicules dans lequel se trouvaient Ritesh et Nitiraj (Niresh) Gurroby, le sergent Garry Joumont ainsi que d’autres individus toujours recherchés, pour protéger la cargaison de drogue depuis sa sortie en mer jusqu’au lieu de la « cache ». Très peu d’informations étaient disponibles hier soir quant au sort des deux suspects. Les Casernes centrales évoquaient une détention “in communicado” hier dans la soirée.
Jeffrey et Gro Samuel sont considérés comme étant très proches de Ritesh Gurroby. Leurs noms avaient d’ailleurs été donnés par l’un des suspects il y a quelques semaines. Les deux hommes accompagnent ainsi souvent Ritesh et son autre frère, Nitesh (arrêté par l’Icac), au Champ de Mars pour assister aux courses hippiques. Ces deux suspects feraient partie d’une équipe misant de grosses sommes chez des bookmakers. L’argent serait alors placé dans un sac à dos, qu’ils emportent toujours avec eux.
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Nous avons joint le département de la justice américain pour leur poser les questions suivantes :
Ces interceptions ont-elles mené à des arrestations au sein des équipes au consulat français ou d’une personne se faisant passer pour tel ?
Combien de temps a duré ce trafic ?
Le FBI a-t-il prévenu les autorités françaises ?
Ouvert, dans un premier temps, aux questions sur Trojan Shield, le ministère de la justice américain s’est soudain muré dans un silence absolu : « ces questions dépassent le cadre de ce qui peut être révélé au public et je ne peux pas y répondre pour l’instant ».
Le département d’État (affaires étrangères) américain se contente pour sa part de renvoyer sur le FBI.
Pourquoi le FBI a-t-il choisi cet exemple pour l’intégrer à un document dont il savait qu’il ferait surface à un moment ou un autre après la vague d’arrestation qui ne manquerait pas d’intervenir ? « Vous savez, les amabilités entre services, ce n’est pas nouveau », explique un fin connaisseur de ce type de coups de pieds de l’âne.
Étrangement, la France n’était pas intégrée dans le groupe de pays participants à Trojan Shield.
Qu’en pense Michèle Ramis, l’Ambassadrice de France en Colombie, qui a pris ses fonctions à Bogota le 11 novembre 2020 ? Elle a une large expérience diplomatique en particulier dans les pays d’Amérique latine et a déjà servi en Colombie.
et
l’attaché douanier près l’ambassade de France en Colombie.
Contact : DGDDIBOGOTA@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : – 7 h l’été (- 6 h l’hiver)
Téléphone : 00 57 16 38 15 90 (secrétariat)
La valise diplomatique, DHL et les gros sacs postaux
Lors de la publication de notre article sur Trojan Shield; nous avions interrogé, comme Libération, le ministère français des affaires étrangères. Nous avons reçu la même réponse mot pour mot du service de presse qui nous enjoignait à citer une « source diplomatique » : « Un individu a usurpé l’identité d’un agent de notre consulat à Bogota et a employé des éléments visant à faire croire qu’il s’agissait d’un colis diplomatique, alors que ses colis étaient envoyés par une entreprise privée. Cet individu a été arrêté il y a un certain temps déjà. ».
En clair, le consulat n’a rien à voir avec cette histoire, la valise diplomatique n’a jamais véhiculé de la cocaïne, les fausses enveloppes ont été envoyées par une entreprise privée, de type DHL.
Selon un habitué des représentations diplomatiques françaises dans lesquelles il a longtemps travaillé, « la valise diplomatique peut prendre n’importe quelle forme. Une enveloppe, une malle, un container, peu importe. Le contenu n’est pas accessible pour le pays depuis lequel elle est expédiée. Mais la valise ne part pas seule. Elle est accompagnée par un membre de l’ambassade. Dans une petite ambassade, c’est généralement un gros sac postal scellé. » Par ailleurs, on imagine aisément la réaction d’un guichet DHL (ou autre service de courrier) si une personne se présentait en souhaitant envoyer un contenu inconnu, présenté comme faisant partie de la valise diplomatique… Le pourcentage de chances pour que la police soit alertée est énorme.
Nous avons relancé le ministère des affaires étrangères après sa réponse en remarquant que sur la photo publiée dans le document du FBI, on distingue clairement un sceau jaune qui entoure l’enveloppe et qui est frappé d’un « République française – valise diplomatique » ainsi que d’un logo français. Nous avons demandé au ministère s’il est courant qu’une entreprise privée accepte d’envoyer des enveloppes de ce type. Mais aussi où l’on peut généralement se procurer ce type d' »éléments » en Colombie.
En outre, le FBI est très clair : il s’agit selon l’agence d’un envoie de colis diplomatiques, pas de pseudo colis envoyés via un quelconque DHL. Nous n’avons pas obtenu de réponse, le service de presse s’étant muré dans son habituel silence.
Nos mails sont restés sans réponses, notre interlocutrice était systématiquement « en réunion » lorsque nous tentions de la joindre au téléphone et ne rappelait jamais après nos messages. Les services de presse ne sont plus faits pour répondre aux questions des journalistes, mais pour jouer la montre…
Par ailleurs, nous nous interrogeons : si un individu a été arrêté parce qu’il a usurpé une qualité de membre du consulat français à Bogota, qui plus est pour organiser un trafic de drogue, il doit probablement exister des compte-rendus dans la presse… Nos recherches ne donnent rien dans la presse locale.
Le service de presse du ministère des affaires étrangères à qui nous avons demandé de nous pointer un lien vers un tel article nous répondra peut-être dans une centaine d’années.
Selon un document rendu public par le FBI des trafiquants auraient mis en place un système pour exporter 2 kilos de cocaïne par semaine via la valise diplomatique francaise en Colombie. La France dément, les États-Unis se murent dans le silence.
Les photos échangées par les trafiquants – Document du FBI
Au détour d’un document rendu public la semaine dernière dans le cadre de l’enquête internationale Trojan Shield, un agent du FBI expliquait que des trafiquants avaient la possibilité d’exporter deux kilos de cocaïne chaque semaine (probablement vers l’Australie) via des enveloppes scellées de la valise diplomatique de l’ambassade de France à Bogota.
Trojan shield a consisté à distribuer près de 12.000 téléphones à des groupes criminels, permettant des échanges chiffrés. De nombreux exemples d’utilisation de ces téléphones pour organiser des trafics étaient fournis dans ce document. Un seul évoquait la complicité possible de personnels d’une ambassade, c’est à dire, par rebond, d’un pays.
Voici le passage en question :
Le 23 mars 2020, l’utilisateur du JID 58f4a9, qui a été identifié par des messages An0m comme étant Baris Tukel, a demandé à l’utilisateur du JID cfdf8a, qui a été identifié comme étant Shane Geoffrey May, quel était le prix de la cocaïne en ce moment. Tukel a également demandé si May avait « cette adresse de building block » [Définition de building block]. May a répondu que la cocaïne se situait autour de 200.000 et a demandé à Tukel s’il avait des nouvelles. Tukel a écrit : « Ok, j’ai un petit boulot qui est apparu pour le building block », « Il y a 2 kg placés dans des enveloppes diplomatiques françaises scellées en provenance de Bogotta [sic] » et « Ils ont déjà reçu quelques colis ». Tukel a ajouté : « Le seul problème est que COL prend 50/4. Les partenaires, y compris toi, devront partager les 50 autres » (ce qui signifie que les distributeurs colombiens prennent 50 % des bénéfices et que quatre autres personnes se partagent les 50 autres). Tukel a écrit : « Ils peuvent le faire chaque semaine [sic] » (ce qui signifie que des colis de deux kilogrammes peuvent être envoyés chaque semaine). May a répondu que c’était une bonne idée et qu’il enverrait l’adresse sous peu. Tukel a ensuite envoyé trois photos : deux des valises diplomatiques françaises et une de la cocaïne disponible. Après avoir envoyé la photo des paquets de cocaïne, Tukel a écrit : « Il y a des paquets en attente d’être envoyés par cette équipe. »
Pourquoi le FBI a-t-il choisi cet exemple pour l’intégrer à un document dont il savait qu’il ferait surface à un moment ou un autre après la vague d’arrestation qui ne manquerait pas d’intervenir ? « Vous savez, les amabilités entre services, ce n’est pas nouveau », explique un fin connaisseur de ce type de coups de pieds de l’âne. Étrangement, la France n’était pas intégrée dans le groupe de pays participants à Trojan Shield. C’est d’autant plus intriguant que la gendarmerie française avait été un pivot dans le piratage de la messagerie Encrochat. Or la disparition de celle-ci a créé une partie du vide qui a été mis à profit par le FBI pour lancer l’opération Trojan Shield.
Des membres du 45e escadron des forces de sécurité de l’armée de l’air ont saisi près de 30 kilos de cocaïne qui se sont échoués sur la plage de la station spatiale de Cap Canaveral le 19 mai.
Deux frères soupçonnés d’être à la tête d’un important trafic de stupéfiants, installé au nord de Toulouse, ont été interpellés et mis en examen. Avec ces deux commerçants, trois complices, suspectés eux aussi d’être impliqué dans ce réseau. La police a récupéré près de 300 000 euros d’avoirs criminels lors de l’opération ainsi que des armes et 60kg de cannabis.
TEHRAN, Jun. 14 (MNA) – The police commander of the southeastern Iranian province of Sistan and Balochestan said Sunday that 1.306 kg of illegal drugs were discovered and seized after clashes with drug traffickers. The police commander said that the drug traffickers had fast vehicles to carry the drugs into central Iran.
He added that when the drug traffickers noticed they had been spotted and were under surveillance of the security forces, they were engaged in an armed clash with the security forces on the road between Iranshahr and Khash.
But, Taheri said, the drug traffickers fled the scene leaving behind their vehicles.
The Sistan and Balochestan police commander said that 1,306 kg of illegal drugs were discovered and seized from the four cars belonging to the traffickers.
L’administration fiscale et la Guardia civil dans le cadre d’une opération conjointe ont saisi 1 397 kilos de cocaïne lors de deux opérations consécutives menées en mars et mai dans le port de Bilbao.
Concrètement, l’Unité d’analyse des risques de la zone douanière du port de Bilbao, dépendant de la zone douanière régionale du Pays basque et composée d’agents du Service de surveillance douanière et d’agents de la Guardia civil, a appréhendé fin mars une première cargaison de 185 kilos de cocaïne, et durant le mois de mai d’une seconde, cette fois de 1 212 kilos, toutes deux dans des containers en provenance d’Amérique du Sud.