AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

SANTO DOMINGO (Air Cocaïne): la condamnation à 20 ans des deux pilotes français confirmée en appel

jean-pascal-fauret-g-et-bruno-odos-d-au-tribunal-le-9-mars-2015-a-saint-domingue_5510589Par AFP , publié le 11/02/2016 à 18:34 , mis à jour à 19:07

Jean Pascal Fauret (g) et Bruno Odos (d) au tribunal le 9 mars 2015 à Saint-Domingue

afp.com/ERIKA SANTELICES

Saint-Domingue – La justice dominicaine a confirmé jeudi en appel la condamnation à 20 ans de prison pour trafic de drogue des deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos, actuellement détenus en France après leur évasion rocambolesque fin 2015.

Dès l’ouverture du procès, la procureure Carmen Alardo a demandé aux juges « le désistement de l’action en appel des prévenus (les deux pilotes, ndlr) qui ne se sont pas présentés » à l’audience sans fournir d’explications, a constaté un journaliste de l’AFP.

Après s’être retiré pour délibérer, le tribunal a prononcé dans la foulée « le désistement » de l’action en appel, confirmant ainsi la condamnation des pilotes, visés depuis leur fuite par un mandat d’arrêt international émis par la République dominicaine, mais dont la France, où ils sont en détention provisoire, a écarté toute extradition.

Le procès en appel, qui concernait deux autres Français restés sur l’île, Nicolas Pisapia, présenté comme le passager du jet, et l’apporteur d’affaires Alain Castany, se poursuivra le 14 mars, a précisé le tribunal.

Les quatre Français avaient fait appel après leur condamnation à 20 ans de prison en août 2015 pour trafic de drogue.

L’affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les États-Unis, intercepte sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un avion Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kilos de cocaïne à son bord.

Le 28 octobre 2015, alors qu’ils étaient en liberté conditionnelle avec interdiction de sortie du territoire dans l’attente de l’examen de leur appel, ils ont fui ce pays des Caraïbes en bateau pour rejoindre l’île antillaise franco-néerlandaise de Saint-Martin avant d’arriver en avion à la Martinique d’où ils ont gagné, toujours par les airs, la métropole.

Peu après leur retour en France, ils ont été placés en détention provisoire, début novembre, par la justice française, qui enquête sur ce vaste trafic international de drogue. La justice a confirmé le 19 novembre leur maintien en détention.

Les quatre Français condamnés ont clamé leur innocence au procès. Leur défense avait en vain réclamé l’acquittement, plaidant que rien ne prouvait qu’ils savaient que de la drogue se trouvait à bord de l’avion.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/air-cocaine-la-condamnation-a-20-ans-des-deux-pilotes-francais-confirmee-en-appel_1762894.html

0000000000000000000000000000000000000000000000

BRÉSIL (Coke en Stock (CXIII)): on tire sur les avions, en vrai comme au cinéma, et la corruption est partout

bresil-3 10 février 2016

Le Brésil est une vieille connaissance, question trafic de cocaïne : en 1994, une article évoquait déjà ce « nouvel espace » qui s’offrait à lui. « La cocaïne n’a jamais été aussi bon marché, abondante et pure, au Brésil « avait-on pu lire à ce propos. Vingt ans plus tard, avec l’organisation de la coupe du monde de football en 2014 (désastreuse pour l’équipe brésilienne !) on s’attendait à une explosion de la consommation, et on n’a pas été déçu en effet, avec la prolifération des vols des petits Cessna venus du Pérou ou de la Bolivie, pour la plupart, dans les mois qui ont précédé. Au Brésil, la coke est aujourd’hui devenue tellement commune qu’elle apparaît dans les films, que attaque-filmcertains détournent sur You Tube en faisant croire à un nouveau scoop. La réalité, bien plus prosaïque et inquiétante est là : les narco-trafiquants sont bien implémentés dans le tissu politique du pays (voire même incrustés depuis des années), un bon nombre d’élus étant tombés sous le charme d’ambassadrices d’un genre spécial des caïds locaux de la drogue…

Commençons par un poursuite digne d’Hollywood. La scène a été filmée récemment, le 24attaque octobre dernier, au Brésil, par un jeune homme âgé de 25 ans, appelé Luiz Fernando Sampaio Puretz. On l’entend faire lui-même les commentaires sur la vidéo. Celle-ci commence par un drôle de bruit : celui d’une rafale de tirs, provenant des deux mitrailleuses 12,7 mm  qui équipent les Embraer Super Tucanos de la chasse brésilienne. Cela continue avec la poursuite d’un avion de tourisme par ce même Tucano, en difficultés, à l’évidence. Visiblement, le jeune homme venait de filmer l’interception d’un avion lié à un trafle endommagéeic de drogue. Confirmation dès le lendemain par le Centre Public d’Information de l’Armée de l’Air brésilienne qui par note du dimanche (25 octobre) indique « qu’un avion sans plan de vol et qui a pris une route connue pour être utilisé pour des activités illicites » et qu’il a été intercepté samedi dans la région de la municipalité de Japorã. Une vidéo postée par l’armée montre l’interception avec effectivement des tirs touchant l’aile gauche de l’avion. On retrouvera l’avion concerné au sol, avec effectivement l’aile gauche trouée comme une passoire.   (ci-contre à droite on aperçoit les dégâts). L’appareil, un Embraer 721 « Sertenajo » (un
Cherokee 32R Lance Piper construit sous licence au Brésil) immatriculé PT-EXP, avait  quand même réussi a fuir à basse altitude, quoique gravement endommagé, le long de la frontière, avant de retourner dans l’espace aérien brésilien et d’atterrir clandestinement à l’aéroport de Paranavai Edu Chaves, dans l’état de Parana, à environ 250 kilomètres de la frontière avec le Paraguay. avion visitéC’est là qu’il a été retrouvé abandonné par ses occupants.  Le plus étonnant était que le même appareil avait déjà été contrôlé par les douanes, mais au Paraguay, le 26 septembre 2012, retrouvé posé sur une route en pleine campagne, ce qui montrait une vidéo.

A bord, une cargaison de produits électroniques et certains médicaments (et non de la drogue) répartis en 17 colis, vraisemblablement de contrebande. Avaient été alors arrêtés  le pilote brésilien Atilon Bezerra de Alencar, et son compatriote Paulo Cesar Maidana, et trois paraguayens Walter Daniel Casco, Miltiade Galeano Espínola et Julio Leiva. A côté de l’avion, trois véhicules avaient été saisis. Un petit camion Kia, une camionnette Mitsubishi Montero, et une Toyota Corsa. Un trafic était établi, mais l’appareil n’avait donc pas été saisi, ce qui peut surprendre. L’avion poursuivi n’était donc pas un inconnu pour la police paraguayenne en tout cas ! Selon les enquêteurs il faisait partie de l’organisation du narcotrafiquant Esequiel Gomez de Souza, aujourd’hui en prison dans le pays. En  2012, De Souza avait réalisé le transport d’un volume étonnant de cocaïne : « Ezequiel Gomez de Souza, né dans la ville de Salto del Guaira, le 26 mars 1980, est l’élément clé qui a conduit la Senad à saisir la plus grande expédition de cocaïne  enregistrée dans le pays, samedi 10 novembre dernier, dans la ville de la Paloma, dans le département de Canindeyú (au Paraguay), où est tombé 1,748 kilogrammes de drogue. Il a également été le sommet de l’iceberg qui a conduit à la formation de l’exploitation agricole Águila Negra, (aigle noir) où le groupe effectuait un travail externalisé où redistribution de la cocaïne a été démantelée. »

avions paraguay

C’était un réseau fort structuré, de Souza fidélisant ses petits producteurs tout simplement… en les protégeant : »de Souza utilisait sa structure de contrebande pour travailler dans le commerce de la cocaïne. Plus l’entreprise avait des revenus élevés et moins les agences de sécurité la dérangeaient… Comme il assurait la « sécurité » de la cocaïne de Bolivie du Brésil les producteurs ont vu en lui un allié parfait. L’antidrogue locale avait bien découvert son commerce, mais sans connaître son infrastructure. Car cet homme savait comment résoudre le problème : par des mensualités de 20 000 dollars en espèces pendant plus d’un an ». Sur place, la police avait trouvé cinq petits avions de transport (des Cessna, mais aussi un rare Aerocomp Comp Air 10 – où avaient-ils déniché ce bidule aérien rarissime – et quatre grandes voitures de luxe. La ferme servait de centre de conditionnement pour partir au Brésil après être arrivé de la Bolivie.

0000838071

 

interceptionL’armée brésilienne tire donc sans trop discuter sur les avions des trafiquants, et ce depuis une loi lautorisant, datant de 2004. Plusieurs vidéos montrent comment ça se passe : une datant de 2006, où l’on peut voir un Cessna blanc à queue verte poursuivi par un avion militaire Tucano (A-29) forcé à se poser sur une route de terre. Mais on peut aussi facilement se faire avoir sur le net, avec ce genre de vidéos, si on ne fait pas attention. La preuve avec ce qui suit… Car une autre vidéo (floutée, ici à gauche) montre un Beechcraft Baron attaqué à la mitrailleuse par deux Tucanos après avoir été approché et avoir refusé d’obtempérer. La vidéo montrée par l’armée de l’air révélant la dimension sonore de l’événement singulier. On y distingue le Cessna Baron l’aile gauche fumante après la passe de tir, l’avion s’inclinant et se dirigeant vers le sol. Le problème de la vidéo, outre son étrange montage (des coupures ont été faites, visiblement) étant sa date : mise en ligne le 29 mai 2015, rien ne dit que la séquence montrée soit de cette date ou alentour.chute good Il semble en tout cas que lors de l’approche, l’un des Tucanos se soit fait tirer dessus, semble-t-il, par les occupants de l’avion de tourisme (il s’en écarte juste après). En prime, lorsque l’avion des trafiquants plonge, il émet une fumée  noire, ce qui fait penser à un traitement vidéo de post-production plutôt qu’à la réalité. Pas de trace de crash non plus à relever dans les registres, pas de date exacte visible : le cas reste intriguant. Le seul exemple relevé d’un Beechraft Baron 58 porteur de 560 kilos cocaïne est celui du N6037U, (modèle TH-1021) qui s’était écrasé le 5 mars 2011 après avoir volé trop bas dans la Sierra Serra Amolar dans le Pantanal (le Mato Grosso du sud). L’avion, récemment exporté devait porter l’immatriculation PR-PCR. Or l’avion du jour, visible ici, ne portait pas la même décoration que celui intercepté vu dans la vidéo. L’exemplaire arborant une décoration plus ancienne et originelle du B-55, comme ici le PT-JZD , le PR-CFS ou le PR-CGC. Le « flou » artistique apposé aux images par l’armée exclut en tout cas une immatriculation à l’américaine: on a bien deux lettres, puis trois, séparées par un tiret. Et en cherchant un peu plus, on découvre qu’on a bien failli se faire avoir… par une production filmographique de Roberto Carminati,  en forme de publicité pour les forces aéronavales brésiliennes (un film s’intitulant « Segurança Nacional« ), datant de 2010, dont un extrait est visible ici. On y distingue l’immatriculation du Beechcraft dans le film : « PT-KIL ». Un joli pied de nez ! La production n’a pas indiqué quel appareil a été utilisé, peut-être bien un des trois indiqués. Mais on avait eu au final un vrai « soap opéra », un superbe nanar, comme film, selon la critique !!! Pas malin du tout de balancer ça sur le net de cette façon ! Surtout venant dun… maquettiste !

traficUne autre vidéo encore, tout aussi impressionnante, mais bien plus réaliste celle-là, rappelle celle des trafiquants péruviens pris sur le fait en 2014 par de courageux journalistes d’investigation. Cette fois-ci, ça se passe de nouveau au Brésil, en 2013, avec une scène assez hallucinante qui ne sera révélée que l’année suivante. Celui de l’arrivée d’un hélicoptère et d’un transfert de 445 kilos de cocaïne du petit Robinson 66 (R-66) chargé à ras bords vers une voiture stationnée auprès, dont le coffre et les sièges arrières seront rempli de paquets de cocaïne. En échange, l’hélicoptère recevant des bidons d’essence, apportés en lisière de forêt près du lieu d’atterrissage. Le problème étant quand les policiers découvrent à qui appartient réellement l’hélicoptère (qui vaut quand même ses 970 000 dollars). Immatriculé PR-GZP, il est en effet la (co) propriété de Limeira Agropecuária, une entreprise qui appartient au jeune député Gustavo Perrella (de Solidarité-MG) helicoptero-apreendidoreprésentant le Minas Oeiras, à sa sœur et à un cousin. Or Gustavo n’est autre que le fils du sénateur Zeze Perrella (PDT-MG) ancien président de Cruzeiro, club de football brésilien. Tout de suite, la presse fait le buzz avec cette découverte. Un buzz alimenté par d’excellentes analyses, parfois. Ainsi cet article passionnant qui démontre que l’hélicoptère ne venait pas de très loin, obligatoirement (une analyse faite sans avoir vu la vidéo, signalons-le) : en ajoutant le poids de l’aéronef (581 kg), celui des pilotes (140 kg) et le poids de la cocaïne (445 kg) un petit malin avait calculé qu’on en était déjà à 1166 kg, la limite d’embarquement de l’hélicoptère. « Cela laissait seulement 59 kg pour le carburant. Avec 224 kg, selon de recherches, l’autonomie de la R-66 est de trois heures, en volant à 220 km / h. Ainsi, vous pouvez faire, jusqu’à atteindre la limite de la jauge…  666 km. Huuummm … Règle de trois: si, avec 225 kg de carburant, on peut voler 660 km, avec 59 kg, on vole un maximum de 173,8 kilomètres… ». Résultat, l’appareil ne avait pas venir de très loin…

scène trafic

Il n’était pas venu de très loin en effet… Mais la veille il était encore au Paraguay, ce qui est encore plus étonnant et plus intriguant. Selon la police, une recherche faite dans son GPS avait montré que l’hélicoptère était encore dans le pays voisin, le 23 novembre, à Pedro Juan Cabalero, endroit où il avait très certainement chargé la coke. Puis il s’est envolé vers le Brésil où la drogue avait été alors dissimulée. L’hélicoptère, sans sa cocaïne, avait été ensuite vu et enregistré dans l’aéroport de Campo de Marte. Le lendemain, cette fois avec la drogue à bord, il a fait une escale dans le Minas Gerais et s’est dirigé vers Espírito Santo. C’est quand il a atteint la ville de Afonso Claudio, dans la région montagneuse de Espírito Santo (ici à gauche), que la police fédérale était intervenue. alfonso claudioLa famille Perella pouvait-elle ignorer le sort de son hélicoptère pendant plusieurs jours, voilà bien tout le mystère. Au simple prix du carburant utilisé, par exemple, on a des doutes sur la totale liberté et l’autonomie laissée à son seul pilote. Le dénommé Rogério Almeida Antunes, un employé de la société de Perella qui avait avoué avoir reçu 60 000 dollars pour transporter la drogue, sans avouer de la part de qui, et qui accusait au passage le co-pilote de l’aéronef, Alexandre José de Oliveira d’avoir été l’initiateur du transfert de coke, lui aussi arrêté. Selon la police, la famille Perella lui aurait en effet laissé les clés de l’appareil, ce qui la disculpait, bien évidemment.  Le procédé semblait un peu gros. Mais toujours selon la police, l’étude des 11 téléphones cellulaires de la famille Perella aurait effectivement démontré que le pilote avait organisé « de son propre chef » (et celui du trafiquant sous les ordres duquel il avait agi), la famille n’ayant pas une seule fois évoqué en conversations le projet. La presse restera néanmoins dubitative relevant au passage des liens avec une personnalité plus haut placée encore, notamment « les relations intimes entre Perrela et le candidat potentiel à la présidence de la République, Aécio Neves  (le petit-fils de l’ancien président brésilien Tancredo Neves). Un rapport informe que le sénateur Zézé Perrela (PDT-MG) a également payé de son bureau et financé le carburant utilisé dans le célèbre hélicoptère. Zézé et Gustavo, père et fils, sont de plus en plus empêtrés dans l’affaire », avait-on pu lire. L’information étant reprise en boucle sur les chaînes Telesur et l’un des sites de « buzz » Etats-Unis, TMZ, car Neves a un poids considérable dans le pays : il a été battu de justesse par Dilma Rousseff, au second tour de l’élection présidentielle brésilienne de 2014… Pour la présidente alors en difficultés, l’affaire était plus qu’intéressante à suivre, on le comprend.

Le hic demeurant effectivement le dernier  « saut de puce » effectué par l’hélico et détecté par notre calculateur amusé : « la police enquête pour savoir si l’aéroport Claudio a été utilisé comme une voie pour trafic de drogue, car il est déjà d’information publique que l’hélicoptère de la Limeira Agricultural Company, et du sénateur famille Zézé Perrela, saisi a Espírito Santo en transportant 445 kilogrammes de cocaïne novembre dernier, a touché terre à un moment donné avant dans le village de Sabarazinho (à seulement 14 km de l’aéroport minier de Claudio), trois heures avant d’entreprendre un voyage à un endroit précis dans la ville de Santo Afonso Claudio Espirito. La police a atteint une telle confirmation sur la base du suivi hélicoptère GPS, ainsi que dans le plan de vol noté les pilotes, saisi par la police fédérale de Espírito Santo, dans le sud-est, l’année dernière ». Le dossier s’épaississant avec celui du journaliste Lucas Ferraz, la « Folha de S. Paulo », qui a découvert et révélé qu’Aécio Neves « avait construit la piste de la ferme qui appartenait à son grand-oncle, en plus d’être à côté de la succession de la famille du candidat. La semaine dernière, Aécio Neves a admis qu’il l’a utilisé, même si l’espace n’a pas encore été approuvé par l’Agence nationale de l’aviation civile ». « Or l’investissement par le gouvernement et l’État pour la construction de la piste a été  de 14 millions de reals. Claudio possède 25 000 habitants et se trouve à 50 kilomètres de Divinópolis, où il y avait déjà une piste d’atterrissage et de décollage ». Bref, personne n’avait au départ compris pourquoi cette piste à cet endroit, une piste construite avec l’argent de l’Etat, alors qu’elle semblait plutôt d’usage privé.

sabarazinioPrivée, car très liée  la famille Neves. « Le village (de Sabarazinho, ici à gauche) est à 14 kilomètres de Claudio et c’est aussi l’endroit des exploitations familiales Tolentino, où est née Risoleta Neves, épouse de Tancredo Neves, la grand-mère d’Aécio Neves. Elle est mentionné dans l’enquête sur l’analyse des messages des pilotes qui ont été capturés par les stations de radios de base (RBS), qui sont les dispositifs qui font le lien entre les téléphones cellulaires et la compagnie de téléphone. Une information publiée par le portail  G1 en novembre 2013 a révélé que la police avait identifié et fermé un laboratoire de raffinage de cocaïne dans la ville de Claudio … Le site a été démantelé après une dénonciation anonyme où l’on a trouvé de la cocaïne et de la marijuana. Personne n’a été arrêté. Selon un rapport publié dans « Folha de S. Paulo », un des sénateurs parents d’Aécio Neves (PSDB-MG) était en liaison  avec l’aéroport de  Claudio.  La poudre de l’hélicoptère a été saisie le 24 novembre. Trois jours plus tard, le 27 novembre, après la révélation de la saisie dans les médias, le propriétaire a déposé une plainte à la police militaire de Divinópolis. Selon cette même police, la dénonciation a été faite de façon «anonyme». Le propriétaire dit qu’il a vu un hélicoptère survolant la région à basse altitude et a ensuite trouvé sur leurs terres 13 jerricans de 20 litres chacun, avec dedans une substance similaire au kérosène ». La théorie de notre calculateur se tenait donc : l’hélicoptère venait de pas très loin, car il avait été obligé de se ravitailler. Ce que la vidéo avait révélé. Et il l’avait fait sur des terres appartenant au clan Neves. Là où a existé un laboratoire de transformation de la cocaïne. Rien pour prouver quoi que ce soit, mais des présomptions fort embarrassantes pour un candidat à la présidence du pays !

baron saisiDans la foulée des investigations on avait déjà découvert le 15 août 2013  trois avions, saisis par la police fédérale, dans le sud du pays, avions qui auraient été utilisés pour transporter de la drogue entre la Bolivie et le Brésiavion saisi 3l. Des appareils confisqués en cours de peinture, avec encore leurs collants de masquage, tel ce Beech Baron ci-contre (à gauche), et un autre exemplaire aux moteurs en réfection. Les vieux Baron semblent avoir encore la cote, au Brésil. Les trafiquants voulaient être discrets semble-t-il en les présentant sous des immatriculations plausibles et non avec un simple adhésif. Selon la police « Opération White Bull» désignait « selon les trafiquants le fait de négocier la vente de cocaïne sans attirer l’attention ». Le 10 juin 2014, la PF (polie fédérale) a appréhendé les voitures de luxe, avions, bateaux, dans le respect des mandats de perquisition et de saisie de force et de la probation, durant l’opération « Athos », qui s’est tenue le mardi (10) dans cinq États: le Minas Gerais, à Sao Paulo, à Rio de Janeiro,  au Parana et à Santa Catarina. L’action a démembré une organisation criminelle liée au commerce de la drogue qui a apporté des produits de la Bolivie et du Paraguay à l’intérieur de São Paulo et de les a distribuées au Minas Gerais, à Rio de Janeiro et dans le Nord. » Dans la foulée encore, ferrariLe 14 juillet, par ordonnance de la Cour suprême (STF), la police saisissait également trois véhicules de luxe à Brasilia dans le deux résidences (Casa da Dinda et villa Collor) de l’ancien président et sénateur Fernando Collorde Mello (PTB): une Ferrari, une Porsche et une Lamborghini. Officiellement pour détournement d’agent public, provenant du scandale Petrobras. Or Colorde Mello n’est autre que l’ancien  et 32e président de la République du pays (de 1990 à 1992), et… un grand partisan de la privatisation du pays !!!

saisieEn mars dernier lors de l’Operação Elementar, c’était un yacht d’une valeur de 3,5 millions d’euros. et 15 voitures de luxe, dont des Ferrari et des Jaguar, qui étaient saisis à Brasilia. La police confirmant lors que parmi les personnes arrêtées il y avait quatre officiers de police du District Fédéral. Sandra Maria da Silveira et Paulo Barongeno, le chef de la division des opérations aériennes. Ils étaient chargés de protéger les membres de la bande, à travers les fuites d’informations confidentielles  qu’il distillaient ou en avertissant des témoins repérés. Un des agents arrêtés était un retraité de la police civile, l’agent Marcelo Toledo. Il avait déjà été nommé dans les enquêtes sur le fonctionnement du système de corruption signalé dans l’enquête n°650, de la Cour Supérieure de Justice. Un dossier dans lequel les deux agents cités avaient yachtfreiné les investigations visant l’agent de change Fayed Antoine Traboulsi, accusé de blanchiment d’argent. Traboulsi, un libanais né à Beyrouth le le 28 Février 1961 mais naturalisée brésilien, surnommé « le turc », contrôlait aussi les maisons de poker à Brasilia. Le yacht de 19 mètres de long saisi appartenait justement à Traboulsi (il s’appelle « Georgette » le prénom de sa mère !). Pour l’acheter le 12 Décembre 2012, à Sea Marine (1), qui l’annonçait en vente à 1,6 millions d’euros (le navire coûterait aujourd’hui autour de 1,4 millions), Fayed avait utilisé une société écran, selon l’enquête, pour faire un premier dépôt d’un montant de 275 000 euros, puis d’autres, à partir d’autres comptes. Dans des proportions étonnantes : à parti de 10 comptes courants de particuliers et d’entreprises pour réaliser 17 dépôts différents ; sur une période de 11 jours seulement !!!

imagesEt ce n’était pas tout. Lors de l’Opération Miquéias , avait même été arrêté Luciane Hoepers, une ex top modèle « miss bum bum » au Brésil » (je vous laisse découvrir ce que c’est), devenue « agent immobilier », soupçonnée elle aussi d’organiser tout un réseau en  blanchiment d’argent et en détournement de fonds de pension. Sur les magazines qui avaient fait sa gloire, la voici devenue « la muse de la corruption« . En fait elle servait d’appât pour politiciens véreux. Car la fameuse Luciane était bien liée à Fayed Antoine Traboulsi (2), l’organisateur du réseau, comme l’ont montré les écoutes téléphoniques qui ont révélé également plusieurs contacts du mannequin ou de ses amies avec des politiciens, dont les députés Goiás Samuel Belchior, Daniel Vilela et Leandro Vilela – tous du PMDB… Dans la liste de contact de la miss Bum Bum, il y avait le nom de presque tous les maires des municipalités ou des anciens maires des villes du Mato Grosso, du Mato Grosso du Sud, du Goiás, de Santa Catarina et de São Paulo !!! En 18 mois d’investigation, il avait été prouvé que le groupe autour de Traboulsi avait ainsi empoché plus de 70 millions d’euros avec ce système d’hameçonnage par belle interposée. interpol nunesUn système de séduction des hommes politiques qui était bien rodé explique Brasilia BR : « le schéma dévoilé par la police fédérale montre également la grande influence que le groupe criminel a eu sur les gouvernements locaux et les représentants de l’Etat. Les « pastinhas » comme on les appelle les lobbyistes, ont voyagé à travers le Brésil pour convaincre les politiciens d’investir des fonds publics dans des sociétés fictives, qui ont ensuite été fermées. Ainsi, le bénéfice était réparti entre les criminels et l’agent public. La propriété d’un représentant de l’Etat de Goiás, par exemple, était la recherche et la cible de la saisie. Les maisons au moins de sept maires ou d’ anciens maires ont également perquisitionnées par des agents dans neuf états et le District fédéral. »  submarineLes « pastinhas » avaient donc pour fonction de séduire les maires et les convaincre de prendre l’argent public sur de faux fonds de pension. Deux autres complices constamment cités dans les enquêtes sont Carlos Eduardo Rocha Marzola et Flávio de Carvalho Junior, ceux qui ont ouvert les comptes des sociétés écrans. Or à bien regarder, on aurait dû faire davantage attention au personnage. Louis Antoine Traboulsi avait en effet déjà été condamné en 2012 par la Securities and Exchange Commission à payer 760 000 euros pour pratique déloyale sur le Stock Exchange. Les ramifications du réseau s’étendant partout. Selon le magazine « Istoé » au moins deux commissaires de la police civile seraient parmi les détenus. Pour ajouter à cela, le même jour était arrêté le trafiquant de drogue Nunes, Mario Sergio Machado Nunes, connu sous le nom de « Goiano» et qui, selon les dernières enquêtes en cours, avait des liens avec le baron de la drogue colombien Pablo Escobar et Joaquin « El Chapo» Guzman, indiquaient les autorités. L’homme s’était surtout fait remarquer jusqu’ici en développant des sous-marins transporteurs de drogue pour échapper aux gardes-côtes… et c’est encore une autre question que celle de ces fameux sous-marins (pour l’instant, j’en resterai ici à l’étude du trafic par avion seulement).

(1) le chantier italien créé par la famille Radice (Roberto décédé en 2012 avait été ministre des Travaux Publics dans le premier gouvernement Berlusconi), en faillite en 2014, est passé sous contrôle chinois le 27 mars 2015.

(2) sa propre histoire étant un résume »L’histoire de Fayed Traboulsi au Brésil commence avec la guerre civile connue par le Liban dans les années 1980,  la violence faite à sa famille libanaise qui l’incite à quitter le pays et aller à São Paulo dans une tentative pour une vie meilleure. Il est aussi passé par Goiânia. Fils du colporteur Antoine Assaf Taboulsi Fayed a bientôt atterri dans la capitale du pays. Il a commencé à se faire de l’argent et rencontrer une brésilienne, alorsqu’ il travaillait comme gestionnaire dans les hôtels San Marco et Saint-Pierre. À ce moment, il changeait toujours l’argent chez le changeur Chaker Youssef Nasr, dans un bureau du Kubitschek Plaza Hôtel. Il avait été indiqué aux clients par son compatriote. L’histoire de Fayed commencent à changer le 19 Décembre, 1995, quand, vers environ 13h30, Chaker a été assassiné au cours d’un vol dans son propre bureau. La famille de la victime ne voulanit pas faire fonctionner l’entreprise,  Fayed a été approché par Chico Gordo, l’un des employés du changeur d’argent, pour reprendre et étendre l’échange des dollars. Le Libanais ne le savait pas, mais la mort de Chaker serait un tournant de sa vie. Fayed avait l’argent pour acheter la société. Avec Chico Gordo, l’ancien responsable du portefeuille de la clientèle. Simplement et rapidement, il est s’est retrouvé assis sur une entreprise qui gagnait des millions de dollars dans les années suivantes. A cette époque, Fayed Antoine Traboulsi a commencé, vraiment,  le change en dollars, en laissant de côté les petites quantités de change généralement occupés par des touristes venus visiter la capitale. Resté anonyme derrière un comptoir jusqu’à ce que, selon les personnes qui lui étaient proches il a commencé à être recherché par les politiciens et les hommes d’affaires pour réaliser des transactions et un pillage illégal. Pour cela, « le Turc » a réuni une équipe de prête-noms, qui ont été mis à la disposition des comptes courants de changeur de monnaie, ouverts dans différentes banques. Ces personnes étaient en charge de la réception des dépôts, des retraits et de donner de l’argent aux personnes  indiquées par Fayed. À ce jour, le changeur d’argent utilise toujours la tactique pour masquer les dépenses et les marchandises des millionnaires. Il a le pouvoir de donner juste un coup de téléphone et de déplacer des millions sans qu’un seul nom n’apparaisse dans toute la transaction. » Le Turc a agi librement et tranquillement dans la capitale pendant plus de 20 ans. Il a fait fortune, a gagné la confiance des politiciens, des hommes d’affaires et de nombreux policiers. Son influence chez certains délégués et les agents de la police civile était telle que le groupe a tenté de nuire à une enquête de l’Office lutte contre le crime organisé (Deco). Pourtant, le changeur d’argent a finalement arrêté en mars 2013. Fayed, cependant, réussi à se faire libérer au bout de quelques jours » (…)  À la fin de mars de cette année, le changeur d’argent a été condamné à six ans de prison, en régime fermé, suite à l’arrêt de la Cour pénale 1er de Wansbeck, le résultat des enquêtes de l’opération Departed. Au pénitencier de Papuda, il n’est même pas resté 24 heures reclus, pourtant. Une injonction signé par le juge Cicero Romao, de la Cour fédérale de district et dans les Territoires (TJDFT), a prononcé sa libération. Aujourd’hui, il  est simplement retenu par son passeport, car il lui est interdit de voyager à l’improviste par la justice. Son avocat est Antonio Carlos de Almeida Castro, l’kakay, un des meilleurs criminalistes dans le pays. »

PS : le trailer du navet est ici :

http://www.adorocinema.com/filmes/filme-202451/trailer-19533862/

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

°°°°

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxiii-au-bresil-on-tire-sur-les-avions-en-vrai-comme-au-cinema-et-la-corruption-est-partout/

0000000000000000000000000000

BOLIVIE (Coke en Stock (CXII)): des liens inquiétants avec le pouvoir

8 février 2016

Comme on a pu le voir dans l’épisode précédent, un bon nombre d’élèves-pilotes formés par le nombre important d’écoles de l’air boliviennes sont devenus des transporteurs de coke, effectuant le plus souvent le trajet Pérou-Bolivie, puis Bolivie-Brésil, ou inversement. Si ces écoles nourrissent elles aussi le trafic, c’est qu’un certain laxisme existe à leur égard. Notamment l’absence totale de vérification des ventes d’appareils américains, provenant le plus souvent de rebuts, ce qui explique aussi un bon nombre de crashs recensés étant donné leur vétusté. Mais d’autres formes de facilitation du trafic apparaissent dans les arcanes du pouvoir du pays. Les militaires eux aussi ont été tentés, comme on va s’en apercevoir, et une personnalité surprenante est apparue dans ce contexte : l’ex miss Bolivie, devenue proche d’un ministre, retrouvée en liaison avec un trafiquant brésilien recherché, lié lui-même à des personnes troubles que l’acteur Sean Penn avait suivis de près, sans que la presse ne le rappelle récemment. Pourquoi donc, voilà une bonne question !

cessna couchéLa chute des avions commencée l’année 2015 se poursuite donc en ce milieu d’année : le 13 juin, nouvel arrivage, à Piraicito cette fois. Et nouveau décollage raté : un très élégant Cessna 210 Centurion II s’est couché sur l’aile droite, visiblement embourbé sur sa roue droite, en tentant de décoller sous le feu des hommes de l’armée bolivienne  venus intercepter l’appareil. A bord, il y a 60 paquets de cocaïne pour 125 kg au total. Au moment de l’intervention des soldats, deux hommes se sont échappés dans les montagnes, mais il seront arrêtés un peu plus tard, cachés dans des buissons. Deux frères ont été tués dans l’affrontement, en descendant de leur 4×4 venu prêter main forte à l’avion :  Carlos Toni (30 ans) et Yasmani Carballo Loza (25 ans), impliqués selon les renseignements « dans des activités de trafic de drogue ». crash cessnaDeux radios et un bidon à essence d’aviation sont également découverts. L’avion est immatriculé ZP-TMV. Selon la version officielle, une patrouille avait déjà observé un atterrissage d’avion léger dans la région, lorsque le Cessna est à nouveau apparu, plusieurs personnes dans un véhicule ont ouvert le feu sur les soldats, la réplique ayant tué les deux trafiquants présumés. Le 26 juin, on reparle de l’école des kamikazes vu dans l’épisode précédent avec un petit Cessna 152 appartenant à une école d’instruction, Alas Beni, qui s’est écrasé à Trinidad; à quelques mètre seulement de l’aéroport Jorge Henrich.  Alexis Soruco (l’instructeur) et David Fernando (Edwin) Orellana (l’étudiant) sont tous deux tués dans l’accident. L’appareil,  CP-2808 a été complètement détruit à l’impact. Il est effectivement en miettes. L’avion, numéro de série 15284032ancien N4937H américain datait de… 1979, il avait 36 ans… il avait été exporté des USA en 2013 par « RAUL BEUNO EXPORTATION INC« , enregistré à… Wilmington, dans le Delaware (on l’aurait parié !). L’enquête évoquera une panne moteur, tout simplement. Le 15 juillet, on découvre 40 kilos de coke à Beni, avec 49 000 dollars à la clé. Le trafic avait lieu à Trinidad et Santa Ana; le gang ayant pour chef un dénommé « Negro Fabio ». Trois avions et un véhicule lui appartenant sont saisis.

CP2838Le 22 août on part.. au Pérou, direction les vallées de l’Apurimac et de l’Eune (zone du VRAE). Deux hélicoptères MIL en patrouille ont aperçu un avion bolivien, ou plutôt ce qu’il en restait. Il était immatriculé CP-2838. Aperçu ici  à El Trompillo (SRZ / SLET) en Bolivie le 22 janvier 2015. « Tombé à Vilcabamba et chargé avec de la cocaïne, son pilote avait survécu à l’accident et avait réussi à communiquer par téléphone satellite avec la Bolivie, au propriétaire de la coke… qui lui avait envoyé un autre avion pour la transporter alors que deux groupes d’indigènes de Llochegua étaient partis pour secourir le conducteur et la charge « . Ce sont eux qui auraient vidé l’avion, « peu de temps avant l’arrivée du contingent de police ». Le CP-2838 avait été exporté en Bolivie en 2013 par Martin Rapozo. En Bolivie, il a été enregistré au nom de Sandra Datzer Rodriguez, la femme de Fernando Rapozo, le frère de Martin. Avant cela, il avait volé à Anchorage, Alaska… exactement comme le Cessna U260G CP-2890 retrouvé lui aussi abandonné mais avec à côté  356,6 kilos de cocaïne et un téléphone satellite , deux GPS Garmin device deux transmetteurs radio et deux téléphones portables. Or surprise, le propriétaire de l’avion s’appelait aussi…  Martin Rapozo !!! Selon Insight Crime « l’avion était un parmi ces dizaines de vieux avions américains vendus à des acheteurs boliviens au lieu d’être envoyés à la ferraille »…

saisie

Mapa_nuevo2L’excellent Insight Crime va à partir de cet exemple brosser un terrible réquisitoiavions rapozore contre celui qui prive de vie de jeunes pilotes boliviens : « Martin Rapozo Villavicencio, le propriétaire du petit avion écrasé CP-2890 en 2014, a acheté plus de 30 avions aux États-Unis, qui ont été par la suite exportés vers la Bolivie. Idl-Reporteras et  Caretas ont lu les numéros d’immatriculation des 33 avions de Raposo, dont beaucoup ont été repérés volant dans le VRAEM et dans la vallée de Pichis-Palcazu. Beaucoup d’avions ont été déclarés sur des sociétés fictives enregistrées, mais certains ont également été enregistrés sous le nom de son frère, Fernando Rapozo. A plusieurs reprises, le nom de la famille Rapozo est apparu lorsque l’on regarde dans les registres des avions, capturé, ou crachés au Pérou ». A droite les 10 avions repérés comme appartenant bien à la famille Rapozo. Le 26 Août, 2015  la presse bolivienne rapporte que le Pérou avait détecté pas moins de 222 vols de narco-avions en trois mois, sur le territoire national péruvien. Il était entré autant d’aéronefs pour charger 77 tonnes de drogue, selon un député du Pérou. Un rapport de la Direction Anti-Drogue révèle que 13 vols par jour partent vers la jungle péruvienne dans l’est de la Bolivie. Le gouvernement a approuvé la loi pour abattre des avions emportant de la drogue.

CP-2914blessésLes arrivés incessantes au Pérou rendent les militaires impatients sur la gâchette. Le Cessna CP-2914 visible ici à gauche resté accroché dans les arbres a été abattu par un hélicoptère péruvien le 15 avril 2015 dans le Río Tambo, à Satipo. Son pilote, Ramos Silva, 28 ans, est brésilien. Pilote de ligne à Curitiba, il a a été blessé lors du crash à Satipo. Selon la presse « il a été embauché par une connaissance d’un ami qui vit en Bolivie pour faire ce transport privé ». Aucune trace de drogue n’avait été trouvé à bord ». Ses parents et surtout sa mère, Vera Lúcia de Moura, crient à l’erreur manifeste. Le 17 avril, le pilote Brésilien est transféré à Lima et il est admis à l’hôpital Hipólito Unanue publique, après avoir reçu une balle dans le bras et l’abdomen. Le 21 mai, il est libéré de la prison de Satipo, dans le département de Junín. Visiblement, il y a avait eu.. bavure. On avait pu voir les miliaires péruviens s’activer dans leur hélicoptère auprès des deux blessés, dont le jeune Silva (ici à droite).


Et ce n’est pas fini. « Le 13 février de cette année (2015), les forces de sécurité publique auraient découvert les restes d’un avion écrasé dans les forêts de Pichari. Le numéro de série sur le moteur de l’avion était encore identifiable, et lié à un avion acheté par une entreprise d’ Opa-Locka, en Floride, et exporté- vers « Rapozo Export » à Santa Cruz, en Bolivie. Sur les trente avions achetés par Rapozo aux États-Unis (où il a une résidence à Tarpon Spring, en Floride) et exportés vers la Bolivie, les dossiers des forces de sécurité ont compté le CP-2859, capturé en juillet 2014; le CP-2721, capturé en 2012, tandis que le CP-2812 écrasé juste trois jours après le CP-2890 en novembre 2014. En termes de sécurité aérienne, le trafiquant bolivien Rapozo et d’autres transporteurs ont fabriqué les lignes de bus les plus mortelles de Lima question sécurité. Presque tous ces avions sont achetées vers la fin de leur capacité de voler. Chaque pont aérien de vol représente un profit pour les trafiquants de drogue, mais le mépris pour la vie des pilotes. »

ATB CessnaLe 1er septembre,  c’est un pilote brésilien de trafiquants de drogue lié au Commando Vermelho qui est tué dans une fusillade avec la brigade des antinacos de l’Unidad Móvil Policial para Áreas Rurales (UMOPAR) à Montero (en fait il meurt dans son transfert à l’hôpital d’El Trompillo), dans le département de Santa Cruz, alors que son avion contenant 300 kilos de cocaïne s’est embrasé. Son copilote paraguayen est arrêté. L’avion est à nouveau un Cessna 210L immatriculé ZP-BHW, l’ancien N4643Q américain.  Ce dernier, le  27 août 2014 faisait le trajet Floride-Providenciales (une île dépendant de l’archipel de l’archipel des Turques-et-Caïques) Le journal télévisé d’ATB rend compte de l’affaire et montre même le survivant arrêté en l’interviewant : l’homme avoue bien avoir transporté 300 kilos de coke. L’avion avait été enregistré comme exporté au Paraguay. Le vendeur étan « N6364S LLC », enregistré bien sûr dans le Delaware ! Le site de la société annonce exporter au nom d’Arturo Anibal Acosta. En 2014, le 18 avril, l’homme a vendu le  Cessna 210L Centurion, numéro de fabrication 21059940 datant de 1973, immatriculé aux USA N627BA, dans l’état de « USADA A REPARAR » à un dénommé LUIS MARIA SARUBBI DUARTE.

saisie capitaineRebelote le 3 septembre avec un Cessna Stationair TU206G 6 avec l’enregistrement CP-2781  (ex N925Y américain, venu de Boise, dans l’Idaho) qui se fait pincer à l’atterrissage, juste avant son redécollage, après que les hommes du Groupe pour le Renseignement et les Opérations Spéciales (ISOG) et de la FELCN (les forces boliviennes) soient restées en planque une semaine sur place en attendant son arrivée. A bord, 362 kilos de pâte de coca… prête à partmilico-narco-1ir vers le Brésil. Cette saisie courante dan le secteur et surtout l’arrestation de son pilote vont bousculer le choses en fait. Car son pilote n’est autre que Yimy José Urzagaste Zabala, qui est aussi capitaine de la Fuerza Aérea Boliviana (FAB), comme l’atteste la photo ci-contre prise lors de sa formation. L’affaire fait automatiquement grand bruit. En avril, un article avait indiqué que les forces de la FELCN elles-mêmes étaient « vulnérables aux narcotrafiquants ». Car son cas pose question, et il n’est pas le seul : en mars, c’est l’ancien commandant de la police nationale et ancien chef de la FELCN, le général Oscar Nina qui avait été accusé de blanchiment d’argent, d’enrichissement illicite et d’avoir eu des liens avec le trafiquant le plus connu, Joaquin «El Chapo» Guzman, dont les déboires ont fait la une de tous les journaux récemment. En septembre, c’était  le chef du Groupe de la police civile de soutien (GACIP) de la ville bolivienne d’El Alto, Juan Carlos Tapia Mendoza, qui avait été arrêté le 12, accusé de trafic de cocaïne. 42,7 kilos de cocaïne ont été retrouvés chez lui, à Santa Cruz, à 900 kilomètres de El Alto. Zabala, Nina, puis Tapia : l’Etat bolivien voit ses représentants sombrer devant l’attrait de l’argent que leurs promettent les trafiquants !

CP-2630 19Sep15Le 19 septembre, c’est encore un autre Cessna U206F modèle Stationair, immatriculé CP-2630 (N°U20602939) qui est retrouvé à San José de Chiquitos. A intérieur, on a retrouvé 6 sacs de jute avec 35 paquets de cocaïne. Le 7 octobre, c’est un nouvel appareil d’une école d’aviation de Viru Viru qui se crashe dans une commune rurale de Santa Rosa del Sara, blessant le pilote instructeur et son élève. « Une défaillance mécanique » selon le rapport des autorités. L’avion était un Cessna 152 II (IFR) immatriculé CP-153, ex N89564. Le numéro de fabrication de l’avionest le N°15282788 : il datait de 1979… et avait donc 36 ans d’âge, encore une fois.

Les avions pleuvent, et la Bolivie ou le Pérou leur font la chasse. idl-rLe Pérou surtout, comme on avait pu le voir avec un Cessna CP-2907 aperçu à Santa Rosa fin novembre 2014. Filmé ici au dessus de sa zone d’atterrissage en tain de tenter de fuir un Hind de l’armée péruvienne. L’équipe de IDL-R à l’affût filmant la poursuite. Des Hind plus très jeunes, que le Pérou possède en effet depuis les années 90... C’est à la même équipe que l’on avait dû l’atterrissage d’un Cessna (CP-2873) ensuite attaqué par les forces terrestres péruviennes. 

miss bolivia

Une question se pose : en Bolivie, Morales, partisans de ne pas pénaliser les paysans faisant pousser de la coca, plante « nationale » a-t-il trop laissé faire ? On serait à même de le penser en lisant un article inquiétant du journal Veja. Celui-ci évoque clairement des liens entre des trafiquants et le pouvoir. « Veja a eu accès aux rapports produits par une unité de la police bolivienne de renseignement, révélant entre autres choses, une connexion directe entre un confident d’Evo Morales, le ministre de la présidence Juan Ramon Quintana, et un trafiquant de drogue brésilien qui purge actuellement sa peine dans la prison de sécurité maximale de Catanduvas à Parana. Un document intitulé « Arrestation d’un fugitif international » et signé avec le nom d’infiltration « Carlos », décrit comment les agents boliviens ont identifié la maison du Brésilien Maximiliano Dorado Munhoz Filho en 2010″. 

Maximiliano Dorado Munhoz Filho« Max, comme il est connu, et sa bande avaient une hacienda à Guajara-Mirim et dans huit autres villes de Rondonia, qui ont reçu la drogue apporté à partir d’aéronefs boliviens. Mensuellement, le groupe de « Max » reçoit environ 500 kilos de cocaïne qui sont ensuite transportés à San Paulo et Rio de Janeiro (schéma extrait de Globo.com, dossier Epoca). Le trafiquant de drogue s’est échappé de Urso Branco (1) dans Rondonia en 2001, et d’ici là il est  soupçonné se cacher en Bolivie.  En fait, il était caché dans un bâtiment sur la rue Chiribital,  au coin de Pachiuba dans un quartier riche de Santa Cruz de la Sierra. Le 18 novembre 2010 à 14 heures, les policiers qui gardaient le bâtiment y ont été les témoins d’un dîner de fête. Quintana, alors le deuxième  homme le plus puissant de la République est apparu en compagnie de Jessica Jordan, 28 ans, célèbre dans son pays pour être élue Miss Bolivie seulement quatre ans plus tôt. Tous deux avaient à l’époque, une position de confiance parmi les institutions étatiques ». Quintana a été le directeur de l’Agence pour le développement de macro-régions et des zones frontalières. Il y a deux mois, Jessica a été nommée par le vice-président Alvaro Garcia Linera (ci-dessous à gauche avec Jessica) comme Directrice Régionale du Développement de l’Etat de Beni, département qui partage des frontières avec Rondonia, entre le Brésil où va la plupart de la drogue bolivienne. Jessica Quintana est entrée dans la maison de Max les mains vides et 20 minutes plus tard est ressorti avec deux mallettes. Le contenu de celui-ci est inconnu » précise Veja, laissant entendre bien des choses  fort deuxdérangeantes. « Deux mois après la réunion avec les membres du gouvernement de Morales, « Max » a été arrêté dans une opération conjointe menée par la Police fédérale brésilienne et un groupe de membres triés sur le volet du service de renseignement a conduit de la Bolivie au Brésil. D’autre part, Quintana a été nommé par Evo Morales, l’année suivante en tant que ministre de la présidence, l’équivalent de la maison civile brésilienne, poste qu’il avait déjà occupé de 2006 à 2009. L’histoire de l’agent Carlos et de la rencontre entre les membres du gouvernement et le trafiquant de drogue brésilien et font partie d’une série de documents divulgués à la presse bolivienne et américaine pour mouvement politique vers le socialisme (MAS), le parti de Morales ». Depuis, en avril 2014, Jessica a été éloignée et expédiée comme consul à New-York. ce qui n’a pas été sans critiques : « Jessica Jordan n’a pas les capacités politiques et diplomatiques pour prendre la charge. Le gouvernement devrait nommer une personne avec une histoire et une expérience diplomatique pour effectuer un bon travail et bien représenter notre pays « , avaient  les députés de la Convergence nationale (CN), Osney Martinez et Thomas Monasterio ». Mannequin et ambassadrice : à quand ici un poste de ministre pour Nabila (ou son chien) ?.

Selon Insight Crime toujours, la Bolivie est aujourd’hui « à l’épicentre du trafic de drogue en Amérique du Sud » . Avec notamment en point de mire le trafic vers le Brésil. « La Bolivie est très située près de celui qui est actuellement le deuxième plus grand consommateur de drogues illicites dans le monde: le Brésil. Elle partage une frontière avec également le principal producteur de cocaïne au monde, le Péro, et le principal producteur de cannabis en Amérique du Sud, le Paraguay. En outre, l’Argentine connaît une augmentation de la consommation intérieure de drogue, en particulier de « crack » ou du « paco », une forme de cocaïne qui peut être produite en Bolivie. Aujourd’hui, même les marchés intérieurs de la consommation de drogue au Chili et au Pérou affichent une croissance. Aujourd’hui, la Bolivie est littéralement au cœur du commerce de stupéfiants en provenance d’Amérique du Sud. Si l’on ajoute le fait que la Bolivie produit également son propre cocaïne, nous constatons qu’il ya une variété d’opportunités criminelles. Cette dynamique en Amérique du Sud est totalement indépendant des itinéraires de trafic de drogues traditionnelles qui fournissent le marché américain. En effet, des sources nous ont dit ici à InSight Crime a déclaré que l’analyse chimique de la cocaïne saisie aux États-Unis montre que seulement cinq pour cent de celui-ci vient de Bolivie. » L’exception en Bolivie étant une faible criminalité : « curieusement, il ya peu de violence entre clans criminels de la Bolivie, ce qui est la raison pour laquelle leurs activités attirent peu d’attention. Contrairement aux Colombiens et de plus en plus du Brésil, la criminalité organisée bolivienne préfère résoudre pacifiquement leurs différends. Ceci peut être expliqué en partie par la force de la culture indigène en Bolivie, qui a horreur de la violence et essaye de trouver des solutions communes à des problèmes. Cependant, il ya des preuves d’une augmentation des meurtres liés à la drogue à Santa Cruz, même si cela est peut être plus liée à la COT que les différends entre clans criminels de la Bolivie. L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a averti que l’augmentation de la violence est presque inévitable si la Bolivie maintient sa position en tant que producteur et de point de transit pour les drogues. » 
dorao
L’un des principaux trafiquants brésiliens opérant en Bolivie s’appelle Maximiliano Dorado Munoz Filho. En 1996 il avait été condamné à 7 ans de prison pour trafic de drogue. Il avait été arrêté dans l’état de Rondonia, dans le Guayaramerín, au Brésil, il avait mis en place un laboratoire de cristallisation de la cocaïne. Trois ans plus tard, il est accusé d’avoir ordonné l’assassinat du Directeur de la Sécurité de la prison d’ursa Branco à Porto Velho, où il avait été enfermé. En 2000, retrouvé libre, il est à nouveau arrêté pour trafic de drogue et possession illégale d’armes à feu : la police brésilienne a établi qu’il était le propriétaire d’un avion transportant la drogue, qui était entré au Brésil. en 2001, il avait fuit le Brésil pour se réfugier en Bolivie. Deux ans plus tard on l’accuse de l’assassinat du capitaine Edvilson, de la police militaire de l’Etat de Rondônia, dans la ville de Pimenteiras, à la frontière avec la Bolivie. En fuite depuis novembre 2010, il est arrêté à Trinidad, puis est expulsé de la Bopennlivie par les autorités, pour se retrouver à la prison fédérale de Porto Velho au Brésil pour y purger une peine de 33 ans d’enferment. Son frère, Osi, a été arrêté près de Trinidad, dans l’état de Beni. Mais l’histoire des deux trafiquants va devenir plus… complexe, disons, en mêlant des personnes inattendues. Les deux frères étaient liés à Jacob Ostreicher, avait-on appris lors de l’enquête. En 2010, l’homme aurait remis  25 millions de dollars  à une secrétaire colombienne, Liliana Rodriguez, la secrétaire d’André Zolty, un avocat suisse, pour un obscur projet de développement agricole datant de 2008 portant sur la production de riz. Les 25 millions devaient être en effet investis en Bolivie selon lui, du blanchiment selon d’autres. Le gestionnaire de la ferme des investisseurs, Ronny Suarez, avait en effet été déclaré comme trafiquant de drogue. Au même moment, l’ambassadeur américain avait critiqué la confiscation des grandes fermes et des ranchs de grands propriétaires terriens décidés par Morales, dont celui d’un éleveur américain, nommé Ronald Larsen. Selon les investisseurs, c’est Liliana Rodriguez (Claudia Liliana Rodríguez Espitia) qui avait détourné leur argent lors de l’achat de machines et de fournitures à crédit et en mettant aussi des titres fonciers à son nom seul, disaient-ils, reconnaissant qu’elle avait planté le riz sur des terres appartenant au trafiquant de drogue brésilien Maximiliano Dorado et à son frère cadet. Une défense qui semblait un peu sommaire, Rodriguez étant leur femme de confiance depuis des années. Les révélations de l’affaire feront grand bruit, Zolty et Ostreicher étant des juifs orthodoxes. Etrangement, l’acteur Sean Penn, qui a fait parler de lui récemment pour l’affaire d’El Chapo, avait lui aussi rencontré Ostreicher et avait même assisté à son procès en décembre 2011 !!! Après avoir réglé une caution, le même Ostreicher, né à Brooklyn, sera simplement assigné à résidence en Bolivie. Le cas va devenir plus étonnant encore, quand le 16 décembre 2013, Ostreicher réapparaît soudainement aux États-Unis après être resté près de 30 mois en Bolivie. Personne ne sachant comment il avait réussi à fuir le pays ! Au Brésil, pendant ce temps, Maximiliano Dorado Munoz Filho semblait lui toujours jouir d’une aura incroyable et de soutiens jusque dans la magistrature : récemment, en 2015, on a appris en effet qu’il avait déjà réussi à changer de statut comme prisonnier… pour réussir à sortir en semi-liberté et pour aller prendre par la même occasion des cours de pilotage d’avion (ça ne s’invente pas !) :  « Pendant deux ans et dix mois, Maximiliano Dorado Munhoz Filho, l’un des chefs (« ambassasors ») du « Narcosul », est resté derrière les barreaux pour implication dans le trafic de drogue entre le Brésil et la Bolivie. En octobre de l’année dernière, Max a réussi à passer du régime fermé à la résidence surveillée. Le 6 mars de cette année,  il a encore bénéficié d’un autre avantage: il a gagné le droit de prendre des cours de pilotage d’aéronef à l’aéro-club de Porto Velho – alors que les plus grandes organisations du Narcosul y opéraient un pont aérien de cocaïne de la Bolivie, le Brésil, le Pérou et le Paraguay »… le problème n’est pas que bolivien, visiblement. C’est bien pourquoi nous allons nous diriger vers le Brésil, dans de futurs épisodes…

(1) Le pénitencier de sécurité maximale Jose Mario Alves da Silva, mieux connu sous le nom d’ursa Branco (Ours Blanc), est une prison dans la ville brésilienne de Porto Velho, Rondônia. La vie y est infernale : « depuis 2001, les personnes de ette prison souffrent de graves abus, avec des épisodes de faim et la mort même pour les prisonniers, la police en ayant violemment exécuté comme répression (au moins une centaine de détenus). Le cas de non respect répété des droits de l’homme a été l’objet d’un jugement de la Cour des droits de l’homme interaméricaine, avec des sanctions imposées au Brésil et le suivi des mesures adoptées par le pays »

on peut relire :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xxxix-en-bolivie-une-91607

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxii-en-bolivie-aussi-des-liens-inquietants-avec-le-pouvoir/

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000000

COSTA RICA: desarticulan banda de tráfico de cocaína desde Colombia y Ecuador

costa_rica-2Ocho costarricense fueron detenidos en allanamientos realizados en 17 casas en el sur del país, según un comunicado del ministerio.

Según el ministro de Seguridad Pública, Gustavo Mata, precisó que el grupo utilizaba barcos pesqueros y lanchas rápidas para recoger la droga en el Pacífico y las desembarcaba en varios puntos del litoral sur del país.

También informó que operativos realizados desde 2014 contra esta banda permitieron decomisar cerca de cuatro toneladas de cocaína.

El ministerio indicó que la investigación sobre esta organización delictiva comenzó en 2014 a cargo de la Policía de Control de Drogas, con el apoyo de autoridades de Ecuador, Guatemala y Estados Unidos.

Costa Rica y otros países centroamericanos son utilizados por el narcotráfico internacional como puente para trasladar drogas desde los países productores de América del Sur hasta Estados Unidos y Europa.

mas/fr

http://noticias.lainformacion.com/policia-y-justicia/narcotrafico/costa-rica-desarticula-banda-de-trafico-de-cocaina-desde-colombia-y-ecuador_A0zMcBqHDzxZWze89DQrG2/

Posté avec WordPress pour Android

00000000000000000000000000

FRANCE (Marseille): confrontation dans l’affaire Air Cocaïne

air-cocaineLes deux pilotes français Bruno Odos et Pascal Fauret, toujours détenus, sont confrontés aujourd’hui, dans le cabinet de la juge marseillaise, Christine Saunier-Ruellan, avec le directeur de l’aérodrome de la Môle, proche de Saint-Tropez, dans le Var. Le magistrat veut savoir si des valises lourdes et boueuses, celles qui transportaient la cocaïne, ont été manipulées lors du premier des trois vols suspects et si les pilotes les ont vues. Les auditions devraient durer toute la journée.

D.T.

http://www.laprovence.com/actu/politique-en-direct/3796244/confrontation-dans-laffaire-air-cocaine.html

Posté avec WordPress pour Android

000000000000000000000000000000000000000000000

MEXICO: le baron de la drogue « El Chapo » négocie ses conditions de détention

Le baron de drogue recapturé Joaquin «El Chapo» Guzman est escorté par des soldats lors d'une présentation à Mexico, le 8 Janvier, 2016

© REUTERS/ Edgard Garrido
22:02 09.02.2016

De plus, l’ex-chef du cartel mexicain insiste sur la réduction de la peine.

« El Chapo » est prêt à plaider coupable devant un tribunal américain, à condition que cela réduise la durée de son emprisonnement et lui donne de meilleures conditions de détention, a déclaré l’avocat du narcotrafiquant José Refugio Rodriguez dans un entretien à la chaîne de télévision hispanophone Univision.

Joaquin « El Chapo » Guzman, l’ex-narcotrafiquant le plus important du Mexique, espère que les Etats-Unis accepteront sa proposition de créer un environnement plus confortable pour lui que dans une prison mexicaine. Il affirme qu’actuellement il a froid, il ne voit le soleil qu’une heure par jour et de plus, il a « peur pour sa vie ».

Joaquín Archivaldo Guzmán Loera, dit « El Chapo », est né le 25 décembre 1954 dans le hameau de La Tuna dans la commune de Badiraguato, Etat de Sinaloa (Mexique). Les autorités américaines le considéraient comme le « plus puissant narcotrafiquant au monde ». Son cartel de Sinaloa, organisation spécialisée dans le trafic international d’une variété inouïe de substances illégales, compte des divisions sur tous les continents. Les autorités mexicaines ont mis sa tête à prix pour la somme de 3,8 millions de dollars, tandis que La Drug Enforcement Administration (DEA), le service de police fédéral américain, l’estimait, lui, à 5 millions.

Son cartel a mené une guerre sanglante contre les forces armées et contre les cartels rivaux, dont le cartel des Zetas. Depuis 2006, plus de 80.000 personnes ont été tuées dans les violences liées au trafic de drogue au Mexique.

« El Chapo » a été arrêté en février 2014, mais il est parvenu à s’échapper de la prison de haute sécurité d’Altiplano, à 90 kilomètres à l’ouest de la capitale Mexico, où il était incarcéré depuis un peu plus d’un an, et redevenu l’homme le plus recherché du Mexique.

Finallement, le 8 janvier, il a été arrêté de nouveau, six mois après son évasion de prison.

http://fr.sputniknews.com/international/20160209/1021617788/chapo-veut-usa.html

Posté avec WordPress pour Android

00000000000000000000000000000

BOLIVIE (Coke en Stock (CXI)): une véritable « école de kamikazes » de la coke !

cessNa1
6 février 2016

En octobre de l’année dernière, la Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico (FELCN) bolivienne tirait la sonnette d’alarme. Elle en était déjà à 34 avions interceptés ou découverts dans l’année, contre 27 pour la totalité précédente. « Le contrôle de l’espace aérien est une préoccupation majeure du gouvernement » affirmait alors un responsable, appuyé par son ministre de l’Intérieur Carlos Romero qui parlait de s’équiper de radars argentins et français, un « lourd investissement », selon lui. Un investissement qui aurait servi à détecter en majorité des petits Cessna, modèle 206, tant cet avion est devenu emblématique du trafic dans le pays. Au final, le score des avions de la coke en Bolivie montera en effet à 65 au 26 décembre de l’année (1) ! Résumé des six premiers mois des divers atterrissages  (ou de crashs) d’avions chargés de cocaïne de l’année 2015 en Bolivie. Un vrai festival, dû en grande partie à une véritable école de jeunes kamikazes !!! 

Car il en a plu, en effet, des avions, cette année 2015 en Bolivie. A la clé, selon le responsable de la FELCN ce sont en effet plus de 18 tonnes de cocaïne qui ont été incinérées, principalement en provenance du Pérou. On peut y ajouter environ 60 tonnes de marijuana en provenance du Paraguay, pour un total de 2.300 personnes arrêtées sur des accusations de trafic illicite de substances dont 90% étant des Boliviens et 10% seulement des étrangers, toujours selon les chiffres officiels.

abandonnéOn commence l’année précédente, fin décembre 2014, avec un drôle d’avion : une carcasse vide en fait. Découverte par les Contre Narcos à Cuatro Cañadas : l’avion, un Cessna 210, n’aurait pas réussi à redécoller et aurait été dépecé sur place.  Seul reste le fuselage, complètement vide : tout l’intérieur et son moteur ont disparu ! L’avion un Cessna était immatriculé au Paraguay (ZP-BCE). L’avion avait été vu quatre jours avant (il avait atterri un dimanche)  en train de tenter de redécoller, mais il s’était ensuite embourbé sur place…

Le 15 janvier, pour démarrer l’année, un autre monomoteur, un Cessna 206 Stationair  immatriculé en Bolivie (CP-2897) est saisi avec 355 kilos de cocaïne sur une piste d’atterrissage clandestine d’Estancia San Pablo, Loreto, à 35 kilomètres au nord de Concepcion. Cette fois-là, l’interception a donné lieu à des tirs des troupes boliviennes pour empêcher l’avion de s’envoler. Deux pilotes boliviens ont été arrêtés, ainsi que le propriétaire de l’hacienda et deux complices arrivés dans deux camionnettes chargées en combustible et une moto. En fait un Toyota Hilux et une camionnette Chevrolet, et une moto Honda rouge. L’appareil est retrouvé planté le train avant et l’hélice fichés dans la terre. L’Estancia San Pablo est située à 1000 mètres à peine de la incautan-concepcionrivière Paraguay et son propriétaire est Augusto Ramon Ruiz Aguilera, qui a été arrêté en tant que pilote de l’appareil ainsi que Paulo Antonio Daza Cuellar comme co-pilote et Jorge Miguel Alvarez Parada, tous deux de nationalité bolivienne. De même, ont été arrêtés Oscar Ortiz, Ramon Augusto Mario Ruiz Aguilera et Frank Francisco Houser, tous Paraguayens. la drogue provenait de l’organisation du paraguayen et brésilien, cessna2Chimenes Jarvis Pavao, alors en prison à Tacumbú. Pava avait été arrêté en 2009, avec son compère Carlos Caballero, alias « Capilo » (qui était chauve !) lors d’un raid le 27 Décembre dans un Hôtel, où de l’argent et des armes de gros calibre avaient été trouvés lors de l’opération appelée Capricorne. Deux fusils M-4  et M-16, deux fusils à pompe, en plus de munitions.  L’Hôtel était situé à 35 kilomètres au nord de l’estancia 4 Filhos appartenant à Pavao, situé dans la ville de Yay Yau. Sur place, 10 000 dollars avaient été saisis et 5.000 reals.

cessNa1 Le 19 janvier, c’est encore un Cessna , modèle U206G Stationair qui est intercepté au sol par la FELCN près de la ville de Puerto Grether, près des rives de l’Ichilo, sur une piste d’atterrissage improvisée. Deux véhicules terrestres utilisés pour transporter de la drogue sont retrouvés à proximité, un 4×4 Hilux est une Nova… On retrouve également une trentaine de paquets de cocaïne sur place, laissés pour compte dans l’appareil, mais au moins trois dizaines de personnes présentes sur place ont fui avant l’arrivée de la police. L’avion est immatriculé CP-2666.

 

base_image
cp-2910Le 1er février c’est au Pérou qu’on retrouve un avion bolivien :  près de Puerto Ene, dans la province de Satipo El Commando. C’est en encore un  Cessna 206 Stationair  immatriculé CP-2910 et fabriqué sous le numéro U-20160, posé en travers d’une piste improvisée en pleine jungle (ci-dessus). A ses côtés les habituels bidons d’essence et de drogue. En même temps, au Brésil, à San Pablo, la police arrêtait quatre Boliviens porteurs de 10 kilos de cocaïne. En janvier, le même appareil avait décollé du centre-ville de Puerto. La police avait alors détruit l’avion (ici à droite) sur place.

fracasséDeux jours à peine plus tard, même chose mais en Bolivie avec là un atterrissage qui s’est passé visiblement encore moins bien. Un aéronef immatriculé au Paraguay ZP-BPO, est retrouvé dans des roseaux, à quelques mètres seulement d’une piste d’atterrissage clandestine,  dans la communauté de San Silvestre entre les villes de Minero et de Saavedra. L’avion est en miettes et des traces de sang à l’intérieur et sur la route indiquent que ça a mal dû se passer pour les occupants du petit Cessna 206 Stationair, encore un. A voir l’état de l’épave on se demande surtout comment il y a pu y avoir des survivants !

Rebelote au Satipo dans la région de Junin le 26 février, dans le secteur de Rio Tambo, où l’on retrouve un autre Cessna ayant piqué du nez après avoir atterri sur une piste clandestine. L’avion arbore cette fois l’immatriculation CP 2927 et lorsque l’armée intervient il a encore à bord ses 288 kilos de cocaïne : l’avion avait été suivi, notamment, par hélicoptère de l’armée. Un  représentant du procureur arrivé sur place autorise de réduire en cendres l’appareil et ordonne la destruction de la piste clandestine sur lequel il s’est posé (photos Peru21). Les hommes du commando, après avoir compté les paquets de coke, posent fièrement devant l’appareil avant qu’il ne soit embrasé.

commando

stolEn mars, toujours au Pérou avec un…   Cessna Stationair U206G, décidément emblématique, immatriculé CP-1851. Un hélicoptère de la EC-VRAEM parti effectuer une mission de reconnaissance, le 1 mars, à environ 13 heures a réussi à intercepter l’avion dans la zone peuplée du centre-ville de Boca Mantaro. L’avion s’est posé sur une piste d’atterrissage clandestine où les trafiquants de drogue y ont mis le feu eux-mêmes. Des bidons d’essence vides sont retrouvés autour des débris. L’avion porte les marques « Robertson STOL ». C’est à dire que c’est un Cessna aux volets modifiés pour atterrir et décoller court (STOL). Avec ces équipements, on peut se permettre bien des choses en effet. Ici le premier modèle installé sur un Cessna Cardinal. Robertson avait appelé sa conversion WREN au départ, plus complexe  (avec un petit plan canard à l’avant) elle permettait de véritables prouesses. J’avais appris cet appareillage dès 1963 dans Mécanique Populaire. L’équipement en STOL Robertson a beaucoup baissé. Sur un Cessna 180-185 déjà le kit Robertson oscille aujourd’hui entre 799 et 1399 dollars.

PT-KEU cessnaLe 7 mars, c’est la filière brésilienne qui réapparaît avec des trafiquants de Cotriguaçu (au Brésil dans le Mato Grosso) volent un Cessna 210 d’une compagnie de taxi aérien, pout effectuer leur trafic de drogue vers la Bolivie. L’opération Chacal déclenchée par les brésiliens découvre l’appareil prêt à partir. 16 hommes sont arrêtés, 3 arrivent à s’échapper.  « Selon la plainte, déposée auprès de la Cour spécialisée contre le crime organisé, l’enquête a commencé en septembre 2014, lorsque le GAECO intercepté une conversation de Djalma Paula da Silva, le «Chacal», nommé soupçonné d’être impliqué avec un groupe violent appelé »New Cangaço » (…) Pendant l’enquête’, le GAECO indique que l’organisation criminelle était sur le point de perpétrer une action avec falsification des véhicules volés et des appareilss, ainsi que de trafiquer de la drogue et de commettre des crimes. Dix interceptions téléphoniques et de nombreuses enquêtes sur le terrain, ont conduit à l’identification de plusieurs membres de l’organisation criminelle, ainsi que le mode de fonctionnement utilisé par le gang. le Selon GAECO, parmi les crimes les plus graves commis par cette organisation criminelle était le vol du Cessna 210L, d’enregistrement PT-KEU, survenu le 7 Mars, 2015, à Cotriguaçu et la saisie de 80 kg  de marijuana et des homicides »dans le Sinop . Les deux pilotes de la société de tourisme, Sidnei de Sousa et Johny Goncalves da Silva s’étaient vus braquer le 7 mars, au moment de décoller par deux malfrats qui leur avaient mis le pistolet sur la tempe avant de s’emparer de l’avion. Trafiquants, mais aussi braqueurs !

crash fossé

Le 2 avril, un Cessna T210N Turbo Centurion paraguayen  -enregistré ZP-BPZ -, après avoir ravitaillé au beau milieu d’une rizière a tenté de rejoindre une piste de fortune, mais trahi et déstabilisé par l’humidité du sol s’est planté au bord d’un fossé de drainage « Les occupants se sont enfuis et ont laissé l’appareil apparemment utilisé pour transporter de la drogue » note la presse. Et mieux encore quand on apprend « qu’il n’est pas exclu que le crash a été provoqué par une mauvaise manœuvre de son pilote présume en état d’ébriété, car à l’intérieur du l’appareil plusieurs canettes de bière ont été trouvées pleines et vides. Une aile du Cessna a été partiellement carbonisée, ce qui suggère que les trafiquants ont tenté probablement de le brûler avec l’intention d’effacer des preuves qui pourraient les trahir ». Des pilotes complètement saouls, maintenant, preuve que le procédé est devenu commun et se fait avec une rare inconscience !!! L’avion avait été photographié le 8 janvier 2011 sur l’aéroport de Florianópolis Hercílio Luz Int’l au Brésil… Le Centurion, plus puissant, peut emporter jusqu’à 700 kilos.

navajo essenceTrois ans auparavant, le 12 avril 2012, c’est une très belle prise qu’avaient réalisé les boliviens de  La Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico (Felcn) en trouvant 6 avions dans deux hangars de l’aéroport El Trompillo en liaison avec les  forces antinarcos du Paraguay, pour saisir 1 748 kilos de cocaïne et arrêter des trafiquants dont le bolivien Marco Antonio Roca Alí alias ‘Presi’ et le frère de  Jorge Roca Suárez surnommé ‘Techo ‘e paja » Un reportage télévisé visible ici  fait la visite d’un des hangars, on y distingue une véritable flotte de Cessna, mais aussi deux bimoteurs de type Navajo. cocaine cessnaOn y distinguait notamment un Cessna T210M Turbo Centurion immatriculé CP-2574 et un Piper PA-31 Navajo Cheftain, ainsi qu’un Cessna 402 Utiliner. Or le 12 avril, revoici le fameux Cessna CP-2574 saisi… retrouvé au Paraguay, lors de la campagne  « Falcon VII »  des forces du pays, sur une piste clandestine, des bidons d’essence et de cocaïne à ses côtés (photo à gauche)… dans l’avion, il y a encore 200 kilos de cocaïne en paquets, portant le sigle de leur fabricant (ci-contre). Trois paraguayens arrêtés un peu plus loin dans leur deux 4×4 (SUV  et Pickup) sont lestés de 100 000 dollars… un laxisme évident sur la gestion ou la revente des avions saisis est flagrant. Mais il n’y a pas que cela. Il y a aussi les pilotes, pour la plupart très jeunes, a constaté la Police bolivienne…
ortiz

On trouve vite d’où ils sortent. A Viru-Viru, c’est aussi la découverte d’une véritable « école de jeunes kamikazes », comme le dit si justement El Tribuno le 13 juillet 2015. L’épidémie véritable de vols de cocaïne a une source évidente !!! « Les diplômés de 11 écoles à Santa Cruz et Beni, jouent à la roulette russe avec le trafic de drogue. Santa Cruz de la Sierra est la seule ville en Bolivie avec deux aéroports internationaux avec Viru Viru (et El Trompilo qu’il  remplacé, ici son approche en Cessna 206, et ici une autre vue). Ce dernier est entouré de hangars appartenant à la Force aérienne bolivienne, et 11 petites écoles de compagnies aériennes , où des centaines de jeunes du pays voisin, de la Colombie, du Pérou, du Brésil et d’autres pays du Cône Sud (cf Argentine, Chili, Uruguay) sont formés en tant que pilotes privés. Le nombre disproportionné d’académies ouvertes à Viru Viru a frappé l’agence de lutte contre la drogue. Peu de temps avant qu’elle ne soit déplacée de son poste en mai 2014, l’ancienne directrice de la Commission nationale pour le développement et la vie sans drogues du Pérou (Devida) Carmen Masias, avait pesté contre ces centres de formation liés aux vols des narcotrafiquants entre la Bolivie. Capture d’écran 2016-01-18 à 17.04.56Dans l’une des écoles d’aviation à Santa Cruz de la Sierra, Sky Team, a été formé Carlos Ernesto Torrico Ortiz, 18 ans, l’un des pilotes boliviens qui a été arrêté 9 juin dernier à ans le Salta Forrestal. Joaquin V. Gonzalez (alias « Anta »), pris avec quatre kilos de cocaïne, après l’atterrissage de son Cessna, un avion immatriculé en Bolivie. Son partenaire, le Nil Suarez Torrez, 19 ans, est également un pilote d’avion formé à Beni Ailes Flight Training, un centre de formation de Trinidad, la capitale du Beni. A Santa Cruz, en 2011, il a été formé comme pilote  par Jesus Guzman, fils d’El Chapo, qui, jusqu’à son arrestation en février 2014, a piloté pour le cartel mexicain de Sinaloa. Cette information a été confirmée par Hugo Moldiz, ancien ministre du gouvernement de la Bolivie…  » Terrible résumé de la situation !!! Ici un vol complet entre Viru Viru et el Trompilo. Sky Team utilisait encore un C-46 (CP-1319), jusque 2012, date à laquelle il s’est écrasé, à Viru Viru. Ici, juste après la chute de l’appareil, qui datait de… 1945 !!! L’enquête affirmera qu’il s’agissait d’une erreur de pilotage, l’avion, après que son pilote ait demandé à revenir sur l’aéroport, étant monté trop abruptement avant de retomber, ce qu’on distingue en effet sur la vidéo. Le C-46 n »est pas vraiment un anion d’acrobatie… à bord, le copilote il y avait le sénateur Gerald Ortiz (CN), accompagné à bord par son fils  Jared Ortiz blessé dans l’accident. A bond aussi le père du sénateur, Luis Ortiz Fernández et un mécanicien Mario Terrez avaient perdu la vie.

0000709468On s’amuse décidément beaucoup en Cessna à Santa Cruz. Mais pas que ça : »Erick Mendez Donoso Osman (ici à droite), l’un des instructeurs les plus expérimentés de les aéroclubs de Santa Cruz de la Sierra, a connu une fin tragique dans la province de Salta (en Argentine) il y a huit mois. C’était l’un des pilotes qui s’étaient écrasés dans un avion de trafiquants, le 19 novembre 2014, après avoir jeté des balles de 250 kilos de cocaïne dans un champ de la San Severo. Mendez Donoso avait travaillé à Petrobras et pour les ministères de la Bolivie jusqu’au 23 septembre 2011, quand il a été condamné dans une affaire de fraude et de racket. Il avait fait appel de la sentence après qu’ un tribunal ait confirmé la décision le 5 novembre 2012 et l’avait envoyé pour  trois ans en prison à Santa Cruz. La peine devait se terminer en novembre 2015, mais le pilote chevronné est mort un an plus tôt à Salta Avant de percuter le sol près de la ferme de San Severo le 19 novembre 2014, avec 250 kilos de cocaïne, l’avion que pilotait Erick Mendez Osman Donoso avait déjà fait deux autres vols vers le site de l’accident, l’un le 8 août de la même année et l’autre quelques jours plus tard. » Il n’était pas le seul à agir ainsi. « Bilbao Roman Mayube était un autre pilote expérimenté qui a été tué le 22 août 2012 à Beni. Ce jour-là, la municipalité de San Joaquin  célébrait son 303 e anniversaire et Bilbao, avec son Cessna 206 (immatriculé CP-2175), effectuait des acrobaties aériennes. Lors de l’une de ses acrobaties, l’avion a percuté une maison près de la foule, s’est écrasé et a provoqué trois décès au solMayube avait été emprisonné en mars 2009, après l’atterrissage sur une piste d’atterrissage clandestine à Pajoso entre Villa Montes et Yacuiba, avec un avion chargé de 375 kilos de cocaïne d’une grande pureté qui devait « bombarder » dans l’est de Salta. Le pilote avait déjà été condamné pour trafic de drogue en 1984 et 1994 et c’était un fugitif. Bien qu’il ait été jugé et emprisonné à Palmasola pendant deux ans Mayube était retourné aux aéronefs pour piloter à San Joaquin. L’avion que la Force spéciale contre le trafic de drogues (FELCN) de Bolivie avait saisi en mars 2009 était le même Cessna 206 que la police avait donc de nouveau saisi le 9 juin dernier à Salta Forrestal. » C’était effectivement le CP-2558, vu ici ci-dessous :

aviioneta

L’avion avait été effectivement déjà capturé en 2009, près de la ville de Tarija, il portait alors comme immatriculation CP-2558, restée la même, donc, et avait à bord avec 375 kilos de cocaïne « d’une haute pureté » selon la presse, d’une valeur d’environ  2 millions de dollars US. Les trafiquants avaient ce jour là perdu la cargaison, et l’avion et l’équipage de l’appareil avaient saisis, les deux pilotes envoyé  à la prison de Palmasola  par ordonnance du juge Estrella Montaño. Leurs noms ? Roman Mayube Bilbao,  le copilote étant ce jour-là Willy Ricaldi Rossi. L’avion, bleu et blanc avec un liseré rouge, noir et doté avait été repeint en des tons de marron et de blanc, une décor plus récente en effet. Cette fois-ci, il avait été découvert près de Campo Pajoso, au bord de la frontière avec l’Argentine. Le journal EL Tribuno avait proposé à ses lecteurs la comparaison, confondante :

0000709418

Le nid de « kamikazes » de la coke engage aussi parfois des pilotes étrangers. « Seulement 17 pilotes peuvent entrer dans l’une des nombreuses écoles de pilotage de Santa Cruz de la Sierra. Les cours sont de trois à huit mois et le coût, avec toutes les dépenses incluses sont de 30 à 40 000 dollars.cessan jeune pilote Assistent à ces écoles non seulement des garçons de nationalité bolivienne (13% des pilotes privés qui a été reçus dans les écoles de Santa Cruz et Beni sont des ressortissant colombiens) et un pourcentage vient aussi du Pérou du Brésil et de l’Equateur, selon les dossiers de la Direction générale de l’aviation civile.crash novembre Certains membres du Congrès du pays voisin ont commencé à montrer leurs préoccupations pour les jeunes pilotes capturés. Le Cône Sud, avec des avions anciens et dangereux à piloter présente un record du monde dans les accidents aériens, nécessitant des accords régionaux urgents pour arrêter l’épidémie. » En novembre 2014, un avion de Elorza Servicios Aéreos, société aérienne de Santa Cruz, s’écrasait (photo ici à droite) avec à bord un jeune pilote de Beni, Hirmes Jesús Suárez. Le 11 juin 2015 encore, un Cessna CP-1942 se posait à nouveau à Salta Forestal près de la ville de Joaquín V. González, avec à bord de la drogue provenant de Bolivie (icià gauche).  Les deux pilotes, âgés à peine de 18 et 19, de nationalité bolivienne, avaient emporté avec eux 4 kilos de cocaïne.

Le contrôle de ces appareils n’est pas fait par le gouvernement : on ne se demande même pas, par exemple, où partent les 600 000 litres par mois d’av-gas (essence d’aviation pour moteurs à pistons), qui sert à toutes ces écoles, note l’article. Le contrôle des importations d’appareils n’existe pas non plus : « en Bolivie, l’importation des aéronefs américains, déclarés comme rebuts ayant dépassé leur vie utile, reste constant, à un taux de cent unités par an » note l’auteur de l’article. « Un meilleur contrôle des frais de scolarité des pilotes, des expéditions de carburant d’aviation et des plans de vol sont les autres questions qui restent en suspens. Pas de dossiers de consommation, les aérodromes brûlent  par mois entre 500 et 600 mille litres de AV-gas, le carburant utilisé par les avions. Et la demande accrue est enregistrée à Santa Cruz de la Sierra. Le manque de contrôle sur l’utilisation du carburant facilite également les opérations des trafiquants, qui ont également pratiquement l’espace aérien libéré par la faible couverture radar du pays ». 

Un amer constat s’impose. C’est le laxisme du pouvoir en place qui a permis tout ce gâchis de jeunes vies, nous dit la presse bolivienne : « entre 2012 et 2014, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) de la Bolivie a autorisé l’importation et l’exploitation de vol de plus de 200 avions, qui avaient été rejetés aux États-Unis en raison de son âge, et ont fini détournés, dans 50% des cas, pour transporter de la drogue par voie aérienne. Cela a été révélé par un document interne qui a émergé de la FAA elle-même, des ministères et des Travaux publics du pays voisin, avec des commandes d’un audit externe et une enquête criminelle montrant de graves manquements aux obligations dans ce corps. Le journal EL Tribuno (La Tribune) a examiné les droits contenus dans le rapport et a constaté que 70% des avions accidentés ou saisis dans le nord de l’Argentine, depuis 2008, correspondent aux aéronefs qui ont été importés de la Floride (États-Unis) à Santa Cruz de la Sierra et Beni (Bolivie). L’autre 30% est divisé entre les aéronefs qui sont entrés dans les mêmes conditions au Paraguay ou volés dans les aéroclubs en Argentine. Lors des deux dernières années, ont disparu huit avions Cessna, qui sont aujourd’hui pour la plupart  dans des réseaux de narcotrafiquants, et ils peuvent transporter jusqu’à 500 kilos. Le lundi 6 juillet, les forces de sécurité ont saisi dans le Paraguay dix avions qui ont été utilisés pour la contrebande de drogues. Tous ces avions avaient été importés des États-Unis et ont eu accès irrégulièrement à Asuncion et d’autres villes du Paraguay, avec de faux documents et la complicité de fonctionnaires. Le rapport interne de l’air de la DGAC, qui peut être vu à la tribune numérique, expose le poids de la corruption et de collusion pour assurer l’impunité pour les réseaux de trafic de drogue transnationaux  dans les pays du Cône Sud. Dans le document, les vérificateurs internes du corps, ont noté que malgré les instructions qui ont été données en 2011 pour freiner l’importation des aéronefs, cela a continué, lors ses deux dernières années. L’Autorité a autorisé l’entrée de plus de 200 avions « archaïques » avec 30, 40 et même plus d’années d’utilisation, à condition qu’is subissent un examen complet en Bolivie. Les vérifications techniques, mécaniques et documentaires qui convenaient n’ont t jamais été respectées et les résultats ont été rapidement visibles ».

Nous n’en sommes qu’à la moitié de l’année, avec ce tableau effarant : demain, nous étudierons la suite de ces crashs à répétition en Bolivie ou d’avions boliviens au Paraguay ou au Brésil…

(1) Courrier International, dans son édition du 3 février, constate et déplore le même tableau, en titrant « Pérou-Bolivie, Le grand retour du trafic massif de cocaïne par avion« …

on peut relire :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xxxix-en-bolivie-une-91607

LOS MAYORES TRAFICANTE DE DROGA DEL MUNDO ENTRE PARAGUAY Y B…

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxi-en-bolivie-une-veritable-ecole-de-kamikazes-de-la-coke/

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000000000

EGYPTE (Air Cocaïne): Christophe Naudin reste en prison

http://www.lalsace.fr/actualite/2016/02/06/air-cocaine-christophe-naudin-reste-en-prison

Posté avec WordPress pour Android

SURINAME et… COCAÏNE

Petit pays méconnu d’Amazonie, le Suriname, qui fut une ancienne colonie néerlandaise, est devenu, quelques années après son indépendance en 1975, une plateforme majeure du trafic transcontinental de la cocaïne entre l’Amérique du Sud et l’Europe.

Sa position sur la façade atlantique, la présence d’une importante communauté surinamienne aux Pays-Bas, et l’implication de hauts responsables de l’armée du Suriname ont permis aux cartels de s’ouvrir aux marchés européens de la drogue. Dans les années 1990, 60% de la cocaïne en circulation en Europe a transité par ce pays. Cette activité a connu des hauts et des bas. Mais elle est aujourd’hui encore significative et mobilise toujours les services antidrogues internationaux.
Enquête sur le narcotrafic au Suriname, à la croisée d’une histoire politique singulière.

°°°°

Il y avait beaucoup de trafic entre la Colombie et la jungle surinamienne”

Témoignage de Joost Van Slobbe, ancien officier de liaison de la police néerlandaise en Colombie.
°°°°°°°°°°°°°°°°

LIRE +

http://webdoc.rfi.fr/pour-suites/enquete-suriname-plateforme-cocaine-desi-bouterse/

Posté avec WordPress pour Android

000000000000000000000000000000

Air cocaïne : Christophe Naudin, impliqué dans l’évasion des pilotes, arrêté en Egypte

L’Egypte a interpellé jeudi le Français Christophe Naudin, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la République dominicaine pour avoir organisé l’évasion de deux pilotes français condamnés à des peines de prison dans une affaire de trafic de drogue, ont indiqué des responsables de la sécurité au Caire.M. Naudin, criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, sera déféré samedi devant un magistrat du parquet égyptien, qui étudiera son éventuelle extradition.

http://m.leparisien.fr/faits-divers/air-cocaine-christophe-naudin-qui-avait-participe-a-l-evasion-des-pilotes-arrete-en-egypte-05-02-2016-5515843.php

Posté avec WordPress pour Android

000000000000000000000000000000000

Air cocaïne: un Français arrêté en Égypte

interpolL’Egypte a interpellé aujourd’hui le criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, Christophe Naudin, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la République dominicaine pour avoir organisé l’évasion de deux pilotes français condamnés à des peines de prison dans une affaire de trafic de drogue, ont indiqué des responsables de la sécurité au Caire. Christophe Naudin sera déféré samedi devant un magistrat du parquet égyptien, qui étudiera son éventuelle extradition, ont précisé les responsables.

Le Français avait aidé à organiser l’exfiltration, fin octobre, des pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés tous deux à 20 ans de prison par la justice dominicaine pour trafic de drogue dans l’affaire dite « Air Cocaïne ». Fin novembre, la République dominicaine avait émis un mandat d’arrêt international contre lui, le député européen Aymeric Chauprade et Pierre Malinowski, l’assistant parlementaire à Strasbourg de Jean-Marie Le Pen (ancien président du parti d’extrême droite Front national) pour leur implication dans l’évasion des deux pilotes français.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/02/04/97001-20160204FILWWW00405-air-cocaine-un-francais-arrete-en-egypte.php

Posté avec WordPress pour Android

00000000000000000000000000000000000

 

PÉROU – BOLIVIE: le grand retour du trafic massif de cocaïne par avion

Depuis plusieurs années, le trafic de cocaïne par voie aérienne entre le Pérou et la Bolivie se développe.

Un marché florissant sur lequel ont enquêté des journalistes péruviens du site IDL-Reporteros.

Les pistes d’atterrissage sont illégales et difficiles à localiser. Situées en pleine forêt et dans une région montagneuse, elles sont le théâtre d’un ballet incessant de petits avions clandestins. La plupart de ces pistes se trouvent dans le VRAE (Valle del Río Apurimac y Ene), une région isolée du Pérou d’environ 12 000 km2, fief de la guérilla du Sentier lumineux – un mouvement d’insurrection armée, dissident du Parti communiste, à l’initiative d’une guérilla qui fit quelque 70 000 victimes dans les années 1980 et 1990.


— Atterrissage et décollage d’une avionnette dans la région du VRAE, au Pérou. Vidéo d’IDL-Reporteros.

Dans leurs reportages, les journalistes dévoilent l’identité du propriétaire bolivien d’un grand nombre de ces Cessna, Martín Rapozo, et sa juteuse activité reposant sur l’importation depuis la Floride d’au moins 30 appareils – qu’IDL surnomme “les avionnettes de Rapozo”.

lire l’article:

http://www.courrierinternational.com/article/perou-bolivie-le-grand-retour-du-trafic-massif-de-cocaine-par-avion

Posté avec WordPress pour Android

000000000000000000000000000000

DEA (Drug Enforcement Administration): le plus gros trafiquant de cocaïne des USA est le gouvernement américain lui-même

dea1De nouveaux documents publiés ainsi que des témoignages du ministère de la ustice et d’officiels de la Drug Enforcement Administration (DEA), montrent maintenant que les histoires concernant le gouvernement qui importerait la cocaïne sont vraies. Une enquête faite au Mexique a trouvé que le gouvernement américain a permis le plus gros des cartels de la drogue de ce pays, Sinaloa, d’opérer sans crainte de persécution.. Ce groupe est responsable de 80% de la cocaïne qui entre dans le pays par Chicago. En échange, les leaders de Sinaloa donnent des informations à la DEA sur les gangs rivaux de la drogue.

——————-


——————-

Le cartel de la drogue qui travaille avec le gouvernement fédéral est dirigé par un des plus puissants trafiquants de drogue au monde. En plus de Chicago, son groupe maintient des opérations de cocaïne dans plusieurs des plus grandes villes américaines. Des déclarations écrites furent faites au tribunal de district de Chicago, confirmant l’alliance de la DEA et du plus gros cartel de la drogue mexicain.

Le témoignage écrit, en plus d’autres preuves, montre des officiels de la DEA rencontrant des leaders du cartel Sinaloa plus de 50 fois entre 2000 et 2012. Ceci voudrait dire que le trafic autorisé par la DEA remonterait à au moins le début de l’administration de W. Bush et que cela continua sous la présidence d’Obama.

Un des leaders du groupe, Vincente Zambada-Niebla, affirme que le gouvernement américain a aussi fait envoyer des armes de type militaire au cartel Sinaloa. D’après des révélations récentes, ce furent ces armes qui furent à l’origine du scandale de l’Opération Fast and Furious (NdT: qui vit le bureau américain du Tabac de l’Alcool et des Armes, l’organisme fédéral qui gère ces trois produits, vendre des armes au Mexique, armes qui se retrouvèrent dans les mains du cartel de la drogue…).

Des armes automatiques, qui « disparurent » durant l’opération commandé par le ministre de la justice Eric Holder, réapparurent aux mains des membres du cartel pour tuer des agents fédéraux gardes-frontière. Cette toute dernière preuve pointe en direction d’un énorme scandale, impliquant à la fois les gouvernements républicain et démocrate.

Au mieux, ceci donne la meilleure preuve jusqu’ici que le gouvernement fédéral est hautement responsable et soutient activement la contrebande de cocaïne dans le pays pour une valeur de multi-milliards de dollars. Pire même, des armes achetées pour l’armée américaine ont été envoyées au cartel de la drogue pour finalement tuer des agents américains.

Source: http://www.noorinfo.com/Le-plus-gros-…DEA

0000000000000000000000000000000000

FRANCE (opération Virus): que savait le TRACFIN des opérations de l’HSBC Private Bank??

Le 10 octobre 2012, un coup de filet de de l’Office des stups et de l’OCRGDF (Office central de répression de la grande délinquance financière) aboutissait à la saisie de près de deux millions d’euros en liquide et de dix lingots d’or. (DR.)

En fuite, le « superviseur » du trafic de stupéfiants a été arrêté mardi à Marrakech.

Trois autres mandats d’arrêt sont en attente d’exécution.

Il avait échappé au coup de filet du 10 octobre. Sofiane Nedjam, 35 ans, s’était déjà envolé vers le Maroc quand les policiers étaient venus le chercher dans son fief des Yvelines. Sa cavale s’est achevée mardi soir à Marrakech. Le Franco-Algérien, interpellé en possession d’une batterie de téléphones portables et de 50.000 euros en liquide, est depuis placé sous écrou extraditionnel.

Ce mercredi 10 octobre, après de longs mois de surveillances et d’écoutes téléphoniques, les policiers de l’Office des stups et de l’OCRGDF (Office central de répression de la grande délinquance financière) lançaient l’opération « Virus ». En pistant l’argent d’un réseau structuré de trafic de résine de cannabis entre le Maroc et l’Ouest parisien, les enquêteurs ont mis au jour une filière originale de blanchiment entre Paris et Genève, orchestrée par une fratrie originaire de Casablanca, les Elmaleh. Une bonne partie de l’argent du deal était d’abord remise à des notables parisiens adeptes de la fraude fiscale au terme d’un ahurissant ballet de sacs plastique remplis de billets échangés dans les rues de la capitale.

Le « chaînon manquant » entre banquiers et trafiquants

Ces mêmes fraudeurs voyaient ensuite leurs comptes en Suisse être débités au profit des trafiquants qui retrouvaient leurs millions, par un système de compensation, sous forme de biens immobiliers ou de parts de sociétés, en Espagne, au Maroc ou dans les Émirats.

Un temps occultés par la personnalité des fraudeurs, dont sept ont été mis en examen parmi lesquels Florence Lamblin, élue écologiste du 13e arrondissement de Paris, les enjeux du dossier « Virus » se tournent désormais vers l’étranger. D’abord vers la Suisse où deux des frères Elmaleh, Nessim, 38 ans, un as de l’ingénierie financière employé à la HSBC Private Bank, et Meyer, 48 ans, président aujourd’hui déchu de la société fiduciaire genevoise GPF S.A., ont été écroués. Pour l’instant, les magistrats helvétiques n’ont rien transmis à leur collègue parisien, le juge d’instruction de la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) Baudoin Thouvenot. Pas plus le compte rendu des auditions des deux frères que la copie d’un « petit cahier à spirales » dans lequel l’assistante de Meyer Elmaleh était censée noter toutes les transactions, y compris les noms des bénéficiaires des opérations de compensation.

En attendant, c’est au Maroc que l’enquête a rebondi cette semaine avec l’arrestation de Sofiane Nedjam. Ce dernier, qui a gravi depuis l’adolescence tous les échelons de la carrière de trafiquant de stup, était, selon plusieurs sources policières, le « superviseur » en France du réseau : réception des go fast, ces bolides gavés de cannabis qui remontent la drogue depuis l’Espagne pour approvisionner les cités de Trappes, Mantes et Garges-lès-Gonesse (Yvelines et Val-d’Oise) ; gestion des flux financiers dont une partie reprenait la route vers l’Espagne et le Maroc, l’autre intégrant le circuit de la « Elmaleh connection ». Deux de ses complices, franco-algériens également et basés au Maroc, sont aussi visés par des mandats d’arrêt. Pour l’instant sans résultat.

Bénéficieraient-ils de protections auprès des autorités marocaines? Certaines sources policières s’interrogent. D’autant qu’un quatrième larron réfugié au Maroc fait, lui aussi, l’objet d’un mandat d’arrêt international, ce qui ne l’a pas empêché pas de couler des jours tranquilles à Casablanca jusqu’à ces derniers temps. L’homme aurait pris la tangente très récemment pour Israël. Simon P., franco-marocain d’une cinquantaine d’années, est un ami d’enfance de Meyer Elmaleh. Il serait le « chaînon manquant » entre les banquiers suisses et les trafiquants franco-algériens bien introduits dans le royaume, notamment auprès des producteurs de la région du Rif, dans le nord du pays.

Interrogé en Suisse, Meyer Elmaleh a reconnu, explique son avocate Me Josiane Stickel-Cicurel, que « cet ami de longue date lui avait proposé, il y a deux ou trois ans, des opérations de compensation : ‘J’ai des clients qui disposent de cash, est-ce que tu as des clients qui ont besoin de cash?’ Mais jamais cela ne lui a traversé l’esprit que son ami, qui a une entreprise au Maroc, puisse le tromper et le pousser à toucher à l’argent de la drogue. »

Titulaire notamment d’un diplôme de gestionnaire de fortune obtenu à Genève, Meyer Elmaleh avait épousé en 1989 la fille du fondateur de la GPF S.A., une des plus importantes sociétés de gestion de fonds de la place genevoise. Une belle ascension sociale pour celui qui était né pauvre dans la médina de Casablanca. Dans un long article publié en 2011 dans la revue marocaine VH Magazine, Albert Elmaleh, un de ses frères aînés, contait la success story familiale : un père analphabète qui s’échine « pour 20 dirhams par semaine » dans une fabrique de sacs de jute, une mère qui travaille depuis l’âge de 13 ans, six frères et une sœur qu’on habillait « grâce à des colis venus des États-Unis », mais aussi un formidable désir de réussite. « Mon père nous disait : ‘Mon fils, si tu n’avances pas, tu recules. Ne t’arrête jamais!' »

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

samedi 03 novembre 2012

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/L-affaire-Virus-rebondit-au-Maroc-573163

0000000000000000000000000000000000000

DNRED: qu’en est-il du soutien de Christian Eckert?

marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-20131Les policiers de la PJ parisienne sont allés perquisitionner les locaux de la DNRED sur commission rogatoire du juge d’instruction, Beaudoin Thouvenot, de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.

Une information judiciaire avait été ouverte le 13 février 2012 pour trafic de stupéfiants et détention de marchandises prohibées, association de malfaiteurs et blanchiment.

Au départ de l’affaire un certain Javier M. 59 ans, un colombien mis en examen pour « trafic de drogue en bande organisée ». Il affirme, preuve à l’appui, que les douaniers ont joué les apprentis sorciers en organisant eux-mêmes l’importation de la drogue.

Au cœur du dossier : l’importation de 30 kg de cocaïne.

En réalité, Javier M, serait un aviseur (informateur) de la Direction nationale des renseignements et des enquêtes douanières (DNRED).

°°°°°°°°°°°°°

Souvenirs, souvenirs pour NS 55!

Dans les années 80,  Michel Ribatet, chef d’échelon de Lyon,  Pierre Tardy, agent de la DNRED Lyon,  Jacques Dorey, inspecteur à Dijon et Jean-Pierre Caze, inspecteur divisionnaire de Lyon, tous agents de la DNRED, s’étaient déjà confrontés à la Justice et la Police.

Le Ministre Michel Charasse les avaient alors soutenus.

°°°°°°°°°°°°

Toutes informations dans le livre!

infiltre2————

——————

Lire aussi: DNRED (un peu de son histoire): c’était hier!

000000000000000000000000000000000000000000

GUINEE-BISSAU: avions suspects au sud du pays et ba­teaux non iden­ti­fiés…Mais ça, c’était en 2010

guinee-bissao6 mars 2010
Un dé­pu­té du Parti Afri­cain pour l’In­dé­pen­dance de la Gui­née-​Bis­sau et des îles du Cap-​Vert (PAIGC) , Sa­li­ma­tou Gas­sa­ma, a dé­non­cé, jeudi, à Bis­sau, lors de la ses­sion par­le­men­taire, l’at­ter­ris­sage à Catio, sud ouest de la Gui­née Bis­sau, d’avions trans­por­tant des car­gai­sons sus­pectes.Le Parti pour la Ré­no­va­tion So­ciale (PRS), parti de l’op­po­si­tion, a saisi cette oc­ca­sion pour rendre pu­blique une note de presse fai­sant état de l’in­ca­pa­ci­té du Gou­ver­ne­ment Gomes Ju­nior à lut­ter contre le nar­co-​tra­fic en Gui­née-​Bis­sau.

Des sources proches de la po­lice ju­di­ciaire font état de la fré­quen­ta­tion des côtes de l’ar­chi­pel des Bi­ja­gos (sud ouest de Bis­sau) par des ba­teaux non iden­ti­fiés.
« Lorsque la pré­sence de ces ba­teaux nous est si­gna­lée, nous ar­ri­vons le plus sou­vent en re­tard sur les lieux après le dé­bar­que­ment des car­gai­sons de stu­pé­fiants, car nous ne dis­po­sons pas de moyens lo­gis­tiques pour as­su­rer le contrôle de nos fron­tières ma­ri­times et ter­ri­to­riales » sou­lignent les mêmes sources qui ajoutent que la Po­lice ju­di­ciaire n’a ni ba­teau ni ve­dette ra­pide pour as­su­rer la sur­veillance des eaux ter­ri­to­riales de la Gui­née-​Bis­sau.
Concer­nant le tra­fic de drogue, le Pre­mier Mi­nistre Car­los Gomes Ju­nior après avoir re­con­nu la fra­gi­li­té de l’Etat bis­sau-​gui­néen et le ca­rac­tère po­reux de ses fron­tières avait mis l’ac­cent, lors d’une confé­rence de presse en jan­vier der­nier, sur la dé­ter­mi­na­tion de son gou­ver­ne­ment à mener une croi­sade contre le nar­co-​tra­fic et le crime or­ga­ni­sé.

Le Pro­cu­reur Gé­né­ral de la Ré­pu­blique, Amine Mi­chel Saad a ou­vert une l’en­quête en ce qui concerne la dis­pa­ri­tion des 673 kgs de cocaïne des coffres du tré­sor pu­blic en 2006.

Mis en cause dans cette af­faire, Aris­tides Gomes, l’ex Pre­mier Mi­nistre du ré­gime Viei­ra (2005-​2009) en exil au Por­tu­gal, a af­fir­mé ne pas bé­né­fi­cier d’une sé­cu­ri­té suf­fi­sante pour com­pa­raître de­vant le mi­nis­tère pu­blic.

http://guinee.over-blog.net/article-narconews-de-guinee-bissau-avions-suspects-au-sud-du-pays-pour-salimatou-gassama-depute-du-paigc-46127749.html

000000000000000000000000000000000

 

TCHAD: de la drogue dans un avion de l’armée française…Mais ça c’était en 2010

4 avril 2010

Makaila Nguebla

Des ressortissants tchadiens sont arrêtés à Ndjaména depuis un mois pour trafic de drogue dans un avion de l’armée française au Tchad.

Le Tchad est un pays où beaucoup de choses se passent dans un huis clos absolu à cause de la complicité des autorités en place et des coopérants étrangers qui y travaillent où sont de passage.

La découverte de la drogue dans un avion de l’armée française n’est que de l’arbre qui cache la forêt, car, les militaires français au Tchad ne peuvent évacuer leurs responsabilités étant donné qu’il est impensable que des individus inconnus puissent passer inaperçus jusqu’à la base de l’armée française hyper sécurisée pour  y s’introduire voir aller déposer de la drogue sans la complicité des responsables militaires français en question.

Ce scandale rappelle l’affaire de l’Arche de Zoé de 2007 où 103 enfants tchadiens et soudanais avaient été regroupés pour être envoyés clandestinement en France sous le prétexte fallacieux de l’humanitaire profitant de la crise du Darfour.

Aujourd’hui, la découverte des drogues dans un avion de l’armée française au Tchad, jette un nouveau soupçon et un discrédit absolu sur la présence de cette armée étrangère qui jouit des marges de manœuvres excessives sur le sol africain comme en  terre conquise.

Le régime d’Idriss Deby ne peut être disculpé parce que les dignitaires du pouvoir sont partout impliqués à divers niveaux à des trafics et autres malversations financières illicites dans le pays. Ce qui explique l’enrichissement massif de quelques personnalités politiques et autres citoyens véreux.

Il urge qu’une enquête internationale soit ouverte pour que lumière soit faite sur la responsabilité des militaires français et leurs complices locaux afin d’éviter à ce que le Tchad ne devienne comme la Guinée-Bissau ou la Guinée-Conakry, véritables plaques tournantes des drogues et autres produits prohibés où les armées de ces pays sont impliqués et demeurent partout au cœur de scandale.

http://juliette.abandokwe.over-blog.com/article-tchad-de-la-drogue-dans-un-avion-de-l-armee-francaise-
48067934.html

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/04/06/2020116_narconews-du-tchad-de-la-drogue-dans-un-avion-militaire-francais-herve-morin-pourrait-il-dementir-cette-information.html

0000000000000000000000000000

SANTO DOMINGO: “Los problemas de aduanas se resuelven en la aduana”

DIRECTOR DGA DICE RECAUDACIONES 2015 CRECIERON 17.4%

“Los problemas de aduanas se resuelven en la aduana”Pendiente. La Asociación de Navieros de la República Dominicana (ANRD), durante el almuerzo-conferencia con el director general de Aduanas, Fernando Fernández, señalaron que la reglamentación de los Centros Logísticos y las subastas son puntos pendientes a resolver.

Patria Reyes Rodríguez
Santo Domingo

El director general de Aduanas, Fernando Fernández, defendió ayer ante los empresarios navieros la autonomía con que se maneja y se debe manejar la institución, argumentando que “los problemas de aduana se resuelven en la Aduana”.

Al participar como orador principal del almuerzo-conferencia de la Asociación de Navieros de la República Dominicana y respecto al interés de sectores empresariales de que se apruebe una nueva ley de Aduana, Fernández afirmó que las aduanas de hoy están amarradas a una red internacional de seguridad global y que algunos sectores no quieren entender que los problemas de aduanas no se resuelven en Palacio, ni en otro poder del Estado, sino en la Aduana.

Refirió el caso de Guatemala, donde su presidente  Otto Pérez Molina y la vicepresidenta Roxana Baldetti, renunciaron a sus cargos en medio del  escándalo por corrupción aduanera conocido como “La Línea”, desvelado por la Comisión Internacional Contra la Impunidad en Guatemala (Cicig), organismo adscrito a Naciones Unidas, y que se centró en 40 casos de cobros ilegales y contrabando en la aduana guatemalteca.

“La gente tiene que entender eso, no se puede jugar con las aduanas señores, eso no es verdad, eso no es cierto. Los problemas de aduanas en Guatemala se estaban resolviendo en Palacio, y aquí no queremos entender que los problemas aduaneros se resuelven en la Aduana”, enfatizó Fernández.

Indicó que guste o no guste eso es lo que conviene a la nación, porque cuando se empiezan a resolver los problemas aduaneros en el Palacio Presidencial o en otro poder del Estado se termina creando una línea.  Agregó que a su juicio eso no es lo que quieren los empresarios, porque eso sería “darle vicios de legalidad a la línea (…), y a eso yo siempre me voy a oponer, para suerte o desgracia”.

El Director General sostuvo que nadie lo va a convencer de que el país necesita una Aduana que no sea autónoma. “El principal pilar que tiene la Aduana dominicana es su autonomía”, dijo y sugirió que quien no pueda resolver su problema en la entidad, que recurra a la justicia.

Manifestó que si se quiere una nueva legislación aduanera “sentémonos en la Aduana, hablemos de qué se puede hacer, pero no me digan a mí que quitarle la autonomía será la primera solución del problema”.

Agregó que antes de quedarse callado y permitir que eso suceda en el país prefiere renunciar al cargo; y en un arranque de sinceridad, indicó que él se está contando los días en el cargo, por lo que señaló a los empresarios que si el obstáculo es Fernando Fernández, solo deben esperar unos días.

Programa OEA
La conferencia dictada por el Director General de Aduana estuvo centrada en el Programa de Operadores Económicos Autorizados Dominicano (OEA) y su impacto en la competitividad de las empresas. En la misma Fernández destacó las bondades del programa y aseguró que si las 1,612 empresas que exportaron el año pasado se certificaran como OEA, el sector exportador podría ahorrase US$43.5 millones anuales.

Reiteró el llamado al sector privado local para que asuman el Programa OEA como suyo, y lo valoren como un elemento estratégico que impactaría de manera efectiva los niveles de competitividad del país.

Asimismo, Fernández resaltó los beneficios de los Acuerdos de Reconocimiento Mutuo que se han firmado con Corea del Sur y Estados Unidos, significando que en el último caso, este acuerdo tiene un gran valor, ya que ese mercado se dirige hacia el 47.7 por ciento de las exportaciones.

((CIFRAS
RECAUDACIONES CRECEN 17.4% EN EL 2015

Fernando Fernández destacó que durante el 2015, las recaudaciones aduaneras totales ascendieron a RD$95,594.7 millones, lo que representó un aumento de 17.4%, equivalente a RD$14,158 millones adicionales, con relación al 2014. Señaló que esa tasa de crecimiento es la más alta observada desde el 2010.

Manifestó que la DGA aportó el 21.6% del total de los ingresos del Estado. El Director General de Aduana reveló que para este año, la meta recaudatoria para la Dirección General de Aduana (DGA), según la Ley de Presupuesto, asciende a RD$103,058 millones, lo que equivale a un incremento de 17.8% si se compara con lo que se consignó en dicha Ley el año pasado.

http://www.listindiario.com/economia/2016/01/21/404689/los-problemas-de-aduanas-se-resuelven-en-la-aduana

0000000000000000000000000000000000000000

PERU; PNP incautó 120 kilos de cocaína camuflados en botellas de vino

Afficher l'image d'origine

La policía logró incautar en varias operaciones un total de 120 kilos de cocaína que habían sido camuflados en botellas de vino y que iban a ser enviados a través del aeropuerto del Callao hacia Hong Kong.

caja-expedicion-botellasLas botellas de vino estaban guardadas en cajas y para tratar de burlar los controles de seguridad, los corchos y tapas de los envases habían sido pegados con terokal. A pesar de todos estos esfuerzos, la PNP logró detectar las botellas adulteradas y procedió con la incautación en un almacén de una empresa de envíos aeroportuarios en el Callao.

En diciembre se realizó la primera intervención a 108 recipientes y la semana pasada, la PNP detuvo un segundo envío bajo la misma modalidad. El licor fue sometido a las pruebas correspondientes y se pudo determinar que tenía cocaína lista para ser enviada al extranjero.

Junto a estos envíos se logró detener a Víctor Zuzanibar Saavedra (54), quien tenía a su cargo el cuidado y la entrega de todas estas cajas de vinos adulterados en el Callao.

La policía presentó todo este cargamento este fin de semana, junto a otros 174 kilos de cocaína que habían sido incautados a 23 personas en el poblado de Tircus, en Huanta, Ayacucho. En Santa Rosa también se logró incautar una avioneta con 90 kilos de alcaloide de cocaína.

http://elcomercio.pe/lima/policiales/callao-pnp-incauto-120-kilos-cocaina-camuflados-botellas-vino-noticia-1873662

00000000000000000000000000000000

AFRICA: transshipment of narcotics Is threat to good governance

In 2013, United Nations Office on Drugs and Crime (UNDOC) conducted a West Africa Threat Assessment that estimated the yearly value of only cocaine transiting through West Africa as US$ 1.25 billion- significantly more than the annual national budgets of countries in the region.

download-13.jpgIt also revealed that the prevalence rate of cannabis use in West and Central Africa as 12.4% which higher than Africa 7.5% and the global average 3.9%.

Moreso, these development pose serious threats to good governance, peace and stability, economic growth and public health.

The use of these dangerous drugs have also triggered numerous conflicts and misunderstandings in the region.

It is obvious that, some of the drugs such marijuana have been in the region before West Africa became a major transit point. The response against this devastating menace has been the same from one government to another in West Africa.

As drug consumers being dealt with as the same as traffickers, characterised by tough punitive measures with its attendant violation of human rights.

However, menace has opened a window to corruption and also creating unnecessary burden on the overwhelmed criminal justice system.

As part of its efforts to help address this cankar, the West African Civil Society Institute(WACSI) with the support from Open Society Initiative for West Africa(OSIWA) organised a regional Consultation on Drugs Policy Reform in West Africa in Accra.

Under theme: The Road to the United Nation’s General Assembly Special Session ( UNGASS) on the World Drug Problem”.

In an interview with Nana Afadzinu, Executive Director of West African Civil Society Institute (WACSI) she noted that , West African citizens, especially the youth and children have the right to be safe from the scourge of drug trafficking.

According to her, the manner in which drug consumers are being dealt the same as traffickers, characterised by tough punitive measures violate the human rights.

This she said, it has become imperative for West African governments and civil society to engage in strategic and productive consultations on drug policy reforms.

The two day programme was aimed at providing an opportunity for government officials and national law enforcement agencies in order to discuss policy issues necessary reforms identified at the national- level meetings.

However, she cited the following key outcomes of the regional consultative meeting:
To clearly identified milestones and challenges under the current drug policy measures in the region.
To invigorate and create regional momentum for drug policy reforms in West Africa.

And to develop a West African common position towards the United Nations General Assembly Special Session (UNGASS)that calls for human rights and public health oriented drug policies with emphasis on harm reduction.

The meeting attracted 11 West African countries including Benin, Cape Verde, Côte D’Ivoire, Ghana, Guinea, Guinea Bissau, Liberia, Mali , Nigeria, Senegal and Sierra Leone.

By: Isaac Kofi Dzokpo/ NewsGhana.com.gh

http://www.newsghana.com.gh/transshipment-of-narcotics-is-threat-to-good-governance/

Posté avec WordPress pour Android

00000000000000000000000000000000