AVISEUR INTERNATIONAL

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FRANCE 🇫🇷 (Drogue) : tout ce qu’il faut savoir sur l’économie du narcotrafic

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NARCO-BUSINESS : comment les Occidentaux ont laissé l’Afghanistan redevenir le pays de la drogue ?

C’est un paradoxe très pénible : ces vingt dernières années, les autorités afghanes, les Britanniques et les Américains ont laissé se reconstituer la production massive d’opium en Afghanistan, que les talibans avaient auparavant presque éradiquée, explique Bernard Frahi, le Contrôleur général honoraire de la police nationale*.

Le 11 septembre 2001 avait sonné le glas de l’obscurantisme taliban en Afghanistan. Il est pourtant un domaine où les talibans avaient surpris positivement : le mollah Omar, chef suprême des talibans, avait imposé la prohibition totale de la culture du pavot à opium dans les territoires sous leur contrôle, soit plus de 90 % du pays et 95% des surfaces cultivées du pavot. En mai 2001, les talibans avaient quasi-éliminé la production d’opium la faisant chuter à 185 tonnes contre 4600 tonnes en 1998. Ce reliquat était concentré dans les territoires du nord-est du pays placés sous le contrôle de l’Alliance du Nord, ennemis des talibans.

Or, par une sinistre ironie, pendant les 20 années de la présence américaine, production et trafic d’opium se sont reconstitués.

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Évolution de la surface dédiée à la culture du pavot entre 2019 et 2020 dans les provinces afghanes. Unodc.org (mai 2021).

En 2020, le pays comptait 224.000 hectares de pavot, soit une hausse de 37% par rapport à 2019, selon l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (UNODC). Cela représente une production d’opium de 6300 tonnes ! Et le pays a commencé à se diversifier dans le cannabis (deuxième producteur mondial en 2017) et dans les méthamphétamines, provoquant d’ailleurs de nouveaux dégâts sanitaires liées à la toxicomanie au sein de la population.

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ESPAÑA 🇪🇸 (Andalucia) : en la « Operación Zurek », cae una banda de polacos que enviaba droga al norte de Europa

La Guardia Civil consiguió desmantelar, tras una ardua investigación, una poderosa organización criminal polaca que, asentada en la provincia de Málaga, operaba también en Murcia, Cádiz y Granada. Las pesquisas se iniciaron cuando los agentes tuvieron conocimiento, a través de la policía de ese país centroeuropeo, de que una peligrosa banda dedicada al transporte de droga hacia el norte del continente estaba asentada en Andalucía.

En total se detuvo a once personas: cinco polacos y seis españoles. Además, se incautaron 564 kilogramos de marihuana y se desmanteló esta importante organización criminal que, se calcula, transportaba al norte de Europa una tonelada de marihuana al mes. En la denominada ‘Operación Zurek’ participaron guardias civiles de las Comandancias de Murcia, Alicante, Cádiz, Málaga y Granada, así como agentes de la policía polaca.

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MAROC 🇲🇦 (Cannabis) : le kif du Rif, or vert du Maroc… mais l’écart entre les revenus que génère le trafic et ceux que perçoivent les fermiers est abyssal

Un reportage

de

Leyla Ouazzani (texte) et Hervé Lequeux (photos)

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Des paysans peu payés par rapport au trafic que le haschich génère

Il ne faut pas s’imaginer que les paysans rifains et leur nombreuse progéniture mènent grand train. L’écart entre les revenus que génère le trafic et ceux que perçoivent les fermiers est abyssal, comme l’a constaté le photographe Hervé Lequeux, auteur des images de ce reportage effectué dans la région de Ketama.

«Cela reste artisanal pour la majorité, qui travaille jusqu’à douze heures par jour mais vit chichement, dit-il. Toute la famille est sollicitée en fonction des tâches : les femmes comme les enfants, lesquels ratent l’école quand on a besoin d’eux. Souvent, c’est le jeune fils qui ramène l’âne chargé des tiges coupées. Ces paysans ont des tarifs imposés et ne profitent pas du tout de la manne de la transformation de la matière première qu’ils produisent.» Cédé au prix de gros environ soixante-dix centimes d’euro le gramme à Ketama, le haschich est ensuite revendu au détail entre deux et trois euros au Maroc et bien plus en Europe.

Hervé a partagé le quotidien d’Ahmed (qui préfère ne pas donner son nom de famille), un fermier qui dispose d’une vingtaine d’hectares exclusivement de cannabis du côté d’Azila, au pied du mont Tidirhine. Son herbe, c’est surtout la traditionnelle beldia, cultivée ici depuis des lustres, mais il réserve une petite parcelle de son champ à la critikal, une variété importée mise au point en laboratoire et fortement concentrée en THC (tétrahydrocannabinol), la substance du cannabis possédant des propriétés psychoactives. Lui ne consomme, du matin au soir, que la résine issue de la plante ancestrale. Les quintes de toux qui le secouent ? «C’est le kif qui les soigne», assure ce fumeur invétéré qui n’a aucun mal à gravir le sentier menant au toit du Rif qui surplombe son exploitation. Aujourd’hui, dans les villages, beaucoup d’hommes fument la résine, mais seuls les vieux continuent à mélanger feuilles de cannabis finement hachées et tabac dans leur sebsi.

Les régions pauvres du Rif, chaîne montagneuse qui s’étend sur 500 km entre Tanger à l’ouest et le fleuve Moulouya à l’est, cultivent le kif en profitant d’une tolérance ancienne, qui remonte au XIXe siècle et au sultan Mulay Hasan Ier. © GEO

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FRANCE 🇫🇷 (Drogue) : désœuvrement et manque de repaires ont fait le lit du narcotrafic

« La drogue est un incendie qui couve à peu près partout sur le territoire« , estime le journaliste Frédéric Ploquin qui conclut cet interview par : « En dehors du fait de multiplier les policiers, il faut essayer d’offrir aussi à cette jeunesse une autre porte de sortie que de ressembler à Scarface, et de gagner beaucoup d’argent pour avoir des filles, des fringues et la belle vie. Ce n’est pas ça la vie. On le voit bien, c’est même la mort. »

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AFGHANISTAN 🇦🇫 (Narcobusiness) : les Talibans sont aussi des narcotrafiquants

Pour l’auteur de Gomorra, les nouveaux maîtres de Kaboul, qui fournissent toutes sortes de mafias et de cartels, tirent leur pouvoir du trafic de l’opium. Et les Occidentaux ont commis l’erreur de l’ignorer pendant vingt ans en Afghanistan, écrit-il dans le Corriere della Sera.

“Ce n’est pas l’islamisme qui a gagné après plus de vingt ans de guerre, c’est l’héroïne.”

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Dans les colonnes du Corriere della Sera, Roberto Saviano, jamais en retard d’un scoop, ce spécialiste italien du crime organisé et des archives policières qu’il utilise en écartant des réalités parfois dérangeantes, a livré sa propre analyse du retour des talibans à Kaboul.

Pour Roberto Saviano : “Les talibans sont des trafiquants de drogue”.

Oubliant au passage que les Talibans sont des combattants essentiellement Pachtounes, l’ethnie principale en Afghanistan qui représente environ 40 % de la population et que la « guerre d’indépendance » pour eux ne pouvait trouver sa source de financement que par les taxes perçues sur la production locale du pavot, qui à elle seule fait vivre une bonne partie de la population, et sur la commercialisation de ce produit.

Les leçons de narcotrafic données par les occidentaux dans les guerres coloniales menées sont exemplaires et ont donc servi d’exemple et de modèle aux Talibans. Inutile de revenir sur les exploits des Anglais, des Français et des Américains en la matière !

Quant au financement, il est bon de rappeler à Roberto Saviano que 80 % du revenu des Talibans provient de taxes légales sur des biens légaux.

Précieux pavot

Le latex extrait de cette plante cousine du coquelicot est l’ingrédient de base des drogues opiacées, comme l’opium ou l’héroïne, dont l’Afghanistan est à l’origine de 90 % de la production mondiale. « Si les talibans maîtrisaient l’ensemble du trafic, cela représenterait 400 millions de dollars », avance David Mansfield, économiste spécialiste de la production d’opium en Afghanistan (1) et ancien membre de l’Afghanistan Research and Evaluation Unit (AREU)

Bien implantés dans les zones rurales, les talibans contrôlent déjà la majeure partie des cultures de pavots. Ce ne fut pourtant pas toujours le cas. Aux débuts des années 2000, le mollah Omar, chef des talibans alors au pouvoir, décide d’interdire la production. « La culture du pavot avait presque été éradiquée », se souvient Karim Pakzad, chercheur à l’Iris et spécialiste du pays. L’arrivée des Américains en 2001 met fin à la règle imposée par le mollah. Très vite, les plantes aux pétales roses fleurissent de nouveau dans les plaines afghanes. Et avec elles, les importants profits qui servent à financer, en partie, l’insurrection islamiste.

« Estimer le poids du trafic d’opium dans la richesse globale des talibans est très compliqué, indique David Mansfield. Pour le savoir, il faudrait analyser leurs revenus région par région. » Ses études ont toutefois révélé que le trafic d’opiacés n’est pas la première source de revenu du groupe terroriste.

« Dans la province de Nimroz (l’une des principales régions productrice de pavot, NLDR), le commerce d’opium et de ses dérivés ne représente que 9 % des sommes collectées », poursuit l’économiste.

Taxes et droits de douane

Au Nimroz, « 80 % du revenu des talibans provient de taxes légales sur des biens légaux », ajoute David Mansfield. Dans les zones contrôlées, ils prélèvent la zakat, un impôt islamique à hauteur de 2,5 % de la richesse d’un foyer. D’autres s’appliquent sur les propriétés foncières et les productions agricoles. Mais le véritable nerf de la guerre concerne la maîtrise des postes frontières. Essence, nourriture, denrées agricoles : tous les produits qui transitent font l’objet de taxes. Selon un rapport de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), elles rapportent 3,4 milliards de dollars par an aux talibans. Le poste frontière de Zarandj à la frontière avec l’Iran, tombé entre leurs mains samedi 7 août, représente à lui seul un gain de près de 100 millions de dollars supplémentaires.

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Certes, les talibans, qui ont dirigé l’Afghanistan de 1996 à 2001, sont depuis longtemps impliqués dans le gigantesque trafic de stupéfiants du pays et de l’extraction d’opium, du trafic et de la «taxation» des laboratoires de drogue à la facturation de frais de contrebande pour les expéditions à destination de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe, du Canada, de la Russie et du Moyen-Orient, les  talibans ont récolté des millions de dollars de ce commerce pour financer leur combat.

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GIBRALTAR 🇬🇮 (GBZ) : une opération douaniére commune ‘HM Customs’ et ‘RGP’ a permis la saisie de 2 tonnes 600 de haschich

Vers 7 h 30 aujourd’hui, la police royale de Gibraltar a lancé une poursuite en mer avec un RHIB * suspect. Le RHIB a été repéré pour la première fois à Emerson’s Place par une patrouille terrestre du RGP.

La Section Marine du RGP a alors pris le relais et s’est immédiatement déployée sur zone afin d’intercepter le RHIB. Il s’en est suivi une poursuite à grande vitesse dans les eaux du côté ouest. Pendant ce temps, des valise marocaines de cannabis étaient constamment lancées du RHIB.

À ce stade, la vedette des douanes HMC Searcher a repris la poursuite et le navire suspect a continué à larguer davantage de marchandises dans BGTW (British Gibraltar Territorial Waters).

Il a ensuite percuté HMC Searcher, lui causant des dommages importants. Les douaniers de HM sont montés à bord du navire suspect et ont arrêté quatre occupants. De plus, les agents ont saisi le navire qui était encore chargé d’un grand nombre de balles.

Alors que HM Customs acheminait les détenus et le RHIB à la base maritime des douanes, la section maritime RGP et GDP a lancé une recherche et une récupération des valises de cannabis.

Au total, 65 valises marocaines ont été saisies pour un total d’environ 2,6 tonnes. Les quatre individus sont actuellement détenus à New Mole House.

L’enquête, qui est menée par HM Customs, se poursuit.

 

* Le RHIB est un petit bateau à moteur maniable et rapide qui est utilisé par les armées pour des opérations maritimes comme l’arraisonnement d’un navire.

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BELGIQUE 🇧🇪 (Wavre) : les 9 tonnes de poudre de cannabis étaient au milieu d’un chargement de semoule pour couscous

La police judiciaire fédérale de Bruxelles a mené plusieurs perquisitions jeudi dernier, le 12 août, dans le cadre d’un dossier du parquet fédéral sur un trafic de stupéfiants. Selon les informations récoltées par la RTBF et confirmées par la porte-parole du parquet Wenke Roggen, les policiers ont mis la main sur un container renfermant près de 9 tonnes de cannabis, dans un entrepôt situé à Wavre.

Le container avait auparavant transité par le port d’Anvers.

La drogue était transportée à l’état de poudre. Etonnant alors que le cannabis saisi se présente généralement sous forme de résine compressée en plaquettes dures (surtout pour le cannabis importé) ou sous forme d’herbe. La poudre de cannabis d’une couleur brunâtre retrouvée à Wavre était dissimulée dans plus de 2000 sacs de semoule de blé dur pour couscous, disposés sur une cinquantaine de palettes en bois.

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MAROC 🇲🇦 (Gendarmerie royale de Ksar El Kebir) : un commando spécial de la Gendarmerie traque des trafiquants de drogue qui utilisent des avions légers au Nord

Une brigade de la gendarmerie royale de Ksar El Kebir et du commandement provincial de Larache enquête sur la crash d’un petit avion dans la région de Larache.

Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du mercredi 18 août, que les investigations en cours s’orientent vers l’existence d’un lien entre cet avion et un réseau international de trafic de drogue. Les premières informations indiquent que cette opération n’est pas la première du genre puisque les barons de la drogue avaient, par le passé, transporté de grosses quantités de Chira via des avions de tourisme.

L’enquête de cette brigade avait d’ailleurs découvert que les trafiquants se servaient des hélicoptères de type «Robinson R 44» pour transporter la drogue du Nord du Maroc vers des villes du Sud de l’Espagne. Selon des rapports de la gendarmerie, les activités illicites des réseaux criminels se sont démultipliés depuis le déclenchement de la pandémie de la covid-19 en utilisant des moyens de plus en plus sophistiqués. C’est ainsi qu’ils ont commencé à se servir d’avions dotés de système de vision nocturne et volant à une baisse altitude pour échapper aux radars des services sécuritaires au Maroc et en Espagne.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Andalousie) : bain de soleil et chasse aux narcos

Il était six heures de l’après-midi, lorsque la vingtaine de personnes qui prenaient un bain de soleil sur la plage de Melicena a été dérangée par le bruit d’un patrouilleur de la ‘Guardia civil’ qui poursuivait un petit bateau à quelques mètres de la côte.

Mais la surprise ne s’est pas arrêtée là : le bateau se dirigeait directement vers la plage, et était sur le point d’écraser un vacancier.

« Celui-là vient ici. Ils vont débarquer ici, vous verrez, vous verrez », a commenté l’un des baigneurs en enregistrant la scène.

Deux personnes dont un Uruguayen, selon El Mundo dans le bateau plein de valise de haschich ont sauté du bateau, chacun avec un sac dans les bras, et ont commencé à courir sans but.
L’étonnement des baigneurs se dissipa presque en même temps que la barque finissait sa course au milieu des parasols. Une dizaine de baigneurs se sont jetés alors sur l’un des occupants du bateau jusqu’à ce qu’ils parviennent à le retenir dans le sable. L’autre a été capturé quelques minutes plus tard par la Guardia civil.
Ces deux personnes, âgées de 32 et 43 ans, ont été transférées dans les cellules de la Guardia civil à Salobreña, à 40 kilomètres du lieu où ils ont été arrêtés.

 

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CÔTE D’IVOIRE🇨🇮 (Lutte contre la drogue) : plus de 800 kg de cannabis saisis par les Douaniers

Une quantité de cannabis estimée à 823 kg a été saisie dans la ville d’Adiaké par les autorités douanières d’Aboisso, indique une note d’information des Douanes ivoiriennes, le vendredi 13 août 2021.

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GABON 🇬🇦 (Meyokyé) : saisie de plus de dix tonnes de résine de cannabis dans le nord du pays

La police anti-drogue gabonaise ont saisi plus de dix tonnes de résine de cannabis et ont mis aux arrêts les présumés trafiquants de drogue à Meyokyé, une localité située dans le nord du pays, à la frontière avec le Cameroun, indique vendredi un communiqué de la police.

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MAROC 🇲🇦 (Agadir) : les douaniers saisissent plus de 2 tonnes de chira

L’unité mobile des douanes d’Agadir a procédé, vendredi 6 août 2021, à la saisie de plus de deux tonnes de chira dans la commune rurale de Bounaamane, dans les environs de Tiznit.

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MAROC 🇲🇦 (Rabat) : depuis près d’un mois, grand bal des tartuffes au Parlement marocain

« Pour des raisons thérapeutiques », disent-ils… Depuis près d’un mois, le sujet du cannabis est au centre des débats au Parlement marocain. Non pour renforcer les contrôles et torpiller le trafic de cannabis, mais pour légiférer sur sa légalisation. Voilà qui va donner des « hallucinations » au voisin européen …

217 tonnes. C’est la quantité de cannabis et d’herbe, saisie par les services de la sûreté nationale et la surveillance du territoire national pendant le confinement sanitaire. 600 kg en octobre de l’année 2019, découverts, cette fois, par les gendarmeries de Narbonne et de Clermont-Ferrand. Trois mois plus tôt, 27,3 tonnes soigneusement dissimulées dans des véhicules de transport international, au port de Tanger-Med. En 2018, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) avait mis la main sur 52 tonnes de résine de cannabis. En 2017 : 700 tonnes, selon un rapport d’Etat américain sur le trafic de drogue.

Mais ce dernier rapport ne s’est pas contenté de jouer les comptables : il pointe les intérêts du Royaume dans ce trafic, insistant notamment sur les gains qu’il en a tirés en 2017 : le magot correspondrait “à 23 % du PIB marocain, soit plus de 100 milliards de dollars”. Une mine d’or pour le Maroc, mais un camouflet pour l’Europe: “principale destination de ce trafic, qui transite par l’Espagne, avant d’irriguer le Vieux Continent”, précise le rapport.

Il n’y a pas de fumée sans feu

Fait curieux : les autorités marocaines laissent faire les trafiquants, tout en s’empressant à pondre des communiqués victorieux sur la baisse de cette criminalité. Pourtant, il suffit d’un détour par le nord du pays pour le constater : les champs de cannabis s’étalent sur plusieurs hectares. Sans qu’il y ait un raclement de gorge de la part des autorités. Mais chut… Le dernier qui a joué à l’enfant d’Andersen – cet enfant qui criait : “le roi est nu” -, c’est l’Office des Nation-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) : depuis quatorze ans, il est interdit de réaliser des enquêtes de terrain.

Car rien ne doit venir souiller “le habits neufs de l’empereur”. Au Maroc, le cannabis n’obéit pas seulement à des intérêts économiques : il est cultivé principalement dans la région frondeuse du RIF. Là-bas, c’est le trafic qui permet de nourrir de nombreux habitants. Plus de 800.000 personnes, selon ce dernier rapport des Nations Unis. La moindre intervention des gendarmes contre les trafiquants attire des milliers de manifestants dans les rues. Depuis des décennies, le Royaume s’est retrouvé devant un choix cornélien : soit les priver de cette manne et prendre le risque de raviver les tensions, soit fermer les yeux et devenir lui-même complice. Tout compte fait, il a préféré verser dans le double jeu : l’interdire sur papier, pour faire bonne figure et le tolérer dans les faits, pour “acheter” la paix sociale. Question de stabilité du trône.

C’est sûrement pour rompre avec cette tactique que le royaume alaouite a décidé de tourner la page de l’illégalité du cannabis. Sous couvert de la dernière décision des Nations Unis de retirer cette drogue de sa liste de stupéfiants, députés et ministres marocains déboulent dans les machettes, pour puiser leur science dans la littérature médicale et préparer l’opinion : le gouvernement a conscience des vertus « thérapeutiques » du cannabis … “iI faudrait au Maroc un cadre légal et réglementaire sur ce sujet, car la répression seule a montré son inefficacité. Elle est injuste dans notre contexte“… “Il serait plus rentable, en termes de santé publique, d’être plus efficace dans la lutte contre le tabagisme…”, “Aujourd’hui, nous gagnerons tous si ce débat se faisait sereinement, loin de toutes polémiques politiciennes stériles”. Effectivement, tout le monde trouvera à y gagner : le Royaume peut compter sur les trafiquants pour renflouer ses caisses ( il pourrait gagner 1 milliard par an ) et les trafiquants peuvent compter sur le Royaume pour devenir … « officiels ». C’est royal !

Les régions concernées sont connues de tous les “aficionados” de « la marocaine » : Chefchaouen, Taounate ou Al Hoceima. Là-bas, il existe différentes qualités de poudres, appelées Chira. La plus communément produite est Sandouk, cueillie dans son état brut, puis transformée en poudre par les exploitants marocains ou des opérateurs étrangers.

Dans les rues pittoresques de Chefchaouen, grand fumoir à ciel ouvert, la beuh passe de mains en mains.

Les trafiquants courent les rues étroites. Souvent la barbe et à la casquette des policiers nonchalants. La dernière tendance ? Jouer les guides touristiques à travers les champs et les ateliers de transformation de la drogue. Pour vendre leur “science” à ces touristes qui ont les euro, mais pas le savoir-faire : comment la drogue est cultivée, comment elle est transformée, comment – surtout – repartir avec un « petit lot » et passer sous les radars des douanes : “si vous voulez acheter une grande quantité, je vous montrerais comment faire passer la marchandise en Europe, sans le moindre problème.

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FRANCE 🇫🇷 (péage du Boulou) : les ‘pafistes’ interceptent un go-fast lesté de 300 kilos de haschich

Ce jeudi 5 août, les policiers de la PAF ont intercepté un véhicule traversant la barrière de péage du Boulou. Face aux forces de l’ordre, le conducteur de la voiture a refusé d’obtempérer et a pris la fuite, conduisant les policiers à faire usage d’un stop-stick.

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ÉTATS-UNIS 🇺🇸 : les gardes-côtes américains ont annoncé jeudi 5 août en Floride avoir saisi 27 tonnes de cocaïne et 650 kilos de cannabis

«C’est le plus gros déchargement de drogues illégales de l’histoire des gardes-côtes», s’est félicité le commandant Steven Poulin lors d’une conférence de presse à Port Everglades, à 45 km au nord de Miami, à propos des 27 tonnes de cocaïne et près de 650 kilos de cannabis saisis.

Ces saisies ont été effectuées par plusieurs unités des gardes-côtes, assistées par la marine canadienne et dans les airs par la police américaine des frontières, a expliqué le capitaine Todd Vance.

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USA 🇺🇸 (Port Everglades) : Coast Guard Cutter James conducts largest illegal narcotic offload in Coast Guard history worth more than $1.4 billion

MIAMI — Coast Guard Cutter James’ crew offloaded approximately 59,700 pounds of cocaine and 1,430 pounds of marijuana worth more than $1.4 billion, Thursday, at Port Everglades, which is the largest offload in Coast Guard history.

The Coast Guard’s strong international relationships, with key partners like Canada and the Netherlands, along with our specialized capabilities and unmatched authorities, allow for a unity of effort to disrupt transnational crime organizations, which threaten America and our partner nations.

« Today’s offload is a result of our combined efforts of our inter-agency partners and a dedicated international coalition, » said Vice Adm. Steven Poulin, Commander Atlantic Area. « The Canadian government and Canadian Defence Forces brings an incredible capability in defeating transnational organized crime, and I’m grateful to HMCS Shawinigan to showcase Canada’s commitment. Together we will disrupt, defeat and degrade transnational organized crime. We will strengthen our efforts and continue to build collaboration and capability. »

« Canada and America are committed to expanding cooperation on defending North America against illicit trafficking and transnational crime and working together within our alliances, » said Maj. Gen. Paul Ormsby, Canadian Defence Attache. « We know that no nation can do it alone, and we know that we are stronger together. The kind of cooperation that we see on the pier today is one of the thousands of impressive examples of cooperation every day. »

The drugs were interdicted in international waters of the Eastern Pacific Ocean off the coasts of Mexico, Central and South America, and the Caribbean Sea including contraband seized and recovered during 27 interdictions of suspected drug smuggling vessels by 10 American, Dutch and Canadian ships:

Numerous U.S. agencies from the Departments of Defense, Justice and Homeland Security cooperated in the effort to combat transnational organized crime.

The Coast Guard, Navy, Customs and Border Protection, FBI, DEA (Drug Enforcement Administration), and Immigration and Customs Enforcement, along with allied and international partner agencies, play a role in counter-drug operations. The fight against drug cartels in the Eastern Pacific Ocean requires unity of effort in all phases from detection, monitoring and interdictions, to criminal prosecutions by U.S. Attorneys in districts across the nation.

During at-sea interdictions, a suspect vessel is initially detected and monitored by allied, military or law enforcement personnel coordinated by Joint Interagency Task Force-South based in Key West, Florida. The law enforcement phase of counter-smuggling operations in the Eastern Pacific is conducted under the authority of the Coast Guard 11th District, headquartered in Alameda, California. The interdictions, including the actual boardings, are led and conducted by members of the U.S. Coast Guard.

The fight against drug cartels in the Eastern Pacific Ocean and the Caribbean Sea requires unity of effort in all phases from detection, monitoring and interdictions, to criminal prosecutions by international partners and U.S. Attorneys’ Offices in districts across the nation. The law enforcement phase of counter-smuggling operations in the Eastern Pacific Ocean is conducted under the authority of the Coast Guard 11th District, headquartered in Alameda, California, and the law enforcement phase of operations in the Caribbean is conducted under the authority of the Coast Guard 7th District, headquartered in Miami. The interdictions, including the actual boardings, are led and conducted by members of the U.S. Coast Guard. 

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MAROC 🇲🇦 (Nador) : arrêté par les douaniers avec 290 kg de cannabis alors qu’il embarquait pour l’Europe

Les éléments de la Sûreté nationale et de la Douane au port de Nador ont procédé samedi à l’arrestation d’un individu impliqué dans une tentative de trafic de 290 kg de résine de cannabis. Il est également soupçonné de faire partie d’un réseau criminel de trafic international de drogue et de psychotropes.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Province de Castellón) : la Guardia civil a saisi plus de 3 tonnes de haschich dans le port de Vinaròs

Selon des témoins, la Garde civile a arrêté au moins 5 personnes et une autre a pu s’enfuir après avoir sauté à l’eau depuis le bateau.

Le bateau est immobilisé dans le port de Vinaròs par la Guardia civil.

La embarcación permanece precintada en el puerto de Vinaròs, donde la inmovilizó la Guardia Civil.JAVIER FLORES

Le bateau est immobilisé dans le port de Vinaròs par la Guardia civil.

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ESPAÑA 🇪🇸 (ADUANAS – VIGILANCIA ADUANERA) : desmantelada organización que intentó introducir 15 toneladas de hachís

La operación se salda con 8 detenidos, 15.000 kilos de hachís intervenidos y la incautación de 2 embarcaciones. Operación realizada conjuntamente con @guardiacivil  @Europol y policía judiciaria de Portugal.

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