FRANCE 🇫🇷🇫🇷 (DNRED – Surv de la Douane – BSI de Lyon) : le « go fast » était attendu par un comité d’accueil douanier

C’est à Chanas, au péage sur l’A7 que la réception du fourgon suivi à la trace par les gabelous avait été organisée. Résultat 339 kilos de haschich.

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FRANCE 🇫🇷 (Surv de la Douane – BSI de Clermont-Ferrand) : 200 kilos de résine et d’herbe de cannabis dans un semi-remorque immatriculé en Espagne intercepté par les douaniers 

Contrôle d’initiative payant

Le camion contrôlé n’était pas signalé, et ils sont nombreux… mais le flair des gabelous a payé. Ils ont décidé d’intercepter un semi-remorque immatriculé en Espagne jeudi dernier sur l’autoroute A75 à hauteur de Coudes dans le Puy-de-Dôme.

Le semi-remorque était rempli de de palettes de feuilles de papier destinées au nord de la France. Mais deux palettes différentes stockées en fond de chargement ont attiré l’attention des agents. A l’intérieur de plusieurs cartons : 200 kg de résine et d’herbe de cannabis.

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MAURICE 🇲🇺 (saisie de 243 kilos d’héroïne et 26 kilos de haschisch) : un autre membre de la famille Gurroby a été arrêté et inculpé de trafic de drogue

La police poursuit son enquête sur la saisie de 243 kilos d’héroïne et 26 kilos de haschisch le 2 mai . Un autre membre de la famille Gurroby a été arrêté.

Il s’agit de Nogesh, neveu de Ritesh Gurroby.

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FRANCE 🇫🇷 (Surv de la Douane – BSI de Tours) : le camion espagnol transportait 172 kg de pollen de cannabis

Mercredi, au pégage de Monnaie, la brigade de surveillance des douanes de Tours a saisi dans sa camion transportant du carrelage entre l’Espagne et la France, des cartons contenant des boules de la taille d’une orange, avec à l’intérieur du pollen de cannabis. D’autres boules ont aussi été saisies dans une caché aménagée à l’intérieur de la remorque. Au total, les douanes ont découvert 172 kg de pollen de cannabis. 

En prime, le chauffeur routier de nationalité espagnole, a été condamné ce vendredi 28 mai à 3 ans de prison par le tribunal judiciaire de Tours pour importation, détention et transport de stupéfiants.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST Marseille) : un réseau de trafic de drogue démantelé, 18 interpellations

Plus de 173 kg de cannabis, 200 000 euros et des armes ont été saisis.

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FRANCE 🇫🇷 (Interpol) : Sofiane Hambli de nouveau en cavale

Mais où est donc passé Sophiane Hambli ? Selon nos informations, une notice rouge Interpol vient d’être émise par la France à l’encontre de ce trafiquant de drogue français de grande envergure, assortie de trois photos anthropométriques de l’intéressé.

Ces fiches sont destinées à alerter les autorités de police du monde entier sur les fugitifs recherchés à l’échelle internationale. Autrement dit, ce personnage central de la retentissante affaire dite du scandale des « stups », un dossier pour lequel il a été doublement mis en examen en compagnie notamment de François Thierry, l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis, remplacé par l’Ofast en janvier 2020), serait de nouveau en cavale. Il en compte déjà un certain nombre à son actif.

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FRANCE 🇫🇷 (Gard – Surv de la Douane – BSI) : un conducteur interpellé par les douaniers avec 270 kg de résine de cannabis

Le suspect a été remis à l’antenne marseillaise de l’office anti anti-stupéfiants (Ofast)… comme toujours.

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FRANCE 🇫🇷 (Surv de la Douane – DR de Perpigan) : ni facture, ni CMR pour justifier le transport des 900 kilos de cannabis

En embuscade ou en contrôle aléatoire dans les Pyrénées-Orientales au Perthus, les douaniers de la BSI ont saisi lundi 17 mai 900 kg de résine de cannabis et 60 kg d’herbe.dans un poids lourd, dissimulés au milieu d’une cargaison de citrons.

 

Le directeur des douanes de Perpignan Benoît Godart

Le conducteur roumain interpellé a été condamné vendredi à cinq ans de prison, à 10 ans d’interdiction du territoire et à 1,5 million d’euros d’amende…qui ne sera jamais payée.

 

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – Gendarmerie) : sur l’A10, à Gidy, les gendarmes interceptent un ‘go fast’ qui transportait 96 kilos de haschich

Un go fast a été intercepté sur l’A10, entre les Yvelines et le Loiret, mardi 18 mai. Dans l’un des véhicules se trouvaient 96 kg de résine de cannabis.

Trois Yvelinois ont été mis en examen pour trafic de stupéfiants.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Andalousie) : depuis plus de 30 ans, les structures mises en place, la logistique criminelle, les contacts et ramifications avec différents services spéciaux sont toujours d’actualité

NARCOTRAFIC : le trombinoscope des années 90

Carlos Gaston Ferran, dit « Le Grand »

ICI lors d’un séjour en Algérie dans sa jeunesse.


Jean Gilbert Para, un proche collaborateur de Charles Ferran, disparu le 11 mai 2002, dans la région de Ronda en Andalousie. (Son 4X4 a été retrouvé criblé de balles!)

Il était copropriétaire avec Carlos Ferran, Edouard ´Doudou´ Mari-Chica et Abdel Omar (Adiel OUANOUGLU) »Le Chacal » du ´My Lady Palace´ y ´Play Boy´ de Marbella et d’autres établissements similaires à Torremolinos et Benalmádena. Il gérait aussi un restaurant Plaza del Socorro à Ronda.



Adiel OUANOUGLU ou Abdel OMAR, dit « Le Chacal ».

enregistré par les autorités françaises de la DNRED et de l’OCRTIS

« C’est un personnage qui a fait bénéficier la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, NDLR) comme d’autres services français d’un carnet d’adresses très étoffé« , expliquait Jean-Michel Pillon, chef de bureau au sein de la direction des douanes lors d’une audition devant la brigade financière en mars 2016

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Alain David Benhamou dit ´Doudou´ Mari-Chica

Le beau-frère de Carlos Ferran

ici à Marbella

 


Ricardo RUIZ COOL, commissaire de Police à Estepona (Andalousie) dans les années 90, chargé de la sécurité des GAL sur la Costa del Sol, était un contact très proche de Carlos Ferran. Il mettait à sa disposition le fichier de la Police Nationale espagnole et sécurisait les rendez-vous de Carlos Ferran avec Rafael Vera, le ministre espagnol de la sécurité.

Son adjoint à Estepona, Florentino Villabona Madera pourrait, j’en suis certain nous parler de cette grande époque, s’il n’est pas frappé d’amnésie sélective. Aujourd’hui, il est « Director Adjunto Operativo (DAO) de la Policía »!


Le GAL

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Felipe Gonzalez (au centre), le fondateurs du GAL et ses meilleurs collaborateurs Rafael Vera (à gauche) et José Barrionuevo.

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ESPAGNE (les années sombres du terrorisme et du narcotrafic d’Etat): retour sur les cloaques de Felipe Gonzalez, José Barrionuevo, José Luis Corcuera, Rafael Vera et des mercenaires du GAL

LIRE: NARCO-TERRORISMO (G.A.L.): los mercenarios de la OAS en España.

ET aussi: l’histoire du GAL

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La DNRED était copropriétaire de ce restaurant en bordure de mer à Estepona avec Marc Fievet

Lire plus :
DOUANE FRANÇAISE : quand la DNRED tenait un restaurant à Estepona en Andalousie

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SPAIN 🇪🇸 (Marbella) : the Costa del Sol is home to more than 100 different criminal organisations

They range from extremely powerful, tightly structured mafias, like the Serbian, Morrocan and Dutch groups, to gangs of small-time burglars. Most groups specialise in one or more of the various activities that revolve around trafficking drugs: buying merchandise, protection and security, transportation, distribution, money laundering. Almost none of these groups can manage the whole process by themselves, which makes collaboration essential.

A prosecutor in the region put it like this: “Anyone who thinks that the criminal organisations are the same as they were before – structured like a pyramid, managing every aspect of the business – well, they’re wrong. It’s not like that any more. It’s a lot more like in the TV series ZeroZeroZero, where everyone has to form alliances and each group takes on certain things. They’re not cartels, they’re service providers: it’s the Uberisation of organised crime.” Because of this, there’s also no division of territory. “It’s not possible to make a map, like they’ve done, for example, with Mexico,” he says. “Instead, you’d have to make a diagram that reflects the division of labour, the different roles and activities of each organisation.”

The groups in Costa del Sol, said one Marbella-based drug trafficker, “are talking with each other all day long, asking each other questions”. Everyone knows everything, he said, “and almost everyone knows each other”. Meetings take place in discreet locations: shopping centres, fast-food restaurants or parks, or during a stroll through a public garden in a luxury development.

While there might not be any clearly marked territories on the Costa del Sol, each group has its own stomping grounds – the businesses and other locations they frequent and control. And it’s important, the trafficker said, sipping his drink, that everyone knows the rules. “If a Brit walks into an Albanian gym, for example, he’s gonna have a problem.” The Irish have their own pubs in Puerto Banús; the Moroccans have their own bars, where there’s no (public) alcohol consumption but they smoke shisha; the Colombians hang out at the shopping centres; the Camorra have their pizzerias, and there are specific hotels for English gangsters. The police know a lot of these places by name.

Beyond its own frontiers, Marbella is inextricably linked to Dubai by crime.

Most of the area’s criminal groups live between these two cities. “Dubai is like Marbella but with no rules and no law,” said one high-level Costa del Sol criminal. “It’s extremely rare for them to arrest anyone there. It’s only happened a few times, and always for some underlying political reason. Most of the top bosses live there, and then they spend the summer in Marbella. The soldados go to Dubai when they feel like they’re under surveillance. We’re protected there. There’s no extradition.”

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane – BSI de Montbéliard) : les douaniers du Doubs saisissent 400 kg de cannabis sur l’A36

Le contrôle s’est déroulé sur l’aire du Charme, le long de l’A36 dans la nuit de jeudi à vendredi et plus de 400 kg d’herbe de cannabis ont été découverts dans un ensemble routier en provenance d’Espagne.

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane aux champs – BSI des cultures illicites) : les douaniers mettent la main sur 166 pieds de cannabis cultivés dans un garage à Vaudringhem

FRANCE 🇫🇷 (Hautes-Alpes – Montgenèvre) : 10 kilos de drogue saisis par la PAF (police aux frontières)

Dans la soirée de mercredi à jeudi, les policiers ont procédé au contrôle d’un véhicule occupé par deux individus.

Rapidement, les deux hommes ont pris la fuite pour tenter de semer les policiers. Au passage, ils se sont débarrassés d’un sac, jeter depuis la voiture sur la chaussée. À l’intérieur, pas moins de dix kilos d’herbe de cannabis.

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MAROC 🇲🇦 (Boucraa) : saisie de 1.264 kilos de Chira !

Les éléments du service préfectoral de la police judiciaire de Laâyoune ont mis en échec, lundi soir, une tentative de trafic international de drogue et saisi une tonne et 264 kilogrammes de Chira.

Les perquisitions effectuées à « Boucraa » ont permis de retrouver deux ballots de Chira d’un poids total de 62 kg, avant que les recherches et investigations n’aboutissent à la saisie de deux voitures et de 39 ballots supplémentaires de la même drogue, enfouis aux environs de « Gueltat Zemmour », à environ 200 kilomètres de Laâyoune, précise le communiqué.

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FRANCE 🇫🇷 (Lyon) : 78 kilos de cannabis et 3 kilos de cocaïne saisis dans le quartier Mermoz

Les enquêteurs du GLSES (Groupe de lutte contre les stupéfiants et l’économie souterraine), bien rencardés, ont surveillé un jeune homme de 25 ans, originaire de Feyzin, déjà connu pour trafic de stupéfiants et, l’ont contrôlé le 11 mai en fin de matinée alors qu’ il transportait un sac dans lequel se trouvait une centaine de grammes de cocaïne.

Dans son appartement, 78 kilos de résine de cannabis et 3,125 kilos de cocaïne et 20 000 euros en espèces.

Il dort désormais en prison.

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MAROC 🇲🇦 (Interpol) : Sofiane Hambli aurait été incarcéré n’était qu’une rumeur !

Un mandat international d’arrestation délivré par la France sur la personne de Sofiane Hambli aurait été mis à exécution par les autorités policières marocaines.

A suivre

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane – BSI) : plus de 70 kilos d’herbe de cannabis et de coke saisis en Auvergne Rhône-Alpes par les gabelous

Plusieurs saisies de stupéfiants ont été réalisées, dont 1,18 kg de cocaïne cachés dans un véhicule, 40,40 kg d’herbe de cannabis dissimulés dans les roues de secours situées sous la remorque d’un camion découverts avec l’appui d’une équipe maître-chien et 30,62 kg de cocaïne dans une cache aménagée d’un véhicule .source

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FRANCE 🇫🇷 (Plongée dans un des territoires perdus de la République) : un policier témoigne

Politique-ville-témoignage-policier© Bumble Dee – Shutterstock

Article extrait du numéro spécial « Politique de la ville : 40 ans d’échecs payés par les Français ».

Sur le terrain. Olivier C., jeune policier de 27 ans, opère dans une cité de la banlieue parisienne. Il raconte son quotidien à Contribuables Associés.

« Des groupes de jeunes à plusieurs points stratégiques, chargés de surveiller toutes les personnes qui s’aventurent à pied ou en véhicule, avec des plaques d’immatriculation inscrites sur les murs pour identifier les véhicules banalisés de la Police nationale.

Des conducteurs de moto-cross ou de scooters sans casque traversent le quartier à longueur de journée durant les horaires d’ouverture des points de deal pour veiller au bon déroulement des ventes de produits stupéfiants.

Plusieurs chaises installées au pied des tours ou des canapés dans les halls avec des groupes d’individus en train de fumer la chicha en attendant le client.

Des consommateurs accros qui défilent et sont facilement identifiables par les services de police. Ils se présentent et passent leur commande aux fumeurs de chicha.

À la nuit tombée, plusieurs fois par mois, le quartier est en pleine ébullition.

Un autre individu est positionné dans les étages supérieurs avec les doses sur lui, mais en petite quantité en cas d’interpellation, se charge de vendre de la résine de cannabis, de l’herbe, de l’héroïne ou de la cocaïne en fonction de la demande. Cela ne dure que quelques instants.

Quand la quantité s’amenuise, il va se réapprovisionner chez une « nourrice », qui conserve la drogue en grande quantité chez lui.

À la nuit tombée, plusieurs fois par mois, le quartier est en pleine ébullition. Les mouvements sont limités et l’éclairage public subit des coupures programmées.

Une livraison par un go-fast va avoir lieu pour réapprovisionner le trafic.

Aucune sanction !

Bienvenue au cœur d’un quartier livré à lui-même.

Si le site est classé en QRR (quartier de reconquête républicaine), il sera fait appel à des renforts supplémentaires de policiers pour tenter de mettre un coup d’arrêt à ces trafics.

À la sortie du quartier, les acheteurs sont contrôlés par des policiers en véhicule sérigraphié ou banalisé.

Si la dose est découverte, l’acheteur sera verbalisé via la nouvelle amende forfaitaire délictuelle d’un montant de 150 euros.

De quoi remplir les caisses de l’État, les tableaux statistiques des commissaires de police et réduire les procédures judiciaires qui sont très coûteuses et ne débouchent sur aucune sanction.

Démanteler le point de deal prend plusieurs mois voire des années.

Lorsque les policiers entrent dans le quartier, les guetteurs donnent l’alerte en sifflant et tous les oiseaux s’envolent.

Au pied de l’immeuble, les jeunes se laissent contrôler plus ou moins facilement et ne sont jamais trouvés porteurs de substances sur eux.

Démanteler le point de deal est un travail difficile, qui prend plusieurs mois voire des années. Il est impossible d’obtenir des informations de la part des habitants qui vivent sous la loi du silence et dans la peur de subir des violences.

Quid de la nouvelle plateforme « moncommissariat.fr » mise en place par le ministère de l’Intérieur pour signaler les points de deal ? Les délinquants vivent désormais selon l’adage « Pour vivre heureux, vivons cachés ».

La présence policière nuit au bon fonctionnement du commerce local et les trafiquants ont bien compris qu’il fallait maintenir le calme au sein du quartier pour ne pas être dérangé.

En cas d’incident ou d’émeute, à la suite d’une interpellation qui tourne mal ou du démantèlement d’un réseau, des forces mobiles sont envoyées par le préfet pour des périodes allant d’une à trois semaines.

Les CRS procèdent à quelques interpellations et apaisent les tensions.

Plus personne n’est visible jusqu’à leur départ, le plus rapide possible pour le réseau, et le commerce reprend ses droits.

Une annonce mal vécue !

Le président de la République a annoncé le « Beauvau de la sécurité » fin janvier [2021, NDLR], pour une durée de quatre mois avec des réunions thématiques tous les 15 jours.

L’objectif ? Trouver comment retisser le lien police/population, revoir la doctrine du maintien de l’ordre, renforcer le statut des policiers, etc.

99,6 % des interventions se déroulent sans incident.

L’annonce de la mise en place d’une plateforme pour dénoncer les discriminations commises par les fonctionnaires de police a été très mal vécue par l’institution.

À chaque affaire de violences commises par quelques-uns, c’est sur l’ensemble de la Police nationale que l’opprobre est jeté, alors que 99,6 % des interventions se déroulent sans incident.

Les politiques lâchent et discréditent complètement les agents chargés de la protection des personnes, des biens et des institutions. Un sondage de 2017, avant l’élection présidentielle, indiquait que 52 % des policiers votent pour le Rassemblement National.

La pression du chiffre : Ce ne sont pas les renforts supplémentaires de policiers, la mise à disposition temporaire des unités mobiles, ou le « Beauvau de la sécurité » qui permettront de juguler la criminalité ou la délinquance dans les quartiers.

Encore moins la pression du chiffre imposée par les commissaires de police aux effectifs présents sur le terrain. Il est plus intéressant de verbaliser ou d’interpeller les clients que le vendeur lui-même.

Le vendeur représentera un bâton dans les tableaux statistiques alors que les multiples clients, facilement identifiables, garniront gracieusement les comptes bancaires des commissaires de police via des primes de résultats exceptionnels par des tableaux bien remplis.

Plus qu’une politique répressive, c’est par une politique de prévention efficace que le travail doit se faire. La reconquête des quartiers doit s’appliquer par un retour des services publics.

Là où la République est absente, le séparatisme apparaît et des micro-sociétés se forment.

À quand la sécession ?

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SYRIE 🇸🇾 : la frontière entre la Syrie et le Liban est une zone de non-droit

Le Captagon, une manne pour Bachar el-Hassad et le narco-État syrien

«Je savais ce qu’on me demandait de faire. Ils voulaient l’ingrédient principal du Captagon. Et cette drogue est un sale business.» Ces mots sont ceux d’un homme, interrogé par le Guardian, qui a décidé de quitter la Syrie et sa ville de Lattaquié en 2015 pour gagner l’Europe, effrayé à l’idée de trafiquer de la fénétylline et de tremper dans ces mortelles affaires.

Lui a migré, mais beaucoup sont restés et sont entrés dans le jeu. Ainsi que l’explique le quotidien britannique, le Captagon est, pour la région syrienne comme pour son immédiate voisine libanaise, devenu une industrie florissante.

Dans des pays économiquement ravagés, cette «cocaïne du pauvre», utilisée à fins récréatives mais aussi parfois guerrières, est même l’une des industries les plus en vue, en croissance rapide. Au point, raconte le Guardian, de «rivaliser avec le PIB à plat du pays» et de devenir, pour Bachar el-Hassad et son clan, une précieuse source de revenus pour s’accrocher au pouvoir.

La frontière entre la Syrie et le Liban est une zone de non-droit, que le régime a tout intérêt à conserver en l’état.

Dans ce chaos administratif s’est organisé un cartel digne de celui de Sinaloa, au Mexique. Sur une route allant de la vallée libanaise de la Bekaa à la ville-frontière syrienne de Qousseir, les trafics vont bon train, les uns fournissant aux autres les ingrédients nécessaires à la confection du Captagon.

Des miliciens, des figures politiques locales ou des lignées de criminels ont mis la main sur le business –quiconque souhaite en croquer devra en payer le prix. «Ce sont des gens très dangereux», affirme un officiel libanais, interrogé à Beyrouth par le Guardian. «Ils n’ont peur de personne, ils se cachent à la vue de tous.»

Les regards se tournent également vers le port de Lattaquié, plaque tournante de cette chaîne du Captagon. Un cousin de Bachar el-Assad, Samer el-Assad, y règne en maître: selon le quotidien britannique, il fournit un accès aux réseaux et une protection contre une part du marché.

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