Un mandat international d’arrestation délivré par la France sur la personne de Sofiane Hambli aurait été mis à exécution par les autorités policières marocaines.
A suivre
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Plusieurs saisies de stupéfiants ont été réalisées, dont 1,18 kg de cocaïne cachés dans un véhicule, 40,40 kg d’herbe de cannabis dissimulés dans les roues de secours situées sous la remorque d’un camion découverts avec l’appui d’une équipe maître-chien et 30,62 kg de cocaïne dans une cache aménagée d’un véhicule .
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Politique-ville-témoignage-policier© Bumble Dee – Shutterstock
Article extrait du numéro spécial « Politique de la ville : 40 ans d’échecs payés par les Français ».
Sur le terrain. Olivier C., jeune policier de 27 ans, opère dans une cité de la banlieue parisienne. Il raconte son quotidien à Contribuables Associés.
« Des groupes de jeunes à plusieurs points stratégiques, chargés de surveiller toutes les personnes qui s’aventurent à pied ou en véhicule, avec des plaques d’immatriculation inscrites sur les murs pour identifier les véhicules banalisés de la Police nationale.
Des conducteurs de moto-cross ou de scooters sans casque traversent le quartier à longueur de journée durant les horaires d’ouverture des points de deal pour veiller au bon déroulement des ventes de produits stupéfiants.
Plusieurs chaises installées au pied des tours ou des canapés dans les halls avec des groupes d’individus en train de fumer la chicha en attendant le client.
Des consommateurs accros qui défilent et sont facilement identifiables par les services de police. Ils se présentent et passent leur commande aux fumeurs de chicha.
À la nuit tombée, plusieurs fois par mois, le quartier est en pleine ébullition.
Un autre individu est positionné dans les étages supérieurs avec les doses sur lui, mais en petite quantité en cas d’interpellation, se charge de vendre de la résine de cannabis, de l’herbe, de l’héroïne ou de la cocaïne en fonction de la demande. Cela ne dure que quelques instants.
Quand la quantité s’amenuise, il va se réapprovisionner chez une « nourrice », qui conserve la drogue en grande quantité chez lui.
À la nuit tombée, plusieurs fois par mois, le quartier est en pleine ébullition. Les mouvements sont limités et l’éclairage public subit des coupures programmées.
Une livraison par un go-fast va avoir lieu pour réapprovisionner le trafic.
Aucune sanction !
Bienvenue au cœur d’un quartier livré à lui-même.
Si le site est classé en QRR (quartier de reconquête républicaine), il sera fait appel à des renforts supplémentaires de policiers pour tenter de mettre un coup d’arrêt à ces trafics.
À la sortie du quartier, les acheteurs sont contrôlés par des policiers en véhicule sérigraphié ou banalisé.
Si la dose est découverte, l’acheteur sera verbalisé via la nouvelle amende forfaitaire délictuelle d’un montant de 150 euros.
De quoi remplir les caisses de l’État, les tableaux statistiques des commissaires de police et réduire les procédures judiciaires qui sont très coûteuses et ne débouchent sur aucune sanction.
Démanteler le point de deal prend plusieurs mois voire des années.
Lorsque les policiers entrent dans le quartier, les guetteurs donnent l’alerte en sifflant et tous les oiseaux s’envolent.
Au pied de l’immeuble, les jeunes se laissent contrôler plus ou moins facilement et ne sont jamais trouvés porteurs de substances sur eux.
Démanteler le point de deal est un travail difficile, qui prend plusieurs mois voire des années. Il est impossible d’obtenir des informations de la part des habitants qui vivent sous la loi du silence et dans la peur de subir des violences.
Quid de la nouvelle plateforme « moncommissariat.fr » mise en place par le ministère de l’Intérieur pour signaler les points de deal ? Les délinquants vivent désormais selon l’adage « Pour vivre heureux, vivons cachés ».
La présence policière nuit au bon fonctionnement du commerce local et les trafiquants ont bien compris qu’il fallait maintenir le calme au sein du quartier pour ne pas être dérangé.
En cas d’incident ou d’émeute, à la suite d’une interpellation qui tourne mal ou du démantèlement d’un réseau, des forces mobiles sont envoyées par le préfet pour des périodes allant d’une à trois semaines.
Les CRS procèdent à quelques interpellations et apaisent les tensions.
Plus personne n’est visible jusqu’à leur départ, le plus rapide possible pour le réseau, et le commerce reprend ses droits.
Une annonce mal vécue !
Le président de la République a annoncé le « Beauvau de la sécurité » fin janvier [2021, NDLR], pour une durée de quatre mois avec des réunions thématiques tous les 15 jours.
L’objectif ? Trouver comment retisser le lien police/population, revoir la doctrine du maintien de l’ordre, renforcer le statut des policiers, etc.
99,6 % des interventions se déroulent sans incident.
L’annonce de la mise en place d’une plateforme pour dénoncer les discriminations commises par les fonctionnaires de police a été très mal vécue par l’institution.
À chaque affaire de violences commises par quelques-uns, c’est sur l’ensemble de la Police nationale que l’opprobre est jeté, alors que 99,6 % des interventions se déroulent sans incident.
Les politiques lâchent et discréditent complètement les agents chargés de la protection des personnes, des biens et des institutions. Un sondage de 2017, avant l’élection présidentielle, indiquait que 52 % des policiers votent pour le Rassemblement National.
La pression du chiffre : Ce ne sont pas les renforts supplémentaires de policiers, la mise à disposition temporaire des unités mobiles, ou le « Beauvau de la sécurité » qui permettront de juguler la criminalité ou la délinquance dans les quartiers.
Encore moins la pression du chiffre imposée par les commissaires de police aux effectifs présents sur le terrain. Il est plus intéressant de verbaliser ou d’interpeller les clients que le vendeur lui-même.
Le vendeur représentera un bâton dans les tableaux statistiques alors que les multiples clients, facilement identifiables, garniront gracieusement les comptes bancaires des commissaires de police via des primes de résultats exceptionnels par des tableaux bien remplis.
Plus qu’une politique répressive, c’est par une politique de prévention efficace que le travail doit se faire. La reconquête des quartiers doit s’appliquer par un retour des services publics.
Là où la République est absente, le séparatisme apparaît et des micro-sociétés se forment.
À quand la sécession ?
Le Captagon, une manne pour Bachar el-Hassad et le narco-État syrien«Je savais ce qu’on me demandait de faire. Ils voulaient l’ingrédient principal du Captagon. Et cette drogue est un sale business.» Ces mots sont ceux d’un homme, interrogé par le Guardian, qui a décidé de quitter la Syrie et sa ville de Lattaquié en 2015 pour gagner l’Europe, effrayé à l’idée de trafiquer de la fénétylline et de tremper dans ces mortelles affaires.
Lui a migré, mais beaucoup sont restés et sont entrés dans le jeu. Ainsi que l’explique le quotidien britannique, le Captagon est, pour la région syrienne comme pour son immédiate voisine libanaise, devenu une industrie florissante.
Dans des pays économiquement ravagés, cette «cocaïne du pauvre», utilisée à fins récréatives mais aussi parfois guerrières, est même l’une des industries les plus en vue, en croissance rapide. Au point, raconte le Guardian, de «rivaliser avec le PIB à plat du pays» et de devenir, pour Bachar el-Hassad et son clan, une précieuse source de revenus pour s’accrocher au pouvoir.
La frontière entre la Syrie et le Liban est une zone de non-droit, que le régime a tout intérêt à conserver en l’état.
Dans ce chaos administratif s’est organisé un cartel digne de celui de Sinaloa, au Mexique. Sur une route allant de la vallée libanaise de la Bekaa à la ville-frontière syrienne de Qousseir, les trafics vont bon train, les uns fournissant aux autres les ingrédients nécessaires à la confection du Captagon.
Des miliciens, des figures politiques locales ou des lignées de criminels ont mis la main sur le business –quiconque souhaite en croquer devra en payer le prix. «Ce sont des gens très dangereux», affirme un officiel libanais, interrogé à Beyrouth par le Guardian. «Ils n’ont peur de personne, ils se cachent à la vue de tous.»
Les regards se tournent également vers le port de Lattaquié, plaque tournante de cette chaîne du Captagon. Un cousin de Bachar el-Assad, Samer el-Assad, y règne en maître: selon le quotidien britannique, il fournit un accès aux réseaux et une protection contre une part du marché.
Les stupéfiants ont été saisis à bord d’un véhicule utilitaire stationné à Bni Makada, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué.
Arrêté à Dubaï où il était réfugié sous une fausse identité, Moufide Bouchibi a été extradé mercredi vers la France
C’est la brigade des stups aidée par la BRI qui a réalisé cette opération.

Un homme écroué !
Pertes de mémoire, boulimie, psychose, angoisses…
Tous ont commencé parce que «c’était cool de fumer», «cool de rouler le plus gros joint», «on t’invitait en soirée», ça crée des liens au moment où l’humain en a le plus besoin, lors de l’adolescence. Avec du recul, tous les interviewés identifient une frontière entre le récréatif et l’addiction pure, sans plaisir : «le moment où tu commences à fumer tout seul chez toi», retranscrit Gabrielle. Si au début les effets sont «amusants», après des mois voire des années de consommation, certains effets négatifs apparaissent. Pour la plupart, cela consiste en une perte de mémoire et des troubles de concentration. «En plus de la perte de mémoire, j’ai eu des troubles alimentaires», révèle Louise, qui avait envie de manger à chaque fois qu’elle tirait sur un joint. Gabrielle, elle, a surtout remarqué son humeur changeante : «j’étais sur les nerfs en permanence. Je pouvais m’énerver pour un rien, et mes proches me le reprochaient. Je pensais que c’était mon caractère, mais c’était un effet secondaire de la drogue», estime-t-elle aujourd’hui.
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La matière grise attaquée
Sans surprise, l’impact cérébral est le plus fort chez les plus gros consommateurs d’alcool. Ceux qui s’autorisent plus de 30 unités par semaine (1) sont six fois plus à risque de présenter une atrophie de l’hippocampe. Cette zone du cerveau joue un rôle dans la mémorisation et l’évolution dans l’espace.
Plus inquiétant, la matière blanche elle-même perd son intégrité. Des dégâts sont observés chez les plus gros adeptes d’ivresse ; leurs fonctions cognitives sont affectées. Ces derniers souffrent aussi de plus de déclin du langage. Les chercheurs l’ont évalué par un test simple, qui consiste à faire citer le plus de mots commençant par une lettre spécifique.
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Le tabagisme est une cause majeure de maladies, associée à un très fort impact sanitaire sur la santé des populations. C’est la première cause de mortalité évitable, avec environ 75 000 décès estimés en 2015, soit environ 13% des décès survenant en France métropolitaine. En moyenne, un fumeur régulier sur deux meurt des conséquences de son tabagisme.
Il n’existe pas de seuil au-dessous duquel fumer ne représente pas de risque. Par exemple, le risque d’être victime d’un cancer du poumon dépend du nombre de cigarettes que l’on fume chaque jour, mais également de l’ancienneté de son tabagisme. Le seul moyen efficace pour réduire ce risque est l’arrêt du tabac.
Des sources parlementaires autorisées indiquent qu’une amnistie générale pourrait être accordée aux cultivateurs de cannabis après l’adoption du projet de loi sur sa légalisation. Sont concernées par cette clémence les personnes déjà jugées, en détention préventive ou recherchées.
Selon les observateurs nationaux et étrangers, qui suivent de près le projet de loi sur la légalisation du cannabis, le Maroc s’apprête à accorder une amnistie générale aux cultivateurs de cette plante. Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, dans son édition du week-end (8 et 9 mai), que des sources parlementaires autorisées confirment que des dizaines de milliers de cultivateurs vont bénéficier de cette clémence.
Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte que les mêmes sources considèrent cette amnistie comme un préalable pour légaliser, dans un climat serein, le cannabis à des fins médicales et industrielles. Un grand chantier sur lequel compte le Maroc pour consolider son économie et trouver de nouveaux débouchés pour le développement des régions concernées par la culture du cannabis.
Rémi Delatte est député Les Républicains de Côte-d’Or. Il participe à la mission d’information sur le cannabis mais se désolidarise de son troisième rapport publié ce 5 mai. Ce dernier propose de légaliser la substance. L’élu prône un dispositif plus répressif et préventif.
C ‘esr ce mercredi 5 mai que les rapporteurs de la troisième mission parlementaire sur l’usage du cannabis Caroline Janvier, élue LREM du Loiret et Jean-Baptiste Moreau, élu LREM de la Creuse, ont présenté le bilan des députés qui ont participé aux échanges. Dans le rapport, ils préconisent la légalisation du cannabis récréatif et la suppression du « tout répressif ».
Pourquoi avez-vous décidé de vous désolidariser du troisième rapport de la mission d’information relative aux usages de la drogue ?
Rémi Delatte : On a une mission qui a travaillé pendant presque un an et demi et qui a réalisé trois rapports distincts. Un sur le cannabis thérapeutique. L’autre sur le cannabis de bien-être. Un troisième sur le cannabis dit récréatif. La première partie de ce troisième rapport porte sur le diagnostic. Si on partage le constat du manque d’efficacité du droit actuel en matière de lutte contre la consommation de stupéfiants, on n’est pas du tout d’accord avec la proposition de légalisation du cannabis qui est faite dans la deuxième partie du rapport.
Il ne faut pas le faire comme cela, sur le coin d’une table. Cela nécessite de s’appuyer sur une concertation beaucoup plus large. L’opportunité offerte par le président de la République qui veut organiser un grand débat sur le sujet est très intéressante. Il ne faut pas partir d’emblée sur l’idée que la légalisation règlera le problème. Il ne faut pas traiter ça à la légère, rapidement, en pensant qu’il n’y a qu’une seule solution. Il faut être mesuré.
Ce rapport propose une légalisation encadrée et régulée, avec un État producteur et l’interdiction de la vente aux mineurs. Pourquoi n’est-ce pas une solution selon vous ?
Derrière, il y a un message qui va être induit. Si c’est légal, c’est qu’on peut le faire. C’est un message qui va à l’inverse de ce que nous souhaitons, à savoir protéger nos populations de la consommation de drogue et de cannabis. Les jeunes s’exposent à des conséquences graves avec des problèmes irréversibles. On a le devoir de protéger nos populations.
Et puis on vient d’autoriser les expérimentations sur le cannabis thérapeutique. Il faut avancer pas après pas et ne pas engager une autorisation sur la consommation de cannabis tous azimuts. Il faut une progression avec beaucoup d’humilité, faisons-le sans passion et avec objectivité, en s’appuyant sur une concertation la plus large possible.
Pourtant au Canada et dans 15 États américains, la légalisation semble se traduire par une baisse de la consommation des mineurs et une réduction du marché noir. Le trafic a diminué de 60% au Canada…
Sur les marchés au Canada, il y a des faits culturels importants à prendre en compte. L’approche dans nos cultures européennes et françaises est différente. Les pays étrangers en Europe qui se sont engagés sur la légalisation du cannabis ne dressent pas un constat forcément très positif. On n’a pas aujourd’hui d’éléments qui nous prouvent que c’est la bonne solution.
Face au camp de la légalisation, il y a celui du répressif. Pourtant, le tout répressif ne ferait pas ses preuves selon le rapport. De 2012 à 2018, le budget alloué aux forces de l’ordre en la matière a augmenté, mais la France est le premier pays d’Europe en termes de consommation du cannabis.
Il faut peut-être être beaucoup plus ferme dans l’application du droit actuel. On se donne vraiment tous les moyens pour combattre les réseaux ? Je n’en suis pas sûr. Quand on voit l’évolution de la violence, je crois qu’il faut qu’on soit très prudent, très ferme, ne pas laisser penser que c’est un sujet qui peut être banalisé.
On est dans un dispositif répressif qui n’a pas été complètement appliqué, qu’il convient de renforcer. Le côté répressif est nécessaire pour mettre à mal les réseaux de trafiquants, mais ce n’est pas la seule voie. J’insiste beaucoup sur la prévention pour les publics jeunes.
La consommation de cannabis des mineurs en France est deux fois supérieure à la moyenne européenne. La légalisation pourrait engendrer 2 millions d’euros de taxes, réinvestis ensuite dans la prévention.
Ça, c’est un faux argument. Les moyens on peut les trouver autrement. Le quoiqu’il en coûte, il est complètement adapté à cette situation. Les taxes ne font pas tout, il y a des marchés parallèles qui s’organisent sur le tabac par exemple. En augmentant les taxes, on vend peut-être moins de volumes de tabac mais on a créé des réseaux parallèles, de la contrebande. Il ne faut pas retomber dans les mêmes travers.
On voit bien que l’on n’est pas bon en termes de prévention. Si les jeunes consomment toujours plus, c’est qu’on ne les a pas suffisamment alertés sur les conséquences pour leur santé. Je crois qu’il faut une politique de prévention plus engagée au niveau de l’éducation nationale et dans la vie courante.
Une consultation en ligne lancée mi-janvier montre que la légalisation est plébiscitée par 80% des 250.000 participants. Lutter contre la légalisation, ce n’est pas aller à l’encontre de la société ?
C’est une consultation dont l’exercice était intéressant. C’est assez représentatif c’est vrai. On est bien conscient en effet que la législation actuelle ne permet pas de régler le sujet. Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire évoluer les choses. Il y a une évolution sociétale. Si on veut répondre aux attentes de notre société, on ne doit pas non plus l’exposer à des risques non maîtrisés et contrôlés. Faire évoluer la législation, sans doute, mais il y a plusieurs voies possibles. La légalisation n’est pas la seule solution que l’on peut proposer à nos concitoyens.
La France n’a pas toujours réprimé l’usage et la commercialisation du cannabis. Entre 1912 et 1954, elle a même organisé son commerce au Maroc, alors sous protectorat français, par le biais de la Régie des tabacs et du kif, à qui elle concédait le monopole. Avant d’en interdire l’usage.
L’histoire, comme souvent, est taquine : alors que les députés d’une mission parlementaire prônent une « légalisation régulée » du cannabis et pointent l’échec de la politique répressive adoptée par le gouvernement, pourtant réaffirmée par Emmanuel Macron dans un entretien accordé au Figaro, un coup d’œil malicieux dans le rétroviseur donne à voir d’étonnants reliefs.
Car la France n’a pas toujours été prohibitionniste, loin s’en faut, et le discours présidentiel, vu depuis le début du XXe siècle, aurait pu interloquer plus d’un gouvernant d’alors. Ainsi, un peu plus d’un siècle plus tôt, à moins de 2 000 kilomètres au sud de Paris, entre 1912 et 1954, elle a même organisé le commerce du cannabis au Maroc, alors sous protectorat français. Avec, en bras armé en territoire marocain, la Régie des tabacs et du kif.
Ce monopole sur le cannabis, la France l’a obtenu lors de la conférence d’Algésiras de 1906. qui fixe le sort du Maroc, l’un des rares pays africains qui n’a pas été pris en charge par une puissance européenne.

Le 29 avril, les agents de la brigade de Millau procèdent au contrôle d’un semi-remorque frigorifique, immatriculé aux Pays-Bas, à la barrière de péage du viaduc de Millau sur l’A75. Le chauffeur indique effectuer un trajet Espagne – Pays-Bas et le CMR révéle qu’il s’agit d’un chargement de granulés plastiques destinés à l’industrie.
Les douaniers , toujours suspicieux et souvent bien rencardés décident de poursuivre les investigations au siège de l’unité.
Là, bingo ! Ils découvrent 100 sachets transparents rectangulaires, contenant chacun plus ou moins 9 kg de pollen de cannabis pour un poids total brut de 929 kg de pollen de cannabis
Cannabis : un rapport parlementaire critique « l’hypocrisie des discours de fermeté »°°°°
Légaliser le cannabis pour « reprendre le contrôle » face aux trafiquants et mieux protéger les mineurs : c’est ce que recommandent les députés d’une mission parlementaire dans un rapport publié mercredi 5 mai, aux antipodes de la lutte antidrogue défendue par le gouvernement. Pilotée par certains membres de la majorité présidentielle, la mission se défend de « faire preuve de laxisme » et constate « l’échec » des politiques publiques, après de multiples auditions de médecins, policiers, magistrats et chercheurs.
« L’État assiste de manière impuissante à la banalisation du cannabis chez les jeunes et à la détérioration de la sécurité [malgré] une politique répressive française qui coûte cher et mobilise à l’excès les forces de l’ordre. »
Dans leur rapport
« Le budget alloué à la police, à la gendarmerie et aux douanes pour la lutte antidrogue a quasiment doublé entre 2012 et 2018 pour atteindre 1,08 milliard d’euros annuels » remarquent-ils.
Pourtant, la France reste championne d’Europe de la consommation de cannabis, avec 5 millions d’usagers annuels et 900 000 fumeurs quotidiens. En léger recul, la consommation des mineurs reste deux fois supérieure à la moyenne européenne. Un « échec » sanitaire patent, malgré une politique qui cible plus les consommateurs de cannabis que les trafiquants. Sur les 160 000 infractions à la législation sur les stupéfiants relevées en 2020, 81% concernent l’usage.
Le rapport déboulonne au passage le « mythe » d’une France parmi les plus répressives d’Europe. Si l’usage de drogues est passible d’un an de prison et de 3 750 euros d’amende, l’immense majorité des consommateurs écope tout juste d’un rappel à la loi ou d’une amende. Quant au trafic, la moyenne des peines prononcées pour la détention de 10 kilos de cannabis classe la France comme… le troisième pays européen le moins répressif.
Les députés dénoncent donc « l’hypocrisie des discours de fermeté régulièrement tenus ». Emmanuel Macron a récemment fait de l’éradication des trafics de stupéfiants « la mère des batailles » et son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin salue sur Twitter chaque « démantèlement » de « point de deal ». Cette politique, avec son plan anti-stupéfiants et l’instauration depuis septembre d’une amende forfaitaire pour usage de drogues de 200 euros, semble toutefois aux yeux des députés « condamnée à échouer comme les précédentes ».
Malgré une condamnation à 71 ans de prison, le général Enrique Rodriguez Galindo, connu pour ses liens avec le Gal et le trafic de drogue, a vécu libre, sous contrôle judiciaire, au cours des deux dernières décennies. Il est mort de la Covid-19 le 13 février, date de la Journée internationale contre la torture. Il allait fêter ses 82 ans.
Sa réputation s’est forgée dans les années 80 et ce n’est qu’en 1999 qu’il a dû répondre de ses actes devant l’Audience nationale espagnole. Il a été condamné dans les procès du Gal, plus particulièrement, dans la disparition et la mort de Joxean Lasa et Joxi Zabala, réfugiés basques enlevés à Bayonne en 1983.
Après cinq ans derrière les barreaux, le gouvernement de Rodriguez Zapatero lui avait rendu la liberté en 2004 pour des raisons de santé.
Dans la mémoire collective basque, seul un autre personnage atteint le même niveau au panthéon de l’infamie, le responsable de la police espagnole franquiste Meliton Manzanas.
NARCOTRAFIC (Costa del Sol – GAL, Policia, Guardia civil): le trombinoscope des années 90
Le Hezbollah est accusé d’exploiter le désarroi en Syrie en produisant de la drogue dans ce pays ravagé par la guerre avant de les exporter à des fins financières. Les agences de lutte contre les stupéfiants ont récemment déjoué plusieurs opérations de contrebande. (AFP)
Les fruits et légumes libanais ne sont plus les bienvenus en Arabie saoudite après que les autorités portuaires vigilantes du Royaume ont déjoué une tentative de contrebande de stupéfiants dans les grenades.
Le mois dernier, les douaniers du port islamique de Jeddah ont saisi plus de 5 millions de pilules de Captagon savamment cachées dans un envoi de grenade en provenance du Liban. Par ailleurs, des pilules d’amphétamine cachées dans une cargaison de grenade en provenance du Liban ont été saisies dans le port King Abdulaziz de Dammam.
Le Royaume a répondu à l’incident en interdisant l’importation et le transit de fruits et légumes en provenance du Liban.
Waleed Al-Bukhari, l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Liban, a révélé qu’il y avait eu des tentatives de contrebande de plus de 600 millions de pilules du Liban au cours des six dernières années.
La tentative ratée de faire passer les pilules d’amphétamines en Arabie saoudite est très probablement liée au groupe chiite aligné sur l’Iran avec une branche militaire active, a déclaré une source anonyme à l’Independent Persian.
La source a souligné l’association réputée du Hezbollah avec la contrebande de drogues, y compris les pilules de Captagon fabriquées en Syrie, une accusation que le groupe nie vigoureusement.
La source a ajouté que le Hezbollah, en vertu de son autorité sur les points de contrôle frontaliers «légaux et illégaux» entre la Syrie et le Liban, pouvait avoir un contrôle sur toutes les opérations liées à la drogue.
Les responsables et les politiciens du Hezbollah n’ont pas encore commenté les accusations.
source et plus en langue anglaise

La Guardia Civil ha intervenido casi cinco toneladas de hachís y detenido a ocho miembros de una de las redes criminales más activas dedicadas a introducir grandes cantidades de droga desde Marruecos a España, donde la almacenaban en las provincias de Málaga, Cádiz y Almería para distribuirla por Europa.
Vendredi 30 avril, peu avant 10 heures, à l’occasion d’une opération, les douaniers de la BSI ont procédé à l’interpellation d’un chauffeur de camion en provenance d’Espagne dont le véhicule était lesté de 929 kilos de résine de cannabis.
Le chauffeur, d’origine polonaise en provenance d’Espagne, se rendait, au Pays-Bas.
Une autre inquiétude grandit : que les bassins connaissent une « dérive havraise », où la criminalité organisée a mis le pied dans le port avec la complicité des dockers les plus jeunes.
Pour Guy Jean-Baptiste : « Le renseignement est particulièrement difficile à obtenir dans un port en raison notamment de la puissance des corporations qui y travaillent », relève le directeur des douanes à Marseille.
« Ce n’est pas un scoop qu’il est difficile de travailler sur le port » souffle en écho le patron de la police judiciaire Éric Arella, « pour des raisons que vous connaissez et sur lesquelles je ne m’étendrai pas »
Extrait d’ une enquête d’Olivier-Jourdan Roulot et Xavier Monnier à lire dans le numéro de mai de GQ (en kiosques cette semaine)
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» J’ajouterai qu’hormis l’omerta établie par la peur de représailles qui peuvent aller jusqu’à l’élimination pure et simple de celui qui rencarderait les autorités, qu’elles soient douanières ou policières, le flou de la Perben 2 vis à vis des repentis qui n’offrent aucune garantie à ces derniers et l’exemple accablant de la lâcheté et du manque d’honneur des DG de la Douane Française, toujours en mémoire suite au lâchage de Marc Fievet, cet agent free-lance infiltré pour le compte de la DNRED et adoubé par le ministre Michel Charasse ne peut encourager des vocations. Ce serait suicidaire ! »
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Un rapport confidentiel de la DNRED (Direction nationale du renseignement douanier) et de l’OFAST (l’Office anti-stupéfiants), que GQ a pu consulter, est explicite : depuis 2014, à peine 379 kg de cocaïne ont été saisis dans le premier port de France.
Surtout, et pire encore, pas un gramme depuis 2016. Seule une cargaison de 400 kg avait été découverte par un mécanicien lors de la réparation d’un navire à Fos en 2018. Un bilan étonnant alors que la production mondiale de cocaïne explose, que les conteneurs ont les faveurs des trafiquants et que les saisies dans les grands ports européens, d’Algésiras à Barcelone en passant par Anvers ou Rotterdam, se chiffrent chaque année en demi-douzaines voire en dizaines de tonnes.
« Pour les trafiquants, Marseille-Fos représente un important marché potentiel. Il concentre un trafic de plus d’un million de conteneurs et accueille un des premiers armateurs mondiaux, CMA-CGM », s’inquiète le renseignement douanier dans son rapport de 2019 sur le trafic de stupéfiants dans les ports commerciaux français. Avant de tempérer les angoisses naissantes : ce « port de destination finale présente un degré de sensibilité (…) inférieur aux hubs portuaires tels que le port du Havre ». Sur l’ampleur du trafic, il convient néanmoins de rester prudent. « Les saisies s’avèrent assez aléatoires et faibles en nombre, ce qui peut s’expliquer par un trafic de conteneurs moins important et le nombre limité de lignes directes depuis l’Amérique du Sud. » Pour autant, le rapport invite à « s’interroger sur l’exploitation par les trafiquants des lignes sans transborde-ment en provenance des pays du Maghreb et à destination de Marseille-Fos ».
Des lignes jugées « particulièrement à risque ».
Et les rédacteurs de conclure sur les difficultés à obtenir du renseignement, « amplifiées pour la zone de Marseille-Fos, particulièrement difficile à pénétrer ». « Évidemment, de la drogue passe par le port et on en a raté énormément », peste une magistrate du parquet, pointant les obstacles aux investigations : le grand port maritime Marseille-Fos s’étire sur trois sites et d’immenses superficies, notamment à Fos, et les bureaux des services douaniers chargés des enquêtes et du renseignement sont à l’extérieur – même si 220 gabelous travaillent au quotidien dans l’enceinte du port. » Il faut dire les choses, reprend la parquetière, on n’a aucun informateur sur les quais. »
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C’est pas étonnant qu’il n’y ait aucun informateur qui vienne toquer à la porte de l’Échelon de la DNRED de Marseille quand on sait comment la Douane Française a traité l’un de ses meilleurs infiltrés !
Marc Fievet AKA NS 55 DNRED est un exemple accablant de la lâcheté et du manque d’honneur des DG de la Douane Française puisque malgré des informations de première ordre donnée à la DNRED, la Douane française l’a laissé partir pour une odyssée carcérale de 3888 jours en Espagne, Angleterre, Canada et en France.
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DOUANE FRANÇAISE (DNRED – Années 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994): qui est donc Marc Fievet ?