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Archives pour la catégorie Cannabis – Hachis – Haschich
« On a des résultats, notamment grâce aux opérations ‘Place nette’ qui se multiplient, qui nous permettent de rendre des quartiers à des français qui les avaient perdus parce qu’ils étaient tenus par les trafiquants, je vous confirme qu’on va continuer à en créer, vu les budgets en très forte augmentation du ministère de la Justice pour aller encore plus vite« .
Fernando Jacobo Mayans Fuster, 51 ans, originaire de Saragosse en Espagne, est arrivé à l’aéroport le mercredi 1er mai, après avoir pris un vol depuis Los Angeles aux États-Unis, via Londres Heathrow.
Après contrôle, des agents des forces frontalières ont localisé 278 colis répartis dans huit sacs séparés. valises et paquets de cannabis. Un certain nombre de bagages avaient été enregistrés au nom de ses enfants, qui voyageaient avec lui. Au total, plus de 158 kilos de cannabis ont été saisis,
En 1920, une mesure drastique est imposée aux citoyens américains : la consommation d’alcool est interdite sur l’ensemble du territoire. Loin de régler les problèmes sociaux, la mesure aura finalement pour effet de généraliser la corruption et de favoriser la criminalité organisée aux Etats-Unis.
Avec Romain Huret, Historien des Etats-Unis, président de l’EHESS
C’est probablement l’un des plus beaux échecs de l’histoire des interdictions, l’un des plus beaux effets pervers disponibles par le passé, ou bien encore la preuve que l’enfer est pavé de bonnes intentions…
Cet épisode s’est déroulé aux États-Unis et il a un nom : la prohibition.
Comment l’interdiction de l’alcool de 1920 à 1933 aux États-Unis a permis à la mafia de prospérer, à la pègre de s’imposer dans plusieurs villes des États-Unis ? Et ce, sans résoudre les problèmes d’alcoolisme dans le pays. Pour analyser cet immense ratage, nous nous sommes tournés vers Romain Huret, il est historien spécialiste des États-Unis au 20ème siècle et directeur d’études à l’EHESS.
« Elle remonte à un mouvement plus large qui commence au milieu du 19ème siècle, un mouvement de tempérance qui est conduit par notamment des femmes de la classe moyenne blanche aux États-Unis, qui ont le sentiment que l’alcool est un poison, que l’alcool détruit les familles, que l’alcool abîme les familles. »
Ces méfaits ne sont pas sans rappeler l’interdiction de la consommation de cannabis en France de nos jours. Outre les pertes financières pour l’État qui sont souvent évoquées par les partisans de la légalisation, la même incapacité de l’État à démanteler les réseaux clandestins de vente de cannabis résonnent avec la situation des États-Unis dans les années 20 :
« On a également un argument sur la difficulté de lutter contre le trafic, les difficultés des agents fédéraux dans les années 20 sont les mêmes que la police française aujourd’hui qui ferme souvent les yeux sur les trafics en raison même de l’importance de la consommation dans la vie quotidienne du pays. »
Les origines de la Prohibition
Si la décision d’interdire la consommation d’alcool sur le sol américain fut prise officiellement en janvier 1920, elle s’inscrit dans un courant de revendications plus ancien. Mais cette décision n’est pas prise immédiatement à l’échelle nationale, elle s’applique dans un premier temps dans certains états du pays. En 1855, treize états américains, surnommés les Dry States (États secs) adoptent des mesures établissant la prohibition.
Les effets pervers de cette mesure
Le premier effet direct de cette mesure est sans surprise l’effondrement du marché de l’alcool aux États-Unis : seuls les médecins sont autorisés à s’en procurer à des fins thérapeutiques. Mais rapidement, des réseaux clandestins s’organisent autour de la vente d’alcool, une activité devenue particulièrement lucrative :
« Les criminels, qui sont souvent issus des milieux ethniques qui viennent d’arriver sur le sol américain : italiens, juifs d’Europe de l’est, irlandais vont voir se développer un secteur extrêmement florissant : la consommation et la vente d’alcool de manière illégale. Et dans certaines villes : Atlantic City, New-York, Chicago, ils vont créer des empires absolument importants. »
Et face à la multiplication de ces réseaux criminels, les autorités étatiques apparaissent bien impuissantes : « La difficulté du gouvernement, c’est bien évidemment l’immensité de la tâche qui l’attend. Il faut fermer dans chaque ville des États-Unis ces fameux speakeasies , ces lieux de consommation. Il faut s’attaquer aussi à la production illégale d’alcool. »
La morale de l’histoire : quand interdire encourage
La Prohibition va entraîner une corruption généralisée des élus à sur l’ensemble du territoire tout en n’ayant qu’un impact modéré sur la réduction de l’alcoolisme. « La production d’un argent illégal crée une immense corruption qui ne donne pas du tout naissance à ce monde vertueux et moral qu’espéraient les femmes de la classe moyenne blanche. »
En plus de cette contre-productivité notoire, les pertes financières pour l’État fédéral sont immenses en raison de la disparition de l’impôt indirect sur les boissons alcoolisées.
Le président Roosevelt, après la crise de 1929, décide de mettre un terme à la Prohibition notamment pour accroître les revenus de l’État et financer les politiques sociales souhaitées par l’administration.
Rosa Ana Morán Martínez s’engage pour un changement de stratégie qui implique « plusieurs ministères, pas seulement ceux de la Santé et de l’Intérieur », pour lutter contre la drogue et annonce une ligne de travail pour lutter contre le blanchiment d’argent et saisir les avoirs des trafiquants de drogue.
L’année où l’Espagne dépasse la Belgique et les Pays-Bas dans les saisies de cocaïne, atteignant la troisième place mondiale, derrière la Colombie et l’Équateur, la procureure générale antidrogue, qui se trouvait à Vilagarcía (Pontevedra, Espagne) pour récupérer la « Nécora dorée » de la Fondation Galicienne « Contre le Trafic de Drogue », promeut un changement de stratégie.
Rosa Ana Morán s’engage à « rendre visible » la problématique drogue et à déclencher une action « globale » qui toucherait plusieurs ministères de manière transversale. Un travail considérable est déjà réalisé dans la lutte contre le trafic de drogue mais, cependant, les données indiquent que la situation empire.
Il y a plus de drogue et de violences que jamais…
Víctor Méndez Sanguos – Quelles sont les actions menées par le Parquet Antidrogue de la ‘Audiencia Nacional‘ ?
Rosa Ana Morán Martínez – Eh bien, j’essaie d’abord de lui donner de la visibilité. Il est important de voir et de savoir que les drogues restent un problème majeur. Il est nécessaire, et je viens de l’inclure dans le rapport dans la section recommandations, d’aborder le problème de manière globale. Et de manière intégrale également avec d’autres ministères. Le Plan National Médicaments, qui dépend de la Santé, la partie réduction de la demande et contrôle de l’offre, qui dépend du ministère de l’Intérieur, comme si tout se terminait par des arrestations et des saisies. Je crois que le système est inefficace, surtout jusqu’à ce que des condamnations soient obtenues et que tout ce que les gens ont gagné grâce à la drogue soit récupéré. L’important est de leur retirer leur argent pour qu’ils ne puissent pas continuer les mêmes activités.
Pour Rosa Ana Morán Martínez, les enquêtes qui pietinent dans des tribunaux « effondrés » conduisent à l’impunité.
Víctor Méndez Sanguos – Revenons à l’effondrement des tribunaux comme cause de l’absence de progrès…
Rosa Ana Morán Martínez – Cela me parait fondamental. Ceux qui peuvent en parler sont les forces et les organes de sécurité de l’État, qui se plaignent du manque de ressources, mais l’une de leurs principales plaintes est que les enquêtes sont très retardées, et cette lenteur conduit à l’appréciation de circonstances atténuantes, et ces retards excessifs participent à l’impunité.
Lundi 1er avril, à minuit, les Berlinois ont pu célébrer, devant la célèbre porte de Brandebourg, la légalisation du cannabis.
Désormais, les citoyens allemands âgés de plus de 18 ans sont autorisés à posséder jusqu’à 25 grammes de cannabis dans les lieux publics. À la suite des Pays-Bas et du Luxembourg, le cannabis concentré en THC est approuvé dans le cadre d’un usage récréatif, non plus seulement médical. Cette réforme enthousiasme autant qu’elle inquiète, notamment les pays frontaliers comme la France, qui rejettent catégoriquement l’éventualité d’une légalisation du cannabis.
Aussi sommes-nous en droit de nous interroger sur le potentiel impact économique, politique et social d’une telle réforme. L’achat de cannabis allemand va-t-il révolutionner le marché européen du chanvre ? Comment remplacer le THC, dans des pays où le cannabis ne risque pas d’être légalisé de sitôt ?
–La légalisation du cannabis : un risque pour le marché du chanvre ?
–Le commerce français, ou l’achat de CBD
–Achat de CBD en France
–Acheter des produits au CBD face à une législation stricte
–Où faire ses achats de CBD en France ?
Conclusion :Bien que la légalisation du cannabis en Allemagne marque un tournant pour le commerce du chanvre, il subsiste, en France et en Europe, de nombreux consommateurs qui continueront à acheter du CBD. Soit du fait de la législation, soit du fait des habitudes de consommation, le cannabidiol demeure une pierre angulaire du marché du chanvre en tant qu’alternative (saine) au THC.
C’est le journal l’Yonne Républicaine qui nous rapporte le communiqué d’Hugues de Phily, le procureur de la République d’Auxerre.
Dans le quartier de la Morlade à Avallon, ce dimanche 7 avril 2024 à partir de 6 h 00, 70 gendarmes dont le Psig et une équipe cynophile ont été mobilisés dans une opération qui a permis de saisir plus de 60 kg de cannabis, près d’un kilo de cocaïne, 20 lingots d’or et plus de 7.000 € en espèces.
Cette opération n’a rien à voir avec les opérations » Place nette XXL «
La cible, c’était le pavillon de Jamilah Habsaoui, la maire DVG d’Avallon. Pavillon acquis il y a trois ans par la maire, mais qui n’est pas son lieu d’habitation. Jamilah Habsaoui s’est rendu librement dans le quartier de la Morlande, ce dimanche, vers 7 h 30, après avoir été alertée de la présence des gendarmes.
Constitué de filatures, d’écoutes, de surveillances, le minutieux travail de l’OFAST est « indispensable à la lutte contre la criminalité organisée et particulièrement le narcotrafic », selon l’Association de police judiciaire. J’ajouterai la DNRED !
Le groupe dénonce par ailleurs la « focalisation de l’action publique sur la petite délinquance », qui pousserait à « l’absorption des petits groupes criminels par de plus grosses organisations mieux structurées et plus résilientes ».
Dans le même temps des exploits de notre Don Quichote de Beauvau, pour le seul mois de février,l’OFAST et la DNRED tapaient ou faisaient taper plus de 9 tonnes de cocaïne, 3,9 tonnes de résine de cannabis, 50 kilos de drogue de synthèse, 40 kilos d’héroïne, 86 armes, 24 véhicules, 1,4 million d’euros saisis – et 345 personnes interpellées.
Sobrement intitulé « Affaires marquantes », ce document de sept pages diffusé dans le cadre du plan national de lutte contre les stupéfiants ne recense que les principaux dossiers traités par l’Ofast avec le concours des services de police judiciaire locaux et de la DNRED, sans oublier la DEA et le MAOC-N.
En creux, ce document révèle l’ampleur d’un phénomène dont on perçoit mal comment les opérations « Place nette XXL », mobilisant des milliers de policiers et gendarmes dans les quartiers sensibles, pourraient, seules, venir à bout.
La police judiciaire de Casablanca, sur la base d’informations précises fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire national (DGST), a mis en échec une grande opération de trafic de drogue, aux premières heures de ce mercredi 27 mars.
L’un des quatre trafiquants de drogue, armé d’un fusil de chasse dont il a fait usage, a été abattu lors de cette opération.
contrôler la qualité du cannabis, empêcher la transmission de substances coupées et contribuer ainsi à une amélioration de la protection de la santé,
redoubler d’efforts en termes d’information et de prévention,
renforcer la protection des enfants et des jeunes.
« Le cannabis acheté sur le marché noir comporte souvent des risques pour la santé, puisqu’il peut avoir été coupé avec d’autres substances et qu’il peut présenter une teneur en tétrahydrocannabinol (THC) inconnue ne permettant pas aux consommateurs d’en évaluer la puissance »
C’est pourquoi le gouvernement allemand s’est engagé pour une nouvelle politique des drogues. La proposition de loi désormais adoptée par le Bundestag se base sur le document exposant les questions clés en la matière, comportant deux piliers, présenté en avril 2023 par le ministre fédéral de la Santé, Karl Lauterbach, ainsi que le ministre fédéral de l’Agriculture, Cem Özdemir. La protection des enfants et des jeunes constitue un élément essentiel de la proposition de loi.
Il sera possible d’acheter du cannabis en Allemagne, dans la limite de 25 grammes par jour. Il sera également possible de cultiver jusqu’à trois plants pour son propre usage. Mais la consommation (et la possession) de cannabis resteront très encadrées. Il sera interdit de consommer à proximité de mineurs, d’écoles, de crèches et d’installations sportives et les jeunes de moins de 18 ans ne seront pas autorisés à posséder et à consommer du cannabis. Pour rappel, jusqu’ici, la possession de cannabis était passible d’amendes et de peines de prison pour les cas les plus graves.
Dans un second temps, à compter du 1er juillet, les Allemands pourront intégrer des associations appelées « clubs de cannabis » pour cultiver et distribuer cette plante.
Dans ces clubs qui pourront vendre un maximum de 25 grammes par jour et pas plus de 50 grammes par mois à leurs membres, le nombre de membres sera limité à 500 personnes tout au plus et entre 18 et 21 ans, les membres ne pourront obtenir que 30 grammes par mois de cannabis avec un taux de principe actif THC limité à 10 %.
Dans ces clubs, seulement pour les membres, il sera possible d’acheter graines et boutures de cannabis pour la culture à domicile, à hauteur d’un maximum de sept graines ou de cinq boutures.
C’est Narcodiario qui nous rapporte la situation actuelle au sud de l’Espagne.Jusqu’à huit « narco-lanchas » lestées de haschich ont été repérées ensemble sur la Costa del Sol et plusieurs autres en route vers le sud-est de la péninsule, mais les autorités manquent de moyens pour faire face à cette ‘armada’
Du côté de Manilva, la zone de la province deMalaga la plus proche du Campo de Gibraltar, des ‘narcolanchas’ en attente d’une amélioration des conditions météorologiques mais aussi dans d’autres points proches de Marbella et des environs de Mijas.
Pendant ce temps, les forces de sécurité continuent de mener des opérations avec plus ou moins de succès qui aboutissent parfois à des arrestations et à des saisies de bateaux.
La capacité du SVA, de la Guardia et de la Policia est cependant loin d’être suffisante pour les arrêter tous !
Alexandre Feltz, adjoint à la maire de Strasbourg en charge de la santé publique et environnementale, a annoncé mercredi sur France Bleu Alsace être « favorable » à une expérimentation locale de la légalisation du cannabis récréatif, ce qui doit être chose faite en Allemagne à compter du 1er avril prochain.
Durant le mois de mai 2016, la justice a eu affaire à deux histoires de grands flics qui flirtent avec la légalité, deux histoires d’indics, deux histoires qui posent question du lien trouble entre policiers et voyous.
Michel Neyret, icône déchue de la PJ lyonnaise dont il fut le numéro 2, comparaît depuis le lundi 2 mai au tribunal correctionnel de Paris pour s’expliquer sur les relations incestueuses qu’il a entretenues avec ses informateurs.
Un autre grand flic l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) François Thierry est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis ces dernières années, d’après une enquête publiée le 23 mai par le quotidien Libération. En cause, la proximité de François Thierry avec le trafiquant de drogue Sofiane H., un des » indics » de l’Office. Entre 2010 et 2015, il aurait laissé son indic, le principal trafiquant de cannabis en France à la tête du « troisième plus grand réseau de drogue » en Europe, la connivence va loin puisque la femme de François Thierry était l’avocate de Sofiane Hambli. Le puissant policier avait recruté en personne Sofiane Hambli et lui a permis d’importer de grandes quantités de drogue en « livraison surveillée ». Cette technique, légale, permet à la police de laisser passer des stupéfiants sur le sol français afin de remonter une filière pour la démanteler.
Sauf qu’en l’espèce, le réseau mis en place par le trafiquant/indic n’a jamais été inquiété… contrairement à ceux de ses concurrents.
Sauf que depuis 2004, et la loi Perben II, le recours aux indics est encadré, ni un policier seul ni même une équipe d’enquêteurs ne peut en principe gérer seul son indic. Tous doivent désormais être répertoriés dans un fichier central.
Seulement pour démanteler un réseau, peut-on se contenter de la légalité ? Ne doit-on pas forcement user de techniques à la limite de la Loi ? Et cette zone trouble est-elle L’efficacité doit-elle primer sur le droit ? Les invités d’Arnaud Ardoin en débattent ce soir de 19h30 à 20h30 dans l’émission Ça vous regarde sur LCP.
Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat.
Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête.
Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ? » Paru aux Editions Eyrolles .
Marc Fievet, ancien infiltré des douanes françaises, inscrit sous le matricule » NS 55 DNRED « , auteur des livres » Infiltré au coeur de la mafia » paru aux Editions Hugo Doc, et » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.
Y aura-t-il égalité de traitement et d’application de cette nouvelle mesure?
Peut-on espérer des test salivaires pour les gueux, les travailleurs, les habitants des quartiers et banlieues chics et à la sortie des ministères, de l’Assemblée nationale et du Sénat?
par Yann Bisiou, universitaire et spécialiste du droit des addictions
A défaut de les éradiquer totalement, les opérations anti-drogue ont tout de même le mérite de désorganiser un peu ces réseaux, même si derrière, les choses se remettent vite en place.
Quel serait le moyen le plus efficace de gagner cette guerre conter les trafiquants ?
On vous pose la question ce matin, et on l’a aussi posée à Yann Bisiou, universitaire et spécialiste du droit des addictions.
Le maire de Reims souhaite un « véritable débat » sur la question de la légalisation du cannabis. Il demande aussi plus de fermeté vis-à-vis des trafiquants de drogue.
« Je veux bien que l’on continue avec la politique la plus répressive en Europe mais on voit aujourd’hui les limites et cela ne donne pas des solutions ou des résultats positifs pour la population et pour nos concitoyens »
Selon Canal Sur, 80 % du haschisch consommé en Europe arrive du Maroc via les côtes espagnoles. Une fois en Europe, la drogue est vendue au double voire au triple de son prix.
Ainsi, un kilo de haschich peut coûter jusqu’à 2 000 euros de l’autre côté du Détroit, alors que son prix ne dépasse pas 700 euros au Maroc, explique le média espagnol. De même, 3 500 kilos de haschich ont une valeur marchande de 6,6 millions d’euros.
500 gendarmes ont été mobilisés. Les militaires sarthois ont été renforcés par l’escadron 18/1 de Versailles Satory, soit 52 militaires supplémentaires.
L’hélicoptère de la section aérienne de Tours a été mobilisé sur plusieurs villes dont Sablé et La Ferté-Bernard. Engagée également, la brigade cynophile de Feneu en Maine-et-Loire.
L’opération « Place nette » était déployée en Sarthe durant quatre jours. Ce vendredi 1er mars 2024, la sous-préfète de la Flèche et le patron des gendarmes présentaient le bilan.
« 3 000 véhicules ont été contrôlés, 12 trains sécurisés, 99 fouilles de bâtiments effectuées en particulier dans des quartiers sensibles, 32 amendes délictuelles pour stupéfiants dressées pour 300 grammes de cannabis saisis, une quarantaine de délits routiers constatés et une centaine de contraventions dressées ».
La ‘Guardia civil’ a saisi 1156,5 kilos de haschisch cachés dans un camion frigorifique transportant des fruits et légumes dans la province de Saragosse (Espagne).