FRANCE (Cannabis): « La prohibition est une mauvaise politique », selon le président de SOS Addictions

Alors que le Canada vient de légaliser l’usage récréatif du cannabis, un addictologue et un économiste jugent sur Europe 1 que la France aurait de bonnes raisons de s’en inspirer.

Le Canada est devenu mercredi le premier pays du G20 à légaliser le cannabis récréatif. Cette décision historique trouve forcément un écho en France, où l’usage du cannabis, sous n’importe quelle forme et pour n’importe quel motif, est sévèrement puni. Or, pour le docteur William Lowenstein, addictologue et président de SOS Addictions, « la prohibition est une mauvaise politique », car elle n’a jamais prouvé son efficacité sur la baisse du nombre de consommateurs.

« Trop de personnes en prison » à cause du cannabis. « 

La France a l’une des législations les plus strictes. Il y a 2.000 à 3.000 personnes qui, à force de récidives de consommation, sont en prison. C’est beaucoup trop », rappelle l’addictologue au micro de Matthieu Belliard, mercredi soir sur Europe 1. « Dans notre pays, on a voulu mettre en place une ‘contraventionnalisation’ (remplacement du délit par un simple PV, ndlr), pour alléger les forces de justice et de police. C’est tellement ridicule de monter des populations les unes contre les autres, pour réguler quelque chose qui ne fait qu’enrichir ‘mafia sans frontière’ depuis 30 ans. Ça n’a été bon ni pour l’individu, ni pour notre société », juge-t-il.

« Assécher le marché mafieux ».

Dès lors, selon le docteur Lowenstein, « l’idée d’assécher le marché mafieux est tout à fait légitime. Est-ce qu’il vaut mieux donner 4 à 5 milliards à des mafieux ou à un État qui régule et s’assure de la bonne qualité des produits ? », interroge-t-il. Là est bien l’un des enjeux d’une légalisation du cannabis médical et récréatif.

Selon Christian Ben Lakhdar, économiste et spécialiste des drogues, la France est même potentiellement en train de s’asseoir sur une manne financière. « En France, on estime les recettes entre 1 et 2 milliards pour l’État en fonction du prix qui serait fixé sur le cannabis légal. Et en fonction du niveau de taxation, les recettes fiscales pourraient être énormes », note le professeur d’économie à l’université Lille 2. Et d’ajouter : « Si on légalisait le cannabis en France, on économiserait surtout de la ressource publique, qui est actuellement dédiée à la répression, principalement. Pour l’efficacité que l’on a, on peut considérer que c’est du pur gaspillage. »

Légaliser, et accentuer la prévention.

Toutefois, selon le docteur William Lowenstein, « il ne suffira pas de légaliser le cannabis pour que les choses s’arrangent. Il faut prendre le problème médicalement et socialement ». La prévention, a fortiori chez les mineurs, et l’accompagnement des consommateurs accros doivent rester des priorités. « Notre difficulté en santé publique, c’est qu’on ne choisit pas entre le noir et le blanc. On doit choisir entre le gris et le moins gris. (…) Évidemment qu’il y a un idéal : ne fumez pas de cannabis. Mais si vous fumez, commencez à le faire le plus tard possible », concède l’addictologue. Ainsi, « comment retarder les premiers usages de cannabis ? », questionne le président de SOS Addictions. « Le cannabis n’est pas une drogue qui tue, c’est une drogue qui va handicaper le développement cérébral si elle est prise à 13, 14, 15 ans, en abus. On voit des ados qui fument huit à dix joints par jour, donc comment on fait ? », explique docteur Lowenstein, qui martèle : « La prohibition ne les a pas protégés. »

Source

http://www.europe1.fr/societe/cannabis-la-prohibition-est-une-mauvaise-politique-selon-le-president-de-sos-addictions-3781289

00000000

FRANCE (Lyon): quant à la valeur des procès verbaux du juge d’instruction Bertrand Grain.. Mais ça c’était hier!

Faux et usage de faux

Ces « incertitudes » finiront par se confirmer lorsque Mohamed Bessame (photo à gauche) va tomber sur une pièce de procédure jamais versée au dossier. Il s’agit d’un CD dans lequel figurent les factures détaillées d’une ligne téléphonique appartenant au fameux infiltré. Conviction est faite lorsque « BB » s’aperçoit que ce téléphone déclenche une borne à l’adresse précise où son complice réside.

Pourtant, le juge d’instruction lyonnais, Bertrand Grain, avait rédigé un procès-verbal dans lequel il indiquait que l’opérateur était dans l’impossibilité de lui fournir les factures détaillées de la ligne de l’infiltré.

Une plainte avec constitution de partie civile pour “faux, usage de faux et altération de document public” a été déposée en septembre dernier par Bertrand Sayn, l’avocat de Bessame. Elle s’ajoute aux investigations du juge d’instruction Nicolas Josué, confiées à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN), la police des polices, à l’encontre des services de l’antenne lyonnaise de la PJ de Grenoble, qui avaient mené l’enquête.

Depuis cette plainte, Bessame, qui est loin d’être un enfant de chœur, a été placé à l’isolement et transféré à la prison des Baumettes à Marseille. Mesure de rétorsion ? C’est ce que pensent ses avocats.
Dupond-Moretti, Dehapiot et Ripert en renfort

Ce mardi matin, Philippe Dehapiot et Eric Dupond-Moretti viendront épauler les avocats lyonnais, pour contester les méthodes de la juridiction lyonnaise spécialisée dans la grande délinquance. Ils demanderont le renvoi de l’audience d’appel en raison des plaintes en cours. « Quand on parle de loyauté de la preuve, rien n’est anecdotique.

Ce qui se passe à Lyon est très inquiétant », s’agace Me Dupond-Moretti.

Classement sans suite..par Marc Cimamonti

Déposée le 15 septembre 2014, une plainte pour « faux et usage de faux, altération et soustraction de documents de nature à faciliter la découverte d’un délit, la recherche de preuves ou la condamnation des coupables », a été classée sans suite par le procureur de la république, Marc Cimamonti, le 31 octobre dernier.

source et plus

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Faute

Le président du tribunal, Jean-Hugues Gay, qui a conduit les débats avec une extrême rigueur, n’a jamais caché son irritation devant une telle procédure qui sème le doute, nécessairement. Et l’a fait savoir au directeur d’enquête de la police judiciaire : Vous voyez, monsieur, les vérifications que vous ne faites pas, combien ça pèse. Parce que, aujourd’hui, on essaie de rendre la justice et vous voyez comme c’est difficile avec votre dossier. (…) Personne d’autre dans ce dossier n’est aussi présent que le gitan. Et il n’y a pas d’identification de faite. Ça se voit tellement que c’est gros ! Des conversations entières sont portées sur le gitan. Mohamed Bessame, qui vous préoccupe tant, sa seule préoccupation à lui, c’est le gitan. Et je le trouve nulle part dans votre boulot !

Réponse du directeur d’enquête de la police judiciaire : Ce sont des choix d’enquête.” Jean-Hugues Gay l’a repris de volée : Mauvais choix, monsieur. Ne pas chercher le rabouin ou le gitan (Habib Ketab), c’est une grosse faute.” L’échange était presque irréel et donnait à penser que la thèse de l’infiltré envoyé par l’antenne grenobloise de la PJ de Lyon était crédible aux yeux du président du tribunal.

lire


FRANCE (OCRTIS – DNRED): que sont devenus nos guerriers ?

Se souvenir

°°°°°°°°°

et AUSSI

000000000000000000000000000000000000000

et enfin!

Un soupçon de conflits d'intérêts qui aurait dû légitimement amener les trois magistrats à se déporter d'une affaire dans laquelle ils étaient partie prenante.Peut-on encore faire confiance aux magistrats français?


Vol de documents dans un commissariat

Sans oublier

00000000000000000000000000000000000000000000

 

FRANCE (Bercy): déjà plus de 10 ans que NS 55 DNRED écrivait au ministre de tutelle de la Douane Française

A Gérald Darmanin, ministre

A Rodolphe Gintz, directeur général de la Douane française

Pour info:

A Messieurs les administrateurs Thomas Charvet et Michel Baron, à l’inspecteur des finances François Auvigne, à Pierre Mathieu Duhamel, à l’inspecteur général d’HSBC François Mongin, au directeur du Budget Jérôme Fournel, à l’énarque Jean Dominique Comolli, à Nicolas Sarkozy, à Jean François Copé et à Michel Charasse.

—————————————————

Paris, le 06 mars 2008
Monsieur le ministre,

Après avoir parcouru plus de 24 000 kilomètres à la rencontre des douaniers et personnels de la douane française, en visitant les écoles, les centres opérationnels et de très nombreuses directions aux quatre coins de l’Hexagone, j’ai alerté sur la question de la drogue dans notre société comme sur ma situation personnelle.

Adoubé et envoyé mener la guerre contre le narcotrafic en première ligne il y a presque vingt ans par votre prédécesseur Michel Charasse, et suite à ses propos tenus il y a quelques jours dans son fief de Puy-Guillaume – « Que la douane fasse son travail et que le ministre actuel fasse le sien ! Ce sont à eux d’agir !» -, il m’a semblé tout naturel de boucler ce tour de France en cherchant à vous rencontrer. C’est d’ici aussi que sont partis les ordres et les envoyés spéciaux pour venir me demander de cacher mon identité d’agent infiltré, faisant de moi un coupable idéal et à bon compte.

Voici trois jours que je suis devant votre ministère jour et nuit et vous n’avez pas estimé possible, ni intéressant ni opportun, de me recevoir malgré les sollicitations adressées à votre cabinet.

Démontreriez-vous par là votre mépris pour les agents de l’ombre sans lesquels vos services perdent toute efficacité dans la lutte contre la grande criminalité ?

Vous avez jugé préférable de m’ignorer, refusant par là-même de vous pencher sur mon dossier que vous pouvez, par votre position et votre intervention, enfin solutionner.

Je n’ose imaginer que la décision de justice de 2006 m’innocentant n’a aucune valeur à vos yeux… Faudrait-il encore que vous puissiez la consulter pour en apprécier la teneur.

Face à la superbe ignorance dans laquelle vous me laissez me débattre, vous ne vous étonnerez pas que je transforme ce courrier en lettre ouverte, en le transmettant aux médias qui n’ont cessé de dénoncer le caractère scandaleux et inique de ma situation.

Confronté à une montagne d’indifférence, c’est la seule solution que vous me laissez pour espérer que vous lirez ce courrier.

On ne choisit pas toujours les armes avec lesquelles on va au combat, Monsieur le Ministre.
Ce 6 mars, NS55 de la DNRED dépose à vos pieds les armes de cette dernière campagne.

Ce faisant, soyez assuré que je continue le combat.

Respectueusement.

Marc Fiévet, NS55 DNRED
————————————————–
————————————————–
A ce jour, les ministres successifs n’ont rien fait
et
les DG de la Douane française préfèrent réécrire l’histoire plutôt
que d’assumer les actions menées, toutes souhaitées par le ministre Michel Charasse.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

COKE en STOCK (CCXXXI): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (57)

Le Brésil est handicapé par sa géographie, qui oblige ses politiciens à se munir de jets privés s’ils veulent se faire voir partout.

Le réseau ferré est en effet inexistant et les routes sont loin d’être toutes en bon état. Mais il l’est aussi par son agriculture qui utilise à foison des pesticides (c’est le royaume de Monsanto (1)) et jonche le sol de pistes de décollage disséminées partout dans le pays. Des pistes propices aux trafiquants, qui n’a aucune difficulté à recruter des pilotes d’épandage, comme on l’a vu. Tout cela sous le regard bienveillant de politiciens qui se partagent le gâteau (fourré à la coke). Ce qui mène jusque Jaime Campos, André Puccinelli ou même José Dirceu, un homme très proche de Lula. Avec lui, on se rapproche de plus en plus du sommet de l’Etat.

Les politiciens leurs grandes propriété et leurs avions agricoles 

Les politiciens brésiliens sont donc aussi parfois, et c’est logique, des agriculteurs.  Ou plus exactement de grands propriétaires terriens, avec ce que l’on vient de voir, localisés plutôt dans le sud du pays et le Mato Grosso essentiellement, et ils possèdent des jet privés mais aussi aussi des avions épandeurs, comme le rappelle ici la presse nationale : « une enquête menée par le site Contas Abertas, basée sur des données publiées par le Tribunal électoral suprême (TSE), révèle que 49 politiciens en lice pour les élections de 2014 ont déclaré avoir 63 avions. Ensemble, ils représentent environ 43,5 millions de reais.  La liste comprend cinq candidats pour les élections au Mato Grosso: le député d’état Zeca Viana (PDT, ici à gauche devant un de ses tracteurs); le député d’état Nininho Bortolini (PR); l’homme d’affaires Paulo Gasparato (PSD); l’ancien maire de Juara, Oscar Bezerra (PSB); et Silvio Delmondes (PSD).  Avec un capital total de 87 millions de reais, l’adjoint Zeca Viana, l’un des principaux articulateurs de la campagne du sénateur Pedro Taques (PDT) auprès du gouvernement du Mato Grosso, se classe au 11ème rang de la liste du site.  Le parlementaire a déclaré devant le Tribunal électoral qu’il détient un quota de 50% de chacun des cinq avions qu’il possède.  Parmi les modèles, il y a des avions agricoles et un avion Ipanema. La valeur estimée de l’avion dépasse 3 millions de reals ( environ 792 000 dollars)».

Outre les treize fermes (?) lui appartenant, on retrouve facilement les cinq avions appartement à Zeca Viana, dont la fortune à bondi de 1644% en 4 ans, note également finement Keka Werneck : « entre 2010 et 2014, les actifs de Zeca Viana (PDT) sont passés de 5 millions de reals 87 millions » ! 

Cela représente 82 millions de reals de plus en seulement quatre ans.  Il est le candidat parlementaire le plus riche du Mato Grosso ». On lui trouve tout d’abord, en épluchant sa déclaration de campagne électorale, un Air Tractor AT-4028-1222 de 2009 valant un demi-million de dollars (579 000 dollars exactement), et en « copropriété »  à 50% des autres Air Tractor plus récents (de 2013) le T502B-2927  (ex N10028 ici sur la droite), et l’AT502B-2929 (ex N1005Z ici à gauche), plus un Embraer Ipanema modèle BEM 202 (comme celui-ci) immatriculé PT-USQ (l’engin est vendu dans les 230 000 dollars neuf), soit environ 870 000 reals). En enfin le cinquième appareil lui appartenant et qui n’a rien d’un avion agricole, c’est un Beechcraft Baron 58 (ici à droite) lui aussi détenu à 50%, le N° TH1924, l’ancien  N717VP aux USA devenu PR-JGV au Brésil (l’avion n’a pas été repeint comme on peut le constater ici à droite).

Des propriétaires politiciens qui ne respectent pas les lois…………..

 

MORE

000000

DROGUE: la lutte contre la drogue en Afrique, un défi colossal

Publié le 11 octobre par Aviseur international

Par Arnaud Jouve Publié le 16-09-2018 Modifié le 16-09-2018 à 19:43

Pour le secrétariat de l’ONUDC, le constat pour l’Afrique est le suivant : « Le trafic de drogues et d’autres formes de criminalité organisée continuent d’entraver le développement économique et social de nombreuses régions du continent. Cette situation est aggravée par d’autres facteurs tels que les guerres et les conflits internes, les répercussions des soulèvements en Afrique du Nord, les faiblesses du système social et de justice pénale, la corruption, les perspectives limitées qui s’offrent aux jeunes et la disparité des revenus, qui favorisent tous amplement les activités que les groupes criminels organisés mènent dans la région ».

De plus, l’organisation observe que depuis plusieurs années, les pays d’Afrique sont de plus en plus touchés par le développement de routes de la drogue qui la traversent, notamment avec l’itinéraire de la cocaïne depuis l’Amérique latine et la route dite du Sud, de l’opium afghan en direction de l’Afrique de l’Est. A cela, le secrétariat rajoute que sur la base des informations transmises par les gouvernements, « il existe un lien de plus en plus clair entre trafic de drogues et groupes terroristes, notamment en ce qui concerne l’utilisation du produit du commerce illicite de drogues pour financer des activités terroristes ».

Ce bilan global, affiné chaque année, permet à l’ONUDC d’appuyer le Plan d’action de l’Union africaine et de fournir une assistance technique aux pays pour sa mise en œuvre. Un plan d’action basé sur un Programme mondial de contrôle des conteneurs de l’ONUDC et de l’Organisation mondiale des douanes (OMD) qui a permis la création de services mixtes de contrôle portuaire dans diverses parties de l’Afrique, et sur un projet de communication aéroportuaire (AIRCOP) qui s’est étendue, au-delà de l’Afrique de l’Ouest, à l’Ethiopie, au Kenya et au Mozambique. Cette stratégie préconise aussi en priorité le renforcement de la coopération régionale dans des domaines comme l’échange croissant d’informations dans la région, la lutte contre les flux financiers liés au trafic de drogues et la prévention du détournement des précurseurs utilisés pour fabriquer des drogues.

Pour illustrer cette lutte et comprendre les questions sur lesquelles vont travailler les délégations à la réunion de Dar es Salam, voici quelques observations non exhaustives provenant du dernier rapport de travail 2017 de l’organisation, région par région.

■ L’Afrique de l’Ouest

En Afrique de l’Ouest, la cocaïne est un sujet de préoccupation majeure. Le transport de cette drogue par voie aérienne, favorisé probablement par la hausse du trafic aérien entre l’Amérique du Sud et l’Afrique de l’Ouest, devrait, d’après le rapport, connaitre un important développement au vu de l’augmentation de la consommation dans la région. 1,9 tonne de cocaïne ont été saisies dans le cadre du projet AIRCOP.

Pratiquement le même volume de métamphétamine a été saisi dans la région, principalement sur les aéroports de Lagos (Nigeria) et de Cotonou (Bénin). C’est aussi dans ces mêmes aéroports et celui d’Accra (Ghana) où ont été réalisées les principales prises d’héroïne et de divers opioïdes pharmaceutiques comme le Tramadol de plus en plus consommé, notamment dans le Sahel. C’est aussi sur ces aéroports qu’ont été saisis de nombreux précurseurs qui pourraient indiquer l’existence en Afrique de laboratoires servant à la fabrication de nouvelles substances psychoactives. Les rapports notent qu’environ 65 % des passeurs de drogues arrêtés dans la région étaient des ressortissants du Nigéria.

■ L’Afrique centrale

Les activités de l’ONUDC en Afrique centrale restent fortement limitées par manque de ressources, mais le rapport signale des progrès importants réalisés dans le cadre du projet AIRCOP sur les aéroports de Douala et de Yaoundé au Cameroun avec des saisies de cocaïne (20 kg), de khat (555 kg), de métamphétamine (100 kg), d’amphétamine (27 kg) et de médicaments contrefaits ou illicites (680 kg).

■ L’Afrique de l’Est

Le Programme régional pour l’Afrique de l’Est pour la période 2016-2021 qui s’intitule « Promotion de l’état de droit et de la sécurité humaine » contre la criminalité transnationale organisée et les trafics obtient des résultats intéressants. Il vise en priorité le trafic de drogues, la traite des personnes et le trafic de migrants, les flux financiers illicites et le recours aux réseaux de transport à des fins de trafic, y compris la criminalité maritime.

Par exemple pour la lutte contre le trafic portuaire, le programme de contrôle mondial des containers s’est doté de nouvelles unités qui sont maintenant opérationnelles à Mombasa (Kenya), à Dar es Salaam (Tanzanie) et à Kampala (Ouganda). Les pays partenaires de la lutte contre la route du sud ont réalisé d’importantes saisies de drogues. En Tanzanie, 111 kg et 64 kg d’héroïne ont été interceptés respectivement en octobre et en décembre 2017. En juin 2017, 140 kg de diverses drogues, dont 18kg d’héroïne, ont été saisie à Madagascar et 10 kg d’héroïne au Kenya en mars 2018…

■ L’Afrique australe

Depuis quelques années, l’Afrique australe est devenue une plaque tournante de plus en plus importante du trafic d’opiacés par voie aérienne depuis l’Asie occidentale et la Tanzanie, l’un des principaux pays de transit. Plusieurs affaires concernant l’héroïne ont révélé la présence de trafic entre le Pakistan et les Etats-Unis via l’Afrique australe avec une saisie record en juin 2017 de 963 kg d’héroïne en Afrique du Sud.

Le trafic de cocaïne est également en hausse : en 2017, 480 kg de cocaïne à destination ou en provenance d’Afrique australe ont été saisis dont 207 kg à l’aéroport international de Sao Paulo-Guarulhos au Brésil à destination de Johannesburg en Afrique du Sud.

L’Afrique australe connaît aussi un développement du trafic de métamphétamines. 403kg ont été interceptés entre 2011 et 2017 à destination de l’Afrique australe. Depuis 2018, les cellules de lutte du projet AIRCOP des aéroports de Lagos et Cotonou ont saisi 20kg à destination de Johannesburg (Afrique du Sud) et 34,5 kg à destination de Maputo (Mozambique).

L’Afrique australe a également été touchée par le détournement de précurseurs chimiques (éphédrine) utilisées dans la fabrication de stimulants de type amphétamine.

■ L’Afrique du Nord

Le Programme régional pour les Etats arabes (2016-2021), mené en étroite collaboration avec la Ligue arabe et ses Etats membres, prend en compte les défis auxquels l’Afrique du Nord et le Moyen–Orient sont confrontés. Une région marquée en 2018 par de nombreuses crises avec des conflits qui se poursuivent en Irak, en Libye, en Syrie et au Yémen, qui ont des conséquences néfastes aussi sur les pays voisins.

Sur cette région, l’une des principales préoccupations reste le trafic de cocaïne qui a de plus en plus recours à des moyens maritimes. Une tendance probablement liée, d’après le rapport, à l’augmentation de la fabrication mondiale de chlorhydrate de cocaïne pur ces dernières années. Le Maroc a connu en 2017 un accroissement de 128 % de ses prises de cocaïne par rapport à 2016 avec par exemple en octobre 2017, une saisie de 2,58 tonnes de cocaïne en provenance du Venezuela.

De son côté, l’héroïne afghane continue d’atteindre le Moyen-Orient malgré un nombre croissant de saisies en Afrique du Nord : 34 % d’augmentation de saisies d’héroïne au Maroc entre 2016 et 2017 et 51 % d’augmentation dans la même période en Algérie, mais la plus grosse prise d’héroïne dernièrement interceptée, l’a été à Safaga en Egypte sur le bord de la mer Rouge début 2018.

D’autre part, plusieurs tonnes de Tramadol (essentiellement en provenance d’Inde) à destination de la Libye ont été saisies dans plusieurs pays de la région et confirment le trafic florissant de ce produit en Afrique du Nord.

Au cours des trois dernières années, les saisies de cannabis en Afrique du Nord, particulièrement au Maroc et en Algérie ont sensiblement diminué. Forte baisse également des saisies de cannabis dans les ports européens du fait probablement du renforcement des contrôles depuis les ports d’Afrique du Nord. Par contre, le trafic de résine de cannabis par voie terrestre s’est étendu aux pays du Sahel, avec pour exemple une prise de 72 kg de résine de cannabis au Niger sur un véhicule en provenance du Nigeria qui envisageait de rejoindre la Libye via Agadez (Niger).

Sur cette axe transsaharien, on observe notamment une augmentation du trafic d’amphétamines en provenance d’Afrique de l’Ouest et à destination de l’Europe ou de l’Asie de l’Est.

L’Afrique est aujourd’hui traversée par de multiples routes qui alimentent le trafic international, qui connait une forte augmentation de sa consommation de toutes sorte de drogues et qui s’affirme comme un continent de production avec la multiplication de plantations, de laboratoires de transformation et d’organisation criminelles de plus en plus actifs sur le marché mondial.

SOURCE

00000000000000000000000000000000000000000

LITUANIE: le Parlement lituanien a adopté une loi légalisant la prescription de médicaments à base de cannabis

FRANCE (DNRED / OCRTIS): quid de l’enregistrement de 2010 réalisé rue de Charonne par la DRD

C’est un enregistrement clandestin longtemps resté secret.

Une bande audio réalisée lors d’une réunion à la DRD (direction du renseignement des douanes), 18 rue de Charonne, met en cause François Thierry, ex-patron de la lutte antidrogue soupçonné d’avoir récupéré des valises de came à Roissy.

Cette bande audio explosive, versée à la justice et authentifiée par un huissier, révèle un nouvel épisode de la guerre des services au sommet de l’Etat et illustre les méthodes troubles de l’ancien patron de l’ Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) François Thierry.

En janvier 2016, tous les douaniers sont à nouveau entendus, dont Roger Combes, le patron de la DRD (Division des recherches) à l’origine de la réunion enregistrée en septembre 2010.«Avez-vous autre chose à déclarer avant que nous mettions fin à notre audition ?» lui demande ce jour-là le magistrat.«Je pense que François Thierry n’est pas honnête mais je ne suis rien par rapport à lui,répond Combes. Je n’ai jamais pu me livrer à ce point, personne ne m’aurait cru. J’ai conscience qu’en vous parlant sur les doutes que j’ai sur ces personnes qui ont eu ce type d’agissements pendant toutes ces années, je mets ma vie en péril.»

Déjà visé par plusieurs procédures judiciaires, François THIERRY est soupçonné d’avoir personnellement récupéré des valises de drogue à l’ aéroport de Roissy , en dehors de toute procédure judiciaire.

source

°°°°°°°°°°°°°°°°°

DNRED (Douane française): lorsque NS 55 passait rue de charonne

0000000000000000000000000000000000000000000

 

FRANCE (gardes à vue): les méthodes de François Thierry passées au crible

Les gardes à vue de deux policiers et de deux magistrates ont été levées mardi et mercredi mais le scandale des méthodes de la lutte anti-drogue, qui a éclaté avec une saisie de cannabis record à Paris en 2015, ne semble pas épuisé.

Le commissaire François Thierry, ex-patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), et Véronique Degermann, actuelle procureure adjointe au parquet de Paris, étaient entendus, depuis lundi et mardi respectivement, à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

« Aucune suite n’a été évoquée par les enquêteurs », a indiqué Me Jean Veil, avocat de la magistrate, joint par l’AFP.

Selon une source proche du dossier, le policier et la magistrate ont été confrontés.

Interrogée également, Karine Roussy-Sabourin, ancienne procureure à la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris, aujourd’hui en poste à la cour d’appel d’Aix-en-Provence, était ressortie dès mardi. Un second policier, Laurent Ferrer, a lui aussi été placé en garde à vue.

Des convocations ultérieures devant les juges d’instruction pourraient intervenir s’ils estiment les charges suffisantes. Contacté, l’avocat de M. Thierry n’a pas donné suite.

lire plus

0000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Beauvais): cocaïne, héroïne, ecstasy à gogo…mais ça, c’était avant!

500 grammes d’héroïne, autant de cocaïne, 6 kilogrammes de résine de cannabis, 800 cachets d’ecstasy, sans oublier du shit.

Les policiers de la BRI de Creil et de la Police judiciaire de Creil ont mis la main sur une importante quantité de stupéfiant et 41 000 euros en liquide, ce mardi matin, dans un immeuble calme de la rue du Docteur-Gérard, en plein centre-ville, comme le raconte Le Parisien. Un homme de 57 ans, soupçonné d’être un personnage clé dans cet important trafic, a été arrêté dans ce même appartement, au petit matin. En parallèle, les policiers ont interpellé, dans tous les quartiers de Beauvais, six autres personnes, cinq hommes et une femme, qui auraient également participé. De la drogue en moindre quantité a été retrouvée dans chacun de leur logement.

lire

0000000000000000000000000000000000

FRANCE (Stups and co): les liens troubles de François, Karine et Sofiane

Liens troubles

Les faits visés par l’enquête («infraction à la législation sur les stupéfiants», «faux et usage de faux en écriture publique» et «association de malfaiteurs») témoignent de la gravité des infractions présumées. A travers le cas d’Hubert Avoine, entendu en septembre sous le statut de simple témoin, les juges d’instruction cherchent à faire la lumière sur certaines méthodes douteuses des Stups et de leur ancien patron, soupçonné d’avoir laissé passer des quantités de drogue bien plus importantes que celles saisies. Mais aussi sur d’éventuels appuis au sein de l’appareil judiciaire.

Depuis août 2017, François Thierry est déjà mis en examen dans un dossier connexe pour «complicité de trafic de stupéfiants» en raison de ses liens troubles avec un autre informateur, Sofiane Hambli. Trafiquant de haut vol condamné à de multiples reprises, ce dernier a été recruté en 2009 dans une prison espagnole par François Thierry lui-même, qui lui promet alors l’indulgence de la justice en échange de ses services. Sofiane Hambli va alors servir de pivot à une nouvelle stratégie ultraconfidentielle, baptisée «Myrmidon», qui consiste à infiltrer les réseaux de revente pour mieux suivre le cheminement de la drogue.

Mais dès le début de sa collaboration avec l’Ocrtis, Sofiane Hambli ne se contente pas de livrer de nombreuses informations sur ses rivaux, il participe aussi activement au trafic. Avec l’aval des policiers, mais également de certains magistrats. L’enquête à l’origine des gardes à vue actuelles se cristallise ainsi sur un épisode de 2012 : alors qu’Hambli est incarcéré à la prison de Nancy, ses officiers traitants vont l’extraire de sa cellule pour l’installer durant deux jours dans un hôtel de Nanterre, juste en face des locaux de la Direction centrale de la police judiciaire. Le seul objectif de cette virée francilienne : permettre au trafiquant de passer des coups de fil et de pouvoir être joint sans interruption afin de gérer une grosse importation de drogue entre le Maroc, l’Espagne et la France.

«Parfaitement informé»

«Pour cette garde à vue bidon, le parquet de Paris était parfaitement informé, il est intervenu, j’ai été présenté à un juge des libertés et de la détention (JLD) qui était parfaitement au courant de ce que je faisais», a expliqué Hambli aux juges dans le cadre d’une enquête distincte.

Une magistrate soupçonnée d’avoir prêté son concours à cette fausse garde-à-vue, Karine Roussy-Sabourin, ancienne procureure à la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris, a été entendue mardi par l’IGPN. Selon nos informations, cette opération pilotée depuis Nanterre grâce à Sofiane Hambli est aussi celle à laquelle Hubert Avoine a participé côté espagnol.

Jusqu’où les magistrats parisiens étaient-ils informés de ces méthodes ?

«Dès l’origine, le parquet de Paris a été associé», a répété François Thierry face aux juges, désignant comme interlocutrice privilégiée Véronique Degermann, anciennement en charge des affaires de criminalité organisée et aujourd’hui procureur adjointe du parquet de Paris. «C’est Mme Degermann qui était le référent désigné et qui suivait tout cela de près», a-t-il insisté. La garde à vue peut durer jusqu’à quatre-vingt-seize heures.

Par Emmanuel Fansten

LIRE PLUS

0000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Magistrats et OCRTIS):, dans l’affaire Avoine, le scandale s’élargit

Véronique Degermann

En près de trois ans, l’enquête n’avait pas encore fait la moindre vague.

C’est désormais un raz-de-marée qui menace. L’ancien patron de l’Office des stups, François Thierry, et la procureure adjointe du parquet de Paris, Véronique Degermann, sont actuellement en garde à vue dans les locaux de l’IGPN, la police des polices, comme l’ont révélé le Monde et le Parisien.

François Thierry à droite

Le policier et la magistrate sont entendus dans le cadre de l’affaire dite «Avoine», du nom d’Hubert Avoine, 56 ans, ancien informateur des Stups, qui dénonce depuis trois ans les opérations suspectes auxquelles il a participé.

Comme l’a dévoilé Libération en mai 2016, ce témoin capital affirme notamment avoir été mandaté en avril 2012 par l’ancien patron des Stups pour garder une villa à Estepona, dans le sud de l’Espagne.

Au cours de ce séjour de trois semaines, Hubert Avoine assure avoir vu des policiers français charger et décharger de très grosses quantités de cannabis dans la villa, 19 tonnes en tout, qui ont irrigué ensuite le marché français. Selon nos informations, l’un d’entre eux, Laurent F., est également en garde à vue à l’IGPN depuis lundi.

lire l’article

000000000000000000000000000000000000

FRANCE (BSI d’Hendaye): les douaniers ont intercepté deux transports de drogue et un blanchiment d’argent.

Résultat de recherche d'images pour "BSI HENDAYE"Les agents de la Brigade de surveillance intérieure (BSI) d’Hendaye ont réalisé plusieurs saisies de cannabis et d’argent dissimulés dans des véhicules au cours des trois dernières semaines.

Pour les stupéfiants, ce sont 600 kg de cannabis qui ont été interceptés par les douaniers dans des véhicules en provenance d’Espagne

Pour le cash, c’est 243 700 € qui ont été découverts à l’intérieur d’un véhicule se dirigeant vers l’Espagne.

0000000000000000000000000000

 

FRANCE (autoroute A1): les douaniers de la BSI de Nogent-sur-Oise saisissent 6,2 kg de cannabis sur l’A1

La brigade des douanes de Nogent-sur-Oise ont arrêté le 21 septembre un automobiliste transportant 6,2 kg de cannabis sur l’A1 en provenance de Lille.

lire:

http://www.courrier-picard.fr/138141/article/2018-09-25/collage

000000000000000000000000000000000000000

DOUANE FRANÇAISE (BSI de Perpignan): 2.300 kilos de pollen de hachis saisis au Perthus

La drogue a été interceptée dans la nuit du 23 au 24 septembre, dans un camion qui transportait des fruits et légumes.
Il a été arrêté et l’affaire a été confiée à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, chargée de lutter contre la criminalité organisée dans le Sud-Est de la France.
00000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Drogue): pour Fabrice Rizzoli, la guerre aux drogues illicites ne fonctionne ps

Le 4ème salon “Des livres et l’alerte” se déroulera les 16/17/18 novembre à la Maison des métallos à Paris.

Grâce à l’engagement des co-organisateurs : la librairie indépendante « Le Presse Papier », « la Maison des métallos » et l’équipe de bénévoles.

Cette année encore, le salon accueillera des personnalités du monde de l’alerte, des auteurs et des journalistes, toutes et tous engagés pour l’intérêt général.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

«On fait la guerre à la drogue et on produit toujours plus de cocaïne. Quand la production de coca baisse, les progrès technologiques permettent de fabriquer plus de cocaïne avec moins de feuilles. Et puis vous avez des effets de vases communicants. Quand vous faites la guerre à tel ou tel cartel dans tel ou tel pays et que vous parvenez pendant un moment à faire baisser la production, elle augmente dans un autre pays. La guerre à la drogue ne fonctionne pas. Elle est perdue», estime Fabrice Rizzoli.

00000000000000000000000000000000000000000000000

 

 

FRANCE (l’impossible Prohibition): drogues et toxicomanie en France (1945-2017)

Parmi la sélection littéraire que nous vous avez présenté hier, il est un livre qui a particulièrement retenu notre attention : L’Impossible prohibition, drogues et toxicomanie en France (1945-2017), écrit par Alexandre Marchant et édité aux éditions Perrin.

Il s’agit d’une étude historique sur la drogue, sur ses réseaux, ses acteurs, ses consommateurs, et les politiques d’État visant à la combattre ou à « l’accompagner ». Une étude passionnante, et nécessaire, tant elle montre les difficultés (mais aussi une forme d’hypocrisie) à combattre le trafic de drogue notamment.

Pour présenter le livre, nous avons interrogé Alexandre Marchant, ci-dessous :

Breizh-info.com : Pourriez vous tout d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

Alexandre Marchant : Je suis enseignant, professeur d’histoire-géographie dans un lycée de la région parisienne, et chercheur, ayant choisi d’explorer un sujet relativement neuf et peu prisé des historiens français : la drogue et tout ce qu’elle révèle sur l’histoire et le fonctionnement de nos sociétés. Ce livre est issu de ma thèse de doctorat, soutenue en 2014 à l’ENS de Cachan.

Breizh-info.com : Qu’est ce qui vous à amener à écrire ce livre, L‘impossible prohibition ?

Alexandre Marchant : D’abord, un intérêt ancien pour l’histoire des marges et les problématiques de déviance, de normes et de transgression. Quand je me suis inscrit en thèse, je cherchais un sujet qui pouvait s’y prêter et qui puisse mêler histoire sociale, culturelle et politique. L’idée d’écrire sur l’histoire de la drogue en France m’est donc venue rapidement. Il manquait singulièrement de travaux historiques sur une période pourtant cruciale : celle du déclenchement de la « guerre à la drogue », depuis les Etats-Unis, qui a nourri notre imaginaire avec son lot de films, et aujourd’hui de séries, sur les « narcos » et les « stups ».

Au bout de quelques recherches dans les archives, j’ai découvert tout un univers dont je n’avais alors qu’une vision déformée par les clichés : les nébuleuses trafiquantes, le monde des usagers et les problèmes auxquels ils sont confrontés, la laborieuse élaboration d’une politique publique en la matière, des militants, des débats

sans cesse rouverts sur la prohibition, la dépénalisation ou la légalisation… J’ai donc poursuivi jusqu’au bout cette enquête passionnante, puis la thèse s’est transformée en livre.

Breizh-info.com : Votre livre, qui expose l’évolution du marché de la drogue en France dans la deuxième moitié du 20ème siècle, mais aussi le rapport au consommateur, évoque une impossibilité, quelles que soient les mesures prises, à anéantir ce marché. Pourquoi ?

La prohibition entretient en vérité le phénomène qu’elle est censée combattre. Sur le plan de l’offre, la situation ressemble à ce qui s’est passé aux Etats-Unis au temps de la prohibition de l’alcool qui a permis à Al Capone de bâtir son empire. La prohibition des drogues a stimulé l’activité d’organisations

criminelles toujours de plus en plus puissantes et violentes, maîtresses d’un marché incontrôlable car clandestin. Les bandits de la French Connection des années 1960 ont presque l’allure de débonnaires contrebandiers au regard des mafias et des cartels de la drogue qui leur ont succédé.

Quand elle s’abat quelque part, la répression ne fait que déplacer ou, pire, disperser le trafic, en dilatant toujours plus ces réseaux criminels extrêmement souples et dynamiques. Quand la French Connection a officiellement été démantelée au début des années 1970, ce qui est déjà un mensonge car la drogue revient à Marseille quelques années après, de nombreuses cellules de trafiquants ou de chimistes qui ont échappé aux coups de filet policiers sont allés poursuivre leurs activités en Italie, aux Etats-Unis, en Asie du Sud-Est… contribuant à la dispersion et à l’étalement des filières de trafic.

Quant à la lutte contre la demande, elle manque aussi ses objectifs. Criminalisés, les usagers s’enferment dans une trajectoire déviante, hésitent à démarcher le système de soins et finissent par sombrer dans la plus grande misère sanitaire et sociale, quand ils ne finissent pas en prison où ils ne seront guère soignés. Dans les années 1980, nombreux sont les héroïnomanes qui sont morts du sida dans l’ignorance collective, la honte de leur famille et le déni des autorités.

Quel que soit le rapport des autorités à la drogue (chasse féroce, tolérance, accompagnement) il semblerait qu’à chaque fois, cela se révèle un échec, pour contrôler les trafiquants, comme les consommateurs. Pourquoi ?

Il faudrait déjà que les autorités se mettent d’accord pour avoir une politique unifiée et cohérente en matière de drogue. Or la loi de 1970, mal ficelée, se contredit dans ses objectifs à la fois sanitaires et répressifs et les différentes autorités chargés de mettre en œuvre cette prohibition se tirent en permanence dans les pattes : policiers contre douaniers, magistrats contre médecins, ministère contre ministère… Chacun a sa propre vision du problème, ses propres moyens, ses intérêts et ces divergences ont été à l’origine de maints blocages et ont ruiné plus d’une fois l’efficacité de la lutte contre la drogue.

Mais la difficulté tient aussi à la place des substances psychoactives dans notre société qui est à repenser intégralement, d’autant plus que la plupart des substances psychotropes ont été (ou sont parfois encore) des produits pharmaceutiques, avec des frontières particulièrement floues entre drogues et médicaments qui tombent selon les types d’usage. Malgré leur dangerosité avérée, les « paradis artificiels » ou le « bonheur chimique » attireront toujours et il est utopique d’imaginer une société sans drogue. Le faire, c’est être inévitablement condamné à l’échec.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui a évolué, entre 1945 et aujourd’hui, sur le marché de la drogue ? Comment expliquer vous que la cocaïne par exemple, soit devenu presque banale aujourd’hui, alors qu’elle terrifiait quelques esprits il y a encore deux décennies (tout comme l’héroïne, toute une génération a été marquée par le film Trainspotting) ?

Depuis 1945, les usages se sont massifiés et les drogues viennent davantage du marché clandestin : après-guerre, prédomine toujours la figure de la toxicomanie iatrogène où le « drogué » a contracté sa dépendance à la suite d’un traitement médical et qui cherche à obtenir ses produits opiacés auprès de l’offre légale (ordonnances de complaisance pour des médicaments opiacés…). Les formes nouvelles de la toxicomanie (juvénile, récréative et rebelle…) se développent surtout à partir de la contre-culture des années 1960, même s’il faut se garder du cliché de l’apologie de la drogue par les hippies et les beatniks. Les usages de drogue sont toujours très diversifiés.

Le marché de la drogue évolue constamment et les produits sont souvent pris dans des cycles : la cocaïne était une drogue à la mode dans les années 1920 puis sa consommation a considérablement diminué avant de repartir de façon spectaculaire depuis les années 1980. L’héroïne aussi a connu une progression fulgurante en France dans les années 1970 avant de diminuer en grande partie grâce aux effets de la politique de réduction des risques vingt ans après.

Quand une drogue se banalise, plusieurs facteurs explicatifs s’entre-mêlent : sur le plan de l’offre, la cocaïne arrive en plus grande quantité et franchit désormais l’Atlantique par de multiples routes, en passant par l’Afrique de l’Ouest par exemple, avec de multiples relais offerts par des groupes criminels qui ont compris qu’elle était rentable, et les prix baissent, la rendant plus facile d’accès.

Mais la demande aussi est importante: la cocaïne, par ses effets, s’inscrit admirablement bien dans les pratiques contemporaines, là où l’héroïne et le LSD seyaient aux hippies rêveurs en partance vers Katmandou. La cocaïne une drogue de l’hyperactivité : on en prend pour être encore plus performant, travailler encore plus dur par-delà la fatigue physique, stimuler sa créativité, ou maximiser son euphorie au cours d’une fête… Elle donne l’impression d’être compatible avec un usage socialement intégré, de pouvoir maîtriser ses effets : illusion car tôt ou tard les effets de la dépendance et son cortège de problèmes de santé ou de problèmes relationnels se font sentir. La « lune de miel » dont parlait Claude Olievenstein à propos de toute découverte de drogue finit toujours par se dissiper.

Quant aux films sur la dépendance comme Trainspotting, ils sont toujours ambivalents dans ce qu’ils montrent, tout dépend de la réception. La marginalité et la transgression peuvent attirer certains individus, même parfaitement conscients des effets nocifs. Beaucoup d’héroïnomanes se sont identifiés au personnage de Bloody, dans les BD de Pierre Ouin, un punk hirsute, violent et ravagé par la drogue, un personnage en soi terrifiant mais qui correspondait à un style de vie dans lequel beaucoup d’usagers pouvaient se reconnaître.

Breizh-info.com : Est-ce que l’encadrement, y compris pour les drogues dures (salles de shoot à Paris) constitue une réponse adaptée selon vous ?

Ce n’est pas une solution miracle mais c’est dans l’immédiat la solution la plus adaptée aux problèmes de la marginalisation extrême de certains toxicomanes. Il s’agit de l’ultime étape d’une politique de réduction des risques qui a porté ses fruits. Dans les années 1980, beaucoup d’héroïnomanes en détresse ne démarchaient pas le système de soins, alors focalisé sur l’abstinence comme unique horizon. Ils mourraient en silence du sida ou d’overdose. Quand la réduction des risques a été généralisée en France dans les années 1990 (programme d’échange de seringues, substitution à la méthadone et au Subutex, reconnaissance des associations d’auto-support, ie d’usagers…), on a vu des milliers de toxicomanes invisibles se matérialiser, « capturés » par une politique de soins qui était conforme à leurs attentes.

Beaucoup ont été substitués et ont pu retrouver une vie normale, loin de la violence du marché criminel. Le nombre d’overdoses a fortement baissé. Les salles de consommation à moindre risque fonctionnent sur le même modèle : attirer une population encore plus marginalisée et invisibilisée, la sortir de la rue, « l’accrocher » avec un suivi médico-social et essayer de la mettre sur une trajectoire de soin et de substitution. Les expériences en Suisse ou au Canada ont donné de bons résultats, tout en suscitant évidemment de vifs débats, sur le thème moral de « l’encouragement » à la toxicomanie. Mais quand on parle d’efficacité d’une politique de soins (moins de morts, moins de dégâts…), il faut suspendre son jugement moral.

Quelles sont aujourd’hui les nouvelles drogues qui arrivent, ou qui s’apprêtent à arriver sur le marché français ? Ne va-t-on pas vers des drogues de plus en plus puissantes et dangereuses ?

Parmi les drogues de synthèse, la métamphétamine, star de la série Breaking Bad, fait des ravages aux Etats-Unis et en Asie. Assez curieusement, elle n’a pas encore pris en Europe. Peut-être est-ce pour demain ? Mais il est parfois vain de jouer les Cassandre : l’arrivée du crack en France au tournant des années 1980-1990 avait été anticipée avec beaucoup de crainte, après ce qui avait pu être observé aux Etats-Unis, et finalement son usage est resté relativement circonscrit.

Les drogues ne sont cependant pas de plus en plus puissantes : la méthamphétamine a été créée dans l’entre-deux-guerres. Et la dangerosité dépend de la qualité du produit (et du chimiste) comme des produits de coupe parfois nocifs que les dealers mettent dans leurs doses pour augmenter leurs ventes et leurs marges. Attention donc au cliché du « ça ira de pire en pire ».

Breizh-info.com : Sur la drogue, son histoire, son actualité, avez vous des livres autres que le votre à conseiller à nos lecteurs pour compléter ? Ou des films qui vous ont intéressé sur la question ?

Je recommanderai La catastrophe invisible. Histoire sociale de l’héroïne, publié en février dernier chez Amsterdam. Il s’agit du travail d’une équipe de chercheurs dirigée par le sociologue Michel Kokoreff (et dont j’ai d’ailleurs fait partie…). L’ouvrage explore davantage, grâce à un impressionnant travail de collecte d’entretiens avec les « survivants », l’univers souterrain des usages et le drame qu’ont vécu les héroïnomanes pendant les années Sida.

Quant aux films, j’ai un faible pour French Connection de William Friedkin (1971) pour son petit côté suranné, et la documentation minutieuse d’une véritable affaire (l’Affaire Angelvin de 1962). Mais certains films contemporains restituent fort bien les effets pervers et les échecs de la guerre à la drogue, sans être trop « hollywoodiens », comme Traffic de Steven Soderbergh (2000) ou Sicario de Denis Villeneuve (2015). Quant à la description de la dépendance et de la descente aux enfers du point de vue du consommateur, Requiem for a dream de Darren Aronofsky (2000) est d’une puissance visuelle et sonore inégalée.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

source:https://www.breizh-info.com/2018/09/16/102329/laurent-marchant-impossible-prohibition-drogues

 

000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (narco-business): les meilleurs lobbyistes de ce dynamique marché ne seraient-ils pas les responsables de la politique inefficace menée depuis des décennies?

Apparemment, les autorités s’inquièteraient de l’explosion du marché de la cocaïne en France sans pour autant changer d’un iota la politique menée depuis 30 ans!

On est dans le mur depuis longtemps, mais pour les innombrables services qui « vivent » de ce business, la seule rengaine, c’est: « Pourvu que ça dure! »

Pour Vincent Le Beguec, le successeur de François Thierry à la tête de l’OCRTIS: « C’est un marché très dynamique, car il y a une augmentation importante de la production dans les trois pays andins qui produisent 98% de la cocaïne consommée dans le monde : Bolivie, Pérou et surtout Colombie », où les surfaces cultivées ont triplé ces cinq dernières années« .

Produit illicite le plus consommé en France après le cannabis, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), la cocaïne compte dans l’Hexagone plus de 2 millions d’expérimentateurs et pas loin de 500.000 usagers.

Promotion sociale

La cocaïne touche désormais tous les milieux après avoir été promue par des vedettes du « show-bizz » et autres célèbres journalistes présentateurs de l’audiovisuel dans des « coming-out » incertains qui n’hésitent pas à se vanter d’avoir eu recours à cette poudre « magique » pour faire le « taf »!

Quelle promotion servie à cette drogue!  Sont-ils inconscients? 

Mais, qu’ils la ferment!

00000000000000000000000000000000000

 

FRANCE (Coke): à L’OCRTIS, on adore enfoncer des portes ouvertes

Le marché français de la cocaïne est en expansion, selon un rapport de la police judiciaire.

Des réseaux de cités, qui étaient spécialisés dans le trafic de cannabis, ont diversifié leurs activités en proposant de la cocaïne.
En 2017, 17 tonnes de poudre blanche ont été saisies, contre 8,5 tonnes en 2016.

2017, année record. Jamais les services répressifs français n’avaient saisi autant de cocaïne sur le territoire. Ils ont mis la main, l’année dernière, sur 17 tonnes de poudre blanche, contre 8,5 tonnes en 2016, souligne le rapport annuel du Sirasco (Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée), dévoilé ce vendredi. Une augmentation des saisies reflétant « le dynamisme des trafiquants français » qui ont implanté des filières de distribution dans toutes les grandes agglomérations du pays, explique le commissaire divisionnaire Vincent le Beguec, chef de l’Octris (Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants).

Les enquêteurs de la police judicaire ont remarqué que les groupes criminels issus des cités, qui jusque-là étaient spécialisés dans la vente de cannabis, s’orientaient de plus en plus en plus vers le trafic de cocaïne. Il faut dire que la demande est en constante augmentation. La part des consommateurs ayant expérimenté ce produit a été multipliée par quatre en vingt ans. Selon l’ OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies), 2,2 millions de Français s’étaient laissés tenter en 2015, et 450.000 en consommaient régulièrement. Son prix, lui, reste stable : en moyenne, 65 euros le gramme.

« Les bénéfices sont considérables »

Surtout, les trafiquants de cannabis ont compris qu’ils pouvaient augmenter leurs bénéfices en proposant de la « blanche ». Un kilo de cocaïne pure s’achètent environ 1.000 dollars (environ 860 euros) en Colombie. En France, la même quantité se négocie 30.000 euros. « Les bénéfices sont considérables », souffle Vincent le Beguec. Par ailleurs, le kilo de cocaïne pure est coupé avec d’autres produits comme de la lidocaïne ou de la caféine, leur permettant ainsi de multiplier son poids par trois. Ainsi, sur le territoire national, il peut leur rapporter jusqu’à 90.000 euros.

Le néo-bandistime des cités est donc en train de « mettre en place des connexions » avec les pays producteurs de cocaïne que sont la Bolivie, le Pérou et la Colombie, d’où provient 98 % de la drogue consommée dans le monde, poursuit le patron de l’Octris. Ces trois états ont même augmenté leur production. « On est passé de 900 tonnes produites en 2013 à 1.400 en 2016 », précise Vincent le Beguec. Les surfaces de coca cultivé en Colombie ont triplé en cinq ans. La raison ? Le gouvernement de ce pays a cessé de répandre, depuis des avions, du glyphosate sur les champs de coca et privilégie désormais l’arrachage des plants avec des résultats moindres.

De plus en plus de passeurs interpellés

La drogue est acheminée en Europe principalement par bateau. « Le port du Havre figure parmi les points d’entrée majeurs en Europe », indique le rapport du Sirasco, précisant que 3,5 tonnes de cocaïne ont été saisies en 2017 dans des conteneurs arrivés au port normand, soit une augmentation de 120 % par rapport à 2016. Souvent, « les enquêtes ont mis en lumière des complicités parmi les dockers qui récupèrent la drogue dissimulée au sein du fret légal selon la technique du ‘rip off’ », signale également le document. Mais la principale porte d’entrée de la drogue en Europe reste le port d’Anvers, en Belgique, avec 42 tonnes saisies l’an passé.

La cocaïne arrive également sur le territoire national par voie aérienne.

En 2017, les services français ont effectué 640 saisies, permettant aux policiers d’appréhender 1,7 tonne de produit.

Le commissaire divisionnaire Le Beguec remarque « une augmentation des interpellations de passeurs, notamment sur la ligne Cayenne-Paris ». En effet, de nombreux réseaux criminels achètent la drogue au Suriname, où elle est moins chère, et tentent de l’acheminer en France en utilisant des « mules » qui la transportent principalement sur eux ou dans leur valise, voire qui l’avalent. L’année dernière, 608 passeurs ont ainsi été interpellés au départ ou en provenance de Guyane, dont 250 qui avaient ingéré la drogue.

Réseaux de blanchiment

Si la vente de cocaïne est lucrative, les trafiquants ont dû trouver un moyen pour blanchir leurs revenus. Pour cela, ils ont conclu des contrats avec des groupes criminels organisés qui en ont fait leur spécialité. Ces réseaux collectent l’argent liquide sur le territoire et se débrouillent pour le transformer « en produits à forte valeur ajoutée ou facilement transportables tels que l’or, les bijoux ou les véhicules » ou en mettant en place des « mécanismes de compensation variés », très sophistiqués. Les services répressifs français sont néanmoins parvenus, en 2017, à saisir 63 millions d’avoirs criminels. Une goutte d’eau au regard des 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires générés par le trafic de stupéfiant.

Source

https://www.20minutes.fr/faits_divers/

0000000

NARCO-BUSINESS (Import-Export et Blanchiment): les Bataves ont transformé les Pays-Bas en narco-Etat 

 

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

La police néerlandaise qui n’est pas impuissante et possède la sophistication et les moyens nécessaires pour agir, est débordée!

Elle ne réussit qu’à démanteler un réseau de narcotrafic sur 10.

Et surtout, elle assiste impuissante depuis des décennies et constate comment une véritable économie parallèle s’est mise en place et prend de l’ampleur!l

La dernière opération en est une éclatante démonstration. Ce qui me dérange profondément, c’est que cette dernière ait été cornaquée par la DEA  démontrant une énième fois notre incapacité à fédérer la lutte contre la drogue en Europe. Il serait illusoire de penser résoudre ce problème majeur chacun dans son village!

La tolérance néerlandaise

Il vaut mieux trafiquer depuis La Haye ou Amsterdam: on risque moins si l’on se fait prendre.

De plus, les Pays-Bas sont la porte d’entrée de l’Europe avec, on l’a vu, Rotterdam et toujours Anvers chez les voisins belges.

Pour blanchir l’argent, les mafias profitent d’un réseau bancaire de premier ordre et d’une relative tolérance entrepreneuriale.

Le bonheur des mafias est donc néerlandais.

Pour les policiers néerlandais, il faudrait plus de moyens !

Beaucoup plus: 2 000 policiers de plus !

Ce qui pour un pays de 17 millions d’habitants est énorme.

Les narcos, meilleurs alliés de la Police pour « sécuriser » le pays

Si l’on regarde les chiffres, le nombre de crimes et délits aux Pays-Bas a chuté de 25% en 10 ans, les mafias détestent le désordre, c’est mauvais pour le commerce.

Qu’a t’il été fait depuis les années 80?

Rien, aucune avancée permettant d’enrayer ce déferlement de drogues via Rotterdam et Anvers.

Au contraire, les Pays Bas, déjà importateurs de cocaïne avec les conteneurs sur Rotterdam et Anvers, qui gèrent aujourd’hui un marché de près de 6 milliards d’euros annuels, sont devenus producteurs.

Les Pays Bas produisent la MDMA

Déjà en 1996, on pouvait lire:

« Aucune drogue ne s’est répandue aussi vite, constate le spécialiste August De Loor, qui estime qu’aux Pays-Bas environ 200 000 personnes en consomment régulièrement. M. De Loor contrôle depuis des années l’ecstasy qui circule dans les house parties. Depuis l’interdiction de ce produit, la production et la vente sont totalement sous l’emprise des milieux criminels.

Selon M. De Loor, les premiers producteurs aux Pays-Bas étaient eux-mêmes d’enthousiastes consommateurs d’ecstasy, ce qui garantissait une qualité assez constante.

« Mais, lorsque l’ecstasy est devenue illégale, ces producteurs ont été évincés. Le marché est tombé aux mains des voyous. » La production d’ecstasy s’est amplifiée et constitue « un flot constant qu’il est impossible d’endiguer », affirme Jaap De Vlieger, de la police de Rotterdam.

« Il est très facile de se procurer de l’ecstasy. « C’est ce que confirme une enquête effectuée par les spécialistes européens de la drogue. Après le cannabis, l’ecstasy est devenue la deuxième drogue illicite en Europe de l’Ouest.

Pour ce qui est de la production d’ecstasy, les Pays-Bas sont la Colombie de l’Europe, a déclaré, lors de l’émission télévisée Nova, un spécialiste des drogues de synthèse travaillant pour le Centrale Recherche Informatiedienst [CRI, Service national d’information et d’enquête de la police néerlandaise]. Pour illustrer ses propos fort controversés, il a montré la progression constante du nombre de laboratoires d’ecstasy démantelés: 3 en 199 1, 12 en 1993 et 15 au début du mois de décembre 1995. »

Aujourd’hui, une grande majorité de l’ecstasy, ou MDMA, consommée en Europe est produite dans le sud des Pays-Bas dans des laboratoires clandestins.

On sait aussi que ces laboratoires sont entre les mains de gangs marocains qui ont d’abord fait leurs armes avec l’importation illégale de cannabis depuis leur pays d’origine.

Or ces narco-businessmans sont en constante augmentation.

Pendant ce temps-là, en France, les livraisons de stups en provenance des Pays Bas et de Belgique continuent sans entrave aucune!

0000000

ESPAÑA (Costa del Sol): el fallecido de Mijas, considerado uno de los mayores traficantes de hachís

El hombre de nacionalidad sueca que la semana pasada falleció por arma de fuego cuando llegaba a su residencia situada en una urbanización de Mijas pueblo era considerado uno de los mayores traficantes de hachís.

Así lo aseguran fuentes policiales, que precisan que podría tener « miles de millones de euros » y que los Castaña -presuntos jefes de un boyante monopolio de tráfico de hachís en La Línea de la Concepción- trabajarían prácticamente de manera exclusiva para él.

leer mas

https://m.malagahoy.es/malaga/fallecido-Mijas-considerado-mayores-traficantes_0_1276372684.html

000000