La garde civile espagnole a annoncé le placement en détention provisoire de 15 personnes, en majorité des Marocains, à Cadix en Andalousie.
Source AFP
Publié le 14/03/2016 à 14:32 | Le Point.fr
Une bande composée en majorité de Marocains qui s’en prenait à des trafiquants de drogue pour les dépouiller de leurs cargaisons en se faisant parfois passer pour des policiers a été interpellée par la garde civile espagnole. L’opération, menée dans le sud de l’Espagne et à Barcelone, découle d’une enquête menée depuis l’été 2015 avec la police de Barcelone et la gendarmerie royale du Maroc.
Elle s’est soldée par 30 arrestations, en janvier puis en mars, et a débouché sur le placement en détention provisoire de 15 personnes, a déclaré à l’Agence France-Presse Manuel Gonzalez Ramirez, porte-parole de la garde civile de Cadiz en Andalousie, l’une des villes où l’enquête a été menée. Les quinze autres ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. Selon la garde civile sur les 30 suspects, 21 sont marocains, 8 espagnols et 1 sénégalais. Lors de la dernière opération, début mars, 2,6 t de cannabis ont été saisies. L’enquête avait commencé après une série d’attaques à main armée contre trois personnes du milieu des trafiquants de drogue à Cadix et à Barcelone.
Des dispositifs GPS pour suivre les cargaisons de drogue
Dans ces affaires en apparence sans rapport, les assaillants s’étaient fait passer pour des membres des forces de l’ordre et avaient fait preuve d’une extrême violence. On a alors envisagé « qu’il pouvait s’agir d’un même groupe organisé et fortement entraîné, ayant une longue expérience criminelle », explique la garde civile dans un communiqué. La bande avait des complices au Maroc qui plaçaient dans les cargaisons des dispositifs GPS afin de pouvoir les localiser une fois dans la péninsule ibérique, principale plateforme d’entrée de la drogue en Europe.
Une fois en Espagne, où elle obtenait aussi des informations par l’enlèvement et la torture, elle pillait les cargaisons, précise la garde civile, qui a pu observer, pendant l’enquête, 25 attaques à main armée de la bande. Selon Manuel Gonzalez, la méthode est courante dans le sud de l’Espagne et elle a été importée des pays de l’Est. « Des Bulgares notamment volaient des voitures haut de gamme et y plaçaient des émetteurs GPS avant de les vendre aux trafiquants de drogue » pour pouvoir les localiser ensuite, a-t-il expliqué à l’Agence France-Presse.
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Quatre jeunes Schoelchérois ont été condamnés par le tribunal correctionnel pour avoir monté un véritable trafic d’herbe de cannabis dans le bourg de la commune.



Cela ne signifie pas que les douaniers américains ont été moins efficaces, mais qu’il y a eu moins de trafic en 2015. Comment expliquer cette baisse alors que l’on sait que la consommation d’herbe qui fait rire, elle, est restée stable ? C’est simple : ce sont les premiers effets de la légalisation du cannabis dans cinq états dont le Colorado, l’Oregon, l’État de Washington, l’Alaska, et la capitale étasunienne, Washington, et du cannabis médical, dans 18 autres, dont la Californie.




Les interpellations ont eu lieu ces derniers jours à Lormont et Pessac-sur-Dordogne (Gironde) mais aussi à Orléans et en région parisienne. L’enquête avait débuté par l’interception d’un « go fast » l’automne dernier.
Ils étaient trois hier matin dans le box des accusés. Joaquim, 45 ans ; Pao, 39 ans et Paolo, 50 ans, comparaissaient devant le tribunal de grande instance de Tarascon pour le transport, la détention et l’importation de 93,350 kg de résine de cannabis. Soit 185 000€ de stupéfiants.

