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La lutte contre le cannabis devrait s’inspirer des campagnes anti-alcool

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La prévention contre le cannabis devrait s’inspirer de la lutte contre l’alcoolisme, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale

Pour protéger les plus jeunes du cannabis, il serait important de tirer les leçons des dangers de l’alcool et s’inspirer de sa prévention. Plus particulièrement pour tous les adolescents au contact quotidien avec le cannabis médical et les publicités le vantant.

Les chercheurs de l’Université de Johns Hopkins (Etats-Unis) ont interrogé pendant 2 ans 8 214 collégiens californiens, âgés en moyenne de 13 ans, pour comprendre si le contact avec le cannabis médical modifiait ou non leur perception du cannabis et leur consommation du produit.

Les conclusions de l’étude ont montré que la publicité vantant les mérites du cannabis médical encourageait les plus jeunes à tester le cannabis.

L’étude nous apprend que 22% des collégiens déclarent avoir vu au moins une publicité pour le cannabis au cours des…

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Cannabis: vers la légalisation en Italie?

FRANCE (les cadavres dans le placard de Charly AKA Charles Pasqua – N°5 ): le vrai Charnier était du SAC

Pasqua, on l’a vu a de drôles d’amis parmi ses copains de chez la firme à la boisson anisée. L’un d’entre eux, notamment, qui s’appelle Jean Venturi, le représentant de Ricard au Québec, mort en 2011 à Marseille, à 89 ans. Venturi, c’est aussi, il faut le dire, une belle famille… de truands, avec son frère Nick, notamment : dans les années cinquante, issus du quartier du Panier, à Marseille, elle a débuté sa carrière dans la contrebande de cigarettes, entre Tanger et la France. Un trafic qui sera l’occasion d’une guerre mémorable entre bandes rivales pour la possession d’un cargo hollandais portant le nom prédestiné de Combinatie : à bord il y a  2 700 caisses de cigarettes de contrebande. Le cargo piloté par le trafiquant Placido Pedemonte, a été l’objet d’un acte de piraterie (?) le 4 octobre 1952 effectué par un autre navire, l’Esme, commandée par Eliott Forrest, affrêté par l’équipe rivale des Renucci, parmi laquelle figurent Nick Venturi et Marcel Francisci.. : les caisses de cigarettes ont été emmenées pour y être cachées… en Corse. Un autre larron, Antoine Paolini décide à son tour de s’emparer d’une partie de ces caisses de cigarettes pour les revendre : c’est le début d’une guerre des gangs qui va durer… 20 ans et faire au bas mot une trentaine de victimes. Entre gangs, on se massacre allègrement, via des rumeurs et des suspicions.

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Dominique, dit « Nick » Venturi (à gauche) n’est pas lié à la droite en politique : c’est, rappelons-le, celui qui avait aidé Gaston Defferre à s’emparer du journal Le Petit Provençal en août 1944, armes à la main, pour en faire Le Provençal. Gaston était l’autre personnalité du coin, avec Charly. Rivaux en politique, ils avaient les mêmes amis dans la pègre.« Carte de la SFIO (nom de l’ancien parti socialiste) en poche, Nick Venturi devient l’un des porte-flingues de Gaston. Le 22 août 1944, Marseille à peine libérée, il débarque avec ses amis, pistolet-mitrailleurs en main, au siège du journal Le Petit Provençal. Les locaux sont envahis, le journal rebaptisé Le Provençal, « organe des patriotes socialistes et républicains ». Gaston Defferre tient son quotidien, première étape avant de conquérir la mairie de Marseille en 1953 pour un règne de trois décennies, entouré de sa garde rapprochée. Parallèlement à ses activités « politiques », Nick Venturi, décoré d’une Croix de guerre pour ses faits de résistance, fréquente le beau linge du milieu. A ses risques et périls. En juillet 1946, avec trois de ses amis, il échappe de peu à une rafale de tirs vengeurs au bar le Hollandais, dans le quartier de Pigalle, à Paris. L’attaque est attribuée à Ange Salicetti, dit « le Séminariste », un truand corse, un brin vindicatif, assez peu porté sur l’absolution des péchés. La vendetta qui suit est sanglante, laissant près de 40 cadavres sur le tapis, jusqu’au décès non accidentel de Salicetti, le 3 décembre 1950. Le nom de Nick Venturi apparaît ensuite, de manière régulière, aux côtés de ceux de grandes figures comme les Guérini, Jo Renucci ou Marcel Francisci, dans des dossiers de contrebande de cigarettes, organisée entre Tanger et les côtes françaises. » Joli CV, non ?

On retrouvera le même Venturi bien plus tard avec un compte en banque ouvert à HSBC Genève, ou plutôt celui de son petit-fils Jean-Christophe Rapetto, qui s’alimentait étrangement à plusieurs reprises : « Jean-Christophe Rapetto, gérant de la SARL Le Café parisien et de la société JCR Holding, possédait un compte à la banque HSBC à Genève, ouvert en 2003. Le 21 août 2007, il reçoit 100 000 dollars, venant du compte Baraka, ouvert à la Rothschild Bank de Monaco ; et le 5 décembre 2007, 377 388 dollars, toujours du même compte et du même établissement financier. Si Jean-Christophe Rapetto ne se demande pas l’origine des fonds, HSBC Private Bank à Genève ne se montre guère plus curieuse. Pourtant, le patron, Alexandre Zeller, déclarait dans la presse suisse à la même époque : « Je n’ai aucune crainte de cas de blanchiment dans notre banque. S’il y avait le moindre souci, nous l’aurions dénoncé. » Des banques (suisses) qui ne savent pas qui leur verse de l’argent, avouez que ça devient croquignolet à ce stade.

D’où vient donc cet argent ? Officiellement, des… pommes de terre, raconte sans sourire Venturi  : « quand il ouvre un compte à la Deutsche Bank à Monaco en juillet 1998, « Nick » Venturi se présente comme « producteur de patates », résident à Casablanca (Maroc). Il y verse un million de dollars. Puis il ouvre en 2005 un nouveau compte baptisé Baraka. Deux ans plus tard, les économies déposées sur ce compte Baraka partent à la banque HSBC à Genève sur le compte détenu par Jean-Christophe Rapetto, son petit-fils, qui récupère au total 477 000 dollars. Jean-Christophe Rapetto est le fils de Jeannette Venturi, la fille de « Nick » Venturi, divorcée de Jean-Jacques Rapetto ». En réalité, Nick Venturi est surtout connu du bureau des « narcotics » américains, qui au début des années soixante, l’ont ciblé comme responsable du réseau d’importation de l’héroïne aux USA, via ce qu’on a appelé la « French Connection ». En 1964, un apport du Congrès américain sur « le crime organisé et le trafic illicite de drogues » le citait en bonne place. Or, à ce moment là installé au Canada, son frère Jean Venturi travaillait pour Ricard et était toujours un proche de Charles Pasqua…. dont la belle famille est canadienne (sa femme Jeanne Joly, est une Québécoise rencontrée à Grasse).

Le port de Marseille est déjà la plaque tournante de la drogue, et cela attise des convoitises. Vient s’y mêler la CIA, qui surveille de près l’évolution de la France et craint la tentation communiste dans le pays. La création du syndicat FO est la preuve tangible de cette grande peur de contagion communiste : « la CIA se tourna donc vers un certain Pierre Ferri- Pisani, ancien déporté et ancien de la Section française de l’internationale ouvrière (SFIO) mais exclu de ce parti politique suite à diverses manœuvres de Gaston Defferre qui redoutait son ascension. Encouragé par la CIA, Ferri-Pisani utilisa deux méthodes d’action pour reprendre le contrôle du port de Marseille. Il avait d’une part promu l’adhésion à Force ouvrière (FO), syndicat créé en 1947 par Léon Jouhaux suite à une scission d’avec la CGT. Jouhaux refusait la mainmise du PCF ou de la SFIO sur le syndicalisme. D’autre part, Ferri-Pisani utilisa les parrains en accord avec la CIA, notamment l’ancien résistant « socialiste » Antoine Guérini, afin d’intimider les dockers cégétistes voire « convaincre » certains d’adhérer à FO, syndicat favorable à la reprise du travail dans les ports français et plus généralement au plan Marshall dénoncé par Staline. »

Pour « sécuriser » le tout la CIA, comme aux Etats-Unis, songe à faire appel à la pègre : « Ce tandem est prêt à tout pour renforcer ses rangs. Adepte des liaisons dangereuses, Brown [de la CIA] et Ferri-Pisani auraient participé à une réunion à Bordeaux en 1952 pour ‘‘sécuriser’’ le port, avec des amis du milieu Corse – Antoine Guérini, Jo Renucci, Jean Colonna et le chimiste de la drogue Jo Césari. Dans sa lutte anticommuniste, Brown est même favorable à l’utilisation de néonazis ou de personnages troubles mouillés dans la collaboration ». Ainsi, sous l’influence directe de la CIA, certains parrains prirent de l’importance dans le contrôle des activités portuaires : « Quand le milieu eut ajouté la prise de contrôle des quais à l’influence politique qu’il avait acquise avec l’aide de la CIA en 1947, le conditions se trouvèrent réunies pour que Marseille devienne le laboratoire d’héroïne de l’Amérique ».

Car offrir les quais de Marseille à l’influence de la mafia, c’est obligatoirement y favoriser le trafic de drogue : que n’auront-ils pas fait pour éviter la gangrène communiste !!! « Ainsi aux Etats-Unis, en mai 1971 alors que la campagne antidrogue prenait de l’ampleur, un nouveau rapport de Morgan F. Murphy et Robert H. Steele, deux membres de la Chambre des représentants américaine, faisait le constat de l’implication des Corses dans le trafic. Le rapport, qui n’eut quasiment aucun écho dans la presse française, présentait les choses ainsi : « Au cours des dix dernières années, chaque affaire de stupéfiants à Marseille a impliqué une ou plusieurs des quatre familles corses : les frères Venturi (Jean et Dominique), Marcel Francisi, Antoine Guérini et Joseph Orsini. Il y a aussi d’autres groupes qui apparaissent de temps en temps mais ces quatre familles sont au cœur de la production illégale d’héroïne à Marseille » Bien que ce rapport exagérait sans doute l’influence de ces quatre clans sur la totalité du trafic, les Américains qui avaient poussé certains de ces réseaux via la CIA, voyaient en quelque sort l’arme se retourner contre eux. C’est ce que synthétise l’historien Alfred W. McCoy : « Le rôle de la CIA dans le trafic d’héroïne était simplement une conséquence négligée mais inévitable de sa tactique dans la Guerre froide »… Tout cela sous les yeux d’un SAC consentant : il est aussi anti-communiste, sinon pire encore…

C’est l’ouvrage d’ouvrage d’Alain Jaubert paru en 1976, « Dossier D… comme Drogue », qui nous donne donc une des clés les plus sulfureuses de l’énigme Pasqua : c’est une française qui nous la donne, elle s’appelle Jacqueline Pilé-Hémard, et c’est l’héritière de la famille Hémard, devenue la propriétaire de Pernod & Ricard, les deux firmes ayant fusionné en 1975, Ricard étant aujourd’hui dirigé par un des petit-fils de Paul Ricard. Fort étrangement, Jacqueline Pilé-Hémard demande en 1995 aux Etats-Unis le titre de réfugiée politique. Elle est l’épouse d’Ali Bourequat (ici à droite), qui après avoir été confident du roi du Maroc (Hassan II) est tombé en disgrâce, lui et ses deux frères, pour être enfermés 18 ans dans le terrible bagne-mouroir de Tazmamart. Ce qu’elle écrit alors défie l’entendement :  Je crains d’être persécutée si je suis renvoyée en France. Je crains d’être persécutée là-bas par des fonctionnaires du gouvernement français. Je le dis pour les raisons suivantes. Je fus mariée et vivais avec mon mari, M. Eric Hémard. Mon nom de jeune fille est Jacqueline Pilé. Mon mari était étroitement lié avec des membres influents du gouvernement français. Il était lui-même très puissant en France, politiquement et financièrement. Les dernières années, j’ai pris conscience que la famille de mon mari était impliquée dans le trafic de drogue. La famille Hémard a contribué à mettre en place des installations de transformation de la cocaïne au Maroc. Le ministre de l’Intérieur, M. Pasqua, et le roi du Maroc, aussi bien que la famille de mon mari, étaient impliqués dans la mise en place de laboratoires ».

Selon elle cela aurait commencé en 1962, et aurait duré jusque les années 80. Or, étrange coïncidence Charles Pasqua a effectivement travaillé chez Ricard pour développer la filière marocaine, et Jean Venturi a travaillé avec lui. « Lors du démantèlement de la « French Connection » (1971), qui faisait parvenir de l’héroïne aux États-Unis via le Canada, les noms de Jean-Charles Marchiani et de Charles Pasqua sont cités par la presse anglo-saxonne. Pendant près de neuf ans, Jean Venturi était l’importateur et le distributeur en Amérique du Nord du pastis Ricard, statut qui lui servait de couverture pour assurer plus facilement l’importation d’héroïne provenant de Marseille. Son supérieur hiérarchique était alors Charles Pasqua ». Selon Bourequat,  » Pernod-Ricard servait de couverture aux services spéciaux français, pour le trafic de drogue comme pour le reste ».

La demande de naturalisation de Jacqueline Pilé et de Ali Bourequat acceptée rapidement par les USA nous donne un autre élément important de l’affaire, comme le note ici un posteur : « depuis l’indépendance des USA, ce pays a accordé 5 droits d’asiles pour cause de persécution politique à des Français… Bourrequat (journaliste franco-marocain encagé avec sa famille par Hassan II durant une longue période) et Aymard (ex-épouse du Directeur de Pernod, associé de Ricard… dans le fondation de labos au Maroc… pour « faire du Pastis », qu’on se rassure… ce fut elle qui dénonça les magouilles et les comptes off-shore de la société et de son époux) en furent les N° 4 et 5 !… Deux d’un coup !… Pour les soustraire aux doubles équipes de tueurs de la Pasqua and C° ; le SAC d’une part… les flics de l’autre puisque l’impayable Charly était parvenu à ridiculiser Vidoc en se hissant au poste de Ministre de l’Intérieur (Vidoc le bandit-policier n’ayant pas passé le cap de préfet de police !) Une vidéo conférence du couple fut retransmise dans l’hémicycle ou les braves députés (peu étaient présents… pour quoi faire ?) se reconnurent « choqués »… sans autre forme de soutien à la démocratie pourtant sérieusement mise à mal. »

On serait bien tenté de les croire en effet, tant la proximité des trafiquants et de Charly est grande. Toujours dans « D comme Drogue », on peut aussi lire en effet ceci : « Jean Venturi assure l’acheminement de la drogue vers le Canada et le rapatriement des capitaux vers la Suisse ou la France. Il est au même moment représentant au Canada du Pastis Ricard. Le directeur commercial chargé des exportations chez Ricard est Charles Pasqua, un des fondateurs du SAC., grand recruteur de truands et de barbouzes. Au moment où Pasqua a Venturi sous ses ordres, il ne peut absolument pas ignorer les activités de son représentant, puisqu’elles ont fait l’objet d’une fiche du FBI publiée aux Etats-Unis, qu’il y a à Marseille un copieux dossier de police consacré aux frères Venturi et que le nom de Venturi ne peut à l’époque, en aucune façon, être ignoré du moindre directeur commercial de la région marseillaise  ». L’argent arrivé sur le compte miraculeux du petit-fils béni est bien le produit de la drogue et non de la vente d’hypothétiques patates marocaines… et ça, Pasqua devait donc obligatoirement le savoir !

De fait, la French Connection était un circuit d’héroïne fabriquée au départ de Marseille, la morphine-base venant de de Turquie, d’Indochine ou de Syrie. Une drogue faite dans des labos discrets de l’arrière-pays, sous la houlette de Joseph Cesari, le chimiste le plus connu de la French Connection , une héroïne réputée pour sa qualité qui était vendue ensuite aux Etats-Unis transportée par bateau dissimulée dans les carrsseries de voitures. « Lucien Aimé-Blanc, commissaire de police originaire de Marseille et qui officiait notamment à la Brigade des stupéfiants dans cette ville de 1974 à 1976, est catégorique sur les origines de la présence d’opium dans la ville : « L’opium, cela commence avec des marins Corses et Marseillais partis en Indochine avec les Messageries Maritimes » note dans son mémoire de 2009  « Le démantèlement de la French Connection : la répression internationale des filières françaises de l’héroïne « Michaël Bénichou.

La drogue venue de Syrie était tout simplement « pêchée » au départ par de petits canots, indétectables (le procédé existe toujours avec les cargos amenant la coke colombienne en Europe) : « La technique la plus couramment utilisée était la suivante : l’équipage du cargo de transport larguait la marchandise en mer, elle était attachée à des bouées. Une équipe de porteurs était ensuite chargée de la récupérer avec des canots. Les porteurs revenaient alors dans un port discrètement, ils pouvaient sinon cacher la marchandise dans des criques et elle y était récupérée plus tard. Enfin, la marchandise pouvait aussi passer directement par les ports mais cette technique était bien plus risquée : on ne pouvait pas larguer la marchandise si les douanes décidaient de fouiller les cargaisons, notamment si elles avaient été préalablement informées par un aviseur. Au total, plus de 1234 kilos de morphine base et plus de 1070 kilos d’opium introduites par les Turcs furent saisis en France entre septembre 1966 et mars 197281. Ce bilan apparaissait bien maigre comparé à l’essor du trafic, donc en général tout se passait comme prévu, sans accrocs, exceptées les querelles entre truands qui se réglaient d’homme à homme. Une fois la matière première arrivée à bon port, il ne restait plus qu’à la livrer aux organisations qui faisaient travailler des chimistes. « 

Un trafic bien rodé : on a estimé à 40 tonnes par an l’intensité du trafic à sa grande époque des années 70. C’est dans ce circuit que tombera l’animateur vedette de la télé française, Jacques Angelvin, présentateur de l’émission Télé-Paris. Dans sa Buick Invicta, les stups avaient découvert 52 kg d’héroïne pure, Angevin ayant perçu pour le transport seulement 10 000 dollars : il sera condamné à 6 années de prison. De la drogue fournie par le mafieux François Scaglia, aidé des frèrs Patsy et Anthony Fuca, deux hommes proches de la famille Lucchese, qui avait repris le lucratif trafic du gangster français Paul Carbone., qui avait commencé en 1937 avec son associé Italo-Marseillais, François (dit Lydro) Spirito. « Ils régnaient sur différentes activités illégales et avaient établi des connexions avec les politiques locaux : « Sur a rive nord du Vieux Port, à l’emplacement de la cité antique, les premières ruelles du quartier du Panier alignent leurs bordels connus des marins du monde entier. Deux hommes y font la loi : Paul Carbone et Lydro Spirito. Le politicien du Panier et du port se nomme Simon Sabiani. Plus Sabiani prend de l’importance à la mairie, plus Carbone et Spirito étendent leurs affaires : du proxénétisme, ils passent au racket hôtelier, puis au racket de la viande, de l’épicerie, du spectacle. Ils importent des machines à sous des Etats-Unis, truquent les combats de boxe »34… Paul Carbone et François Spirito furent donc les pionniers dans la mise en place d’un véritable système d’activités économiques illégales« . Les Fuca sont les neveux d’Angelo Tuminaro, marié à Bella Stein, fille d’un fameux bootleeger qui représente la mafia juive américaine.

Une drogue marseillaise réputée : « d’autres que les Marseillais ont essayé de fabriquer une héroïne pure comme la leur. Ils y sont arrivés en produisant une héroïne pure à 70%, les Marseillais eux c’était 95, 97%. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient un secret. Ce secret c’était d’arriver au point de fusion de la patte, 229°, d’arriver au point de fusion à un bon rythme. Il fallait être patient, savoir attendre. Et l’un des chimistes les plus connu de la French Connection, qui s’appelait François Scapula, a dit un jour : ‘‘C’est comme la bouillabaisse, il faut avoir le truc’’ » Le fait était que la réunion du pavot turque, sans doute le meilleur au monde et qui plus est monopolisé par les Marseillais via le Liban, associé à l’habilité des chimistes qui avaient derrière eux une longue tradition dans ce domaine d’expertise, faisait de l’héroïne marseillaise la meilleure au monde, sans aucun doute possible. Souvent pure à 95%, certains, comme Jo Césari, arrivaient à produire une héroïne proche de la perfection : 99%. Jo Césari signait d’ailleurs ses productions d’une pastille spéciale afin qu’elle puisse être reconnue et vendue plus cher en guise de qualité. 

Un Luchese lié lui-même à deux gangsters montréalais, Pepe et Vincenzo Cotroni, un des larrons du trafic portant même le nom d’Anthony Di Pasqua (aucun rapport de famille, rassurez-vous) !!! Un homme d’affaires français est aussi mouillé : Jean Jehan, surnommé  » « Pépé la Schnouf ». Scaglia sera condamné à 22 ans, les fréres Fuca à 15 ans chacun. Si les transferts se limitent à une centaine de kilos maximum, le 29 février 1972, au large de Marseille est arrêté un chalutier, le Caprice des temps, en avec 425 kg d’héroïne à bord, destiné à rejoindre Miami.  Les trafiquants étant Jean-Claude KellaLaurent Fiocconi et l’insaisissable Francis le Belge : la saisie record marquera la fin de la French Connection. Dans une surprenante interview de William Friedkin, le réalisateur du film sur la French Connection, avec Gene Hackmann, on tombe une nouvelle fois des nues avec ce qu’il raconte « je crois que dans la plupart de mes films, les fins sont ambiguës. C’est au spectateur de se faire sa propre idée. Pourquoi ? Parce que la vie elle-même n’est pas simple, il n’y a pas toujours de réponse ou de happy end, il y a toujours une sensation d’inachevé. C’est ce que j’aime au cinéma, j’aime emporter le film avec moi. Je n’ai pas envie qu’un idiot de réalisateur me dise quoi penser. Vous savez quoi ? Dans la réalité, le trafiquant de French Connection n’a jamais été attrapé. Il s’appelait Jean Jehan, et pas Charnier comme dans le film (nota : il est joué par Fernando Rey), puisque nous avions dû changer de nom. Il a réussi à échapper aux policiers new-yorkais qui l’entouraient. Les inspecteurs ont ensuite appris qu’il avait rejoint la France, plus précisément la Corse. Ils y ont envoyé deux flics pour tenter d’obtenir son extradition. Ils sont restés des mois sur place, se heurtant à l’administration. L’un de leurs homologues français a sympathisé avec eux. Il leur a dit : « Vous n’arriverez jamais à obtenir son extradition. Jehan a combattu aux côtés de Charles de Gaulle durant la Résistance ». Et Jehan est mort paisiblement dans son sommeil. La seule personne qui a fini en prison dans l’affaire de la French Connection a été Jacques Angelvin, une star de la télé française. Jehan avait mis de la drogue dans sa voiture pendant son voyage aux États-Unis, à son insu, selon lui. »…. Jehan était donc lui aussi du SAC !!!! Mais il n’était pas « mort dans son sommeil, comme l’avait cru William Friedkin.

Une chose confirmée par les narcotiques US : selon le détective Sonny Grosso le pivot central du réseau d’héroïne était bien « le corse Jean Jehan ». « Jehan avait arrangé le passage de de 64 livres d’héroïne « pure », d’une valeur à la revente de 220 millions mais il n’a jamais été arrêté pour sa participation(engagement) dans la contrebande d’héroïne internationale ». Selon Grosso, toujours, toutes les demandes américaines d’arrestation de Jehan sont restées vaines. « Pendant des années ensuite, Jehan a été rapporté pour être vu arrangeant et opérant(exploitant) des activités de médicament(drogue) à volonté partout en Europe ». Ses liens avec le SAC lui ont toujours suffit pour obtenir l’immunité en France. Des liens, obligatoirement, avec… Charles Pasqua, responsable du SAC ! Le 27 mai 1971, l’orage vient une première fois des USA : deux députés américains, Robert Steele et Morgan Murphy, lâchent le morceau :dans lans leur rapport sur les « Problèmes mondiaux de l’héroïne » il citent des noms de truands marseillais responsables selon eux du trafic d’héroïne : « Les frères Venturi ( Jean et Dominique dit « Nick »), Marcel Francisi, Joseph Orsini et Antoine Guérini. » De l’héroïne envoyé aux USA par divers moyens….

Les américains le savent, car ils ont suivi de près, juste au sortir de la guerre, les exploits d’un de leurs mafieux, liés à la maison mère italienne : « deux délégations de mafieux italiens et américains se réunissent du 10 au 14 octobre 1957 au Grand Hôtel des Palmes à Palerme. Cette réunion décidée par Lucky Luciano (ci-dessus) doit permettre d’inonder le marché américain d’héroïne. Pour s’assurer le contrôle de tout ce trafic, Lucciano s’associe avec deux marseillais, Jo Renucci et Antoine Guérini que l’on retrouvent dans la « French – Connection » en compagnie d’un autre contact de Luciano, Etienne Léandri. C’est le ministre français, Martinaud Desplat qui a dépêché Jo Renucci au Maroc avec quelques hommes de main afin de juguler, par tous les moyens, les mouvements d’opposition qui veulent sortir le Maroc de l’influence française. De son côté Etienne Léandri, qui deviendra un ami très proche de Charles Pasqua, a été un collaborateur notoire pendant la guerre et doté d’un uniforme de la Gestapo, il s’était enfui en Italie pour échapper à sa condamnation à vingt ans de travaux forcés. Léandri va représenter Luciano auprès de la C.I.A., dont il rencontre plusieurs fois le patron, Allen Dulles. La « maison » apprécie l’anticommunisme de Léandri et va même obtenir en 1955, l’annulation de sa condamnation. C’est ainsi que l’on retrouvera Léandri auprès de Jean Charles Marchiani, de Pasqua et de son fils, des réseaux et de la vente d’armes jusqu’à sa mort en 1995″… Charly, ce bon résistant, a de biens étranges amis… corses. Leandri étant aussi un des piliers des Trois Canards, le café parisien devenu plaque tournante parisienne du grand banditisme !!!
 »

sources :

http://gangstersinc.ning.com/profiles/blogs/the-man-who-stole-the-french

http://www.sciencespo-rennes.fr/mediastore/fckEditor/file/Benichou.pdf

http://www.algerie-francaise.org/barbouzes/foccart-pasqua.shtml

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-cadavres-dans-le-placard-de-169429

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FRANCE (le SAC ou les gangsters de la République): les cadavres dans le placard de Charly AKA Charles Pasqua – N°1

Encore une fois, j’ai eu le sentiment d’être floué par les élus de gauche et leur représentant principal, ce premier ministre bombeur de torse, qui a commis ce jour là ce qui représente pour moi une véritable trahison. Je veux bien comprendre et admettre qu’on puisse saluer des adversaires en politique, mais ce qui a été fait pour Charles Pasqua, je ne peux l’admettre. Manuel Valls, ce faisant, a fait preuve d’une totale absence de vue historique. Pasqua a été l’exécuteur de fort basses œuvres, et l’hommage des députés socialistes est tout simplement une honte : on ne peut rendre hommage à un homme qui a trempé trop souvent dans d’aussi douteuses affaires telles qu’assassinats politiques, vente d’armes ou trafic de drogue. Outré, j’ai décidé de revenir sur la carrière de cet homme charmeur mais plus que redoutable. Car Manuel Valls semble l’avoir oublié, mais il traînait derrière lui un bon nombre de cadavres ou de cas douteux, dans lesquels son nom était revenu avec insistance dans les enquêtes qui avaient suivi. Pasqua « était secret » (*) ai-je pu lire ces derniers jours. Il ne pouvait que l’être, à moins de révéler ses turpitudes. Sa carrière a plus consisté à dissimuler ses cas pendables qu’à être efficace. Pour le résumer, il a dépensé beaucoup d’énergie pour se rendre présentable, ce Machiavel de Canebière. Le jour où il l’était devenu, l’ensemble de la vie politique française avait vu en lui l’arrivée d’un mafieux comme premier flic de France, et rien d’autre : l’aurait-on déjà oublié ? Retour sur Mr Charly, que l’on n’avait pas à saluer ainsi, à moins de ne rien connaître de ses frasques passés. Comme l’a dit un jour Michel Debré, qui s’y connaissait en coups fourrés, « Pasqua ? jamais sur le pont, toujours dans les soutes… » : on ne peut meilleure définition. Bienvenue dans l’univers du soutier Charles Pasqua, alias « Charly ».

Revenons tout d’abord en 1964. Cinq ans auparavant seulement, en en 1959, le Service d’action civique (SAC) avait été créé par Jacques Foccart et Achille Peretti et Charles Pasqua, mais aussi Roger Frey, Paul Comiti, Alexandre Sanguinetti, Dominique Ponchardier et Jean Bozzi. Pas vraiment des enfants de chœur, ceux-là. Le premier président du Sac est Pierre Debizet un résistant de taille imposante surnommé « Gros Sourcils » ou «  alors, qui a été tenté par l’extrême droite du Parti Patriote Révolutionnaire, un groupuscule dirigé par Jean-Baptiste Biaggi, qui a fini au FN après être passé à l’OAS. Avec Joseph Ortiz un cafetier, l’avocat JBiaggi seront à l’origine de le 24 janvier 1960, de « La semaine des barricades » : un député français borgne, nommé JMLePen, qui avait demandé leur extension en métropole sera arrêté et emprisonné. Comme couverture, l’homme qui ne s’est pas encore lancé en poliitique, travaille pour Ricard, boisson anisée qui alors connaît une ascension fulgurante : la France des années 60 en fera son emblème quasi national, au même titre que la baguette et le béret. Déjà, au sein de Ricard, Charly avait fait preuve d’un certain talent. Alors qu’il y travaillait encore, il avait préparé l’importation de l’Americano, produit italien concurrent, mélange de Campari et de vermouth : c’est en l’apprenant que son patron, Paul Ricard. l’avait viré : Pasqua travaillait pourtant chez lui depuis 1952 : jeune plagiste à Marseille, fils d’un policier marseillais, il y avait tenté sa chance, en venant jouer au vendeur dans le bureau même du directeur : sa gouaille et sa faconde l’avaient aussitôt fait embaucher. Chez Ricard, Charles Pasqua, devenu directeur des ventes à l’export, a sous ces ordres Jean Venturi : nous reparlerons de lui dans un autre épisode. Son homme de confiance s’appelle Jean-Charles Marchiani, dont nous reparlerons aussi un peu plus loin…

Car au SAC (à gauche son insigne), les cadavres dont on parle ne sont pas les bouteilles vides de Ricard laissées sur les tables, par les consommateurs, mais de vrais morts. Au SAC, ce ne sont pas des enfants de chœur comme on l’a dit, mais plutôt des tontons flingueurs  : « le SAC était une organisation paramilitaire spécialisée dans l’assassinat, le chantage, la corruption, le trafic d’armes et de drogue, le blanchiment d’argent “sale”, bref, la criminalité sous toutes ses formes, et par ailleurs dévouée corps et âme au Général de Gaulle. Son existence remonte au lendemain du coup d’État de 1958 et de la Cinquième République. Cependant, les réseaux qui en formaient le noyau existaient dès la fin de la deuxième guerre mondiale dans le cadre du “Service d’Ordre” du RPF, le parti gaulliste de l’époque. Partisan d’un régime fort, “au dessus des partis”, puisque fondé essentiellement sur l’appareil répressif de l’armée et de la police, de Gaulle avait mis en place, sous la couverture légale du RPF, une organisation paramilitaire de quelque 16 000 hommes recrutés dans les milieux criminels – ainsi en était-il du proxénète Jules Orsini – et dans les réseaux de l’extrême-droite et des anciens collaborateurs de l’occupation hitlérienne, comme Simon Sabiani et Gérard Gerekens. Sous l’occupation, ce dernier dirigeait à l’intérieur du PPF, le parti fasciste de Jacques Doriot, les groupes de choc spécialisés dans la chasse aux Juifs, aux communistes, aux socialistes et aux syndicalistes. Un tel curriculum vitæ était parfaitement adapté aux finalités du RPF » explique « Révolution ».

Qui fait partie du SAC, pas évident à définir puisque l’organisation est secrète (c’est un des secrets récemment vantés par la presse à propos de Pasqua !) « Pour autant, il est très difficile de savoir quels voyous faisaient partie de l’officine. En effet, les fichiers des adhérents, tenus secrets, n’ont jamais été découverts. Sans être exhaustif, loin de là, nous pouvons toutefois en citer quelques uns. « Le Parrain » de Lyon tout d’abord, qui bénéficiait durant les années 60 de puissantes relations policières et politiques. A Grenoble, comme nous l’évoquions plus haut, le boss de la ville bénéficiait lui aussi de la protection du Service. L’homme, cousin d’Alexandre Sanguinetti (homme d’affaire, conseiller du ministre de l’intérieur et homme fort du SAC), régnait alors sur la prostitution de la région grenobloise. Les frères Z, maîtres des boîtes de nuits parisiennes, ont quant à eux bénéficié de protection jusqu’aux années 70. Un de leurs associés servait en effet de colleur d’affiche et d’agent électoral aux candidats gaullistes. Les truands marseillais ne sont pas en reste. A commencer par deux des principaux compères de Jean-Baptiste Croce durant la French Connection, qui ont eux aussi leur carte tricolore. Du côté de Nice, on citera notamment Bianchini ou encore Giaume. Les boss du Milieu niçois ont à tour de rôle été les dirigeants locaux du SAC. Enfin, pour ce qui concerne Aix-en-Provence, c’est une figure de la criminalité locale, un dénommé Sauveur, qui dirige l’antenne aixoise du Service' ».

Le SAC et le milieu ; une affaire connue et reconnue d’emblée : «  ancien des forces navales de la France libre, responsable de la sécurité du général de Gaulle à l’Élysée, Paul Comiti, le président du SAC à partir de 1960, connaît la plupart des figures du milieu. L’un de ses affiliés, Charles Pasqua, natif de Grasse mais de souche corse, est également un habitué de tous les bars corses de la ville » Ah tiens, le voici déjà… en train de poser ses jalons, dans les bistrots !

Les gens du SAC sont avant tout des fidèles, sinon des idolâtres explique ici l’Express : « en 1958, lorsque de Gaulle revient aux affaires, ces anciens combattants du gaullisme sont là, prêts, s’il le faut, à le défendre les armes à la main. Ensemble, ils vont constituer le Sac ; c’est Debizet (ici à droite) qui en prendra la tête. C’est lui qui a suggéré que cette association ait une existence indépendante du parti gaulliste (l’U.n.r). « Pourquoi adhérez-vous à ce moment-là au Sac et pas à l’U.n.r. ? » demandera la commission d’enquête parlementaire à un des militants de l’époque : Réponse : « Parce que le Sac, c’était le Bon Dieu sans les curés. » On ne saurait mieux dire que, pour ces hommes, le Sac, c’était de Gaulle, et de Gaulle tout seul, sans l’intermédiaire des partis et de la « politique ». On les verra donc escorter partout le Général, coller des affiches à son image, faire applaudir les foules à son nom et ferrailler contre ses adversaires. » Des fidèles, donc, qui prêtent un bien étrange serment à De Gaulle : « Je prends l’engagement solennel d’obéir sans discussion à mes chefs. Si je trahis, j’accepte de subir les châtiments réservés aux traîtres ».

Le tableau de l’activité anti-FLN du SAC est effrayant, comme l’explique Dominique Calzi, alias Patrice Chairoff. dans Dossier b… comme barbouzes” : dès 1958, Roger Frey, Alexandre Sanguinetti,  »Dominique Ponchardier et Charles Pasqua décident de lancer le S.A.C. dans la lutte contre le F.L.N. algérien dont la willaya métropolitaine accumulait les actes de terrorisme. Dans l’esprit de ses artisans, la lutte contre le F.L.N. devait s’engager sur deux plans : infiltration et répression. Pour cette tâche, les gaullistes « purs et durs » sont à peine suffisants pour assurer l’encadrement des réseaux. Il faut donc faire appel à une « main-d’œuvre extérieure », c’est-à-dire recruter dans ce qu’il est convenu d’appeler le « milieu » par l’intermédiaire de truands partageant les mêmes amitiés politiques ou les mêmes intérêts. L’appât est toujours le même, celui utilisé par les services spéciaux du monde entier : aux petites escarpes, aux jeunes truands aux dents longues, sont proposés un casier judiciaire vierge et des rentrées de fonds maximums dans un minimum de temps. En contrepartie, on exige seulement d’avoir la gâchette ou la matraque facile, de ne point être trop torturé par sa conscience et d’obéir sans discuter aux ordres reçus ».

 » Le SAC attire à lui des centaines d’escrocs, petits délinquants ou caïds qui voient là une occasion rêvée d’obtenir des protections en échange de leurs services ». Et en général, l’appartenance au SAC procurait une réel avantage face à la police : « La carte tricolore de membre du SAC, vraie ou falsifiée, ne donne pas tous les droits. Mais elle semble conférer à son porteur quelques avantages, comme le rappelle l’ancien commissaire Lucie-Aimé Blanc, membre de la brigade mondaine à Paris dans les années 60 : ‘‘Quand on tombait sur un truand avec une carte du SAC, en général, les poursuites étaient abandonnées. Il y avait un conseiller, au ministère de la Justice, qui s’occupait des interventions pour les faire relâcher’’. Cette impunité est confirmée par un autre ancien commissaire parisien, Marcel Morin, en charge à cette époque du banditisme : ‘‘La préfecture de police de Paris, alors dirigée par Maurice Papon, nous envoyait parfois des consignes afin de faire libérer dans la journée des voyous que nous venions d’arrêter, parce qu’ils étaient membres du SAC ou proches de certains amis du pouvoir gaulliste ». Des personnes protégées par Papon, on se dit qu’elles ne devaient pas être fort recommandable, étant donné la personnalité du préfet de Police… celui qui avait envoyé tant de personnes dans les camps !

Des truands membres du SAC aux méthodes singulières, qu’on retrouve à des endroits inattendus : « en 1967, à Grenoble, un meeting est organisé pendant la campagne électorale : il oppose Pierre Mendès France à Georges Pompidou, alors Premier ministre. Le service d’ordre est assuré par des costauds qui portent une croix de Lorraine à la boutonnière. Des incidents éclatent. L’un des costauds se baisse et perd son pistolet sous les yeux horrifiés d’un ecclésiastique. Ecœuré, un policier confie à un journaliste : « Je n’ai jamais vu ça. Parmi les types qui sont là, il y a plusieurs interdits de séjour connus… » L’homme qui conduit, ce soir-là, la voiture de Georges Pompidou est un proxénète notoire, patron du bar « le Gobelet » : Mathieu Mattei, parent d’Alexandre Sanguinetti. Il sera assassiné un an plus tard devant la porte de sa villa »… Mattéi était aussi considéré comme le « parrain » de la ville de Grenoble  !

Le statut de truand blanchi par une action « gouvernementale » sur commande est pour le moins sidérant : les gens qui ont eu cette idée devaient être de sacrés… tordus. Car les témoignages retrouvés par Chairoff glacent le sang : il explique qu’un bon nombre d’attentats commis en métropole étaient en fait de faux attentats (avec de vrais morts !!!) « Le contrat est jugé intéressant par certains, à tel point même qu’ils deviennent eux-mêmes des agents recruteurs acharnés, n’hésitant pas à contacter en prison certains « clients » potentiels et à les en extraire si l’agrément est obtenu, comme l’illustre le témoignage de Jean-Baptiste C… (Témoignage recueilli le 6 décembre 1973) :« ... Durant l’été 1958, je purgeais une peine de prison à la Maison d’arrêt des Baumettes, à Marseille. J’avais « pris » cinq ans et j’avais une instruction en cours pour une seconde affaire d’attaque à main armée. J’ai été contacté par un avocat marseillais qui m’a demandé si, en échange de ma libération, j’acceptais de m’enrôler dans un mouvement clandestin de lutte contre le F.L.N. … Ma foi, cette proposition avait tout pour plaire, en tout cas pour me plaire : d’abord je me tirais d’une situation difficile et puis les arabes j’ai jamais aimé alors c’était tout bénéfice !… J’ai dit O.K. On m’a d’abord transféré à Aix- en Provence, et puis à la Santé, à Paris. Là un avocat parisien est venu me voir et m’a mis le marché en main . Je rejoignais un mouvement clandestin, d’accord, mais qui en fait était une sorte de police parallèle. Notre travail devait être double : tout d’abord infiltrer les réseaux F.L.N. en métropole en nous faisant passer pour des sympathisants d’extrême gauche, et ensuite effectuer toutes les tâches dont la police officielle ne pouvait se charger, en particulier la liquidation physique de certains éléments. En échange, on m’offrait la liberté immédiate, un salaire élevé plus des primes et, à la fin de la mission, un casier Judiciaire vierge et l’extinction des poursuites en cours. Quarante-huit heures plus tard. j’étais libre. Deux personnes m’attendaient au bar « A la bonne santé », situé rue de la Santé à Paris, juste en face de la prison. je n’eus que la rue à traverser. En fait le travail commençait immédiatement. On m’a muni d’un faux passeport et d’un faux permis de conduire, d’une carte de police périmée depuis six mois, d’un permis de port d’arme en bonne et due forme valable pour un Walther P-38, du P-38 en question avec des munitions en quantité et de deux numéros de téléphone à Paris, l’un valable pour la journée, l’autre pour la nuit. Je faisais équipe avec quatre autres personnes, dont une était un inspecteur principal des Renseignements généraux placé pour la circonstance en congé de maladie ». Un recrutement express, et une autonomie d’action ayant pour seul objectif que de créer la zizanie entre factions du MLN….

Pour ce faire, il faut entretenir une haine perpétuelle, à coups de provocations : « Notre travail n’avait rien à faire avec l’infiltration dont d’autres groupes se chargeaient. Pour nous. iI s’agissait de créer de toutes pièces des vendettas, des règlements de comptes interminables entre F.L.N. et M.N.A. et de procéder à des exécutions sommaires. En ce qui concerne la rivalité F.L.N./M.NA, rien n’était plus facile : on arrivait le soir avec une ou deux voitures dans le quartier arabe de la Porte d’Aix. à Marseille, ou à la Goutte d’Or ou à Barbès, a Paris, on s’arrêtait devant un café maure repéré à l’avance et on lâchait une ou deux grenades accompagnées de quelques rafales de mitraillette. Ca suffisait et le lendemain les représailles commençaient d’elles-mêmes … Y a eu également du boulot moins sympathique. Mais nos employeurs étaient coulants et chaque fois qu’on mettait la main sur un collecteur de fonds, on fadait (partager) à cinq, car même le flic ne faisait pas la fine gueule ! Et les embrouilles étaient vite réglées dans l’ensemble. Bref, d’une façon générale, nos patrons du S.A.C. ont été corrects à part le lait qu’on n’a jamais vu les casiers judiciaires vierge ! »…

Répandre la terreur, ou terroriser les terroristes, pour paraphraser une phrase de Charly  ; : « 20 novembre nouvelle tactique des barbouzes : le plasticage d’endroits fréquentés par les européens en faisant croire que c’est l’OAS qui a frappé, afin de désorienter la population Française. « Raymond la science » est à la base de ces attentats à l’explosif. Il a une double vie car il renseigne également l’OAS. Il restera actif longtemps. Du 20 au 21 novembre 1961, cinq commandos en voiture font sauter l’Otomatic, le Tantonville et le Cheval Blanc. Deux jours plus tard, le Joinville, le Coq Hardi et le Viaduc sautent à leur tour. Dégâts considérables, surtout sur le plan psychologique. Tous ces établissements étaient très fréquentés par les Européens ».

Le principe du jeu étant de laisser le moins de traces possible : « en septembre 1960, on nous a dit que le boulot était terminé et on nous a remis une forte somme en liquide, on nous a retiré les ports d’armes et les cartes de flic périmées et on nous a laissé le flingue comme souvenir avec en prime notre jeu de faux papiers et une carte du S.A.C. tricolore … Il était temps car on commençait a en avoir marre de ce boulot… » Sidérant témoignage : l’Etat français, via ses barbouzes a donc tué en France, dans le seul but de désorganiser la résistance algérienne, en lui imputant des attentats !!!

Pour se fondre dans le paysage, pas de problème, en effet car l’administration est là pour donner un coup de main : « A l’occasion, le SAC fournissait à ses troupes de fausses cartes de police et des armes. Bien payés, les hommes du SAC exécutaient les basses œuvres du régime dont la police et l’armée ne pouvaient se rendre coupables : exécutions d’otages, infiltrations, tortures etc. L’histoire du Service ne compte plus bientôt les attentats, les passages à tabac, les fusillades, les cambriolages, les trafics de drogue, les chantages, les extorsions de fonds, les meurtres et les affaires de proxénétisme… C’est donc un fait bel et bien réel. Une véritable osmose a vu le jour entre les caïds et le SAC. Les chiffres sont là pour le prouver. Entre 1960 (année de création) et 1982 (année de désintégration), quelques 65 affaires, impliquant 106 membres du Service, ont pu être dénombrées. »

Pasqua, fidèle allié de De Gaulle, avait beaucoup aidé à l’accession de son mentor, en préparant même en lousdé un coup d’Etat ; au cas où, en 1958 :« dans les Bouches-du-Rhône, Charles Pasqua a préparé le 13 mai 1958 en groupant autour de lui une poignée d’hommes décidés. Bien armés, anciens du R.P.F., gaullistes bâtis à chaux et à sable, qui passent dix jours dans les caves de la place Félix-Baret, à Marseille, dans l’attente du mot de code « Résurrection » qui leur donnerait le feu vert pour la prise d’assaut de la préfecture. La victoire assurée, Charles Pasqua amène au S.A.C. tous ces hommes dont il fait des chefs de groupe. Jean Lucchinacci, Gilbert Vaniers Ange-Félix Calzi, Max-Antoine Orsoni, Jean Pinelli, constituent ainsi l’armature autour de laquelle se groupent bientôt des hommes aussi divers que Paul Gaillet, futur secrétaire fédéral de I’U.N.R., Gérard Kappé (on reparlera de lui un peu plus loin), Bernard Masiani, André Mouton et d’autres de moindre envergure “En une heure, je peux mobiliser deux mille hommes armés à Paris”, déclarait Charles Pasqua(co-fondateur du SAC) au cours d’une réunion des chefs de groupe tenue à Paris en février 1970. »  Des gros bras, souvent issus de la Résistance, où va s’illustrer un dénommé Ponchardier, bien connu, ou plutôt son frère, des cinéphiles : « quant à Dominique Ponchardier, le responsable du Service d’ordre du R.P.F., il est le frère de l’amiral Ponchardier qui se rendit célèbre durant la guerre d’Indochine par les méthodes inhabituelles et « musclées » de ses commandos. Sous le pseudonyme d’Antoine Dominique, et dans la série des « Gorilles », parue chez Plon, Dominique Ponchardier a romancé certaines des aventures du S.O, du R.P.F. Romancé et moralisé, bien sûr ! » C »est le même Ponchardier (Dominique) qui était derrière l’audacieuse attaque de la prison d’Amiens par des Mosquitos anglais le 18 février 1944 !!! C’est lui qui est à l »origine du mot… Barbouze !

Parmi les recrues, on trouve beaucoup de repris de justice ou de Corses, Pasqua ayant entre temps été envoyé là-bas pour doper les ventes du Ricard. « A peine constitué, le SAC se lance dans une campagne d’infiltration et d’assassinat contre le FLN. Pour ses “sales coups”, Pasqua et les chefs du SAC recrutent dans les prisons, notamment parmi les truands incarcérés pour des attaques à main armée. Comme à l’époque du RPF, les gaullistes travaillent à travers de nombreuses entreprises (la Barracuda, la Fimotex etc.), qui, tout en ayant une existence légale, sont entre les mains de membres ou d’anciens membres des services secrets et s’engagent dans un trafic d’armes particulièrement lucratif – de chars, de mitrailleuses, de munitions et d’explosifs – en direction de l’Afrique Noire, des pays du Maghreb et du Moyen-Orient. Dans toutes les basses œuvres de la France en Afrique – coups d’État, assassinats, corruption, détournement de fonds, élimination d’opposants – les hommes du SAC sont de la partie, autour de Jacques Foccart, surnommé le “Monsieur Afrique” du camp gaulliste. (ici avec Félix Houphouët Boigny)« 

Le SAC sert à quoi, à l’époque, à part jeter la zizanie au FLN ? A remettre de l’ordre là où ça bouge un peu trop, et surtout lorsque que ça déplaît à De Gaulle. Pour fonctionner, il faut de l’argent, vite trouvé, avec les entreprises priées de cracher au bassinet, au prétexte de lutter contre l’invasion communiste :  « le financement de ce “recours” putschiste provient d’un nombre important de grandes entreprises françaises et étrangères : Rhône-Poulenc, Esso-Standard, le Crédit Lyonnais, Simca, Dassault, pour n’en citer que quelques unes. Jacques Foccart et d’autres acolytes du général ont mis en place une constellation de sociétés d’import-export, telles que la Safiex, dont la fonction est de fournir une couverture “commerciale” à l’activité des agents de renseignement gaullistes, d’alimenter les caisses noires de l’organisation et de financer les campagnes électorales des candidats gaullistes. Le Service d’Ordre du RPF est particulièrement actif à Marseille, pendant et après les élections municipales de 1947, où le RPF obtient environ 40% des voix : les réunions publiques organisées par le PCF ou la SFIO sont dispersées à coups de matraque, et plusieurs personnes sont assassinées, des dizaines blessées. » A Marseille, où il y a… Charly Pasqua, le chef des matraqueurs.

De l’ordre, partout où on en a besoin. Et en 1960, deux foyers principaux de mouvements sont particulièrement surveillés : les communistes, dont De Gaulle se méfie comme de la peste depuis 1947, mais aussi les gens de l’OAS, toujours tentés de vouloir l’assassiner, n’acceptant pas son revirement algérien. « En France métropolitaine, le SAC mène des opérations contre les forces de gauche, et en particulier contre la CGT, le PCF et l’UNEF. Il s’agit d’agressions, de menaces de mort et d’autres procédés d’intimidation, ainsi que de la constitution de fichiers de renseignement sur les militants. Un fascicule de formation interne du SAC, rédigé en 1964, et cité dans le livre d’un ancien membre du SAC, B comme Barbouzes, préconise “une offensive permanente, une action constante, suivie, intelligente” contre la CGT, visant à “l’éclatement de cette centrale syndicale”. Le document conclut : “Ce n’est pas la réduction de l’influence de la CGT que nous visons mais son élimination pure et simple.” Fichtre !

Cela, et les actions anti-OAS, d’une grande violence, pour répondre à celle de l’OAS même. Une OAS qui a perdu la boule et commet des exactions sans nom, d’abord en Algérie puis en France, pour lequel Germaine Tillion avait exprimé son dégoût (cet article n’évoque pas les exactions du FLN, toutes aussi odieuses) : « frapper les imaginations, se rappeler à l’attention des Algérois par des actions spectaculaires est une des constantes préoccupations de l’O.A.S. Soit qu’elle attaque au bazooka la Délégation générale, soit qu’elle se livre à des mises en scène grand-guignolesques comme c’est le cas le 10 mars à Bab-el-Oued. Ce jour-là, en plein midi, le corps d’un homme nu apparaît subitement, pendu à 15 mètres du sol, rue du Roussillon, au cœur du fief activiste, très animé à cette heure de la journée. Le cadavre est suspendu à un système de roulettes glissant le long d’un filin tendu entre deux immeubles. Il se balance là-haut pendant plus d’une demi-heure en plein soleil avant que les pompiers n’interviennent. Dans la rue, la foule, têtes levées, crie : C’est une barbouze, c’est une barbouze ! La victime de cette macabre exécution, qui rappelle les atrocités du Ku-Klux-Klan, porte, peinte au goudron sur le corps, l’inscription « L’O.A.S. veille ». C’est le quatrième cadavre découvert nu, badigeonné de goudron ou de mercurochrome, en moins d’une semaine à Alger. » C’est dans cette lourde ambiance de meurtres atroces que le SAC agît, sans mettre davantage de gants que son adversaire de l’OAS. Les meurtres ordonnés par Debizet sont plus… discrets, disons, et se poursuivront longtemps. En 2010, une de ces barbouzes confiera même à la presse que c’était bien Debizet qui avait commandité l’assassinat de Pierre Goldman (le demi-frère du chanteur), attribué jusqu’alors à l’extrême droite…

 

(*) Le sommet étant l’hommage d’Henri Guaino, homme de droite s’il en est, qui a dit à l’annonce de son décès qu’ « Il connaissait tous les secrets de la République. Il n’en révéla aucun pour se défendre lorsqu’il fut attaqué. Question d’honneur, énonce Guaino des sanglots dans la voix. On l’accusait de diplomatie parallèle et d’être peu regardant sur les moyens. Il l’était, en effet, quand il s’agissait de sauver une vie ou de défendre l’honneur de la France. Mais personne ne l’a jamais vu accomplir un acte dont la France put avoir honte. » La dernière phrase étant visiblement de trop. Pasqua s’est toujours arrangé pour ne pas être visible, et ce « goût du secret » célébré le jour de son enterrement ne cherchait qu’à dissimuler ses coups tordus. Les secrets gardés dans la tombe ne glorifient pas la République, bien au contraire. Le jour de cet enterrement on a eu droit à pire encore : selon Christian Estrosi, il aurait « apporté tant de noblesse à la politique, ce qui manque considérablement aujourd’hui » et selon celui qui lui a piqué sa palce à Neuilly (Sarkozy avait profité de son hospitalisation pour refaire toutes les affiches de sa campagne avec son nom dessus et non celui de Pasqua), « Charles Pasqua était un homme réservé, droit, courageux, qui ne trahissait pas, qui respectait sa parole »... ajoutant « Charles a beaucoup compté dans ma vie »… un beau florilège en effet !

http://destins.notrejournal.info/L-HISTOIRE-des-BARBOUZES

source:http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-cadavres-dans-le-placard-de-169199

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Le Conseil economique et social souhaite revoir les sanctions relatives au cannabis

Avatar de marijuana50116Le grand livre du cannabis en extérieur pour la vie !

Le CESE veut débattre des sanctions relatives au cannabis

Au tour du Conseil économique social et environnemental (CESE) de réclamer un débat public sur le cannabis. Dans une note d’avis de la section des affaires sociales et de la santé intitulée « Les addictions » publiée mercredi 24 juin l’instance insiste sur la nécessité de s’interroger sur l’« échelle des sanctions » liées à la consommation de ce stupéfiant. Le CESE appelle la France à « se forger une position » alors qu’une session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur les drogues est prévue courant 2016.

« Un débat public sur l’échelle des sanctions doit être posé [et] solidement documenté pour permettre d’explorer les voies possibles soutenues par les différents acteurs » souligne Giselle Ballaloud l’auteure de la note qui doit être votée en séance plénière mercredi en fin de journée. Le rapport rappelle que « les divers positionnements…

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GERMANY: Man caught selling 600kg of drugs online in one of Germany’s biggest narcotics raids

The 20-year-old is accused of selling drugs on the dark web including thousands of prescription pills which he would send by post
Unbeknown to the dealer, his customers also included undercover police officers

Unbeknown to the dealer, his customers also included undercover police officers Photo: Alamy

A 20-year-old man arrested in one of Germany’s largest ever drugs raids after selling 600kg of narcotics online from his bedroom in his mother’s flat is facing up to 15 years in jail.

The man from Leipzig has now been charged after police raided his mother’s flat, where officers discovered a further 314kg of drugs including cocaine, ecstasy, LSD, marijuana and amphetamines worth an estimated €4.1 million (£2.9 million), together with €48,000 in cash, stashed in his bedroom, Leipzig state prosecutor Ricardo Schulz said on Monday.

The defendant is accused of selling 600kg of drugs and thousands of prescription pills and sending them in the post to customers around the globe from 2013 up until his arrest during the raid in February this year.

He is alleged to have sold the drugs both via the dark web, a hidden part of the internet inaccessible to conventional search engines, and on a website for his « Shiny Flakes » drugs shop on the publicly-accessible web.

MORE: http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/germany/11739946/Man-caught-selling-600kg-of-drugs-online-in-one-of-Germanys-biggest-narcotics-raids.html

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FRANCE (Aubervilliers): Chinois et Marocains main dans la main pour blanchir les revenus du cannabis

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Les dernières nouvelles sur le cannabis médical la légalisation le sativex trafic de cannabis

Un Rungis européen de la fringue made in China

Pas de vente au détail.

L’affichette est visible sur la vitrine de la quasi-totalité des commerces de gros et demi-gros. Fermé jusqu’au 22 juin peut-on lire en revanche sur le rideau métallique baissé de la boutique Vetis. Ses gérants les époux Z. sont au centre des investigations du juge Gachon et de la Brif. Créé voilà un an le Sirasco (Service d’information de renseignement et d’analyse stratégique de la criminalité organisée) de la préfecture de police de Paris a récolté en septembre un tuyau de première : cette famille reçoit l’argent du trafic de cannabis pour le blanchir.

Chaque remise d’argent est assortie d’un code

déjouer le test cannabis salivaire

Les surveillances permettent de voir entrer dans les boutiques chinoises des Nord-Africains un sac à la main…

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FRANCE (Trafic de drogue): « si on ne fait rien, Marseille sera Tijuana »

Près de 28 kilos de drogue ont été saisis dans la cité du Plan d'Aou dans le 15e arrondissement de Marseille. 

FAIT DIVERS – La Sûreté Départementale de la Direction Départementale de la Sécurité Publique (DDSP) des Bouches-du-Rhône a saisi près de 28 kilos de résine et d’herbes de cannabis dans la cité du Plan d’Aou à proximité de la Castellane.L’illustration de la nouvelle méthode de travail des policiers dans la lutte contre le trafic de drogue.

COLOMBIA: incautan 4,2 toneladas de cocaína y marihuana


Foto. Archivo

Las autoridades incautaron hoy 1,7 toneladas de marihuana y 2,5 toneladas de cocaína en varios operativos realizados al oeste y suroeste del país, informaron fuentes de la Policía y la Armada.

LEER: http://www.minuto30.com/42-toneladas-de-cocaina-y-marihuana-fueron-incautadas-en-las-ultimas-horas-en-el-pais/358769/

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Las autoridades de Colombia se incautaron hoy de 1,7 toneladas de marihuana y 2,5 toneladas de cocaína en varios operativos realizados al oeste y suroeste del país, informaron a Efe fuentes de la Policía y la Armada.

En un primer procedimiento realizado por la Policía en el municipio de Bolívar, departamento del Valle del Cauca (suroeste), los uniformados decomisaron 1,7 toneladas de marihuana que tendrían como destino la ciudad de Pereira, en el departamento de Risaralda (centro), según informaron esas fuentes.

leer mas: http://noticias.terra.com.co/colombia/incautan-42-toneladas-de-cocaina-y-marihuana-en-colombia,5d2a5519c3c9cd0fd95f89fb3e2698e9lnaaRCRD.html

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DNRED (Douane française): 230 kg de résine de cannabis trouvés dans un garage à Rouen

En 2014, la douane a saisi 198,4 tonnes de stupéfiants dont 157,3 tonnes de cannabis. © Direction générale des douanes et droits indirectsLes douaniers de Rouen découvrent, en juin 2015, un appartement rempli de plants de cannabis et près de 230 kg de résine, dans un garage.

  • Par Mathilde Riou
  • Publié le 06/07/2015 | 17:28, mis à jour le 06/07/2015 | 17:32

© Direction générale des douanes et droits indirects

En 2014, la douane a saisi 198,4 tonnes de stupéfiants dont 157,3 tonnes de cannabis.

 Les agents de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières de Rouen (DNRED) ont découvert chez des particuliers de Rouen 230 kg de résine de cannabis dans un garage.Le 22 juin, après plusieurs semaines d’investigations, les enquêteurs de la DNRED accompagnés des agents de la direction des douanes de Rouen découvrent des dizaines de plants de cannabis cultivés « in-door » dans un appartement, en plein centre ville. La culture occupant l’intégralité du domicile était prête à être récoltée.

Tout le matériel nécessaire à la culture hydroponique, trois carabines, des munitions, de la résine de cannabis, de la cocaïne, des produits de coupage, des contrefaçons, ainsi que près de 7000 euros ont également été saisis sur place.

© Direction générale des douanes et droits indirects

© Direction générale des douanes et droits indirects

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© Direction générale des douanes et droits indirects

© Direction générale des douanes et droits indirects

© Direction générale des douanes et droits indirects

Les personnes en cause ont été interpellées. Elles devraient comparaître devant le tribunal correctionnel de Rouen, le 31 juillet prochain.

Trois jours plus tard, le 25 juin, le même service d’enquête découvre au domicile d’un individu faisant l’objet d’investigations pour trafic de stupéfiants, 227 kg de résine de cannabis, 2 armes (fusil à pompe et fusil de chasse) et plus de 4400 euros. Les stupéfiants étaient dissimulés dans un box, loué par l’infracteur, sous une fausse identité.

La JIRS de Lille a été saisie du dossier et les suites judiciaires été confiées en co-saisine à la Police judiciaire et à l’OCRTIS.

En 2014, la douane a saisi 198,4 tonnes de stupéfiants dont 157,3 tonnes de cannabis.

En janvier dernier, 4 065 plants de cannabis sur pieds « in-door » avaient été saisis par les agents de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières de Nantes (DNRED) dans une villa de la banlieue nantaise.

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DÉPÉNALISATION DU CANNABIS: L’EUROPE EN MARCHE.

Avatar de modztrehdomhertz.com

Cette semaine, les libéraux démocrates anglais ont appelé le gouvernement à dépénaliser la possession de drogues pour usage personnel et légaliser le cannabis médical.
Serait-ce un pas vers une législation plus vaste, à l’échelle européenne?
C’est en tout cas le fer de lance d’une politique sociale commune à de nombreux états membres
.

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Brian Paddick, le porte-parole des affaires intérieures du parti à la Chambre des Lords et ancien candidat à la mairie de Londres, a notamment déposé une série d’amendements sur la décriminalisation de la possession de tous les médicaments pour usage personnel et la légalisation de l’usage médical du cannabis quand il est prescrit par un médecin.

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Le groupe de pression des «Lib Dems» est actif malgré la perte de 48 de leurs 56 députés à la dernière élection, les laissant un peu à la dérive en quatrième parti dans les communes avec seulement huit députés, «les…

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USA: l’Oregon légalise la marijuana récréative

L’Oregon est devenu mercredi le quatrième Etat américain à autoriser la marijuana à usage récréatif, la tendance à la légalisation de cette drogue douce se poursuivant dans l’ouest des Etats-Unis. En novembre, les résidents de l’Etat avaient été soumis à un référendum pour dire s’ils approuvaient de rendre légal le fait de consommer, faire pousser et posséder du cannabis, même si cette drogue reste illégale au niveau fédéral.

Dorénavant, les habitants de l’Oregon âgés de 21 ans et plus pourront légalement consommer de la marijuana et en faire pousser jusqu’à quatre plants. La consommation de cette drogue restera toutefois proscrite dans l’espace public.

L’Alaska, le Colorado et l’Etat de Washington avaient déjà légalisé le cannabis à usage récréatif ces derniers mois. D’après un récent rapport du cabinet d’études ArcView, 14 Etats américains supplémentaires devraient légaliser la marijuana à usage récréatif d’ici 2020.

LIRE: http://www.liberation.fr/monde/2015/07/01/l-oregon-legalise-la-marijuana-recreative_1341364

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Spain decriminalizes the growing of cannabis

Avatar de praguepotPRAGUE POT

Starting today, July 1st, you can now legally grow cannabis in Spain. This is massive news for medical growers, patients and those looking for a healthy alternative to alcohol. Spain has always been a leader in this newly forming industry. The country has produced talented scientists and ground breaking cannabis research. While the new law has many more questions to answer, it is clear what the intentions are.

The changes occur under article 36.18, stating that the cultivation of cannabis is only punishable “in public places”. Spain has a long love affair with the plant, even dictator Franco’s 1967 law forbidding the cultivation of cannabis was widely ignored. Punishment for small scale grows was often the destruction of the plants and the confiscation of the equipment. From today, growers and shops can sell seedlings once they are not openly on sale in a shop window.

There is one restriction…

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DOUANE FRANÇAISE (DNRED – Renseignements, Enquêtes et actions d’infiltration): retour sur l’infiltration dans l’organisation Locatelli

Actualisé le 29 juin 2015 à 11 h 15

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Résumé d’une action d’infiltration de la DNRED au sein de l’organisation de

Claudio Pascuale Locatelli

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gibraltar55

Infiltration débutée en février 1993 :
Début février 1993, NS 55  est présenté à Gibraltar à Mario Marroni par  des membres des familles Victori et Sheldon, contrebandiers connus sur Gibraltar, signalés au chef d’échelon DNRED de Nantes Christian Gatard.

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Claudio Pasquale Locatelli

AKA

Mario Marroni

 Mariano Zizzi

Mario de Madrid

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Christian Gatard 

Photo: http://www.ouest-france.fr/jai-recrute-le-vrai-heros-du-film-gibraltar-1659460

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Signalement à Christian Gatard, chef d’Echelon DNRED à Nantes, de Mario Marroni.

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Le samedi 13 février 1993, Christian Gatard annonce à NS 55 qu’il descend  voir le mercredi 17 février 1993 Michel Rotard, le douanier sous couverture, associé du restaurant St Georges, et qu’il passera le voir en fin de journée.

rotard Restaurant Saint Georges – Estepona (Andalousie)

Michel Rotard (de profil), l’agent de la DNRED, avec Marc Fievet

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Le chef de l’échelon de la DNRED Nantes, Christian Gatard, s’intéresse à l’opération en projet avec Mario que NS 55 lui relate dans le détail.

NS 55 lui demande assistance pour l’aider à déménager du Saint Georges avec l’aide de douaniers français, pour éviter que les hommes de Carlos Ferran, le responsable du GAL ne puisse le positionner. En effet ce dernier pouvait utiliser les services du commissaire Ricardo Kohl d’Estepona pour éventuellement le rechercher. Carlos Ferran savait que NS 55 travaillait pour la douane française, suite aux informations transmises par la police espagnole et comme NS 55 commençait à perturber ses trafics (Saisie de 500 kgs de cannabis sur le Scarab de Daudet AKA Roger Martens par le SVA). Le narcotrafic des « GAL » était couvert par la police espagnole et la Guardia Civil en récompense des services rendus!

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M/V MELOR (Ex LARISSA)

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– Mars 1993 :

Signalement à Christian Gatard du premier chargement (1 600 kg de cannabis) par le M/V MELOR, pour le compte de Mario Marroni à destination du sud Italie (livraison au large de Brindisi). Christian Gatard ne signalera pas ce voyage aux autorités italiennes. Christian GATARD a alors précisé à NS 55 les raisons de ce non signalement en précisant que s’il faisait ce signalement auprès des autorités italiennes cela compromettrait  l’action d’infiltration en cours au sein de l’organisation de ce Mario Marroni (Locatelli).

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Intervention de Jean-Paul Garcia, attaché des douanes à Madrid, en charge des relations avec Malte, pour faire en sorte que le navire Melor qui après livraison s’était réfugié à Malte (port de La Valette) pour se mettre à l’abri d’une tempête, soit autorisé à quitter le port sans devoir passer les contrôles techniques exigées par la règlementation maritime et les autorités locales.

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Mars 1993 :

NS 55 doit se sortir seul de son action d’infiltration au sein de L’IRA débutée en avril 1992 avec les autorités anglaises du HM Customs Excise.

Signalement à Christian Gatard d’un chargement à destination de l’Angleterre de 12 tonnes de cannabis organisé par Marroni (chargement récupéré au large du Cap Vert). Cette livraison a échoué et à la suite de cet échec, NS 55 s’est rendu à Milford Haven, dans le sud du Pays de Galles en Cornouailles à la demande de Mario Marroni (Locatelli) pour demander à l’équipage de ramener le bateau Almeer 3 à Cadix (Espagne). Déplacement en Angleterre préalablement signalé à Christian Gatard pour que les autorités anglaises soient avisées.

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L'infiltrato di Julien Leclercq. The Informant, con Lellouche, Rahim e ScamarcioMY Poseidon

Signalement de l’acquisition par Mario Marroni (Locatelli) du Poséidon (Navire Hopital transformé en Yacht – 75 mètres) lors d’une réunion de travail (une journée entière) à Barcelone à Christian Gatard et Jo Le Squert: les photos et plans du navire ainsi que sa localisation dans une darse d’un chantier hollandais ont été communiqué lors de cette journée.

Lors de cette journée, NS 55 a informé ses interlocuteurs de tous les détails qu’il avait pu recueillir au contact de Mario Marroni.

NS 55 regrette que le dénommé Marroni n’ait pas encore été identifié…  Christian Gatard répond que la chose n’est  pas aisée car il devait prendre un maximun de précautions pour ne pas alerter les autres services.

Christian Gatard informe NS 55 qu’il ne peut pas lui envoyer des agents de l’échelon DNRED de Nantes pour l’aider à déménager.

– Avril 1993 :
Signalement du deuxième voyage de 2 000 Kgs de cannabis sur Cagliari (Sardaigne) en route vers Djibouti assuré par le Melor pour le compte de Marroni.

Alors que NS 55 lui avait demandé de faire « sauter » ce chargement; Christian Gatard refusera invoquant que, questionné par la Guardia di Finanza, il avait déjà répondu aux autorités italiennes qu’il ne connaissait pas le navire MELOR et qu’il ne connaissait pas Marc Fievet.

– Mai 1993 :
Marroni fait établir un passeport français au nom Charles Henri de Bossieu avec la photo de Marc Fievet (passeport établi en mai 1993). Ce passeport a été immédiatement signalé à Christian Gatard à qui une copie a été remise.

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– Juin 1993 : MELOR
Signalement à Christian Gatard du chargement de 32 000 Kgs de cannabis sur le Melor au large de Djibouti par transbordement à destination du Nord atlantique via le cap de bonne espérance.
NS 55 signale son voyage sur Le Caire pour arranger le transit du canal de Suez puis du voyage sur Djibouti pour présenter l’homme de confiance de Mario Marroni et le faire monter à bord du Melor. NS 55 a voyagé avec l’identité de Charles Henri de Bossieu et il est descendu au Sofitel de Djibouti.

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roissy

NS 55 fait un compte rendu à trois agents de la DNRED à son retour de Djibouti à l’aéroport de Roissy.

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mousson-so-nePour des raisons météorologiques (La mousson) et manque de puissance du moteur du Melor, le chargement  de 32 tonnes de cannabis afghan a été transféré sur un « supplyer » venu de Muscat (Oman), le transfèrement a été effectué derrière l’ile de Socotra (Yemen). Ce transfèrement a été signalé aux douanes françaises qui ont en outre été en mesure de suivre la marchandise grâce au télex ouvert au nom de Rio Plata ldt (la compagnie off shore de Gibraltar parfaitement connue des douanes) qui se trouvait à bord du Melor et qui a été transféré sur le supplyer avec l’homme de confiance de Marroni. Ainsi, par son intermédiaire, les douanes ont pu récupérer touts les éléments de contact ayant transités par ce télex (les factures avec la liste des numéros entrants et sortants ont été communiquées de la main à la main par NS 55 à Jean Paul Garcia, attaché des douanes françaises en Espagne.

(lire: GIBRALTAR, le film diffusé actuellement sur Canal +, s’est inspiré très librement de l’histoire de Marc Fievet.)

Les numéros contactés parleront: des échanges avec un télex dans le Var en France mais sur liste rouge…Et de nombreux échanges avec une grande banque de New York!


Sur ces 32 tonnes, 27 tonnes ont été saisies par les autorités canadiennes (Opération Cutknife II) et 5 tonnes par les autorités anglaises (Opération Schema).

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– Juillet/août 1993 :
Signalement d’un rendez-vous avec une personne d’origine australienne vivant sur la Côte d’Azur qui souhaitait recourir aux services de Locatelli pour transporter du cannabis. Ce rendez-vous s’est tenu à l’Hôtel Meurice à Paris. Joseph Le Louarn, le patron de la DNRED, refusera de couvrir le rdv avec les moyens parisiens (Dixit Christian Gatard), information qui n’a été donnée que la veille à NS 55. Christian Gatard fera descendre des hommes de Nantes et Lille  sans les « contacts » avec le portier et le personnel de cet hôtel. Au final, l’australien Graham et son acolyte Gil ne seront même pas pris en photo alors que NS 55 les a  rencontrés comme cela était prévu et signalé.

– Septembre 1993 :
Christian Gatard descend spécialement à Malaga pour annoncer à NS 55 lors d’un rdv au Parador de Malaga que Marroni n’est autre que Locatelli, lequel est en cavale et recherché par les autorités françaises en raison d’une évasion de la prison de Grasse, 4 ans plus tôt.
Lors de ce rendez-vous, NS 55 précise et confirme à Christian Gatard la mise en route d’une opération consistant, dans un premier temps, à charger + ou – 5 000 Kgs de cocaïne au large de la Colombie à destination du Canada puis, au retour, de recharger 10 tonnes de cocaïne prévues pour être déchargées à Propriano en Corse. Le bateau prévu pour réaliser ces opérations était le Poséidon, déjà signalé.

– Fin septembre/octobre 1993 :
Signalement de la prise en charge préalable par le Poseidon de cannabis au large de Tanger, pour livraison initialement au Canada mais finalement, dérouté vers l’Angleterre à la suite de difficultés liées à la maladie d’un membre de l’équipage.

– Novembre 1993 :
concordelafayetteDans le cadre du suivi de l’opération signalée plus haut, NS 55 de retour de Londres, rencontre Joseph Le Louarn (directeur de la DNRED, successeur de Jean Henri Hoguet) et Christian Gatard au Concorde Lafayette de Paris pour évoquer le voyage en « cours » du Poseidon ». La veille au soir, NS 55 a diné avec Hervé Maigner et la collaboratrice de Christian Gatard prénommée Nicole. Lors du rdv avec Le Louarn et Gatard, il a été abordé et convenu qu’il semblait indispensable que NS 55 réclame une rémunération à Locatelli en raison de la réussite des deux livraisons intermédiaires dont, notamment, celle qui devait délivrer 5 000 Kgs au Canada.

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Joseph Le Louarn

Joseph Le Louarn était d’accord pour blanchir 2 000 000 US$ que NS 55 estimait nécessaire de réclamer à Locatelli. Le nom du banquier Weber (ancien DG des douanes et alors directeur du Crédit Mutuel d’Alsace) avait été retenu pour assurer les opérations de blanchiment. NS 55 a demandé expressément à Joseph Le Louarn qu’il le fasse sortir de cette spirale infernale qu’il ne contrôlait plus.

Joseph Le Louarn n’a même pas relevé, lui rétorquant seulement que ce serait préférable qu’il fasse atterrir la quantité prévue à Propiano, sur Marseille où, là, lui a t’il dit, la Douane française disposait de moyens plus conséquents.

A la suite de cette réunion, c’est le douanier Francis Geoffroy qui a été chargé de  conduire NS 55 à Orly pour reprendre un avion sur Gibraltar où NS 55 devait présenter l’avocat de Locatelli dénommé Pascuale Ciolla au Banco Atlantico pour faire blanchir quelques milliards de lires destinés à l’acquisition du Pacifico, un cargo de 150 mètres.
NS 55 a signalé l’acquisition du Pacifico et les conditions de son acquisition à Messieurs Joseph Le Louarn et Christian Gatard lors de ce rendez-vous à Paris, après avoir, d’ailleurs, informé Christian Gatard du fait que Locatelli lui avait demandé depuis quelques semaines de lui trouver un Cargo marchand.

Les Douanes françaises (DNRED) connaissent l’ensemble du projet d’acquisition du Pacifico (photo de droite) dont, en particulier, le fait que Locatelli l’avait fait acheter par un Hollandais du nom de Ralph De Groot à Gdansk (Pologne).

Signalement de l’acquisition du Sea Harmony, à Palma de Majorque où NS 55 se déplace et communication à Christian Gatard de l’identité de toutes les personnes que NS 55 rencontre et de tous les renseignements que NS 55 peut glaner à cette occasion.

En particulier, le signalement d’ un dénommé Leblanc, ressortissant canadien, en visite à Benalmadena costa, qui d’ailleurs sera arrêté plus tard par les autorités canadiennes lors de la saisie du Pacifico.

– Novembre/décembre 1993 :

MS Avenger F-185

Lorsque le Poséidon a été arraisonné au milieu de l’Atlantique par l’Avenger, un destroyer anglais, Claudio Locatelli emmène NS 55 en « cavale » avec lui.

A Westland Lynx

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C’est John Hector du HM Customs-Excise qui sera le premier a être hélitreuillé

sur le Poséidon.L'infiltrato di Julien Leclercq. The Informant, con Lellouche, Rahim e Scamarcio

M/V POSEIDON

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pacificoL’EVE PACIFIQUE qui deviendra le PACIFICO dans un chantier de Gdansk (Pologne)

NS 55 prévient Christian Gatard, et reste en contact avec lui en lui demandant de dire aux autorités anglaises de ne pas le « ménager », vu la précarité de sa situation. Dans les semaines qui suivent, NS 55 informe Christian Gatard que  Claudio Locatelli, après l’arraisonnement du Poséidon par les autorités anglaises, a décidé de substituer au Poséidon,  le Pacifico et qu’il lui a fait acheter un yacht de 27 mètres à Palma de Majorque du nom de Sea Harmony auprès d’une compagnie off shore de Jersey.

NS 55 a fourni une photocopie de son passeport au nom de Charles Henri de Bossieu pour que sea harmony 1la transaction soit enregistrée à Jersey; Christian Gatard décide alors d’envoyer Hervé Maignier (Divisionnaire de la Douane, Echelon DNRED de Nantes) à Jersey pour faire noircir cette photocopie pour que la photo qui y figure ne permette pas aux autorités anglaises de le reconnaître et d’orienter les poursuites sur Marc Fievet – NS 55.

Hervé Maignier indiquera au téléphone qu’il a pu rencontrer les responsables du Customs de Jersey et réussir à rendre invisible la photo sur les documents enregistrant l’acquisition de ce yacht qui devait être utilisé pour transborder les 10 000 kilos de cocaïne du cargo Pacifico vers la Corse.

sea harmonyM/Y Sea Harmony

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– Février 1994 :
Lorsque le Pacifico a été intercepté en février 1994, par les autorités canadiennes, NS 55 a téléphoné à Christian Gatard à 03 H 00 pour l’en informer et sa  réponse a été: « Mais bon sang, c’est pas possible, vous êtes infiltrés… ».

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– Mars/juillet 1994 :
DEAA la suite de cette interception et ayant pris conscience que l’infiltration de NS 55 intéressait plusieurs Etats, il a été décidé avec Christian Gatard de rencontrer les responsables du DEA.

NS 55 a continué à donner les informations en sa possession sur Claudio Pasquale Locatelli directement aux enquêteurs du DEA Paris (David May), du DEA Rome et de la police italienne, à l’occasion de séances de travail qui se sont tenues 4 fois sur Paris et une fois sur Nantes, en présence des douaniers Jo Le Squert  et Hervé Maignier.

Le DEA savait depuis l'opération DINERO!

     DEA David May

Les agents du DEA n’informeront pas NS 55 que leur opération DINERO (DNRED: retour sur l’Opération Dinero.) est en cours sur l’organisation Locatelli depuis le milieu de l’année 1992.

A l’époque, le DEA a défrayé NS 55 de ses voyages à Saint Martin (WI) à hauteur de 10.000$ US en deux versements en cash faits devant les douaniers Le Squert et Maignier à l’ambassade américaine de Paris.

NS 55 était entré à l’ambassade avec son identité de Charles Henri de Bossieu accompagné de Le Squert et Maignier.

Ambassade des États unis à Paris

Le reçu de ces versements a été établi au nom de Marc Fievet, sans qu’il ne lui soit donné un double.

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Rencontre avec le nouveau patron de la DNRED, Bernard Pouyané en compagnie de Christian Gatard, courant mai, dans un café de la Bastille.

Bernard Pouyané  proposera 3.000.000 de francs à NS 55 s’il réussissait à faire charger quelques tonnes de cocaïne sur le Sea Harmony.

Marc Fievet restera infiltré dans l’organisation Locatelli jusqu’au 23 septembre 1994, date de son arrestation à Fuengirola par la police espagnole suite activation du mandat Interpol par les autorités anglaises et canadiennes.

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Marie-France Vergara du consulat de France de Séville visite Marc Fievet à la prison d’Alhaurin de la Torre suite demande de Jean Paul Garcia, attaché de la douane française à Madrid et lui demande de ne pas prendre d’avocat. Tout sera géré par Madrid dit-elle!

Jean Paul Garcia visite Marc Fievet à la Prison d’Alhaurin de la Torre (Malaga) et lui précise que c’est l’ambassade de France qui va gérer son dossier.

Jean Paul Garcia témoigne devant « l’audience nationale » en faveur de Marc Fievet lors du jugement devant décider de ses extraditions vers l’Angleterre et le Canada.

Michel Charasse (ex ministre du budget), contacté par Marc Fievet, ne fera rien.

Le directeur général de la douane française, Jean Luc Vialla, informé, laissera pourrir la situation.

Pierre Mathieu Duhamel, directeur de la douane française,  rencontre Madame Strachan, la directrice générale du « HM Customs-Excise » à Stockholm (Suède) pour aborder la situation de Marc Fievet.

Philippe Galy, attaché de la douane française à Londres visite de nombreuses fois Marc Fievet dans différentes prisons anglaises et pratiquera le chantage pour obtenir son plaidoyer de culpabilité en Angleterre. (Si vous ne plaidez pas coupable, on s’arrangera pour vous en faire prendre pour 10 ans! (SIC)).

Jean Puons, le DI de la DNRED, rencontre  Marc Fievet dans les prisons françaises et demande une intervention du DG François Auvigne.

François Auvigne, inspecteur des finances directeur général de la douane française, dit à Jean Puons qu’il ne veut plus entendre parler de ce Marc Fievet et refuse d’assumer les promesses émises par ses prédécesseurs écartant ainsi toute continuité du service de l’Etat!

ÉCOUTER:

INTERVIEW de Marc Fievet sur France Bleu Nord.

Lire et écouter:

Mais qui est donc l’énarque inspecteur général des finances François Auvigne? Un salaud qui s’est planqué derrière les textes? par Marc Fievet AKA « NS 55 DNRED ».

Écouter:

FRANCE (Bercy – Ministère des finances): confidences de NS 55 à bord d’un camping-car….

 « Le Choix de Yves Calvi » du 6 septembre 2013 en vidéo : pendant six ans, Marc Fiévet était un « aviseur » pour les Douanes Françaises, un agent infiltré dans les plus gros réseaux de trafics de drogue. Lâché par le Directeur de la douane française François Auvigne, un inspecteur des finances… » href= »https://ns55dnred.wordpress.com/2015/04/28/rtl-yves-calvi-et-jacques-pradel-ont-recu-le-vendredi-6-septembre-2013-marc-fievet-infiltre-au-coeur-de-la-mafia/ » rel= »nofollow »>FRANCE (RTL): Yves Calvi et Jacques Pradel ont reçu le vendredi 6 septembre 2013 : Marc Fievet, infiltré au coeur de la mafia.

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PLUS: https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Fievet

Toutes informations complémentaires et précisions supplémentaires sur cette opération en écrivant  à  marcfievet@live.fr

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FRANCE (Douane francaise): deux anglais jettent 30 kilos de cannabis par dessus bord

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Vedette des douanes « Vent d’amont »  DF .40 construite aux chantiers  CMN de Cherbourg

mise en service Mai 1983        Port d’attache : CHERBOURG

longueur : 28,95 – largeur :6,41  – moteur : 2460 CV  – vitesse :28noeuds

Lire: Moyens nautiques et aériens des garde-côtes de la douane française.

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PHOTO: http://www.bateaux-fecamp.fr/ventdamontdf-40/

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32 kilos de résines de cannabis jetés en mer

32 kilos de résines de cannabis jetés en mer

fiabilité du contrôle cannabis dans la salive

Jeudi 11 juin 2015 la vedette des Douanes « Vent d’Amont » de Cherbourg (Manche) a saisi plus de 32 kg de résine de cannabis au large du Cap de la Hague placés dans deux sacs jetés à la mer. Deux personnes des ressortissants britanniques ont été remis à l’antenne de Caen (Calvados) du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen (Seine-Maritime).

La vedette patrouillait jeudi 11 juin 2015 dans la soirée au nord-est du Cap de la Hague.

Les conditions de mer étaient alors particulièrement difficiles » relate la direction régionale des garde-côtes de Rouen.

La vedette des garde-côtes des Douanes a alors ciblé un voilier de neuf mètres battant pavillon britannique.

En s’en approchant les douaniers surprendront les marins en train de…

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CANNABIS: le Conseil économique et social réclame un débat sur les sanctions

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Au tour du Conseil économique social et environnemental (CESE) de réclamer un débat public sur le cannabis. Dans une note d’avis de la section des affaires sociales et de la santé intitulée « Les addictions », publiée mercredi 24 juin, l’instance insiste sur la nécessité de s’interroger sur l’« échelle des sanctions » liées à la consommation de ce stupéfiant. Le CESE appelle la France à « se forger une position » alors qu’une session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur les drogues est prévue courant 2016.

« Un débat public sur l’échelle des sanctions doit être posé [et] solidement documenté pour permettre d’explorer les voies possibles soutenues par les différents acteurs », souligne Giselle Ballaloud, l’auteure de la note qui doit être votée en séance plénière mercredi en fin de journée. Le rapport rappelle que « les divers positionnements et réflexions en cours vont du maintien du statu quo jusqu’à la légalisation, ou encore de…

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États-Unis: La première église du cannabis ouvre ses portes le 1er juillet

ITALIE (province de Pescara): une mafia sénégalaise qui écoulait une cinquantaine de kilos de drogue par semaine a été démantelée

Trafic drogue : Une mafia sénégalaise démantelée en Italie
La police a tapé un grand coup dans la pègre sénégalaise à Montesilvano, ville située dans la province de Pescara (région Abruzzes). Dans cette localité peuplée de 51 000 habitants située à l’est du pays, des Sénégalais avaient établi une véritable holding de la drogue. Ils ne se contentaient plus de vendre des sacs et autres objets contrefaits, ils s’investissaient également dans la vente de drogue. Cette mafia sénégalaise opérait auprès des jeunes vivant le long de la côte de Silvi à Francavilla. Et arrivait à écouler rapidement 40 kg de drogue par semaine pour un chiffre d’affaire d’un million d’euro (650 millions F Cfa) par an, relate Le Populaire.
C’est au terme de deux années de filature que le gang a finalement été démantelé sous la férule du juge d’instruction Gianluca Sarandrea à travers une opération «Arioste 2013» qui a mobilisé les services de la lutte contre le crime organisé et de la lutte anti drogue.
Suite à une saisie de 3 grammes de marijuana, la cellule de lutte anti-drogue avait entamé une enquête avant de remonter la filière pour tomber sur le clan des Sénégalais.
Mais pour réussir le coup, renseigne L’Enquête, 46 812 heures d’écoutes téléphoniques (78 utilisateurs) en wolof ont été traduites. Cela a permis aux enquêteurs de procéder à l’interpellation de la bande.
Le mercredi 17 juin dernier, a eu l’assaut final digne d’une arrestation hollywoodienne. 120 policiers ont débarqué à l’aube aux abords du quartier général du clan, accompagnés de chiens renifleurs et d’un hélicoptère doté d’une caméra infrarouge. Une intervention musclée qui a permis la saisie d’une quarantaine de paquets de marijuana, 3,1 kg d’héroïne, 180 grammes de cocaïne et 20 000 euros (13 millions FCFA) en espèces.
Au finish, note la source, cette opération a permis l’arrestation de plusieurs membres de la mafia sénégalaise dont A. Mbaye (34 ans), le présumé chef du clan et un maghrébin du nom de N. Ahmed (39 ans), mais aussi d’autres Sénégalais, une Albanaise, des Italiens

Drogue en prison :  » les guérir on s’en fout, les prendre en charge, c’est déjà bien ! »

Source : Le Vif

En avril dernier à Namur, un groupe de discussion s’est réuni à l’initiative des docteurs Hellemans et Skrzypek, médecins généralistes et référents SPF Justice en prison pour présenter leurs réflexions et projets à propos de la prise en charge des assuétudes des détenus, en particulier celle aux opiacés.

Le constat ?

Un manque d’uniformité dans la politique de prise en charge, de collaboration pluridisciplinaire, et de formation des médecins généralistes pour faire face au problème.

La population carcérale compte bon nombre de toxicomanes. C’est un secret de polichinelle. Selon l’étude ACCESS qui a réalisé des sondages auprès des médecins et des patients du milieu carcéral, 63% des patients ont une assuétude pendant leurs peines de prison.

LIRE: http://www.levif.be/actualite/belgique/drogue-en-prison-les-guerir-on-s-en-fout-les-prendre-en-charge-c-est-deja-bien/article-normal-400793.html