Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Dans le procès Air Cocaïne devant les assises des Bouches-du-Rhône, François-Xavier Manchet, un douanier toulonnais, est accusé d’avoir aidé à écouler en Europe la drogue d’un cartel mexicain, via l’aéroport de Saint-Tropez La Mole.
Nous voilà dans le quartier de La Défense, à l’ouest de Paris, le 12 décembre 2012.
Le Toulonnais Frank Colin, flanqué de Nicolas Pisapia, pousse les portes de l’agence Pyramides de la Société générale avec « des valises de billets», selon l’expression du président de la cour d’assises.
« Est-ce que les dépôts en espèces de 300 000 euros sont fréquents ? », interroge le magistrat. « Non, c’était la première fois », reconnaît, à la barre, l’ancienne directrice de l’agence où Frank Colin a déposé cette somme dans un coffre-fort.
« M. Colin m’a dit qu’il y avait des sommes d’argent qui devaient arriver [de ses activités professionnelles en Roumanie]. Il était clair dans ses explications, il n’y a jamais eu de contradiction dans ses propos », explique le témoin qui a fini par demander un justificatif à son client quand il a réclamé un chèque de banque pour acheter une voiture (45 000 euros).
Le document fourni avec l’aide d’un douanier complaisant, sans véritable valeur, avait suffi. « C’était la première fois que je voyais un document comme celui-ci. »
Le procès de l’affaire Air Cocaïne qui s’est ouvert lundi devant la cour d’assises spéciale des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence, a atteint sa vitesse de croisière.
En attendant la reprise des débats ce lundi, retour sur les temps forts de la première semaine.
Lundi : deux absents avec de bonnes excuses
Comme annoncé la veille dans Var-matin, deux des onze accusés ont bénéficié d’une dispense. Ils seront jugés ultérieurement.
Nicolas Pisapia, le passager unique des vols suspects est empêché de quitter la République dominicaine avec une condamnation à 20 ans de prison au-dessus de la tête.
L’apporteur d’affaires Alain Castany – qui a mis en relation le client avec la compagnie aérienne – vient de subir une lourde intervention chirurgicale.
Sur les bancs de la défense, on réclame un renvoi de l’ensemble du procès au nom du « droit à un procès équitable ».
La cour rendra sa décision à l’issue des débats.
Mardi : un premier coup de théâtre
Les avocats du commanditaire présumé, Ali Bouchareb, font la démonstration que l’une des pièces à conviction n’a pas été saisie au domicile barcelonais de leur client, contrairement à ce que soutenaient les enquêteurs. Cette note manuscrite – sur laquelle est inscrite l’adresse d’une station-service du Muy, lieu supposé d’une première livraison de valises – a été retrouvée au domicile d’un autre individu, jamais inquiété dans l’affaire Air Cocaïne… Cette pièce avait été présentée par erreur ou négligence par la justice espagnole.
Mercredi : la piscine d’un accusé
Un enquêteur du service national de la douane judiciaire (SNDJ) témoigne à la barre.
Me Antoine Vey, l’un des avocats des pilotes, l’interroge sur la fameuse piscine que Pascal Fauret a indiqué faire construire, dans un SMS présenté comme une pièce à charge.
« Les démarches ont été faites en amont, reconnaît le témoin, cette piscine n’a aucun lien avec cette affaire. » Me Thierry Fradet, avocat de François-Xavier Manchet, douanier toulonnais soupçonné d’avoir usé de sa qualité pour aider au trafic, obtient également des concessions sur les motivations de son client : « C’est quelqu’un qui aime rendre service (…) Il n’a pas reçu d’argent. »
Jeudi : l’amertume des pilotes
La cour d’assises aborde notamment le procès de Saint-Domingue, à l’issue duquel les pilotes ont été condamnés à vingt ans de prison. « Ce procès était un peu comme celui-là, on se demandait ce qu’on faisait là », commente Pascal Fauret. « Tout se passait bien pour nous, explique Bruno Odos, on n’avait pas l’intention de partir en pensant que la vérité serait faite. » Les deux pilotes avaient fini par fuir la République dominicaine sans attendre leur procès en appel.
Vendredi : une guerre des polices
La semaine se clôt sur le témoignage d’un policier de l’office de répression des trafics illicites de stupéfiants (OCRTIS), qui avait fini par être dessaisi, pour « manquement à la loyauté », au profit de la gendarmerie et de la douane judiciaire. Cette décision – rare – a été prise après que la juge d’instruction a découvert en mai 2014 qu’un accusé, Fabrice Alcaud (actionnaire de la compagnie aérienne en cause) était fiché comme « indic » depuis mars 2013.
« La veille de son interpellation, le 2 septembre 2013, j’avisais (par téléphone) la magistrate du statut de M. Alcaud », contredit l’enquêteur. « Je suis formel. » Quant au manque de coopération dont auraient fait preuve les policiers de l’OCRTIS vis-à-vis des gendarmes qui leur ont succédé (« ils nous ont mis des bâtons dans les roues », « ils n’ont pas été coopératifs », « on n’a pas reçu [certaines pièces] », selon un militaire de la section de recherches), le policier – comme ses collègues entendus la veille – oppose un démenti aussi catégorique.
La juge d’instruction devrait être entendue par la cour le 22 mars.
La première des sept semaines d’audience du procès « Air cocaïne » a sorti de l’ombre une étonnante guerre des polices entre les services d’enquête successifs.
Un grand déballage où l’on apprend que les policiers de l’OCRTIS auraient « mis des bâtons dans les roues » des gendarmes.
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No comment!
Déjà que la DNRED avait marché sur la queue du tigre… (dixit Jean Paul Garcia) en déclenchant l’affaire Hambli-Thierry, si la maréchaussée en remet une couche en mettant en doute les propos tenus par les agents de l’OCRTIS questionnés…
Même après une peine définitive, il y a de l’espoir, du moins en Italie.
Claudio Pasquale Locatelli, alias Mario de Madrid, 66 ans, né à Almenno San Bartolomeo était au moins jusque dans les années 90 considéré comme l’un des principaux trafiquants internationaux, un trait d’union entre l’Amérique du Sud et l’Europe.
En 2015, il a été extradé vers l’Italie à la suite d’une enquête considérée définitive sur le trafic de drogue entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, sur la base d’une peine prononcée en 2012 de 26 ans de prison et il est incarcéré à la prison de Spoleto.
La prison de Spoleto
Après l’extradition, l’avocat de Mario de Madrid, le sicilien Vito Felici, avait ouvert un incident d’exécution, d’abord devant un tribunal de Milan, puis en cassation.
Un recours pour s’opposer à l’application de la peine puisque le prévenu, alors en fuite en Espagne, ne pouvait se défendre car ses avocats n’étaient pas informés de la procédure en cours.
Le château de Spoleto
La peine définitive de 26 ans d’emprisonnement pour 12 domaines d’inculpation différents, à donc été annulée pour une erreur bureaucratique, un défaut de notification dont seuls les magistrats en ont la responsabilité.
Six ans après la saisie spectaculaire de 680 kilos de cocaïne sur un tarmac de Punta Cana en République Dominicaine, suivie de multiples rebondissements, le procès de neuf accusés s’ouvre ce lundi à Aix-en-Provence.
Francesco Strangio, un dangereux fugitif de la mafia ‘Ndrangheta, a été arrêté après avoir passé plus d’un an en cavale, a indiqué ce vendredi le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.
La Belgique et le port d’Anvers faisaient partie des lieux utilisés par l’individu dans le cadre de son trafic.
Acteur majeur du trafic international de cocaïne, le Venezuela est en proie à cette activité très lucrative qui pèse lourd dans la période de crise actuelle. Vecteur de corruption et d’influence dans un pays où l’argent a perdu sa valeur, la cocaïne tenue au Venezuela par «le cartel de Los soles» (le cartel des soleils), en référence aux soleils qui remplacent les étoiles sur les uniformes des hauts gradés de l’armée, implique aujourd’hui aussi de nombreux acteurs au plus haut niveau de l’Etat. Décryptage sur le poids de la cocaïne dans la crise vénézuélienne avec David Weinberger, chercheur à l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ).
Si dans un passé récent le Mali était jusque-là considéré comme une zone de transit du cannabis, elle est devenue maintenant un marché de consommation et de production.
En effet, dans certaines localités du pays des agriculteurs s’adonnent à la culture de cannabis et l’on se rappelle que l’Office central des stupéfiants, à travers son antenne régionale de Sikasso, avait procédé à d’importantes saisies de chanvre indien dans des villages.
Cette situation est, en fait, le prolongement d’une tendance relevée en Afrique de l’ouest où le cannabis, herbe et résine, est de loin la substance illicite plus couramment consommée. Ce qui sous-tend un marché où la demande ne cesse de croître au fil des années. Mais les tendances de consommation d’autres drogues comme la cocaïne, l’héroïne et les amphétamines vont crescendo. Ce qui explique aussi les saisies d’importantes quantités que les trafiquants destinaient à l’approvisionnement aussi bien du marché national que du marché de l’Afrique de l’ouest en passant par le Mali.
Soupçonnant un trafic de stupéfiants dans le quartier des Gayeulles, une patrouille de la brigade anticriminalité (Bac) a effectué une mission de surveillance, jeudi 17 janvier.
Ils ont surpris un jeune homme allant récupérer un sac contenant cannabis et cocaïne au pied d’un sapin abandonné.
Cette saisie qui serait un « véritable dossier » aura permis pour le moins d’apaiser les relations tendues depuis plusieurs mois entre le « service action » de l’OCRTIS et magistrats de la JIRS Paris.
Ce serait donc l’antenne de Nanterre qui a piloté le dossier sur des informations en provenance de la Caraïbe qui… n’étaient pas particulièrement prises au sérieux.
Je pense que l’agent de liaison de la Douane française en poste à l’OCRTIS a été informé…
La découverte de la quantité de coke aurait surpris l’ensemble des personnels policiers!
Reste pourtant une question importante…
Sans cette info départ d’un correspondant discret, nos services auraient-ils intercepté cette importante quantité de cocaïne?
Dans le jargon, on évoque une affaire d’initiative dans le sens où elle ne doit rien à personne (service étranger, indicateur…). …….
Pour une fois l’OCRTIS ne doit rien à personne……C’est vrai, désormais l’OCRTIS travaille seulement avec la police….Pourtant l’information venait d’où ?
« Convention Police – Police » dixit Jean Damien Moustier (à gauche sur la photo)
CARAÏBES (Martinique): une convention signée dans la lutte contre le trafic de drogue par l’OCRTIS sans la participation de l’échelon DNRED de Fort de France
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En exploitant une information, les policiers de l’OCRTIS – l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants – ont saisi en fin de semaine dernière à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) 1,4 tonne de cocaïne. Trois suspects, deux Antillais et un habitant de Seine-Saint-Denis, ont été appréhendés par la police.
Ils ont été présentés mardi soir devant le juge d’instruction Jean-Michel Gentil de la JIRS (Juridiction interrégionale spécialisée) de Paris. C’est la première fois depuis plus d’un an que policiers de l’Office central et magistrats de la JIRS parisienne travaillent main dans la main. Suite à la mise en examen de plusieurs cadres du service, dont celle de leur ancien chef le commissaire François Thierry, pour « complicité de trafic de stupéfiants », les policiers « boycottaient » les magistrats parisiens.
La hache de guerre serait-elle enterrée?
« C’est en voie de normalisation », confirme une source policière.
La première saisie de l’année du deuxième produit illicite le plus consommé en France
La drogue saisie avait voyagé depuis Fort-de-France en Martinique dans un container de fret légal rempli de déchets industriels (huile, batteries…) qui ne peuvent être traités sur place.
Déchargé à Dunkerque (Nord), le container a ensuite été pisté jusqu’à Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine comme l’a révélé Europe 1.
Gendarmería Nacional secuestró 362 kilos 523 gramos cocaína y 44 kilos 857 gramos de marihuana que fueron dejados por una aeronave en una pista cercana a la localidad salteña de Rosario de la Frontera en Salta.
Los gendarmes llegaron en el momento justo cuando pretendían ocultar el cargamento en pozos de un monte cercano y detuvieron a 10 personas.
Pour faire passer la drogue de la Bolivie au Chili, les trafiquants recourent à des femmes, bien souvent des Indiennes, qui font les “mules”. Poussées par la pauvreté, ces messagères, lorsqu’elles se font intercepter, paient lourdement leur faute, et c’est toute leur famille qui se voit privée de ressources.
Une enquête à lire sur le site latino-américain Connectas.
Elles témoignent depuis leur prison chilienne de Iquique (dans le nord du pays) ou d’Antofagasta (un peu plus au sud) et toutes racontent leur “vulnérabilité et les nécessités économiques qui les ont converties en proies faciles du trafic de drogue”,relate la plateforme d’investigation collective Connectas, qui a interviewé des Boliviennes condamnées pour avoir transporté de la cocaïne entre leur pays et le Chili. En moins d’un an et demi, de janvier 2017 à mars 2018, 325 femmes boliviennes ont été condamnées au Chili dans le cadre de ce trafic. Au total, elles ont transporté 714 kilos de cocaïne.
L’enquête publiée par Connectas a été menée par trois journaux : le quotidien bolivien El Deber et deux médias chiliens, El Mercurio et La Estrella de Iquique.
Les explications du chef de la brigade des douanes de Saint-Laurent, Thierry Massonie-Rouane:
« Ce trafic concerne entre 4000 et 5000 jeunes personnes qui partent tous les ans pour la Métropole chargés avec de la cocaïne et qui en font, un peu, leur projet de vie également. On envisage ça comme une ressource perenne au lieu de travailler. On fait la mule et on va avoir un revenu régulier grâce à cela. »
Tout est bon pour faire passer la drogue en Europe ingérée dans l’estomac, cachée dans des soutiens-gorges ou dans de la nourriture.
De la cocaïne saisie à Saint Laurent mais surtout à l’aéroport avant d’embarquer vers Paris mais de plus en plus, les mules guyanaises sont arrêtées dans l’hexagone.
L’an dernier, 850 kilos ont été saisis de l’autre côté de l’Atlantique.
En Guyane, l’évolution des effectifs des services de contrôle n’a pas suivi l’explosion du trafic.
Dans l’ouest de la Guyane, les douaniers sont vingt-cinq pour surveiller plusieurs centaines de kilomètres de frontière fluviale sans moyen nautique. Il suffirait de remplacer quelques DR et DI et de réaffecter les sommes récupérées pour recruter et équiper cette frontière.
Il est vrai que la gabegie de Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille dans le remplacement des moyens aéronautiques douaniers a eu un coût énorme.
La Douane Française est devenue aujourd’hui une véritable armée mexicaine où les gradés sont devenus plus nombreux que les opérationnels.
A quand des BSCD (brigade de surveillance composée de directeurs) avec régulièrement la participation de Rodolphe Gintz.
Peut- être verra t-on enfin, alors, des moyens à la hauteur des tâches à accomplir!
Robert Dawes, 46 ans, né à Nottingham, est accusé d’avoir dirigé une opération de contrebande de 1,3 tonne de cocaïne, en France par un vol en provenance du Venezuela en 2013.
Deux autres Britanniques, nommés Nathan Wheat et Kane Price, sont également accusés de trafic, ainsi que trois Italiens qui seraient liés à la Camorra, le présumé syndicat du crime basé à Naples.
Accusé d’être l’un des importants trafiquants de drogue en Europe, Dawes a été arrêté en 2015 dans sa somptueuse villa située sur la Costa del Sol, en Espagne.
L’arrestation fait suite à une opération internationale initiée par la National Crime Agency (NCA) britannique, qui a révélé un réseau de responsables européens corrompus et des failles de sécurité ayant de graves conséquences pour le terrorisme.
L’OCRTIS, une des agences françaises de lutte contre le narcotrafic, était dans le coup en tant que « bagagistes corrompus » à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle à Paris pour intercepter 31 valises contenant de la cocaïne appartenant à des passagers «fantômes» arrivant du Venezuela.
Des éléments de preuve indiquant que Dawes et ses collaborateurs britanniques avaient organisé l’envoi à l’aide de téléphones cryptés ont été trouvés.
Nathan Wheat, qui aurait utilisé le pseudonyme de Marcus, a organisé une réunion à la Tour Eiffel avec des agents français de l’OCRTIS, pour donner des instructions pour que la cocaïne soit livrée en quatre lots de 300 kilos. Le premier chargement qui est sorti sans encombres de l’aéroport a été intercepté à la frontière allemande et tous les suspects ont été arrêtés en France en 2013, à l’exception de Robert Dawes.
La chasse au Boss de l’opération a ensuite commencé sérieusement dans le cadre d’une opération conjointe de la NCA et de la police espagnole. Son arrestation en Espagne a été considérée comme le plus grand succès de la NCA depuis sa création en 2013 par Theresa May, alors secrétaire à l’intérieur.
François Thierry qui a comparu en tant que témoin au jugement de Robert Dawes a noyé le poisson par un long discours sur la méthodologie policière de l’OCRTIS en refusant de répondre aux questions des avocats de la défense. Pourtant, la vérité sur cette opération aurait permis de mieux comprendre cette affaire puisque François Thierry, ancien responsable de l’agence française OCRTIS, était aux manettes! Sofiane Hambli, un important narcotrafiquant, qui était la caution morale de François Thierry dans cette opération, a refusé de témoigner invoquant le fait qu’il n’avait pu prendre conseil auprès de son avocat!
Depuis, François Thierry a été soupçonné de complicité de trafic de drogue et a perdu sa qualité d’OPJ (officier de police judiciaire). Robert Dawes, de son coté, aurait accusé un représentant d’un cartel colombien d’avoir fait passer de la drogue en contrebande dans la plupart des aéroports et ports européens en utilisant un réseau de fonctionnaires corrompus…
Les sentences devraient être prononcées vendredi 21 décembre.
Plus de cinq ans après la spectaculaire saisie de 1,3 tonne de cocaïne à l’aéroport de Roissy, l’accusation a requis mercredi à Paris 25 ans de réclusion à l’encontre du Britannique Robert Dawes, considéré comme la « tête de réseau » d’un trafic « inédit ». L’avocate générale Isabelle Raynaud a demandé de « lourdes peines » contre cinq des six accusés comparaissant depuis le 10 décembre devant la cour d’assises spéciale, composée uniquement de magistrats professionnels, pour « importation de trafic de stupéfiants en bande organisée », un crime passible en France de 30 ans de réclusion et 7,5 millions d’euros d’amende.