COKE en STOCK (CCLXXVIII) : Belize 🇧🇿 , le maillon faible, retour historique

Des pistes et des pilotes de la CIA (Abbott), un système de blanchiment mis en place par un industriel et financier anglais, devenu lord éminemment respecté (Lord Ashcroft), le Belize avait plusieurs cartes dans son jeu pour devenir un pays-clé du trafic de coke.

Tout a commencé là-bas à la fin des années 80
L’arrivée de bateaux et d’avions chargés de cocaïne au Belize date de la fin des années 80. C’est ce que dit ici avec justesse Julie López dans « Organized Crime and Insecurity in Belize » de janvier 2013. « Le rôle du Belize dans le commerce international de la drogue a suivi une trajectoire similaire à celle de ses voisins. Lorsque le pays a obtenu son indépendance de la Grande-Bretagne le 21 septembre 1981, l’Amérique centrale n’était pas encore un couloir clé pour les expéditions de cocaïne. Les trafiquants utilisaient plutôt les Caraïbes, en particulier les Bahamas. Cela a commencé à changer à la fin des années 1980, les États-Unis ayant bloqué les opérations aux Bahamas et les trafiquants alliés au dictateur du Panama Manuel Noriega pour ouvrir l’Amérique centrale comme couloir de trafic. Depuis lors, le trafic de drogue est devenu le principal déclencheur de crimes violents en la région. Au Belize, les forces de sécurité et de défense relativement jeunes et institutionnellement faibles, incapables de limiter le trafic de drogue, ont été encore plus mises à l’épreuve ».
La géographie s’y prêtait, alors que la consommation sur place était très faible, cette drogue était donc en transit au Belize : « la faible consommation de cocaïne – moins de 0,3% de la population du Belize, selon l’ONUDC – fait du Belize également un point de transit pour la cocaïne. Lovell note que la taille de la population ne rend pas le pays financièrement viable en tant que consommateur, mais son emplacement continue d’attirer les trafiquants. Sur le plan géographique, les principaux sujets de
préoccupation sont la frontière nord du Belize de 174 milles avec le Mexique, comprenant les districts d’Orange Walk et de Corozal; et les quartiers sud de Tolède, à la frontière avec le Guatemala, et Stann Creek, avec une zone côtière sujette aux activités de transbordement. Selon le commissaire aux ports John Flowers, toute la zone côtière du Belize, parsemée de centaines de petites îles (connues localement sous le nom de cayes), est en danger. »
Enfumer l’insurrection au Guatemala, via Belize ?

Les américains donc prévenus, et même déjà arrivés sur place mais pour toute autre chose. Episode méconnu de la présence US à Belize : venir en « aide » au Guatemala. Une drôle d’aide d’ailleurs, racontée ici dans le Magazine Mother Jones de févr.-mars 1989, un article
signé Mary Jo Mc Conahay et Robin Kirk. Une « aide » qui ressemble comme deux gouttes à ce qui a été fait au Viet-Nam avec l’Agent Orange de sinistre mémoire : «
Les Guatémaltèques ne cultivent pas de coca (nota : ils y viennent) et la production de marijuana et de pavot à opium du pays est si faible qu’elle ne figure pas sur la liste des Nations Unies des pays producteurs de drogue. Nous y sommes entrés malgré tout.

Selon un porte-parole du Département d’État, «les Guatémaltèques nous ont demandé de l’aide.»  À partir du printemps 1987, des pilotes américains ont volé du Belize pour pulvériser le défoliant Roundup Up. L’ambassade au Guatemala indique qu’elle note « une augmentation significative de la culture de marijuana et de pavot » au cours de l’année dernière, donc la pulvérisation continue, le gouvernement guatémaltèque refusant « pour des raisons de sécurité » d’informer la population rurale où et quand cela se produira.
Les régions guatémaltèques ciblées sont précisément celles où les troupes gouvernementales luttent contre trois armées de guérilla de gauche. Ces hautes terres et la jungle du nord abritent la mer civile dans laquelle nagent les poissons de la guérilla, et l’armée aimerait voir la mer se vider.

« Que ce soit contre la drogue ou contre la guérilla, la pulvérisation ne peut-elle pas se faire de manière plus humaine? » a récemment plaidé un fermier dans les montagnes occidentales à un journaliste de la BBC alors qu’il était assis parmi des tomates rétrécies et des tas de feuilles tachées de noir de sa récolte de café, de maïs et de haricots. « Les fumigations nous achèvent », a déclaré un paysan près de Huehuetenango à un autre journaliste. Le porte-parole de l’opposition guatémaltèque Frank LaRue accuse la campagne de pulvérisation d’effacer les récoltes des paysans afin de détruire l’approvisionnement alimentaire des insurgés. Par conséquent, les paysans indiens sont obligés de quitter les zones reculées et dépendent de l’armée pour se nourrir.

Des diplomates et des observateurs des droits de l’homme confirment que l’armée guatémaltèque, avec les États-Unis aide, fournit des vivres dans des conditions contrôlées dans le cadre de son vaste programme de contre-insurrection. Le Département d’État nie toute intention de contre-insurrection à la pulvérisation. Mais pour ceux qui sont sur le terrain, les dénégations sonnent creux.

Curt Wands, un ancien technicien médical d’urgence qui forme des «médecins pieds nus», a passé deux mois à voyager dans des régions montagneuses reculées. « Les gens avaient peur », dit-il, à cause des avions qui ont déferlé et fumigé. Dans de nombreuses cliniques, Wands a vu des soldats, ce qui, selon lui, découragerait les Indiens touchés par les embruns de sortir de leur cachette pour obtenir de l’aide. Un membre de la tribu Mam sur les flancs d’un volcan à San Marcos l’a clairement expliqué à Wands: La guerre contre la drogue, a-t-il dit, «n’est qu’une autre tactique» de la contre-insurrection ». Lire ici le dossier sur la Guerre à la drogue via les herbicides.
Les photos on été prises en Colombie semble-t-il, où on a pratiqué de même avec le mêmes engins … et le même produit. La photo du militaire US, le colonel Christopher Hughes, commandant de la Joint Task Force-Bravo de la Soto Cano Air Base, au Honduras a été prise a Belize durant l’exercice New Horizons Belize 2007.

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COSTA RICA 🇨🇷 (mer des Caraïbes): saisie de 491 kilos de coke

La Police du contrôle des drogues (PCD), le Service national des garde-côtes et le Service de surveillance aérienne (SVA), en collaboration avec des représentants de la Marine nationale colombienne et du Panama Naval Service (Senan), ont réussi à intercepter une nouvelle cargaison de drogue dans les eaux des Caraïbes costaricaines.

Un bateau a été intercepté et 3 ressortissants costaricains ont été arrêtés: Wright, 23 ans, Araya, 30 ans, et Green, 25 ans; tous avec déjà des antécédents dans le trafic de drogue.

Au total, ce sont 491 colis d’environ 1 kilo de cocaïne que transportaient le bateau qui ont été saisis.

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KILO: Inside the Deadliest Cocaine Cartels

Dans un nouveau livre, «  »Kilo: Inside the Deadliest Cocaine Cartels » », le correspondant de guerre Toby Muse rapporte les histoires humaines derrière le passage de la drogue à travers la Colombie, des cueilleurs de feuilles de coca et des chimistes de la jungle aux sicarios du cartel et aux contrebandiers du hors-bord.

Co-caïne.

Le nom à lui seul fait écho à Caïn et marquerait l’entreprise dès le départ, frère massacrant son frère. Un commerce qui corrompt les pays, fausse les économies, emploie des centaines de milliers de personnes et rend des monstres multimilliardaires. Une vie dans la cocaïne a cette énergie nerveuse d’un casino où tout le monde continue de gagner de l’argent, le sexe est partout et à tout moment, quelqu’un peut intervenir et vous mettre une balle dans la tête.

La drogue du glamour.

Le champagne des stupéfiants, la drogue des riches. Et ceux qui aspirent à l’être. Exclusif et promiscuité. La cocaïne suit l’argent. Il était là pour les banquiers de New York et de Londres dans les années 80, les oligarques russes des années 90. Les trafiquants colombiens ciblent désormais les nouveaux entrepreneurs chinois.

Et il y en a plus que jamais auparavant. Vous le savez, nous le ressentons. Les États-Unis ont trouvé près de 20 tonnes de cocaïne en une seule opération l’année dernière, un record. L’Allemagne a fait de même, le Costa Rica aussi. Au Royaume-Uni, la police recueille plus de cocaïne que jamais auparavant.

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AERONARCOTRAFIC (Coke en stock – CCLXXVII): il y dix ans, une analyse visionnaire sur le trafic au Guatemala

Les moyens dérisoires des guatémaltèques et leur manque de coordination avec les mexicains et les américains

 

Après le déversement des vols vers le Honduras voici quelques années, qui se poursuit aujourd’hui encore, c’est désormais le Guatemala qui sert de terre d’accueil aux avions bourrés de coke venant d’Amérique du Sud. Plus éloigné, il accueille des avions plus gros et davantage chargés. Les trafiquants sont de véritable businessmen (comme les banquiers auxquels ils empruntent pour investir dans le matériel nécessaire !) et ont vite calculé le nouveau rapport poids-distance pour éliminer les vols directs de moins d’une tonne, en effet, réservés à ceux qui font des sauts de puce passant par le Nicaragua ou le Costa Rica, voire le Salvador, lui aussi touché par l’invasion.

C’est la troisième fois, historiquement que le flux d’apport de cocaïne par voie aérienne change de direction : une véritable révolution, qui laisse le Guatemala fort démuni face à ce fléau.

Un article prophétique écrit il y a a dix ans avait pourtant déjà annoncé ces déboires à venir….

Un bilan géographique et cartographique s’impose avant tout, au vu de tout ce que l’on vient d’absorber. En somme, c’est une troisième révolution qui est en marche, là-bas. C’est en effet la troisième réorientation du trafic aérien de la coke en Amérique Centrale qui est actuellement en cours.
« Souvenons-nous, depuis les années 2000 jusque 2007, les couloirs aériens ont d’abord ressemblé à ça (ici à gauche).

A cette époque c’est vers la République Dominicaine, la plus proche, que s’oriente trafic partant essentiellement du Venezuela. Certains vols traversent, en partant eux de la Colombie, toute l’Amérique Central pour se poser directement au Mexique. Le Yucatan n’est alors toujours pas touché.

En 2010-2012, changement de cap : on se dirige en masse vers le Honduras (lire la série d’articles ici-même). A la même période, ce sont essentiellement des Cessna, des Piper ou des bimoteurs Beechcraft qui occupent le devant de la scène, selon la distance à parcourir et non le tonnage. On pourrait en tenir le catalogue ou plutôt en faire une taxonomie : certains modèles plus que d’autres, certains équipements en plus, etc.. je ne désespère pas de vous l’écrire un jour ici. Le Yucatan est progressivement abordé. Et puis depuis 2018, tout a changé avec l’apparition de nos gros porteurs à réaction pour doubler ceux à turbines, déjà apparus en éclaireurs, et qui font d’une seule traite le trajet du Venezuela au Guatemala ou à Belize, pour la majeure partie d’entre eux. Le Yucatan est davantage impacté, au niveau de sa frontière Est Atlantique, dans le département du Quintana Roo, au plus proche, puis dans le Campeche pour une autre raison: la présence de communautés mennonites, qui entretiennent d’étranges relations avec les trafiquants, comme elles le font en Bolivie ou au Paraguay par exemple.

Pour le seul Guatemala (c’est à noter) ça donne désormais ceci et c’est… frappant cette évolution des vols chargés de cocaïne :

La troisième révolution des transports de coke

Ceci n’étant qu’un aspect, qui ignore totalement le sud du pays qui, lui, fait face à une double invasion, celle directe de la Colombie (et c’est nouveau de l’Equateur, touché également) et du Costa Rica qui sert également désormais de relais aux colombiens.

Le tarif maritime est bien plus imposant en part de tonnage transporté, on le sait et on le voit, à comptabiliser le contenu d’un seul semi-submersible (jusqu’à 5 tonnes d’un coup), alors que le premier découvert au Guatemala l’a été en août 2016 ! Ceux-ci voyagent par centaines chaque année pour déposer leur cargaison sur la côte Sud, la plus impactée, où parfois les avions les secondent (et ça se renforcera plus le contrôle des submersibles deviendra plus efficace).

Schématiquement ça donnait ceci comme tracés en 2016 : en rouge l’énorme « arc » maritime, partant des deux pays cités et en jaune les vols, dont ceux des jets dont fort peu atterrissent directement au Mexique (mais avec un chargement conséquent). Depuis, les vols arrivant sur le sud de la côte se sont accentués, doublés par le nouveau rôle joué par le Costa Rica ou le Nicaragua, pays où l’on s’obstine toujours à nier un quelconque trafic, alors que le passé du pays raconte tout le contraire nous rappelle ici Insight Crime. C’est donc cela cette troisième réorganisation du trafic, ou la troisième révolution des transferts de coke par voie aérienne (Escobar avait fait la sienne en son temps en remplaçant les vieux DC-3 ou DC-6 par des Caravelle !).

En août 2015 déjà le journal Cronica Viva avait fait le lien entre la drogue qui partait de Colombie et le relais du Costa Rica, aidé par une infographie fort explicite, en citant El Chapo Guzman comme responsable de tout le réseau, qui, au final, conduisait au Mexique !

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CÔTE D’IVOIRE 🇨🇮 (Abobo): une tonne de cannabis saisie pendant le couvre-feu à Abobo

Le mardi 31 Mars 2020, le Directeur Général de la Police Nationale a instruit Madame le Directeur de la Police des Stupéfiants et des Drogues à l’effet de renforcer leurs opérations dans la commune d’Abobo.

 

Une tonne de cannabis saisie pendant le couvre-feu à Abobo.

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ÉTATS UNIS 🇺🇸 (Drogues): bis repetita placent

Le président Donald Trump a annoncé mercredi que des navires de l’US Navy se dirigeaient vers le Venezuela alors que son administration renforçait les opérations de lutte contre les stupéfiants dans les Caraïbes à la suite de l’acte d’accusation américain contre Nicolás Maduro.

L’annonce est intervenue au début de la conférence de presse quotidienne de la Maison-Blanche pour discuter de la pandémie de coronavirus.

« Le peuple vénézuélien continue de souffrir énormément en raison de Maduro et de son contrôle criminel sur le pays, et les trafiquants de drogue saisissent cette anarchie« , a déclaré le secrétaire à la Défense Mark Esper après l’annonce du président.

Le déploiement est l’une des plus grandes opérations militaires américaines dans la région depuis l’invasion du Panama en 1989 pour retirer le général Manuel Noriega du pouvoir et l’amener aux États-Unis pour faire face à des accusations de drogue. Il s’agit de matériels comme des navires de guerre de la Marine, des avions de surveillance AWACS et des forces spéciales au sol rarement vues auparavant dans la région.

L’objectif est de presque doubler la capacité américaine de lutte contre les stupéfiants dans l’hémisphère occidental, avec des forces opérant à la fois dans les Caraïbes et dans le Pacifique oriental.

Esper a déclaré que pour mener les opérations, le président avait ordonné le déploiement de ressources militaires dans la zone de responsabilité du Southern Command (Southcom) des États-Unis.

«Ces opérations comprendront des destroyers et des navires de combat littoraux de la Marine, des chasseurs de la Garde côtière, des avions de patrouille P-8 et des éléments d’une brigade d’assistance des forces de sécurité de l’armée. Ces forces supplémentaires doubleront presque notre capacité à mener des opérations de lutte contre les stupéfiants dans la région », a-t-il déclaré.

Esper a déclaré que la mission serait soutenue par 22 pays partenaires.

«Alors que les gouvernements et les nations se concentrent sur le coronavirus, il existe une menace croissante que les cartels, les criminels, les terroristes et d’autres acteurs malveillants tentent d’exploiter la situation pour leur propre profit», a déclaré Trump. « Nous ne devons pas laisser cela se produire. »

Boeing P8

Il est devenu plus urgent de renforcer les opérations après la mise en accusation la semaine dernière de Maduro, le leader socialiste assiégé du Venezuela et des membres de son entourage et de l’armée. Ils sont accusés d’avoir dirigé un complot narcoterroriste responsable de la contrebande de 250 tonnes métriques de cocaïne par an aux États-Unis, dont environ la moitié par voie maritime.

Le ministre des Communications de Maduro, Jorge Rodriguez, a qualifié le déploiement de « tentative désespérée de détourner l’attention de la tragique crise humanitaire » aux États-Unis causée par le coronavirus. Dans un jargon ironique, il a déclaré que «pour la première fois» depuis des décennies, les États-Unis tentaient d’étouffer l’approvisionnement en cocaïne, qui, selon lui, proviendait principalement de la Colombie, un allié fidèle des États-Unis.

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BELGIQUE 🇧🇪 (Port d’Anvers): plus de 1,6 tonne de cocaïne a ainsi été interceptée entre le 27 et le 30 mars, lors de trois contrôles.

Le trafic de cocaïne par voie aérienne et maritime a augmenté en mars entre l’Amérique du Sud et la Belgique, les trafiquants anticipant une réduction des voyages et du commerce en raison de la nouvelle pandémie de coronavirus.

« Ces derniers jours, nous avons constaté une augmentation substantielle des saisies« , a expliqué à l’AFP Kristian Vanderwaeren, administrateur général des douanes de ce pays, sur la route de la cocaïne vers l’Europe via le port d’Anvers.

Selon le chef des douanes, « les narcos en Amérique du Sud ont organisé et placé autant de marchandises que possible dans les conteneurs, sachant que le trafic de conteneurs diminuerait vers l’Europe dans les prochains mois« .

Plus de 1,6 tonne de cocaïne a ainsi été interceptée dans le port d’Anvers, le deuxième plus grand d’Europe derrière Rotterdam (Pays-Bas), entre le 27 et le 30 mars, dans trois contrôles.

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PÉROU 🇵🇪 (Ucayali): arrestation de neuf trafiquants avec des armes et plus de 300 kg de cocaine

Neuf citoyens péruviens ont été arrêtés tôt dimanche matin 29, à proximité du centre-ville de Nuevo Horizonte, district de Masisea, avec dix sacs de raphia et un pot dans lesquels étaient cachés 314 kilos de cocaïne.

La cargaison était destinée à la Bolivie.

Quatre fusils de chasse, un fusil, deux pistolets et 47 cartouches de calibre 12 y ont été trouvés, ainsi qu’un téléphone satellite.

Le colonel PNP et le chef du Dirandro, Juan Colmenares, ont fait savoir qu’ils «avaient connaissance de cette activité illégale, et ont envoyé des agents de police qui se sont fait passer pour la sécurité d’un autre groupe qui serait censé acheter la drogue. D’autre part, nous savons qu’il y a trois pistes clandestines dans la région, et l’une d’entre elles est actuellement utilisée. »

 

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BRÉSIL 🇧🇷 (port d’Itapoá): 645,5 kg de cocaine ont été trouvés dans un conteneur en partance pour Hambourg

Un chargement de cocaïne a été saisi mardi matin 31, au port d’Itapoá, sur la côte nord de l’État.

Photo: Douane du Brésil

La saisie a été effectuée par les douaniers de  » Receita Federal do Brasil » à São Francisco do Sul.

Les stupéfiants étaient cachés parmi du contreplaqué de bois provenant d’un conteneur à destination du port de Hambourg, en Allemagne.

Selon le délégué Mota de la Douane brésiliennes, personne n’a été arrêté dans l’opération. Les enquêtes sont toujours en cours par l’IRS.

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ÉTATS-UNIS 🇺🇸 (Californie): découverte d’un narco-tunnel, deux tonnes de diverses drogues ont été saisies

SAN DIEGO – Les autorités américaines ont rapporté mardi avoir saisi une grande cache d’opioïdes, de méthamphétamines, de cocaïne et d’autres drogues amenées du Mexique en Californie par un tunnel transfrontalier équipé de ventilation, d’éclairage et d’un réseau souterrain de rails.Le tunnel de 600 mètres de long à 9,5 mètres de profondeur reliait Tijuana au comté de San Diego.
Lors de la découverte du tunnel le 19 mars, a été saisis 590 kilos de cocaïne, 39 kilos de méthamphétamine, 7,7 kilos d’héroïne, 1300 kilos de marijuana et 900 grammes de fentanyl.

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ESPAGNE 🇪🇸 (opération AROUSA): saisie de 3.700 kilos de cocaïne et arrestation de sept personnes

La tentative des trafiquants de drogue galiciens de contourner les mesures du confinement du coronavirus a échoué.

Tout a commencé à l’aube, lorsque les bateaux « attendus » ont été positionnés, par deux hélicoptères (de la douane (Agencia Tributaria) et de la Guardia civil) et trois  patrouilleurs (deux des douanes et un de la Benemerita) durant l’approche de l’estuaire d’Arousa, à exactement dix miles de l’île de Sálvora.

Parmi les détenus, on trouve Antolín Fernández Pajuelo et son frère Alberto.

Des sources  indiquent que son centre logistique serait situé à A Guarda, avec une « succursale » sur les rives de l’estuaire d’Arousa disposant de l’infrastructure, des connaissances et des contacts nécessaires pour réceptionner tous types de drogues dans un rayon d’environ deux cents kilomètres de la côte atlantique, couvrant à la fois la Galice et le nord du Portugal.

Introduire 3700 kilogrammes de cocaïne, la nuit et à bord de deux bateaux rapides, comme ces gens essayaient de le faire samedi matin, n’est pas à la portée de tous.

Quelle que soit la quantité volumineuse de cocaïne saisie, 3 700 kilos, l’opération a pour l’instant conduit à l’arrestation de sept personnes. Deux d’entre elles sont tombées (un Galicien, lié au monde du trafic de drogue dans l’estuaire et un citoyen péruvien) aux toutes premières heures de samedi, alors qu’ils tentaient de fuir après être entrés dans l’estuaire, près de la rivière Umia.

Ils ont été rejoints en prison, ce dimanche,  par cinq autres personnes qui sont tombées à A Guarda à la suite d’une série de recherches. Les agents n’ont pas trouvé plus de marchandises, mais ils ont trouvé un troisième bateau de type zodiac, qui a également été saisi.

A Vilagarcía, des agents d’Udyco ont passé au peigne fin les quartiers d’A Lomba et de San Roque et A Illa de Arousa, où EDOA a effectué une perquisition, en plus de Tragove, à Cambados.

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MAROC 🇲🇦 (Guergarate): saisie de plus de 800 kilos de chira

Le camion TIR était immatriculé dans un pays subsaharien.

Les fouilles menées à l’aide de chiens renifleurs, ont permis la saisie à bord du camion, d’une quantité de 854 kg de chira soigneusement dissimulée dans une cargaison de produits agricoles destinés à l’exportation vers un pays africain, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué.

La DGSN a fait savoir que les éléments de la police ont également interpellé le chauffeur du camion et son assistant, âgés respectivement de 38 et 54 ans.

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FRANCE 🇫🇷 (WEB): le Covid accélère la vente en ligne de stupéfiants

Après des débuts très laborieux, le confinement en banlieue devient une réalité. Les dealers s’adaptent et développent la livraison à domicile, via les réseaux sociaux.

Des exemples de propositions au grand jour, sur le réseau social Twitter

 

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GUATEMALA 🇬🇹 (aeronarcotrafic): tout le système politique du Guatemala était de mèche avec les trafiquants, qui devenaient grâce lui intouchables !

Otto Herrera Garcia, alias « el ingeniero« avait fait du Guatemala un véritable corridor à transfert de coke.

Travaillaient une effet pour lui des gens comme Jorge Mario « le gros » Paredes Córdova, Otoniel « le fou » Turcios (nous reparlerons de lui), Byron Berganza , la famille Lorenzana, Horst Walther Overdick et Mario Ponce. Que du beau linge en effet ! Après avoir travaillé (honnêtement) dans sa jeunesse aux Etats-Unis, il était reparti s’établir au Guatemala, pour très vite se lancer dans un tout autre commerce florissant : « en 1998, Herrera, 33 ans, était déjà un trafiquant de drogue bien connu. Selon l’agent López de la DEA, l’une des premières photographies publiées dans la presse locale montrait Otto Herrera profitant d’une journée à la plage, une bière dans la main, avec une jeune femme en bikini – sa femme américaine, Sherry Blailey -. «À cette époque, Otto était un puissant trafiquant international en raison des contacts qu’il avait; il a conclu des accords importants avec l’armée guatémaltèque et avec certains représentants du gouvernement», explique Vigil, qui a pris sa retraite en 2004 et est consultant pour le cabinet international de conseil en sécurité Mission Essential Personnel à Washington D.C. « Otto opérait au niveau latino-américain et était connu pour sa capacité à acheter une protection. » En fait, un détective de la police a déclaré qu’au domicile d’un passeur dans la capitale guatémaltèque, les autorités avaient trouvé une lettre – datée de la fin des années 1990 – adressée à Herrera García et signée par un haut fonctionnaire du gouvernement. Le responsable a écrit pour le remercier de l’aide apportée à plusieurs communautés touchées par la tempête Mitch en novembre 1998, ajoute-t-il. » Recherché, il avait sa fiche sur Interpol (ici à droite).

Herrera était associé à « El Rey », autre ténor colombien fournisseur de coke : « Selon le dossier d’extradition colombien de Phanor Arizabaleta Arzayús, alias el Rey, au milieu des années 90, il était associé à Otto Herrrera et son frère Guillermo, alias Willy, Byron Linares Cordón, lieutenant d’Herrera et famille Lorenzana pour expédier des milliers de tonnes de cocaïne par bateau de la Colombie au Salvador, où elle était déchargée, inventoriée et cachée dans des camions chargés de bananes à transporter au Guatemala puis au Mexique où elle a été livrée au cartel de Sinaloa, qui l’a introduite aux États-Unis. . L’enquête de López révèle une note datée du 12 novembre 2010, établit qu’entre fin 1999 et début 2000, les membres de l’organisation dirigée par le roi Arizabaleta ont rencontré des membres de l’organisation d’Otto Herrera. En conséquence, les Colombiens ont accepté de fournir de la cocaïne à diverses structures de trafic de drogue au Mexique, via le réseau Herrera. Son travail consistait à transporter la drogue de la Colombie en Amérique centrale puis au Mexique. Cette association a fonctionné entre mars 1996 et juin 2007, selon le dossier d’extradition d’Arizabaleta, capturé par les autorités colombiennes en mars 2012 ». Herrera était bien un intermédiaire, un transporteur, avant tout. Et devait donc avoir croisé sur son chemin celui qui montait alors, à savoir « El Chapo Guzman », qui avait besoin d’une infrastructure aérienne de transport.

Otto Herrera, poursuivi, est repéré et arrêté une première fois dans son fief guatémaltèque : « le 2 avril 2003, la police guatémaltèque a fait une descente dans une maison située dans la zone exclusive 14 de la ville de Guatemala et, après avoir examiné une résidence adjacente, a trouvé 14,4 millions de dollars en espèces, la résidence faisant l’objet de la descente appartenait à Jorge Mario «el gordo». Les murs, où l’argent a été trouvé, avaient cependant été loués par Otto Herrera. Dans l’opération, la police a capturé deux Colombiens qui gardaient l’argent: Carlos Eduardo Rodríguez Monar et José Fernando «Zimber» Arizabaleta Lenis, neveu et émissaire du « roi » Arizabaleta, le dernier pivot central du Cartel de Cali, Colombie, selon López.  Cette capture a mis Herrera sur le radar de la DEA. Son organisation gérait de l’argent pour le cartel de Cali et pour le cartel de Sinaloa et envoyait de l’argent en Amérique du Nord et du Sud; Selon le dossier, devant un tribunal de district de Floride, entre octobre 2003 et juin 2006, le cartel de Sinaloa a effectué 35 virements électroniques pour 3,3 millions de dollars depuis des bureaux de change du Mexique vers les États-Unis. pour acheter des avions. Le dossier répertorie parmi les accusés Joaquín el Chapo Guzmán, chef du cartel de Sinaloa, le colombien Jorge Miltón Cifuentes Vila, Otto Herera et son frère Guillermo. » On y est : c’est bien Herrera qui a été à la base d’une bonne partie de la flotte aérienne d’El Chapo !

Un recruteur… d’avions

Un peu plus d’un douzaine d’avions ont été sélectionnés et achetés par lui.  » Ces transferts du cartel de Sinaloa ont permis d’acheter 13 avions à des sociétés américaines. Les avions ont été emmenés au Venezuela et en Colombie, où ils ont été chargés de cocaïne et dirigés vers l’Amérique centrale ou le Mexique. L’un des avions achetés par Herrera aux États-Unis a été saisi près de la rivière Usumacinta, au Guatemala, en janvier 2004, avec deux tonnes de cocaïne à bord. Cet avion a été acheté par le truchement du trust Powell Aircraft Title Services aux États-Unis (http://airtitle.com), ouvert au cartel de Sinaloa, selon des informations que le délégué en chef de la DEA au Mexique, David Gaddis, a envoyées au procureur général de la République (PGR). ). Ces avions je vous les avais présentés ici comme étant ceux d’El Chapo : sorti du tunnel, El Chapo a pris l’avion.  Il a toujours adoré les avions, en fait : il en acheté pas mal (est cité un peu partout le chiffre de treize exemplaires, rien qu’à titre personnel). Il avait démarré tôt ce goût pour les avions en En Colombie, le 11 septembre 2005, jour où l’armée de l’air colombienne avait détecté un appareil King Air 65-C90 immatriculé N193A, se dirigeant vers l’île de San Andrés, lieu où sera arrêté le pilote avec 300 kilos de coke à bord. L’avion avait été acheté 415 000 dollars, à Powell Aircraft Title Services, (1) par le biais de six transferts électroniques effectués par Angelina Huerta García, David Alejo Lázaro, Édgar García Roa, Esteban García Campos et Tania Martínez Rodríguez les 25 et 26 juillet 2005, par l’intermédiaire de la branche de la Casa de Cambio Puebla.  Les transferts d’argent avaient été envoyés au compte 00-28680-48493 de la succursale de Bank of America de New York !!!  Casa de Cambio Puebla allait tomber plus tard avec la gestion de d’argent pour l’achat d’avions américains pour le cartel de Sinaloa, après la saisie au Guatemala, en octobre 2003, de près de 2 tonnes de cocaïne à bord d’un avion Beach Craft King Air 200, numéroté N694FC, (ex Guatemalan Air Force, ici à droite) posé près de la rivière Usumacinta.  L’avion avait été acheté par par Jorge Milton Cifuentes Villa alias « Jota » ou  » J », par 20 transferts électroniques d’une valeur totale de 1, 289 million de dollars.  Les noms utilisés ayant été Juan Granados Patiño, Fernando Camargo López, Raquel Aguirre Reséndiz y María Aurelia Trejo Valle.  Le 19 août 2005, le N193A confisqué passait chez l’armée colombienne sous l’appellation FAC5730 (ici en haut à droite). A ses heures aussi, Herrera avait été pilote pour Elchapo, qui  possédait aussi un Falcon-20 bien connu, l’enregistré XB-IYK, vu aussi à  Campeche… resté célèbre en train d’attendre ce qu’allait faire le DC-9 rempli de 128 sacs de cocaïne qui avait fait couler tant d’encre (pour le rôle qu’avait joué la CIA dans l’histoire.  A bord devait monter le pilote, Otto Roberto Herrera Garcia qui, une fois déguisé en policier, était tranquillement sorti de l’aéroport, dans le Ford Lobo du chef des gardiens Alfredo Cazares. Otto Herrera était alors recherché aux États-Unis (par la DEA) qui offrait 5 millions de dollars en récompense pour sa capture (le gouvernement mexicain promettait 2 millions de dollars). L’avion, gris, est devenu tout noir (ci-dessus à droite)  sous l’immatriculation XC-HID (PF-203 ci-dessus à gauche), et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK 

En 2004, donc le nouveau « seigneur du ciel  » tombe. En janvier 2008, ajoute le rapport de López, six mois après la saisie dans la zone 14, le bureau du procureur américain a accusé Herrera de trafic de drogue et a offert une récompense de 2 millions de dollars pour des informations qui permettent sa localisation et sa capture. Le 21 avril 2004, la police mexicaine a capturé Herrera en attendant sa petite amie Marcela González à l’aéroport international de Mexico. Le Département américain de la Justice a célébré la capture de « l’un des plus grands trafiquants de drogue en Amérique centrale » et qui était le résultat d’une enquête multinationale impliquant des agents de la DEA au Mexique, au Guatemala et au Salvador, et a lié Herrera et quatre autres accusés au transfert de cinq expéditions de cocaïne totalisant 6 500 kilos entre mars 1996 et octobre 2003. Ils ont également demandé son extradition rapide vers les États-Unis. »

Deux tonnes de coke par mois, en moyenne… et des pontes enrôlés dans le réseau

D’une efficacité redoutable avec ses avions, il arrivait en effet à transporter environ 2 tonnes chaque mois aux USA, à  l’époque de sa capture. « En 2004, l’USDOJ qualifiait Herrera de « l’un des plus grands trafiquants de drogue en Amérique centrale ». Son organisation a servi d’intermédiaire entre les restes du cartel colombien de Cali et du cartel mexicain de Sinaloa. Selon le Département d’État américain (DOS), il était responsable du transport de plus de 18 tonnes de cocaïne à travers l’Amérique centrale et le Mexique aux États-Unis à partir de 1998. Les dossiers montrent qu’il a également envoyé des millions de dollars en virements bancaires du Mexique vers les États-Unis, dont certains étaient utilisés pour acheter des avions à une société américaine. Il était lié à l’homme d’affaires et courtier politique guatémaltèque Gustavo Herrera (sans lien de parenté, (ici à droite), qui aurait aidé l’organisation d’Otto Herrera à déplacer et à stocker des cargaisons de drogue ».

Or en 2004, justement, alors qu’il venait d’être capturé au Mexique, et attendait une demande d’extradition vers les USA, il avait réussi à s’enfuir de sa prison… déguisé en policier, après avoir largement arrosé en dollars tout le personnel pénitentiaire (on parle de pots-de-vin allant de 200 000 à 2 millions de dollars !). Fait notable, l’intelligentsia politique guatémaltèque était de mèche directe avec lui : Gustavo Herrera était en fait le gestionnaire du Patriot Party (PP), dont il détournait allègement les fonds, en ne déclarant rien au impôts (IGSS) et en les plaçant dans une entité appelée Jekyll Properties, constituée à la fois aux Bahamas et au Guatemala, créée au départ par l’avocat Francisco Palomo, assassiné en 2015.

Parmi la liste des personnes bénéficiant des transactions effectuées en sous-mains par Jekyll Properties figuraient Conrado Arnulfo Reyes (ici à gauche) – l’ancien procureur général

et  Óscar Eugenio Dubón Palma (ici à droite)- ancien contrôleur général des comptes -, qui auraient reçu respectivement 100 000 et 350 000 Quetzals.

Herrera, qui avait fui au Nicaragua, avait pompé à lui tout seul 350 millions de dollars de l’IGSS !

Tout le système politique du Guatemala était de mèche avec les trafiquants, qui devenaient grâce à lui intouchables !!!

Un général froidement éliminé

Recapturé (comme El Chapo) en 2007, à Bogota, en Colombie après deux années de cavale, il avait été finalement extradé en 2008 aux USA, où il encourait une très lourde peine avec ses 18 tonnes de coke transportées au total et son accusation pour blanchiment d’argent. Il en prendra en effet pour 30 ans, à effectuer au Rivers Correctional Facility en Caroline du Nord, pas vraiment un hôtel de repos… Or surprise, il sort de prison aux USA dès 2013, une annonce dissimulée par les autorités US pendant un an au moins.  Pourquoi les américains l’avaient-il aussi vitre relâché, mystère. L’idée de l’avoir « retourné » pour en avoir fait un informateur est un peu risquée à prendre, étant donné sa violence incontrôlable (une de ses cibles avait reçu 18 impacts de balle !)… Alors pourquoi, donc ? Un câble de 2013 (Confidencial Guatemala 001673) de leur ambassadeur, John Hamilton, resté célèbre depuis, nous donne une indication  : « L’ambassade a appris début juin que le juge Felix Eliseo Garcia Arenas (largement considéré comme un juge honnête) qui avait présidé le cas de Byron Linares (commandant en second de l’ organisation de stupéfiants Otto Herrera) et deux accusés colombiens dans une affaire de millions de blanchiment d’argent impliquant l’organisation Herrera, avait été remplacé par le juge Luis Alfredo Morales Lopez à travers une  procédure irrégulière. Morales était le juge qui a libéré un certain nombre de personnalités prétendument corrompues ayant des liens étroits avec le président Portillo – y compris le banquier Alvarado McDonald… » En somme les américains s’attendaient à voir d’autres narcos-trafiquants arriver de nouveau au Guatemala, systématiquement relâchés dans la nature par des juges corrompus...  » la capacité du GOG à poursuivre les principaux trafiquants de stupéfiants et toute l’action d’un juge pour libérer les accusés dans cette affaire serait une grave coup à la guerre contre la drogue au Guatemala »… Espérait-on en secret que les deux chefs de car s’étrillent entre eux, si Herrera ressortait plus vite que prévu ? La lecture ds messages hebdomadaires envoyés par l’ambassadeur Hamilton est édifiante, tel cet extrait étonnant posté le 17 décembre 2014 dévoyant un énième détournement au sein du gouvernement de Portillo : » Nous avons mentionné dans notre dernière lettre le cas mystérieux du colonel Raul Cerna, l’ancien chef des finances disparu de la sécurité militaire présidentielle (EMP) et témoin clé des efforts pour retrouver les 115 millions de dollars ou plus qui ont disparu dans des mains militaires sous l’administration Portillo. Alors que les Guatémaltèques placent toujours des paris entre eux sur le sort de Cerna (cf mort en 2004), les autorités ont exhumé un cadavre d’un cimetière. La presse a rapporté qu’un dentiste avait identifié le reste comme Cerna (ici droite), mais, pour être sûr, un échantillon d’ADN a été envoyé en Espagne pour voir s’il correspond aux échantillons fournis par le fils et le père de Cerna. »A son décès personne n’avait réclamé son corps, de là les autorités ! On avait découvert entre-temps qu’il savait que l’argent destiné aux repas scolaires avait disparu dans le parti de Portillo, l’ensemble des détournements présidentiel avoisinant les 2 milliards de dollars ! « Le colonel José Raúl Cerna Ramírez, qui était le directeur financier de l’EMP, était considéré comme le principal suspect, avec 13 autres personnes impliquées. Cerna collaborait aux enquêtes et son témoignage a été déterminant pour déterminer l’implication des suspects dans le détournement de fonds. Après sa mort, Juan José de León Pineda, Surama Payeras, Jorge Rivera, David Elías et William Rivera, anciens employés de l’agence, sont morts de causes mystérieuses » écrit ici Prensa Libre.  Dans un tel état miné de partout par la corruption, relâcher Herrera n’était-ce pas aussi envenimer encore les choses ? Et tenter de faire tomber Portillo pour trafic de drogue ? Pourrir davantage encore la situation pour se proposer ensuite en sauveur nimbés de tous les bons sentiments, voilà bien une technique chère… à la CIA !!!

Avec Herrera, une révolution s’était donc produite au Guatemala  ?

Après coup, il faut s’apercevoir de ce qu’avait amené le fameux Herrera au Guatemala : tout simplement une autre et nouvelle façon de faire (du trafic) indiquent ici fort judicieusement Ralph Espach, Javier Meléndez Quiñonez Daniel Haering, et Miguel Castillo Girón dans le superbe dossier « Criminal Organizations and Illicit Trafficking in Guatemala’s Border Communities » : « Avant 2008, le trafic local de drogues, d’êtres humains, d’armes et d’autres objets de contrebande était principalement contrôlé par des capos locaux, des individus et des familles ayant une longue tradition de propriété et d’influence au sein de leurs communautés. Non seulement les criminels, les capos étaient des propriétaires fonciers et des hommes d’affaires, des employeurs communautaires, des bienfaiteurs et des dirigeants dans une certaine mesure dont les opérations bénéficiaient d’une légitimité aux yeux des résidents locaux. Ils avaient construit des routes, des cliniques, des terrains de football; ils avaient fourni de l’argent aux citoyens locaux pour les fêtes de leurs enfants et pour les urgences médicales; et – comme le montrent les études de cas – ils avaient assuré l’ordre et la sécurité dans les rues afin que les résidents se sentent en sécurité dans leurs activités quotidiennes. Ils avaient pu mener ces diverses activités, licites et illicites, sous la protection fournie par leurs relations avec les militaires, les services de renseignement et les représentants du gouvernement. Cependant, le système de traite stable, contrôlé et relativement pacifique au Guatemala, dans lequel des groupes étrangers ont payé les trafiquants guatémaltèques pour un passage sûr et sécurisé et sinon les a laissés pour la plupart, a pris fin en 2008. Une partie de la rupture de ce système peut être attribué aux arrestations de « transportistas » guatémaltèques de haut niveau. Otto Herrera, considéré comme le contact principal du cartel mexicain du Golfe au Guatemala, a été arrêté en 2007 et Jorge Mario Paredes, lié au cartel de Sinaloa, a été arrêté en 2008. Ces arrestations ont déclenché une série de compétitions entre des groupes et des individus subordonnés, qui cherchait à établir le contrôle de certains territoires et à éliminer ses rivaux. Cela a provoqué des turbulences et de l’incertitude sur plusieurs itinéraires de trafic clés ». En somme, on avait toujours trafic au Guatemala, par définition zone de passage entre l’Amérique du Sud et les Etats-Unis, mais avant Herrera ça se passait à la bonne franquette, avec des trafiquants plutôt fondus dans la population et acceptés, car ce sont  eux qui empêchaient la violence (le pays ne disposant pas d’une police autre que corrompue !), un calme qui leur garantissait une circulation tranquille de leurs produits. Herrera a tout flanqué par terre, en amenant Los Zetas et leur violence intrinsèque.

L’étape entre les « trafiquants à l’ancienne » et le nouveaux a été cruciale, et a été marquée par d’horribles massacres…

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AMÉRIQUE CENTRALE (Coke en stock – CCLXXVI): au Guatemala 🇬🇹, les aéroports aux mains des narcos

Tous ces avions remplis de cocaïne se posent, on l’a vu, plutôt sur des pistes clandestines. Faut rester discret. Sur les aéroports, c’est à une autre ballet auquel on assiste au Guatemala. Là, ce sont des valises pleines d’argent liquide qui circulent, la monnaie d’échange des trafiquants étant le dollar américain, plus rarement la monnaie du pays.

Dans le genre on a assisté à de beaux cas d’exemples ces dernières années. Un avion qui cachait ses billets dans le plafond de sa cabine, une ex star de la TV essayant de sortir discrètement un demi-million de dollars du pays, un entraîneur de foot avec ses millions, et toujours une corruption tous azimuts dans le pays.

En résumé c’est plutôt simple : la majorité des aéroports est aux mains des trafiquants !

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Retour sur une vieille affaire

C’est bien cela en effet, des avions, transporteurs de cocaïne, qui se posent partout, car les trafiquants ont mis la main sur tout l’infrastructure aérienne du pays : « Les trafiquants de drogue pourraient même être à l’origine du meurtre d’un contrôleur aérien qui a empêché un avion chargé de cocaïne d’atterrir en 2007. Des sources de l’aviation civile ont assuré aux Américains dans le premier des deux câbles que «des officiers de l’aviation impliqués étaient impliqués dans le meurtre le 17 août 2007, le contrôleur José Emanuel Méndez, qui avait refusé l’autorisation d’atterrir à un avion chargé de trois tonnes de cocaïne et qui, après cinq tours à l’aéroport, a fini par tomber » (Mendez était aussi le fils de l’activiste des droits humains et ancien congressman Amilcar Mendez). « En représailles, Méndez aurait été tué », explique le câble, qui s’appuie sur l’aviation civile, la police et les autorités syndicales. (…) « Pour ce meurtre, son collègue Erwin Omar Gudiel Arias a été reconnu coupable par un tribunal. Le journaliste Andreas Bourke, ami de Méndez, a exigé le 22 juillet 2010 dans le journal que la paternité intellectuelle soit poursuivie. Et il s’est souvenu que Carlos Castresana, alors qu’il était le chef de la Commission internationale contre l’impunité (Cicig), a déclaré que la Commission avait trouvé des indications comme quoi Juan Roberto Garrido, responsable de la sécurité de l’aéroport, avait été impliqué dans le meurtre. » Cet effort de nettoyage de l’aéronautique et des aéroports du Guatemala, pays qui compte le plus d’avions par habitant sur le continent, ne fait que commencer. » Il n’est pas allé loin, pour l’instant semble-t-il, hélas.

Les aéroports du pays aux mains des trafiquants

En 2012, le site Cosecha Roja avait pourtant déjà alarmé sur ce qui se passait à La Aurora : « de nombreux avions ont atterri en provenance d’Amérique du Sud et sont stationnés sur la piste d’atterrissage abandonnée et incontrôlée de Puerto Barrios.

Et même une partie est contrôlée par un trafiquant de drogue connu », dit le câble « 08GUATEMALA1360 » du 31 octobre 2008, signé par l’ancien ambassadeur Stephen McFarland, après une réunion avec les autorités de l’aviation civile. Un autre câble, « 08GUATEMALA1180 », a indiqué que cette piste de 2060 mètres de long avait été abandonnée par l’armée en 2004 (elle est bien visible ici sur Google Earth). Le câble en premier disait aussi ceci : « Le commissaire Carlos Castresana était au courant de la situation à la suite de l’arrestation, en juillet 2008, de Luis Fernando Archila Lima, Chef de la sécurité de la Direction générale de la société civile Chef de la sécurité de la Direction générale de la société civile Aviation (DGAC) à Puerto Barrios, pour possession de drogue. Selon la presse, Archila Lima a été arrêtée bientôt après que les autorités ont perquisitionné une tour de contrôle de l’aéroport où deux des onces d’héroïne ont été trouvées dans son lit ».
Le chef de la sécurité de l’aéroport se droguait ! Un comble !

 

« Des cas d’atterrissages sur les pistes de Cobán et Zacapa ont été documentés. Par exemple, en décembre 2010, les autorités ont trouvé trois petits avions à l’aéroport de Cobán: dans l’un, il y avait 300 milles quetzals et deux autres n’avaient pas la permission d’entrer dans le pays. Tous trois étaient au service des Zetas, selon des sources des renseignements civils. Ils ont également utilisé un côté de la piste pour les courses de chevaux. Ces cas dans lesquels des trafiquants de drogue utilisent les aéroports nationaux comme pistes privées ont été étendus au port de San José, selon les câbles (…) « en juillet 2005, l’ancien chef du secrétaire à l’analyse et à l’information contre la drogue (Saia), Adán Castillo, a déclaré que l’aéroport international de La Aurora était utilisé pour introduire de grandes expéditions de drogues dans le pays et que c’était la famille Mendoza de Izabal qui gérait l’essentiel du trafic de drogue (ils s’en occupaient toujours en 2019 selon Insight Crime et « anonguatemala » ). Quatre mois plus tard, Castillo a été capturé aux États-Unis pour avoir convenu avec les trafiquants de la prise en charge d’une cargaison de drogue. Il a été condamné en 2007 à dix ans de prison. »

A gauche, la famille Mendoza avec le politicien Mario Estrada aujourd’hui derrière les barreaux, devant son hélicoptère de campagne TG-MEO controversé. Ce trafic perdure : les deux photos ici sont celles diffusés dans un journal télévisé du matin en mars 2018 au lendemain de la découverte d’un Cessna incendié sur une piste clandestine au nord de Zacapa, visible ci-dessous (au 15° 4.902’N et 89° 40.490’O) :

Dans le plafond

L’argent continue à circuler : si en 2010 c’était une dame qui avait été pincée avec une valise pleine de billets, en mars 2019 c’est un avion au complet, un petit Cessna 340 reconnaissable à ses bidons de bout d’aile, sa vitre latérale de cockpit en demi-cercle, ses hublots ovales: un avion immatriculé XB-FKB, venu du Mexique, donc, avec à l’intérieur un compartiment « secret », parfaitement dissimulé à l’intérieur du plafond de l’appareil qui allait surprendre les enquêteurs montés à son bord (il avait été soigneusement recousu sans laisser de traces !)

Dans cet espace inattendu et difficilement, détectable (à moins de disposer d’une information sur la modification faite quelque part sur l’appareil, ce qui à sans doute été le cas dans cette affaire) étaient dissimulés 64 400 dollars américains et 16 500 pesos mexicains, plus huit téléphones portables, un GPS et même un iPad. Une caverne d’Ali Baba, mais au-dessus de la tête !

Fait à noter, les membres d’équipage et les passagers avaient été identifiés comme étant tous des jeunes, aucun ne dépassant la quarantaine : Jonathan Quezada Flores, 35 ans; Alejandro Galindo Benítez, 33 ans, Abraham Galindo Escamilla, 21 ans et Alexia Sarahí Herrera Inzunza, 24 ans, tous également de nationalité mexicaine. La nouvelle génération des trafiquants mexicains, certainement trop bavards sur le net… Depuis, « leur » avion pourrit sur le tarmac de la Aurora (et ce n’est pas un Cessna 401 comme indiqué !). En vérité, l’immatriculation était certainement fausse. Aucune recherche ne pointe vers elle en effet. L’avion est donné comme étant le 340A-0646 qui est celui du N8875K, annoncé comme invendu en avril 2017, et reversé à la Cessna Aircraft Company.

L’évasion de devises, le sport roi au Guatemala : sortir l’agent !

C’est Global Voices qui nous le confirme ici le 26 juillet 2014 : l’évasion de numéraire a pris des proportions inquiétantes ces dernières années au Guatemala et l’endroit principal par lequel cela se fait est l’aéroport de la Aurora. L’article débute par un exemple précis, celui de « la présentatrice de télévision María Magdalena Stahl Hurtado, par ailleurs mannequin et « psychologue » (elle a participé à la finale de Miss Equateur en 2005), une citoyenne américaine d’origine allemande » dont l’attitude avait interpellé un agent des douanes suspicieux. La belle, ici à droite, interrogée, finit par craquer devant le douanier : « après plusieurs heures de comptage, le ministère public a calculé qu’il y avait 435 762 dollars USD cachés dans les bagages que Mme Stahl s’apprêtait à emporter à Panama ». Elle avait tenté de dissimuler 1/2 million de dollars dans ses bagages !!! Un phénomène courant, nous apprend l’article : « le dernier cas signalé est celui de M. Richard Alexis Preza Herrera, l’entraîneur de l’équipe de football Coatepeque qui a été arrêté pour le transport de 14,6 millions de dollars US. Lors de son procès, il a été condamné à une amende de 600 000 quetzales (7 750 dollars US) et il lui est interdit de quitter le pays. » Ces transferts interdits, les trafiquants les font aussi, mais de manière plus adroite à vrai dire : “La loi stipule que jusqu’à un montant de 10 000 dollars peut être transporté sans déclaration. Aussi y a-t-il des gens qui voyagent avec 9 700 ou 9 800 dollars, tout juste, pour rester dans la limite légale “, dit M. Rodenas. Au moins deux grands groupes de « courriers », chacun transportant un montant légal d”argent, ont été capturés transportant de ‘l’argent à Panama, la destination principale pour le blanchiment d’argent. Selon M. Rodenas, un autre moyen de transporter de l’argent était de prétendre que les courriers étaient des directeurs ou des employés d’entreprises qui voyageaient pour affaires ou faire des achats. Ensuite, après des mois d’enquête, on arrive à la conclusion que les entreprises n’étaient qu’une couverture et qu’elles n’avaient pas d’activités financières réelles.

En fait, les trafiquants continuent à utiliser cette méthode. “Voilà comment ils exportent l’argent hors du pays. Ils font ce que la loi permet”, dit M. Rodenas, qui ne s’aventure pas à avancer une hypothèse quant aux montants totaux d’argent qui sont exportés hors du pays illégalement. “Il est difficile de donner un chiffre ; une étude devrait être réalisée”, dit-il.

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ÉTATS UNIS 🇺🇸 (opération Project Python): 15 tonnes de méthamphétamine saisis

La Drug Enforcement Administration (DEA) a procédé à des arrestations massives à travers l’Amérique dans la première semaine de mars, arrêtant 250 membres d’un grand cartel mexicain de la drogue – 600 au total au cours de l’opération «Project Python» qui aura mobilisé les agents durant ces six derniers mois.

Les principaux membres du cartel du GJNG (la nouvelle génération de Jalisco), ont été arrêtés lors des raids contre le groupe, avec 350 actes d’accusation prononcés, 15 000 kilos de méthamphétamine saisis et près de 20 millions de dollars récupérés après cette tentaculaire opération anti-drogue.

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ITALIE 🇮🇹 (Gioia Tauro): saisie d’une demi-tonne de cocaïne, Rocco Mole, le fils du boss a été arrêté

Des pains de cocaïne pour plus de 537 kilos.

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Rocco Mole, a été arrêté par les hommes de la brigade mobile de Reggio de Calabre assistés de policiers du commissariat de Gioia Tauro.

L’opération, coordonnée par le procureur de Palmi, a permis la perquisition du hangar et des terres – à Sovereto di Gioia Tauro – d’une propriété de Rocco Molè, fils de Girolamo Mole, 59 ans, chef de la famille Mole de la « N’drangheta, deja emprisonné à vie.

150 pains de cocaïne ont été trouvés à l’intérieur du hangar et une autre importante quantité de cocaïne était cachée sous terre dans une plantation d’agrumes voisine: 340 paquets contenus dans des emballages en plastique scellés. 24 kilos de marijuana ont également été retrouvés.

L’homme a déclaré qu’il était le seul responsable de la possession de la drogue saisie.

Son arrestation a été confirmée par le juge d’instruction de Palmi qui a rendu une ordonnance de détention provisoire en prison.

« Félicitations au pouvoir judiciaire et à la police d’État pour l’opération avec laquelle, ce matin, le fils de celui qui est considéré comme le chef d’une famille ‘Ndrangheta opérant à Gioia Tauro a été arrêté, avec l’enlèvement de 561 kg de drogue « , a déclaré la ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese.

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IRAN 🇮🇷: les forces de police de la province de Téhéran ont confisqué plus d’une tonne de stupéfiants dans la capitale la semaine dernière.

Téhéran, 28 mars (MNA) – L’adjoint du chef de la police de Téhéran, le second brigadier-général Hamid Hadavand, a fait cette annonce vendredi, affirmant qu’à la suite des opérations de grande envergure menées par les forces de police, 1 027 kilogrammes de différentes drogues illicites ont été arrêtés du 20 au 26 mars.

868 kg d’opium, 145 kg de haschisch et 14 kg d’autres types de drogues ont été saisis, ainsi que la confiscation de 52 véhicules et 18 motos, a-t-il ajouté.

14 contrebandiers ont également été arrêtés pendant les opérations au cours de la même période.

source

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FRANCE 🇫🇷 (Hauts de France): dans la métropole lilloise, le confinement entraine un ralentissement de la demande

Pas de trêve sanitaire pour les réseaux de drogue.

Les principaux points de vente de la métropole lilloise, plaque tournante nationale des stupéfiants, continuent de tourner.

C’est ainsi que, mardi soir, quatre kilos d’herbe de cannabis ont été découverts dans une voiture à Lille-Sud.

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DOCUMENTAIRE: Histoire du trafic de drogues

Histoire du trafic de drogue

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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange.

Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition.

Au XIXe siècle, l’opium se répand à travers toute l’Asie, sous l’impulsion des puissances coloniales. Parallèlement, l’industrie pharmaceutique occidentale découvre des produits miraculeux : morphine, cocaïne, héroïne. L’addiction devient un fléau mondial et un enjeu de santé publique ; la prohibition va progressivement s’imposer. L’interdit donne naissance aux premiers réseaux du trafic de drogue, qui ne vont cesser de chercher la protection des États. Cette criminalité connaît un essor sans précédent pendant la guerre froide, quand les services secrets utilisent les drogues comme un instrument politique. Les États-Unis en paient le prix : en 1970, un tiers de leurs soldats au Viêtnam sont accros à l’héroïne. Un an plus tard, le président Richard Nixon lance la guerre contre la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (1/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 20:55
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Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort. Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir. Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous, Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale. Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place. Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (2/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 21:50
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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange. Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition. Dernier volet : les trafiquants de drogue d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme…

Le paysage s’est désormais morcelé, voire atomisé. Les trafiquants d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme. Le trafic s’enracine dans des zones hors de contrôle, comme l’Afghanistan ou la Colombie, où une guerre d’intensité variable se poursuit. Au Mexique, les cartels ont fait entrer le pays entier dans une spirale de violence sans précédent, et partout, le bilan de la guerre contre la drogue se réduit à un décompte macabre. Faciles à fabriquer et à dissimuler, les drogues de synthèse, comme le fentanyl, cinquante fois plus puissant que l’héroïne, annoncent la génération à venir, celle des trafiquants en blouse blanche. Aux États-Unis, les antidouleurs prescrits sur ordonnance ont ouvert la voie aux opioïdes, qui sèment la mort à l’échelle d’une épidémie.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (3/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 22:45
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