NARCOTRAFIC (Colombie): onze personnes ont été interpellées en Colombie, dix en Espagne, six en Australie et trois aux Etats-Unis.

L’opération, préparée pendant six mois, a été menée en collaboration avec l’agence américaine de l’immigration et des douanes (ICE), le Parquet colombien, ainsi que les autorités espagnoles et australiennes.

Ce réseau était dirigé par un Espagnol, Jorge Juan Merlo, alias « Mono » ou « Palido », qui fait l’objet de 32 procédures judiciaires pour trafic de drogue dans les pays où a été menée l’opération, a précisé la police dans un communiqué. Il a été arrêté en Colombie, avec sept autres personnes, pour trafic de drogue, fabrication ou détention de stupéfiants, et association de malfaiteurs. Au total 790 kilos de cocaïne, 10 véhicules, plus de 200.000 dollars en espèce, 21 téléphones portables, une arme à feu et huit passeports ont en outre été saisis dans les différents pays où s’est déroulée l’opération.

Le réseau était basé dans le département colombien du Valle del Cauca, sur la côte Pacifique, ainsi qu’à Bogota. La cocaïne, fabriquée dans le sud de la Colombie, était expédiée sur des vols commerciaux et payée par l’intermédiaire de maisons de change. En un seul voyage, un passager pouvait emporter près de 60 kilos de drogue dissimulée dans ses valises, selon la même source.

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FRANCE (Narcotrafic maritime): comment Le Havre est devenu une porte d’entrée de la cocaïne en France

Depuis la Colombie et ses plantations de bananes infiltrées par les nouveaux rois de la cocaïne jusqu’aux terminaux du Havre, comment la drogue transite-t-elle dans les conteneurs ?

Explications dans un document exceptionnel de « Complément d’enquête », le 25 octobre 2018.

Le Havre, c’est le plus grand port français pour le transport des conteneurs. Le 6 septembre dernier, la CMA CGM, fleuron français du transport maritime, y inaugurait le Saint-Exupéry : 400 mètres de long pour 59 de large, le plus grand porte-conteneurs au monde. Voilà le visage que le port aime montrer. Mais il y en a un autre, beaucoup plus sombre, que révèle « Complément d’enquête ». Le 25 octobre 2018, un document exceptionnel montre comment la cocaïne colombienne transite dans des conteneurs jusqu’aux terminaux du Havre. Le Havre est devenu sa principale porte d’entrée en France.

Dix jours après l’inauguration du Saint-Exupéry, 750 kg de cocaïne ont été ont été découverts dans un conteneur de chips de banane (les bananeraies colombiennes sont infiltrées par les narcotrafiquants). Spectaculaire, mais pas pour autant inhabituel : 900 kg saisis en 2015 ; 1,5 tonne l’année suivante ; 3,5 tonnes en 2017.

Une goutte d’eau dans un océan de drogue…

« Les dockers sur Le Havre, c’est vraiment un monde à part »

Comment les trafiquants font-ils sortir leur marchandise des conteneurs à l’insu des destinataires ?

Pour cette manœuvre de « rip-off », il leur faut des complices : le plus simple est de les recruter parmi… les dockers. Contre de grosses sommes d’argent, certains acceptent facilement de récupérer la drogue, affirme un trafiquant français. Selon lui, ils ont l’habitude de voler des parfums, et quand on leur propose autre chose, « ils ne disent pas non ». La « grapille » à l’ancienne a pris une dimension de trafic mondial.

L’équipe de « Complément d’enquête » va découvrir qu’enquêter sur les dockers, c’est se frotter à une communauté très fermée. Une communauté protégée par un syndicat, la CGT des dockers du Havre, et son patron, Johann Fortier, qui n’ont aucune envie de parler des brebis galeuses. « Un système tout à fait improbable, confie un autre témoin, où une seule personne a le pouvoir de décider de la parole de chacun des acteurs de la communauté portuaire du Havre ».

Une communauté qui n’hésite pas, semble-t-il, à recourir à l’intimidation.

Que risquent ceux qui s’y intéresseraient ? « Se faire casser la gueule, avoir ses locaux abîmés »… Comment cette communauté a-t-elle réussi à imposer la loi du silence à la ville du Premier ministre ?

source et vidéo

https://mobile.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cocaine/video-comment-le-havre-est-devenu-une-porte-d-entree-de-la-cocaine-en-france_3000325.html

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MAROC (Berrechid): la cocaïne voyage aussi par le train

Une « mule » ferroviaire arrêtée à Berrechid

La brigade de la police judiciaire de Berrechid a ouvert, mardi soir, une enquête judiciaire sous la supervision du parquet en vue d’élucider les circonstances de la possession par une femme d’une quantité de la drogue de cocaïne dans un compartiment de train, a indiqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

Le contrôleur du train en provenance de Marrakech et à destination de Casablanca a renvoyé, mardi soir au 1er arrondissement de police de Berrechid, une femme âgée de 26 ans en possession d’une quantité de cocaïne d’environ 525 grammes emballée dans un sac en plastique, souligne la DGSN mercredi dans un communiqué. La mise en cause a été placée en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet, en vue de déterminer l’origine et la destination de la drogue saisie et d’identifier toutes les personnes éventuellement impliquées dans cette affaire.

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FRANCE (Quimper): la cocaïne était en route pour Brest

La marchandise, qui venait de Paris, du Mans ou des Pays-Bas, devait alimenter le bassin brestois.

Deux femmes, de 17 et 18 ans, et deux hommes de 24 et 31 ans, ont été interpellés mardi 24 octobre sur le parking d’une grande surface, dans le quartier quimpérois de Gourvily. Les deux jeunes femmes étaient en possession de quatre « boudins » de cocaïne pure, pour un poids atteignant 662 g.

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FRANÇAISE des STUPS 🇫🇷 (Justice): nos dalloziens ont ouvert la porte à Sofiane Hambli

Des dallozziens de Nancy et Paris avaient arrangé une garde à vue fantôme dans une chambre de l’hôtel Mercure de Nanterre le 3 avril 2012 !

Aujourd’hui, les dalloziens de Bordeaux ont décidé qu’il était temps de remettre dehors Sofiane Hambli, trafiquant notoire, condamné à 14 ans de prison, qui s’était vu promettre une sérieuse remise de peine s’il acceptait de passer commande de plusieurs tonnes de cannabis à son ancien lieutenant, installé en Algérie.

Sofiane Hambli, l’informateur préféré de Françaois Thierry, donc de l’OCRTIS, avait pu téléphoner de sa cellule à Nancy, comme il le faisait régulièrement d’ailleurs ; si ce n’est que dans ce cas précis les agents de l’OCTRIS tenaient à être à ses côtés pour ne rien rater de la séquence et donner en temps réel leurs informations et ordre en Espagne.

D’où l’organisation de la fausse garde à vue.

La fausse garde à vue avait été prolongée, après l’intervention de Véronique Degermann , selon sa collègue de permanence le même jour. Mais pas de chance, Véronique Degermann a perdu la mémoire lorsque les bœufs-carottes de l’IGPN la mettent en garde à vue il y a quelques jours.

A Bordeaux, pas loin de la maison ENM, les dalloziens de la chambre de l’instruction n’ont pas encore dit s’ils décidaient de passer par pertes et profits la saisie d’octobre 2015 du Boulvard Exelmans….

Souvenez vous, même Michel Sapin avait trainé son copain François à la DNRED où seule Hélène Crocquevieille, la DG de la Douane française était là pour le recevoir accompagnée bien sûr de l’énarque du service,le directeur de la DOD Erwan Guillemin.

Jean Paul n’était pas là, retenu pour affaires familiales…Savait-il que la DOD allait taper 7 tonnes Bd Exelmans? Jean Paul faisait totale confiance à ses directeurs qui ne lui disaient pas tout! Lui, n’avait pas ses propres taupes auprès de chacun d’entre eux! Depuis, dans son immense sagesse, la DG l’a mis dans un placard comme chef d’un obscur poste à Bordeaux en attendant de connaitre les suites de sa mise en examen décidé par la juge d’instruction parisienne Aude Buresi pour « détournement de fonds publics par négligence« .

La liberté pour Sofiane

Comment ne pas être surpris de cette élargissement décidé par des dalloziens au sens de discernement limité à la seule lecture du Dalloz, la seule chose qu’il semblerait qu’on apprenne à l’ENM.

« L’Etat de droit, se gargarisent-ils à longueur de séances entre deux rires, de quelques remémorations de soirées entre-soit, de vacances passées entre-soit et du prochain mercato-dallozien! »

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Mais revenons à notre affaire de la « Française des Stups » qui défraie la chronique depuis de trop nombreuses années maintenant!

Quid de François Thierry, l’homme qui portait des valises et savait parler à l’oreille des narcos? Pour l’instant, il est toujours payé par les deniers publics!

Quid du magicien Erwan Guilleminn, responsable d’un tour de passe-passe assimilable à une dissimulation de preuves. Il a été mis en examen ? Aura-t-il le courage de démissionner? Mais non, entre énarques, on se soutient! Une promotion, c’est sûr!

Quid de Magalie Noël, la numéro trois de la DRD, le service de renseignement de la DNRED, qui a été mise en examen pour « complicité d’importation et détention en bande organisée de marchandise contrefaite, escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics ».?

Quid de Pascal Schmidt, le responsable de l’échelon DNRED du Havre, qui est poursuivi pour ainsi que pour « complicité d’importation et détention en bande organisée de marchandise contrefaite, escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics corruption passive, destruction de preuves et faux et usage de faux ».

Quid de Vincent Sauvalère, parti en 2014 à l’Office européen de lutte antifraude de Bruxelles, où il dirige l’unité « tabac et contrefaçons ». qui a été, en juillet dernier, la cible de deux perquisitions, à son bureau et à son domicile bruxellois! Il n’est plus à Bruxelles!

Quid du trop confiant Jean Paul Garcia, mis en examen pour « détournement de fonds publics par négligence »?

Quid de l’enregistrement de 2010 réalisé rue de Charonne par la DRD?

Quid des « douaniers encaisseurs » de Roissy aux magots établis en Andorre et ailleurs?

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L’agent infiltré NS 55 de la DNRED a été maintenu plus de dix ans en prison sans une seule journée de sortie.

Il a tout au long de ce chemin de croix à 23 stations-prisons rencontré de nombreux fonctionnaires de justice en Japerie incapables de prendre une décision sensée, se planquant tous derrière le sacro saint Dalloz.

Constaté également l’attitude scélérate de François Auvigne le DG de la Douane française comme des administrateurs Thomas et

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TAHITI (port de Papeete): 5000 cachets d’anabolisants saisis en douane

Lors d’un contrôle de dédouanement, les agents du bureau de douane du port de Papeete, aidés par leurs collègues de la brigade, ont sélectionné un colis postal en provenance de France et à destination d’un habitant de Tahiti.

En dépit des déclarations mensongères qui étaient portées sur ce paquet, les douaniers ont découvert, à l’intérieur, 5000 cachets de stéroïdes anabolisants.

Les analyses effectuées en métropole auprès du Service Central des Laboratoires des douanes et de la DGCCRF ont confirmé le caractère médicamenteux des marchandises découvertes.

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FRANCE (Angers): l’Angevine avait pris l’avion avec des plaques de cocaïne autour du ventre

Elle a été interpellée à Angers avec l’argent de la drogue.

Peu loquace lors de sa comparution au tribunal correctionnel, lundi 22 octobre, la prévenue écoute docilement la présidente, Nathalie Bujacoux, relater les faits qui l’ont amenée derrière la barre.

C’est à la descente de son TGV à la gare d’Angers, mercredi 17 octobre, que la jeune femme d’origine guyanaise a été arrêtée en possession de 16 950 €. Cette somme correspond à deux plaques de cocaïne qu’elle a transportées depuis Cayenne, attachées autour d e son abdomen ( Ouest-France du 20 octobre).

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DOUANE FRANÇAISE (aéroport de Toulouse-Blagnac): deux mules de nationalité paraguayenne étaient lestées à la coke

Deux passagères de nationalité paraguayenne ont été contrôlées à l’aéroport Toulouse-Blagnac, jeudi 18 octobre 2018, alors qu’elles arrivaient du Brésil, via une escale à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle (Paris).

Les agents des Douanes de Toulouse-Blagnac décident d’effectuer un test urinaire sur les passagères, avec leur accord.

La drogue révélée par une radiographie

Transportées dans un hôpital de Toulouse, des radiographies abdominales révèlent la présence de corps étrangers dans ce qui s’avèrent être « des ovules contenant de la cocaïne », indique la direction régionale des douanes de Toulouse.

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CANADA (entre ‘indica’ et ‘sativa’): un des buts avoués de la légalisation est de couper l’herbe sous le pied du marché noir

Pour beaucoup de fumeurs, «ça ne va rien changer»

Avec l’arrivée d’une concurrence légale et bien organisée, est-ce la fin des haricots pour les dealers?

On a posé la question à Francis*, un amateur assumé de cannabis qui dit fumer son joint chaque jour. Il vit dans une région rurale et n’est pas convaincu par l’offre de la SQDC: «J’ai regardé le site web: le pot le moins cher est de l’indica, qui a plutôt tendance à assommer et fatiguer. Je préfère le sativa, qui est davantage social. Pour obtenir la qualité que je désire, ça me coûterait plus de 200$ pour une once [28 grammes] à la SQDC. Or, j’ai l’habitude de payer 150$ pour cette quantité, et je suis très satisfait de mon vendeur, qui me fournit un produit d’une qualité exceptionnelle».

Francis ira à la SDQC «pour essayer» ou pour des achats d’appoint, mais continuera à faire confiance à son dealer attitré. D’ailleurs, il affirme que ce dernier ne craint aucunement la légalisation. «Ici, en campagne, ça ne va rien changer. Par contre, pour des fumeurs occasionnels qui vivent à Montréal, c’est mieux d’aller dans un magasin de l’État que d’acheter à quelqu’un de louche que tu ne connais pas.»

À Montréal justement, le marché noir s’est adapté de la manière la plus logique qui soit face à ce nouveau rival qu’est la SQDC: en cassant les prix. Les revendeurs qui rôdent autour de la rue Sainte-Catherine ont encore une certaine marge de manœuvre: «J’achète mon gramme 4$», s’amuse un jeune homme lorsqu’un reporter de la chaîne de télévision TVA Nouvelles lui demande s’il est capable de concurrencer le prix proposé en boutique.

*Le prénom a été modifié.

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STUPS: la stratégie mondiale de l’ONU en matière de drogues est un « échec spectaculaire », selon 174 ONG

La stratégie mondiale des Nations Unies établie ces dix dernières années pour lutter contre le marché de la drogue est un « échec spectaculaire », affirme dans un rapport publié lundi le Consortium international sur les politiques des drogues (IDPC). L’ONU doit revoir son objectif d’éradication du narco-trafic, plaident les 174 ONG regroupées au sein du Consortium, alors que les Nations Unies sont appelées en 2019 à faire le point sur les progrès réalisés et à définir ses politiques en matière de drogues pour les 10 prochaines années.

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https://www.rtbf.be/info/societe/detail_la-strategie-mondiale-de-l-onu

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FRANCE (Douane Française): lorsque NS 55, l’agent infiltré de la DNRED, partait à Bogota

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Extrait de l’Archipel des Soumis écrit par Marc Fievet entre 2002 et 2003

Dans ce contexte, pour une fois, je ne suis pas mécontent de quitter l’Espagne pour la Colombie, même si je dois voyager en compagnie de Carlos Hernandez-Reumbeaut. Je pars à Bogotá pour négocier avec les « parrains » des cartels de Cali et Baranquilla l’enlèvement de quatre à cinq tonnes de cocaïne. À notre arrivée à l’aéroport de Bogotá, nous sommes attendus par deux gardes du corps qui nous font monter à l’arrière d’une Renault 7 -version colombienne de la Renault 5- et nous emmènent vers un immeuble de la 100ème avenue. Parfaitement en évidence, un pistolet mitrailleur, chargeur engagé, est négligemment posé devant le levier de vitesse de notre voiture.

Salle de conférence au 17ème étage d’un immeuble sur la 100ème avenue à Santa Fe de Bogota en Colombie

Cinq membres des cartels de Cali et Barranquilla nous attendent dans une salle de conférence digne des conseils d’administration les plus solennels. Longue table en bois massif ovale et fauteuils recouverts de cuir couleur vert foncé. Sagement assis, ils écoutent attentivement nos exposés et la description de nos moyens logistiques, puis manifestent leur satisfaction par des grognements appuyés faisant office de mots. Lors de cette réunion, personne ne représente Bipe et Cardell, les hommes de Gilberto Rodriguez Orejuela (à gauche sur la photo) que j’avais rencontré à Caracas, mais, le plus âgé des participant à cette table ronde n’est autre que Miguel, le frère de Gilberto (à droite sur la photo). Ce qui me paraîtra surprenant, c’est qu’ils agissent comme n’importe quelle « Cofradia (coopérative agricole) ».

De retour en Europe, j’accélère au maximum les préparatifs du voyage pour la Colombie en expliquant à Mario (Locatelli) que nos commanditaires sont pressés. Je me retiens bien sûr d’ajouter que Joseph Le Luarn, le successeur fossoyeur de Jean Henri Hoguet à la tête de la DNRED est également impatient. J’ai négocié pour un transfert de marchandise de bateau à bateau. Il faut accélérer le déroulement des opérations et modifier toutes les sécurités qui avaient été mises en place pour le Poseidon qui était normalement chargé de cette action.

Le 12 décembre le Pacifico quitte les chantiers de Gdansk (photo au radoub à droite) pour rejoindre Kiel en Mer du Nord. Ralf De Groot le fait visiter quatre jours plus tard à Raymond Leblanc, l’émissaire des trafiquants canadiens. Lors d’une visite de ce Leblanc à Fuengirola, j’avais demandé à Christian Gatard de vérifier le parcours de ce Canadien. Tout se met en place pour le plus vaste transport de drogue jamais réalisé par Mario. Nous sommes même certainement en train de pulvériser un sinistre record mondial.

J’avertis Gatard qui en bâille de plaisir. Rien qu’à imaginer les dix tonnes de cocaïne qu’on va saisir, il imagine déjà, sans aucun doute, les manchettes des journaux : « La plus grosse saisie du siècle… » et les honneurs qu’il ne manquera pas d’en tirer.

Au Liechstentein, blanchiment assuré!

La longue traversée que doit effectuer le Pacifico vers l’Amérique centrale me laisse le temps de faire un saut à Vaduz, au Liechtenstein, charmant paradis fiscal, pour y rencontrer un avocat que Mario (Locatelli) a sorti de sa boîte à malice et que le blanchiment d’argent ne rebute absolument pas.

En recomptant le million de dollars que je lui apporte, il me précise simplement: « –Attention, pour commencer, je ne pourrai vous absorber qu’un million de dollars par semaine. Merci de vérifier que les billets soient toujours remis à mon cabinet, correctement enliassés. »

Quand je pense que des milliers de policiers sont censés remonter les filières de l’argent sale à travers le monde entier et qu’ils n’y parviennent pas, paraît-il, je trouve que les contraintes imposées par l’avocat ne sont pas insurmontables.

Lorsque je fais part de mon étonnement à Christian Gatard en lui communiquant l’adresse de cet homme dit de loi, il passe rapidement à un autre sujet.

Début Janvier, je rencontre Jean Paul Garcia, l’attaché des douanes françaises en poste à Madrid. Je lui apporte les dernières factures que la compagnie anglaise Marconi m’a fait parvenir pour le règlement des factures de communication par satellites du télex embarqué sur le Melor.

Le 16 janvier 1994, dans le port de Paramaribo, le Pacifico qui est un navire de commerce tout à fait respectable, charge ainsi de la ferraille qui sera recyclé dans une usine du Canada. L’affréteur qui assure les enlèvements a prévu de nombreuses brèves escales à Georgetown, au Guyana, puis à Willemstadt au Curaçao, et enfin Puerto Odaz, au Venezuela avant de permettre au capitaine du Pacifico de retrouver son indépendance et son autonomie pour passer aux choses sérieuses.

Des petits avions bimoteurs venus de Colombie doivent larguer au lever du jour huit tonnes de cocaïne autour du Pacifico loin au large des côtes du Venezuela. L’équipage les récupèrera avec les Zodiacs embarqués à bord comme canots de sauvetage, lors de l’escale à Kiel.

L’opération n’est déclenchée que le 7 février 1994. Installé à Montréal, Mario (Locatelli) est régulièrement informé de la manœuvre par radio. Son compère Carlos Hernandez-Rembeault est aussi à Montréal et négocie l’enlèvement qui suivra cette première opération. Il tombe d’accord sur dix tonnes de cocaïne qui seront transbordées sur le Pacifico qui a déjà retenu du fret au départ de Philadelphie pour le Liban. Il est prévu qu’au passage en

Méditerranée, au sud de la Sardaigne ; le motor yacht Sea Harmony (photo ci-dessus à droite) récupérera la marchandise avant de la décharger sur Propiano.

Mais, pour l’heure, nous n’en sommes qu’au début des opérations et je suis chargé de superviser la partie technique du parachutage par téléphone depuis l’Espagne. Avisé de conditions météorologiques détestables je décide d’interrompre l’opération et j’interdis au pilote d’un avion-cargo un dernier largage de trois tonnes. J’estime que l’état de la mer que l’on me décrit ne permettrait plus de récupérer la marchandise.

Les narcotrafiquants se mettent au marketing…

Pierino Divito... (Photo: La Presse)

Pierino Divito

Au total, ce ne sont donc finalement que cinq tonnes quatre cents de coke – et non huit comme prévu – qui seront récupérées par l’équipage et cingleront vers le Canada, ce qui constitue tout de même un record. Autre grande première dans le monde du commerce illicite : non seulement les ballots de drogue sont livrés en même temps par plusieurs fournisseurs, mais la marchandise est également destinée à deux circuits différents: Carlos Hernandez-Rembeault pour l’organisation de Pierino Divito, et les Colombiens Bipe et Cardel.

Alors que le Pacifico approche de la Nouvelle-Écosse au Canada, les ballots de cocaïne reliés entre eux par un cordage sont jetés à la mer. Ils sont récupérés par un bateau de pêche, le Lady Terri Anne qui met aussitôt le cap sur le port de Shelburne. À peine arrivé à quai, le bateau est laissé au seul contrôle d’un homme d’équipage et ne sera envahi par une cohorte de policiers que plusieurs heures plus tard. La drogue est rapidement découverte et les responsables de la Gendarmerie Royale clament sur toutes les ondes : « C’est la plus grosse saisie jamais réalisée à ce jour dans le monde. »

Dans le même temps, suite aux informations données par Raymond Leblanc au gendarme Fournier, le Pacifico est arraisonné en haute mer et dirigé vers Halifax. Des enquêteurs hélitreuillés fouillent le bord, ne trouvent bien sûr plus de drogue, mais se régalent avec des télex dont ils attribuent l’origine au propriétaire supposé du navire: c’est-à-dire moi.

La situation devient parfaitement ubuesque

Alors qu’ils devraient me remercier, et m’offrir le champagne pour la formidable saisie record que je viens de leur servir sur un plateau, les Canadiens me condamnent!

En effet, dès le 7 février, sans même consulter les douanes françaises, les Anglais et les Canadiens font établir un mandat d’arrêt contre moi et contre Mario, m’imputant une conspiration depuis 1991, alors que je n’ai jamais mis les pieds au Canada.

Mon officier traitant de Nantes ne réagit pas.

C’est David May le représentant à Paris de la DEA, la Drug Enforcement Administration, qui monte à Londres fin mars pour prendre ma défense et demander aux douaniers anglais de suspendre les poursuites contre moi.

En revanche, la Douane et la DNRED, mes employeurs français, eux, ne semblent absolument pas concernés par ce qui arrive et se soucient comme d’une guigne du mandat lancé contre moi. Par contre, je rencontre bientôt le nouveau directeur de la DNRED, Bernard Puyanet, en compagnie de Gatard dans une brasserie de la place de la Bastille et il me promet une prime de trois millions de francs si je réussis à faire charger le Sea Harmony (ici à droite au mouillage) toujours en réfection à Saint-Martin.

Afin que je puisse continuer à coopérer et à voyager, j’utilise mon passeport établi au nom de Charles-Henri de Bossieu et le divisionnaire Hervé Maignier, d’un aller retour à Jersey, s’est assuré que la photo y figurant est suffisamment sombre pour qu’on ne puisse pas comparer avec celle fournie par les Anglais pour le mandat d’arrêt. Me voilà tout à fait rassuré…Plus même, Hervé, lors de son déplacement à Jersey pour sécuriser cette identité, a désinformé les services de Jersey et téléphone aussi dès son retour à Nantes aux services anglais pour tenter d’obtenir des informations sur un certain Mark Van de Velde, une des identités que j’ai utilisée pour l’opération contre l’IRA.

La réponse des Anglais est formelle, Van de Velde est inconnu par les services de sa très gracieuse majesté! Par hasard, je réussis à faire dire à Jo Le Squere que les numéros de télex relevés sur les factures de Marconi remises à Jean Paul Garcia à Madrid, ont permis de savoir que mon navire, le Melor (ici à gauche au départ de Rotterdam), alors qu’il était chargé de plus de trente tonnes de cannabis afghan, était en communication avec un télex sur liste rouge dans le département du Var en France et avec une grande banque américaine de New York. Je ne pourrais pas obtenir le nom et l’adresse de ces correspondants !

Par ailleurs, une réunion est organisée par Christian Gatard et Hervé Maignier dans un hôtel du XVe arrondissement avec un agent du TRACFIN, service rattaché au ministère des Finances chargé du traitement du renseignement et de l’action contre les circuits financiers clandestins. C’est évidemment de l’ouverture de ma banque à Zagreb que je dois l’entretenir. Je m’aperçois très vite que cet agent est à mille lieux des réalités. Ficelé à ses certitudes, et à sa culture livresque, il ne me croit pas et préfère s’en tenir à ses dossiers. La fin de la réunion sera marquée par une démonstration éloquente de l’attitude de certains de nos chers fonctionnaires qui ne pensent avant tout qu’à leur petite carrière. J’osais suggérer à l’homme du TRACFIN de démissionner puisqu’il reconnaissait ne pas pouvoir agir efficacement; il s’exclama en se dressant debout:

–Certainement pas!

L’humour ne semblait pas être apprécié par ce fonctionnaire de Bercy.

Ambassade des États-unis à Paris

Brusquement très demandé, je parviens pourtant à caler un rendez-vous avec mon « défenseur » David May à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Son homologue du bureau de Rome fait le déplacement pour me rencontrer à cette occasion et les deux hommes me prient d’effectuer pour eux une série de photos du Sea Harmony. Le même jour, à la demande de Hervé Maignier, je révèle aussi l’exact rôle du juge Domenico Catenacci à l’attaché de la police italienne à Paris. Puis je prends l’avion pour Saint-Martin via Pointe-à-Pitre. A mon retour je remets les photos du Sea Harmony à David May qui me donne chichement dix mille dollars après m’avoir fait signer un reçu de caisse pour une mission officielle parfaitement bidon au nom de Marc Fiévet alors que j’étais entré sous l’escorte de Jo Le Squere et Hervé Maignier à l’Ambassade américaine avec mon identité de Charles Henri De Bossieu.

La réunion à Pornic avec la DEA

Le 8 juin 1994, une nouvelle réunion au sommet se tient dans une villa du Pornic, sur la côte bretonne, à coté de Nantes. Christian Gatard ne vient pas, je le vois de moins en moins.

Ce sont Jo Le Squere et Hervé Maignier qui nous reçoivent David May et moi.

D’emblée, David May (photo à gauche) , mon « défenseur américain » m’informe:

-« Ce matin, à Tampa, en Floride, il y a quelque heures, dans nos bureaux, installés au Département de la Justice, nos agents de la DEA ont transmis tous les renseignements que vous nous avez fournis sous le nom de code NS55 au gendarme Michel Fournier, représentant de la Bathurst Drug Section de la Police Montée canadienne. Ces renseignements portent essentiellement sur l’organisation mafieuse de Mario, Claudio Locatelli de son vrai nom et sur ses trafics de drogue. La liste des numéros de téléphone qu’il utilise nous a été précieuse. Merci. »

Une fois de plus je me tourne vers Jo Le Squere:

–Mais pourquoi nous n’arrêtons pas Mario tout de suite ? Pourquoi laisser les Canadiens prendre ça en main ? Vous voulez que je lui passe les menottes moi-même ?

David May, l’homme du DEA Paris s’énerve:

–Mario, on l’arrêtera quand on voudra. C’est nous qui décidons.

Hervé Maignier renchérit:

–Le cas échéant, si c’était utile dans l’intérêt du service, est ce que tu serais prêt à le descendre?

je crie alors:

–Mais t’es cinglé…T’es complètement ravagé ! C’est hors de question…

Cette simple idée me donne envie de vomir. Je suis outré que l’on ose seulement envisager cette hypothèse, mais pour Hervé, il imagine cette option comme tant d’autres ! J’ai hâte de quitter les lieux et de me rendre à Marseille où j’ai rendez-vous avec Pino et Lucien. Je dois leur confirmer qu’après tous ces déboires leurs dix tonnes de drogue seront bien livrées en Corse par le Sea Harmony.

Quand et comment, je ne sais pas encore!

Les services pour « protéger » NS 55…ne le suivent plus!

Pour garantir ma sécurité, aucune couverture par les services qui ne me couvrira donc pas… Déjà que David May m’avait dit qu’il n’était pas envisageable de prévenir les Espagnols de mon infiltration, ne pas me suivre dans ces prises de contact n’était qu’une anomalie supplémentaire. Après un bon repas dans un restaurant au pied du château d’Anne de Bretagne à Nantes, j’appelle Mario (Locatelli) à partir du téléphone portable de l’agent DEA de Rome. Mario (Locatelli) m’informe avoir été en contact le jour même avec Gilberto (ici à droite), un des frères Rodriguez Orejuela….Gros poissons, puisque ce sont eux les successeurs de Pablo Escobar!

Les mecs du DEA sont satisfaits!

Je retourne sur la Costa del Sol, mais je repense, sans cesse, à notre dernière conversation dans le bureau de Christian Gatard à Nantes. J’ai dit à Jo Le Squere que j’irai jusqu’au bout et que je mettrais Pasqua au placard. David May est resté interloqué et sa suprême laideur, dont il use pour provoquer ses interlocuteurs par des manœuvres déstabilisatrices, ne me permettra pas de constater la moindre réaction…Mais, les gens du DEA connaissent bien les réseaux de Monsieur Pasqua. Les dernières informations recueillies à Marseille m’ont encore conforté dans ma position jusqu’au-boutiste ! Ce type qui est ministre de l’intérieur et qui vient, fort de sa position de ministre des cultes, de rencontrer Monseigneur Tauran, le ministre français des affaires étrangères du Vatican, le N° 3 du Pape, pour « s’occuper » de Jacques Gaillot, cet évêque impudent par les propos tenus dans son livre Coup de gueule contre l’exclusion contre lui, Charles Pasqua, le tout puissant magouilleur de la Vème république, ne mérite absolument pas la moindre réserve dans mon action. Bon d’accord, avec Jacques Gaillot, il ne va pas mobiliser l’arrière garde du SAC et refaire un « Auriol bis », mais sa position dominante de ministre va lui permettre d’obtenir la tête de Jacques Gaillot.

Ah, le terrible Monsieur Pasqua comme aimait à le dire François Mitterrand!

La DNRED connaît tout ça, et même plus, après tout que du normal pour un service de renseignement, comme sur la nébuleuse Tranchant, oui, oui, Georges Tranchant, l’ex député RPR, à qui d’ailleurs des douaniers, égarés sans doute, piquèrent un gros paquets de biffetons en partance pour la Suisse!

La DNRED connaît aussi Benjamin, l’un des fils qui faisait de la trésorerie… avec son jet!

Mais tout ça ne doit pas être révélé au grand public et nos gabelous sont d’une discrétion à toute épreuve!

Ah mon bon monsieur, au Bourget, ils savent quand il le faut s’absenter ! Discret, prudent, réservé, voire effacé jusqu’à l’insignifiance, telles sont les qualités indispensables du fonctionnaire de base…Surtout ne pas découvrir quelques turpitudes commises par nos puissants! Encore mieux que le « secret défense »! Pour un fonctionnaire, cela correspondrait à coup sûr à un arrêt de mort pour le moins dans sa trajectoire professionnelle s’il persistait dans le constat de tels méfaits… Pour souvenir, ce gabelou qui fut sanctionné pour avoir osé constater qu’une intellectuelle qui accompagnait un président de la République avait profité de son voyage pour s’approvisionner en poudre colombienne…

La Françoise Sagan se faisait aussi envoyer par la poste sa consommation et un jour, les agents de la DNRED qui ne pourront intervenir qu’après avoir eu l’accord de Jean Dominique Comolli, le DG de la Douane, saisissent 75 grammes de coke. Toi, le lecteur, tu penses que le procès verbal qui va être établi entrainera des poursuites…! Mais tu rêves! Non, seulement un classement sans suite par le parquet!

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Mario (Locatelli – photo à droite) a été arrêté en douceur le 6 septembre 1994 à Madrid. C’est Christian Gatard qui me l’a annoncé. Ça s’est passé dans un restaurant où il dînait avec son conseiller, le magistrat Domenico Catenacci, son cher avocat Pascuale Ciolla et sa fidèle secrétaire, la suissesse Heidi Hoffmann. Dans la valise de Domenico Catenacci qu’il avait à ses pieds, les policiers trouvèrent l’équivalent de 200 000 dollars et, vu sa « qualité », le magistrat Catenacci ne subit que quelques heures de retenue policière. L’avocat Pascuale Ciolla, lui, restera quelques semaines en détention.

Marc Fievet sera arrêté le 23 septembre 1994 à Fuengirola en Espagne par Interpol et découvrira que la DEA qui finalisait l’opération DINERO n’avait pas informé l’agent NS 55 de la DNRED! Marc Fievet attendra 33 mois pour arriver au Canada via Madrid et Londres, bénéficiant alors des meilleurs attentions carcérales.

Contraint par la Douane française à plaider coupable, sans avocat, Marc Fievet sera condamné par la Cour provinciale de Bathurst au Nouveau-Brunswick le 5 août 1997 à… perpétuité!

De retour en France, c’est la poudre d’escampette!

Le DG François Auvigne (photo à gauche), malgré les demandes réitérées de Jean Puons, le directeur de la DNRED pour faire respecter les engagements pris à l’égard de l’agent NS 55 et le faire libérer, refusera d’intervenir, n’ayant pas, d’après lui, à assumer les actions de ses prédécesseurs.

La continuité du service de l’Etat sera passée à la trappe par cet inspecteur des finances qui sera le seul, à ma connaissance, à demander à quitter son poste de DG de la Douane française!

Avec Christophe Pech de Laclause, son avocat français, Marc Fievet dépose plainte pour complicité de trafic de drogue et subornation de témoins contre X.

Pour Maitre Pech de Laclause: « Puisque Fiévet travaillait pour les douanes, son supérieur hiérarchique, et pourquoi pas le ministre du Budget, n’auraient-ils pas dû comparaître à ses côtés devant le tribunal canadien ?

La juge d’instruction Sophie Clément rendra un non-lieu en 2006…

Dans ses conclusions, la magistrate reconnaît que Marc Fiévet ne s’est pas livré à un quelconque trafic de stupéfiants, puisqu’il était chargé d’infiltrer un réseau et donc… qu’il n’est pas un narcotrafiquant.

Pourtant Marc Fievet subira 3 888 jours d’enfermement dans 23 prisons d’Espagne, d’Angleterre, du Canada et de France!

Extrait de l’Archipel des Soumis, écrit par Marc Fievet entre 2002 et 2003


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EUROPE 🇪🇺 (Méditerranée): nouvel élan de coopération entre l’Espagne, la France et l’Italie pour lutter contre les narcos (narcotrafic, narcologistique, narcoblanchiment)

Un groupe de travail international, composé de représentants des forces de l’ordre ainsi que de magistrats espagnols, français et italiens ont jeté les bases d’une meilleure collaboration lors d’une réunion à Aix-en-Provence.

Le procureur adjoint Federico Manotti de Gênes, participait à cette réunion destinée à fluidifier les échanges d’informations et le partage de fichiers.

Réussira-t-elle à permettre d’améliorer les relations entre services n’ayant pas toujours les mêmes priorités?

La coopération n’est pas une nouveauté…

Depuis déjà des décennies, des opérations douanières avec le SVA espagnol, la Douane française et sa DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières) et la Guardia di Finanza sont régulièrement organisées.

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CALIFORNIE (Cannabis): le green rush californien

Des employés d’un magasin MedMen à West Hollywood préparent des commandes de cannabis à usage récréatif, le 2 janvier 2018. © REUTERS/Lucy Nicholson

Depuis le 1er janvier 2018, le cannabis est légal en Californie.

Joint, vaporette, chocolat, confiseries, thé ou même gel douche et shampooing, l’Etat le plus libéral des Etats-Unis décline l’herbe sous toutes ses formes, à condition d’être un adulte de plus de 21 ans, et de ne pas le consommer en voiture ou dans la rue.

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DOUANE FRANCAISE (Jura – A 39): le policier lituanien se baladait avec du cash et 22 kilos de cannabis

Le policier venait d’Espagne et se rendait, semble-t-il, à la frontière franco-allemande.

Il a été arrêté par les douaniers jurassiens sur l’A39. Il n’était pas encore 10 h 30, ce vendredi 19 octobre, lorsque les douaniers jurassiens en patrouille sur l’autoroute ont repéré un gros SUV immatriculé en Allemagne….

La suite

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FRANCE (Quimper): les policiers quimpérois font une belle saisie de cannabis à Briec


Les policiers quimpérois ont trouvé 7,5 kg de produits consommables tirés de l’herbe de cannabis et une trentaine de plants de cannabis lors d’une perquisition au domicile d’un Briécois, à l’intérieur et à l’extérieur de son domicile.

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Hier aux States, c’était ça!

Prohibition: agents fédéraux devant des caisses d’alcool saisies a Washington le 14 octobre 1922 afin de faire respecter la loi contre l’alcool — during Prohibition revenue agents with confiscated bootleg liquor at Washington DC October 14, 1922

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FRANCE (stups): …évolution, involution ou continuation ?

Lu sur « Le blog de KShoo » – paru le 28 décembre 2017

Pas moins de 11 tonnes de résine auraient ainsi été interceptées par la vénérable institution policière elle-même impliquée dans l’une des plus rocambolesques affaires de corruption connues à ce jour.

S’agirait-il là d’une nouvelle manœuvre visant à occulter les minables résultats d’un dispositif répressif n’ayant jamais atteint ses objectifs sauf s’il s’agissait de dynamiser le crime organisé. Jamais celui-ci n’a autant prospéré, appuyé désormais par tout un panel de milliers de petites mains employant les outils que la technologie numérique met désormais à leur disposition, leur permettant d’assurer l’approvisionnement des millions d’usagers que compte notre pays.

En à peine 10 ans, nous sommes passés du vulgaire deal de rue aux « fours », ces véritables centres commerciaux des drogues où peut venir se ravitailler tout un chacun.

Des lieux bien connus d’une police impuissante, extrêmement bien organisés aussi et dont les « gérants » semblent n’attendre qu’une réforme de la loi pour mener leur activité en toute légalité.

Un simple coup de fil permet dorénavant de commander les substances de votre choix, en toute quiétude, livrées à domicile en scooter. La banalisation de ce négoce est telle que la plupart des revendeurs propose cartes de fidélité et autres « petits cadeaux » aux client(e)s les plus régulier(e)s.

Un commerce s’apparentant à un service, délivré par une multitudes de « start-up » dédiées à cette filière. La vente sur Internet à travers le « Dark Web » demeure, elle, anecdotique. Dénoncée dans les médias, elle ne sert que d’outil de propagande pour stigmatiser ce qui reste de libre sur le réseau numérique mondial.

Ces saisies records ne peuvent nous faire oublier le formidable échec de la prohibition que certain(e)s persistent cependant à soutenir. Il en est ainsi du gouvernement de notre sémillant Président qui, plutôt que de suivre la voie du téméraire Premier Ministre Canadien, M. Justin Trudeau, a décidé de confier au très sécuritaire Ministre de l’Intérieur, un domaine dévolu normalement à celui de la Santé. Joli coup de pression opéré par les services judiciaires, policiers et militaires à l’occasion d’une autre imposture, la prétendue « mission d’information parlementaire relative à l’application d’une procédure d’amende forfaitaire au délit d’usage illicite de stupéfiants » pour laquelle les associations d’usagers et autres acteurs de la réduction des risques, ont été écoutés sans pour autant être entendus courant septembre.

Nulle raison de se réjouir donc.

La France demeurera encore pour quelques temps, le pays le plus répressif en matière de stupéfiants. Une situation de pure schizophrénie entre des pratiques de consommation parfaitement intégrées dans les mœurs des Français(es), une explosion et une diversification croissantes de l’offre, un soucis sincère mais cependant limité de réduire les risques liés à l’usage, une obligation d’obéir aux directives européennes visant notamment à autoriser les médicaments à base de cannabis (Sativex© cependant toujours indisponible, autre scandale d’État)… et l’intense lobbying sécuritaire de toute une corporation décidément engagée à ce que surtout rien ne change.

Cette mainmise des forces de l’ordre est d’autant plus préoccupante que celles-ci ne devraient avoir d’autre rôle que d’appliquer le Droit et non d’en débattre.

Leur témoignage est précieux certes, mais à bien y réfléchir, il n’a d’intérêt que pour souligner le naufrage du système répressif en place, son incapacité à juguler l’offre et la demande de stupéfiants. Leur avis est en cela purement anecdotique et ne devrait par conséquent pas interférer dans un débat n’intéressant que la santé et les libertés publiques. Il n’en est pourtant rien, ce que l’ensemble des organisations antiprohibitionnistes déplorent.

En attendant, ce sont toujours les mêmes qui trinquent, les jeunes que l’État prétend protéger tout en encourageant leur stigmatisation à coup de contrôles policiers incessants menant parfois à de retentissantes bavures. Des jeunes des quartiers populaires le plus souvent, principalement issus des « minorités visibles ». Pas un mot sur les millions de cannabinophiles intégrés, de tous âges et de toutes catégories socio-professionnelles, cette multitude d’individus invisibles aux yeux des autorités mais qui constituent cependant la principale substance du peuple de l’herbe.

Viendra bien un jour où les Droits et les Libertés individuelles prévaudront sur une approche morale anachronique d’un autre temps.

Mais malgré cette évidence, il faudra faire preuve d’un courage politique à toute épreuve tant le terrain est miné depuis près d’un siècle de « guerre à la drogue ». Un déminage que seul un débat serein, exempt de passion et d’irrationalité, peut apporter. Mais encore faudrait-il que les croisé(e)s de ce dogme, bien que dépourvus d’argumentation raisonnable, ne viennent le polluer avec leurs habituels messages anxiogènes.

À suivre donc…

Source

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CAMPO DE GIBRALTAR: intervenidos 1.600 kilos de hachís en La Línea y localizados dos zulos hidráulicos para guardar droga

La Policía Nacional, en una intervención conjunta realizada con la Guardia Civil, ha intervenido en La Línea de la Concepción (Cádiz) 1.600 kilos de hachís tras descubrir un alijo en el puerto pesquero de la Atunara. Además, han localizado también dos zulos que contaban con sistemas hidráulicos de apertura para ocultar la droga transportada desde Marruecos.

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FRANCE (DCSP – DGSE – DGSI – DIPJ – DRPJ- DNRED – OCRTIS): quant à l’impossible infaillibilité des magistrats

En France contemporaine, il est régulièrement précisé que l’on n’intervient jamais dans une affaire judiciaire en cours et qu’une fois la chose jugée, on ne s’autorise pas à commenter la décision des fonctionnaires de justice que sont les « dalloziens » magistrats.

Et pourtant!

Trop souvent, il m’est arrivé de constater que des décisions contradictoires émanant de juges indépendants que sont les juges d’instruction n’arrivaient pas à faire changer les décisions de jugement émises par certains dalloziens du siège.

Trop souvent, il m’est arrivé de constater que nos éminents dalloziens aimaient clôturer un dossier sans pour autant avoir personnellement réussi à se convaincre de la justesse des décisions qu’ils prenaient!

Trop souvent, j’ai constaté que dans les dossiers d’affaires importantes, les manipulations et autres petits arrangements dans le traitement ou l’interprétation des procès verbaux pouvaient transformer un innocent en coupable ou un coupable en innocent!

Trop souvent, je constate que nos grands pouvoirs de la société actuelle française que sont les sociétés du CAC 40 (ACCOR HOTELS, AIRBUS GROUP, AIR LIQUIDE, ARCELORMITTAL, ATOS, AXA, BNP PARIBAS, BOUYGUES, CAPGEMINI, CARREFOUR, CREDIT AGRICOLE, DANONE, ENGIE, ESSILOR INTERNATIONAL, KERING, LAFARGE HOLCIM, LEGRAND, L’ORÉAL, LVMH, MICHELIN, ORANGE, PERNOD RICARD, PSA GROUPE, PUBLICIS, RENAULT, SAFRAN, SAINT-GOBAIN, SANOFI, SCHNEIDER ELECTRIC, SOCIETE GENERALE, SODEXO, SOLVAY, STMICROELECTRONICS, TECHNIPFMC, TOTAL, UNIBAIL-RODAMCO, VALEO, VEOLIA ENVIRONNEMENT, VINCI, VIVENDI), les hauts fonctionnaires (ENA, EHESP, INET, Polytechnique, Science Po, MINES etc.etc qui font pour la plupart des allers-retours entre privé et public), les gouvernants (Ministres et secrétaires d’état), les parlementaires (députés et sénateurs), les forces régaliennes de maintien de l’ordre (Police, Gendarmerie, Douane et services spéciaux), la Justice (indépendante…) et les médias (pas franchement indépendants, mais parfois instrumentalisés par des magistrats), bénéficient tous de la possibilité de s’adjoindre un partenaire supplémentaire, dés que besoin, qui s’appelle Alzheimer. Ce dernier permettant des pirouettes procédurales dans les affaires sensibles que doit gérer la justice aujourd’hui et arranger la sauce pour qu’elle paraisse vraisemblable aux yeux du peuple!

Et reste toujours à disposition le « secret défense », l’arme fatale pour protéger les turpitudes de nos puissants!

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Mais revenons aux affaires DNRED et OCRTIS

Dans l’ affaire de l’OCRTIS, comme dans celle de la DNRED il est certain que des individus de chacun de ces grands services ont eu des comportements pour le moins inappropriés, voire crapuleux pour ne pas dire criminels dans la tache qu’ils étaient sensés accomplir.

Des sanctions auraient du tomber, mais trop souvent ce sont des promotions qui récompensent les incapables, les incompétents et même les déviants !

Pourtant, il me semble que les magistrats qui semblent découvrir aujourd’hui toutes ces irrégularités ont fait preuve de grande naïveté ou… de complaisance!

Par exemple, comment imaginer à la lecture des fiches et affaires conclues sur l’ensemble du territoire français voire à l’international, par la mise en œuvre de MYRMIDON, que nos magistrats ne savaient pas, ignoraient tout et que c’est grande découverte aujourd’hui des actions menées par l’OCRTIS de François Thierry qui n’étaient que la continuation des opérations menées par l’OCRTIS depuis les années 1980. C’était l’époque de Mario Le Corff. (Ces magistrats auront-ils à assumer une quelconque responsabilité? J’en doute!)

Toutes ces opérations ont été inspirées par les actions douanières de la DNRED lorsque ses agents se retrouvèrent à lutter contre les narcotrafiquants alors qu’ils faisaient surtout dans la poursuite des valises de fric.

A l’époque, il fallut donc inventer de nouvelles méthodes pour obtenir des résultats.  Ce qui était nouveau, c’était l’infiltration d’agents et Jean Henri Hoguet qui était aux manettes avait demandé et proposé une loi inspirée de ce qui se faisait aux USA. Le texte fut transmis par le ministre Michel Charasse au ministère de la justice, lequel répondit au bout de plusieurs mois que ce qui était demandé était… » anticonstitutionnel « …!!!

Un  investissement immobilier à Estepona en Espagne sensibilisa alors le Ministre Michel Charasse!

Jean Dominique Comolli, le DG  de la Douane française d’alors, savait, comme le Directeur du Trésor, comme toute la hiérarchie douanière. Oui, tous savaient! Mais… souffrirent d’amnésie lorsqu’ils furent questionnés!

Les flics, à l’époque, n’avaient pas hésité à utiliser des méthodes douteuses pour « saper » les actions douanières. Et il est savoureux de noter que lorsque les flics ont fait incarcérer six douaniers avec la complicité d’un juge d’instruction, Michel Charasse a pu faire voter à l’unanimité en 15 jours une loi autorisant l’infiltration, plus l’amnistie pour les douaniers.

Peu après, lors de la visite que Michel Charasse rendit à Marc Fievet à San Pedro d’Alcantara à l’Hotel Puente Romano, le ministre se confia longuement sur l’incapacité des juges à gérer et juger des situations d’actions spéciales des services de l’Etat.

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Des magistrats incapables du discernement nécessaire dés que l’on aborde des affaires de services spéciaux.

En effet, alors que les comportement individuels délictueux devraient être sanctionnés avec la plus grande sévérité, nos dalloziens préfèrent jeter l’anathème sur l’ensemble des services indispensables à la société actuelle totalement minée par la drogue et ses effets dévastateurs.

Qui laisse fuiter tous ces documents dans une presse avide de lecteurs pour mieux vendre sa publicité?

Qui jette le discrédit sur nos régaliennes entrainant, pour la sacro-sainte transparence, le merdier dans lequel vivent aujourd’hui nos fonctionnaires de la Police, de la Douane et les militaires de la Gendarmerie?

Qui, si ce ne sont que les décideurs dont les décisions ne peuvent être remises en cause!

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FRANCE (Stups): Hubert Avoine s’est exfiltré

L’ancien informateur infiltré, à l’origine de l’enquête sur les méthodes de l’Office des stups (OCRTIS), s’est éteint mercredi à 56 ans.

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https://www.liberation.fr/france/2018/10/19/stups-hubert-avoine-s-est-exfiltre_1686310

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COKE en STOCK: le Venezuela, un narco-Etat… Une confirmation!

Le Venezuela, un narco-Etat : une confirmation

Il avait beaucoup parlé, même, ce fameux Hurtado.  Et indiqué par exemple, selon les journalistes Sebastiana Barráez et Maibort Petit, qu’il était en cheville avec le trafiquant colombien Loreno Lozano, arrêté et emprisonné depuis mai 2014 au Venezuela, originaire de Cundinamarca et étroitement lié au narco Daniel Barrera Barrera alias « Loco Barrera. Lozano avait déjà été cité dans l’affaire Flores, celui des neveux de l’épouse de Maduro, Efraín Campo Flores et Franqui Francisco Flores de Freitas.  Le 14 décembre 2017, les deux neveux héritaient de 18 ans chacun.  Les deux pilotes de l’affaire Pablo Rafael Urbano Pérez et Pedro Miguel Rodríguez González s’étant portés lors du procès comme « témoins protégés », à savoir eux aussi prêts à tout raconter.  Comme l’avait fait Hurtado.  Lozano, selon eux, dans ses contacts, s’était dissimulé sous les alias « d’Alexis Antonio Rodríguez Rodríguez », de « Juan Carlos » et de « Luis Carlos Vélez López » car il continuait à travailler directement depuis le siège de la Sebin à Caracas (?).  De là il traitait des affaires de transferts de coke de Puerto Rico, par exemple, ce que des documents d’écoutes portoricaines révèlent. Il est d’ailleurs toujours recherché à Puerto Rico pour avoir importé une centaine de kilos de coke de là-bas.  Car selon les deux journalistes, c’était aussi l’organisateur du réseau de drogue vénézuélien, malgré le fait d’être emprisonné dans les locaux de la Sebin (ici à droite son bâtiment appelé el Helicoide (5)) !!!

Selon le journal InfoBae, « la plus explosive de ses déclarations est que le baron de la drogue maintiendrait ses opérations « normalement ».  A savoir depuis sa cellule même !!!  Des cellules dans lesquelles des vidéos récentes montraient des détenus déchaînés dénonçant la situation incontrôlable à l’intérieur même de l’Hélicoïde...

La chute du confident du régime Maduro, héritier de Chavez

L’homme bénéficiant selon eux jusqu’ici de la protection de protection du tout puissant « salsa taquera«  (« sauce piquante », ou le « saupoudreur »), le général Miguel Rodríguez Torres (l’ancien responsable de la Dirección Nacional de los Servicios de Inteligencia y Prevención (DISIP) !!!  L’homme qui avait accompagné Chavez lors de son coup d’Etat et avait même porté son cercueil le jour de son enterrement, celui au milieu des arènes du pouvoir (il était devenu ministre sous Mauro) et celui qui a tout vu du système et de sa corruption fondamentale jusqu’à ce jour funeste du mardi 13 mars dernier (2018) où il a été emprisonné par le Sebin… qu’il avait lui-même fondée, après un revirement de dernière minute de Maduro qui l’a accusé de travailler pour la CIA, après en fait l’avoir trouvé bien encombrant à le critiquer ouvertement (lui évitant ainsi aussi un coup d’Etat, tant Rodriguez Torres avait l’écoute encore des généraux, il semble bien).  A moins que ce ne soit plutôt de lui avoir reproché une embrassade…. ,celle du 6 août 2017, avec une personne pas vraiment appréciée par Maduro (comme on peut le lire ici).  L’habituel retournement des pouvoirs aux abois. Depuis quelque temps en effet, Rodriguez était passé dans l’opposition à Maduro et à son clan. Enfermer le détenteur de secrets inavouables n’étant peut-être pas un gage d’éclaircissements futur pour la population (mais cela fait longtemps que le gang de Maduro ne pense plus qu’à lui seul ou a sauver les meubles).  Surtout si celui-ci sait comment on dirige un narco-trafic du fond d’une cellule… ce qu’on n’aimerait pas trop découvrir officiellement, sans aucun doute.

Pour étayer leur propos, dans un article bien documenté, les deux journalistes cités étaient revenus sur un événement qui avait laissé beaucoup de traces (autant que s’il s’agissait d’un énième Beechcraft ou d’un Hawker tombé bourré de coke en Apure, au Venezuela), celui, relativement récent, de la découverte en décembre 2017 en pleine nature d’une camionnette noire, de la Sebin, remplie de coke (plus d’une demie-tonne au total, ici à gauche pour la camionnette et à droite pour une partie de son chargement,il y avait trois véhicules dont un a été renversé, image plus bas à gauche).

Voici leur texte : « ce n’est pas par hasard si en décembre dernier, un groupe de fonctionnaires de Sebin a été détecté, portant, dans trois fourgonnettes portant les emblèmes de la Sebin, 588 mille 393 kilos de drogue. Ils ont été capturés au kilomètre 25 de la route de Perijá, dans l’État de Zulia. L’un des capturés s’est avéré être l’inspecteur en chef Daniel Villegas, précisément celui qui a participé à l’arrestation de Mario Moreno Lozano. L’un des fonctionnaires de la Sebin, le premier inspecteur Angel Eduardo Barrios est décédé dans l’événement. L’un des détenus, outre Villegas Herrera, est le premier inspecteur Orlando Santeliz Díaz. Les deux autres personnes impliquées, et qui ont réussi à s’échapper, seraient l’inspecteur principal Emilio Adales et le détective John Rojas. Dans les locaux de Sebin, lorsque l’arrestation des officiers a été apprise, Moreno Lozano a immédiatement été lié à elle, car il dirigerait son réseau de trafic de drogue depuis la cellule de la Sebin.
En dépit de l’affaire embarrassante, le chef de Sebin, est resté silencieux, et aucune enquête n’a été ouverte envers les hauts placés de la Sebin, se hâtant de dire que ça avait été une action individuelle des détenus et que leur chef était mort ».

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