Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Les indépendantistes corses de Nazione, mouvement né il y a un an des cendres de Corsica Libera, étaient rassemblés ce samedi 15 mars à Lupinu, un quartier chaud de Bastia pour une opération anti-drogue.
Sous le slogan « A Droga Fora », les militants ont dénoncé un trafic de drogue persistant à Lupinu.
Sept gendarmes, dont deux officiers, ont été placés en détention provisoire à la prison de haute sécurité de Tsiafahy. Ils sont accusés d’avoir détourné une importante quantité de cocaïne saisie à Nosy-Be.
Une enquête qui remonte aux plus hauts gradés
L’enquête judiciaire, menée par le Pôle Anti-Corruption (PAC), a débuté par une série d’auditions intenses. Démarrées lundi après-midi, elles se sont prolongées jusqu’à l’aube du mardi 11 mars. Parmi les personnes mises en cause figurent le commandant de compagnie de Nosy-Be et le commandant de brigade de Dzamandzar. Ces derniers font face à de lourdes accusations, notamment corruption, association de malfaiteurs et blanchiment d’argent.
D’autres gendarmes sont également poursuivis pour abus de fonction, détournement de drogues saisies et trafic de stupéfiants. Afin d’éviter toute interférence avec la justice, le magistrat en charge du dossier a ordonné leur placement à Tsiafahy, un centre de détention très sécurisé.
Président de la commission d’enquête sur l’impact du narcotrafic en France et les mesures à prendre pour y remédier ; mais aussi co-auteur de la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic, le Sénateur Jérôme Durain coanimera avec Patrice Guigon, procureur de la République, lundi 17 mars, à 18h30, une conférence publique. Une conférence qui de toute évidence passionne, puisqu’elle se déroulera en présence, notamment de :
Olivier TAINTURIER, Sous-préfet de l’arrondissement de Chalon-sur-Saône
Eric PLANTIER, Président du tribunal
Thomas KIEFFER, Directeur départemental de la Police Nationale
Ange LHADI, Capitaine – chef du service départemental de la Police Judiciaire
Colonel Tomica LUKIC, Groupement gendarmerie de S&L
PHOENIX, Arizona – Carlos Rene Montes, 32 ans, citoyen américain originaire de Tucson, et Miguel Angel Sesma, 30 ans, résident permanent légal originaire du Mexique et résidant à Phoenix, ont été inculpés mardi de complot, de possession de fentanyl en vue de le distribuer, après la saisie d’environ 700 000 comprimés bleus M30 dans le camion de Sesma et au domicile de Montes.
Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.
Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?
Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.
Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?
Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.
L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.
Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…
C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?
En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?
Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.
Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.
Par David Servenay
Dans la peau d’un narco infiltré au cœur de la mafiade Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc
Au service de l’État à travers la douane, 1954-1996de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan
Les affaires qui prospèrent sont l’extorsion d’argent, les enlèvements, les assassinats, la pêche illégale, le blanchiment d’argent et le trafic de cocaïne.
Sur la côte sud-ouest de l’Équateur, les gangs de trafiquants de drogue opèrent en toute impunité et les habitants terrifiés constatent les limites de la politique du président sortant Daniel Noboa en matière de sécurité, dans ce territoire devenu une zone de non-droit.
Puerto Bolivar, l’un des ports exportateurs de bananes les plus importants au monde et comptoir commercial pour les fruits de mer, a une importance vitale pour l’économie de l’Equateur.
Mais aujourd’hui, les grues qui chargent les conteneurs et les quais en eau profonde sont presque vides.
Puerto Bolivar est devenu un théâtre d’affrontements entre cartels de la drogue rivaux en concurrence pour exporter des quantités record de cocaïne de la Colombie et du Pérou vers l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie.
En 2024, les marines équatoriens ont découvert une trentaine de corps dans les eaux près du port, certains décapités, d’autres mutilés.
« Il n’y a pas de sécurité », se lamente un habitant qui demande à ne pas être nommé. « Le pays a été complètement abandonné ».
Le président Daniel Noboa a déclaré l’état d’urgence, procédant à des arrestations médiatisées et envoyant l’armée dans les rues et les prisons contrôlées par les gangs. Mais à Puerto Bolivar, ces mesures ont eu peu d’impact.
La cocaïne a été découverte cachée dans une cargaison de 100 tonnes de café destinée à être exportée vers le port d’Anvers, en Belgique.
La cargaison illicite, contenue dans cinq conteneurs, a été détectée grâce à des contrôles douaniers de routine et à des inspections par imagerie, avec l’aide de chiens renifleurs. Sur signal d’un chien renifleur, des sacs de café spécifiques ont été identifiés et se sont avérés contenir de la cocaïne au lieu de grains de café.
La Marine mexicaine (Semar) a récemment saisi un navire transportant environ 590 kg de cocaïne près des côtes du Chiapas. L’opération, menée par la Garde côtière de la Marine, impliquait une surveillance aérienne et maritime.
Lors de l’inspection d’un bateau suspect à 361 kilomètres du Chiapas, les autorités ont découvert 13 colis contenant de la cocaïne.
Deux ressortissants équatoriens ont été arrêtés au cours de l’opération.
A la suite de ce signalement, plusieurs patrouilles ont été envoyées sur les lieux. Des véhicules ont été interceptés mais les occupants avaient préféré s’enfuir.
Ce mercredi 5 février, lors d’une inspection sur la BR-277, à Balsa Nova, région métropolitaine de Curitiba, les agents de la PRF ont arrêté un camion qui transportait 32 tonnes de soja.
Lors de l’inspection, les agents ont utilisé un chien renifleur, qui a signalé la présence éventuelle de drogue dans le compartiment de chargement. Pour confirmer les soupçons, un endoscope a été utilisé. L’analyse a révélé l’existence d’un double fond où étaient cachés 100 pains de cocaïne, totalisant 107,4 kilos de cocaïne.
Plus tôt, ce même mercredi, la PRF avait déjà procédé à une autre saisie lors d’un contrôle sur la BR-476, à Araucária, la police avait trouvé 104 kilos de cocaïne dans un véhicule.
La collision, dans les eaux de Tarifa (Cadix), entre un patrouilleur du service maritime de la Guardia Civil et une « narcolancha » qui transportait des ballots de haschisch a fait un mort et un blessé grave ce vendredi, tous deux, membres d’équipage de ce deuxième bateau, selon des sources de l’Institut Armée confirmées à Europa Press.
Bernard Narh, 34 ans, de South Oxhey, Hertfordshire, a été arrêté par des agents de l’Organized Crime Partnership – une unité conjointe de la National Crime Agency et du Metropolitan Police Service – mardi 28 janvier.
Il a été accusé de possession de drogue après que les agents ont découvert plus de 140 blocs d’héroïne après la perquisition d’ un appartement à Ealing.
Il a comparu le 30 janvier devant le tribunal de première instance d’Uxbridge, et il a été placé en détention provisoire avant sa prochaine comparution devant le tribunal de la Couronne d’Isleworth le 27 février.
Sur l’Autoroute A9, dans le sens Espagne France, plus précisément au péage du Boulou, une patrouille de douaniers a été intriguée par un tracteur routier, avec à son bord, un chauffeur et un passager.
C’est lors du contrôle du véhicule, indique un communiqué du service des douanes, que les agents ont découvert dans la cabine cinq cartons de déménagement remplis de 165 kilos de cocaïne.
Les deux occupants de la cabine, de nationalité italienne, ont été placés en retenue administrative douanière avant d’être remis à l’antenne de l’Office anti-stupéfiants (OFAST) de Perpignan.
Onze personnes ont été inculpées dans le cadre d’un trafic de drogue présumé impliquant de la kétamine introduite en Australie depuis l’Espagne, la drogue étant dissimulée dans des jouets de Noël et des articles ménagers.
Les agents de l’AFP ont soutenu l’enquête menée par la « Guardia Civil » et les « Mossos d’Esquadra », la police catalane pour exécuter des mandats de perquisition dans neuf propriétés en Espagne, notamment à Barcelone et à Ibiza.
Les raids ont ciblé les membres de cette organisation et ont permis de découvrir de la méthamphétamine, du haschisch, de petites quantités de cocaïne et de cocaïne rose, ainsi que des balances de précision, des machines à emballer sous vide, des téléphones portables, des ordinateurs, un coffre-fort, des documents et de l’argent liquide. L’enquête a commencé lorsque l’AFP et des agents des forces frontalières australiennes ont découvert 1,5 kg de kétamine caché dans des jouets de Noël à l’aéroport de Perth le jour de Noël 2023. Un ressortissant italien de 27 ans a été inculpé pour son rôle dans l’importation et a été condamné à trois ans de prison en Australie occidental
La COKE était mélangée à de l’engrais minéral et devait entrer en Europe via Algésiras avant d’être transportée à l’intérieur du pays ibérique.
William René Salamanca, qui a supervisé l’opération au port a ajouté que « la cocaïne a été soumise à un processus chimique pour la camoufler parmi les engrais minéraux et générer une odeur tendant à contrecarrer l’odorat des « canidés ».
Il est par contre perplexe face à la proposition du ministre de la Justice
Parmi les propositions de Gérald Darmanin pour lutter contre le narcotrafic, il a notamment proposé de mettre dans une prison française les 100 plus gros narcotrafiquants qui sont déjà emprisonnés sur le territoire. « Premièrement, il va falloir déterminer quels sont les 100 plus gros. Est-ce que ce sont ceux qui ont le plus gros chiffre d’affaires ? Est-ce que ce sont ceux qui ont tué le plus de monde ? », s’est-il interrogé. « Je ne vois pas comment on va isoler ces 100-là », a ajouté le journaliste. Frédéric Ploquin a également évoqué le fait qu’il faudrait vider une prison, mais laquelle dans un contexte de surpopulation carcérale ? « C’est également un gros problème », a-t-il conclu.
Depuis qu’elle a sombré dans une véritable guerre civile il y a près de quatre ans, à la suite du coup d’État militaire de février 2021 qui a renversé l’autorité civile de Daw Aung San Suu Kyi, le Myanmar a consolidé son statut de foyer de la criminalité transnationale.et les généraux recherchés par les tribunaux internationaux ne sont pas vraiment inquiétés.
(Photo by STR / AFP)
La Birmanie est aujourd’hui le premier producteur mondial d’opium.