Les douaniers belges ont la banane

Les 62 kilos de cocaïne ont été découvertes par les douaniers sur le quai 184 dans un conteneur de bananes venant du Costa Rica.

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La saisie a été effectuée dans la nuit du 11 au 12 septembre., après la découverte dans un fourgon, d’un double plancher.
Les deux occupants en provenance d’Espagne ont été interpellés et placés en retenue administrative…pour commencer.
Depuis, ils sont à l’ombre pour deux et trois ans avec maintien en détention.
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La police anti-drogues du Paraguay a saisi plus de quatre tonnes de cocaïne dissimulée dans des sacs de sucre qui étaient en partance pour la Belgique depuis la capitale Asuncion, ont annoncé les autorités mardi 16 juillet 2024. La saisie totale, représentant 4 016 kilos, «est un record historique», s’est félicité en conférence de presse le responsable du Secrétariat national anti-drogues, Jalil Rachid. L’opération Dulzura (douceur, en français) a été menée par une brigade spécialisée, qui a retrouvé les conteneurs suspects dans le port privé Cacupemi. Selon les autorités, la mission n’est pas encore terminée, car il «pourrait y avoir d’autres surprises».
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Sans tambours ni trompettes, les douaniers ont intercepté au péage du viaduc de Millau, dimanche 23 juin, un homme âgé de 35 ans qui transportait à bord de son véhicule 396 kg de cannabis.
Il agissait sur un mode opératoire de type « go fast ».
Les douaniers ont dû crever les pneus de sa voiture pour le stopper.
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Souvenons nous du juge Jean Louis Bruguiére qui aimait tant montrer son 357 magnum qu’il posait sur son bureau lors de ses interrogatoires.
« Par sa folie des grandeurs, ses airs faussement mystérieux, sa pipe façon Maigret, son 357 Magnum ostensible, ses méthodes à la hussarde, sa fascination pour les services secrets et les chefs d’États, sa radinerie maladive et son incroyable mégalomanie, la prétendue «terreur des terroristes» Jean-Louis Bruguière a fini par débecqueter PATRICIA TOURANCHEAU.«
La violence qui envahit chaque jour nos cités démontrent le peu de valeur que le monde narco-criminel attache à la vie humaine.
L’exemple de l’assassinat du juge Marcelo Pecci, spécialiste du crime organisé, par des hommes arrivés en jet-ski sur la plage du complexe hôtelier où il séjournait démontre que désormais, être Magistrat ne génère plus automatiquement le respect et la garantie de rester en vie.
Dans le dernier COKE en STOCK mis en ligne ce 27 juin 2024, ce drame est abordé en précisant qu’ « On ne dira jamais assez pourquoi l’assassinat du juge Pecci en mai 2022 en Colombie a marqué un tournant dans l’histoire du trafic de cocaïne en Amérique du Sud, car plusieurs pays étaient concernés (La Bolivie, Le Paraguay, l’Argentine et l’Uruguay, -mais aussi Dubaï, autre nœud du problème-) et on s’était enfin avec lui intéressé à un réseau naissant très prometteur via la personnalité fantasque sinon dérangée de son jeune leader imprévisible et fort dangereux. Aujourd’hui en fuite, il nargue toujours les quatre premiers états cités, pas moins, notamment en ayant fait il y a six mois à peine une interview sur une grande chaîne de TV du pays.«
L’une des premières actions qui avait mis l’action du juge Pecci en lumière était l’exhibition le 6 juillet 2015 dans l’aéroport de la capitale de plusieurs avions ayant servi à transporter de la drogue, détectés avec des traces de cocaïne détectées à bord.
Grâce à lui, et cette mise en scène, on avait pu comprendre les méthodes des trafiquants, à savoir l’utilisation d’avions trafiqués dans tous les sens du terme, et dont un des principaux fournisseurs ne sera, lui, arrêté aux Etats-Unis que fort tardivement, après avoir délivré des dizaines d’avions bons pour la ferraille et littéralement ressuscités à grands coups de marteau, de soudure et de kilos de peinture dans ses ateliers d’Asuncion-Pettirossi tout cela en plein centre du pays, et à la vue des autorités qui l’avaient laissé agir impunément.
Plus grave et inquiétant, Marcelo PECCI s’était aussi heurté à une lutte interne au sein de son administration « alors que la poursuite a ajouté des preuves de l’utilisation de machines pour le transport de stupéfiants, deux juges, Maria Gricelda Caballero (ici àdroite) et Tadeo Fernández Caballero ( à gauche), ont essayé de libérer ou d’enlever la confiscation de sept des avions, affirmant qu’ils n’avaient pas de problèmes d’inscription »
« Pour cette raison, les deux magistrats font l’objet d’une enquête par la Cour Suprême de Justice, tandis que le Bureau du Procureur des Magistrats a rédigé la plainte contre Caballero et Fernández, ont indiqué nos sources ».

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Nicolas Bessone, le Procureur de la République de Marseille a expliqué que l’enquête a débuté en septembre avec la découverte de produit (servant à la conception de drogue) au Havre. Les suites, mènent les enquêteurs à s’intéresser au Var : « le 18 juin, deux individus sont identifiés en train de mettre des produits dans un box à proximité de Brignoles, dans le véhicule saisi, les enquêteurs découvrent des cartons de ce qui s’avérera être de la métamphétamine ».
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Au total, cette opération, qui s’est terminée hier à Malaga, a permis l’arrestation de 40 détenus, dont trois de grande valeur (HVT), au Brésil 🇧🇷, en Croatie 🇭🇷, en Allemagne 🇩🇪, en Espagne 🇪🇸 et en Turquie 🇹🇷 ; huit tonnes de cocaïne ont été saisies en Belgique 🇧🇪, aux Pays-Bas 🇳🇱 et en Espagne 🇪🇸 ; 12,5 millions d’euros en Europe et 3 millions de dollars au Brésil, et plus de 50 millions d’euros bloqués en Serbie 🇷🇸.
Du côté de l’Espagne, cette enquête a été dirigée par le Tribunal Central d’Instruction numéro 6 de la AUDIENCIA NACIONAL, et menée à bien par le Département Anti-Trafic de Drogue de l’UCO.
L’opération Adriatica, dirigée par la Guardia civil, a permis d’arrêter aussi les prétendus caïds Nenad Petrak et Kristjian Palic.

Nenad Petrak

Kristjian Palic.
L’organisation dominait les routes maritimes de la cocaïne du Brésil vers l’Europe, en passant par les îles Canaries et l’Afrique de l’Ouest et les donneurs d’ordres résidaient en Turquie et à Dubaï.

La Costa del Sol réapparaît comme lieu de rencontre des personnes enquêtées.
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Entretien réalisé par Myriam Sandouno – Cité du Vatican
Dans cette région où persistent la violence et les attaques terroristes, les saisies de drogue ont grimpé en flèche. Selon un rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et la criminalité rendu public en avril dernier, en 2022, 1.466 kg de cocaïne ont été saisis au Mali, au Tchad, au Burkina Faso et au Niger, contre une moyenne de 13 kg entre 2013 et 2020.
Seidik Abba, spécialiste du Sahel, appelle les organisations sous-régionales à se pencher sur cette question.
Les réseaux de trafic de drogue continuent de prospérer dans le Sahel, région de transit, mais aussi de consommation de stupéfiants. La cocaïne reste la drogue la plus saisie dans le Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), après la résine de cannabis, comme l’indique le rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et la criminalité. En 2022, 1.466 kg de cocaïne ont été saisis au Mali, au Tchad, au Burkina Faso et au Niger, contre une moyenne de 13 kg entre 2013 et 2020. Tous ces pays ont connu des coups d’État et les attaques terroristes s’y multiplient. En effet vendredi 7 juin dernier, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait appelé à «une action internationale immédiate» pour empêcher de nouveaux déplacements forcés de civils au Sahel. Dans ce trafic de drogue selon l’ONU, des groupes armés criminels, jihadistes, ou alliés des régimes en place sont impliqués à divers degrés.
Et comme le souligne Seidik Abba, spécialiste du Sahel et président du Centre international de réflexions et d’études sur le Sahel , «ces trafiquants-là auraient orienté leur chemin de la drogue en utilisant particulièrement certains états côtiers de cette partie qui sont vulnérables». Il évoque notamment la Guinée-Bissau, le Cap-Vert, où «des quantités de drogue sont soit débarquées par les moyens aériens, soit par des voies maritimes». Cette drogue «est ensuite convoyée vers les pays du Sahel particulièrement, et elle remonte par le Maghreb pour aller en Europe. Cette activité criminelle rapporte beaucoup d’argent: c’est souvent des chiffres à milliards de francs» affirme-t-il dans une interview accordée aux médias du Vatican.
Le trafic profite plus aux cartels de la drogue, qui ne sont malheureusement pas africains. En réalité, ce que perçoivent les intermédiaires africains, ne représentent pas 10% de ce que cette drogue rapporte. Les patrons de ce cartel sont installés, soit hors de l’Afrique, à Dubaï, ou dans les pays d’Amérique latine, c’est à eux que la drogue profite véritablement. Pour les djihadistes, ce pacha de la drogue présente un intérêt. Parce que s’ils étaient cohérents, ils auraient interdit carrément le trafic de drogue au nom de la religion qu’ils défendent. Mais comme ils s’en servent, ils ont donc trouvé cette formule de pouvoir percevoir des taxes sur la drogue. Et cette taxe-là est utilisée justement dans les activités terroristes pour faire du recrutement, pour acquérir des armes ou parfois même pour acheter la paix des populations.
Il y a un impact sanitaire important, puisque la drogue a commencé à être consommée, avec des cas de psychiatrie. Beaucoup de gens qui fument cette drogue finissent par devenir des cas de psychiatrie. Or, on n’a pas dans nos pays une capacité de prise en charge de cas de psychiatrie, assez importante.
Et quand la drogue circule, il y a souvent des bagarres entre les circuits pour la contrôler. Parce que, par exemple, le convoyage de la drogue a favorisé le fait que soient constitués des groupes. Et souvent, il y a des rivalités qui peuvent dégénérer, qui peuvent apporter des règlements de compte entre les différents groupes. Et puis, ça peut créer des situations.
On a remarqué que les pays ont quand même été un peu surpris. Ils n’avaient pas prévu de législation adéquate pour y lutter. Donc depuis un moment, on constate que les pays ont commencé à adopter des législations pour lutter justement contre le phénomène, et à créer des structures spécialement dédiées. Et on voit qu’il y a aujourd’hui un début de coopération transfrontalière entre les pays.
Mais il n’y a malheureusement pas de structures de coordination à l’échelle de la sous-région ou à l’échelle de plusieurs pays qui permettent justement de partager des informations. La lutte contre le trafic de drogue doit reposer quand même sur le renseignement en amont. Dès que les trafiquants, par exemple, chargent cette drogue d’où ils partent, on doit pouvoir savoir qu’ils sont partis et pouvoir les intercepter. Ce qui serait intéressant, c’est que des organisations sous-régionales comme la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), comme l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) qui associent des pays francophones, anglophones, lusophones, puissent prendre en charge le dossier et qu’on mette en place une structure.
La communauté internationale, pour l’instant, ne montre pas un engagement très fort pour venir en aide au pays du Sahel, alors que les trafiquants en réalité, le Sahel les intéresse comme territoire de transit. Les Nations unies ont une antenne de l’UNDC qui est chargé de lutte contre la drogue à Dakar, pour couvrir la sous-région. Ils font de temps en temps des formations, mais ce n’est pas à la hauteur du défi qui se pose aujourd’hui à ces pays du Sahel qui ont d’autres urgences et qui n’ont pas assez de ressources. L’intérêt des trafiquants, c’est que ces pays ne puissent pas lutter véritablement contre la drogue.
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Le Programme National Intégral de Substitution des Cultures en Colombie (PNIS) est la matérialisation de l’un des points des accords de paix entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) signés en 2016. L’objectif du programme était de réduire, par substitution, la quantité de coca cultivée dans le pays et, ce faisant, priver les groupes criminels de la matière première nécessaire à la production de cocaïne. Cependant, sa mise en œuvre se heurte à des obstacles majeurs.
La Colombie continue de posséder le plus grand nombre d’hectares de coca au monde et a battu des records de production de cocaïne ces dernières années.
À la mi-mai, le gouvernement de Gustavo Petro a présenté Gloria Miranda comme nouvelle directrice nationale de la Direction de substitution des cultures à usage illicite, l’entité chargée de mettre en œuvre le PNIS. Jusque-là, Miranda était directrice de la politique en matière de drogues et des activités connexes au sein du ministère de la Justice.
La nomination de Miranda comme nouvelle directrice répond, entre autres, aux critiques du gouvernement pour la mauvaise exécution du programme. En avril, lors d’un débat sur le contrôle politique au Congrès, il a été annoncé qu’en 2023, seuls 5 % du budget alloué à la mise en œuvre du PNIS seraient exécutés.
Le manque de mise en œuvre a également détérioré les relations du gouvernement Petro avec les communautés des zones de culture de coca et a laissé les communautés des zones de culture de coca vulnérables au crime organisé.
Les producteurs de coca des départements de Norte de Santander et de Córdoba ont annoncé qu’ils se mettront en grève pour non-respect du programme de substitution et les familles qui ont signé des accords de substitution continuent d’exiger des réponses.
InSight Crime présente certains des points clés du débat sur les cultures de coca en Colombie, le rôle que le crime organisé a joué dans la mise en œuvre du PNIS et le futur scénario possible de substitution.
En 2017, lorsque la création du PNIS a été annoncée, de nombreux experts ont considéré qu’il s’agissait de la stratégie de substitution de la culture de coca la plus ambitieuse jamais utilisée en Colombie. Le PNIS devait fonctionner grâce à des accords entre les familles et le gouvernement national : les familles éradiqueraient leurs cultures et, en échange, le gouvernement fournirait des subventions et fournirait des conseils techniques pour entreprendre des projets productifs à court et à long terme.
«C’était un programme excessivement ambitieux avec des objectifs énormes», a expliqué à InSight Crime Luis Felipe Cruz, chercheur à DeJusticia, un centre de recherche juridique et sociale. Les problèmes du PNIS s’aggravaient. Premièrement, le manque d’articulation entre la direction du PNIS et le ministère de l’Agriculture et d’autres institutions a entravé les activités du programme. En outre, le fait qu’il n’y ait pas d’allocation budgétaire claire et qu’il n’y ait pas de conception avec une approche différentielle ou territoriale a affecté sa mise en œuvre, selon un rapport réalisé par le Centre d’études sur la sécurité et les drogues de l’Université des Andes. Cette situation a donné aux groupes criminels présents dans les zones de culture de la coca l’occasion de légitimer leur discours sur le non-respect par le gouvernement des accords de paix et a accru la méfiance des communautés à l’égard du gouvernement. En outre, les échecs dans la mise en œuvre du programme exposent particulièrement les dirigeants sociaux qui ont soutenu la substitution. Les groupes armés illégaux considéraient ces dirigeants comme un obstacle à l’un de leurs principaux métiers.
Après la signature des conventions collectives dans le cadre du PNIS, le taux d’assassinats de dirigeants sociaux a augmenté de 546%, selon une étude réalisée par l’économiste Lucas Marín Llanes.
La stratégie actuelle du gouvernement national, reflétée dans son document de politique en matière de drogues, consiste à exécuter le programme et à envoyer un signal aux communautés de sa volonté de se conformer à l’accord. L’exécution du programme consiste à verser 36 millions de pesos, soit environ 9 000 dollars américains, aux familles qui y ont adhéré. Cependant, au-delà des paiements, les engagements en faveur de projets productifs qui avaient été initialement établis ne se voient pas à l’horizon. Mais la réalité dans les zones productrices de coca est plus complexe et ces mesures ne résoudront pas la violence qui sévit dans les communautés, où les groupes criminels se sont renforcés l’année dernière.
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C’est par un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), que nous apprenons cette saisie de 18 tonnes et 243 kilogrammes de haschisch.

La cargaison était embarquée à bord d’un camion de transport international de marchandises.

Elle devait être transportée à l’étranger par voie maritime à bord de trois embarcations pneumatiques rapides, qui se trouvaient également dans le même camion.
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Sept personnes ont été interpellées en flagrant délit, alors qu’elles déchargeaient 99 colis de haschich sur une plage de la côte d’Ametlla de Mar.
Une vidéo des Mossos d’Esquadra montre que la marchandise avait été emballée dans des « valises marocaines ». La drogue est rassemblée en colis, entouré souvent d’une toile de jute, de sorte qu’elle forme une valise. La pesée de la marchandise s’élève à environ 4 000 kg, précisent les policiers catalans.
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Les faits remontent à la journée du mardi 21 mai, alors que le prévenu circulait à bord d’un véhicule Citroën C5 sur l’autoroute A61, et qu’il a refusé de s’arrêter à un contrôle des douanes mis en place à hauteur de Lézignan-Corbières.
Pris en chasse avec les règles de sécurité qui s’imposent, le fuyard a mis la gomme pour échapper à ses poursuivants, quoi qu’il en coûte. Avec des pointes à plus de 200 km/h sur l’autoroute, jusqu’à hauteur de la commune de Bram où il finira par être stoppé. Dans le véhicule C5, ce sont 570,48 kg de résine de cannabis qui seront saisis par les agents de la direction régionale des douanes de Perpignan.
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Même que des magistrats anglais et canadiens, n’ont pas hésité à valider des magouilles totalement illégales et de type mafieux, c’est ce que j’ai constaté. Des malfaisants ! (J’ai les noms de ces ‘pourris’.)
A la DNRED, qui n’est pas en reste, pour mémoire, avait été muté, seulement muté, un cadre qui avait créé des aviseurs fictifs et, parmi d’autres magouilles, les plus de 300 kilos de haschich évaporés puis revendus suite à une opération dont j’étais le transporteur n’a permis que de consolider des fonds réservés ou des épargnes personnelles.
Ça n’a pas empêché la DNRED de me piquer 500.000 francs sur le million qu’elle me devait et malgré les directives du ministre Michel Charasse donnant consigne à J.D.Comolli, le DG de la Douane française d’alors, de m’indemniser pour la vente à perte de mon M/Y Windarra ordonnée par le ministre lui-même, j’attends encore le règlement (800, 000 francs de 1992.)
Elle est pas belle, la vie !
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Alors que ce rapport soit très attendu ne m’étonne guère !
Une commission d’enquête du Sénat va rendre publiques ses conclusions sur l’emprise du narcotrafic en France, ce mardi matin.
Depuis six mois, plusieurs dizaines de spécialistes ont été auditionnés. Des auditions qui permettent d’ores et déjà de prendre la mesure du pouvoir de corruption grandissant dans notre pays. Un phénomène qui prend « beaucoup d’ampleur » selon le président de cette commission, le sénateur socialiste Jérôme Durain.
Elus, policiers, magistrats… Sur le terrain, ils sont nombreux à être les témoins d’une corruption au sein même de leurs administrations, devenue l’arme première des trafiquants de drogue.
Dès son arrivée à la brigade des stups de Paris, Fabien Bilheran a compris où il mettait les pieds. A plusieurs reprises, cet ancien policier a vu ses collègues se faire acheter par des délinquants ou encore piquer de l’argent après des saisies de drogues.
« Une fois, un chef de groupe m’a tendu une enveloppe avec une centaine d’euros à l’intérieur. Sous-entendu, soit j’accepte l’enveloppe et je tolère les déviances du groupe, soit je refuse l’enveloppe et on me pousse vers la sortie parce qu’on ne peut pas me faire confiance« , raconte-t-il.
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« On a des résultats, notamment grâce aux opérations ‘Place nette’ qui se multiplient, qui nous permettent de rendre des quartiers à des français qui les avaient perdus parce qu’ils étaient tenus par les trafiquants, je vous confirme qu’on va continuer à en créer, vu les budgets en très forte augmentation du ministère de la Justice pour aller encore plus vite« .
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L’État peut-il encore agir face à la gangrène du narcotrafic ? Si l’on en croit les spécialistes qui ont défilé depuis des mois devant la commission d’enquête sénatoriale consacrée à ce fléau, le pessimisme est de rigueur. Florilège : « Le risque à court terme est de voir l’État de droit se déliter » (Olivier Leurent, président du tribunal judiciaire de Marseille). « Aucune profession n’est épargnée » par la corruption (Stéphanie Cherbonnier, cheffe de l’Office anti-stupéfiants-Ofast).
A LIRE AUSSI : Natacha Polony : « La gangrène de la corruption, l’affaiblissement des États et la fin de la démocratie »
Même constat du côté des policiers, des juges et des magistrats interrogés par Marianne. François Antona, chef de la Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée (Junalco) : « Aujourd’hui, la criminalité organisée est la menace numéro un de nos sociétés. Notre réaction doit être à la mesure. » François Molins, ancien procureur de Paris : la lutte contre le narcotrafic « consomme l’énergie de milliers et de milliers de fonctionnaires de police, de gendarmerie et de magistrats… On y consacre des milliards et des milliards. Et on n’arrive pas à faire reculer le problème. Au contraire, même. » Le magistrat ajoute cette prédiction : « Je pense qu’on va finir par le payer très chèrement. » Pour mieux agir, il faut comprendre.
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Source / (Photo fournie/Wassayos Ngamkham)
Quatre trafiquants de drogue ont été arrêtés et 1,4 tonne d’héroïne passée clandestinement à travers le fleuve Mékong saisie dans une maison et une plantation d’hévéas du district de Sangkhom, province de Nong Khai.
Au total, 208 colis, contenant 1 404 kilogrammes d’héroïne, ont été saisis dans les 29 cartons, a indiqué le lieutenant-général Sarayut. Les suspects ont déclaré que des ressortissants laotiens à bord d’un bateau à moteur avaient livré l’héroïne sur la rive du Mékong, dans le village de Phukhao Thong.
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Une demi-tonne d’ecstasy a été retrouvée à Saint-Rambert-d’Albon et Valence, dans un véhicule qui arrivait du Nord de la France.
Quatre personnes ont été interpellées le 1er mai dans la Drôme après la saisie d’une demi-tonne d’ecstasy. Plus d’un million de cachets, retrouvés à Saint-Rambert-d’Albon et Valence. Quatre suspects ont été mis en examen.
Cette quantité de MDMA exceptionnelle correspond à 542 kg de pilules au total.
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Et alors que l’ « aero-narcotrafic » continue, qu’en est-il du « plan stups » du gouvernement ? Un vrai pétard mouillé selon un rapport parlementaire qui doit être rendu public le 14 mai. Les sénateurs déplorent un “manque de vision globale” et une “absence de réelle coordination” entre les services… C’est même la foire d’empoigne. Chacun pour sa gueule ! Aujourd’hui le narco-business est devenu une composante incontournable de l’économie mondiale et la responsabilité des politiques menées est totale.
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